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˜˜˜˜˜˜Stop Dragging My Heart Around ( ☼ Devos )
maybe life should be about more than just surviving


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14/11/2015 Isa & I My boy D'Arbanville & Oz & Hyacinthe & Elouan & Tam-Tam 3753 Katie Melua Kyran adorable & Avengedinchains & Lux aeterna Mécanique & Nanotechnologie 25
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Devos & Tennesse @StubbornPeoples #Tennevos


La pluie battante se répercutait contre les murs de sa maison - toujours en rénovation -, alors que les pas de Murphy @Murphy Cavendish s'éloignaient rapidement. On pouvait distinguer la voix de la garde qui s'adressait à Antarès, alors qu'assise dans un coin sombre, Tennessee demeurait aussi immobile qu'une gargouille de pierre. La bouclée prenait beaucoup de précautions pour ne pas éveiller la curiosité bienveillante de son amie. Désormais elle ne parvenait que très difficilement à marcher de manière à ne pas capter l’œil de ses pairs, elle rivalisait donc de ruse pour ne pas les croiser ou se retrouver dans une situation ou il ne lui était absolument pas nécessaire de trop bouger.

Évidement d'ici peu ça éveillerait la puce à l'oreille de certains, elle ne qui ne parvenait pas à rester sur place très longtemps. Elle déchira un vieux tissu pour en faire quelques bandes qu'elle enroula autour de sa cuisse pour cacher quelques griffures, notamment une qui ne cicatrisait pas, commençant à s'infecter tout en attrapant des couleurs plus que douteuses. Elle ne s'en inquiétait pas, persuadée que ça finirait par passer, il s'agissait tout simplement d'un mauvais moment. Tennessee abhorrait l'idée de se plaindre ou même de se rendre chez un docteur, mais plus encore de se retrouver immobilisée.

De plus, voilà plusieurs fois qu'elle manquait de s'acheminer à la rencontre de Gen @Gen Deng pour les différentes leçons qu'il lui enseignait. D'ailleurs il eut été le premier à la traiter de douillette une fois au courant de la situation.

Le seuil de la porte d'entrée fut franchit avec mille précautions. La main appuyée sur le mur pour ne pas flancher, Tennessee droite comme un I, sérieuse comme la justice s'obligeait à se servir de sa jambe blessée tout en se retenant d'émettre la moindre plainte. La mécanicienne désirait garder sa dignité, surtout ne pas attirer l'attention de qui que ce soit alors qu'elle comptait se rendre vers la rivière. Pour cela elle se voyait obliger de passer par deux ou trois endroits plus fréquentés. Aussi se donnait-elle un air absorbé tout en ne quittant pas le sol du regard pour leur renvoyer l'illusion qu'elle concoctait quelque plans pour améliorer les chemins qu'ils arpentaient dans les ruines.

Tant qu'elle y parvenait elle usait de chaque possibilité de s'accoter sur tout ce qui passait à sa portée. De son autre main elle faisait tournoyer un bâton nonchalamment, tapotant parfois sur le sol comme si Tennessee en vérifiait sa solidité. Une petite troupe surgit d'une ruelle la prenant par surprise d'autant que l'un des hommes s'exprimait avec une tonalité qui ressemblait à celle de Devos @Devos Acciaro. Elle lui jeta un œillade incendiaire avant de remarquer qu'elle se trompait complétement de personne. Ouf. Oui il lui manquait mais la mécanicienne ne lui permettrait jamais de l'approcher dans cet état là. Plutôt mourir. Non non elle n'exagérait pas. Bien que bizarrement elle regretta que finalement ce ne fut pas lui qui se fut dressé la juste devant elle. Certainement de la bête nostalgie.

Loin de toute prunelle odysséenne, la bouclée s'effondra sur les genoux, haletante, laissant sa souffrance s'exprimer. Encore elle se retenait de crier à plein poumons pour ne pas alerter un garde furtif. Elle n'ignorait pas que richard @Richard Coben promenait ses yeux partout et surgissait des bois au moment les plus inopportuns. Elle laissa passer les vagues les plus dures, elle ne renoncerait pas sinon le terrien se montrerait très déçu de son manque de résistance.

