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Jonas Webber
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le Lun 1 Oct - 21:30



chance is a word void of sense
1 octobre 2118

Les heures défilent sans que Jonas ne puisse les retenir. La lune, là-haut, l’éclaire doucement, mais la forêt est trop sombre pour qu’il puisse identifier un chemin clair. Il ne sait pas, tout simplement, où il se trouve. Il y a un nouveau trou, dans son esprit, et il panique. Il tremble. Il se sent faible, comme si la nuit avait été longue, comme si ses yeux ne se sont jamais fermé. Et puis, il a mal. Ses pieds sont en sang. Chacun de ses pas se fait plus lourd, plus douloureux. Il est habitué à marcher sans ses chaussures, mais il ne le fait jamais trop longtemps. Il ne sort pas du campement et le plus souvent, il peut se permettre de se balader ainsi. Mais ce soir, quelque chose s’est produit. Quelque chose qui explique sa condition. Mais quoi ? Il n’en sait rien. Et ça, c’est plus effrayant encore que les yeux jaunes qui apparaissent dans le noir et qui sortent de son imagination. Alors, à l’aube d’un nouveau jour, il s’arrête enfin. Il a erré toute la nuit, il en est certain. Peut-être bien qu’il a fui quelque chose, ou alors il a fait fuir quelque chose, aucune idée. Il n’est pas du tout doué pour réussir à recoller les pièces d’un puzzle. Maintenant que le ciel est plus clair et qu’il voit un peu mieux ce qui l’entoure, il aperçoit le ruisseau et s’en approche en douceur. Inutile d’aggraver son état, alors il prend son temps. Il avance avec précaution, évitant les pierres trop aiguisées qui pourrait couper les plaies déjà ouvertes.


Il sait où il se trouve, c’est bon. Un frisson le parcourt et le rassure, il n’est pas loin de son potager, de sa zone de sécurité. Il n’est pas loin de son chez lui, en fait. Soudain, il se penche et dans ce mouvement, son dos hurle de douleur. S’est-il congé contre un arbre ? Où est-il tout simplement tombé ? Il n’en sait rien. Il ne sait pas et ça le fruste alors à ne pas être capable de se souvenir de quelque chose d’aussi important. Car c’est sans doute important. Et si c’est une nouvelle crise, que peut-il y faire ? Rien du tout. Il n’a pas les médicaments de l’Odyssée, pas de psychiatre pour l’écouter attendre que les minutes passent. Il est livré à lui-même, livré à ses craintes, livré à ses démons. Il plonge alors ses pieds dans l’eau froide, se détend légèrement, laisse une larme coulée et ne bouge plus. Les mains sur les cuisses, il respire en douceur essayant d’ignorer les cris invisibles de ses muscles.

Il n’entend plus le monde qui se trouve là et plonge dans les profondeurs vides de sa propre conscience. Il n’y a rien, hors ses propres souffles. Il n’y a rien, à part lui. L’eau, à ses pieds, change de couleur et emporte la terre et les brindilles qui se sont accumulées. Il sait ce qui lui reste à faire, ensuite. Il commence par le pied droit, grimace à chaque écharde, puis se rend compte que ses vêtements sont dans un sale état aussi.

« Qui est là ? » Il aimerait se relever, mais ne peut que tourner la tête vers le bruit, à sa droite. Probablement un autre jeune, qui sait ? Alors, sortant des bois, il reconnait Eris sans peine et se sent alors ridicule. Que va-t-elle penser de lui, ainsi ? Il baisse les yeux, laissant de côté ce qu’il fait pour essayer de trouver ce qu’il peut dire. Rien. Il n’a rien à dire, vraiment. Il donne l’impression d’avoir fait la guerre, mais ce n’est pas le cas. Du moins, il l’espère.


Eris Garfagnini
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le Mer 14 Nov - 22:47



chance is a word void of sense
1 octobre 2118

Tu as besoin de sortir, de quitter la proximité étouffante de la tente et de ta colocataire. Finalement, ce qui t’agace le plus sur cette terre, c’est le fait de devoir être proche des autres. Sur le vaisseau, tu pouvais être à l’écart, les éviter. Au pire, ça te faisait paraître étrange aux yeux des autres, sans que tu ne les recroises jamais, au mieux, la discrétion faisait son œuvre. Avec les cents, désormais, il y a une volonté de groupe, de veiller les uns sur les autres, de se parler et d’échanger, de ne laisser personne derrière soi. Et toi, tu t’es retrouvée embarquée dedans, à apprécier certaines personnes, à en détester d’autres, ceux que tu vois comme des tueurs, alors même que ton propre passé est entaché de sang. Tu n’y peux rien, tu as tellement peur de tout, qu’un rien peut te faire basculer. Tu n’aimes pas, devoir accepter de donner ta confiance à d’autres, tout comme qu’on t’en accorde. Tu n’es pas quelqu’un sur qui on peut compter, et certainement que tu te sauveras toi avant de sauver les autres. Egoïsme, mais il faut être honnête. Tu n’es pas du genre à te penser super-héroïne, à placer les autres avant toi-même. De toute façon, ça ne t’a jamais rien apporté de bon…

La sueur colle les vêtements à ta peau, et après un regard en direction du corps de ta comparse, s’élevant régulièrement sous l’effet de ses respirations, tu décides de quitter la tente. L’air frais de l’automne ne pourra que te faire du bien, au point où tu en es… Et c’est le cas, quand le vent joue avec tes cheveux, glisse contre ta peau. Tu inspires profondément, t’étires alors qu’un frisson parcourt ton échine. Finalement, tu avais peut-être un peu trop sous-estimé la fraîcheur du temps, mais pas question de faire marche arrière. Si tu réveilles l’autre, il te faudra t’expliquer, et puis rester à l’intérieur. Ton but, c’est de te détendre, pas de devoir piétiner en attendant de pouvoir fuir. Alors, les bras croisés, tu t’avances, tu t’approches du feu qui danse toujours devant tes yeux. Il est là, en forme, celui qui vous protège en quelque sorte des attaques, en plus de la barrière que vous avez récemment refaite. Finalement, tout est en place pour l’hiver, pour faire face aux bêtes cherchant les restes de nourriture avec les températures qui descendent…

