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˜˜˜˜˜˜Follow me to see... – ft. Ozvan
maybe life should be about more than just surviving


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19/12/2017 mika. Teagan S. Peverell 748 Jared Leto A: Schizophrenic Animiste pour la vie & Des aptitudes en Notions de soins, Zoologie mais aussi Gardien du Savoir. Naori 102


Sujet: Follow me to see... – ft. Ozvan
Lun 22 Oct - 15:48



Follow me to see... – OzvanxGüzis
 

L’air se rafraichit et la brise qui souffle contre la fourrure sur tes épaules te semble chantonner dans le lointain alors qu’elle file au travers des arbres de cette forêt bien trop calme que tu traverses avec le pas des habitués. Tu n’es pas coutumier de venir dans cette partie de la forêt, plus habitué à vivre ta vie au nord de votre village mais tu es une âme curieuse. Tu as entendu les rumeurs, les murmures sur ce qu’il se serait passé plus au sud, au vieux phare. Tu es un Naori après tout, né pour apprendre, né pour assouvir cette curiosité qui te ronge dès lors que tu ne connais pas, dès lors que l’on te tend l’appât, tu mords à l’hameçon. Parce que tu es de ceux qui croient dans ces esprits qu’ils ne peuvent toucher, parce que tu as persuadé, depuis tout petit d’en être habité. alors imaginer que l’un d’eux puisse habiter ce phare, quel qu’il soit, ça te fascine, ça t’intrigue, et ça t’attire comme un insecte prêt à se brûler les aile pour la lumière d’un feu.

Tu as pris la roue un peu plus tôt la veille, parce que tu n’es pas pressé, parce que tu n’as pas envie de courir, parce que tu vieillis aussi, et que tu préfères prendre le temps. Tu en profites pour observer les lieux, revoir une partie de cette forêt que tu n’as pas revu depuis un peu trop longtemps, découvrir et redécouvrir des endroits que tu as déjà traversé au détour de tes déambulations. La vacuité n’est pas de mise et tu profites de cette ballade qui n’en porte que le nom pour récupérer dans tes sacoches, des plantes et autres cadeaux de la nature que tu ramèneras au village. L’automne s’installe avec sa chaleur fraiche et ses nuit presque d’hiver. Ta fourrure a repris place sur tes épaules avec le Soleil qui peu à peu décline, et ce sont toujours les mêmes murmures qui t’accompagnent au travers des arbres. Ceux-là, tu as appris depuis bien longtemps à ne plus y prêter attention, à les écouter comme une douce chanson, le chant de la forêt. Tu n’es pas seul aujourd’hui, Keryon t’accompagne, il est plus ou moins proche de toi et déambule librement à tes côtés. La plaie de son épaule n’es plus qu’un mauvais souvenir et le cerf te paraît plus beau que jamais avec ses lourds bois fièrement juchés sur sa large tête. L’automne a toujours été cette période ou le cerf est sur son trente-et-un, lâchant même par instant l’un de ces brames qui hérissent le poil de la forêt endormie.

Le jour tombe tôt, de plus en plus tôt, et avec sa chute, c’est l’éveil d’une fraîcheur dont tu te passerais volontiers même en y étant habitué. Tes iris se confondent rapidement avec la pénombre bleutée, mirettes d’azur cerclées de noir, et tu observes  parce que c’est ce que tu fais de mieux: observer pour apprendre. La Lune là haut finit par bientôt commencer à se montrer et toi pendant ce temps, tu es arrivé. Tu le vois, ni loin ni proche, ce phare qui se dresse toujours aussi droit juste un peu plus loin, grande ombre sinistre et calme depuis longtemps oubliée. Tu cherches Keryon des yeux, il est juste à côté de toi et colle sans délicatesse l’un de ses bois contre ton épaule, te pousse, un rire léger t’échappe et tu le pousses en retour, avant de continuer à marcher. Tu devrais te reposer, la journée t’a paru longue dans ce temps moite et tu sais qu’il serait raisonnable de prendre un peu de temps pour toi, mais es-tu vraiment raisonnable? N’est-ce pas la pénombre le meilleur moment pour les voir ces ombres dont tu te plais à conter l’existence à qui veut bien t’écouter? Attendre le lendemain et le lever du jour pour explorer te paraîtrait contre-productif, quand bien même ton esprit t’alerte que cela serait plus prudent. Tu connais le phare mais n’as jamais poussé l’exploration par manque de raison de venir ici.

Aujourd’hui, tu en as une.