Cette fois-ci elle se saisit du morceau de bois avec lequel elle jouait dans le camp. Tennessee ne l'emportait pas par hasard, depuis le début elle le destinait à lui servir de canne. Une fois debout, après plusieurs tentatives légèrement grotesques, elle sautilla en s'appuyant dessus. Peu convaincue de l'utilité de cette technique qui lui demanderait trois fois plus de temps pour se rendre au lieu de rendez-vous : La rivière.

Heureusement, la canopée la protégeait du crachin. Des gouttelettes parsemaient à intervalles éloignés son visage, ce qui la rafraichissait énormément, car par instant des montées de fièvre soudaine lui procuraient d'intenses tremblements. Néanmoins, au mépris de tous ces inconvénients elle persistait, sa battant contre la végétation chaque instant, lançant des coups de bâtons impromptus dès qu'elle repérait une bruit suspect.

Épuisée elle atteignit la rivière, nul trace de Gen, dépitée des jurons s'échappèrent de ses lèvres minces. Non loin du pont, elle décida de s'y rendre pour s'y reposer car ses membres refusaient pour le moment de parcourir la route inverse. Elle parvint à s'y assoir, sur le parapet les jambes pendantes dans le vide. Un craquement la poussa à projeter sa crosse dans la direction d’où il provenait avec les dernières impulsion d'énergies qui parcouraient son corps ...
@Devos Acciaro

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20/12/2016 ELOW ; ĆIRO + IRINA + JONAS ; 1244 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 110
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10 NOV 2118

Le froid fait, petit à petit, son retour. L’air soulève les poils de sa peau, alors qu’il s’avance dans la forêt. Plus de béquilles, plus de retenu. Devos est de nouveau libre de pouvoir marcher comme un homme, de se tenir debout comme un homme. La pluie tombe sans retenu, collant ses cheveux bouclés sur son crâne et forçant sa nouvelle barbe à prendre en lourdeur. Il est de nouveau la bête qui effraie les jeunes, mais encore une fois, il adore en jouer. Il fronce les sourcils et les voilà qui chuchotent et partent en courant. C’est presque drôle, en fait. D’ailleurs, il est si rarement dehors, qu’à chaque fois que quelqu’un l’aperçoit, il se dit sans doute que l’Hermite du village est de sortie. Cela lui convient. Vraiment, ce n’est qu’un surnom, rien de plus. Personne n’a besoin de comprendre ce qu’il fait, là-bas, dans le métro. Car maintenant que la voie est libre, que l’entrée a été retravaillé, il est plus simple pour Devos d’accéder au métro. Ils sont creusés dans la terre un escalier, barricader les côtés en cas de nouvelle tempête et ensuite, ça a été très long. D’abord, il fallait sortir toutes les terres qui s’étaient accumulées, puis, il fallait vérifier l’état des lieux. Par chance, le déluge n’est pas allé jusqu’au bout et les dégâts n’étaient pas aussi horrible que ça. Bien entendu, ils ont perdu des choses, ils ont essayé de récupérer d’autres. Les vieilles rames n’a pas trop souffert de toute cette boue, mais l’une des pièces de stockages s’est fait en partie inonder. Alors, dernièrement, Devos a beaucoup travaillé. Il s’est même rendu sur les vestiges de l’odyssée, s’est dire. Il n’est pas resté les bras croisés, jamais. C’est un acharné. Il aime tellement ce qu’il fait et, il veut tellement apporter à la vie du campement, qu’il s’épuise petit à petit. La fatigue marque de nouveau son visage, comme autrefois, comme avant la tempête. Ses nuits sont de nouveau blanches et son cerveau tourne s’en arrêt. Il est inratable, mais surtout, il en a besoin. Il a besoin de ne plus se laisser absorber par des détails, par des brides d’émotions qui semblent se faire un petit chemin jusqu’à sa logique.

Les paroles de @Murphy Cavendish par exemple, ne cessent de tourner en boucle. Il prend toujours trop de temps avant de se décider et, encore une fois, il a attendu que les mois passent. Que les jours s’éternisent un peu. Surtout après la réunion des rebelles, malgré toute sa bonne volonté, Devos a senti le besoin de prendre du recul et d’avancer sur d’autres projets.

