Partagez | 
 

˜˜˜˜˜˜We just want to do it right ~ Chris & Rachel
maybe life should be about more than just surviving


Judith O'Hara
23/07/2018 Laenai / Alicia Tasha & Lucie ♥ 153 Rachel McAdams Laenai Archiviste - Médecin 30



We just want to do it right


C'était une journée grise. Les nuages dans le ciel étaient si nombreux qu'on n'apercevait plus les rayons du soleil. J'avais croisé Rachel récemment et avais remarqué qu'elle n'allait pas aussi bien qu'elle pouvait le prétendre. J'avais donc décidé d'aller en parler à Chris, mais tellement de choses s'étaient déroulées depuis que je n'en avais pas encore eu l'occasion. Je m'en voulais un peu, moi qui mettais tant de cœur à venir en aide aux autres.

C'est donc d'un pas décidé que je me dirigeai vers la maison de Chris, qui était un des seuls amis de Rachel que je connaissais. J'étais certaine qu'il saurait quoi faire, même s'il ne réfléchissait pas vraiment comme tout le monde. Je m'annonçai et, lorsqu'il m'y autorisa, je frappai à la porte de sa maison après avoir jeté un regard discret autour de nous. Je ne voulais pas que tout le monde entende ce que j'allais lui dire. Rachel ne méritait pas que tout le camp soit au courant. Je n'en avais même pas parlé à Noah, gardant mes impressions pour moi. Lorsqu'il m'ouvrit, j'entrai tout en m'adressant à lui.

- Chris ? J'ai besoin de te parler.

J'avais bien réfléchi aux mots que j'allais employer, mais en situation réelle tout était toujours plus difficile. Je pris quelques instants pour remettre mes idées en place.

- C'est à propos de Rachel. Elle et toi êtes de bons amis, alors je me suis dit que j'allais me tourner vers toi. Je l'ai croisée il y a plusieurs jours, quand elle quittait le camp. Elle m'a affirmé que tout allait bien mais j'ai l'impression que ce n'est pas vraiment le cas... Elle est maigre, a d'énormes cernes et j'ai vu dans son regard qu'elle n'était pas bien. Tu en sais peut-être plus ? J'aimerais pouvoir l'aider...

avengedinchains


Dernière édition par Judith O'Hara le Dim 7 Oct - 18:47, édité 1 fois

Rachel A. Gomez
07/05/2018 Dumbass*Angel non 180 Chloe Bennet Minibouh (avatar), ASTRA (signature) cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine 235



We just want to do it right
Exténuée, voilà comment j’étais, en revenant de l’expédition. Chris pourrait certainement en dire autant, car dès notre arrivée, nous nous étions étendus, se débarrassant rapidement de notre ravitaillement pour simplement décompresser. Bien entendu, il dût aller s’entretenir avec l’un de ses supérieurs, probablement pour annoncer notre retour. Je préférais rester et admirer les plantes que je trouvais, essayant de trouver le meilleur moyen de les conserver. Je ne retournais pas immédiatement au campement des Cents, prenant le temps qu’il me fallait pour retrouver mes forces et organiser les choses pour reprendre la route. Je sais, c’est étrange que de me savoir encore chez Chris alors que je lui avais proposé sans la moindre véritablement politesse cette expédition. Est-ce que les choses s’étaient améliorées, entre nous? Pas complètement. La rancune restait, aussi minuscule soit-elle. Cependant, je ne m’adressais plus à lui si brusquement. Je me calmais les nerfs, essayait de détendre l’atmosphère pour espérer arriver à enterrer entièrement la hache de guerre. Ce n’est pas comme si je pouvais entièrement oublier sa petite intervention, avec Devos. Son idée si ingénieuse, eh bien, elle me laissa plus enragée que jamais. Néanmoins, grâce à ce long moment passé ensembles, j’appris à délaisser cela, le temps qu’on puisse discuter plus civilement.

