Partagez | 
 

˜˜˜˜˜˜Roue du RP → Güzis & Einar
maybe life should be about more than just surviving


Admin
Game Master
28/05/2014 Le Grand Manitou 2077 Nobody 85
Admin


Sujet: Roue du RP → Güzis & Einar
Mer 14 Nov - 16:08

Roue du RP → Güzis & Einar




Le soleil se couchait lentement sur l'horizon, teintant d'un orange chaleureux la mer qui s'était apaisée. Aucune tempête n’était à prévoir, alors que l’année précédente, de nombreuses terres avaient été ravagés… La Nature était bien plus clémente aujourd'hui, heureusement pour tous.

Güzis, tu as suivi les rumeurs, celles énonçant la présence d’une bête gigantesque dans les parages. Une expédition a rapporté cela, et le bouche-à-oreille a fait qu'il y a quelques semaines, tu en as entendu parler, au village ou ailleurs. Et ta curiosité d'animiste t'a poussé à aller sur place, même si certains répétaient que ton âge serait un frein… Que ne ferait-on pas pour une nouvelle faune ?

Einar, le bateau mouille pour encore quelques jours, le temps de dernières réparations et échanges. Tout l’équipage n’est pas encore de retour pour lever l’ancre, à ton grand malheur. Tu n'es pas serein en ces lieux, là où le grand Kraken serait apparu. Les mythes courent sur cette bête… Une silhouette masculine attire ton regard un peu plus loin. Il ne semble pas être du coin, que peut-il bien faire ici ?




précisions


→ GM ne repassera plus sauf si demande explicite par mp. Dans ce cas, contactez Rowena Chakraan. De même si vous avez la moindre question ou précision à quémander.

→ Ce rp est laissé entre vos mains et votre imagination, n'hésitez pas à être créatif quant à vos aventures.  

   

Güzis T. Cinksi
19/12/2017 mika. Teagan S. Peverell 759 Jared Leto ava.hedgekey — signa.ASTRA Animiste pour la vie & Des aptitudes en Notions de soins, Zoologie mais aussi Gardien du Savoir. Naori 24


Sujet: Re: Roue du RP → Güzis & Einar
Mar 20 Nov - 19:04



Deepwater monsters. – Roue RP EinarxGüzis


Une légère brise lèche ton visage et tu frisonnes. tu n’as pas l’habitude de l’air de la mer. Dans la forêt, le vent est coupé par les larges arbres, sifflant et frais mais l’humidité y est rare. Les courants d’air annoncent toujours le mauvais temps ou se montrent absents, or, depuis que tu as quitté la protection des arbres, tu peux la sentir presque omniprésente cette brise fraîche qui te caresse la peau avec ses doigts piquants. Le temps s’est nettement rafraîchi déjà, pour toi comme pour tous, la lumière s’est faite plus froide, elle n’assèche plus rien même lorsque le Soleil est au rendez-vous. L’hiver s’installe tranquillement et indéniablement, comme chaque année, sans attendre l’avis de qui que ce soit, à ceux qui ne sont pas prêts à l’accueillir il n’en sera que plus présent. Alors qu’est-ce qui t’a pris au juste? Pourquoi est-ce que tu as attrapé ton sac et ta grosse fourrure que tu as jeté sur tes épaules pour te mettre en route, faire chemin seul ou presque, comme à ton habitude. Le cerf t’as suivi un moment dans la forêt mais depuis que tu as quitté sa lisière et ses arbres rassurants, tu es seul, seul avec tes pensées et le murmures du vent à tes oreilles. Tu te souviens, avant de partir, lorsque tu as parlé à Caleb de la rumeur que tu avais entendu circuler concernant cette créature des océans, tu te souviens de ses sourcils qui se sont froncés et de son visage qui s’est durci, comme ce regard qu’on s’apprête à jeter à un enfant sur le point de faire une bêtise. Il t’a demandé de faire attention, de ne pas t’aventurer dans des endroits qui pourraient être dangereux pour toi. Sacré Caleb. Tu es presque certain que malgré ses avertissements, il savait très bien que tu n’écouterais pas, parce que tu n’es pas très doué pour suivre les ordres. Il t’a dit que tu avais bien peu de chances de voir pareille créature même si tu décidais de t’y rendre, que ce genre de voyages commencent à être longs pour toi; c’est vrai, tu n’es plus de la première jeunesse -tu te souviens lui avoir jeté un regard en biais et avoir imité avec un certain talent la démarche et la voix d’un ancêtre incapable de se mouvoir- mais il sait bien que ton esprit n’a jamais trop prêté attention à ce genre de signes. Toi, tu lui as répondu avec un joli sourire en agitant ta longue crinière, qu’il n’avait pas à s’en faire et que tu serais sage, mais nul besoin de voir l’avenir pour lire dans ton regard d’azur que tu n’avais à cet instant aucune intention de l’écouter.