La pluie cesse, désormais. Quelques gouttes lui tombent encore dessus, mais ce sont simplement celles que les feuillages ont retenues. Il ralentit, essayant de faire appel eu peu d’orientation qu’il possède. Toujours très organisé, il cherche son point de repère, vérifie sa trajectoire puis reprend. Son souffle maîtrisé, il sait exactement où il doit se rendre. C’est simple, la voix de Murphy ne s’est fait que plus grande depuis qu’il a aperçu @Tennessee Brontë-Sand dans le village. Rien n’a changé, elle est toujours ce fantôme qu’il ne voit quasiment plus, mais qui désormais le hante. Impossible de se concentrer, il a du mal à penser à autre chose. Il doit donc lui parler. Il doit lui faire face.

Comme la dernière fois, c’est près de la rivière qu’il lui fera face. Il peut déjà al voir, assise sur le pont, les jambes dans le vide. Elle attend son doute pour son entraînement, il sait. C’est comme si Devos a enregistré dans son esprit tout ce qu’il faut savoir sur son quotidien, et qu’il n’a jamais oublié. Il prend alors sur lui une seconde, l’observe, puis respire. Il s’approche ensuite, puis attrape au vol le bâton qu’elle lui envoie. Son réflexe l’étonne lui-même, mais c’est davantage le geste de Tennessee qu’il ne comprend pas. « Tu essayes de me tuer, maintenant ? » Il soupèse l’objet, qu’il trouve tout de même un peu lourd et épais, puis s’approche et le pose à ses côtés. Sans un mot, il s’autorise à s’asseoir à ses côtés. « J’imagine que tu attends Gen ? » Il se tourne vers elle, il n’a pas besoin de réponse.

Il hésite un instant, alors il regarde la rivière plus bas et écoute l’eau qui coule. Qu’a-t-il dit, à Murphy déjà ? Il est censé le redire à Tennessee, mais pour une raison qu’il ignore, sa mémoire flanche. Il ne parvient pas à remettre le doigt dessus, la phrase lui a échappé. Peut-être plus tard, ou peut-être trouvera-t-il quelque chose de plus approprié encore. Il profite du silence pour se recoiffer une seconde, espérant que la pluie ne reprenne pas.

« Je te cherchais. » De nouveau, il se tourne vers elle et cherche ses yeux. Il a besoin de la regarder dans les yeux, il a besoin de sentir qu’elle voit, comme lui la voit. Qui sait, peut-être que sans le savoir, il s’est retrouvé dans un entre-deux, à mi-chemin entre les rêves et la réalité. Cela ne serait pas nouveau, pour lui qui est si habitué à vivre dans sa bulle.



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Devos & Tennesse @StubbornPeoples #Tennevos


Les efforts prodigués pour réussir à se retrouver dans cette position sur le muret l'ont épuisée. État qui ressemblait à un bug dans la mécanique de Tennessee. Celle qui ne consentait à dormir que parce si elle ne se soumettait pas à ce rituel, elle savait que tôt ou tard cette privation provoquerait des hallucinations. Jamais elle ne s'avouait fatiguée, tout simplement parce que son corps ne ressentait pas cet abattement. Mais désormais, depuis peu, elle exigeait beaucoup trop de ses ressources, qui ne parvenaient plus à suivre l'acharnement de la jeune femme.

Trop fière pour avouer une faiblesse, au point de se persuader que son système immunitaire remporterait la victoire sur tout ce qu'il rencontrerait, jamais elle ne se tournerait vers qui que ce soit pour demander de l'aide. Même elle maudirait le premier qui mettrait en doute sa capacité à tout traverser. Elle se représentait dans son esprit comme une parfaite machinerie dont elle serait la seule à connaître les secrets, et pouvoir  la réparer.

La voilà donc furieuse contre sa propre personne de se constater aussi faible. Elle ignorait le laps de temps qu'il lui serait nécessaire pour rebrousser chemin, consentant à sa machine humaine une pause pendant laquelle ses batteries se rechargeraient. Pas craintive pour un sou à moins qu'un volatile ne fût dans les parages, elle sursauta néanmoins au craquement qu'elle perçu derrière son dos. Réactive, n'ignorant pas que ses jambes ne la soutiendraient pas pour l'instant, elle attaqua avec ce qu'elle tenait dans les mains : Son bâton. Ceci avant d'apercevoir l'ennemi.  