Tu restes quelques secondes à fixer les braises et les flammes, avant qu’un léger bruit attire ton attention, à quelques mètres de là, aux portes du campement. Tu t’en approches, prête à t’emparer… De rien du tout, parce qu’il n’y a rien à porter de mains pour se défendre. Bon, tant pis, il ne reste plus qu’à espérer que ce n’est rien de grave, pas un tueur qui a décidé de faire de toi sa prochaine victime, parce que tu as eu l’audace de te promener à l’extérieur…

Le potager, à l’abri des bois. Ca venait de par là-bas, tu en es persuadée. Alors, silencieuse, presque sur la pointe des pieds, tu t’en approches, tu regardes par-dessus la branche d’un arbre. La silhouette ne t’est pas inconnue, et c’est ce qui te pousse à sortir de ta cachette, en même temps que le geste dans ta direction, et la voix qui s’élève. Bon timing. « C’est Eris. » Il n’a rien à craindre, c’est ce que ton ton de voix semble dire. Tu restes calme, alors qu’une partie de toi est au bord de la panique. Quelques pas pour te retrouver à ses côtés, et tu le détailles. « Jonas… Ca va ? Tu parais blessé. » Et tu t’inquiètes, évidemment. Tu t’accroupis, observes le sang et l’état des vêtements. Douloureusement, ça te rappelle ta propre situation, quelques mois auparavant, l’état dans lequel t’avais récupéré Wyatt. « Où étais-tu passé ? » Peut-il t’en parler ? Tu le sauras bientôt de toute manière…


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le Dim 25 Nov - 12:47



chance is a word void of sense
1 octobre 2118

« Je… » Il regarde ses pieds. Là, dans l’eau, il ne bouge plus. Ses plaies lui brûlent encore, même dans l’eau. La seule chose qu’il peut faire, c'est éliminer tout ce qui s’est accroché à lui et attendre. Le liquide est froid, presque glacial, mais il ne s’en soucie pas. Ce qui l’inquiète davantage, c’est Eris. Sa voix est calme, mais ses yeux son perturbée. En le voyant ainsi, que doit-elle penser de lui ? Est-ce de l’inquiétude ou simplement de l’incompréhension ? Il n’en a aucune idée. Il ne sait pas interpréter les choses qui, parfois, sont très simples. Sans doute, lie-t-elle son état à un possible danger et puis vite, obtiendra-t-elle des informations, plus vite pourra-t-elle prévenir les autres. Mais de quoi ? Il est incapable de se souvenir de cette nuit. Seule la douleur à ses pieds lui rappelle une marche, longue et pénible. Une errance dans les bois sombres avec pour lune comme unique compagnie. Certains vont encore se faire une idée de lui, se dire qu’il serait capable du pire sans pour autant en avoir conscience. Après tout, c’est déjà arriver, alors pourquoi pas de nouveau ? Par précaution, il regarde ses mains et n’y voit rien. Pas de sang, pas de peau restant sous ses ongles. Que de la terre, car ses mains sont sales et un peu trempées. Il s’est pourtant produit quelque chose dans la nuit, quelque chose qui devrait expliquer son état, mais aucune réponse ne parvienne à son esprit fragile, alors, se tournant de nouveau vers Eris, il lui annonce doucement : « Je ne m’en souviens plus. » Et il baisse la tête, observant de nouveau le petit ruisseau dans lequel se trouvent ses pieds blessés.

Elle va sans doute le laisser dans son coin, d’autres l’auraient fait. Lui, ne peut pas bouger, il est épuisé. Ses muscles sont si lourd, si tendus, que le moindre mouvement lui demande trop d’efforts. Il veut d’abord calmer ses blessures avant de s’étaler dans un coin. Oui, voilà le plan : attendre et ensuite, se reposer. Attendre, c’est bien. Il peut prendre le temps de réfléchir et peut-être, plus tard, se souviendra-t-il de quelque chose ?

« Parfois, j’oublie. » Plus loin, il regard des fleurs qui commencent à mourir face à l’hiver qui approchent. Elles oscillent en douceur, emporté par une petite brise qui passe par là. Il aimerait être calme et pouvoir s’exprimer doucement, mais ses mots tremblent. Eris est là, et il ne peut même pas faire d’effort pour être présentable ou apprécié. C’est ridicule. Il se sent lamentable, pire, il a peur. Peur de ce qu’il aurait pu faire, là, dans la forêt. Ce n’est peut-être rien, ou c’est peut-être pire encore. Qui sait ce qu’il a pu accomplir, de nouveau seul, de nouveau livré à lui-même ? Une nouvelle larme tombe sur sa joue, descend lentement sans qu’il ne cherche à l’arrêter. Puis, soudain, il s’exclame. « J’en ai marre d’oublier ! » Il se frappe la tête de son poing droit, hurlant intérieurement face à si peu d’informations. Quel âge il a déjà ? Le nom de sa mère, c’est quoi ? Et son visage, à quoi ressemble-t-il ? Qui est ce garçon qu’il a rencontré un soir de pluie acide ? Mince, tout lui échappe. Les réponses sont là, au bout de sa langue et elle glisse au loin. Il ne peut rien saisir.

Quand il ne peut se comprendre lui-même, pourquoi s’attendre à ce que les autres cherchent à le comprendre lui ? Eris ne devrait pas perdre son temps, de toute manière, il n’a aucune importance. En fait, ils pourraient tous très bien survivre sans lui.