Tu as pris le temps qu’il fallait, et cela fait déjà un moment que tu longes une côte qui t’était jusqu'alors inconnue. Tu observes, tu sens ces odeurs que tu n’as jamais rencontré, ces paysages si différents de tes arbres habituels, tu as pris tout le temps nécessaire pour observer l’immense étendue d’eau où se cachent certainement tant de choses que tu ne connaîtras jamais. C’est presque frustrant pour toi, c’est vrai, si l’on te connait même juste un peu, on connait cette soif d’apprendre qui t’a toujours caractérisé, pour tes savoirs, pour tes histoires. Cette fois tu as par précaution évité de t’approcher du grand phare, souvenirs peut-être de ta dernière escapade? Une rumeur à la fois, n’est-ce pas? Le temps, plutôt clément, t’a permis de faire le trajet d’aujourd’hui sans difficulté, le mouvement te maintenant au tiède sous ta fourrure et tu as, tel les enfants, pris un plaisir non dissimulé à marcher sur le sable les pieds nus, tu en as même ramassé une poignée que tu as soigneusement placé dans une petite bourse à ta ceinture, juste à côté du sifflet de Keryon, souvenir d’un endroit que tu ne reverras peut-être pas de sitôt après que tu l'auras quitté.  Mais le soleil a commencé à descendre, puis sa chute s’est faite de plus en plus rapide et il s’étale maintenant à l’horizon comme un brasier sur l’eau, spectacle magnifique selon toi, mais qui apporte avec lui son lot d'inconvénients.

Le vent s’est levé, pas un vent de tempête, non, une brise calme et régulière. Le genre de brise qui vient cingler le visage pour y déposer embruns et humidité, le genre de brise qui fait rougir la peau si cette dernière ne se cache pas derrière la protection de la fourrure. Cette dernière, tu la resserres sur tes épaules afin de protéger ton cou et tu t’assures que ton corps soit assez couvert pour ne pas laisser l’humidité te gagner. Tu ne connais pas assez le climat du littoral pour te risquer à commencer, déjà, à ressentir les effets du froid. Tu connais la théorie mais tu sais aussi très bien qu’entre la théorie et la pratique, il y a parfois un monde. Tu continues de marcher pourtant, tes pieds dans le sable se sont à peu près habitués à la chaleur qui baisse et tu ne ressens pour le moment pas le besoin de les couvrir, cependant, tu prends bien garde à ne plus risquer de t’approcher des vagues qui lèchent le rivage, froides et gourmandes. Lorsque le Soleil sera passé derrière l’horizon, tu sais que plus rien ne séchera, encore moins ce qui serait trempé et salé. Il faudra aussi que tu penses à établir un campement pour cette nuit, ne pas être pris au dépourvu lorsque tu n’y verras plus. Tu as toujours eu une bonne vue, certes, mais tu sais que cette dernière a commencé à baisser plus que tu ne voudrais l’avouer ces derniers temps et l’obscurité commence à être un défi non négligeable pour toi.

Tu as donc commencé à récupérer sous ton bras quelques morceaux de bois flotté que tu as trouvé sur ton passage, espérant trouver un coin à l’abri qui ne soit pas trop éloigné. Tu cherches des yeux, continuant de longer le rivage, un peu déçu peut-être de ne pas avoir pu voir cette bête dont parlent les rumeurs? Sans aucun doute, même si tu peux entendre d’ici bon nombre des tiens te regarder comme si tu étais un fou: tu l’es certainement un peu après tout, ce n’est pas nouveau. La côte marque une légère montée que tu gravis sans grand mal, et qui débouche sur une espèce de petite crique silencieuse et sombre. Tu n’y vois pas très bien mais tu te dis qu’il y a certainement quelque chose pour t’abriter ou au moins passer la nuit tranquillement par là, alors tu hâtes un peu le pas, attrapant en passant encore deux ou trois morceaux de bois que la mer à rejeté là lors d’on ne sait quel caprice. Il sont humides à leur extrémité mais globalement plutôt secs, à ton plus grand contentement. Et c’est en te redressant après avoir échappé ton chargement et eu tout le mal du monde à tout récupérer proprement que tu l’aperçois: un bateau. Un bateau? Ici? Tu fronces les sourcils et te donnes une claque mentale pour avoir été si distrait et ne pas l’avoir vu plus tôt. Tout de même, il y a bien assez peu de choses sur l’eau pour apercevoir un bateau, non? Comment peux-tu espérer voir un animal si tu n’es pas même capable d’apercevoir… ça?

