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˜˜˜˜˜˜« What's going on ? » IsdèsxErisxTC
maybe life should be about more than just surviving


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16/09/2018 Totoro's Child. Wyatt Sheperd 43 Dominic Cooper morphine - sial - metallica ; nothing else matters Marchand - Orientation, Diplomate. Pikuni. 237
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« And so I wake in the morning and I step outside and I take a deep breath and I get real high and I scream from the top of my lungs what's going on? »

∾ 13 Octobre 2118
La rumeur c'est quelque chose de fascinant. Il suffit d'un murmure et rien d'autre pour que les gens se mettent à faire du bouche à oreilles et que finalement, une rumeur existe. TC était un peu de ceux qui murmuraient à l'oreille des autres, sans spécialement les créer il n'était certainement pas le dernier à propager les rumeurs, bien au contraire. Le garçon adorait ça, des histoires à faire veiller tard, à retourner le cerveau des plus influençable. Avec les bons mots, on pouvait faire vriller la personne en face de nous en un claquement de doigts.

Un simple clac et voilà un autre monde dans leur crâne, voilà une autre vie et d'autres peurs qui se tissent et s’immiscent lentement. TC adore ça, manipuler l'esprit humain et le rendre docile juste comme il le veut, juste comme il en a besoin. Pourtant, il ne fait pas ça tout le temps, du moins pas aussi loin. Et les légendes dont il se sert sont issues des plus anciens, des traditions déformées et abusées mais traditions qui viennent d'eux, leurs peuples et leurs histoires. Du coup, lorsque le murmure qui parvient à son oreille n'est autre qu'une nouvelle rumeur mais cette fois-ci qui n'avait rien de leurs mœurs, le brun tique un peu, il hésite et s'y intéressent. Les jours et les semaines passent, le mot se passe et les gens viennent naturellement vers lui pour savoir s'il en sait plus. Le conteur d'histoire, celui qui manipule les mots pour en faire de belles histoires.

Mais non, celle-ci il n'y croit pas. Le lâche est sûr d'une chose et d'une seule c'est que s'il y a bien des gens qui racontent réellement n'importe quoi ce ne sont autres que les débarqués du Ciel. Ils sont fous, se font avoir par les pièges que ceux de son espèce connaissent par cœur. Si le phare était bel et bien hanté ils le sauraient. Lui, le saurait. Alors il n'aime pas ça, non, se voir en difficulté dans son propre terrain de jeux, voir des histoires qu'ils ne content pas se propager de bouche à oreille. Du coup, lorsque sa tribu et l'une des tribus sœurs proposent d'aller vérifier ça par eux-mêmes, il est le premier à se porter volontaire – si ce n'est le seul. Le marchand doit voir ça de ses propres yeux et si le courage n'est pas sa qualité première, l'Athna qui se trouve à ses côtés pourra sans doute faire un joli bouclier. Dans un sourire en coin, totalement sûr de lui et bien déterminé, le Pikuni embarque ses affaires et attend sagement que l'Athna se joigne à lui. Plus vite ils seront allés voir les choses d'eux-mêmes, plus vite cette rumeur s’étouffera et son ego sera moins blessé.

Alors quand Isdès se joint à ses côtés, ils entament leur marche plus ou moins silencieuse, simple banalités pour faire passer le temps. « Isdès, t'y crois pas rassure-moi ? » Qui passe notamment au milieu des phrases alors que TC le fixe de ses yeux noirs pour scinder ce que l'autre pense vraiment. Le chemin se passe sans encombre alors que le marchand est plus qu'habituer à sillonner les paysages qu'ils traversent et qu'il parle, plus pour lui que pour l'autre qui l'accompagne. « De toutes façons, pour le nombre de fois où j'y suis allé avec Bren à ce foutu phare, on l'aurait su qu'il était hanté. Le vieux m'aurait fait une attaque dans les bras à n'en pas douter. » Il rit à sa propre connerie, cherchant un peu maladroitement à se rassurer à cette idée, qui, au fur et à mesure qu'ils s'approchent du lieu de toutes les questions, vient germer lentement dans son crâne aussi un peu trop habitué aux histoires. S'il avait réussi à rejeter toutes les pensées jusque là, clairement, plus leur voyage avançait et plus il avait quand-même une petite voix qui se demandait et si c'était vrai ? Cherchant à l'ignorer malgré les kilomètres qui se réduisaient salement entre eux et le fameux phare. Et c'est d'ailleurs en reconnaissant l'environnement que TC se permet d'enfin lever le bras en direction du phare que les arbres couvrent encore malgré l'automne qui arrive et de dire calmement. « Tout droit, par là. On y est d'ici une heure. » Sûr de lui et à raison, l'homme avait fait le chemin de manière totalement mécanique.