Cette tonalité qui retenti dans l'air ... Pas besoin pour Tennessee de se retourner pour reconnaître de qui elle provenait. Évidement elle ne put retenir un mouvement, une ébauche de saut pour courir vers le Génie. Cependant la déchirure de sa cuisse la rappela brutalement à l'ordre. Plantée sur son garde-fou elle se contenta de le voir progresser dans sa direction. Elle secoua ses boucles avec énergie pour dénier le fait qu'elle eut désiré le tuer. Pas question.

La joie spontanée de le découvrir la poussait irrésistiblement à se jeter vers lui, néanmoins le dépit de s'aviser que ça ressemblait terriblement à un piège, duquel il lui paraissait complexe de sortir sans trahir son piètre état physique, la clouait définitivement sur place. Voilà que son cerveau s'échauffait, réfléchissant ardemment au moyen de l'éloigner sans qu'il ne se doutât de rien. Peine perdue pour une aussi piètre menteuse que la bouclée.

« Oui j'attends Gen... @Gen Deng » Acquiesça-t’elle. Une semi vérité car à présent elle ne doutait pas que la silhouette du terrien demeurerait invisible. Il continuait à tester sa patience, d'autant plus que dorénavant qu'il il lui apprenait à monter à cheval. D'ailleurs la brune enchaîna sur ce fait pour masquer son léger trouble. A la fois de voir surgir l'informaticien mais aussi de s'efforcer de le repousser pour souffrir tranquillement sur son petit pont « D'ailleurs tu sais quoi, il m'a offert un cheval, et il m'apprend à le monter » Sans doute aurait-elle du se taire car l'Athna lui demandait - ordonnait ? - le secret. Mais le partage de confidences avec Devos lui manquait tellement ....

Ses prunelles plongèrent vers l'eau qui coulaient sous ses pieds, la bouclée y devinait la danse de quelques poissons argentés, sur les écailles desquels les rayons se reflétaient à travers le liquide translucide. Elle se remémora cette pêche, celle-là ou elle lui offrit de partager son repas, quand il l'abandonna sans explication lui prouvant à quel point il lui gardait rancune.

Alors quand elle releva son regard elle fut frappée de le voir si proche d'elle mais surtout elle remarqua un nouveau détail qu'il lui seyait plutôt bien. Inconsciente de son geste elle avança ses doigts vers cette "fourrure" toute neuve « Mais tu as de la barbe » Elle la caressa quelques secondes avant qu'une certaine lucidité écarta sa main du menton du Rebelle. Justement, elle ne se souvenait pas de cet ornement lors de leur dernière réunion qu'elle quitta à la suite du départ de Murphy. @Murphy Cavendish

D'ailleurs comme il annonçait désirer lui parler, elle supposa que ce serait le sujet de cette conversation « Oh ... A propos des rebelles ? C'est pour ça que tu viens m'aborder si loin de chez nous ? Tu sais il suffisait simplement de me rendre visite à la maison ... » Terminant ses mots, une légère rougeur envahit ses joues, s'avançait-elle un peu trop ? Y verrait-il des intentions cachées ? Et pourquoi donc s'inquiétait de ce genre d'interprétation alors que lui comme elle se dirigeaient toujours droit au but ?

Une brise légère mais froide remplaçait tout doucement la pluie, elle annonçait le renforcement de l'hiver bien que la neige n'eut pas encore fait son apparition. Pourtant Tennessee elle transpirait sous la fièvre qui progressait peu à peu dans ses veines « Qu'est-ce qu'il fait chaud ! »


@Devos Acciaro

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10 NOV 2118

Parfois, avant de réponse à une question, Devos garde le silence. Il reste muet pendant que son esprit cherche des souvenirs, des moments, des réponses. Il n’a pas le réflexe de certain, que ça soit physique ou mental. On ne sait jamais à quoi s’attendre réellement. Il sait bien que s’est toujours compliqué de le comprendre, alors il se force parfois à prendre son temps avant de dire quoi que ce soit. Et quand il s’agit de prendre une décision, il est d’autant plus soucieux de l’impact que ses actions auront. Des conséquences à chaque chose. Car il y a toujours des retours. Même les lois de la physique le disent. Par principe, aussi, Devos croit aux règles de l’équivalence. Pourtant, il y a toujours eu une personne, une âme, avec laquelle la connexion a été immédiate. Avec laquelle il ne craignait rien, ni l’incompréhension, ni les conséquences. Parce qu’avec elle, Devos se sentait capable de respirer et de ne retenir aucun de ses souffles. Un sentiment de liberté, peut-être, qu’il semble avoir perdu depuis quelque temps déjà et qui, du coup, l’étouffe.

