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Tennessee Brontë-Sand
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le Sam 10 Nov - 22:49
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Devos & Tennesse @StubbornPeoples #Tennevos


La pluie battante se répercutait contre les murs de sa maison - toujours en rénovation -, alors que les pas de Murphy [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] s'éloignaient rapidement. On pouvait distinguer la voix de la garde qui s'adressait à Antarès, alors qu'assise dans un coin sombre, Tennessee demeurait aussi immobile qu'une gargouille de pierre. La bouclée prenait beaucoup de précautions pour ne pas éveiller la curiosité bienveillante de son amie. Désormais elle ne parvenait que très difficilement à marcher de manière à ne pas capter l’œil de ses pairs, elle rivalisait donc de ruse pour ne pas les croiser ou se retrouver dans une situation ou il ne lui était absolument pas nécessaire de trop bouger.

Évidement d'ici peu ça éveillerait la puce à l'oreille de certains, elle ne qui ne parvenait pas à rester sur place très longtemps. Elle déchira un vieux tissu pour en faire quelques bandes qu'elle enroula autour de sa cuisse pour cacher quelques griffures, notamment une qui ne cicatrisait pas, commençant à s'infecter tout en attrapant des couleurs plus que douteuses. Elle ne s'en inquiétait pas, persuadée que ça finirait par passer, il s'agissait tout simplement d'un mauvais moment. Tennessee abhorrait l'idée de se plaindre ou même de se rendre chez un docteur, mais plus encore de se retrouver immobilisée.

De plus, voilà plusieurs fois qu'elle manquait de s'acheminer à la rencontre de Gen [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] pour les différentes leçons qu'il lui enseignait. D'ailleurs il eut été le premier à la traiter de douillette une fois au courant de la situation.

Le seuil de la porte d'entrée fut franchit avec mille précautions. La main appuyée sur le mur pour ne pas flancher, Tennessee droite comme un I, sérieuse comme la justice s'obligeait à se servir de sa jambe blessée tout en se retenant d'émettre la moindre plainte. La mécanicienne désirait garder sa dignité, surtout ne pas attirer l'attention de qui que ce soit alors qu'elle comptait se rendre vers la rivière. Pour cela elle se voyait obliger de passer par deux ou trois endroits plus fréquentés. Aussi se donnait-elle un air absorbé tout en ne quittant pas le sol du regard pour leur renvoyer l'illusion qu'elle concoctait quelque plans pour améliorer les chemins qu'ils arpentaient dans les ruines.

Tant qu'elle y parvenait elle usait de chaque possibilité de s'accoter sur tout ce qui passait à sa portée. De son autre main elle faisait tournoyer un bâton nonchalamment, tapotant parfois sur le sol comme si Tennessee en vérifiait sa solidité. Une petite troupe surgit d'une ruelle la prenant par surprise d'autant que l'un des hommes s'exprimait avec une tonalité qui ressemblait à celle de Devos [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]. Elle lui jeta un œillade incendiaire avant de remarquer qu'elle se trompait complétement de personne. Ouf. Oui il lui manquait mais la mécanicienne ne lui permettrait jamais de l'approcher dans cet état là. Plutôt mourir. Non non elle n'exagérait pas. Bien que bizarrement elle regretta que finalement ce ne fut pas lui qui se fut dressé la juste devant elle. Certainement de la bête nostalgie.

Loin de toute prunelle odysséenne, la bouclée s'effondra sur les genoux, haletante, laissant sa souffrance s'exprimer. Encore elle se retenait de crier à plein poumons pour ne pas alerter un garde furtif. Elle n'ignorait pas que richard [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] promenait ses yeux partout et surgissait des bois au moment les plus inopportuns. Elle laissa passer les vagues les plus dures, elle ne renoncerait pas sinon le terrien se montrerait très déçu de son manque de résistance.

Cette fois-ci elle se saisit du morceau de bois avec lequel elle jouait dans le camp. Tennessee ne l'emportait pas par hasard, depuis le début elle le destinait à lui servir de canne. Une fois debout, après plusieurs tentatives légèrement grotesques, elle sautilla en s'appuyant dessus. Peu convaincue de l'utilité de cette technique qui lui demanderait trois fois plus de temps pour se rendre au lieu de rendez-vous : La rivière.

Heureusement, la canopée la protégeait du crachin. Des gouttelettes parsemaient à intervalles éloignés son visage, ce qui la rafraichissait énormément, car par instant des montées de fièvre soudaine lui procuraient d'intenses tremblements. Néanmoins, au mépris de tous ces inconvénients elle persistait, sa battant contre la végétation chaque instant, lançant des coups de bâtons impromptus dès qu'elle repérait une bruit suspect.

Épuisée elle atteignit la rivière, nul trace de Gen, dépitée des jurons s'échappèrent de ses lèvres minces. Non loin du pont, elle décida de s'y rendre pour s'y reposer car ses membres refusaient pour le moment de parcourir la route inverse. Elle parvint à s'y assoir, sur le parapet les jambes pendantes dans le vide. Un craquement la poussa à projeter sa crosse dans la direction d’où il provenait avec les dernières impulsion d'énergies qui parcouraient son corps ...
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le Dim 18 Nov - 14:58


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10 NOV 2118

Le froid fait, petit à petit, son retour. L’air soulève les poils de sa peau, alors qu’il s’avance dans la forêt. Plus de béquilles, plus de retenu. Devos est de nouveau libre de pouvoir marcher comme un homme, de se tenir debout comme un homme. La pluie tombe sans retenu, collant ses cheveux bouclés sur son crâne et forçant sa nouvelle barbe à prendre en lourdeur. Il est de nouveau la bête qui effraie les jeunes, mais encore une fois, il adore en jouer. Il fronce les sourcils et les voilà qui chuchotent et partent en courant. C’est presque drôle, en fait. D’ailleurs, il est si rarement dehors, qu’à chaque fois que quelqu’un l’aperçoit, il se dit sans doute que l’Hermite du village est de sortie. Cela lui convient. Vraiment, ce n’est qu’un surnom, rien de plus. Personne n’a besoin de comprendre ce qu’il fait, là-bas, dans le métro. Car maintenant que la voie est libre, que l’entrée a été retravaillé, il est plus simple pour Devos d’accéder au métro. Ils sont creusés dans la terre un escalier, barricader les côtés en cas de nouvelle tempête et ensuite, ça a été très long. D’abord, il fallait sortir toutes les terres qui s’étaient accumulées, puis, il fallait vérifier l’état des lieux. Par chance, le déluge n’est pas allé jusqu’au bout et les dégâts n’étaient pas aussi horrible que ça. Bien entendu, ils ont perdu des choses, ils ont essayé de récupérer d’autres. Les vieilles rames n’a pas trop souffert de toute cette boue, mais l’une des pièces de stockages s’est fait en partie inonder. Alors, dernièrement, Devos a beaucoup travaillé. Il s’est même rendu sur les vestiges de l’odyssée, s’est dire. Il n’est pas resté les bras croisés, jamais. C’est un acharné. Il aime tellement ce qu’il fait et, il veut tellement apporter à la vie du campement, qu’il s’épuise petit à petit. La fatigue marque de nouveau son visage, comme autrefois, comme avant la tempête. Ses nuits sont de nouveau blanches et son cerveau tourne s’en arrêt. Il est inratable, mais surtout, il en a besoin. Il a besoin de ne plus se laisser absorber par des détails, par des brides d’émotions qui semblent se faire un petit chemin jusqu’à sa logique.

Les paroles de [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] par exemple, ne cessent de tourner en boucle. Il prend toujours trop de temps avant de se décider et, encore une fois, il a attendu que les mois passent. Que les jours s’éternisent un peu. Surtout après la réunion des rebelles, malgré toute sa bonne volonté, Devos a senti le besoin de prendre du recul et d’avancer sur d’autres projets.

La pluie cesse, désormais. Quelques gouttes lui tombent encore dessus, mais ce sont simplement celles que les feuillages ont retenues. Il ralentit, essayant de faire appel eu peu d’orientation qu’il possède. Toujours très organisé, il cherche son point de repère, vérifie sa trajectoire puis reprend. Son souffle maîtrisé, il sait exactement où il doit se rendre. C’est simple, la voix de Murphy ne s’est fait que plus grande depuis qu’il a aperçu [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] dans le village. Rien n’a changé, elle est toujours ce fantôme qu’il ne voit quasiment plus, mais qui désormais le hante. Impossible de se concentrer, il a du mal à penser à autre chose. Il doit donc lui parler. Il doit lui faire face.

Comme la dernière fois, c’est près de la rivière qu’il lui fera face. Il peut déjà al voir, assise sur le pont, les jambes dans le vide. Elle attend son doute pour son entraînement, il sait. C’est comme si Devos a enregistré dans son esprit tout ce qu’il faut savoir sur son quotidien, et qu’il n’a jamais oublié. Il prend alors sur lui une seconde, l’observe, puis respire. Il s’approche ensuite, puis attrape au vol le bâton qu’elle lui envoie. Son réflexe l’étonne lui-même, mais c’est davantage le geste de Tennessee qu’il ne comprend pas. « Tu essayes de me tuer, maintenant ? » Il soupèse l’objet, qu’il trouve tout de même un peu lourd et épais, puis s’approche et le pose à ses côtés. Sans un mot, il s’autorise à s’asseoir à ses côtés. « J’imagine que tu attends Gen ? » Il se tourne vers elle, il n’a pas besoin de réponse.

Il hésite un instant, alors il regarde la rivière plus bas et écoute l’eau qui coule. Qu’a-t-il dit, à Murphy déjà ? Il est censé le redire à Tennessee, mais pour une raison qu’il ignore, sa mémoire flanche. Il ne parvient pas à remettre le doigt dessus, la phrase lui a échappé. Peut-être plus tard, ou peut-être trouvera-t-il quelque chose de plus approprié encore. Il profite du silence pour se recoiffer une seconde, espérant que la pluie ne reprenne pas.