« Je dormais près du feu, je dormais près du feu et ensuite… » Il scrute son esprit, cherche, son visage se tord comme si cela pouvait l’aider. Il se gratte la tête, regarde autour de lui à la recherche d’indice. Il s’agite, il veut savoir. Il veut comprendre. Il veut donner une réponse à Eris et, pour une fois, être un garçon comme un autre. Ne pas faire peur, ne pas inquiéter. Il veut discuter normalement, parler du beau temps, apprendre des choses drôles, rester assis à ses côtés… Pourquoi ne peut-il pas ? « Mes chaussures sont là-bas. Je ne dors pas avec et j’aime bien marcher pieds nus. J’ai beaucoup marché cette nuit, oui, beaucoup marché... » Peut-être, a-t-il tourné en rond, sans savoir, sans rien reconnaitre.

Il devrait probablement bander ses blessures, se changer aussi. Se laver, en fait, car il y a de l’herbe qui s’est collé à sa peau, des feuilles dans ses cheveux et de la terre sur ses vêtements. Maintenant qu’il est plus attentif, ses genoux sont ouverts. Ses jambes sont déjà recouvertes de cicatrices, ils tombent toujours si facilement. Maladroit de nature, il se cogne à tout et se blesse pour rien. Soudain, il repense à sa mère. Cette fois, son visage est clair, identique à la fois où il avait croisé sa route près du nouveau village des adultes. Il revoit son regard. Ce rejet qu’elle avait exprimé. Il sait ce que ça signifie de lui. Il sait qu’il ne pourra jamais vivre seul, qu’il devra toujours demander de l’aide, qu’il devra toujours avoir la main de quelqu’un dans la sienne pour le guider. Il n’a pas envie qu’Eris le voit ainsi. « Je vais me débrouiller, je n’ai pas mal. » Dit-il, plongeant de nouveau ses mains dans l’eau pour essayer de nettoyer ses jambes.




Dernière édition par Jonas Webber le Mar 25 Déc - 0:54, édité 1 fois
Eris Garfagnini
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le Sam 22 Déc - 2:42



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1 octobre 2118

Tu observes la silhouette devant, la détailles tout en approchant doucement. Tu ne veux pas l’inquiéter, tu ne veux pas lui faire peur non plus, mais tu le sens tendue. Peut-être que pour une fois, tu pourrais faire attention, ranger ta maladresse légendaire dans un coin, et te concentrer pour ne rien aggraver ? Après, quand tu vois ce que ça a donné face à Kayden… Voile de tristesse devant tes pupilles, tu entreprends pourtant de reléguer rapidement cette information au second plan. Ce n’est pas le moment de te laisser perturber par des pensées parasites, tu es déjà suffisamment douée ainsi pour te perdre, autant ne pas rajouter une raison parmi les multiples déjà disponibles. Ton tee-shirt colle à ta peau brûlante, et ton visage bout face aux flammes. Mais Jonas en a besoin pour se rassurer alors, une fois de plus, tu accepteras, tu t’adapteras. Ton sourire est doux, mais retenu dans le même temps. Tu n’as jamais été très douée pour la communication, ou même l’empathie. T’as déjà du mal à te mettre dans tes propres bottes, alors, celles des autres… Une étape à la fois, voyons la chose ainsi.

Et il parle, enfin ? Il hésite, butte un peu, et pourtant, tu attends, prends sur toi pour faire preuve de patience. D’un côté, t’as envie de fuir, comme à chaque fois qu’une situation te met mal à l’aise – tout le temps à vrai dire –. Mais par respect, tu restes, et tu t’accroches. « D’accord, tu ne te souviens pas. » Ton ton est calme, posé, alors que la tempête s’est emparée de ton esprit et de ton cœur. Puis y’a la violence de l’autre, envers lui-même. Violence qui t’horrifie, violence qui t’écoeure. Et cette fois, tu arrêtes de réfléchir. Y’a ton corps qui réagit plus vite que tes pensées, et tu attrapes son poignet pour éviter un autre coup. T’as peur qu’il se fasse du mal, tu ne veux pas le voir dans un état aussi lamentable que toi après ta visite du côté des Odysséens. Tu ne veux pas qu’il se blesse, pas de la sorte, pas à cause de son esprit divergent. Et tes doigts autour de son avant-bras, tu l’écoutes juste, sans jamais répondre, sans jamais l’interrompre. Tu attends d’être certaine qu’il se soit calmé avant de le laisser, d’arrêter le contact. Toi qui n’aimes pas les contacts, c’était assez rare de te voir en initier un. Mais parfois, pour le bien d’autres, il faut savoir dépasser ses limites…

Tu t’accroupis, poses les mains sur tes propres genoux, pour trouver ton équilibre, le temps de récupérer les bons mots pour éviter la panique générale. « Tu sais… C’est normal d’oublier parfois. Moi, y’a beaucoup de choses dont je ne me souviens pas. » Comme ton crime, tu te souviens du sang sur tes mains, du dégoût, mais rien d’autre. Ni des raisons, ni du déroulé exact du meurtre qu’on t’a rapporté. « Puis, si c’est au milieu de la nuit, tu es certainement somnambule. Ca arrive souvent à ce qui paraît. » T’as entendu ça, les gens qui se lèvent durant leur sommeil, se déplacent et ne se souviennent de rien quand ils se réveillent. Tu as envie de lui dire que ce n’est pas grave, que ça s’arrangera mais en vrai, t’en sais absolument rien. T’es pas médecin, pas neurologue, et tu ne sais pas comment ça se soigne, ni quelle maladie il peut avoir. Et dans le fond, certainement que tu t’en fous. Il n’est pas défini par rapport à cela, il reste un humain comme un autre. Même si certains doivent penser le contraire, réflexion à la hauteur de leur inhumanité.

