Partagez | 
 

˜˜˜˜˜˜We’re all astronauts looking for the stars finding constellation through the map of our scars. | ft. Liam
maybe life should be about more than just surviving


avatar
16/09/2018 mika. Güzis T. Cinksi 124 Dylan O'Brien avengedinchains ♥ Cartographie/Orientation & Informatique/mécanique - Ingénieur en énergie 95



We’re all astronauts looking for the stars finding constellation through the map of our scars.
Teagan || Liam


Tes pieds dans la gadoue tu patauges en maugréant, les yeux au sol comme si tu cherchais quelque chose alors que tu es juste là, sans trop savoir que faire, par où commencer, peu importe. Tu es là les pieds dans la gadoue et tu te bouffes les ongles avant de te rendre compte que c'est de la terre entre tes dents, tu pestes en grimaçant avant de repartir d'où tu viens, quelques pas plus loin. Cela doit bien faire deux heures que tu tournes ainsi comme un fauve en cage. Avec l'humidité ambiante et la qualité du sol tu ne peux faire grand chose de ce que tu sais faire, tout est moite, et tu as l'impression désagréable que la boue s'est depuis longtemps déjà infiltrée dans tes semelles. Tu te refuses à retourner à l'intérieur du bâtiment principal, parce que tu n'as pas envie de risquer d'y croiser ton père. Tu as plus ou moins pris cette habitude de ne pas vraiment entrer sans que cela ne soit tout à fait inévitable, mais dans l'immédiat, tu te sens volé. Et tu rôdes en faisant mine d'essayer de remettre de l'ordre dans tout ce fouillis, parce que tout est bon à prendre. Il ne viendrait certainement pas te parler pourtant, il ne l'a jamais fait depuis votre arrivée sur terre alors de quoi as-tu peur au juste?

Le temps est au gris maussade et tu jurerais de sentir de temps à autre quelques gouttes s'écraser sur ton visage ou tes bras. Rien de comparable aux intempéries survenues quelques jours auparavant et qui ont laissé derrière elles out ce beau bordel, mais tu ne peux t'empêcher d'espérer que la pluie ne va pas finir par réellement tomber. L'humidité et le temps qui ne se réchauffe pas sont déjà bien assez désagréables en eux-mêmes. Tu as aidé un peu durant la matinée, à dégager la boue qui s'est glissée un peu partout dans le campement , remonter tout ce beau merdier contre les barricades où elle sera définitivement plus utile. Aider ainsi, tu peux encore te targuer de le faire, tu n'es pas un grand bricoleur, mais tu n'es pas non plus né avec deux mains gauches et tu es loin d'être plus stupide que la moyenne, puis, avoues-le : tout ce qui peut représenter une excuse pour te maintenir occupé te semble bon à prendre. Parce que tu penses trop. L'accalmie à peine revenue que déjà tu te demandais s'il y avait des risques pour que cela recommence... Et tu t'es pris à te détester pour ce désintérêt que tu as toujours eu, dans l'espace, pour tout ce qui concernait cette bonne vieille Terre que tu pensais n'être qu'un vieux caillou que tu ne verrais jamais que de loin. Quelle claque quand tu t'es rendu compte de ô combien tu t'étais trompé... C'est que tu n'as pas l'habitude de te tromper, pas à ce point, pas vrai petit génie.

Tu pestes à nouveau alors que machinalement tu viens de passer ta main sur ton visage, y laissant une désagréable trace de terre trempée. Tu grimaces, mais tune prends pas vraiment le temps de tenter de la retirer alors que tu patauge jusqu'à ce bout de ruine supposé te servir d'habitation. Rien de bien grandiloquent, vraiment. Tu as toujours été particulièrement doué avec la technologie, mais personne ne t'a jamais appris à remettre des ruines en état, et il faut croire que le bout de mur que tu t'es choisi n'était pas la plus paradisiaque. Les vents que vous avez subi ici étaient certainement moins forts qu'à bien des endroits et tu te dis que la forêt va ressembler à une zone de guerre quand tu te décideras à y retourner, cependant ils ont été assez forts pour que la plupart de tes affaires en prennent un coup. Tu restes dubitatif là devant, presque désemparé lorsque tu tourne les yeux pour regarder autour de toi, te demander si tout le monde est dans ton cas ou non. Tu t'étais préparé aux intempéries, mais pas à ces intempéries là. Ce qui te sert habituellement de lit est trempé, les quelques affaires que tu considères comme t'appartenant sont heureusement toutes encore là, si tu prends la peine de te pencher pour les ramasser et les remettre à leur place. Ton toit sommaire en revanche n'a guère apprécié le traitement qui lui a été infligé et gît la tête baissé, coupable de toute la flotte qu'il a laissé s’infiltrer dans cette "habitation" qui est la tienne. Il va te falloir redresser tout ça, et le caler de nouveau, plus solidement cette fois. Tu désespères déjà de savoir comment tu vas t'y prendre et l'idée t'effleure de voir ça plus tard, une idée que tu repousses vivement, parce que tu les sens encore dans ta nuque les quelques gouttes qui s'écrasent encore mollement sur ce sol gorgé d'eau, et tes affaires n'ont pas besoin de ça.