« Je te cherchais. » De nouveau, il se tourne vers elle et cherche ses yeux. Il a besoin de la regarder dans les yeux, il a besoin de sentir qu’elle voit, comme lui la voit. Qui sait, peut-être que sans le savoir, il s’est retrouvé dans un entre-deux, à mi-chemin entre les rêves et la réalité. Cela ne serait pas nouveau, pour lui qui est si habitué à vivre dans sa bulle.


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le Lun 10 Déc - 23:01
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Devos & Tennesse @StubbornPeoples #Tennevos


Les efforts prodigués pour réussir à se retrouver dans cette position sur le muret l'ont épuisée. État qui ressemblait à un bug dans la mécanique de Tennessee. Celle qui ne consentait à dormir que parce si elle ne se soumettait pas à ce rituel, elle savait que tôt ou tard cette privation provoquerait des hallucinations. Jamais elle ne s'avouait fatiguée, tout simplement parce que son corps ne ressentait pas cet abattement. Mais désormais, depuis peu, elle exigeait beaucoup trop de ses ressources, qui ne parvenaient plus à suivre l'acharnement de la jeune femme.

Trop fière pour avouer une faiblesse, au point de se persuader que son système immunitaire remporterait la victoire sur tout ce qu'il rencontrerait, jamais elle ne se tournerait vers qui que ce soit pour demander de l'aide. Même elle maudirait le premier qui mettrait en doute sa capacité à tout traverser. Elle se représentait dans son esprit comme une parfaite machinerie dont elle serait la seule à connaître les secrets, et pouvoir  la réparer.

La voilà donc furieuse contre sa propre personne de se constater aussi faible. Elle ignorait le laps de temps qu'il lui serait nécessaire pour rebrousser chemin, consentant à sa machine humaine une pause pendant laquelle ses batteries se rechargeraient. Pas craintive pour un sou à moins qu'un volatile ne fût dans les parages, elle sursauta néanmoins au craquement qu'elle perçu derrière son dos. Réactive, n'ignorant pas que ses jambes ne la soutiendraient pas pour l'instant, elle attaqua avec ce qu'elle tenait dans les mains : Son bâton. Ceci avant d'apercevoir l'ennemi.  

Cette tonalité qui retenti dans l'air ... Pas besoin pour Tennessee de se retourner pour reconnaître de qui elle provenait. Évidement elle ne put retenir un mouvement, une ébauche de saut pour courir vers le Génie. Cependant la déchirure de sa cuisse la rappela brutalement à l'ordre. Plantée sur son garde-fou elle se contenta de le voir progresser dans sa direction. Elle secoua ses boucles avec énergie pour dénier le fait qu'elle eut désiré le tuer. Pas question.

La joie spontanée de le découvrir la poussait irrésistiblement à se jeter vers lui, néanmoins le dépit de s'aviser que ça ressemblait terriblement à un piège, duquel il lui paraissait complexe de sortir sans trahir son piètre état physique, la clouait définitivement sur place. Voilà que son cerveau s'échauffait, réfléchissant ardemment au moyen de l'éloigner sans qu'il ne se doutât de rien. Peine perdue pour une aussi piètre menteuse que la bouclée.

« Oui j'attends Gen... [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] » Acquiesça-t’elle. Une semi vérité car à présent elle ne doutait pas que la silhouette du terrien demeurerait invisible. Il continuait à tester sa patience, d'autant plus que dorénavant qu'il il lui apprenait à monter à cheval. D'ailleurs la brune enchaîna sur ce fait pour masquer son léger trouble. A la fois de voir surgir l'informaticien mais aussi de s'efforcer de le repousser pour souffrir tranquillement sur son petit pont « D'ailleurs tu sais quoi, il m'a offert un cheval, et il m'apprend à le monter » Sans doute aurait-elle du se taire car l'Athna lui demandait - ordonnait ? - le secret. Mais le partage de confidences avec Devos lui manquait tellement ....

Ses prunelles plongèrent vers l'eau qui coulaient sous ses pieds, la bouclée y devinait la danse de quelques poissons argentés, sur les écailles desquels les rayons se reflétaient à travers le liquide translucide. Elle se remémora cette pêche, celle-là ou elle lui offrit de partager son repas, quand il l'abandonna sans explication lui prouvant à quel point il lui gardait rancune.

Alors quand elle releva son regard elle fut frappée de le voir si proche d'elle mais surtout elle remarqua un nouveau détail qu'il lui seyait plutôt bien. Inconsciente de son geste elle avança ses doigts vers cette "fourrure" toute neuve « Mais tu as de la barbe » Elle la caressa quelques secondes avant qu'une certaine lucidité écarta sa main du menton du Rebelle. Justement, elle ne se souvenait pas de cet ornement lors de leur dernière réunion qu'elle quitta à la suite du départ de Murphy. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

D'ailleurs comme il annonçait désirer lui parler, elle supposa que ce serait le sujet de cette conversation « Oh ... A propos des rebelles ? C'est pour ça que tu viens m'aborder si loin de chez nous ? Tu sais il suffisait simplement de me rendre visite à la maison ... » Terminant ses mots, une légère rougeur envahit ses joues, s'avançait-elle un peu trop ? Y verrait-il des intentions cachées ? Et pourquoi donc s'inquiétait de ce genre d'interprétation alors que lui comme elle se dirigeaient toujours droit au but ?

Une brise légère mais froide remplaçait tout doucement la pluie, elle annonçait le renforcement de l'hiver bien que la neige n'eut pas encore fait son apparition. Pourtant Tennessee elle transpirait sous la fièvre qui progressait peu à peu dans ses veines « Qu'est-ce qu'il fait chaud ! »


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le Lun 24 Déc - 14:25


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You Are The Reason
10 NOV 2118

Parfois, avant de réponse à une question, Devos garde le silence. Il reste muet pendant que son esprit cherche des souvenirs, des moments, des réponses. Il n’a pas le réflexe de certain, que ça soit physique ou mental. On ne sait jamais à quoi s’attendre réellement. Il sait bien que s’est toujours compliqué de le comprendre, alors il se force parfois à prendre son temps avant de dire quoi que ce soit. Et quand il s’agit de prendre une décision, il est d’autant plus soucieux de l’impact que ses actions auront. Des conséquences à chaque chose. Car il y a toujours des retours. Même les lois de la physique le disent. Par principe, aussi, Devos croit aux règles de l’équivalence. Pourtant, il y a toujours eu une personne, une âme, avec laquelle la connexion a été immédiate. Avec laquelle il ne craignait rien, ni l’incompréhension, ni les conséquences. Parce qu’avec elle, Devos se sentait capable de respirer et de ne retenir aucun de ses souffles. Un sentiment de liberté, peut-être, qu’il semble avoir perdu depuis quelque temps déjà et qui, du coup, l’étouffe.

Tennessee lui manque. Ce n’est pas uniquement leur échange, mais aussi sa présence. Il ressent physiquement son absence et plus le temps passe, plus il est terrifié. Il y a comme un point de non-retour, non-loin, qu’il ne veut pas franchir. Il y a aussi une montagne, énorme, gigantesque même, qui l’empêche de reculer et de retourne à cette zone de confort qui leur appartenait. Devos est bloqué. C’est peut-être pour ça qu’ils se retrouvent de nouveau près de la rivière, comme dans un cercle vicieux dans lequel ils sont coincés, tous les deux. Prendra-t-elle sa main, cette fois ? Où est-ce trop tard ? Trop tard pour dire les choses, pour qu’elles aient un impact. Peut-être bien qu’elle est réellement en train de le tuer, sans qu’il ne le sache, sans qu’elle n’en aie conscience. Peut-être bien que ce qui le terrifie, c’est de perdre l’unique lien qu’il a toujours chéri et qui, par la même occasion, le rend alors réel. Car depuis toujours le problème de Devos se résume à ses capacités mécaniques. Il ne comprend et aime le monde que parce qu’il perçoit son fonctionnement logique et précis. Avec Tennessee, il a trouvé une nouvelle porte pour apprécier ce monde.

Maintenant qu’elle est là, il ne peut plus partir. Il a une mission, une idée précise en tête et il se doit d’aller jusqu’au bout. Il se doit de réparer ce qu’il semble avoir cassé, ou d’aider à reconstruire ce qu’ils avaient perdu. Il se pose à ses côtés, les pieds au-dessus de la rivière. C’est sa manière à lui de s’imposer, d’entrer pour ne plus partir.

« C’est bien. » C’est tout ce qu’il peut dire. Que Gen lui ait offert un cheval, l’irrite. Il ne sait toujours pas pourquoi, quand Tennessee lui parle du terrien, il se braque. Il a presque envie de se lever et de partir, comme si Gen l’avait remplacé. Mais non. Il ne doit pas faiblir et utiliser le moindre prétexte pour baisser les bras face à ce qu’il a de plus précieux. D’instinct, il cherche le soleil pour évaluer l’heure. « Tu es certaine qu’il va venir ? » Il doute, mais ça n’a pas d’importance, il restera à ses côtés jusqu’à ce qu’il arrive. Et même si Gen arrive, il lui demandera de partir. Oui, voilà. Il lui dira qu’ils n’auront qu’à s’entraîner un autre jour, un autre moment. Il est prêt à se battre si besoin, même si logiquement, ce n’est pas nécessaire.

Un frisson le parcourt alors lorsque les doigts délicats de son amie, touchèrent sa barbe neuve. Son étonnement est bien la preuve qu’ils ne se voient plus assez, voire pas du tout. « Elle repousse vite. » Il baisse les yeux, et même si Tennessee s’est écarté de sa peau, il a la sensation de toujours la sentir sur lui. Comme s’il n’y avait rien d’aussi agréable dans le monde que cette caresse. Son regard glisse ensuite de nouveau vers l’eau.