Tennessee lui manque. Ce n’est pas uniquement leur échange, mais aussi sa présence. Il ressent physiquement son absence et plus le temps passe, plus il est terrifié. Il y a comme un point de non-retour, non-loin, qu’il ne veut pas franchir. Il y a aussi une montagne, énorme, gigantesque même, qui l’empêche de reculer et de retourne à cette zone de confort qui leur appartenait. Devos est bloqué. C’est peut-être pour ça qu’ils se retrouvent de nouveau près de la rivière, comme dans un cercle vicieux dans lequel ils sont coincés, tous les deux. Prendra-t-elle sa main, cette fois ? Où est-ce trop tard ? Trop tard pour dire les choses, pour qu’elles aient un impact. Peut-être bien qu’elle est réellement en train de le tuer, sans qu’il ne le sache, sans qu’elle n’en aie conscience. Peut-être bien que ce qui le terrifie, c’est de perdre l’unique lien qu’il a toujours chéri et qui, par la même occasion, le rend alors réel. Car depuis toujours le problème de Devos se résume à ses capacités mécaniques. Il ne comprend et aime le monde que parce qu’il perçoit son fonctionnement logique et précis. Avec Tennessee, il a trouvé une nouvelle porte pour apprécier ce monde.

Maintenant qu’elle est là, il ne peut plus partir. Il a une mission, une idée précise en tête et il se doit d’aller jusqu’au bout. Il se doit de réparer ce qu’il semble avoir cassé, ou d’aider à reconstruire ce qu’ils avaient perdu. Il se pose à ses côtés, les pieds au-dessus de la rivière. C’est sa manière à lui de s’imposer, d’entrer pour ne plus partir.

« C’est bien. » C’est tout ce qu’il peut dire. Que Gen lui ait offert un cheval, l’irrite. Il ne sait toujours pas pourquoi, quand Tennessee lui parle du terrien, il se braque. Il a presque envie de se lever et de partir, comme si Gen l’avait remplacé. Mais non. Il ne doit pas faiblir et utiliser le moindre prétexte pour baisser les bras face à ce qu’il a de plus précieux. D’instinct, il cherche le soleil pour évaluer l’heure. « Tu es certaine qu’il va venir ? » Il doute, mais ça n’a pas d’importance, il restera à ses côtés jusqu’à ce qu’il arrive. Et même si Gen arrive, il lui demandera de partir. Oui, voilà. Il lui dira qu’ils n’auront qu’à s’entraîner un autre jour, un autre moment. Il est prêt à se battre si besoin, même si logiquement, ce n’est pas nécessaire.

Un frisson le parcourt alors lorsque les doigts délicats de son amie, touchèrent sa barbe neuve. Son étonnement est bien la preuve qu’ils ne se voient plus assez, voire pas du tout. « Elle repousse vite. » Il baisse les yeux, et même si Tennessee s’est écarté de sa peau, il a la sensation de toujours la sentir sur lui. Comme s’il n’y avait rien d’aussi agréable dans le monde que cette caresse. Son regard glisse ensuite de nouveau vers l’eau.

« Non, non… Je ne te cherchais pas pour parler des rebelles. » Même si c’est un sujet qu’ils doivent aborder. C’est encore trop confus dans sa tête pour vraiment en parler. Il prend toujours son temps Devos, il n’y peut rien. C’est nécessaire pour éviter les conflits. « Je… Il fait froid, je trouve. » Pas si froid que ça, mais tout de même. Pourtant, les joues de Tennessee sont rosées, elle a donc bel et bien chaud. Dans un geste qu’il ne contrôle pas, il pose sa main sur son front. Sa mère faisait toujours ça pour vérifier sa température quand il était petit. Ça et lui boucher le nez quand il avait le hoquet. « Est-ce que ça va ? » Dit-il, inquiet. Il n’est pas médecin et ne peut pas avancer un diagnostic, mais il préfère tout de même lui poser la question. « Peut-être qu’on devrait rentrer, on parlera mieux chez toi. » Oui, chez elle. Il ne sait même plus à quoi ça ressemble, d’ailleurs. « Allez, viens. » Il se lève tout de suite, s’imposant alors. Il se fiche royalement de Gen ou de tout autre chose. Il veut parler à Tennessee, il veut être avec elle.