Ce matin, je me préparais à partir. Pas nécessairement si tôt, mais peut-être après qu’il ait manger son repas du midi. En tout cas, pour l’instant, il me fallait surtout prendre l’air, marcher dehors et continuer à vérifier, voir si rien ne manquait à l’appel, pour quand je partirais. Je ne voulais pas avoir à refaire le chemin plus d’une fois! Ainsi, je sortis, faisant d’abord quelques pas, m’étirant ensuite. Puis, je commençais à tout placer, prenant en note les plantes, l’endroit où on les avait trouvées, la distance parcourue, les autres végétaux que l’on croisa. Qui sait si je n’irais pas y faire un tour une autre fois! Si ça me permet de garnir mon carnet de notes, eh bien ce serait déjà ça de gagner. Et puis ça m’aiderait certainement à être plus efficace, advenant des besoins immédiats de malades. Ce n’état cependant pas le temps de penser à ça. Préparer mes choses, et ce, sans avoir l’esprit constamment perdu. Autrement, je ne m’en sortirais jamais.

Me trouvant à l’arrière, je me crus littéralement éloignée de tous, afin de ne pas me faire remarquer. Pourtant, je captais bien vite la présence de quelqu’un, et cette personne venait de rentrer voir Chris. Cela me mit immédiatement la puce à l’oreille. Oui, je sais, ce n’est pas très poli que d’écouter les conversations des autres. Mais je ne pouvais m’en empêcher, retardant ainsi mes plans pour mieux m’approcher et guetter les paroles de cette inconnue. Après quelques instants, je reconnus mon nom, prononcé par nulle autre que Jude, vu ce ton de voix si familier. Que voulait-elle lui dire à mon propos? J’eus droit à une réponse, même s’il ne s’agissait pas de celle que je souhaitais. Elle vint lui demander ce qui n’allait pas chez moi, vu qu’elle remarqua mon physique si étrange et maladif, de la dernière fois. Je serrais mes dents, me retenant de faire irruption trop précipitamment. Une partie de moi voulait savoir ce qu’il lui dirait. Ferait-il comme avec Devos? Lui avouerait-il ce qui ne va pas? Si les deux jeunes hommes m’avaient déjà assez dérangé avec leur tentative trop héroïque, je n’imagine pas ce que Jude ferait.

Les secondes passaient comme des heures, et je n’en pouvais pas d’attendre, voulant me défendre, lui faire comprendre qu’elle perdait son temps et ferait mieux d’aller s’occuper de ses patients. D’un pas décidé, j’entrais rapidement à l’intérieur, mes pas lourds indiquant l’humeur qui m’habitait. « Jude. » Pas un ‘bonjour’, pas un seul sourire. Je voulais qu’elle parte. N’avais-je pas dit que je préférais continuer seule? Je ne voulais pas l’attention de qui que ce soit. « Je vais bien, je te l’ai déjà dit, il me semble. Et je n’ai pas besoin d’aide, d’accord? » Je tournais rapidement mon regard vers Chris. « J’vais rentrer plus tôt, au campement. Ils m’attendent depuis quelques jours, et doivent se poser des questions. » Message clair que je voulais transmettre. Pas question qu’on ne se mette à parler de ce qui n’allait pas. Je n’avais pas gardé le silence à propos de mon était physique et mental pour qu’il se mette à en parler à tout le monde.

avengedinchains

Chris Wilson
01/11/2015 Glacy Ezra 2426 Brett Dalton perlman(avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 160
- Whatever it takes -