Et tes pupilles s’attardent sur les blessures, les cicatrices, l’état pitoyable dans lequel Jonas est. Et tu ne peux pas le laisser comme ça. « Tu es blessé. Il faut au moins panser les plaies pour ne pas que ça s’infecte Jonas. » Tu souris, tu essaies de garder un calme que tu es loin de ressentir. C’est dur, de sacrifier pour les autres. « Je ne pourrais pas me rendormir tant que je ne te saurais pas à l’abri et un minimum soigné tu sais ? » Pause. « Je n’en parle à personne si tu préfères, mais laisse-moi t’aider pour cette fois. » Puis, amusée, tu ne peux t’empêcher d’ajouter : « En fait, je ne te laisse pas trop le choix. » Et te voilà embarquée dans une situation que tu aurais normalement fui. Parce que c’était lâche, que de tourner le dos à la souffrance…


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Jonas Webber
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le Mar 25 Déc - 1:02



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1 octobre 2118

Il a honte. Honte de ce qu’Eris doit penser de lui. Encore une fois, il est faible. Encore une fois, il est une énigme que personne ne peut déchiffrer. Qui sait ce qui s’est produit la nuit dernière et qui sait si un jour, ils auront une réponse. Il prie désormais pour que personne ne soit retrouvé mort par la suite. Quel désastre ça serait pour la communauté et pour lui, aussi. Cette fois, pas d’excuses et pas de prison sans doute. Cette idée le fait trembler. Ses os se glacent à la perspective d’une mort face à un crime dont il ne peut même pas se souvenir. Parfois – si ce n’est souvent – il ne sait même plus pourquoi les autres l’ont enfermé. Pourquoi est-ce qu’il fait partie des criminels. Ensuite, il suffit d’un regard pour comprendre. Pour saisir que quelque chose ne va pas chez lui. Puis sa mémoire se réveille, c'est comme un déclic. Les images l’attaquent de tous les côtés, lui rappelant ce qu’il ne doit jamais effacer. De ce fameux burnout qui lui valait une éjection, il se souvient du visage de la fille qui s’était assis à ses côtés. Il se souvient d’une fois où elle lui avait expliqué comment prendre soin des jeunes racines et comment éviter de les étouffer. Pourtant, ce jour-là à la cantine, il a craqué. Sa gentillesse ne l’a pas épargné et n’aurait épargné personne, pas même ses plus proches alliés. Ce n’est pas pour rien que Jonas reste à l’écart, qu’il s’approche rarement. Il sait ce que ça lui a coûté, là-haut, d’essayer de se fondre dans la masse. Il sait le mal qui peut le ronger si jamais il s’assoit à côté de quelqu’un trop longtemps, si sa peau touche celle d’un autre. Il ne doit pas se forcer, et les autres ne doivent pas non plus l’obliger. C’est tellement compliqué à expliquer, mais dès qu’une main se lève, il craint pour sa propre vie. Dès qu’une forme s’approche, c’est comme si son père était de nouveau là. De nouveau face à lui. Il a des exceptions, bien entendu, des personnes qui ont su prendre sur eux et attendre de Jonas qu’il se sent assez en sécurité pour que la situation s’améliore, mais cela ne se fait jamais tout de suite. Il a besoin de se sentir accepté, compris et surtout, d’être guidé. Il ne veut pas déranger ou être un fardeau, pourtant, il a besoin qu’on lui explique les choses, encore et encore. Qu’on l’aide à comprendre, qu’on lui traduise ce qu’il ne parvient pas à saisir. Tout le monde n’est pas capable de faire autant d’effort.

Alors, comment oserait-il attendre ça d’Eris ? Oh non, il a honte. Honte de se retrouver dans cet état, face à elle. Il ne peut que s’en vouloir d’être ce qu’il est et ses coups partent tout seul, jusqu’à se stopper net face aux doigts d’Eris qui entourent son poignet. Il regarde d’abord sa main, puis glisse son regard vers elle. Normalement, il bondirait en arrière quitte à se retrouver dans l’eau et aggraver ses blessures, mais là, tout de suite, il ne parvient à rien. Il reste immobile, se détend, puis réfléchi. Eris l’empêche de se faire du mal, elle n’essaye pas de l’attaquer. Elle fait barrière à sa propre violence. Il essaye de se souvenir et de se calmer. Il ne remarque même pas que la jeune femme s’écarte, que ses doigts le quittent. Au fond, peut-être, n’aurait-il pas supporté qu’elle reste si proche. C’est même mieux ainsi.

« Ah oui ? » Une petite lueur s’anime dans son regard. Il croit toujours être seul face à ses problèmes. Il croit toujours que personne ne vit la même chose. Quelques mots suffissent parfois à rassurer. « Qu’est-ce que tu as oublié, toi ? » Une demande innocente, lui étant capable de citer par centaine les choses qui lui échappe encore. Parfois ça lui revient, parfois pas du tout. C’est tellement particulier qu’il ne le supporte pas quand un mot ne veut pas sortir. Qu’il reste coincé là, quelque part, dans son cerveau. « Qu’est-ce que ça veut dire, somnambule ? » Le terme lui parait familier, mais voilà encore quelques choses dont il ne se souvient pas. Est-ce que ça ne lui était pas arrivé, gamin, de marcher dans le noir et de se cogner au mur de sa cabine ? Aucune idée. « Est-ce que c’est une maladie ? Est-ce que c’est contagieux ? » Il s’éloigne un peu. « Je ne veux pas que tu sois malade par ma faute. » Et il est sincère. Il refuse, et si c’est dangereux, autant fuir tout de suite et courir le plus loin possible du campement. C’est fou la simplicité avec laquelle il est capable de se sacrifier pour les autres. C’est bien une chose que personne ne remarque vraiment, car il est toujours assis près de son potager à prendre soin de ses légumes. Au fond, pourtant, il fait de son mieux pour apporter quelque chose à la vie du campement. Ce sont des petits gestes qui viennent du cœur.

« Si tu ne me laisses pas le choix… » C’est une étrange conviction qu’il lit dans ses yeux, alors il se résigne à la laisser faire.