« Non, non… Je ne te cherchais pas pour parler des rebelles. » Même si c’est un sujet qu’ils doivent aborder. C’est encore trop confus dans sa tête pour vraiment en parler. Il prend toujours son temps Devos, il n’y peut rien. C’est nécessaire pour éviter les conflits. « Je… Il fait froid, je trouve. » Pas si froid que ça, mais tout de même. Pourtant, les joues de Tennessee sont rosées, elle a donc bel et bien chaud. Dans un geste qu’il ne contrôle pas, il pose sa main sur son front. Sa mère faisait toujours ça pour vérifier sa température quand il était petit. Ça et lui boucher le nez quand il avait le hoquet. « Est-ce que ça va ? » Dit-il, inquiet. Il n’est pas médecin et ne peut pas avancer un diagnostic, mais il préfère tout de même lui poser la question. « Peut-être qu’on devrait rentrer, on parlera mieux chez toi. » Oui, chez elle. Il ne sait même plus à quoi ça ressemble, d’ailleurs. « Allez, viens. » Il se lève tout de suite, s’imposant alors. Il se fiche royalement de Gen ou de tout autre chose. Il veut parler à Tennessee, il veut être avec elle.

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le Sam 5 Jan - 22:46
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Devos & Tennesse @StubbornPeoples #Tennevos


Comme une météorite qui casse le parcourt d'une étoile filante, à un moment donné, dans l'espace-temps qui réunit Tennessee et Devos, une fêlure s'est introduite, qui a fait voler le miroir en mille morceaux. Désormais ils déambulent sur les débris sans que leurs yeux puissent constater le désastre, mais surtout sans comprendre comment rétablir l'envers à l'endroit. Comme un muet parlant le langage des signes à un aveugle ils construisent des tentatives de passerelles qui aboutissent dans le vide sidéral.

Cet espace ou ils vivaient auparavant et qui les rassemblait si bien. Ils ont perdu leur capacité à interpréter les faits quand ils ont rapport à l'autre. Les codes se sont transformés, ou tout du moins, ils sont tombés en panne face aux interrogations de la bouclée. Alors elle a continué à filer dans toutes les directions la mécanicienne, sans jamais abandonner Devos, bien installé dans son esprit, sauf qu'elle a dû le perdre de vue une seconde de trop. Car maintenant elle l'agace. Il la fuit, elle l'a très bien remarqué Tennessee, qui de son côté applique toutes les astuces pour ne pas le croiser dans le campement.

Pourtant elle veut le retrouver la brune, comme avant, mais elle se refuse à l'affronter tout simplement pour ne pas constater que cette fois le mot : Fin s'imposerait pour cette histoire d'Am...itié. Et pourtant, le voilà son météore, son épaule non loin de la sienne, le front songeur, dans ses pensées, alors que les prunelles de Tennessee mangent son visage pour apaiser la faim que sa longue absence - imposée ? - a causée.

 
Profiter de ce moment magique avant qu'il ne se rompe, avant que les divergences renaissent des graines semées par le vent de leur discorde. Pour croire qu'encore une fois elle pourrait se pencher, s'appuyer contre lui, lui murmurer quelques solutions à l'oreille alors qu'il s'enthousiasmerait pour l'une d'entre elle ... Ressaisir l'essence de ce qu'ils étaient pour souffler au monde de le leur redonner. Elle ne croit pas aux miracles Tennessee, Sa propre logique, agrémentée d'un grain de fierté, l'empêchait de voir ce qui rayait le disque de leur relation. Mais pour lui, elle acceptait de s'adresser en silence à l'impossible.

Quelques gouttes de pluie tardives interrompirent sa réflexion, la ramenèrent à la douleur qui vrillait sa jambe qui s'alourdissait dans le vide. Coincée elle ne savait entreprendre le moindre mouvement pour repasser de l'autre côté du muret, sans dévoiler à l'ingénieur la laideur de sa cuisse. Qu'elle recouvrait de sa pauvre jupe déchirée avec bien des difficultés en cet instant.

A présent elle part à la découverte du courage, lové comme un gamin apeuré dans son âme, pour renvoyer Devos, afin de se désembourber de ce marécage qui l'aspire. Sa mémoire trie les différentes raisons qui déclencheraient une colère si grande chez le génie qu'il lui tournerait le dos - Définitivement ? - sans un mot, une fois encore. Elle se sait mauvaise comédienne, mais lui désormais s'en souvient-il ? Tennessee ne se laisse pas déstabilisée par cette incertitude et prie pour que le nouveau barbu morde à l'hameçon, le cœur déjà en lambeaux de devoir lui infliger une telle blessure ...


Son élan fut fauché par la voix du Génie qui reprenait possession de l'espace. Une moue se dessina sur les lèvres de Tennessee, de par le manque d'enthousiasme sur la révélation du cheval. Néanmoins elle ne s'enfonça pas dans des songes obscurs car elle intercepta la dureté qui s'étendait sur le visage de Devos. Exactement comme s'il partait au combat ou livrer une guerre, alors qu'elle n'ignorait pas que ça faisait partie de tout ce qu'il détestait

« Oui oui il va venir, tu n'entends pas d'ailleurs les sabots de son Yuki ? Tu devrais y aller sans attendre » L'encourage-t-elle un peu trop fébrilement, rapidement, en lui tapant sur le dos afin d'entamer le mouvement. Mais elle ne le dupera pas, pareil à un roc, il ne cédera pas le pas devant la tempête. Surtout il verra bien que personne n'arrive, ni terrien, ni autre débarqué...

Sa main reste appuyée sur la colonne de Devos, Geste qui annule le premier, elle s'accroche à lui alors que son imagination rechigne à lui offrir d'autres illusions à chanter dans les oreilles de l'informaticien pour engendrer sa fureur. L'intérieur de sa paume, irradiée par la chaleur corporelle de l'homme, elle ne comprenait pas pourquoi ça la clouait sur place Tennessee. A moins que ce fut la fièvre vicieuse investissant l'entièreté de son corps qui expliquait les tremblements la parcourant
« Tu ne la laissais jamais poussée avant .... j'aime bien » Finit-elle par haleter en s'arrachant de l'emprise qu'il exerçait sur elle, tandis qu'il lui avouait que les rebelles n'étaient pas la cause de sa présence ici.

« Pourtant tu voulais les abandonner » Proteste-t-elle tout en sachant qu'il demeure préférable qu'elle ne s'aventure pas sur un résumé de la dernière réunion. Elle balbutiera qu'un énorme gruyère ... Mais LUI il parle du temps. Elle parvient à secouer sa tête avec énergie agitant ses boucles dans tous les sens. Celle-ci éclaboussent légèrement Devos « Oh non pas du tout j'ai plutôt chaud moi »

Tout se précipite, comme un accéléré soudain, Il Pose sa main sur son front, elle veut l'en défendre en attrapant son bras au vol. Mais l'ingénieur bien plus puissant qu'elle termine son geste sans dévier d'un seul centimètre « Mais oui je vais bien » Affirme-t-elle beaucoup trop fort, ses yeux bruns, brillants de fièvre, levés vers lui « Tu sais bien que je suis une force de la nature, jamais malade ! » L'éloignement n'éfface pas le souvenir... Non ?

Elle sursaute quand Devos enchaîne sur l'idée de se rendre chez elle pour parler. Jamais jusque-là il n'y a pointé le nez, une inquiétude grésille au fond de son estomac, lui retourne le cœur, elle vomirait bien là tout de suite..
.

« Tu ... Euh ... »

Le voilà debout, intraitable, il ne faillira pas à ses paroles « Pars devant, je te suis » Elle en profitera Tennessee pour s'échapper par un autre chemin. Malencontreusement le bâton, frappé par son poignet roule sur le sol, rejoignant le côté opposé du pont. Ça s'avère particulièrement compliqué, comme si la nature s'opposait à toutes ses décisions. L'ombre du génie la survole qui ne décampe pas d'un pouce

« Je ne peux pas ... »

Bouger de là, te suivre, t'avouer ma faiblesse, te retenir, te chasser, te détester, t'....


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le Lun 14 Jan - 21:53


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You Are The Reason
10 NOV 2118

Il pourrait bien se maudire d’être ce qu’il est, mais il a au moins un avantage. Quand une mission s’infiltre dans ses objectifs, Devos fonce. Il grimpe toutes les montagnes, cherchant et fouillant chaque aspect des existences de la planète pour cette unique chose, ce petit truc, cette étincelle qui a si souvent réuni son âme à celle de Tennessee. Ce n’est pas facile, c’est épuisant, mais il est prêt. Il est d’attaque pour affronter le pire, pour perdre le rien qui se trouve dans ses mains et qu’elle lui a laissé. Au fond, elle a fait un pas loin de lui et il en fait dix autres. Un mouvement ridicule et un comportement en contradiction total avec ce qu’il désirait vraiment. Ce qui s’était passé les a conduits à être si loin l’une de l’autre et maintenant, Devos court. Il ne s’arrête plus. Il perd son souffle et ne peut pas hurler son nom, mais arrivera le moment où il la retrouvera. Oui, elle, il ne va pas la perdre. Pas comme Faust, qui n’est ni morte, ni vivante, qui est là sans être là. Non, Tennessee est là. Elle est vivante, aussi. Il peut tendre la main, la sentir, l’entendre prononcer des mots qu’ils sont les seuls à connaître et rire sur des logiques qui échapperaient aux plus intelligents. Il ne veut plus de ce rien, ce vide. Il n’accepte plus la situation dont il est lui-même responsable et maintenant, il espère aussi. Il espère, un mot si fort qui prend un sens tout nouveau. Alors c’est ça, l’espoir. Cette volonté de croire à une situation meilleure, à des retrouvailles, à un passé pour le futur. Il veut Tennessee à ses côtés. Il espère la retrouver à ses côtés.