Tu te glisse dans la pénombre, tes pas presque inaudibles, à ta bonne habitude. Ton regard est partout, curieux du moindre mouvement, de la moindre nouveauté. Tu te dis que peut-être d’autres que toi auront eu la même idées de venir découvrir ces lieux mais tu n’as croisé personne, et tu as fini par te dire que tu es seul, au final: ça te convient. Le cerf suis tes pas, il te parait hésitant, observe, sent, s’arrête et repart. Ton attention c’est vers lui qu’elle se tourne, parce que tu le connais trop, parce qu’en dix ans, tu as appris à reconnaitre son langage sans qu’il ait besoin de mots, et à cet instant, il es méfiant. Lui qui a passé tout le voyage dans le calme, il reste à tes côtés mais marche lentement, souffle fort de ses naseaux qui se dilatent bientôt trop à ton goût. Tu as cessé d’avancer, alors que vous êtes presque au pied de la bâtisse géante et la luminosité laisse à désirer. La Lune, timide, se cache par moments de plus en plus longs derrière des nuages de plus en plus gros. tu n’as pas encore prévu de t’éclairer, plus à l’aise à la lueur de la Lune, mais tu regrettes. Tu n’as pas peur mais tu es méfiant comme le cerf aux abois à tes côtés, une mimique de ses comportements que tu as acquis au fil du temps. Tu ne vois rien, tu n’entends pas grand chose non plus que les bruits de la nature presque trip calme en ces lieux, mais lui, il te semble écouter. « Que se passe-t-il Keryon? » Toi, il t’écoute à peine, sa tête levée, ses oreilles figées dans le même sens que son attention. Lorsque tu lui parles dans un murmure juste pour lui, c’est à peine un instant qu’il t’accorde, mâchonnant sans manger avant d’écoper un sursaut qui le tend et te tend aussi. Tu as tout juste le temps de t’éloigner pour lui laisser de l’air qu’il se compacte pour filer, quelques bonds seulement et il est hors de ta vue. Et toi, tes sens sont en alerte. Ta main posée sur ton petit couteau, ta seule arme s’il en est. Tu cherches un bruit, une forme, une silhouette. L’espace de quelques instants, tu oublies la raison de ta venue, là, juste au pied de ce lourd phare qui surplombe l’horizon, tu te glisses dans la pénombre avec tes yeux grand ouverts. Tu la cherche, la source des tracas de ton ami qui n’est sans doute pas très loin. Tu ne lui en veux pas, il n’est pas là pour te garder ni te protéger. Il donne l’alerte, ça te suffit.

Tu n’es peut-être pas si seul finalement? Est-ce que les rumeurs disaient vrai? Ou peut-être n’es-tu pas le seul curieux à venir arpenter cet endroit ce soir? Tu restes tapis dans l’ombre, ta meilleure arme, celle dont tu tires ton surnom, et tu t’avances doucement. Tu as l’impression d’entendre des pas, du bruit en tout cas, reste à trouver son auteur, et tu n’es pas mécontent au final, de n’avoir aucune lueur sur toi qui risquerait de te faire voir. Tu n’est pas raisonnable, mais tu es prudent, parce que tu as appris à ne pas baisser ta garde lorsque les esprits sont proches. Tu vis avec après tout, n’est-ce pas?


   (c) chaotic evil


Spoiler:
 

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27/05/2015 I My Boy D'Arbanville & Hyacinthe & Dix & Elouan & Tam-Tam 4777 Anson Mount AVENGEDINCHAINS & Brimbelle & Pivette Eclaireur & Orientation & Combat Rahjak 68
† Hell Ain't Civilized †


Sujet: Re: Follow me to see... – ft. Ozvan
Mer 5 Déc - 22:51


Guzis  & Ozvan @BeautifulAnimals #AndTheGhost



Immobile. Silencieux. Il scrute l'horizon, attentif ... Il n'attend rien. Une simple habitude qui s'est installée à travers les années. Aujourd'hui la bande de chien-loup s'est éparpillée après que le vagabond leur eut lancé les restes du repas. Très souvent ils l'accompagnent un bout de chemin dans la forêt puis disparaissent sans prévenir. Ozvan il ne sait jamais quand ils vont réapparaitre, mais il les aime bien, ils sont fidèles, à chacun de ses passages, même en hiver, oui surtout à la saison froide où la nourriture se faire rare. Et puis ils mendient la chaleur d'un bon feu. Mais, même si le fond de l'air se refroidit, le temps de la neige n'est pas encore arrivé, alors ils en profitent ses compagnons sauvages, tout comme lui, le voyageur.

Il déambule dans tout cette végétation humide en observant la canopée verte au-dessus de sa tête. Peut-être qu'il traîne un peu trop alentour du village Naori depuis qu'Eirik lui à remit en tête le prénom de Leïa. Cette vieille histoire chaotique a été enfuie au tréfonds de son âme depuis des décades. Il ne la démêlait pas à l'époque, comme une pelote de laine emberlificotée dont il aurait perdu les bouts. Désormais il soupçonne des trahisons, cependant il n'ose encore les nommer tout haut, les donner en pâture à la nature. Il connait bien l'emplacement du village du peuple pacifiste pour avoir fréquenter assidument une des leurs, aussi s'il vient à croiser une ancienne connaissance aussi vieille que lui, il lui volerait bien quelques informations au détour d'une conversation.  