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le Lun 14 Jan - 12:18



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1 octobre 2118

Parfois, tu te demandes comment les gens peuvent penser, comment leur cerveau fonctionne, comment leurs émotions s’entremêlent pour former l’être complexe qu’ils sont. Puis tu te souviens, tu te rappelles, que tes études t’ont menée vers d’autres horizons, plus intéressants selon tes parents. Alors, tu ne peux que faire de la psychologie de comptoir, que penser pour toi-même en analysant tous ces autres. T’aurais pu être psychiatre, ou historienne, archiviste, si on t’en avait laissé l’occasion. T’aurais pu te plonger dans tous les livres électroniques, tout ce contenu qui ne demandait qu’à être exploré. Mais ça n’avait pas d’intérêt sur le vaisseau. Il fallait des gens pour le maintenir à flot, pas pour étudier les erreurs de passé. Même si c’était ça qui les avait tous propulsés dans les airs, des fautes commises et répétées. Des bombes de plus en plus puissantes, une technologie qui grandissait entre leurs doigts… Et un jour, tout avait explosé. A ton époque, y’avait déjà plus personne pour raconter cette histoire, plus personne qui l’avait vécu. Et quand les mémoires commencent à s’étioler, on condamne et on oublie. Le présent ne doit pas être touché par le passé, selon certains, pour que l’avenir se fasse. Mais à quel prix ?

Les pupilles grisées s’attardent sur la silhouette, s’attardent sur les traits, et tu refuses qu’il reste seul dans les heures à venir. Ca se trouve, il sauterait du haut d’une falaise sans s’en rendre compte, en poursuivant un papillon de nuit. Et tu t’en voudrais si cela arrivait, car cela signifierait que tu n’as rien fait pour l’aider quand tu le pouvais encore. Donc, tu vas rester là. Et une fois ta détermination assise, personne ne peut t’en déloger. Il serait bien mal avenu de tenter en tout cas. Une Eris en colère n’est pas à voir, quoi qu’on en dise. Tu es bien trop renfermée en permanence pour ne pas que ta rage soit mémorable. Même si pour le coup, personne ne t’a jamais vu dans cet état, à part Kayden qui a du goûter à un avant-goût avant que tu prennes la fuite, pour ton propre bien, ta propre survie.

Contact de quelques secondes pour le calmer, même si tu ne sais pas comment il réagit normalement à cela. Certains seraient d’autant plus tendus après un contact physique, peut-être était-il de ceux-là ? Tu retires ta main, le détailles, attends ses réactions. « Oui, et ça s’avère handicapant parfois. » Mais faut vivre avec, comme tout. Ce n’est pas une tare, ça ne le serait jamais. Une maladie comme une autre. « J’ai… J’ai oublié la raison de mon arrivée en prison. » Pause. Tu n’aimes pas en parler, encore moins avec quelqu’un que tu ne connais pas réellement. Mais parfois, faut savoir dépasser ses peurs, non ? Faut le répéter souvent, pour être capable d’aller plus loin. « On m’a dit que j’avais tué quelqu’un. Mais je ne me souviens de rien, même après quatre ans. » Quatre ou cinq ans ? Même les dates, le temps s’embrouillent lentement devant tes pupilles. Et tu soupires, doucement. « Y’a pas grand-chose que j’ai pu faire à ce sujet. » T’as juste fini par accepter ce qu’on te disait. Parce que tu n’as pas le choix, non ? Eux doivent avoir raison, et les caméras de surveillance corroboraient leur version des faits. Que tu te souviennes ou non n’est donc pas un problème sur l’Odyssée.

« Non, ce n’est pas une maladie contagieuse, ne t’en fais pas. » Tu rassures, quand tu le sens perdre pied. Tu le rassures, avant que la panique le fasse fuir. « Je ne risque pas d’être malade. » Aucun souci, aucun risque. De toute façon, ce genre de choses était lié au cerveau tu crois. Donc, ce n’est pas un simple contact, une simple discussion qui te fera l’avoir. « C’est quand… Tu bouges quand tu dors. C’est inconscient, tu te crois encore dans ton rêve, mais ton corps fait les mouvements dans la vraie vie. C’est comme ça que tu peux te retrouver en train de courir dans la forêt alors que tu dors profondément. » Tu expliques comme tu peux, avec tes mots, parfois maladroits, souvent vagues. Tu ne t’y connais pas trop, t’as juste laissé traîner tes oreilles, capté ce que tu pouvais. Maintenant, tu restitues, avec des erreurs certainement. Mais t’es jeune, et t’as pas besoin de tout savoir.

Et non, tu ne lui laisses pas le choix, et tu ne peux pas t’empêcher de sourire quand il s’en rend compte. T’attrapes un bout de tissu, que tu trempes dans de l’eau propre. De quoi nettoyer les plaies dans un premier temps, pour voir les cicatrices et les entailles de plus près. « Mais il faudra certainement aller voir quelqu’un de plus compétent que moi après. » Autant le préparer psychologiquement dès maintenant.


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le Sam 2 Fév - 17:33



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1 octobre 2118

Il ne devrait pas porter autant d’attention sur l’image que les autres ont de lui. Mais là, tout de suite, ce ne sont pas les autres. C’est Eris. Grande Eris, surprenante et ingénieuse. Elle arrive à faire des choses que Jonas n’est même pas capable d’imaginer ou même de rêver. Elle lui parait si impressionnante qu’il se confond toujours en excuse, intimidé. Comment ne pas être autrement face à elle ? Eris, il la trouve aussi terriblement jolie. Il aime la couleur de ses yeux, la manière dont ses cheveux tombent sur ses épaules et son nez. Étrange, mais pourtant, il l’aime bien sa forme. Parfois, il se demande comment interpréter ses regards, où les maigres expressions que ses lèvres transmettent. Il se demande, sans jamais oser. Il a un don pour tout comprendre de travers, pour ne pas voir l’essentiel. Un mot peut avoir une signification qui lui échappe. Une phrase peut l’assommer tant ses sens sont multiples. Le plus souvent, il accepte les choses au premier degré, et le plus souvent, il faut tout lui réexpliquer.