« Je n’entends rien. » Car il n’y avait rien à entendre. Et il ne veut pas dire plus, parce qu’il ne veut pas la blesser ou avouer tout simplement la colère que lui inspire le lien qui lie la jeune femme au Terrien. Ce n’est pas important, non. Il ne faut pas céder aux facilités, à ces détails qui l’emmerdent. Il doit garder la tête haute, se concentrer et prendre une place. Une grande place, pour que plus jamais Tennessee ne puisse se séparer de lui, ou croire que c’est simple de s’éloigner de lui. Au fond, il aimerait qu’elle puisse ressentir ce manque qui le terrasse depuis des mois. Ce manque qu’il espère détruire maintenant. Il ne pense pas être capable d’exprimer les choses convenablement, parce qu’il n’a jamais appris à le faire. Et les sentiments, ça le dépasse comme ça dépasse la mécanicienne. Pour eux, c’est quelque chose de futile, d’éphémère même. C’est qu’une sensation qui traverse le corps et qui peut se contrôler.

Plus maintenant.

Il faut arrêter de se voiler la face, ils ne sont pas des machines parfaitement huilées, ils doivent apprendre à se connaitre eux-mêmes, un minimum. Devos ne sera jamais capable de dire les choses comme les autres, mais il est capable, avec elle, de rire. D’être ambitieux, de croire à tout. Oui, elle a un effet sur lui, il en prend conscience. Ce n’est pas juste la facilité d’être enfin compris par quelqu’un, c’est tout simplement la beauté d’être entendu. Elle le voit, Tennessee. Elle l’entend. Elle lui parle. Elle le touche. Qu’elle n’essaye pas de changer de sujet, de parler de la rébellion. Même si cela le démange d'en parler, il sait que ce n’est pas le moment. Il n’est pas là pour ça, encore une fois.

Jamais malade. Il n’y croit pas une seule seconde. Lui ment-elle ? À lui ? Il n’est tellement pas habitué, qu’il lui faut une seconde pour encaisser le doute qui le noie. Pourquoi est-ce qu’elle ne se lève pas. Pourquoi la pluie se fait-elle plus forte, maintenant ?

« Tu ne peux pas te lever, n’est-ce pas ? » Il l’observe, assise, là. Qu’est-ce qu’elle lui a jeté, plus tôt ? Ah oui, un bâton. Ses yeux d’informaticiens glissent jusqu’aux jambes de son amie. Elle n’a pas besoin de lui répondre, il sait qu’il a raison. Qu’elle ne peut pas bouger. Alors il grogne, il est en colère. Il n’aime pas ça, pas ça du tout ! Et, sans attendre un mouvement de sa part, il décide de soulever Tennessee, une main autour de sa taille, un autre sous ses genoux. Quelque chose en lui explose, alors il n’a aucun mal à la transporter.

« Gen ne viendra pas. Tu me mens. Depuis un moment maintenant, tu m’évites et tu me mens. » Force de la nature, Devos à l’air d’un géant qui brise les arbres sur son passage. Son rythme est rapide, il sait exactement quelle direction prendre et évite les gros obstacles. « Tu ne m’as jamais menti avant. » Il est déçu, peut-être triste, il ne sait pas. Qu’a-t-il fait pour qu’elle en arrive là, à utiliser les mots contre lui ? « Tu me détestes à ce point ? » Il réaffirme son emprise sur elle avant d’enjamber un vieux tronc d’arbre abandonné. Il ne va pas la laisser tomber, elle a besoin d’aide. « Non, ne me réponds pas. »

Elle a le droit, d’ailleurs, de lui en vouloir. De le détester. Mais maintenant, il a mal. Il a terriblement mal, comme si quelqu’un appuyait sur ses muscles pour l’empêcher de respirer. Il se concentre sur ce qui apparaît devant lui, refusant de s’arrêter. Refusant de la regarder, elle, dans ses bras. Il est en colère, il est triste, il est perdu, il est peut-être même un peu brisé. Sans doute, s’est-il attaché à quelque chose qui n’existait pas. Sans doute, sait-il, maintenant plus que jamais, le sentiment qui l'anime. Elle lui manque à ce point, parce qu'il l'aime.

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Tennessee Brontë-Sand
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le Sam 26 Jan - 22:57
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Devos & Tennesse @StubbornPeoples #Tennevos


Si la rébellion s'éparpille chez les Odysséens, la résistance s'empare de Tennessee. Un démon barricade sa raison, lui susurrant les actes les plus rédhibitoires. L'encourageant à labourer les fondations qui la relient à ses êtres précieux. Tennessee au visage fermé dissimule un ouragan derrière cette façade tranquille. Celle qu'elle tente d'opposer au regard énigmatique de Devos. [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]

La pluie a cessée, les dernières gouttes qui s'écrasent sur le sol forment des rigoles sur les feuilles des arbres, puis rejoignent le sol qui les avale sans pitié. Le silence se répercute, accusateur, sur les allégations de la bouclée. Tel un écho l'homme donne raison à celui-ci. Il n’argumente pas, il cite un fait. Devos il refuse d'entrer dans le jeu de Tennessee, de prendre la tangente, de lui tourner le dos. Au lieu de se réjouir, la mécanicienne elle trépigne mentalement, elle n'a attendu que ça depuis des jours, qu'il vienne à elle. Qu'il parle, qu'il l'accuse, qu'il s'excuse ... Tout ou n'importe quoi tant qu'il réapparaisse dans sa vie.

Pourtant la voilà qui s'engouffre dans un sens interdit à toute vitesse comme si elle souhaitait la collision. Dans le but d'occire la graine que leurs deux esprits sont parvenus à créer en se liant. Tout ce qui se développera de cette possibilité la cloue sur place. Tennessee elle se devine désarmée face à cette nouvelle équation, elle s'aveugle pour ne pas identifier *l'inconnue*. Sa logique imparable se fait la malle pour la première fois devant ce défi de taille.  

 
Tel un miroir, Devos lui renvoie un reflet aussi impalpable qu'elle. Comme des vases communicants ils sont synchronisés dans leur inaptitude à décoder l'autre. Parce qu'ils y lisent ce qui n'existe pas, s'obstinent dans les travers qu'ils choisissent. Quand l'un approche, l'autre fuit et vice et versa. Elle, Tennessee, ne parvient pas - plus - à mettre le doigts sur ce qui la remue aussi passionnément. Désormais elle se laisse guider par ses instincts, il parait que ça ne trompe jamais. Personne, ne lui a jamais permis d'étudier ce qui se transformait en elle quand elle s'attachait plus ... trop à un autre humain.

Le manque, la tristesse, le désespoir elle les découvre à peine, ça lui semble encore si futile qu'elle ne se les accorde toujours pas. Tennessee elle regarde de haut ceux qui conversent sans fin de leur état d'âme. Ils perdent du temps. Ça ne lui arrivera pas, à elle. Mais quand elle se répète cette maxime dans sa tête, désormais ça sonne faux. Comme un cheval sauvage ses pensées fuient désespérément ses constatations, sa tête explose, sa jambe la rappelle à l'ordre.

Elle s'adresse au génie muet, le dirige loin des vérités cachées, vers une contrée ou il l'abandonnera. Cette unique idée lui crispe les doigts qui s'enfoncent cruellement dans ses paumes. Inébranlable, Devos lui fait face, frappe là où ça fait mal


« Si je peux bouger, je n'ai juste pas envie »

La jolie fanfaronnade qu'elle lui lance là, comme un enfant qui tirerait la langue à un adulte qui le réprimande !

Son corps s'éloigne de la terre, il se soulève dans les airs. Sans avertissement Devos a décidé de la transporter dans ses bras. Tout en lui martelant des accusations dans le crâne. Estomaquée elle ne réagit pas immédiatement, fixant de ses pupilles noires le bâton abandonné sur le sol, pareil à un signe de défaite. Elle ne le nie pas hautement, car il est juste qu'elle a inventé le bruit des pas de Gen.

Par contre un bébé fureur danse dans son ventre, grandissant à la vitesse de la lumière, car Tennessee elle ne capte pas à quels autres mensonges le génie fait allusion
« Tu es fou, tu deviens fou » L'accuse-t-elle vertement. Dépitée. Alors qu'il la bâillonne moralement avec cette étonnante déclaration. Le détester ? Comment OSE-T-IL penser une telle infamie puis ensuite la traduire en paroles ? Sa poitrine exulte, son palpitant se révolte, ses lèvres s'arrondissent pour lui cracher à la figure que ... Mais l'ange déchu qui se perche sur son épaule la retient au dernier moment * N'avoue pas tes faiblesses *.

Non. Tennessee elle surmonte tous les obstacles, ils s'écartent de son chemin, qui irait prétendre que la bouclée cède à la moindre déficience. D'ailleurs il la rabroue, il lui ordonne de ne pas lui répondre, quel sombre idiot, elle ne restera pas une minute de plus en sa compagnie. Même si sa tête attirée par l'épaule chaude de Devos s'y loverait bien tout le reste de la route. Tennessee elle s'indigne de cette chair traitresse qui s'abandonne aux bras de l'homme ...


La main de la mécanicienne s'égare vers le cœur de cette montagne. Des battements magnifiques. Ce rapprochement la bouleverse, et Tennessee elle ne se sent pas capable de permettre à toutes ces petites sensations qui creusent son âme de se frayer une issue vers l'organe qui pompe son sang. Cette déferlante augmente la fièvre qui la ronge.

Ses muscles se rétractent, elle doit absolument s'échapper. Elle s'agite dans le but de descendre des bras de Devos, elle frappe, elle lutte comme un animal sauvage. Contre lui. Contre elle. La guerre à prit possession de son cerveau. Une lutte inégale contre la vague qui menace de la submerger. A force de contorsions elle parvient à déraper des bras de Devos, elle glisse le long de sa poitrine pour finir par atterrir entre ses jambes. Le derrière dans la terre mouillée, le nez effronté levé vers lui. Les yeux pétillants affrontent l'homme tout en le dévorant


« Tu peux pas ! T'as pas le droit ! »

Lui crie-t-elle dans une tonalité qui imite le sanglot. Mais Tennessee elle ne pleure pas. Jamais. Sauf quand elle ingurgite des substances illicites avec Gen en la mémoire de Tristam. Donc ce n'est pas vraiment elle. Et maintenant pourquoi sa respiration s’accélère comme si elle imitait un train fou ?  

