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˜˜˜˜˜˜How nice to find a flaw -Libre-
maybe life should be about more than just surviving


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19/05/2018 Phoebus - Léonard Caleb A. Hakara 63 Sebastian Stan Ava © STARFIRE - Signa © EXORDIUM. Stratégie & Maniement des armes 110


Sujet: How nice to find a flaw -Libre-
Mer 7 Nov - 16:38

♫ Secession Studios - Redemption ♫

How nice to find a flaw


T’en as marre de ce temps, marre d’avoir l’impression omniprésente d’humidité qui colle à tes habits comme une sangsue colle à la peau, marre d’entendre le bruit répétitif des gouttes qui assomment le plafond de l’endroit où tu dors… Ça et là l’eau a décider de s’immiscer chez toi, alors tu as mis des soucoupes que tu vide quand elles sont pleines et tu sais très bien que les accalmies d’une journée ou deux ne suffisent ps à ce que tout sèche… Alors à la prochaine pluie, qui sait où l’eau s’immiscera?
C’est comme si la vie tournait au ralenti, le temps te semble parfois interminable et tu as l’impression de peu à peu perdre ta langue. Dans la journée, certains sont à leurs tâches, d’autres flânent ou s’occupent autour de toi, tu les entends se raconter des histoires, tenter de s’améliorer sur cette vieille guitare et se rater… Mais tu ne t’es jamais senti aussi seul dans cette foule que tu connais comme ta propre famille, parce que toi, tu es là, assit dans ce qui te sert de lit à regarder le plafond en attendant qu’il ne soit assez trempé pour ne plus retenir une seule goutte de pluie… C’était supposé aller mieux, ça allait mieux. Mais l’humidité semble rouiller les rouages de ton épaule comme il se doit, la douleur est lancinante jusqu’au bout de tes doigts et si tu avais envie de le combattre il y a encore quelques heures, tenter de soulever des objets pour garder les muscles en état a apparemment fini de t’achever. Alors tu broie du noir, ongles presque au sang et yeux bleus plongés dans une observation inutile… Tu avais remarqué cette petite araignée dans le coin? C’est peut-être elle qui t’empêche de te faire piquer par on ne sait quel moustique.

Alors tu en as marre, à chaque fois que tes idées remontent elles tirent ta gorge avec elles et tu te fais la guerre pour ne pas craquer… Tu sais que c’est pas bon, un état d’esprit comme ça n’a jamais rien donné de bon avec toi, te menant jusqu’aux prisons de l’Odyssée. T’as pas fais tout ça, tout ce chemin, tout ce temps assit dans une cellule trop petite, tout ce temps à attendre la dérive, pour au final rester cloué sur un lit parce que tu ne peux même pas soulever une marmite quand il pleut. Puis tu n’as pas envie de le croiser, de voir dans le regard de Morgan cette impression de pitié dès qu’il te voit, de culpabilité. Ce n’est pas sa faute, ce n’est la faute de personne si ce n’est la tienne. Ironique pour quelqu’un qui recherche sans cesse des coupables ailleurs, tu pourrais dire que le fauve est coupable, que tu vas lui faire la peau… Mais à quoi bon? Tu as vu ce qu’à réussit à faire ce Naori, qui n’a eut besoin ni de pierre, ni d’arme pour le repousser… Non, définitivement, c’est toi le coupable, celui qui pense pouvoir s’en sortir sur cette terre mais qui, au final, n’est rien de plus qu’un nouveau né qui n’y connait rien. Te croyais tu supérieur aux autres ou au moins égal à ces Natifs? Tu en es loin. Et tu en as marre, de cette impuissance, du temps qui passe, temps que tu perds un peu plus chaque jour comme si toutes ces années de prison n’avaient pas été une peine suffisante.

Tu mentirais si tu disais être en plein coup de tête alors que tu te lèves, attrapant de ton bras valide le sac de toile trop usé où tu ranges tes affaires. En son sein, un repas froid que tu n’as pas mangé, gorge nouée, ce midi. Un pull en plus, protégé par un reste de sac plastique ne espérant que la pluie ne trouvera pas de chemin et des babioles utiles pour se retrouver dans les bois. Tu n’as plus ton couteau, perdu dans la bagarre à l’ancienne prison. Où était l’utilité d’en récupérer un alors qu’il ne t’était pas utile? Tu avais perdu ton bras gauche et manque de chance, tu étais gaucher. Ta précision avait perdu énormément dans la bataille, tes compétences avaient fait un miraculeux bon en arrière. Alors que pouvais tu faire maintenant si ce n’est sortir en espérant que tout irait bien?
Tu n’avais peut-être pas envie que tout aille bien. Tenter la chance jusqu’au bout était un peu suicidaire, mais s’il avait fallu l’attaque d’un fauve pour te descendre de ton trône, il faudrait peut-être encore pire pour que tu réussisses à avancer, qui sait?

