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˜˜˜˜˜˜« Unforgiven » Kayden&Wyatt
maybe life should be about more than just surviving


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01/08/2018 Totoro's Child. TC Jones. 387 Rami Malek Ma Reine d'amour ♥ - imaginarium - ariana grande, breathin Conseiller Odysséen. - Botanique & Zoologie. Dana 823
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Sujet: « Unforgiven » Kayden&Wyatt
Lun 8 Oct - 22:14


« New blood joins this earth and quickly he's subdued through constant pain disgrace the young boy learns their rules with time the child draws in this whipping boy done wrong deprived of all his thoughts the young man struggles on and on he's known a vow unto his own that never from this day his will they'll take away »

☁️ 8 octobre 2118

Wyatt est agacé. Il l'est souvent, faut dire, c'est pas un scoop. Mais aujourd'hui particulièrement parce qu'il a trop ressassé, trop perdu de temps depuis qu'ils sont sur Terre. Il s'est pris plus de claques dans la gueule en trois ans que dans toute une vie. Et si Murphy lui a fait réaliser qu'il avait perdu sa mère, réellement, devenue poussière, partie définitivement, elle lui a aussi fait comprendre qu'il fallait qu'il s'occupe de ceux qui étaient encore là. Ceux qu'il pouvait encore toucher du bout du doigt.

Et ça compte Eris. La douce Eris. Petite fleur complètement perdue dans cette planète trop grande pour eux. Il a mal de ce qu'il a fait et de tout comment s'est passé. Mal de pas avoir su dire les mots quand il le fallait et de l'avoir blessé. Il a mal de la voir autant souffrir sans jamais savoir comment l'aider. Elle lui brise le cœur Eris et il sait jamais comment le recoller. Enfin, ça c'était avant de faire quelques petites recherches. Il a pas suffit de grand chose, les gens sont bavards et curieux. C'était en janvier qu'il l'avait retrouvée en larmes et bouleversée, presque incapable de la réconforter. Il y avait un coupable derrière ces larmes et pour une fois, ce n'était pas lui. Non, ce n'était autre que Kayden.

Kayden et Wyatt c'est pas ce qu'on appelle une grande histoire. Ils n'ont pas spécialement eu besoin de Terre pour avoir un espace de millions de kilomètres entre eux. Comme dirait Mila, Kay, il est de ceux qui ne comprennent pas. Mais ça, Wyatt, il a longtemps eu du mal à l'intégrer. Les gens qui n'étaient pas comme lui, les gens qui n'aimaient pas la Terre aveuglément et qui ne quittaient pas tout pour elle. Finalement, il était devenu moins radical avec le temps, le cyclone et toutes les rencontres qu'il avait faite mais son avis sur Kayden, tristement, n'allait pas en s'arrangeant. Si Wyatt avait trouvé Eris en pleurs dans les bois par sa faute il n'avait jamais confronté l'odysséen, d'abord parce qu'il avait sa propre peine en tête et ensuite parce qu'il ne l'avait plus en tête. Mais depuis cette discussion avec Murphy, c'est comme s'il sortait la tête de l'eau. Comme si tout ce qui s'était passé depuis qu'ils sont ici remontait lentement à la surface pour venir le frapper en pleine face. Wyatt avait souvent du mal à respirer tant son crâne cognait. Et aujourd'hui, il cognait pour Eris et ce jour, ce souvenir parfait de son visage abîmé.