« Tu peux pas me toucher ! » Précise-t-elle comprenant l'absurdité de cette déclaration « Quand tu me touches ... Ça me brûle ... » Tennessee elle s'invective intérieurement de ces remarques insensées, pourtant elle persévère dans sa détresse « Tu me brûles »


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le Dim 27 Jan - 20:54


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Enough...
my heart melts and getting dissolved
to come near you
10 NOV 2118

Il aurait pu le comprendre plus tôt, mais c’est Devos. Il a toujours un train de retard, parfois dix. Quand c’est trop tard, il commence à réaliser ses erreurs. Quand c’est le bon moment, il ne voit encore rien. Il avance à tâtons, les mains toujours devant lui, l’âme sans réponse. Pourtant, c’est simple. Il n’y a pas de sentiment plus clair. L’attachement ne dépend pas de grand-chose. Un sourire ça peut parfois être suffisant. Un regard, un geste. Un lien inconscient peut n’être d’une même passion, d’un même métier. Devos avait tous les signes devant lui. Une entente parfaite avec Tennessee. Ils se sont complétés depuis le premier jour, sans jamais se marcher dessus, sans jamais se sous-estimer l’un et l’autre. Elle se trouvait devant lui, chaque jour, et pourtant, rien. Son cœur est resté coincé ailleurs. Impossible d’avancer, de réaliser ses bêtises. Faust est parti, et avec, elle a emporté ce qui semblait être les sentiments d’un homme qui n’a jamais aimé par le passé.

La pluie résonne comme un étrange écho, ajoutant un effet dramatique à la situation. Il n’y a rien de catastrophique pourtant, à être assise à ses côtés. À L’écouter parler d’un autre. C’est pourtant exactement comme il l’avait décrit à Murphy. Il y a une montagne, toujours plus haute, entre eux. Devos se sent capable de l’escalader maintenant, mais pas entièrement. S’il fait un pas en avant, il espère qu’elle fera de même vers lui. Qu’ils se retrouvent dans un entre-deux, ensemble. Il espère peut-être un peu trop. Il refuse de se laisser faire, de se laisser berner par les excuses de la jeune femme. Non, c’est ridicule. Gen ne vient pas, il ne viendra pas. Pourquoi toujours lui, d’ailleurs ? C’est fou ce que le Terrien réveille en Devos une sensation de rancœur. Gen n’a rien fait, c’est Tennessee le problème. C’est elle qui s’éloigne, encore et encore. C’est elle qui refuse même de le regarde et qui, pourtant, laisse ses doigts s’attarder sur sa barbe. Ce moment, il est précieux. Comme un petit rayon de soleil qui a la force de traverser les nuages épais.

Il ne pensait pas que la situation se transformerait de cette façon. À quoi s’attendait-il vraiment en l’affrontant ainsi ? Aucune idée. Il n’a rien réussi à imaginer, lui qui aime tant évaluer une situation en émettant toutes les hypothèses possibles. Là, rien. Il ne parvenait à ne trouver aucun résultat à cette équation pourtant si familière. C’est Tennessee, c’est elle. Sa plus grande amie, la seule à ne pas avoir besoin de réfléchir à dix fois pour le comprendre, mais c’est comme si tout avait changé. Comme s’ils avaient réussi à s’éloigner avec une telle force qu’aujourd’hui, ils ne sont que deux éléments complétement distincts et incompatibles. Il refuse une telle conclusion. Pas pour eux. Mais Tennessee semble plus têtue, collé à ce pont de pierre, impassible, bloqué… La fièvre, pourtant, l’alerte. Il se sent déstabilisé par son incapacité à comprendre les signes de détresse, mais préfère jouer la carte de la sécurité. Plus vite, ils seront à l’abri, mieux ils pourront parler. Mieux ils pourront recoller ensemble les morceaux de ce lien encore sans nom. Les lettres, pourtant, commencent à se dessiner clairement. Cela ne sert plus à rien de s’aveugler inutilement, le sentiment est là. Son inquiétude est guidée par une chose simple, légère, vivante. Le ressent-elle, aussi ? Où est-il seul ?

Il ne la croit pas, quand elle prétend qu’elle peut bouger, qu’elle n’en a pas envie. Il ne la croit pas et se retrouve blessé par les mensonges qu’elle lui envoie en pleine face. Ça fait mal. Il n’attend plus, ce n’est pas la peine. Il grogne, presque tant cela le met en colère, mais il use de sa force pour la soulever du sol. Tous ces matins à s’entraîner, à prendre soin de son corps, à faire attention à sa cheville… Devos est l'impression. Un tas de muscle vivant qu’on pourrait croire idiot, mais qui est en réalité plus malin que la moyenne. Il n’a pas de mal à porter la mécanicienne, mais il est déçu. Presque brisé. Il pourrait saigner ouvertement qu’il a l’impression qu’elle n’en aurait rien à faire. Soit. Elle a le droit de le détester, c’est son choix.

Son cœur palpite, il avance, Devos. Il avance vite, avec assez de précautions, mais pas suffisant pour éviter une branche de lui griffer le visage. Il n’en démord pas, c’est pas ça qui va l’arrêter. Il est lancé, décidé, furieux envers lui-même. Ses yeux sont rouges, il n’a pourtant pas de douleur physique. Ses bras s’échauffent à peine.

Soudain, elle se met à lutter. Il ne fait que renforcer son étreinte, impossible de la lâcher. Il prend sur lui chaque coup, comme le jour où il lui a avoué que le traître, c’était lui. Mais malgré toute sa bonne volonté, elle dérape. Elle s’échappe. Il est à terre, lui aussi. Il y a des mots qui veulent s’échapper de sa Bouche, mais il se mord la lèvre. Il se retient d’exploser. Il se sent trempé par la terre, il se sent blessé autant qu’elle. Il l’écoute lui dire qu’il n’a pas le droit et se relève, rapidement. Le sang bouille dans ses veines. Il s’agite, là en face d’elle. Si elle, elle ne pleure pas, lui il est au bord du précipice.

« Qu’est-ce… » Il ne comprend pas. Il ne peut pas comprendre ce que ça signifie, ce qu’elle essaye de lui dire. Cela l'énerve, il se retient. Ses poings se serrent, il rage intérieurement. Le feu brûle, ou, elle le brûle lui aussi. Le silence alors, tombe sur eux sans attendre, et il l’observe. Lui non plus, il ne sait probablement pas comment dire les choses, comment la convaincre. Il ne sait pas comment traduire les battements de son cœur.

« Si tu as mal, j’ai mal aussi ! » Il aimerait la soulever de nouveau, elle a besoin d’aide. Elle est sans doute malade, oui. Le froid, ça attaque n’importe qui. Mais maintenant qu’ils sont là, qu’elle est là, il aperçoit aussi un peu mieux le genou de Tennessee et cela le calme aussitôt. La pression redescend, en partie. Pourtant, sa raison l’empêche de le pointer du doigt, d’accélérer le processus pour la ramener là où elle pourra recevoir l’aide dont elle a besoin. Finalement, il se colle à un arbre, laissant sa joue blessée saigné. « Qu’est-ce qui nous arrive. » murmure-t-il sans la quitter du regard. Peut-être est-il trop loin, peut-être le voit-elle, mais les larmes de Devos se mêlent à la pluie, inexplicable mouvement de son corps. Inconsciemment, il remercie celle-ci de le dissimiler si gentiment. « Laisse-moi t'aider. »

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le Dim 3 Fév - 19:37
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Devos & Tennesse @StubbornPeoples #Tennevos


Encrassé par des termes techniques trop précis, l'esprit de Tennessee bute sur les échos de son âme. L'odeur de terre mouillée lui évoque les mots pétrichor et géosmine qui expliquent rationnellement cette flagrance particulière. Tennessee se raccroche à la logique imparable de la vie pour éviter que les craquèlements de son cœur deviennent de véritables failles dont l'exploration la mène vers des contrées trop obscures - Lumineuses ? -.

Jadis, c'est là qu'elle trouvait Devos, dans les compartiments où se range la pensée cartésienne, la cohérence, le bon sens ... Maintenant ses prunelles brunes quittant la couleur boueuse du sol pour s'élever vers son visage à lui, se heurte à un mur invisible. Tennessee elle ne parvient plus à le rejoindre sans se heurter durement à cette barrière qu'elle lui attribue. Sans prendre conscience une seule seconde qu'en réalité ils l'ont bâti ensemble. Le génie a planté les bases, elle a rajouté des briques, ensuite ils n'ont pas cessé de l'élever vers le ciel.

Une fois de plus ils ont travaillé de concert sur un problème, dans la finalité de l'éradiquer pour se mettre à l'abri. Comme des adversaires lors des duels anciens, qui se placent dos à dos pour s'éloigner afin de se retourner pour infliger la blessure la plus mortelle possible à celui qui lui fait face. De partenaires ils se sont transformés en adversaires en prêtant des actes ou pensées imaginaires à l'autre ... Alors la vérité dissimulée derrières toutes ses simagrées, Tennessee, elle ne parvient pas à l'analyser. De plus ces conditions précaires ne s'y prêtent pas, surtout quand la bouclée aperçoit la joue éraflée de Devos, tout ce qu'elle veut alors c'est tendre sa main pour vérifier la gravité de cette blessure.