Déjà tes pas s’enfonçaient-ils dans les sous bois sous de très gênant bruits de succion, entre boue, feuilles mortes et branches cassées il n’y avait aucun discrétion dans ta façon de te déplacer. Tu y allais vite et tu refusais de te retourner. Qui sait si l’un des tiens te voyais de sortie alors que tu aurais du être là bas, avec eux. Tu voulais être seul, une fois de plus, alors tu courais presque, fuyant non pas un monstre mais ta famille… Tu te demandais si la nouvelle de l’attaque était remontée jusqu’aux oreilles de tes parents biologiques, s’ils s’étaient inquiétés ou si une fois de plus le regard glacial et trop sévère de ton père avait juste roulé des yeux en disant que tu aurais au moins pu faire l’effort de réussir à te faire bouffer sur ce coup là. C’était bien son genre, à cet homme que tu ne connaissais plus…
Le temps en marchant passe plus vite, sous la pluie il parait cependant interminable et tes vêtements sont trempés jusqu’à l’os lorsque tu arrives au pont qui traverse la rivière, le franchissant pour suivre cette dernière vers l’ouest d’un pas résolu. Tu n’avais pas envie de savoir l’heure, tu te moquais bien d’avoir le temps de faire demi tour, tu trouverais une solution dans ton les cas… Où allais tu de tout façon? Il n’y avait par là que la mer qui en cette saison te cracherait au visage comme un animal en colère. La mer te détendait d’habitude, elle te permettait de souffler, c’était un endroit ouvert où rien ne pouvait plus te retenir enfermé.

Et enfin tu y arrivais, l’étendu en colère se déplaçait devant toi comme un géant marin, camouflant monstre de l’ancien temps et démons de chaque marins, tu avançais en sa directement, les yeux rivés sur des vagues que tu n’aurais pas pensé voir. Océan en colère, mais contre quoi? La pluie y martelait sa fureur et tu mettrais ta main à couper qu’elle avait redoubler.
Là, tu laisse tomber ton sac. Tu restes immobile une seconde avant d’avancer vers l’eau, laissant ton compagnon de toile derrière toi. C’est comme si tu n’hésitais pas à avancer vers le chaos que formait l’eau noire. Quand les premiers embruns touchèrent ton visage ça ne t’empêcha pas d’avancer encore, tibias rongés par les vagues qui l’espace d’une seconde semblèrent se calmer. Tu avance, un pied devant l’autre. Et c’est une fois l’eau à la taille que tu te permet d’exploser, crier à poumon ouverts toute cette frustration, couverte par le bruit de l’eau, le grondement des vagues. Tu as envie d’arracher ce poids douloureux d’un bras blessé, qui s’il ne saigne plus, te pourrit la vie. Tu es à bout.
Mais avais tu prévu le retour de bâton? Certainement pas, et alors que tu restais là, faux semblant d’immobilité au milieu de l’eau, le calme apparent de la plage sembla cesser, le courant happant tes jambes au retour de vague alors que l’und e ces rouleaux fait d’écume, d’eau et de sable te roulait tête la première sous l’eau avec toute la force de mer nature. Tu eus l’impression que les quelques secondes passées sous l’eau furent une éternité. Tu refis surface là où tu n’avais plus pieds et c’est la panique qui parla à cet instant même, tes yeux couler océans cherchaient la plage et furent happés par une autre vague.
Tu l’avais cherché et c’était la fin. C’est ce que tu te disais. Incapable de reprendre pied, incapable de nager correctement… Pourtant tout se passa si vite lorsque ton visage râla enfin le sol, t’offrant un dîner de sable, qui tu pensa une seconde qu’il s’agissait du fond de l’eau.

Quel miracle avait-il bien voulu te renvoyer sur la plage, une chaussure disparue en route, le corps aussi sablé que possible, le bruit grondant de l’eau autour de toi… Par reflex tu te hissa le long du sable pour ne pas retombé en arrière avant de reposer ta tête dans le sable, laissant échapper un «Fait chier.. » à moitié noyé dans le sable. Ton corps était passé de meurtris par l’immobilité à meurtris d’avoir été ainsi secoué et encore devais tu te trouver heureux de ne pas avoir taper dans une roche… C’est en redressant la tête que tu remarqua, un peu plus loin, penché auprès de ton sac de toile un corps, d’ici tout était floue il te fallu cligner des yeux plusieurs fois avant de réaliser que ce n’était pas une hallucination.
«Eyh… Eyh! » Tu trouva la force de te relever presque aussitôt, dégoulinant d’eau salée et dans un état ridicule… Fantôme sorti des eaux. «C’est pas à vous, dégagez de là! » Tu t’égosillais, diminuant cette distance entre toi, débarqué au meilleur de sa forme, trempé et armé d’un bras à moitié handicapé, du sable plein le visage, des cheveux longs trempés collés à la peau et cet inconnu, que tu mettrais certainement au tapis dans un combat au corps à corps , évidemment…Qui en douterait.

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Précisions:
 
 

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