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Devos & Tennesse @StubbornPeoples #Tennevos


Comme une météorite qui casse le parcourt d'une étoile filante, à un moment donné, dans l'espace-temps qui réunit Tennessee et Devos, une fêlure s'est introduite, qui a fait voler le miroir en mille morceaux. Désormais ils déambulent sur les débris sans que leurs yeux puissent constater le désastre, mais surtout sans comprendre comment rétablir l'envers à l'endroit. Comme un muet parlant le langage des signes à un aveugle ils construisent des tentatives de passerelles qui aboutissent dans le vide sidéral.

Cet espace ou ils vivaient auparavant et qui les rassemblait si bien. Ils ont perdu leur capacité à interpréter les faits quand ils ont rapport à l'autre. Les codes se sont transformés, ou tout du moins, ils sont tombés en panne face aux interrogations de la bouclée. Alors elle a continué à filer dans toutes les directions la mécanicienne, sans jamais abandonner Devos, bien installé dans son esprit, sauf qu'elle a dû le perdre de vue une seconde de trop. Car maintenant elle l'agace. Il la fuit, elle l'a très bien remarqué Tennessee, qui de son côté applique toutes les astuces pour ne pas le croiser dans le campement.

Pourtant elle veut le retrouver la brune, comme avant, mais elle se refuse à l'affronter tout simplement pour ne pas constater que cette fois le mot : Fin s'imposerait pour cette histoire d'Am...itié. Et pourtant, le voilà son météore, son épaule non loin de la sienne, le front songeur, dans ses pensées, alors que les prunelles de Tennessee mangent son visage pour apaiser la faim que sa longue absence - imposée ? - a causée.

 
Profiter de ce moment magique avant qu'il ne se rompe, avant que les divergences renaissent des graines semées par le vent de leur discorde. Pour croire qu'encore une fois elle pourrait se pencher, s'appuyer contre lui, lui murmurer quelques solutions à l'oreille alors qu'il s'enthousiasmerait pour l'une d'entre elle ... Ressaisir l'essence de ce qu'ils étaient pour souffler au monde de le leur redonner. Elle ne croit pas aux miracles Tennessee, Sa propre logique, agrémentée d'un grain de fierté, l'empêchait de voir ce qui rayait le disque de leur relation. Mais pour lui, elle acceptait de s'adresser en silence à l'impossible.

Quelques gouttes de pluie tardives interrompirent sa réflexion, la ramenèrent à la douleur qui vrillait sa jambe qui s'alourdissait dans le vide. Coincée elle ne savait entreprendre le moindre mouvement pour repasser de l'autre côté du muret, sans dévoiler à l'ingénieur la laideur de sa cuisse. Qu'elle recouvrait de sa pauvre jupe déchirée avec bien des difficultés en cet instant.

A présent elle part à la découverte du courage, lové comme un gamin apeuré dans son âme, pour renvoyer Devos, afin de se désembourber de ce marécage qui l'aspire. Sa mémoire trie les différentes raisons qui déclencheraient une colère si grande chez le génie qu'il lui tournerait le dos - Définitivement ? - sans un mot, une fois encore. Elle se sait mauvaise comédienne, mais lui désormais s'en souvient-il ? Tennessee ne se laisse pas déstabilisée par cette incertitude et prie pour que le nouveau barbu morde à l'hameçon, le cœur déjà en lambeaux de devoir lui infliger une telle blessure ...


Son élan fut fauché par la voix du Génie qui reprenait possession de l'espace. Une moue se dessina sur les lèvres de Tennessee, de par le manque d'enthousiasme sur la révélation du cheval. Néanmoins elle ne s'enfonça pas dans des songes obscurs car elle intercepta la dureté qui s'étendait sur le visage de Devos. Exactement comme s'il partait au combat ou livrer une guerre, alors qu'elle n'ignorait pas que ça faisait partie de tout ce qu'il détestait

« Oui oui il va venir, tu n'entends pas d'ailleurs les sabots de son Yuki ? Tu devrais y aller sans attendre » L'encourage-t-elle un peu trop fébrilement, rapidement, en lui tapant sur le dos afin d'entamer le mouvement. Mais elle ne le dupera pas, pareil à un roc, il ne cédera pas le pas devant la tempête. Surtout il verra bien que personne n'arrive, ni terrien, ni autre débarqué...