Tu restes immobile un moment à observer la chose: il faut dire que ce n’est pas tous les jours que tu peux voir un bateau, quand bien même il ne s’agisse que d’une silhouette plutôt lointaine. Tu hésites un instant, et tournes les yeux pour redescendre de ta butte avec une souplesse à en faire pâlir ceux qui prennent ton âge en otage pour te demander de faire attention. Le Soleil continue de baisser à l’horizon et sera bientôt passé derrière, tu ne peux te permettre le loisir d’attendre ici, de plus, il vaudra mieux pour toi que tu ne tombes pas sur quelque pirate hostile. Tu n’en sais rien en vérité, tu n'es pas terriblement renseigné sur la mer et ses habitants, sauf dans les grandes lignes, mais tu ne préfères pas tenter le démon et rester planté là comme un parfait imbécile. Ton accoutrement Naori ne laisserait aucun doute à qui te croiserait que tu n’es pas d’ici, pas armé et certainement pas adapté à cette humidité qui commence à te ronger les doigts. Il te faut établir un campement pour la nuit, te mettre à l’abri du vent et de la froideur nocturne, aussi préfères tu t’enfoncer un peu plus loin sur la plage, dans cette cuvette légèrement abritée qu’offre le rivage. Cela te semble un endroit décent pour la nuit. Ou peut-être te trompes-tu lourdement, mais ça, tu n’en as aucune idée: la théorie est parfois à des kilomètres de la réalité.


  (c) chaotic evil


Spoiler:
 

Admin △ I of the Storm
Einar Helgusson
11/08/2018 Electric Soul Harlan Tikaani & Kayden Elwood 936 Chris Hemsworth Lux Aeterna ♥ & bat'phanie Commerçant de bois bleu | Navigation & Artisanat Iskaar 1312
Admin △ I of the Storm


Sujet: Re: Roue du RP → Güzis & Einar
Sam 15 Déc - 0:36

Y'a le vent qui souffle dans la mauvaise direction.

C'est pas un vent violent, non, pas encore. Juste une brise calme, pour le moment. Mais la mer, tu la connais comme si elle était ta maîtresse depuis de nombreuses années. Et tu sais que si vous traînez trop, le vent s'avérera traître et pourra vous envoyer vous fracasser contre les rochers qui ceinturent votre île. Ceux-là même qui vous protègent de potentiels ennemis pourraient vous broyer entre leurs mâchoires de pierre.

Tu pestes contre ces matelots trop lents tandis que tu resserres les cordages. Cela vaut-il même la peine que tu gardes la voile tendue ? Le soleil tombe sur l'horizon, si vous partez maintenant, la route du retour sera trop risquée. Dans la nuit noire, il est trop facile de dériver, trop facile de garder le cap qui est pourtant ancré dans ta mémoire.

Aussi, tu dois l'admettre, tu n'es pas des plus à l'aise sur la mer, ces temps-ci. Plus depuis que les rumeurs sur le grand Kraken sont parvenues jusqu'à vous. Le monstre marin se serait réveillé, se déchaînant près de cette plage-même. Et, par les anciens, si tu as à la fois envie de le voir de tes propres yeux, ce monstre de légende, il te terrifie dans le même temps. Ses tentacules pourraient briser ton bateau comme une brindille et tu n'as pas envie d'être entraîné par le fond et de rejoindre les marins qui dînent dans les abysses. Ton heure n'est pas encore venue. Et tu ne peux pas abandonner tes filles, qui n'ont déjà plus leur mère. Non, si tu n'avais pas tes responsabilités, si tu étais plus jeune, tu aurais peut-être pu partir à la chasse au kraken, à la chasse à la gloire, mais cela fait longtemps que tu ne prends plus de risques inutiles. Tu dois penser à ta famille en premier, toujours.

Alors, non, tu ne prendras pas la mer la nuit, quand l'eau salée devient couleur d'encre. Si le spectacle du soleil couchant est magnifique, il ne faut jamais l'admirer sur l'eau. Pas tant qu'on est pas près d'un port, près à accoster. Il y a trop de choses traîtres, dans la mer. Trop de choses qui peuvent mal tourner, en l'espace d'une seule seconde.

Tu pousses un soupir exaspéré, tires la voile et te résignes à devoir passer la nuit ici. Quelques hommes sont avec toi, mais la majorité manque à l'appel. Tu interpelles l'un d'eux, demandes où sont les autres. Des haussements d'épaules et regards croisés te répondent. Tu sens une certaine gêne, malgré tout, et tu sais déjà ce que ça veut dire. La tentation est grande, loin de vos terres. Trop pour certains. Il n'est pas rare de voir les marins profiter des charmes de quelque terrienne du continent. Toi-même tu as été coupable du même crime à l'occasion, même si tu ne l'admets qu'à voix basse. Il s'agit d'un de tes innombrables regrets. Tu n'as jamais été le mari que Margarethe aurait mérité.