Tu aurais du faire comme certains, et choisir un bâtiment dans un meilleur état, tu le savais. Mais malgré ton égoïsme, tu as préféré laisser ceux là au ceux qui ne sont pas seuls, parce que qu'est-ce que tu ferais de plus de place, mh? Ici, tu as trois murs... Deux et demi, et tu étais parvenu à faire un toit avec des allures de toit, alors tout allait bien. Quelques branches un peu larges posées en travers, un bout de tissus épais par dessus, on comble le reste et te voilà presque à l’abri, un abris qui n'a malheureusement pas tenu le coup. Alors te voilà, à t'atteler à redresser tout ça, réfléchissant déjà à comment rendre l'endroit plus solide dans l'attente d'une solution définitive. Tu n'as aucune envie de retourner dans le grand bâtiment, et si tu y dors pour le moment c'est uniquement dans la crainte que le mauvais temps ne revienne, et à cause de ce matelas trempé. Tu espères qu'il ne mettra pas trop longtemps à sécher une fois que tu auras réussi à débarrasser le coin des risques de pluie et de la terre humide qui s'est infiltrée un peu partout.

Et l'heure tourne, plus vite que de raison tu peux en être sûr. Tu ne sais pas réellement quelle heure il peut être mais tes mains fatiguées te laissent entendre que tu y es depuis un moment alors que tu t'affaires à attacher les derniers morceaux de bois ensemble en t'assurant de bien avoir tout caler correctement. Tu n'es pas pleinement satisfait, mais quand l'es-tu vraiment après tout? Tu as fait ce qui demandait le plus d'urgence, maintenant, il va falloir t'atteler au reste, et c'est en ayant une vision plus dégagée de ton coin que tu te rends compte que tu as sous estimé cette tâche. Tu soupires, et t'accordes cinq minutes. Tes mains sont douloureuses, ton dos fatigué à force de porter et se pencher, et tu commences à sentir la faim se faire une place dans ton estomac. Un regard à tes affaires, et tu désespères d'avoir tout réordonné avant que la nuit ne tombe. Tu oublies évidement l'idée que quoi que ce soit ait séché d'ici là, à cette heure ci même ton pull ne séchera plus, et tes pieds baignent toujours dans cette boue omniprésente.

C'est quand tu t'apprêtes à t'y remettre que tes yeux glissent sur une silhouette connue à une distance de toi que tu estimes loin d'être raisonnable: bien trop proche pour être ignorée. Merde. Toi, devenu si habile dans l'art de faire l'autruche, te voilà bien. Tu t'es si soigneusement appliqué à ne pas le croiser, à ne pas te confronter à lui pour des raisons que tu ne t'expliques même pas, que tu te sens pris au dépourvu à la simple idée d'avoir à lui adresser la parole. L'ignorer maintenant, ce serait être un sale con, ce que tu n'es pas. Tu ne peux pas faire semblant de ne pas l'avoir remarqué, parce que tu n'a pas tourné les yeux assez vite, tu n'as pas pu aller te cacher comme tu le fais toujours si bien, à observer de loin comme ce jour de Noël ou tu aurais mieux fais de rester dans votre campement, tu aurais sans doute eu moins froid. Ton regard pourtant glisse autour de toi, comme si tu allais pouvoir trouver une idée, un échappatoire, mais non, décidément, tu es tout seul. Alors il va falloir que tu te regonfles, et peut-être que ça ne se passera pas si mal que tous les films que tu as pu t'imaginer en pensant à lui depuis que vous êtes tombé sur ce caillou hostile.

Et tu te surprends tout seul quand tu esquisses les quelques pas qui te séparent de lui, triturant déjà entre te mains le sac que tu avais ramassé dans ton chez toi et oublié de reposer. Tu n'es pas serein, mais voyons le vrai en face: quand es-tu serein depuis que vous êtes arrivés sur Terre. Tu t'inquiètes du regard des tiens, et de celui des autres, et avoues-le, tu ne t'aimes pas plus qu'eux. Difficile de bien dormir, pas vrai? "Liam." réfléchis vite, parce que maintenant, tu l'as ouvert. "Je savais pas que t'étais là..." Et aussi incroyable que cela puisse te paraître, tes premiers mots ne mentent pas... Tu n'es pas un menteur de toute façon, mais si tu avais su qu'il était ici, tu te serais certainement enterré dans cette gouillasse dégueulasse. "T'es pas tombé au moment le plus accueillant du camp..." parce que parler de la pluie et du beau temps, c'est encore la moins risquée des option, pas vrai?
code par EXORDIUM. | Images par Oblivion

Admin - Supermassive Black Hole
avatar
04/11/2014 Mystery Light Elijah & Near & Saoirse & Cassandre & Jade 28386 Thomas B.-Sangster @"jenesaispas" Signa perséphone Aaron Ancien kidnappé des Rahjaks. ancien traqueur, co leader. Cent 1157
Admin - Supermassive Black Hole






We’re all astronauts looking for the stars finding constellation through the map of our scars.