Alors il part se calmer, il a repris ses vieilles habitudes et il sait quand il ne doit plus affronter l'autre. Et clairement, s'il croise Kayden maintenant, ça va mal tourner, partir dans tous les sens et sans doute beaucoup trop loin alors qu'ils pourront simplement en parler. Juste pas aujourd'hui, ni demain. Ni dans deux ou trois jours. L'odysséen fait son sac, prend ses clics et ses clacs et se tire une fois de plus tout seul. Tout le monde s'en fout et personne n'y prête réellement attention. C'est Wyatt, il a l'habitude de partir en prévenant à peine. Il sera de retour d'ici quelques jours. Alors il prend la route, l'automne déjà bien présent et l'humidité qui pointe bien le bout de son nez aussi. Couvert comme il le faut grâce à l'aide des Naoris et autres commerçants qu'il a pu apprendre à apprivoiser au cours des années. Remontant sur ses épaules le sac qui glisse doucement il s'aventure seul dans les bois, là où finalement, il est le mieux. Là où il peut se calmer, s'apaiser avant de confronter qui que ce soit. Quelques jours passent et lentement, le biologiste perd la notion du temps. Il s'émerveille de cette saison qu'il n'a jamais réellement pu apprécier, finalement. La première année ils avaient autre chose à penser et l'an passé le cyclone venait tout ravager. Alors seul, dans les bois, face aux couleurs qui changent et l'atmosphère qui se charge de cet air qui prépare l'hiver, il se balade et s'avance toujours plus en profondeur jusqu'à s'y perdre, dans ces alentours qu'il connaît comme le dos de sa main. Sans paniquer, bien au contraire, il continue d'avancer jusqu'à se retrouver face au phare qu'il avait déjà vu et revu.

Mais cette fois-ci c'est différent. Si le soleil tape encore, il s'apprête à se coucher et Wyatt ne cesse de vouloir se rappeler de rumeurs dont on lui a parlé. Le problème avec lui c'est qu'il écoute pas souvent suffisamment et en l'occurrence il aurait sans doute mieux fait. Mais comme à son habitude, il ne s'en soucie pas vraiment et s'avance jusqu'à l'entrée de la bâtisse, les yeux rivés vers le haut de cette dernière il admire quelques instants son immensité d'un autre temps. Un temps avant lui mais aussi avant tous ceux qu'il connaît par ici. Perdu dans ses pensées, calmé de ses journées à vadrouiller seul dans la forêt il sursaute pourtant en entend le bois mort craquer derrière lui. Instinctivement, il se retourne pour faire face à une silhouette bien connue. Kayden, justement, celui qu'il a tant voulu éviter se trouve au milieu de nulle part, pile ce soir. C'est quand-même fascinant, non ? Wyatt sourit et son cœur se calme alors qu'il fait signe à l'autre de s'approcher de lui. « Kayden, qu'est-ce que tu fais par ici ? T'es seul ? » Une interrogation sincère, sans amertume aucune. Calmé par les bois, happé par le phare qui se trouve juste derrière lui et dans lequel il s'apprêtait à passer la nuit. « Tu sais qu'il est tard ? Tu n'auras pas le temps de rentrer avant la tombée de la nuit... » Le moment lui paraît irréel et hors du temps. Il ne savait pas Elwood du genre aventurier et pourtant, les voilà là, tous les deux, perdu avec pour seul refuge le phare à leur côté. « J'ai de quoi faire un campement pour la nuit. Je comptais dormir dans le phare, si ça te dit. » Il ne l'oblige à rien, il hausse les épaules même, pour accentuer ses mots.

Le hasard fait parfois les choses de manière bizarre et finalement, pour le moment, il oublie Eris et surtout la colère qu'il avait en lui. Il oublie les questions qu'il a longuement répétées pour le blond face à lui. Non, ça lui importe peu. Parce qu'il va mieux, pour le moment. Parce qu'il se sent mieux, pour l'instant. Ç'en est même surprenant, puisque Wyatt en vient à chercher dans ses souvenirs si le débarqué lui avait parlé de vouloir se balader ci et là. Mais rien ne lui revient, alors comme un réflexe un peu stupide, il demande, les sourcils froncés et le regard réellement interrogateur. « Tu vas bien ? »


doctor sleep | quote : Metallica, The Unforgiven.

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05/10/2015 Electric Soul Harlan Tikaani & Einar Helgusson 6645 Dan Stevens BoxShock & tumblr Professeur de litté/philo sur l'Odyssée, s'occupe des cultures sur Terre | Education & notions d'agriculture Odysséen 349
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Sujet: Re: « Unforgiven » Kayden&Wyatt
Jeu 1 Nov - 23:58

Ça ne tourne plus tout à fait rond dans la tête de Kay. À vrai dire, ça fait plusieurs mois que ça ne tourne plus tout à fait rond. Qu'il est un peu paumé dans sa tête et sa vie. Qu'il dort mal. Que, aux lueurs du petit matin, quand son cerveau se réveille avant son corps mais qu'il est encore plongé dans les cauchemars et qu'il se retrouve paralysé, incapable de bouger, mais éveillé et encore en proie aux cauchemars...Kay doute. Il doute de la réalité, de ce qui est hallucination ou vérité, de ce qui est tangible ou ne l'est pas.