Sauf que là, tout de suite, il n’est pas question de raconter quoi que ce soit. De toute manière, il n’a rien à dire. Pas de souvenir à détailler, pas de la nuit dernière en-tout-cas. C’est un trou, là, dans son crâne. Un trou trop vide, trop profond. C’est sans doute ce qu’il dit de plus : j’ai oublié. Il le répète souvent, il l’affirme. Ce n’est pas compliqué, y’a trop de choses qui ne reste pas dans sa mémoire. Trop de choses. Que ça soit important ou non, tout peut disparaître. Ses sentiments aussi, d’ailleurs. Ou peut-être qu’il aperçoit Eris assez souvent pour ne pas négliger les battements de son cœur. Peut-être. Mais qui est-il vraiment pour lui dire un truc aussi bête, lui, l’enfant âgé qui se fait du mal tout de seul. Il a les pieds en sang, le regard abusé. Il a honte de lui-même, de l’image qu’il offre, de son propre reflet dans le regard grisé de la jeune mécanicienne.

Elle doit le trouver stupide, et fragile. Qui veut d’un garçon fragile, incapable de voir les dangers, incapable d’être indépendant. Elle aurait pu l’abandonner, le laisser dans sa bulle, mais elle reste. Assise à ses côtés, elle semble persister à trouver une réponse aux questions qui l’entourent. Peut-être que ça peut fonctionner, mais il risque de se perdre dans son regard.

« On n’est plus en prison, de toute façon. » Pourquoi ils ont enfermé une fille comme elle, ça dépasse Jonas. Comme avec les autres, au fond. Qui est vraiment un criminel ? Qui a fait du mal et qui est capable d’en faire encore… Ah, oui. Lui. Son regard se vide aussitôt. « Parfois, je ne m’en souviens plus non-plus et quand ce souvenir me revient, je prie pour qu’il disparaisse de nouveau. » Ses doigts en tremblent, alors que les images l’attaquent. Sacré souvenir, sacré moment. Il y a encore du sang sur ses mains, oui, du sang. Alors il les plonge de nouveau dans l’eau et frotte. Ça devrait aller…

Son corps tendu se lâche. Non, ce n’est pas une maladie. Il peut automatiquement se calmer. Elle ne risque rien à ses côtés. C’est tout ce qui compte.

« Peut-être, alors, que je suis somnambule. Peut-être… » A vérifier. Il se dit qu’il devrait poser la question à Charlie, ou à Andrew. Eux, ils savent sans doute, ils l’ont peut-être déjà vu faire, dans la nuit. Ne s’était-il pas brûlé une fois, trop proche du grand feu, une nuit ? Tiens, ça lui dit quelque chose.

Pas le choix. Son sourire est si doux qu’il se sent incapable de faire autre chose que de sourire aussi. C’est si simple de changer son humeur. Il se sent toujours mal à l’aise, mais ce qui est fait, est fait. Et Eris s’attaque déjà à l’aider. Elle s’applique, doucement.

« Promis. » Il ira voir quelqu’un d’autres. Plus tard. Il n'y a maintenant plus qu'une chose à dire. Sincèrement. « Merci. »


Eris Garfagnini
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le Sam 9 Fév - 22:41



chance is a word void of sense
1 octobre 2118

Tu le détailles, tu essaies de voir au-delà du premier degré, au-delà de ce que les traits de son visage semblaient signifier. Tu évites, en temps normal, de fixer les gens, d’essayer de les comprendre, car tu sais à quel point tout cela peut être stressant pour eux. Juste, ce soir, tu décides d’outrepasser la bienséance, d’observer un peu plus les traits du jeune homme blessé à tes côtés. Oui, un instant, tu t’étais dit que tu allais le laisser tranquille, que pénétrer dans son espace vital n’était pas une bonne idée. Et si l’idée du rejet t’effraie, tout comme le regard que peuvent te porter les autres, là, tu es passée au travers. Parce qu’il avait, parce qu’il a besoin d’aide, et que tu ne peux pas laisser une personne au plus bas, par simple peur de te prendre un stop. Au pire, tu supporteras pour quelques jours, tu rouleras en boule dans un coin du campement et ça passera. Tout finit par passer. Tu l’as déjà vécu avec Kayden, parfois, il suffit juste de prendre du recul ? Cependant, aujourd’hui, Jonas te laisse faire. Tu dois être suffisamment calme, avoir assez de présence pour qu’il t’accepte. Et ça détend, de ne pas avoir à se battre pour cela.

« Non, et on n’y retournera pas. » Ce qui s’est passé, c’est du passé. Sur Terre, vous n’êtes plus des criminels. Vous êtes libres, et même les Odysséens pensent de la sorte. Y’a trop de choses qui ont été vécues, trop de violence qui s’est écrasée sur le pas de leur porte. Il faut s’allier désormais, il faut passer outre les stigmates et la colère. Sinon, vous allez tous finir par mourir, en refusant de vous adapter aux nouvelles conditions. Mais comme tu l’avais évoqué avec Liam, peu sont capables de penser de la sorte. « Je comprends. Ce n’est pas le type de souvenirs que l’on souhaite garder. Je pense même que c’est pour ça qu’ils s’en vont, pour nous protéger. » Pause. Qu’es-tu en train de raconter comme connerie encore ? « Je me rappelle aussi, de temps en temps. Souvent quand je dors. Les rêves m’ont l’air si réels que j’ai l’impression qu’il s’agit de souvenirs… » Et tu te perds un peu, dans les flash-backs. Quelques secondes perdues dans le vide, avant de reprendre contact avec la Terre. T’espères ne pas lui avoir fait peur…