Nous étions de retour de notre expédition dans les montagnes. De nouveau parmi les arbres. De nouveau au campement de l'odyssée. Nous étions de nouveau là, en un seul morceau, en chair et en os. Un retour qui venait pour ainsi dire de s'achever alors que nous étions de nouveau là. Enfin, nos chemins avaient aussitôt divergé tandis que je me retrouvais à me diriger vers un de mes supérieurs. Ce que je n'avais pas tardé à faire pour accomplir les formalités de retour, lui assurer que tout s'était bien passé. Rachel qui avait bien trouvé les plantes qu'elle recherchait. C'était le plus important. Cela et qu'on avait pu réglé certains autres points, même si je pouvais voir que la pilule n'avait pas encore été entièrement avalé. Un point que je pouvais accepter sans trop de problèmes. Lui ayant ainsi juste indiquer que je la retrouverai à la maison un peu après. A vrai dire je me retrouvais là avant elle. Quelques heures dont je disposais alors que je venais à ranger chacun des éléments. N'ayant pas besoin de prendre mes fonctions aussitôt, ce qui était un soulagement à vrai dire. Si j'avais pensé qu'elle serait là avant moi, là n'était pas le cas. N'étant pas inquiet pour autant alors qu'elle avait tout aussi bien pu s'arrêter pour discuter avec le premier venu. De retour au sein du campement, entre ses barrières. Le sentiment de sécurité qui venait avec alors qu'il était en effet possible de poursuivre sa vie sans craindre les menaces extérieures pour le moment. Là pour les prévenir. Et des menaces extérieures qui étaient équivalentes à zéro pour le moment alors qu'il n'y avait eu aucune tentative d'attaque. Des jours qui restaient plutôt calmes en temps normal jusqu'à ce que bien entendu certaines personnes fassent irruption dans votre vie, et vous embarque pour une expédition dans les montagnes. Un résultat qui en restait non moins positif heureusement.

Cependant, en entendant les bruits de pas je ne pouvais qu'être sorti de mes pensées. Me retournant pour découvrir Judith sur le seuil de la porte. Me demandant aussitôt ce qu'elle faisait là. Ce n'était pas souvent qu'elle était venue de ce côté bien que nous avions toujours continué de discuter même sur terre. Ici elle n'avait plus la possibilité de se cacher derrière des rangées de livres numériques, n'ayant plus la possibilité de se transformer en rat de bibliothèque. Elle avait dû comme tout le monde s'adapter. Certaines professions qui avaient dû être transformées. Le quotidien de certains qui avait été entièrement bousculé. Si je n'avais pas connu ce problème en tant que garde, il ne restait pas moins que d'autres s'étaient retrouvés à connaître un sentiment d'ennui. Comme si en arrivant ici ils avaient perdu tout but à leur vie. Les adultes qui avaient surtout été confronté à ce problème alors qu'au contraire les jeunes s'étaient découverts de nouvelles professions. Leur destin qui restait à tracer et j'osais croire que le mien l'était encore aussi. N'estimant pas que parce que nous étions sur terre, il nous était désormais impossible d'avoir un but ou de ne pas pouvoir user nos doigts, nos techniques. Il fallait juste s'adapter et sans doute étais-je l'un des plus enthousiasme à découvrir de nouvelles activités si ce n'était surtout de nouvelles techniques de combat. Manquant de me faire embarquer de nouveau par mes pensées avant que la question de Judith ne vienne me tirer de là. « De quoi as-tu besoin de me parler ? Tu as un problème ? » Des questions qui se bousculaient dans mon esprit alors qu'en effet je ne pouvais que me demander ce qu'elle faisait là, quelle était la nature de ce sujet tant important qu'elle voulait me parler. Les questions qui existaient dont je n'avais pas encore la réponse. Me demandant si sa présence ici était liée à ses deux amis, enfin l'un faisait partie de sa vie. Des personnes qu'elle côtoyait et que je connaissais aussi, bien qu'il paraissait certain que je serai plus apte à défendre la cause de l'un plutôt que l'autre. Avant tout curieux à cet instant alors que je l'observais, m'étant figé dans mes tâches.