Il a été si sûr, pendant si longtemps. Si certain. Il n'a peut-être jamais été le plus solide et logique des hommes, il a toujours plutôt eu la tête dans les étoiles, c'est vrai, mais Kay a toujours été plutôt optimiste. Plutôt du genre à penser au positif, à ne pas se laisser enfermer dans des peurs et cauchemars. À douter de tout.

Mais évidemment, c'était avant le monstre marin. Avant d'être balancé comme une vulgaire poupée de chiffon contre un roc, d'être sonné, de voir le sang s'écouler de son crâne, de se demander s'il va crever, là, sur cette plage, comme un con, pour rien.

De toute évidence, il n'est pas mort. Mais ça l'a pas empêché de penser pendant plusieurs secondes – une éternité – que ce serait plus simple si son coeur lâchait. Que ce serait moins douloureux que tout ça.

Depuis, Kay ? À sa peur du vide, il peut ajouter la peur de la mer. De la noyade. Il peut ajouter les cauchemars, et la nausée. Ça a duré un moment et au bout d'un mois, quand les symptômes se sont calmés, Kay pensait que ce serait fini, que tout redeviendrait normal. Qu'il serait exactement comme avant.

C'était avant de se réveiller avec comme la sensation de ne plus pouvoir respirer, coincé sous l'eau.

Alors, oui, il est parti au petit matin, à la hâte, il ne sait pas où, pourquoi, comment. Les préparatifs, ce qu'il a pu emporter ou pas avec lui...tout ça est trop flou. Il avait juste...juste besoin de bouger, évacuer l'énergie fébrile. Peut-être tombe-t-il malade ? Avec la chute des températures, les systèmes immunitaires fragilisés, ce serait totalement possible. Il frisonne, dans l'air frais, mais ça peut aussi bien être un signe de maladie que de froid ou simplement l'emprise encore trop forte du cauchemar sur lui. Il a toujours la sensation qu'il étouffe. Même avec le vent qui souffle, il n'est pas rassuré pour autant. Il fonctionne sur auto-pilote, Kay. Il se dirige vers le solide, vers la certitude, en sachant que sa boussole interne est totalement déréglée. Elle l'a toujours été. Il pourrait se diriger droit vers la plage, droit vers les ruines de ce village calusa, et il ne s'en rendrait peut-être même pas compte.

Il sait pas combien de temps il marche. À un moment, il réalise  que le soleil a changé de position. Qu'il a faim. Qu'il est fatigué. Que ses membres tremblent. Il est con, Kay. À fuir et fuir et fuir ses démons, il s'est perdu un peu plus. Aussi bien dans sa tête qui ne va plus tout à fait bien que dans la nature. Et quand il se rend compte, trop tard, qu'en voulant fuir la mer, c'est directement vers elle, et le ressac qu'il peut entendre, de façon lointaine, qu'il s'est dirigé, il a juste...juste envie de péter un plomb. Juste un peu. Juste...craquer un instant. Parce que ça va plus tout à fait comme avant, dans sa tête, et il sait pas vraiment comment réparer ça et ça fait des mois, et ça allait mieux, alors pourquoi ça revient, putain ? Pourquoi ?

Ses jambes tremblent. Il est probablement juste exténué. Dieu sait combien d'heures il a pu marcher, sans s'en rendre compte. À marcher dans la  forêt comme un homme possédé, sans réel souvenir de comment il est arrivé là.