Il ne savait pas s’il irait mieux un jour. Il le supposait oui parce qu’il s’était toujours débrouillé d’une façon où d’une autre pour aller mieux mais ce cyclone avait fait plus de dégât que l’Odyssée et ses emprisonnements avait pu faire. Il n’en voulait pas tant au Conseil puisqu’avec du recul, beaucoup de recul et quatre ans sur terre, finalement cette vie dans l’espace était peut-être la plus calme qu’il aurait pu avoir s’il n’avait pas été emprisonné, si l’Odyssée ne s’était pas crashé. Si tout ne s’était pas produit ainsi, ils n’auraient pas connus le désert, Thaïs ne serait pas morte. Ils avaient essayé avec Andrew de la transporter jusqu’au campement de l’odyssée mais sûrement était-elle déjà morte en chemin. L’espoir était fragile, était folie. Ils n’étaient allés jusqu’ici que dans l’espoir qu’elle survive. Espoir vain, espoir inutile mais encore le seul qui faisait qu’ils étaient encore ensemble, les cent envoyés sur terre, les cent déjà si peu nombreux venaient de perdre quelqu’un, un proche, une amie, d’une façon terrible et irréversible. Quarante-huit heures auparavant elle aurait été à ses côtés, là c’était tout différent, il était parti quand Nadja l’avait déclarée morte et quelque part, il l’avait su depuis qu’elle était sortie pour récupérer cet hérisson qu’il avait laissé au campement, qui était peut-être parti retrouver sa vie de solitaire comme Thaïs et Siwan étaient parties. L’hérisson n’avait plus de besoin de rester, Liam devait-il rester dans ce campement ? Il n’en avait aucune idée, n’avait pas tellement envie de peser le pour et le contre, n’avait tout simplement pas eu l’envie de rester sur le campement le soir même et était parti en vadrouille pour ne rentrer que tard ou tôt dans la matinée, il ne savait pas trop, il n’avait pas eu conscience du temps qui s’écoulait dans les bois. Vagabonder sans jamais vraiment se perdre, comme s’il était resté étrangement à tourner en rond au même endroit, à cogiter pour ne pas sombrer, à rester finalement aux alentours pour ne pas qu’il aille plus qu’au-delà des terres, vers ce désert si l’envie lui prenait d’en finir, finalement c’était plus vers là qu’il devrait se diriger. Mais l’envie d’en finir n’étant pas là il était resté en chassant la lassitude comme pour se dire que si la nature l’avait épargné, ce n’était pas pour rien.

Thaïs n’était plus là, c’était douloureux, cela le serait encore d’avantage de l’annoncer aux autres mais ce n’était pas la fin même s’il perdait quelqu’un qui lui était cher, quelqu’un qu’il n’avait pas su protéger, quelqu’un qu’il n’aurait pas pu protéger contre la folie de la nature et l’innocence inquiétude d’une petite bravant la tempête pour sauver son hérisson. Elle avait protégé celui qu’elle avait promis de protéger, pas lui. Elle était plus courageuse qu’il ne le serait jamais, était l’exemple d’une jeunesse fougueuse pleine d’envie et d’idéaux qu’il leur faudrait poursuivre pour se dire que sa mort n’aurait pas été vaine. Il n’aimait pas. C’était douloureux de parler comme si elle n’était plus de ce monde mais il n’avait pas non plus envie de stagner. S’il ne savait pas combien de temps ça lui  prendrait pour parler d’elle sans douleur à l’âme, ce n’était pas non plus son genre de vouloir que tout se finisse, que sa vie s’achève parce qu’elle était partie.  

Il doit revenir, cela ne sert à rien de rester puis bientôt, ils vont repartir. Avec Andrew le retour au campement a été prévu pour le lendemain juste le temps pour lui de ... il ne sait pas. Peut-être revoir sa mère, voir si Alaska est là, s’ils vont tous bien ceux qu’il n’a pas trop cherché à voir depuis trop longtemps. Ici là-bas, qu'importe au final. Il va falloir surmonter puis repenser au campement qui a été détruit, à la place pour se loger aussi parce que ce n'est pas comme s’ils partageaient une tente. Ça aussi il va falloir repenser, tout repenser en fait, de A à Z et c’est peut-être la solution pour avancer, celle qu’il a choisie pour se meubler la tête comme lorsqu’il ne voulait pas trop penser à la cité de feu. S’occuper des autres plutôt que de s’occuper de lui-même, de ses souvenirs éparpillés aux quatre coins de la terre et du ciel. C’est vrai ça qu’il ne se l’est jamais demandé. Si l’on regarde le ciel le soir, peut-on pointer du doigt l’étoile la plus proche de l’endroit où se trouvait le vaisseau ? L’Odyssée ? Il ne s’est jamais posé la question, se la pose maintenant, peut-être pour toutes ces questions pour savoir d’où ils viennent. Le ciel c’est grand, le ciel n’est pas cartographiable comme la terre, ce n’est pas la même chose. Il a un peu erré c’est vrai, plus que vingt-quatre heure c’est vrai aussi mais ce qui compte c’est qu’il ne rentre pas vrai ? Le reste n’a pas beaucoup d’importance sur le moment même lorsqu’il pose un pied dans le campement des deuxièmes débarqués. Il sait qu’ils comprendront, du moins il le suppose et ce n’est pas si grave finalement s’ils ne comprennent pas tellement ce besoin de prendre du recul. Cela fait quarante-huit heure qu’elle est morte et on ne peut pas dire que cela va, cela n’irait pas bien pendant un long moment mais au moins il peut rester sur ses deux pieds, penser à la suite sans rester à broyer du noir, tout le temps : cela n’a jamais servi à rien.