Et les premiers mots qu'elle prononçait ensuite qui suffisait à me refroidir légèrement. Un sujet bien particulier. Une personne bien particulière auquel on s'attachait quand bien même elle traînait dans nos pattes. Une spirale dont on voulait tous apparemment la faire sortir. Mais refroidi alors que je ne pouvais que me dire que non cette fois-ci je ne pouvais pas m'engager dans cette conversation. Non pas que je ne tenais pas ses intérêts à coeur mais parce que cette conversation avait été relancée à maintes reprises, que la note d'amertume en bouche de la jolie brune restait alors que nous l'avions pris en étau dans sa cuisine. Conscient que j'allais devoir rassurer la jolie blonde. Judith qui n'était que gentillesse même si elle n'avait pas tort, que les cernes restaient, que Rachel n'était toujours pas dans son état normal, n'avait toujours pas le sourire aux lèvres. « En effet j'en sais plus... » En sachant plus, en connaissant la raison. Raison que Rachel ne voulait pas que je discute. Sujet dont elle ne voulait pas que je discute mais que j'avais discuté avec Devos contre son grès. Rachel qui voulait qu'on la laisse tranquille alors qu'on s'obstine à faire le contraire. M'apprêtant à reprendre la parole pour lui dire non pas qu'elle n'avait pas forcément besoin de s'inquiéter mais qu'il était préférable qu'elle ne s'en mêle pas. Le mais qui ne fut jamais prononcé alors que soudainement la jolie brune apparaissait. Parlant du loup. Manquant de lever les yeux au ciel alors que je ne l'avais pas vu venir, m'en voulant un peu alors qu'il était certain que même avec de début de phrases elle allait croire que j'avais voulu raconter toute son histoire de nouveau. Des pas lourds et un regard qui suffisait à me faire comprendre que j'allais de nouveau passer un bon moment. Comprenant parfaitement le message qu'elle voulait me faire passer,  ce qui ne m'empêchait pas de mettre les pieds dans le plat. « Je pense que tu devrais rester un peu plus. Tu es fatiguée... » Erreur ou quiproquo. Ayant pensé au fait qu'elle était fatiguée de la randonnée comme moi, réponse un peu automatique avant que je me rende compte que ces mots allaient sans doute être interprétés dans un tout autre sens, qu'ils allaient croire que je me référais aux mots de Judith. Sans doute trop tard pour faire demi-tour.

Spoiler:
 

Judith O'Hara
23/07/2018 Laenai / Alicia Tasha & Lucie ♥ 153 Rachel McAdams Laenai Archiviste - Médecin 30



Chris m'accueillit chez lui et m'écouta lorsque je lui parlai de Rachel. Finalement, il m'avoua qu'il en savait plus. Peut-être aurait-il alors une solution pour l'aider. Je voulus reprendre la parole, voyant qu'il ne disait rien, mais une voix familière nous interrompit en prononçant mon nom. Elle était arrivée d'un pas lourd : elle avait tout entendu. Elle s'adressa d'abord à moi, me réitérant les paroles qu'elle avait prononcées la dernière fois que nous nous étions croisées : elle allait bien et n'avait pas besoin d'aide. Elle était un peu agressive. Elle devait avoir mal interprété notre conversation. Elle était encore dans le déni, comme je le fus moi-même il y a des années. Elle se tourna alors vers Chris, expliquant qu'elle allait rentrer plus tôt au campement. Cela faisait plusieurs jours qu'elle était ici et les Cents devaient s'inquiéter pour elle. Je comprenais cela, mais d'un autre côté elle n'allait pas bien et elle avait besoin d'aide, quoi qu'elle en dise. Moi qui évitais le plus souvent les conflits, j'étais apparemment tombée en plein dedans, les deux pieds dans le plat...

Chris lui répondit qu'elle devrait plutôt rester car elle était fatiguée, je ne pus qu’acquiescer.

- Rachel, lorsque j'avais ton âge, j'ai vécu la même chose. Et si je n'avais pas été soutenue par des personnes de confiance, jamais je ne m'en serais remise...

Bien que j'eus un petit pincement au cœur en repensant à cette période, elle était bel et bien derrière moi, et ce n'était pas uniquement grâce à moi-même. Il y avait eu Noah, ses parents, Adam, et tous les autres. J'avais commencé mon travail aux archives, j'avais rencontré de nouvelles personnes, dont Chris, qui m'avait poussée à sortir de ma tanière et de ma petite routine. Sans toutes ces personnes, je ne m'en serais pas sortie, je le savais.

- Mais tu as raison, je m'excuse d'être venue parler à Chris dans ton dos. Je n'aurais pas dû.

Il était bien difficile pour une si jeune personne d'accepter qu'elle avait besoin d'aide. Faire un pas vers elle en reconnaissant d'abord mes torts, et ce sans chercher à me justifier, ne pouvait qu'apaiser un tant soit peu la situation. Du moins l'espérais-je, car cela faisait un moment qu'elle n'était pas bien et, parfois, les réactions des gens qui sont dans son état pouvaient nous surprendre...