« Tu dois certainement l’air. Je ne vois pas d’autres explications en tout cas. » Après, tu n’y connais pas grand-chose. Mais tu veux le rassurer, quitte à t’enfoncer dans le mensonge. Tu as déjà compris qu’il n’y a plus les moyens pour détecter de quelconques maladies, et encore moins quand elles sont mentales. Alors, il faut faire avec, et juste espérer qu’aucune crise ne se manifestera. Puis, le jour où ça arrivera… Bref, autant ne pas y penser dès aujourd’hui. La surprise, il n’y a que ça de vrai. Et tu arrives à le faire sourire, sans trop savoir comment. Tu ne t’attardes jamais sur toi, ou sur l’effet que tu peux produire aux autres. Parce que tu t’en moques dans le fond. Et tu continues de nettoyer les blessures, de proposer ton aide pour que le sang séché ne soit plus qu’un vieux souvenir… Même si faudra aller voir un médecin, ou quelqu’un qui s’y connaît un peu mieux. Toi, t’as même pas les bases pour voir si c’est grave ou non. Même un membre fracturé te paraîtrait normal…

« Tu n’as pas à me remercier, c’est normal après tout. » Normal d’aider, logique de rester à ses côtés. Parce que tu n’es pas un monstre, et tu ne le seras jamais. T’as trop besoin des autres, de leur accord, de leur approbation, pour aller contre eux. Alors, tu seras un caméléon, tu te détruiras, mais tu ne seras pas un monstre. Jamais. « Tu veux que j’aille chercher quelqu’un d’autre ? » Déjà voir pour un infirmier, ou des soins ? Ca peut être une bonne idée…


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Jonas Webber
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le Sam 6 Avr - 16:48

— chance is a word void of sense
1 OCTOBRE 2118

Encore une nuit d’ignorance, de rêve envolé, de mot inconnu.
Encore une nuit sans savoir, des plaies ouvertes, du sang qui coule.

Rien de nouveau, mais la terreur l’enveloppent. Jonas est terrifié. Il a l’impression qu’à chaque fois qu’il oublie, une partie de lui-même disparaît. Qu’il ne peut jamais être entier. Jamais être compris. Et le fait que ce soit elle qui le trouve, le trouble encore plus. Parce qu’Eris a laissé une marque sur son cœur, sans le savoir. Elle le fascine, le pousse à l’admiration. Il aimerait pouvoir lui apporter quelque chose, être apprécié, la soutenir quand nécessaire. Sauf que c’est l’inverse qui se produit. Ses pieds écorchés ont ouvert une porte à la jeune femme qui, désormais, et à ses côtés. Rien ne la force à rester, à l’écouter. Rien ne la force à l’aider, pourtant, elle s’impose et le calme. Les mots qu’elle lui tend le réchauffe, étouffant au loin la petite voix dans sa tête qui lui dit de s’éloigner. De ne pas la laisser voire. De ne pas la laisser entendre celui qu’il est maintenant. Un petit être désabusé, abandonné, triste et blessé. Eris, il l’aimerait l’avoir à ses côtés tous les jours, apprendre d’elle. Réussir à la protéger, comme elle le protège actuellement. En serait-il vraiment capable ? Se souviendra-t-il de cette promesse qu’il se fait à lui-même ?

« Peut-être qu’il vaut mieux que je ne me souvienne pas alors… » Il arrête de frotter ses doigts, ils sont rouges maintenant, irrités, perturbés par ses mouvements répétitifs. Il les laisse dans l’eau, son regard au loin. La nature l’apaise toujours, quoi qu’il arrive. « Ça m’arrives aussi. » Ses yeux s’illuminent alors qu’il se tourne vers elle. « Je n’ai jamais su faire la différence, alors je n’en parle pas. J’ai bien trop peur qu’on se moque encore de moi et puis… » Il passe ses longs doigts dans ses cheveux – qui mériteraient bien quelques centimètres en moins. « Je crois que personne ne pourrait répondre à mes questions. » Trop longtemps enfermé, trop longtemps oublié. Son passé se limite souvent aux murs de sa prison, à cet aperçu de l’espace étoilé. Il ne peut pas s’inventer des souvenirs joyeux, prétendre avoir grandi avec une famille aimante, avoir eu des amis à ses côtés toute sa vie. C’est faux.

Cette liberté, sur terre, c’est sa renaissance. Un nouveau lui est née, malgré une stupidité toujours présente. Un nouveau lui qui essaye, qui se bat contre sa propre mémoire.

« Tout le monde ne l’aurait pas fait. » Il en est persuadé. Il pourrait en pleurer, en fait. Lui, c’est un monstre, quoi qu’il fasse, quoi qu’il essaye. Ce mot est inscrit sur son front, l’éloigne d’un quotidien normal, d’un quotidien sans défaut. « Non, c’est bon. » ça ira. Inutile de préciser qu’il préfère sa présence à celle d’un autre. Qu’il préfère sa gentillesse, son empathie… « Je vais rester ici un peu. C’est calme… » C’est tranquille. Comme si les démons étaient loin désormais, l’envie de savoir les dégâts de la nuit passée aussi. Ses blessures ne risquent pas de s’aggraver davantage, il va attendre un peu. Se reposer en quelque sorte. « C’est bien, quand c’est calme. » Pas de tempête, pas d’orage au-dessus de leur tête.

@Eris Garfagnini
Eris Garfagnini
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le Ven 26 Avr - 17:04

— chance is a word void of sense
1 OCTOBRE 2118

Tu refuses de le lâcher du regard, puisqu’un contact n’est guère des plus appréciés. D’un côté, tu te retrouves en Jonas. Echo de ton passé, de ta personnalité. Toi, tu n’aimes pas quand on t’abandonne. Tu aimerais qu’on fasse plus attention à toi, qu’on repère plus facilement ta chevelure rousse dans la foule, ta grande taille parmi les cents. Pourtant, d’un autre côté, tu n’as jamais aimé qu’on t’observe, qu’on te détaille, qu’on éprouve de la pitié pour toi. Balance que tu n’arrives pas à trouver entre ce dont tu as besoin, en tant qu’être humain, inconsciemment portée par ton subconscient, et la manière dont est tourné ton caractère. Tu voudrais te faire une place, mais tu as bien trop peur de la destruction, du pouvoir que tu placerais entre les doigts des autres. Ils ont déjà réussi à te faire courber l’échine une fois, au point que ton cerveau a créé une amnésie pour te protéger. Et désormais, les seuls souvenirs de cet instant sont ceux d’une caméra, n’existant plus qu’au passé. Après tout, l’électricité n’est plus qu’un vague souvenir, et la plupart du matériel a dû soit se briser lors du crash, soit être utilisé pour d’autres constructions…