Il ne sait pas trop ce qu’il va faire et n’ose pas vraiment déranger. Leur campement est bien boueux mais ils s’en sortiront. Les dégâts sont matériels mais ils apprendront bien vite que ce n’est le plus important, p’être même qu’ils l’ont déjà appris. Si pas, ils finiront vite par le savoir. Il ira la voir, sa mère, mais plus tard, avant de rentrer, là tout de suite, il ère un peu sans vraiment avoir de destination précise. Il se souvient du bâtiment principal, de cet endroit qui leur a servi de dortoir lorsqu’ils sont venus visiter, de cet endroit qui tient encore debout mais qui ne tiendra peut-être pas un deuxième ouragan, cyclone, il ne différencie pas, c’est la même chose, c’est la nature qui détruit tout sur son passage comme pour le tremblement de terre. Ils ne peuvent pas y faire grand-chose, c’est elle la patronne sur cette terre qu’ils ont laissé à l’abandon, que leurs ancêtres ont tué à petit feu et pourtant c’est elle qui décide, qui renait et alors que quatre ans plus tôt ils ne la pensaient pas viable, c’est elle qui a les plein pouvoirs bien plus que les hommes.

Les hommes ont l’illusion du pouvoir et elle est dangereuse. Mortelle. Il secoue la tête, ne peut pas retourner vers ces pensées là qui l’assailliront pour des mois encore. Pour le moment c’est mieux qu’il se dirige là-bas, ils seront peut-être nombreux à moins qu’ils ne déblayent, qu’ils essayent de sauver ce qui peut l’être encore. Fort heureusement l’on ne déplore aucune perte humaine de ce côté-là. Ceux qu’il connait s’en sont sortis, ça le rassure parce que la tout de suite, un deuxième mort, il n’est pas certain de pouvoir le surmonter. Autant être franc parce que s’il montre qu’il semble pouvoir continuer, intérieurement ça reste difficile. Trait de caractère familial, chez les Cohen tout est intériorisé plus encore depuis que l'on compte sur lui-là bas. Il relativise même s’il ne peut pas relativiser sa mort, il la gardera dans un coin de sa tête pour y penser plus tard, pour ne pas les empêcher d’avancer. Il n’a pas envie d’être un frein, il ne veut pas qu’une mort les bloque. Elle n’aurait pas voulu ça. Il s’est éloigné du bâtiment après avoir reçu un pull sec mais bien évidemment beaucoup trop grand pour lui, c’est pas l’important ce qui compte c’est l’impression d’être plus ou moins au sec. Il flâne un peu sans trop savoir où aller, ne se rend même pas compte qu’il s’est un peu éloigné du plus gros des habitations à reconstruire. Ils n’auront pas beaucoup à faire, en comparaison mais tout de même quelques bâtisseurs seront nécessaires pour certains toits qui n’ont pas tenu le coup.

Dans sa contemplation des dégâts de la terre ou plutôt du ciel, c’est un léger sursaut qui accueille cette voix de celui qu’il n’a pas entendu arriver. Il aurait pu, quatre ans sur terre lui a appris à ne pas se faire avoir ainsi. Cela fait un moment qu’ils ne se sont pas vus, qu’ils se sont simplement entrecroisés rapidement sans avoir eu le temps de vraiment parler, pas comme avec les autres, c’est différent sans qu’il sache pourquoi et il doute que Teagan le sache lui-même ou peut-être que si, il n’a jamais vraiment cherché à l’éviter ou plutôt disons qu’il n’a pas trop cherché à le voir non plus. Comme si la vie d’avant pendant tout un temps avait été séparée de celle de maintenant sans qu’il en comprenne la raison. Est-ce le cyclone ou le soulagement de les savoir en vie qui change la donne ? Peut-être, dans tous les cas c’est stupide de sa part cette distance qu’ils ont créée. Il serait bien le dernier à dire que c’est seulement la faute au brun devant lui. « Je savais pas que t'étais là... » Il hoche simplement la tête et l’observe un moment comme pour voir pourquoi Teagan se justifie. « T'es pas tombé au moment le plus accueillant du camp... » Il ne sait pas quoi lui répondre. « J’étais pas vraiment là Tea mais j’en avais marre d’errer alors j’suis rentré. » Rentré parce qu’il était déjà arrivé deux jours plus tôt, qu’il n’était pas resté bien longtemps juste pour dire qu’il s’en allait un moment mais qu’ils n’avaient pas d’inquiétude à avoir, enfin il l’a surtout dit à Andrew, du reste, il n’avait pas à leur dire quoique ce soit. « Ça l’est pour personne, tu sais. » Comme premiers mots échangés depuis longtemps ça semblait comme une accusation alors que s’en était pas une, il avait simplement du mal à savoir comment s’exprimer en leur présence après tout ce temps si l’on comptait la prison ou il avait simplement accepté la présence d’Alaska parce qu’elle serait de toute façon venue même lors d’un refus juste par principe. « Je suppose qu’on peut s’estimer chanceux. C’est bon de te savoir en vie. » Il ne mentait pas, c’était pas des paroles en l’air, peut-être lancées en contre coup d’une mort encore trop récente mais vraies. Même s’il n’était pas au meilleur de sa forme, ça le soulageait de les savoir en vie, ceux qu’il avait côtoyé pour un temps parfois beaucoup plus long que ceux qu’il considérait comme sa famille aujourd’hui.