Pour combler les vides de son esprit, le village Calusa n'existe plus, balayé de la carte, emportant la seule personne qui lui permettait de s'ancrer à un lieu bien précis. Désormais s'il rôde sur le rivage, il aperçoit la silhouette fugitive de sa nièce dans les eaux du reflux qui vient lécher ses pieds. Alors il s'est éloigné, et maintenant il tangue d'un point à l'autre. Tout en résistant à son envie de retourner vers Gen. @gen deng Lui infliger un tel lot de nostalgie le submergerait dans une souffrance qui ne lui appartient pas. Les sabots d'emzelt tournent en rond depuis des heures et l'appaloosa gratte le sol nerveusement, ce jeune étalon exprime son désir de courir, de faire vibrer son trop plein d'énergie.

Pourquoi pas ? De tout façon il a trop crapahuté par ici, alors il monte sur son équidé et le lance au galop en slalomant entre les grands arbres, il le laisse choisir, s'opposant au vent qui tournoie sur leur passage. Quelques petits lièvres bondissent, effrayés, se blottissant dans un taillis qui selon eux les préservera de tout danger. Ozvan, il se laisse guider par son cheval, celui que lui a offert son vieil ami séduit par une femme qui l'a amené au loin. Tous ces fantômes dansent pour l'éternité autour de lui. Est-ce pour cela que sans le décider, ils se dirigent vers le phare ? Celui-là exactement qui possède une étrange réputation. L'éclaireur n'y a jamais accordé une grande attention, mais à cet instant il se demande s'il le destin ne lui envoie pas un signe ? Dans ce cas il serait fou de l'ignorer.

L'allure d'Emzelt ralenti, il trotte à présent, alors que le crépuscule vole la vedette au jour et cédera bientôt le pas à la nuit. Les yeux clos, le Rahjak se laisse dériver dans ses rêves colorés, Avant que de relever ses paupières qui laissent la lumière douce de la lune se couler dans ses prunelles.

Un étonnant, étrange ? Mystérieux ? Bizarre brouillard épais se love contre lui. A moins qu'une fois de plus il n'hallucine. Parfois - souvent ? -, il s'imagine vivre entre deux mondes, le sien et celui des morts. Ainsi il s'installe dans cette frontière du nulle part qu'aucun autre ne parcourt car il en est le seul humain vivant. Voilà comme il explique les bizarreries dont il se voit victime depuis son enfance. Le vagabond ne s'en effraye plus, il les apprivoise, il les défie, il a presque fini par aimer ses voix.

Le voyageur il peut distinguer le ciel étoilé parmi les branches, la brume s'en va puis revient, donnant naissances à des ombres fantasmagoriques qui se reflètent sur le sol ou les feuilles encore vertes. Ozvan s'arrête, ou plutôt son destrier, tous les deux reprennent leur souffle, mais au-delà du bruit de leur respiration un doux craquement raisonnent à leurs oreilles. Celles de l'appaloosa se dressent, aux aguets, ses naseaux émettent un léger frémissement. Quand dans une lumière pâle se manifeste l'ombre d'un cerf majestueux. Les poumons du vagabond se figent, il admire cette apparition, le seigneur de ses bois lui offre-t-il une bénédiction pour l'année à venir ?

Lui et Emzelt, statues dans la nuit obscure, ne briseront cette parenthèse que quand la vision s'envolera aussi soudainement qu'elle est venue. Cette rencontre s'imprègne au fer rouge dans son esprit alors qu'il talonne légèrement Emzelt afin qu'il reprenne sa marche légère.

Désormais le phare se situe à quelques centaines de mètres, ils vont le rejoindre d'ici peu, sans doute y dormira -t-il, après tout ça lui parait un bon abri. Alors que le dernier tronc s'efface, et que le haut édifice triomphe de sa vieille splendeur, à nouveau son palpitant s'emballe. L'étalon secoue la tête pour ponctuer la véracité éventuelle de cette légende.

Là...

Encore lui

le cerf...

mais aussi un homme, ou un revenant  ? Ozvan ne s'aventure pas dans ces croyances, bien qu'il "sache" l'existence des spectres, ces êtres en colère qui réclament vengeance. En viendrait-il un autre à sa rencontre, ou par malheur une de ses anciennes victimes qui l'épie ... Ozvan il piétine dans la pénombre avec Emzelt, il serait facile de tourner le dos afin de trouver un lieu plus reposant.

Mais la curiosité, le danger le pique alors il encourage sa monture à franchir les dernières foulées qui les sépare des autres. La mort va t'elle se révéler avec sa grande faux ? Son poing se crispe sur son arc alors que peu à peu se dessine les traits de l'inconnu ... « Güzis ? » Son exclamation se termine en interrogation, celui-là aussi fait-il désormais parti des fantômes ? A t'il lui aussi été éradiqué du monde des vivants par la grande faucheuse ?





@Güzis T. Cinksi
 

Follow me to see... – ft. Ozvan

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