 
Il murmure des choses, des secrets peut-être ? La voix du génie s'est perdue dans les angoisses de Tennessee. Ce qu'elle nomme perturbations. Parce que non, rien ne peut la faire trembler la bouclée, ni l'atteindre, ni la bouleversée ... Sauf que lui il la brûle comme personne, et cette déclaration elle rechigne à la décortiquer. Mais elle se rend bien compte que ses paroles ne dégagent rien de crédible. Elles aiguillent Devos vers une mauvaise interprétation qui frôle l'accusation

« Je n'ai pas mal »

Balbutie-t-elle tandis qu'elle le voit s'éloigner un peu ... trop ... Encore. Entre ses mèches bouclées qui lui collent à la peau, aveuglent ses yeux, la mécanicienne ne distingue pas bien les expressions de l'homme. Elle veut calmer sa colère, elle ne supporte pas qu'il la lui jette toujours comme ça en pleine face

« Je n'aie pas mal »

Répète-t-elle plus fort, ce qui objectivement, elle le note dans l'instant, sonne comme un mensonge, la plaie de son genou qui remonte jusqu’à sa cuisse expose des couleurs particulièrement inquiétantes

« Tu ne me fais pas mal »

Précise-t-elle pendant qu'il s'éloigne plus encore pour s'adosser à un arbre. Une peur sournoise se glisse ses pensées, aussi mélangées qu'un kaléidoscope qu'elle tente de mettre en ordre, les mixant pour en extraire un jus saumâtre et noir. Il va s'en aller, elle devrait s'en réjouir elle qui le chassait quelques minutes auparavant. Mais non, désormais elle tremble à l'idée qu'il l'abandonne définitivement. Et ce n'est pas l'état de son corps qui la terrifie, ni même au pire de perdre sa jambe, mais bien ces petites bulles d'émotions qui percent sa perméabilité à se hisser au-delà de l'amitié, vers les hauteurs enneigées où elle hésite encore - vraiment ? - à grimper.
 
Le colosse, la montagne, elle ne peut pas s'imaginer un instant qu'il pleure. La pluie, capricieuse, ne cesse de jouer avec eux, précieuse alliée du génie qui demeure insubmersible face à Tennessee. La bouclée, elle glisse quand elle se meut pour se relever, se retrouvant sur le côté, maculant sa blessure de boue noirâtre en l'appuyant contre la terre afin de se mettre debout.

Elle va rejoindre Devos, elle ne possède plus d’appui, aucun, il l'en a privé en l'enlevant de force. Alors, elle se tient là, sans bouger, comme à la dérive, la mécanicienne, pendant qu'il la regarde se débattre sans intervenir. Aveuglé par une douleur qu'elle ignore


« Pourquoi, pourquoi tu te cachais ? » Le questionne t'elle quand il s'interroge sur ce qu'il leur advient « Pourquoi t'es parti sans rien dire à la rivière ? pourquoi tu partages plus rien avec moi ? Pourquoi on ne travaille plus jamais ensemble ? » Le mitraille-t-elle injustement oubliant ses propres fuites. L'épuisement de la bouclée libère toutes les frustrations emmagasinées dans ses déceptions. Le manque de Devos s'exhale comme une marmite dont on soulève le couvercle, il se répand tout autour d'eux, la possède, la pousse à clopiner vers lui, à lui tendre une main encore rétive, terriblement fébrile

« Je ...  »

Les reproches s'éteignent au bout de ses lèvres, ils ne sont que la conséquence de ses blessures à l'âme. Comment le retenir avant qu'il ne s'évapore lui dérobant la plus humaine partie d'elle-même ? Celle qui s'élève au-dessus de son indifférence, de sa rudesse, de son manque de tact ... Celle qui la pousse à se battre pour les autres face à l'injustice. Devos y contribue tellement que s'il disparait elle redoute de finir sa vie dans le froid constant en dehors de sa chaleur à lui.

« Tu vois, il n'y a que toi ... »

Commence-t-elle quand il évoque l'aide à lui apporter, et les mots, les significations se défilent de son vocabulaire trop théorique pour disséquer les dysfonctionnements de son corps « Personne d'autre ... Que toi. Quand je dis que ça brûle, ce n'est pas une douleur, ce n'est pas les flammes d'un vrai feu, c'est ... »

Ses doigts se posent sur la poitrine de Devos, ils scrutent l'inspiration, la sensation à la source même de leur naissance, elle finit par plaquer sa paume avec la furieuse envie de se réfugier contre lui « Comme un volcan à l'intérieur de moi chaque fois que tu m'approches »

Aveux qui la pousse davantage à s'échouer sur lui, mais sa folle résistance la force à esquisser un mouvement de recul qui blesse cruellement sa plaie, enflamme son infection, oblige son articulation à céder, l'entraînant dans une chute maladroite et malvenue. A genoux...

Il va la trouver ridicule. Ses mots, son attitude, ses réactions défient tout compréhension. Tennessee elle ne sait plus qui elle est, ni ce qu'elle va devenir maintenant
« Est-ce que tu comprends ça ? Est-ce que tu peux m'aider ? » Il doit partir maintenant, la livrer à ses agissements ridicules, cependant elle agrippe sa jambe pour le retenir, tout doucement sa tête vient se poser sur celle-ci pour profiter une dernière fois de ce feu réconfortant, inquiétant, vivifiant. Elle ferme les yeux devant la révélation qui se fraye un chemin jusqu'à son cerveau. Muette.

Elle sait.
 
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le Sam 23 Mar - 18:59

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10 NOV 2118

La flamme brûle, elle est là. Au fond de lui, la rage le consume et fait écho aux propos de Tennessee. Est-ce que cette proximité l’énerve ? Réveilles en elle un besoin de s’éloigner, de ne plus l’accepter à ses côtés ? Perdu, distrait, il se laisse faire, il échoue. Incapable de la garder dans ses bras, ils sont désormais l’un en face de l’autre. Noyé aussi bien par la pluie que par des émotions nouvelles et incompréhensibles. Devos ne comprend pas, ni ce moment, ni ses propres paroles. Il fatigue aussi, de s’acharner sur quelque chose d’impossible. Ce n’est pas son genre, pourtant. Quand une cause est perdue, il passe à autre chose. Son temps est trop précieux pour s’attarder, néanmoins, il ne compte plus les minutes lorsqu’il est à ses côtés. Il pourrait rester des heures, collé à cet arbre, à l’observer pendant que ses perles salées se mêlent à l’acide des gouttes sur sa joue. Des heures ou une éternité, qu’est-ce que ça peut bien faire ?

La logique se dissipe, désormais aussi fluide que les éléments qui les entourent. Il n’y a plus de place pour le rationnel. Le monde glisse, il s’avance laissant derrière lui deux êtres oubliés. Dans son estomac, la rage continue de toquer à la porte du cœur de Devos. Que peut-il faire, impuissant comme il est.

« Des mensonges… » Murmure-t-il, baissant cette fois son regard sur ce genou. Encore et toujours ce refus. Un besoin d’ignorer l’évidence, d’ignorer une blessure pourtant ouverte et sanglante. Pourquoi ? Pourquoi ne veut-elle pas de son aide ? Pourquoi ne pas admettre une chose aussi simple ? Elle n’est pas insensible, Tennessee, il le sait. Elle ressent les choses, elle peut les analyser. Au fond, elle sait pertinemment qu’elle a besoin de soins. Si ce n’est pas son aide, ça sera celui d’un spécialiste. Saut que sa logique est ébranlée par la présence de Devos. Elle lui en veut à ce point qu’elle ne veut pas qu’il fasse partie de ses problèmes ou de ses solutions. Une volonté de le voir disparaître qui le secoue, littéralement. Que va-t-il dire à Murphy ? Qu’il a essayé, mais que cette fois, il s’est brisé le cœur contre les flancs de cette foutue montagne. Cette fois, il est tellement blessé qu’il pourrait bien ne plus jamais oser évoquer son nom.

Debout, Tennessee est d’autant plus fragile. Un courant d’air un peu trop fort risquerait bien de la briser davantage. Il refuse de s’approcher, d’être son appui – il a clairement compris qu’elle ne l’accepterait pas. Qu’elle préférerait la boue à sa présence. Elle ne préférerait rien, plutôt que tout. Face à ses accusations, il ne peut rien dire. Sa gorge est serrée, aussi sec que le désert. Il ne peut rien dire, renifle vainement et tente de faire le tri dans son esprit. Pas facile. Vraiment pas facile. Il a des réponses à ses questions, mais non. Il n’y arrive pas. Rien ne sort de ses lèvres, c’est vain. Il veut simplement l’aider, maintenant. Ce n’est pas lui qui fuis, c’est elle.

Et alors qu’il cherche encore quoi faire, quoi dire, elle est là. La main sur sa poitrine, trouvant ainsi le soutien pour tenir en équilibre. Par automatisme, il essaye d’être ce pilier que même les pires impacts du monde ne peuvent briser. Qu’est-ce qu’elle peut bien vouloir dire par ce volcan, il ignore. En revanche, jamais, il ne la laissera pas tomber. Il réagit, se penche légèrement, mais elle est déjà là, agrippée à ses jambes. Il ne peut pas partir.

« Tu veux que je m’en aille ? Parce que je ne te comprends pas ?! » Il ravale le peu de salive qu’il possède, ses yeux plus rouges que jamais. Les larmes n’ont pas cessé, il est à bout. Au bord d’un précipice nouveau. Tant d’années à ignorer l’évidence ne peuvent se conclure que par de telles chutes. « Demande-moi de ne plus respirer, alors. » Crache-t-il sans la moindre hésitation. Il réalise, sans doute, qu’il avait mal interprété les signes. Il aurait dû s’imposer, la chercher, continuer à demander sa présence. L’éloignement de Tennessee n’était peut-être pas dû au fait de sa trahison. Comment peut-elle lui en vouloir pour quelque chose qu’elle comprenait ? D’ailleurs, il sait bien. Il sait bien que ce trou, entre-deux, c’est autre chose. C’est si profond, si instable. Ce n’est pas une montagne que Devos doit grimper, c’est un pont qu’il doit créer. Un pont au-dessus du vide improbable, creusé par deux êtres dont la simplicité des sentiments échappe.

Car ils se comprennent. Ils se complètent aussi. Depuis toujours, il sait qu’il y a une seule âme avec qui l’entente ne serait jamais un problème.

Ce qu’ils savent de ce monde, ce qu’ils en déduisent, cela a toujours été la même chose. Ils n’ont jamais cessé d’être similaires… De se retrouver là où tout ce qu’il faut, c’est saisir la science de tout. Des mots précises, des formules complexes, des expériences sans limites. Sauf qu’aujourd’hui, ils doivent réussir à se trouver là où la foi prime. Là, les sentiments ont une valeur différente, puissante. Plus besoin d’additionner, il faut simplement suivre son instinct. Suivre son cœur.