« Parfois, ne rien savoir est une bénédiction. » Pas de regrets à avoir, pas de poids sur les épaules. Plus tu y penses, plus tu t’y attardes, plus tu te rends compte que parfois, le silence et l’ignorance valent de l’or. Ca permet de continuer à vivre bien plus normalement qu’en se rongeant les ongles à cause des remords. Tes pupilles s’arrêtent un instant sur les doigts de Jonas, qui viennent de s’immobiliser. Tu hésites à les prendre, pour vérifier qu’aucune blessure ne se dessine sous les rougeurs de la chair. Une infection serait malvenue, mais finalement, tu n’es pas la mieux placée pour tout cela. Même si tu le désires, pour t’assurer qu’aucune nouvelle cicatrice ne s’ajoute à celles sur ses pieds. « Personne ne se moquera de toi tu sais ? » Pause. « On a tous vécu quelque chose de particulier ici. Tu n’es pas bien différent du reste. » Sourire pour ponctuer les propos. « Il ne faut pas hésiter à en parler. » Parce qu’à voir de tout garder pour lui, il s’écroulerait. Tu l’as connu, ce moment charnier où plus rien n’a de sens. C’est effrayant, quoi que tu en dises. Mais tu n’as pas besoin de t’y attarder, pour son bien…

Rester là, n’appeler personne d’autre… « Alors, si tu n’y vois pas d’inconvénients, je vais rester un peu là aussi. » Les pupilles se rivent un instant dans le feu, dans les flammes face à vous. « C’est vrai que tout le monde ne s’attarderait pas. Chacun doit se battre de son côté en fait. » Tu souris à nouveau, laisses un brin de chaleur percer dans tes prunelles. Ce n’est pas grand-chose, mais tu espères que cela suffira à le rassurer. Puis, tu entames une nouvelle conversation, sujet de discussion lancé dans les airs, alors que l’atmosphère se réchauffe progressivement, à la lueur de l’aube… « Qu’aimes-tu faire ici ? » Parler de lui, de son présent, de son futur, plutôt que de s’attarder sur un passé qui vous échappe dans tous les cas…  

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Jonas Webber
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le Mar 14 Mai - 20:09

— chance is a word void of sense
1 OCTOBRE 2118

Peut-être qu’elle a entendu, là, dans les ténèbres qui disparaissent, le son de sa prière. Petit murmure lui appartenant, soufflant au creux de son oreille sa triste solitude. Ses plaies grandissantes, son âme qui s’émiettent à chaque seconde un peu plus. Peut-être qu’elle a aperçu, là, comme une lumière fine qui s’extirpe du mal. Qui essaye de trouver le paradis malgré l’enfer toujours présent. À travers l’écho des arbres silencieux, Eris a trouvé Jonas. Dans un mal état, oui, mais pas pourtant vide d’espoir. Il est simplement dépité d’être dans un état comme celui-ci et d’être aidé par elle. Elle, oui. Parce qu’il ne peut pas lui dire qu’il l’apprécie bien trop. Qu’il aime l’observer de loin alors qu’elle s’efforce de respirer comme les autres. Il la trouve audacieuse, parfois. Et généreuse maintenant. Il n’a pas les mots justes, Jonas, mais il fouine au fond de lui à la recherche de ce qu’il n’a pas oublié. Car des moments avec elle, il en a sûrement effacé. Involontairement, certes, mais il a conscience de ce défaut chez lui. De ce bouton qui s’active sans accord, qui détruit sans vergogne. Adieu souvenir, bonjour néant. C’est fatiguant, mais l’importance, c’est que son nom, il ne l’égare pas. Présent, aujourd’hui comme autrefois. Ce n’est pas la fille la plus simple à comprendre, mais il n’y peut rien si son cœur choisi à sa place. Si sa raison n’a plus de logique. S’il a honte de lui-même.

Honte de ne pas être à la hauteur de ce qu’elle pourrait attendre de lui. D’un homme en général.
T’es plus un enfant, Jo. T’es plus un enfant…

Une bénédiction. Le mot résonne, il persiste. Est-ce vraiment une bénédiction de s’oublier soi-même ? De perdre les actions qui nous définissent ? Il sait Jonas, toutes ses choses qui le caractérises, c’est toutes ses choses qu’il déteste.

« Non, je suis différent. » Certitude qu’il aimerait arrêter de prononcer et pourtant. Plusieurs termes lui viennent à l’esprit, mais il ne veut pas aggraver son état, surtout face à elle. Alors il se contente de regarder au loin, parce qu’il trouve son repos dans la nature. Dans l’herbe qui pousse, dans les arbres qui dorment. Elle le calme, Eris. Elle et cet environnement, ils vont avoir raison de lui. Exterminer ses craintes, lui permettre le repos. Le soleil se lève en douceur, et Eris sourit. Un pincement au cœur est inévitable, mais il sourit à son tour. Il ne résiste pas, pas à elle.

« Ce... Ce que j’aime faire ? » Son sourire s’étire, se fait plus grand, s’impose. « Ce n’est pas compliqué, j’adore m’occuper du potager ! C’est facile, tu sais, et puis c’est tellement bien d’aider les plantes à bien pousser, à se développer et puis les légumes... Mieux je m’en occupe, plus ils sont bons. » L’enthousiasme prend le dessus, un grain de folie qui s’empare de ses douleurs et les distille dans l’air. « Et toi ? Tu arrives à faire des choses tellement bien, en plus. Moi, je n’y connais tellement rien en mécanique… »

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