Sa main reste appuyée sur la colonne de Devos, Geste qui annule le premier, elle s'accroche à lui alors que son imagination rechigne à lui offrir d'autres illusions à chanter dans les oreilles de l'informaticien pour engendrer sa fureur. L'intérieur de sa paume, irradiée par la chaleur corporelle de l'homme, elle ne comprenait pas pourquoi ça la clouait sur place Tennessee. A moins que ce fut la fièvre vicieuse investissant l'entièreté de son corps qui expliquait les tremblements la parcourant
« Tu ne la laissais jamais poussée avant .... j'aime bien » Finit-elle par haleter en s'arrachant de l'emprise qu'il exerçait sur elle, tandis qu'il lui avouait que les rebelles n'étaient pas la cause de sa présence ici.

« Pourtant tu voulais les abandonner » Proteste-t-elle tout en sachant qu'il demeure préférable qu'elle ne s'aventure pas sur un résumé de la dernière réunion. Elle balbutiera qu'un énorme gruyère ... Mais LUI il parle du temps. Elle parvient à secouer sa tête avec énergie agitant ses boucles dans tous les sens. Celle-ci éclaboussent légèrement Devos « Oh non pas du tout j'ai plutôt chaud moi »

Tout se précipite, comme un accéléré soudain, Il Pose sa main sur son front, elle veut l'en défendre en attrapant son bras au vol. Mais l'ingénieur bien plus puissant qu'elle termine son geste sans dévier d'un seul centimètre « Mais oui je vais bien » Affirme-t-elle beaucoup trop fort, ses yeux bruns, brillants de fièvre, levés vers lui « Tu sais bien que je suis une force de la nature, jamais malade ! » L'éloignement n'éfface pas le souvenir... Non ?

Elle sursaute quand Devos enchaîne sur l'idée de se rendre chez elle pour parler. Jamais jusque-là il n'y a pointé le nez, une inquiétude grésille au fond de son estomac, lui retourne le cœur, elle vomirait bien là tout de suite..
.

« Tu ... Euh ... »

Le voilà debout, intraitable, il ne faillira pas à ses paroles « Pars devant, je te suis » Elle en profitera Tennessee pour s'échapper par un autre chemin. Malencontreusement le bâton, frappé par son poignet roule sur le sol, rejoignant le côté opposé du pont. Ça s'avère particulièrement compliqué, comme si la nature s'opposait à toutes ses décisions. L'ombre du génie la survole qui ne décampe pas d'un pouce

« Je ne peux pas ... »

Bouger de là, te suivre, t'avouer ma faiblesse, te retenir, te chasser, te détester, t'....


@Devos Acciaro

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You Are The Reason
10 NOV 2118

Il pourrait bien se maudire d’être ce qu’il est, mais il a au moins un avantage. Quand une mission s’infiltre dans ses objectifs, Devos fonce. Il grimpe toutes les montagnes, cherchant et fouillant chaque aspect des existences de la planète pour cette unique chose, ce petit truc, cette étincelle qui a si souvent réuni son âme à celle de Tennessee. Ce n’est pas facile, c’est épuisant, mais il est prêt. Il est d’attaque pour affronter le pire, pour perdre le rien qui se trouve dans ses mains et qu’elle lui a laissé. Au fond, elle a fait un pas loin de lui et il en fait dix autres. Un mouvement ridicule et un comportement en contradiction total avec ce qu’il désirait vraiment. Ce qui s’était passé les a conduits à être si loin l’une de l’autre et maintenant, Devos court. Il ne s’arrête plus. Il perd son souffle et ne peut pas hurler son nom, mais arrivera le moment où il la retrouvera. Oui, elle, il ne va pas la perdre. Pas comme Faust, qui n’est ni morte, ni vivante, qui est là sans être là. Non, Tennessee est là. Elle est vivante, aussi. Il peut tendre la main, la sentir, l’entendre prononcer des mots qu’ils sont les seuls à connaître et rire sur des logiques qui échapperaient aux plus intelligents. Il ne veut plus de ce rien, ce vide. Il n’accepte plus la situation dont il est lui-même responsable et maintenant, il espère aussi. Il espère, un mot si fort qui prend un sens tout nouveau. Alors c’est ça, l’espoir. Cette volonté de croire à une situation meilleure, à des retrouvailles, à un passé pour le futur. Il veut Tennessee à ses côtés. Il espère la retrouver à ses côtés.