Plus convaincu que jamais, il prend désormais le visage de la jeune femme entre ses mains, éloignant les traces de boues et de pluie. Il s’en approche, impose son regard de fer. « Je ne me cache plus maintenant. D’accord ? Je ne me cache plus. » Alors non, il ne va pas l’abandonner, pas encore. Il ne va pas la laisser seule face à ce qu’elle ne peut maîtriser. Surtout, il ne perd pas de vue sa blessure et les soins dont elle a besoin. Malgré l’irrationalité de ses émotions, l’informaticien ne peut éliminer de ses actions la chose la plus logique à faire dans cet instant de détresse.

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Tennessee Brontë-Sand
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le Lun 8 Avr - 20:58
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Devos & Tennesse @StubbornPeoples #Tennevos


Avachie dans la boue, Tennessee a perdu le sens de son propre discourt. Comme une enfant dans un pays inconnu complétement désorientée, traversant un brouillard qui lui brouille la vue. La bouclée s'en va à la dérive sur un petit radeau perdu dans l’océan, sans vivres, sans repères ... Condamnée par un soleil qui la déshydratera inévitablement. Ce sont les images qui s'entrechoquent dans son esprit tandis que la pluie, persistante, la trempe jusqu'aux os.

Elle et LUI.

La bouclée elle en a jeté sa fierté aux ordures - pour le moment , parce qu'en cet instant elle ne peut plus compter dessus pour la sortir de ce traquenard. Oui elle l'analyse parfaitement, et c'est bien une des seules certitudes dont elle est certaine en cet instant : son orgueil l'a menée jusque-là ...

L'éternité s'impose alors qu'elle s'accroche, s'appuie sur la jambe de Devos. Elle voudrait dire ... Mais absolument rien ne sort de sa gorge. Parce que ce n'est pas sa logique implacable qui lui montrera l'évidence de ce chemin de traverse. Ici, elle sait .... Son instinct demeure la seule balise qui la sauvera de ce naufrage.

Non.

Elle secoue désespérément sa chevelure collée contre son front. Il n'a rien compris. Elle n'a pas sur lui transmettre l'émotion qui la terrasse

« NON »

Ne t'en va pas.

Alors elle sert avec toute l'énergie qui lui reste son bras qui le retient lui  « Ce n'est pas toi ... » Un tout petit peu « C'est moi qui ne me comprends plus » Lui avoue-t-elle avec une intonation particulièrement rauque.

La Surdouée trébuchait dans un territoire inconnu, inexploré ... Elle devait donc le défricher mais ignorait encore comment se servir d'une faucille pour dégager les faux-semblants. Puis ensuite récupérer tous les morceaux afin que la feinte ignorance se dévêtisse pour laisser place à l'évidence. Cela eut été si simple si elle se fut transformée en machine défectueuse ... Alors il eut suffi de quelques instants au génie pour découvrir le bug.

En réalité elle se connaissait Tennessee, elle ignorait simplement ce qu'elle jugeait superflu, et qui par un tour de passe-passe piqua la place de l'essentiel. Alors qu'elle niait l'évidence tout en rejetant la faute sur Devos. Venir à lui eut été admettre le besoin de sa personne, et dans la tête de Tennessee cela s'apparentait alors à une faiblesse. Surtout ne jamais dépendre de personne. Mais tout criait ici qu'elle se fourvoyait, si elle s'obstinait elle finirait par tout perdre ...

Lui et Elle.

Le véritable courage l'obligeait à escalader cette montagne où se dressait l'humilité « Je me suis trompée » Continua-t-elle en levant son visage vers lui. Elle se crispa légèrement sous la douleur qui parcourait sa cuisse alors qu'elle se concentrait pour développer cette affirmation. Mais comment expliquer ce grain de sable devenu Boule de neige ? Ou se trouvait le début ? Ou mènerait la fin ? Plus que tout elle désirait se confesser, mais son manque de douceur la bloquait, et si cette rudesse qu'elle manifestait trop souvent le blessait une fois de trop ?

« Mais si tu fais ça tu me retires mon oxygène ! »

Cette exclamation contient la quintessence de sa vérité. Toute simple. Ultime. Sans lui le monde ne possédera plus la même couleur. Il perdra son attrait. Oui Tennessee se définit comme un être libre, qui parcourt la forêt imprudemment, elle ne parvient pas à rester sur place longtemps. Mais si lui se volatilisait de cette planète, elle s'en moquerait de l'univers, et peut-être bien qu'elle se figerait dans le temps jusqu'à disparaître elle aussi. Voilà ce que dit le chaos qui' l'habite et que la bouclée touche du bout de son index sans pour autant arriver à le traduire en paroles.

De plus il existe ses incohérences à lui ...

ses silences, ses abandons, ses fuites et désormais ses reproches.

Comment intercaler tout cela dans sa propre confusion sans en détourner la signification. Pour élaguer la mauvaise herbe, il devient nécessaire de faire éclater les miroirs déformants.

« Oui j'ai menti »

Tennessee le lui concède même si ça arrache une partie de son âme, sur l'autre face ça dévoile une bribe de son cœur. Mais toi aussi tu as menti . Elle l'attaquerait bien pour ce qu'elle croit lui avoir fait perdre du terrain, cependant ça consisterait à se saboter, à tourner le dos à cet instinct auquel elle a désormais léguer les manœuvres « Il faut juste ... » Qu'il lui répète là où il a douté d'elle « Aujourd'hui je ne voulais pas qu'on me voit comme ça »

Surtout toi.

Oui maintenant il est inutile de dissimuler son état, Sa jambe infectée, complétement à découvert, seul un aveugle ne s'en apercevrait pas.

Devos il se penche vers elle.

Tennessee elle se relève vers lui.

Un peu des deux. Qui sait ? La souffrance de sa blessure s'éteint sous le regard de l'homme. Sous les caresses de ses mains puissantes qui la nettoie avec la plus grande des douceurs, de la boue qui recouvre son visage. La voix du génie résonne à l'infini dans sa poitrine quand il lui confesse qu'il ne se cache plus.  

« D'accord. Plus jamais ? »

Elle la veut cette promesse, la bouclée, si puissamment qu'elle pose ses doigts sur les lèvres du génie. Elle veut la cueillir à sa naissance, sentir le souffle de Devos effleurer sa peau. Avec la certitude que ça la rendra plus réelle. Authentique. Derrière cette attente s'accumule un fleuve de mots que les émotions lui empêchent de formuler. Tennessee elle s'exprime rapidement, elle n'utilise des formules que pour des calculs savants. Mais comment étancher autant de sentiments dans ce qui ressemblerait à une démonstration ? Elle vacille dangereusement, mais ses yeux qui ne quittent plus ceux de Devos la gardent encore en équilibre.  

Ses yeux ils parlent pour Tennessee.


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le Sam 20 Avr - 19:56

— J'attends, j'attends, j'attends
De mon espoir qu'il se décide
Maintenant, à prendre les choses en main ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

10 NOV 2118

L’incertitude grandis, elle se faufile sous sa peau, elle encourage Devos à douter de tout. De lui-même, d’elle, de ce monde, de la logique. La norme disparaît pour laisser place à quelque chose de nouveau. À un informaticien trempé jusqu’à la moelle, le cœur ouvert, les sentiments dégoulinant. Il n’est certain de rien, mais une chose en particulier se détache. Comme une étincelle, plus brûlante que les autres, moins artificiels. Même sans repère, il y a quelque chose qui le maintient à flots. Un visage qui lui fait face. Un esprit qui fait écho.

Tennessee.

Même en plein orage, il peut la retrouver. Se battre contre les vagues, contre les murs qui s’imposent, pour la retrouver. Aucune tempête ne peut l’empêcher de ressentir ce besoin de l’amener là où elle pourra survivre. Trouver du repos, être soigné. Il a aperçu sa blessure, il ne peut nier ce fait. Quitte à la transporter à main nue, à aller à l’encontre de ses propres souhaits, il le fera. Ce qui importe, c’est elle. La terre est trop imprévisible pour qu’il laisse la mécanicienne se noyer. Il ne veut pas que la planète l’emporte, même pour une simple égratignure. Un oui ou un non peut tout transformer. Une morsure peut être terrible, une fleur peut détruire. Perdre Tennessee, c’est trop lui demander. C’est découvrir sa limite d’homme, d’être humain. Pas tant un robot que ça, finalement, face à elle.

Son « non » est puissant. Son étreinte se resserre sur sa jambe et Devos se sent impuissant. La communication si simple par le passé, est devenue d’un seul coup si compliquée. Qu’est-ce qui est donc si difficile de dire ?

Finalement, elle avoue que c’est elle. Elle devient alors sa propre étrangère. Une équation inconnue sans résultat. Pas de solution pour l’âme qui se transforme, pour l’âme qui évolue. Il est dans la même position. Comme devant un miroir dont le reflet est étrange. Dans une autre situation, peut-être qu’ils ne se seraient pas retrouvés ainsi. Peut-être aurait-il compris ce qui n’allait pas, s’il avait d’abord résolu ses propres problèmes. Ses propres dégâts. La simple réponse, pour l’instant, c’est que sans elle, il n’est vraiment plus le même. Pas d’épanouissement, pas de sourire.

S’il est son oxygène et elle le sien, où mène donc ce moment ?

Sans mot, il observe l’expression de son visage, il cherche à savoir à quel point elle dit vrai. À quel point ça sonne vrai. Le muscle dans sa poitrine s’arrête. Il marque un temps fort, il veut imposer à Devos ce moment pour qu’il puisse s’en souvenir, l’étudier plus tard, le revivre en boule à vie peut-être.

Maintenant, il sait. Elle a menti, mais peut-être bien que lui aussi, à cacher derrière ses arguments, des vérités qu’il n’est toujours pas prêt à révéler. Comme elle, les blessures, les faiblesses, il veut les épargner à la vision des autres. Il a vécu ça, triste réalité. Cheville brisée, vie épargnée. Tout le monde s’est sans doute bien foutu de sa gueule, mais au final, il savait qu’il n’avait pas le choix. Un mal pour un bien.