Et une heure plus tard, les voilà arriver à destination. Le chemin n'était pas excessivement long entre le village et ici mais la tête de TC tourne tellement depuis ces jours qu'il n'a pas forcément bien dormi. Posant ses affaires à ses pieds, TC regarde le phare droit dans les yeux, cherchant désespéramment à se donner raison puis se tourne vers son compagnon de route pour lui dire. « Bon, bin voilà, on y est. On fait quoi maintenant ? » Un sourire malicieux qui se dessine sur son visage alors que plus va, plus l'homme cherche à cacher les craintes qui se dissimulent dans chaque coin un peu sombre de son crâne. Mais alors qu'il s'apprête à reprendre toutes ses affaires et vouloir faire le tour du bâtiment, un bruit dans la forêt le fait s'arrêter net. Instinctivement, il se planque derrière l'armoire à glace à ses côtés, comme prévu, très bon bouclier. Sa tête se décalant juste assez pour apercevoir les bois qui les entourent et cherchant la source du bruit, il voit face à lui une jeune femme qu'il n'a jamais croisé auparavant et qui à l'air tout, sauf rassurée. C'est bien parti cette histoire. C'est pas un fantôme qui va leur foutre la trouille de leur vie mais une gamine qui connaît pas sa gauche de sa droite. TC roule des yeux, désespéré et s'avance vers elle. Au vu de sa tenu et son air qu'il a déjà vu sur tous les perdus de la même catégorie il a peu de doutes sur sa provenance : le ciel. Elle s'était peut-être cogné la tête un peu plus fort que les autres à la chute celle-ci, va savoir. Du coup il prend le risque, s'avance et passe devant son beau bouclier pour lancer cette fois-ci dans un anglais quasiment parfait. « T'es perdue ? » Et à ses mots s'accompagne un regard pour Isdès à ses côtés. Clairement, si la gamine comptait sur eux pour se rassurer, elle était un peu mal barrée. Donc dans sa langue natale il ajoute pour son compagnon. « Tu vois, tu parles d'un fantôme... » dans un rire fin avant de se retourner vers la rousse qui se tient en face de lui et d'attendre une quelconque explication farfelue, comme tous ceux venus du Ciel savent si bien le faire.


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06/05/2016 Dandan/Sonia Aucun. 293 Jason Momoa lux #demonkeur Garde pour sa tribu, il s'occupe aussi parfois des oiseaux messagers. Athna, à la vie, à la mort. 80



If there's something strange in your neighborhood
Who you gonna call?

La rumeur courait depuis plusieurs semaines déjà. Elle s’était rapidement essoufflée chez les Athnas, peu enclins à laisser des on dit occuper leurs conversations d’ordinaire plutôt pragmatiques. Mais par-delà les frontières, au sein des autres tribus, la rumeur enflait et persistait. Un fantôme occuperait le vieux phare du continent. Une légende qui aurait pu être vieille comme le monde, transmise de génération en génération comme le récit d’une vie passée, modifiée au fil du temps… Mais il n’en était rien. Jusqu’ici, personne n’avait affirmé avoir vu une quelconque entité spectrale en ces lieux. Alors, ça intriguait le monde, ça intriguait les crédules qui souhaitaient y lire des signes du monde qui les entourait. Ça agaçait les cartésiens qui cherchaient à donner des explications rationnelles à cette probable hallucination. Puis il y avait les entre deux. Isdès faisait partie de ceux-là. Il était plutôt méfiant envers les récits rapportés, surtout si ceux-ci émanaient du peuple du ciel. S’il y avait bien des contes et légendes auxquels il croyait fermement, parce qu’elle faisait partie de sa culture, il avait du mal à croire qu’un fantôme ait élu domicile dans un endroit déserté depuis des décennies. Néanmoins, il y avait toujours cette part de lui qui tendait l’oreille, lorsque le sujet était abordé. Il y avait cette curiosité inextinguible à l’égard de son propre monde qui le poussait à vouloir se faire une idée par lui-même. Puis il y avait toujours cet événement inexplicable qu’il avait vécu sur les côtes des Calusas, l’été dernier, qui le laissait toujours dans cette insatisfaction permanente. Alors quand Tyee avait émis l’idée de mettre fin à ses rumeurs une bonne fois pour toutes et d’envoyer un missionnaire éclaircir le mystère, la montagne s’était portée volontaire. Il n’irait pas seul, un membre de la tribu Pikuni l’accompagnerait, afin qu’ils puissent chacun raconter le fruit de leurs trouvailles à leur retour.