« Je n’entends rien. » Car il n’y avait rien à entendre. Et il ne veut pas dire plus, parce qu’il ne veut pas la blesser ou avouer tout simplement la colère que lui inspire le lien qui lie la jeune femme au Terrien. Ce n’est pas important, non. Il ne faut pas céder aux facilités, à ces détails qui l’emmerdent. Il doit garder la tête haute, se concentrer et prendre une place. Une grande place, pour que plus jamais Tennessee ne puisse se séparer de lui, ou croire que c’est simple de s’éloigner de lui. Au fond, il aimerait qu’elle puisse ressentir ce manque qui le terrasse depuis des mois. Ce manque qu’il espère détruire maintenant. Il ne pense pas être capable d’exprimer les choses convenablement, parce qu’il n’a jamais appris à le faire. Et les sentiments, ça le dépasse comme ça dépasse la mécanicienne. Pour eux, c’est quelque chose de futile, d’éphémère même. C’est qu’une sensation qui traverse le corps et qui peut se contrôler.

Plus maintenant.

Il faut arrêter de se voiler la face, ils ne sont pas des machines parfaitement huilées, ils doivent apprendre à se connaitre eux-mêmes, un minimum. Devos ne sera jamais capable de dire les choses comme les autres, mais il est capable, avec elle, de rire. D’être ambitieux, de croire à tout. Oui, elle a un effet sur lui, il en prend conscience. Ce n’est pas juste la facilité d’être enfin compris par quelqu’un, c’est tout simplement la beauté d’être entendu. Elle le voit, Tennessee. Elle l’entend. Elle lui parle. Elle le touche. Qu’elle n’essaye pas de changer de sujet, de parler de la rébellion. Même si cela le démange d'en parler, il sait que ce n’est pas le moment. Il n’est pas là pour ça, encore une fois.

Jamais malade. Il n’y croit pas une seule seconde. Lui ment-elle ? À lui ? Il n’est tellement pas habitué, qu’il lui faut une seconde pour encaisser le doute qui le noie. Pourquoi est-ce qu’elle ne se lève pas. Pourquoi la pluie se fait-elle plus forte, maintenant ?

« Tu ne peux pas te lever, n’est-ce pas ? » Il l’observe, assise, là. Qu’est-ce qu’elle lui a jeté, plus tôt ? Ah oui, un bâton. Ses yeux d’informaticiens glissent jusqu’aux jambes de son amie. Elle n’a pas besoin de lui répondre, il sait qu’il a raison. Qu’elle ne peut pas bouger. Alors il grogne, il est en colère. Il n’aime pas ça, pas ça du tout ! Et, sans attendre un mouvement de sa part, il décide de soulever Tennessee, une main autour de sa taille, un autre sous ses genoux. Quelque chose en lui explose, alors il n’a aucun mal à la transporter.

« Gen ne viendra pas. Tu me mens. Depuis un moment maintenant, tu m’évites et tu me mens. » Force de la nature, Devos à l’air d’un géant qui brise les arbres sur son passage. Son rythme est rapide, il sait exactement quelle direction prendre et évite les gros obstacles. « Tu ne m’as jamais menti avant. » Il est déçu, peut-être triste, il ne sait pas. Qu’a-t-il fait pour qu’elle en arrive là, à utiliser les mots contre lui ? « Tu me détestes à ce point ? » Il réaffirme son emprise sur elle avant d’enjamber un vieux tronc d’arbre abandonné. Il ne va pas la laisser tomber, elle a besoin d’aide. « Non, ne me réponds pas. »

Elle a le droit, d’ailleurs, de lui en vouloir. De le détester. Mais maintenant, il a mal. Il a terriblement mal, comme si quelqu’un appuyait sur ses muscles pour l’empêcher de respirer. Il se concentre sur ce qui apparaît devant lui, refusant de s’arrêter. Refusant de la regarder, elle, dans ses bras. Il est en colère, il est triste, il est perdu, il est peut-être même un peu brisé. Sans doute, s’est-il attaché à quelque chose qui n’existait pas. Sans doute, sait-il, maintenant plus que jamais, le sentiment qui l'anime. Elle lui manque à ce point, parce qu'il l'aime.


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Stop Dragging My Heart Around ( ☼ Devos )

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