Ce n’était pas parce que la vie avait décidé de les séparer qu’il ne voulait plus jamais les voir. Il avait besoin de ce temps d’adaptation que de savoir qu’ils étaient là, temps d’adaptation pour lui aussi parce qu’ils étaient surement apparut dans l’un des pires moments de sa vie en plus de celui de ces derniers jours. « Tout va bien, pas vrai ? » C’était relatif, presque caricatural parce que rien allait mais il avait envie de savoir s’ils allaient bien, si malgré tout ce qu’il s’était passé, ils pourraient tenter de se croiser de temps à autre juste comme ça sans se dire que même parler leur était devenu impossible tant ils étaient différents même s’ils l’avaient toujours été, avant, ça ne les avait pas tant empêché même si tout ne s’était pas toujours bien passé. Il avait ce besoin de voir si tout n’était pas perdu de ce côté-là aussi. Il y pensait sincèrement de revenir ici, après tout Noël et leur venue ici étaient des signes que les deux groupes n’étaient pas si fermés l’un à l’autre, qu’ils n’étaient pas si fermés l’un à l’autre sauf si tout n’avait été qu’apparence. Il avait ce besoin de savoir si c’était possible ce futur même si Thaïs ne l’aurait pas vu de cet œil même si elle aurait compris ou fini par comprendre qu’il  était stupide de faire ces allers-retours, d’être à jamais deux groupes séparés dans l’adversité alors qu’ils avaient tant à apprendre l’un de l’autre.

— code by lizzou —


avatar
16/09/2018 mika. Güzis T. Cinksi 124 Dylan O'Brien avengedinchains ♥ Cartographie/Orientation & Informatique/mécanique - Ingénieur en énergie 95



We’re all astronauts looking for the stars finding constellation through the map of our scars.
Teagan || Liam


Tu te sens bien maladroit avec ton sac humide entre les mains et ton regard qui essaie de se faire vaillant mais se montre tout de même bien trop fuyant. C’est fou, vous avez grandi ensemble, tu te souviens du vide que ça a fait dans l’appartement lorsqu’il est parti, qu’on l’a emmené plutôt. Tu te souviens que c’est à ce moment que tu t’es rendu compte de ô combien une simple présence pouvait faire passer le temps sans que l’on s’en rende compte. Vous avez grandi comme des voisins et peut-être même plus que ça, à partager le même habitat malgré que ça n’ait pas toujours été la cohabitation la plus aisée que chacun aurait pu rêver d’avoir, tu connais Liam depuis des années, bien plus que la majeure partie des gens avec qui tu partages ce campement d’ailleurs, et pourtant. Pourtant tu t’adresses à lui avec la maladresse que l’on accorde aux inconnus. Tu n’as jamais été le plus beau parleur que le monde ait connu, c’est un fait, tu es plus habile pour travailler dans ton coin ou simplement filer un coup de main par ci par là à qui te le demanderait. Mais tu te sens stupide de chercher ainsi tes mots sans trop savoir s’ils seront les bons. Tu essais de mettre un filet de sécurité derrière tout ça pourtant, c’est vrai, le silence sur le camp te paraît pesant ces derniers jours et tu n’es pas sans savoir que pour certains, ce cyclone a fait bien plus de dégâts qu’un simple toit effondré comme le tient présentement. Tu ignores comment tu aurais réagi si ton père avait été une victime de ce caprice de la nature…. Tu ne lui as toujours pas adressé la parole plus que nécessaire, tu ne le regardes toujours pas en face, et tu essaies de l’éviter avec le plus grand soin, mais s’il lui arrivait quelque chose? Nul doute que tu te sentirais au plus mal, parce que tu es comme ça, à toujours te blâmer pour tout, trop tard. C’est vrai, tu ne fais rien pour arranger les choses et tu te plaindras des regrets si le destin fait son œuvre avant que tu n’aies décidé de te bouger, toi. C’est pareil avec Liam.

Avoues, tu mourais d’envie tout ce temps de le voir, juste pour savoir si ça allait, et égoïstement peut-être, pour savoir si quelque part, il t’en voulait pour quoi que ce soit, parce qu’une chose est sûre: toi, tu t’en veux pour un nombre si grand de conneries, que tu peines à faire bonne figure face à lui, là que tu te trouves au pied du mur. Si tu l’avais vu venir, est-ce que tu aurais continué de te planquer comme tu le fais tout le temps parce que sur le coup, c’est une solution qui te parait plus confortable? Si tu avais eu le choix, est-ce que tu aurais continué avec ta stupide politique de l’autruche ou est-ce que tu aurais osé sortir ta tête de ta boue pour aller à sa rencontre, t’assurer que, malgré les derniers évènements, les choses allaient au moins assez bien pour continuer? Tu n’en es pas vraiment sûr et tu te sens coupable de ça aussi. Mais tu n’as pas pu fuir cette fois et tu as maladroitement ouvert une conversation sans savoir où est-ce que tout cela allait te mener. Tu espères bien entendu dans le fond, que ça se passera bien… Du moins assez bien pour que tu ne te sentes pas cette envie de repartir dans l’autre sens lorsque tu ne peux éviter la confrontation… Comme s’il y avait confrontation entre vous. Il n'y aa jamais rien eu de tout ça. Vous avez chacun votre manière de fonctionner, et tu te fais beaucoup d’idées, presque toutes péjoratives, les confrontations, tu te les offres tout seul, et à toi même.

À ses mots, tu baisses un peu les yeux. Il a raison, le moment n’est opportun pour personne et nul doute que tous auraient préféré l’éviter. Le camp, c’est uniquement matériel, et d’ailleurs ici c’est à peu près tout ce qui a été emporté par le cyclone: le matériel. Tu jettes un regard bref à ce qui est sensé te servir de chez toi: de la boue, un tas de planches grossières qui se sont effondrées sur tes affaires, ce n’est que matériel, mais ça fait tout de même peine à voir. Tu auras de quoi t’occuper pour les quelques semaines à venir, et nul doute que tu feras au plus vite, n’ayant aucune envie de devoir passer trop de temps dans le bâtiment principal. Tu ne t’es pas éloigné des autres pour y retourner au moindre coup de vent. S’estimer chanceux. Comme il dit. « Je suis content que tu sois en vie aussi. » Pour ce que ça vaut. C’est un peu triste pour des premiers mots échangés depuis tant de temps, mais l’heure n’est malheureusement pas vraiment à la plaisanterie n’est-ce pas? Et même toi, tu n’as pas trop le cœur à tenter de jouer les nigauds pour rendre l’atmosphère plus légère: tu aurais juste l’air ridicule.