En chemin, Theodore-Charles et lui se mirent à échanger sur le sujet et doutaient visiblement tous deux de la véracité de l’histoire. Si son compagnon de voyage était réputé pour aimer les histoires à conter, il trouvait tout de même suffisamment de recul pour ne pas se laisser embarquer dans les affabulations des Skaikru. « Est-ce que j’ai une tête à y croire ? » avait-il répondu, l’air exagérément perplexe pour lui faire comprendre. Quand bien même ils verraient quelque chose une fois arrivés sur les lieux, l’Athna savait qu’il trouverait encore le moyen d’en douter jusqu’à ce qu’il ne touche la manifestation de ses propres doigts ou qu’il soit à court d’hypothèses. Il refusait de croire que le paranormal s’était soudainement invité dans le phare, pour effrayer un couple d’étrangers qui plus est. Peut-être même qu’il ne s’agissait que d’une farce grotesque destinée justement à terroriser ceux que beaucoup considéraient encore comme des intrus. Malgré tout, Isdès remarqua que le Pikuni utilisait sa verve abondante pour essayer de se rassurer. Ça l’amusait quelque peu, il fallait le dire car bientôt, tous ses doutes seraient dissipés. Quand il évoqua ses nombreuses visites avec Bren, il leva les bras en sa direction de l’air de dire qu’il détenait là la réponse à toutes ses questions. C’était tout bonnement impossible. Lui-même devait avouer qu’il ne s’était pas souvent rendu jusqu’au phare. C’était beaucoup trop loin de ses montagnes natales et il n’y avait aucune ressource ou raison politique qui puisse motiver un tel voyage, ne serait-ce que ponctuellement. Alors, inconsciemment, il s’en remettait à l’expertise de Theodore-Charles, tout en restant intimement persuadé de ce qu’ils allaient trouver là-bas. Rien.

Enfin, l’immensité du phare se dressait devant eux. Il fallait avouer que la bâtisse avait encore du caractère, malgré son âge. Elle pouvait même s’avérer légèrement impressionnante, leur faisant de l’ombre comme si elle rejetait leur présence. Mais Isdès ne se laissa pas démonter et se mit en tête de fouiller l’endroit de fond en comble. « On visite l’endroit, on constate qu’il n’y a rien sinon une histoire pour faire peur aux enfants et on repart. » dit-il, réfléchissant de manière efficace. Il n’y avait pas de temps à perdre. Mais à peine eut-il bougé le petit doigt qu’il entendit un bruissement de feuilles à l’orée de la forêt. TC se réfugia aussitôt derrière lui et Isdès ne put s’empêcher de lever les yeux au ciel, avant de guetter l’ombre, main sur la garde de sa hache. Après tout, c’était son rôle de protéger les autres et il était prêt à faire face à n’importe quelle menace, même un fantôme immatériel. Une rouquine émergea de la forêt, visiblement perdue. L’Athna poussa un soupir en laissant retomber son bras. Il ne la connaissait pas, mais il l’avait déjà vue, lors d’un rassemblement avec les Skaikru. Elle était l’un d’entre eux. Sinon, il suffisait de constater sa pâleur pour le deviner. Il laissa son compagnon jouer les intermédiaires, puisqu’il détestait parler en anglais. Il faisait si rarement d’efforts que bien souvent, il était incompréhensible. TC ne manqua pas de se moquer du soi-disant fantôme, ce à quoi Isdès répondit dans leur langue natale : « Du gaf in ai em op seintaim. » C’était plus qu’évident pour qu’elle ait osé s’aventurer jusqu’ici, sans se renseigner sur le chemin. « Em souda gon we, nau. » Elle allait compromettre leurs recherches, il le savait. Il refusait d'avoir une Skaikru dans les pattes. Peut-être qu’elle faisait même partie de ceux qui avaient répandu la rumeur.


Spoiler:
 