Rachel A. Gomez
07/05/2018 Dumbass*Angel non 180 Chloe Bennet Minibouh (avatar), ASTRA (signature) cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine 235



We just want to do it right
Je n’estimais pas rester chez Chris trop longtemps, sachant qu’on m’attendait au campement et tout ce temps d’absence, on commencerait à se poser des questions. Peut-être attendre jusqu’au lendemain, mais ensuite, je devrais prendre mes trucs et partir. Une expédition qui me prit le peu d’énergie que j’avais, mais une qui s’avéra plutôt positive, tant au niveau de nos trouvailles que des conversations. Ce fut beaucoup mieux que la dernière qu’on eut, celle qui cria une véritable tension entre moi, lui et Devos. Au moins là, même si les problèmes n’étaient pas complètement résolus, je ne ressentais pas nécessairement ce besoin de contre-attaquer ce qu’il me disait. Bien qu’encore présente, la rancœur diminuait de ton. On ne peut pas voir cela comme une solution miracle qui me guidera vers eux, mais ça me permettra de parler de façon bien moins froide et distante qu’avant. En bref, il y eut de légers progrès. Malheureusement, à peine venait-on de gravir les premiers échelons, que déjà, je sentais le besoin de reconstruire le mur me séparant des autres. En effet, lorsque je m’approchais de là où se trouvaient Chris et Jude, en train de discuter de moi, les images de la conversation en cuisine me revinrent en tête. Pourquoi ne se mêlait-elle pas de ses affaires? Je l’admets, elle a un très bon cœur, mais d’essayer de m’aider est une vraie perte de temps.

En discernant le début de ce qui me semblait être une phrase d’aveux, je ne pus rester cachée plus longtemps. Je fis irruption, coupant Chris dans son discours, et m’adressant à Jude directement. La politesse fut exclue de mes paroles, ne faisant que lui indiquer ne pas avoir besoin d’aide car j’allais bien. Puis, j’interpellais Chris simplement pour lui dire que je partirais plus tôt que prévu. En sortant maintenant, peut-être arriverais-je à des heures raisonnables. Un plan pas si fou, et pourtant, me voilà incapable de le mettre à exécution. Voilà que les deux en venaient à la conclusion que je devrais rester un peu plus, entre autres à cause de la fatigue de notre expédition. « J’ai reposé mes jambes, c’est suffisant. » Faux. Depuis ce matin, j’avais un léger mal de tête qui s’aggravait avec l’énervement de cette conversation imprévue. Mais tout comme je fus assez douée pour cacher mes problèmes pendant un bon moment, je faisais exactement la même chose pour le reste. « Je suis désolée d’apprendre ça, Jude, vraiment. Le fait est qu’en étant ici, sur Terre, il y a des responsabilités qui viennent avant le reste. Puis de toute façon, ce n’est pas comme si j’ai besoin de la pitié de qui que ce soit. C’est mon problème! À moi, et moi seule! Donc j’dois me débrouiller comme j’peux. » J’imagine que de reparler de ce qu’elle vécu ne lui fait pas complètement plaisir. Si depuis tout ce temps, je persistais à croire que d’oublier l’existence de Robb aiderait à ce que je puisse continuer à vivre sans douleurs, eh bien je me trompais, rien qu’en scrutant la réaction de Jude. Co… comment faisait-elle pour reparler de tout ça sans sentir que son monde craquelait sous ses pieds?

Soudainement, sans que je ne comprenne exactement pourquoi, elle s’excusa d’être venue parler dans mon dos, de venir poser des questions à Chris sans me les poser à moi directement. En soit, que ce soit elle ou lui qui me demande ce qu’il se passe, je répondais toujours de la même façon. ‘Bien’. Un mot passe-partout, qui ne demande pas nécessairement à être prononcer sur un ton spécifique. « [color=#9966cc]Ouais, tu n’aurais pas dû. Ça ne se fait pas, et si on ne souhaite pas qu’on nous fasse ce sale coup, il vaudrait mieux ne pas le faire à d’autres./color] » Une mise en garde claire, mais qui importait peu, maintenant que la discussion venait de commencer. « J’te pardonne pour cette fois. Mais sache que je vais bien, et que tu n’as pas à t’en faire. J’ai changé … c’est tout. » Argument pour expliquer le changement de personnalité? D’accord. Cependant, ce ne serait pas très crédible quant à expliquer mon état physique actuel.
avengedinchains