Tu recules un peu pour aller poser ce que tu tiens sur la pile que tu as commencé à faire afin de séparer les affaires que tu peux sauver de celles à retaper. Tu te sens maladroit, encore plus que d’habitude, mais c’est peut-être parce que tu mets la barre un peu trop haute vis à vis de Liam. Le stress et l’embarras transpirent dans chacun de tes gestes et tu te sens parfaitement stupide de ressentir une telle pression pour quoi? Pour rien. Quelques mots échangés avec quelqu’un que tu connais depuis tout jeune. Ça ne devrait pas être si compliqué. Tu aimerais lui souffler quelques mots de soutient, n’importe quoi, mais tu n’es pas certain que ce soit ton rôle, et tu te demandes si ça ne paraîtrait pas plus indiscret qu’autre chose. Tu te dis que la vie sur Terre n’est pas vraiment plus clémente que celle dans l’espace, même si pour toi, cette Terre t’a quand même offert une seconde chance, que tu n’es même pas fichu de saisir correctement. Tu pinces tes lèvres, tes yeux d’ambre glissants tantôt sur le sol et les murs imbibés d’eau, tantôt sur le jeune homme face à toi, tu te collerais des claques pour ta maladresse, quand bien même celle-ci ne s’exprime que par le silence. C’est peut-être mieux cela dit.

Et il te demande si tout va bien. Tu te demandes si quiconque ici pourrait affirmer que oui, et tu te dis qu’il y a biens des nuances dans les façons d’aller « bien ».  Tu n’as perdu que ton toit ces derniers jours, mais ce n’est qu’une goutte d’eau supplémentaire sur tout le reste. Tu te demandes un instant s’il a croisé ton père au détour de ses errances dans le camp. tu espères que non. Tu n’as pas l’air terriblement convaincu quand tu hoches quand même la tête avant de lui répondre. « Ouais. Ça va. Enfin, aussi bien qu’on le peut. » Évidemment tu mens par omission, comme tu sais plutôt bien le faire. Il y a quantité de choses qui se sont passées depuis la dernière fois où tu as pu adresser la parole à Liam sur l’Odyssée, quantité de choses qu’il ignore certainement, et dont tu te passeras volontairement de te vanter, pas vrai? Il ne te regarde pas comme un meurtrier, il n’y a pas cette sombre histoire entre vous, pour le moment en tout cas, mais tu n’es pas sûr de vouloir qu’il l’apprenne à un moment. Tu parviens à être content qu’il te parle, là, maintenant, malgré tout ce qu’il vient de se passer et tu as trop peur que tes sombres histoires fassent tout voler en éclats, encore. « Je suppose que tout le monde a connu des jours meilleurs… Mais pour ce que ça vaut, je suis content que tu sois là. » Dans ton esprit, tes mots sonnaient de manière bien moins égoïste. Le sont-ils aux oreilles d’autrui, à ses oreilles à lui, ou bien est-ce que tu t’imagines encore des choses? Tu passes machinalement ta main dans ta nuque et tu te maudis de ce geste en sentant la terre humide que tu y déposes sans y avoir pensé avant. « Si tu as besoin… Ou tes amis, de quoi que ce soit que je puisse faire, faut pas hésiter. » Et comment tu pourrais les aider mh? Tu proposes ça par politesse mais tu te doutes que tu ne peux pas faire grand chose. Tu tâtes aussi le terrain, un peu, peut-être, pour savoir. Curiosité malsaine de savoir s’il se débrouille mieux de son côté que toi du tient. Regardes toi, tout seul alors que tu devrais être avec ta famille, ou du moins, ce qu’il en reste.  Dans le fond tu espères qu’il fait mieux que ça, quand bien même tu seras peut-être un peu jaloux. C’est qu’ici, tu as l’impression de ne pas vraiment faire partie du groupe, mais tu ne peux pas non plus te rapprocher d’eux, tu sais bien que pour beaucoup tu restes quand même un Odysséen parmi tant d’autres. Mais tu t’isoles toi même de ceux parmi lesquels tu es sensé vivre. Et tu oses dire que tout va bien. Oh, tu es égoïste mais tu sais bien que tu ne traverses rien comparé à d’autres aujourd’hui, alors oui, tu dis que tout va bien. C'est ce que tu peux sans doute faire de moins égoïste pour une fois.
code par EXORDIUM. | Images par Oblivion


Spoiler:
 

Admin - Supermassive Black Hole
avatar
04/11/2014 Mystery Light Elijah & Near & Saoirse & Cassandre & Jade 28386 Thomas B.-Sangster @"jenesaispas" Signa perséphone Aaron Ancien kidnappé des Rahjaks. ancien traqueur, co leader. Cent 1157
Admin - Supermassive Black Hole







We’re all astronauts looking for the stars finding constellation through the map of our scars.