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21/12/2017 Thinkky / Angel Rowena Chakraan 238 Sophie Turner (c) Lux aeterna mécanicienne (robotique) / construction & robotique/mécanique 90
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∾ 13 Octobre 2118
Que fous-tu ici ? De tous les lieux que tu aurais pu visiter, tu te retrouves dans l’un de ceux qui peut le plus t’effrayer. Il ne t’en faut pas beaucoup à toi aussi pour te retrouver paralysée par la peur. Quelques mots, quelques récits sanglants ou mystérieux, et ton imagination débordante s’occupe du reste. Les images sont créées de toute pièce par un esprit bien trop prolifique, et tu te retrouves rapidement enfermée dans une paranoïa à t’empêcher de dormir plusieurs nuits, te faisant sursauter au moindre bruit, jusqu’à ce que l’épuisement te gagne, te clouant dans un sommeil total pendant une dizaine d’heures. T’es vulnérable comme fille, et tu le sais bien. C’est la raison pour laquelle tu préfères t’enfermer au campement. T’es à l’abri, et surtout, tu n’emmerdes personne, coincée dans un coin, à inspecter votre nouvelle clôture sous tous ses aspects. Il faut dire que tes dernières sorties n’ont pas été de tout repos non plus. Entre Kayden, Wyatt, Raphael… Autant émotionnellement que physiquement, ça avait été éprouvant. Heureusement, tu t’en es sortie. Tu ne sais pas trop comment tu n’as pas été tant influencée que cela par les événements. Peut-être grâce à l’aide du conseiller, malgré le fait que tu lui en avais voulu sur le coup à la suite de son mensonge ? Qu’importe. Il faut avancer, c’est tout ce qui importe aujourd’hui. Sinon, on ne survivra pas.

Cependant, tout ceci n’explique pas ce que tu fais face au phare. Alors que la nuit s’apprête à tomber. Et que tu n’es pas ressortie depuis que tu as vu Ayiana. C’est… Incompréhensible. Et perdre la mémoire de la sorte ne te rassure pas beaucoup non plus. Mais bon. Ce n’est pas le moment de paniquer. Ce n’est clairement pas le moment de paniquer. Les paupières se ferment un instant, alors que plusieurs inspirations viennent aérer tes poumons, et ton esprit. Tout va bien se passer. Les rumeurs qui courent sur ce lieu, ce n’est rien d’autre que des rumeurs, de quoi empêcher les petits curieux de fouiner par ici. Toi, tu vas juste essayer de retrouver ton chemin jusqu’au campement, sans tomber sur une bête sauvage, ou quelqu’un qui veut t’égorger. Même si, normalement, personne ne devrait avoir envie de te trancher la gorge. Tu crois. Et maintenant, tu viens de te rajouter une couche de stresse supplémentaire. C’est dingue quand même, comment la moindre pensée peut parasiter tes réflexions et ton cerveau. Parce que maintenant, c’est le cœur qui a repris le contrôle. Et ce n’est jamais bon chez toi…

Alors, tu finis par bouger, mais tu tournes en rond dans la forêt aux abords du phare, comme si une tierce entité s’amusait à te faire tourner en bourrique. Au fur et à mesure, tu commences à faire plus de bruit, à abandonner toute discrétion. Tu ne parviens plus à calmer les battements effrénés de ton cœur. Trop tard.

Et tu reviens à côté du phare, tout ça pour tomber sur deux… Hommes. Silhouettes imposantes. Et tu lâches un petit cri, tentes de te dissimuler derrière un arbre. Peine perdue, ils t’ont remarquée. Tu te mords la lèvre inférieure, et tu finis par quitter ta cachette. Pathétique n’est-ce pas ? « Oui. » La réponse à sa question est claire, et tu ne cherches pas à y aller par quatre chemins. De toute façon, ça doit se lire sur ton visage, alors, autant ne pas le cacher. En revanche, tu captes quelques mots dits en langue terrienne, et tu fais la moue. T’as beau avoir fait des progrès (d’après Ayiana), tu es loin de le parler couramment. En revanche, tu perçois un sous-texte moqueur, qui ne te plait pas. Pourquoi les gens passent-ils leur temps à dénigrer ou se moquer des autres ? La vie n’est-elle pas assez compliquée pour ne pas faire preuve d’un peu de gentillessse. Mais finalement, d’un monde à l’autre, ça ne change pas…

Et l’autre se met à parler aussi. Toujours en terrien. Bordel, c’est ta journée de chance faut croire. Après… Tu ne vas pas trop l’énerver lui. Il fait peur. Et tu te doutes qu’une claque de sa part, tu y perds la tête. Littéralement. Tu déglutis, mais finis quand même par répondre, piétinant avec ton vocabulaire toujours en cours d’extension : « Je… Pas voir les fantômes. » Et tu ne peux pas t’empêcher de marmonner, en anglais cette fois : « Ca n’existe pas de toute façon. » Y croient-ils eux ? Et juste de penser ça, ça te fait douter. Peut-être est-ce réel finalement… Non. Non. Et non. Nouvelle inspiration, mais tu abandonnes le terrien. « Je veux juste… Rentrer. Pas visiter. » Tu n’es pas encore folle à ce point. Même si la nuit tombe, et que l’ambiance devient d’autant plus glaciale. Tout se passera bien. Aucun fantôme ne va apparaître dans ton dos pour te pousser à te mettre à l’abri dans le phare.

Rien ne va se passer…

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