« Je sais que c’est difficile, de demander de l’aide. On a tendance à oublier que nous aussi, on est humain. » Pas des machines invisibles. Pas des carcasses métalliques insensibles aux infections. Quand ils se blessent, ils saignent. Ils ont besoin d’être sauvé, ou peut-être de se sauver l’un et l’autre. La pluie poursuit sa route, le temps aussi. Plus ils restent là, l’un avec l’autre, plus elle met en péril son genoux. Pourtant, Devos est subjugué par son regard. Il ne parvient pas à s’en détacher. Il est planté là, hypnotisé, oubliant presque tout ce qui l’entoure. Tout ce qu’il cherche à accomplir. Tout ce qu’il cherche à exprimer.

« Plus jamais. » Tout comme il lui avait promis de ne plus rien lui cacher, il s’offre à elle. Pas de mensonge, pas de disparition. Devos a besoin de Tennessee, Tennessee a besoin de lui. Ils sont les deux-pièces d’un même puzzle qui a visiblement du mal à s’ajuster pour l'instant, mais qui finira par se compléter pour ne plus jamais se séparer. Devos il respire l'espoir désormais. Rien n’est décidé pour eux, il n’est pas trop tard. Oui, il n’est pas trop tard pour eux.

« Laisse-moi te ramener, maintenant. Il faut soigner ta blessure. » Et soigner mon cœur, il est temps.

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le Dim 28 Avr - 18:32
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Devos & Tennesse @StubbornPeoples #Tennevos


Les volutes fiévreuses grignotant ce qui demeurait de la conscience éveillée de Tennessee. Qui luttait durement pour ne pas l'emporter dans le puits particulièrement obscur lui tendant les bras. De fausses promesses de repos s'en exhalaient. Alors que la bouclée se retenait à Devos comme s'il représentait son unique bouée en plein naufrage. Les rares paroles prononcées sortant des lèvres de ce dernier se brisaient en morceaux au contact de l'air, ne lui octroyant que quelques miettes.

Alors qu'est-ce que la vie attendait d'elle dans une telle situation ? Ce qu'elle ne parvenait plus à exprimer, elle le déversait dans l'énergie qu'elle mettait à le retenir, alors qu'il ne manifestait aucune intention de partir ... Sans elle.

Mais peut-on espérer d'une surdouée qu'elle comprenne les petites choses simples de l'existence ? Sans aucun filtre à sa portée, Tennessee se retrouvait, toujours, depuis son enfance à des mille et des mille de tous les êtres humains qui l'entouraient. Les efforts qu'on exigeait d'elle, afin que ses relations soient moins houleuses avec ses collègues, ou toute autre personne qui venait à la fréquenter. L'obligeaient à réprimer sa vraie nature. Sauf avec Tristam et Faust qui furent les premiers à l'accepter dans son intégralité, par moments, très hermétique. Et puis il y eut Devos ...

Devos ...

Une découverte, une révélation, une renaissance ... La liberté !

Avec lui pas de faux-semblants, de non-dits, aucun besoin d'édulcorer ses phrases au risque de le blesser. Le génie représentait l'air frais de son ancienne vie, ce qui lui donnait le sourire quand elle se levait le matin, sans pourtant s'en rendre compte. Devos ça s'apparentait à la découverte de ce nouveau monde quand ils se crashèrent sur la terre. Elle le comprenait maintenant. Très clairement.

Tennessee elle désirerait tellement - férocement, passionnément ? - le lui exprimer juste là. Malheureusement elle s'étouffa quand elle tenta de parler. Ses poumons explosaient, brulaient, se révoltaient contre elle. Et une fois sortie de cette horrible quinte, elle haletait, incapable de retrouver une respiration normale. Tandis que cet affreux bruit que provoquait la pluie sur le feuillage lui sciait la tête, elle n'éprouvait plus qu'une envie ... Hurler ... Ou tout simplement fermer les yeux ... S'endormir.

Parce qu'elle savait qu'elle se réveillerait très vite, elle n'a jamais eu beaucoup besoin de sommeil la mécanicienne, deux ou trois heures et la voilà debout. Surtout il lui disait que c'était normal de demander de l'aide ... Humain. Alors il pouvait lui accorder des minutes ou une heure

« Il fait si chaud, tu ne trouves pas qu'on étouffe ici ? ... Ce ... » n'est plus toi, et pourtant si c'est encore toi ... Toutes ces chaleurs se mélangent alors que l'infection la gagnait, marmonnant dorénavant toutes ses pensées ... dispersées, incohérentes ....

« Plus jamais... » Répéta-t 'elle apaisée dans ce cauchemar éveillé. Ou alors un rêve puisqu'il lui affirmait qu'il ne partirait plus jamais

« Plus jamais, alors on doit rester là » Et tout ira bien, tout se passera au mieux car quand elle reviendra à elle, Tennessee lui avouera toutes ces sensations incohérentes.

« C'est toi le volcan qui brûle, qui dévore ... » Qui engloutie son cœur comme un carnassier qui ayant goûté la chair humaine y reviendra ... Toujours *Comme le tigre et la gazelle* L'implacable loi de la faune qui les invite à danser avec elle « On va danser un peu hein ? » Affirma-t-elle en abandonnant sa tête contre la poitrine de L'homme.

La bouclée elle aspirait à entendre le battement du cœur du génie. Car il contrebalance, telle une berceuse, le tintamarre que la forêt expulse de ses entrailles pour la faire défaillir, sous les poussées de la température qui la transperce de frissons glacés puis brûlants. Son palpitant à lui est devenu le sien à elle. Tant qu'elle le percevra Tennessee elle ne désertera pas le champ de bataille.

Non. « Oui »

Sa Carcasse se rebellait à l'idée de partir de ce lieu ou ... Enfin, elle se sentait - presque - entière. Pourtant son âme se laissait envouter par la tonalité de ... Lui. Tennessee elle se débattait parce que s'il s'en allait ... "IlS" quitteraient cet intervalle - ce siècle - en abandonnant les fantômes de leurs confessions cryptées par leur étrange logique. Condamnés à errer dans un éternel labyrinthe

« Je... »

Elle sombra dans le noir  

 

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On sera un rêve idéal


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Spoiler:
Tu peux conclure Stop Dragging My Heart Around (  ☼ Devos ) 2300209421 comme ça on pourra reprendre un sujet plus actuel ou ils .... Stop Dragging My Heart Around (  ☼ Devos ) 2300209421  




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le Sam 4 Mai - 15:21

— J'attends, j'attends, j'attends
De mon espoir qu'il se décide
Maintenant, à prendre les choses en main ([Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien])

10 NOV 2118

La pluie ne cesse pas. Elle persiste comme Tennessee qui s’accroche à lui. Comme lui qui s’accroche à elle. Il ne veut pas, Devos, abandonner. Ce n’est pas dans sa nature de lâcher prise quand tout lui indique de le faire. Pas avec elle. Jamais avec elle. Comme si un fil suspend la mécanicienne entre la vie et la mort. Comme si ce fil, c’est lui. Tendu au possible, incassable. Force est de constater que Devos est humain, qu’elle aussi. Pendant si longtemps, ils se sont crus autres chose. Des êtres à part, des pensées si différents. C’est vrai, ils sont uniques. Dissociable facilement du monde des vivants, car incapable de comprendre les sentiments. Un travail sur lequel Devos s’acharne désormais, car c’est l’émotion qui le guide. L’émotion qui lui donne la force de briser la montagne entre eux, de ne pas faiblir quand elle a tant besoin d’aide. Cette nouvelle vie qui s’étire, elle offre à des gens comme eux la possibilité d’exploiter l’inconnu. Autant avec l’univers, qu’avec eux-mêmes.

Quand elle tousse, quand elle s’étouffe, quand ses poumons brûlent, quand son cœur faiblit… Devos ressent tout. Il perçoit sa douleur, l’imagine presque. Réaction physique inévitable. Sa blessure a déteint sur le reste de son enveloppe corporel. Bientôt elle sera entièrement consumée par la maladie, par le poison d’une plaie encore ouverte. Elle peut mourir, Tennessee.
Elle peut mourir, et dans sa disparition, l’emporter lui.

Sa respiration est de moins en moins normal. Elle n’est pas encore passé de l’autre côté, mais elle n’est pas loin. Elle effleure avec son âme le néant et Devos ne la laisse pas aller plus loin. Personne ne peut lui enlever sa raison d’être, pas même le monde et la vie elle-même.

« Ten… » Coupé par ses réactions, par la chaleur qui l’envahis, par le danger de la situation. Il se penche, la prend dans ses bras, la soulève alors que sa tête et contre lui. Une force qu’il possède et qu’il use avec facilité. Elle est si légère, Tennessee. Si simple à soulever. Et puis elle sombre. Elle se laisse emporter, la fatigue, la mort qui tend les bras peut-être. Lui il ravale tout, laisse les larmes jaillir comme jamais.

Pitié, faite qu’il ne soit pas trop tard.
Pitié, rendez-là moi.


Et ils courent, entre les arbres et les feuilles trempés. Il court pour fuir l’obscurité, trouver la lumière et le village qui se dessine plus loin. Il force sur sa cheville et sur son cœur, bouscule les rares qui croisent sa route.
Il fonce, Devos. Il fonce pour la sauver. Pour se sauver lui-même. Il hurle pour libérer le passage, pour qu’un médecin se penche sur elle. Si fiévreuse, si loin. Depuis combien de temps traine-t-elle cette blessure ? Jusqu’où est-elle prête à aller pour camoufler ses faiblesses ? Pauvre Tennessee. Pauvre lui. Plus la peine de se cacher derrière l’incompréhension habituel dont il fait preuve face à ce monde complexe. Maintenant il sait.

Sans elle, il n’est rien.
Avec il est tout.



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