Il préfère ne pas repenser à la raison de sa venue même s’il ne peut y échapper. Tout ici lui rappelle le cyclone même si ce groupe des deuxièmes arrivés sur terre ont été chanceux. Il n’a pas entendu de mort, juste quelques destructions de matériel, ce n’est pas bien grave. C’est toujours différent quand des vies sont en jeu, ça l’a toujours été. Pour lui en tout cas. Pour d’autres, il ne sait pas, il ne peut juste pas se mettre à leur place parce que chacun réagit de façon différente pour des raisons différentes quand quelque chose de l’ordre d’extraordinaire arrive. C’est terrifiant certes mais cela reste extraordinaire dans le sens où cela n’arrive pas tous les jours, et heureusement. Ils ont déjà assez à faire sur terre pour avoir le courroux de la nature sur la tête toutes les deux semaines. Elle a frappé une fois, fort : il n’y a plus qu’à espérer qu’elle ne frappe pas à nouveau. Il ne sait pas comment ils s’en sortiraient autrement, même pour ce campement fait plus de pierre, il ne sait pas s’il tiendrait le coup pour un deuxième cyclone ou tremblement de terre. Ils n’ont rien testé, rien pour tester et prévenir ce genre de catastrophe désormais.

C’est leurs ancêtres qui l’ont voulu ainsi en détruisant leur planète à petit feu. Il n’y pense que rarement à ce vaisseau, à ces descendants terriens qui leur en veulent pour des décisions prises un siècle avant.  Vivre ici ou sur l’Odyssée ? Chacun pourra dire ce qu’il veut mais pour le moment la vie là-haut était plus calme, plus sereine. Juste quelques lois, rien de bien grave même si parfois il est des évènements qui échappent à notre contrôle, il le sait pertinemment. Parfois même si on ne veut pas risquer de finir comme ces autres, là en prison, cela arrive. Est-ce le destin qui les pousse dans cette direction, qui leur fait dire que d’une façon où d’une autre, c’était inévitable ? Tout ce qu’ils ont traversé jusqu’à présent n’aurait pu être évité ? Il secoue la tête, n’en sait rien, comme le fait d’avoir marché jusqu’ici, à l’endroit non loin de Teagan sans qu’il l’ait vraiment prévu.

Il se rend compte qu’il lui parle sans expliquer et qu’il n’en a pas forcément l’envie. C’est encore trop tôt que de parler de Thaïs, de parler du cyclone même s’ils vont probablement en parler. C’est ce qu’il se passe. Chacun ici et là-bas font la même chose : répare les dégâts de la nature. Il a envie de s’assurer que tout va bien, enfin autant que ça puisse l’être dans ces conditions. Ils sont deux campements désormais, c’est un peu étrange de penser ainsi, de se dire qu’il y aura toujours matière à confrontation car après tout il ne sait pas tellement ce qu’ils en pense, il n’ose pas non plus aller voir sa mère même s’il sait qu’il devrait, qu’il devrait se montrer courageux pour une fois au moins dans sa vie pour aller voir ceux qu’il a tant quasi ignoré pendant tous ces mois même s’il est venu les voir de temps en temps : c’est étrange de se dire qu’il a plus souvent été voir son père qu’eux. Mais il n’a jamais été des plus malins Liam, pas bête pour autant mais quand il s’agit de dire les choses importantes toute la volonté part bien loin comme pour l’empêcher de pouvoir l’atteindre à nouveau. Sauf qu’aujourd’hui c’est différent. Il y a le cyclone et l’arrivée pas calculée près de Teagan pour l’interpeller avec ce surnom enfantin qui date de y’a bien longtemps. Il s’est inquiété pour eux même s’il n’est pas si souvent venu, même s’il a des préoccupations différentes, même s’il a comme une deuxième famille, celle dont il se préoccupe bien d’avantage. Il s’en veut un peu sur le moment mais sait bien que lorsqu’il reviendra au campement, ça restera ce qu’il pense et il devra leur dire. Pour Thaïs. Et c’est bien là qu’il songe qu’il pourrait rester ici une éternité sans trouver le temps long jusqu’à ce que ce courage qui semble être parti loin, revienne vers lui pour l’aider un peu à affronter ce qu’il va se passer maintenant mais là bas aussi.

Il hoche la tête à ses paroles. C’est marrant que ce ne soit qu’après plus de trois ans qu’ils se croisent réellement. Pas de façon furtive juste comme ça. Plus longtemps que cinq minutes ou plus longtemps que simplement se dire qu’ils ne sont pas là sans se décider à chercher. Il ne sait pas grand chose Teagan de ce qu’il s’est passé. C’est tant mieux. Il n’a pas forcément envie qu’il sache tout ce qu’il s’est passé sans trop en connaitre la raison parce que finalement ça ne le concerne pas. Ils sont comme des idiots à pas trop savoir comment communiquer depuis le départ ça a toujours été comme ça même s’ils se sont débrouillés là haut, comme ils pouvaient. Cela allait, du moins, il n’a pas un mauvais souvenir de leur cohabitation là-haut. Il se demande aussi ce qu’il s’est passé pour Teagan depuis qu’on les a lâchés sur Terre, il y a toute une partie de la vie de son ami qu’il ignore comme celle d’Alaska, celle de sa mère. Il n’a jamais cherché à savoir, pour quelqu’un de curieux, c’est triste d’en arriver à cette constatation que pour des proches il n’a pas cherché à en savoir d’avantage depuis qu’ils sont arrivés. Pas beaucoup plus même s’il a croisé plusieurs fois Alaska depuis son retour, chose qu’il ignorait aussi jusqu’ici.