Il a envie de s'effondrer, Kay, et de ne plus se relever. De fuir, à nouveau, loin de la mer. Aller vers la carcasse de l'Odyssée, peut-être ? Il en sait rien. Franchement, il ne sait même pas où il est, à part qu'il a réussi à se trouver près de la mer. Y'a un sombre et grande silhouette devant, qu'il a confondu de loin avec un grand arbre, avant que ses yeux ne s'adaptent et qu'il ne comprenne de quoi il s'agit. Le phare. Il ne l'a jamais vu lui-même mais il sait qu'il y en a un dans le coin. Au moins, maintenant, il a une vague idée d'où il se trouve. Et ça veut dire qu'il a passé une bonne partie de la journée à marcher, sans vraiment avoir conscience d'où il allait. Trop détaché, Kay. Trop perdu, Kay. Il faudrait qu'il arrive à se recentrer, à se tirer de cet état dans lequel il a plongé il ne sait trop comment. Les souvenirs, les cauchemars ne devraient pas avoir une telle influence. Il ne devrait pas être si paniqué, juste à entendre le bruit des vagues sur les rochers. Mais c'est le cas, c'est le cas, et même alors qu'il essaie de se calmer, de réguler sa respiration et se ressaisir, bon sang, y'a toujours la mer, encore et encore, en fond sonore, qui le rend doucement dingue.

Il sait pas combien de temps il passe là, à juste respirer pour retrouver un semblant de sanité. Des minutes, des heures ? Tout est possible. Il se sent un peu mieux, même si toujours fragile comme du verre, quand il bouge, se dirigeant vers le phare. Même s'il déteste être si près de la mer, avec la nuit qui tombe, il sait que c'est probablement encore moins dangereux que la forêt. Et il est peut-être en train de virer fou, parfois, Kay, mais il est pas totalement con. Et il a pas envie de crever. Ça, il l'a durement appris.

Il ne fait peut-être pas assez gaffe à son entourage, Kay. Ou peut-être qu'il ne s'attendait juste tellement pas à ce qu'il y ait quelqu'un ce soir qu'il est surpris  quand il entend son nom. Surpris de reconnaître le visage à quelques mètres de lui. Un instant, Kay ne sait pas trop quoi faire, comment agir, perdu comme un animal ébloui par les phares. Mais il est con, alors quand Wyatt lui sourit et lui fait signe d'approcher, Kay avance. Il ne doute pas encore de sa réalité au point qu'il imagine que Wyatt ne puisse pas être réel. Ses cauchemars sont centrés sur des sensations, des bruits, des odeurs, des  choses. Pas vraiment des gens.

Il essaie de lui rendre son sourire, l'ex-professeur, mais il n'est pas sûr de totalement y parvenir. Peut-être qu'il est un peu bancal, comme Kay l'est en ce moment. Il espère que Wyatt ne verra rien.

« Hm, oui, je suis venu seul. » Il ne répond pas à la première question. Parce qu'il ne sait honnêtement pas comment y répondre. Il tourne les yeux vers le soleil couchant, quand le conseiller fait remarquer qu'il est tard. « Je n'avais pas réalisé qu'autant de temps était passé. » Mauvaise réponse, probablement. Trop réelle. Mais Kay n'a jamais été très doué pour mentir. Il est trop naïf, a trop l'âme d'un enfant pour ça. « Je...oui, pourquoi pas. » Phrases décousues, qui ne répondent qu'à moitié à ce qu'on lui demande. Il essaie de lancer un sourire, qu'il s'efforce de rendre plus vaillant, cette fois. « Je n'ai pas vraiment...prévu ou anticipé quoi que ce soit. » La vérité qui coule, comme l'eau, d'entre ses lèvres. Il déborde, Kay. Ses idées s'entremêlent et lui échappent, comme une tasse trop remplie.

Et puis y'a la question fatidique, qui tombe. Tu vas bien ? Kay n'aime pas mentir, il n'y est pas doué. Mais il n'a pas envie de dire la vérité. Dire que son esprit, pour le moment, a l'air d'être en ruines.

« Ça va. » répond-t-il, fixant un instant les yeux de Wyatt, avant de les fuir. « Et...et toi ? Que fais-tu ici ? »

Il en oublie même la politesse de demander comment il va. Quelque part, il se désespère.
 

« Unforgiven » Kayden&Wyatt

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