Tu secoues la tête, chasses le sable de tes cheveux d'une brève secousse. Il va falloir te résigner. Les autres sont dans le lit d'une Pikuni, peut-être ou avec un peu d'optimisme, ils tardent à échanger leurs marchandises. En soi, le bateau est prêt à reprendre la mer et techniquement, même si ce n'est pas l'idéal, tu pourrais rentrer seul, abandonner là ton équipage. Mais t'es pas du genre salaud comme ça. Tu les as payés pour qu'ils prennent la cargaison, certains marchands en ont profité pour faire le trajet avec toi et les laisser là abîmerait certainement tes relations avec eux. Déjà trop de ragots courent sur ta famille pour que tu te permettes de t'ajouter des ennemis sur le dos. Avec la disparition des Calusas, tu as perdu une bonne partie de ta clientèle. Il n'y a guère nombre de terriens qui font usage de harpons en-dehors des peuples de la mer. Il ne faut pas que tu perdes davantage de clients, à cause de la mauvaise réputation qu'on pourrait te faire. Même s'ils n'étaient pas que ça. Tu as perdu des amis, dans ce cyclone, des proches, et tu préfères ne pas songer qu'au même instant, il y a un an, nombre d'entre eux périssaient sous ces vents terribles, que leur sang mouillait le sable. Le vent...le vent est trop dangereux pour que tu joues ta vie avec.

Presque comme s'il devait t'entendre, celui-ci souffle un peu plus fort. Pas assez pour menacer de devenir une tempête, mais assez pour qu'il y ait zéro espoir de prendre la mer. Non, vous allez devoir monter un camp, peut-être devoir rester là quelques jours. Heureusement, vous savez qu'il faut toujours préparer de quoi passer un long moment loin de chez vous et heureusement qu'il fait moins froid sur les terres du continent – tu n'es pas encore obligé de sortir les grosses fourrures, non, ça, ce serait pour l'hiver, le vrai, celui qui domine votre forêt gelée. Dormir à la belle étoile, tu en as l'habitude, mais être si près de la plage où il y a eu tant de morts, où ce monstre est apparu ne te rassure pas. La luminosité baisse petit à petit et il ne faudra plus très longtemps avant qu'il ne fasse nuit noire et que tu ne puisses plus te repérer aussi aisément. Tu as toujours mieux su te diriger en mer que sur terre. Alors, après avoir indiqué à ton équipage que tu pars chercher du bois, de quoi faire un feu pour éloigner les bêtes et vous protéger du froid, tu te diriges vers la verdure qui borde la plage. Mais tes pas s'arrêtent rapidement quand tu vois une silhouette un peu plus loin.

« Ivarr ? » que t'appelles, te disant que la silhouette peut vaguement ressembler à celle du matelot. Même s'il faut l'avouer, c'est surtout la longue chevelure qui t'aiguille. « Qu'est-ce que tu fichais ? On devait partir avant le coucher du soleil. »

Mais plus tu avances pour saluer l'autre homme et lui lancer une pique comme quoi tu révélerais peut-être bien ses occupations à sa femme, plus tu réalises que la ressemblance n'était que vague. Car ce n'est pas Ivarr que tu as sous les yeux, mais bien un homme du continent. Il n'y a qu'eux pour s'habiller aussi chaudement alors que le mois de novembre dans ces terres passe presque pour un printemps iskaar.

Tes yeux analysent de façon critique l'autre homme, pour déterminer s'il peut s'agir d'un ennemi potentiel ou non. Hm, un Naori, tu dirais. Peu dangereux, pacifiques. Pas le peuple que tu admires le plus mais tu les préfères infiniment aux Rahjaks. Plus âgé que toi, mais pas un vieillard pour autant. Des bouts de bois dans les bras. Pas pour le commerce, de toute évidence. Pour faire un feu ? Autant se montrer cordial. Il est loin de sa forêt, l'homme, et les Naoris ne sont pas connus pour sortir bien souvent de là. Trop secrets qu'ils sont. Alors, qu'est-ce qu'il fait là ?

« Pardon, je t'ai confondu avec quelqu'un d'autre. Tu es perdu, l'ami ? »

Contenu sponsorisé



 

Roue du RP → Güzis & Einar

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» roue à cliquets
» LIBRE ✖ La roue tourne
» 24.04.2016 24.04.2016 La Roue Tourangelle C4
» Besoin d'aide pour mon chariot de guerre.
» Mes Orks...

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Hundred :: no one came back :: La mer-