Il l’observe un peu parce qu’il a changé même s’il est des traits qu’il reconnait tant ils se sont côtoyés là-haut. Ça le rassure ça aussi qu’il ne soit pas tant méconnaissable, de se dire qu’il aurait pu le reconnaitre parmi la foule, dans d’autres situations dans lesquelles repérer quelqu’un est plus compliqué. Il a grandit mais s’il a changé du tout au tout, il dirait que non mais peut-être a-t-il changé oui, après tout il est des évènements de sa vie qu’il ignore car il n’a pas cherché à le savoir. Il s’avance un peu emmitouflé dans ce pull qui réchauffe même s’il ne fait pas si froid. Il a l’impression d’avoir froid, qu’il fait froid depuis quarante-huit heures, depuis le début du cyclone. Il reste un peu gauche à l’observer comme trier ses affaires en restant les bras ballants sans trop savoir comment s’y prendre. Il a l’air fin celui qui se débrouille toujours pour savoir quoi faire et comment le faire dans leur campement. Il est bien différent maintenant. Il hausse les épaules quand Teagan a le dos tourné rien qu’un moment. Il verra bien comment cela se passe. Ils ne peuvent pas vraiment faire comme si rien ne s’était passé pas vrai ? Il faut laisser le temps au temps et après ils verront bien. Si déjà ils acceptent de ne pas s’éviter à l’avenir ça serait déjà pas si mal. « Ouais. Ça va. Enfin, aussi bien qu’on le peut. » Evidemment, après ce qu’ils viennent de vivre, c’est la réponse comme imposée, celle que tous se donnent pour donner l’impression que tout va bien. Tout va peut-être bien, peut-être pas. En tout cas pour le moment ils semblent s’en sortir. « Je suppose que tout le monde a connu des jours meilleurs… Mais pour ce que ça vaut, je suis content que tu sois là. » « J’aurais bien voulu que les circonstances soient différentes. » Il évite tant qu’il peut de dire les détails, il le saura tôt ou tard qu’une petite doit être enterrée dans pas longtemps, d’ici quelques heures peut-être et peut-être même que l’enterrement a déjà eu lieu. Il hoche la tête comme pour dire qu’il pense la même chose sans pour autant devoir le dire. « Y’aura pas de catastrophe la prochaine fois que je viendrais. » Il l’espère du moins. Il espère aussi que ça va bien se passer entre eux aussi parce qu’il aurait du mal à un rejet de sa part, surtout maintenant.

« Si tu as besoin… Ou tes amis, de quoi que ce soit que je puisse faire, faut pas hésiter. » Il hésite à lui en parler. C’est trop tôt et pourtant il sait qu’il va devoir tout raconter peut-être juste une dizaine d’heures plus tard. « On ne reste pas bien longtemps. » Enfin, il suppose. Il aimerait bien rester, quelque part ça serait lâche mais plus facile pour renouer avec ceux qui sont ici,, avec ceux qui sont vivants. « Je crois. » Il hésite encore. « On doit tout reconstruire comme vous mais c’était moins solide. » Thaïs aussi elle était moins solide. Ca lui revient les images. Il ne va pas paniquer, ça ne lui arrive jamais, de façons très rares, très occasionnelle. Peut-être que la dernière fois s’en était une auprès du Saada. Il reste calme même si c’est tout autre chose dans sa tête. Il ne se voit pas leur annoncer, revenir comme si tout allait bien si tout pouvait recommencer à zéro même s’il a envie d’avancer. C’est une pensée facile dans la tête. Dans la vie de tous les jours c’est bien différent. « Tu sais, on était venu avec quelqu’un. » Peut-être que d’en parler ça ira mieux après. Il ne se sentira pas d’en parler aux autres, Andrew pourra parler, il est bien plus à l’aise pour ça que lui-même si ça restera difficile. La blessure est trop récente. « On va devoir rentrer et leur dire qu’elle ne s’en est pas sortie. » Parler est plus simple, plus évident qu’il ne l’aurait pensé. Mais avec Teagan ça a toujours été aussi différent que compliqué et en même temps si facile. « Si seulement on pouvait refaire le passé ça serait plus simple. » Vraiment ? Il n’en sait rien, il le pensait plutôt, il y a une sorte de destin qui s’acharne. « J’ai pas envie de rester avec eux ce soir. » Rester avec ceux qui sont venus avec lui, avec ceux qui auront cette tristesse qui lui crèvera un peu plus le cœur même s’il essaye de gérer alors que rien ne va. « Rien ne va Tea. » Il l’observe à nouveau, pas très certain de vouloir savoir quelle sera sa réaction. « Mais je vais bien. J’ai juste besoin de parler d’autre chose, n’importe quoi. » Parce que les images lui reviennent en tête et que même en essayant, il sait qu’elles resteront plusieurs mois avant qu’il puisse penser à elle sans avoir l’impression qu’il ne va pas si bien, que tout ce qu’il tentait de gérer depuis le tout début de son arrivée ici s’effrite petit à petit sans qu’il puisse y faire quelque chose.

Spoiler:
 

— code by lizzou —


Contenu sponsorisé



 

We’re all astronauts looking for the stars finding constellation through the map of our scars. | ft. Liam

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Dalas Stars signature
» Dalas Stars Aligment
» Dallas Stars
» We are all in the gutter, but some of us are looking at the stars !
» Line up the stars ◆ 17/07 | 18h25

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Hundred :: memories are precious :: Zone de Flashback-