Chris Wilson
01/11/2015 Glacy Ezra 2426 Brett Dalton perlman(avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 160
- Whatever it takes -




La notion de la fatigue qui était bel et bien interprétée dans un sens que j'aurai moins souhaité. Judith qui ne pouvait qu'acquiser à cette idée non sans ajouter qu'elle n'avait pu que survivre à ses épreuves soutenue par des personnes de confiance. Ce que j'espérai était en train de se passer aussi mais n'en n'était pas totalement certain non plus. Rachel qui réagissait différemment, face auquel je ne pouvais pas argumenter comme je l'avais fait avant. Ne le voulant pas à vrai dire mais ne voulant pas non plus qu'elle reparte fatiguée, alors même que nous venions juste de rentrer d'une longue expédition. Le gite et couvert qui lui était offert pendant plus longtemps si elle le souhaitait. Craignant toutefois qu'elle n'en vienne à se braquer de nouveau, estimant que j'avais tort de me mêler de nouveau de son histoire, de ce qui ne me regardait pas. Ce que je ne voulais pas mais qui pouvait être interprété comme bien que peu de mots avaient été échangés avec Judith. Ne sachant réellement depuis combien de temps elle avait été là, peut être s'était-elle imaginé le pire mais d'un autre côté à vrai dire je n'avais jamais eu réellement le temps de répondre aux questions de la jolie blonde soucieuse. Ce que je comprenais à vrai dire, comprenant qu'elle s'inquiète mais ne pouvant pas non plus la rassurer ou inquiéter plus sans braquer ouvertement Rachel. Rachel que je savais était déjà en train de se renfermer, que je craignais ai mal interprété mes derniers propos à leur tour, ce qui ne ferait qu'aggraver l'atmosphère de nouveau. Espérant que ses mots prononcés soient tombés dans l'oreille d'un sourd mais je ne pouvais qu'en douter. Et cette dernière qui nous faisait comprendre qu'en effet elle s'était assez reposée. Hésitant à ajouter qu'elle ferait mieux de prendre son temps, que j'étais moi-même fatigué de peur qu'en rajouter des couches ne la fasse que se refermer un peu plus.

Regardant l'échange entre les deux jeunes femmes où la jolie brune ne pouvait qu'évidemment réprimée Judith pour avoir ouvert la conversation, lancer le sujet. Me demandant par là ce qu'elle voulait dire tantôt par responsabilité, si elle se référait à celle du campement ou au fardeau qu'elle portait sur ses épaules. Une étape qu'elle voulait bel et bien traverser seule, repoussant chacun tour à tour, sans doute blasé de notre insistance. Compréhensible alors que tour à tour chacun revenait à la charge. Au final sérieux quand je lui avais dit dans sa cuisine que nous n'avions qu'à la laisser régler cette situation seule, assumer ses choix et ses potentielles erreurs comme elle le voulait. Espérant qu'elle ne s'en mordrait pas les doigts. La jeune femme qui montait dans les tours, me faisant lever les yeux au ciel alors qu'aussitôt je me retrouvais à prendre la défense de Judith. « Pas la peine de l'agresser non plus, elle ne pouvait pas savoir que tu voulais régler ceci seule. » Ceci. Tout ce bazar. Une petite note d'accusation dans ma voix peut être plus subtile ou moins là que je l'avais prévu, mais il ne restait pas moins qu'il était normal qu'elle ne sache pas. Ne paraissant pas inoportun que Judith tente de vouloir être rassurée, de vouloir s'assurer que Rachel allait bien. Ne voyant pas pourquoi Rachel avait aussitôt besoin de l'agresser comme pour marquer son territoire, mordant le premier qui passait près des délimitations. Ce qui était inutile. Judith voulait seulement bien faire. Ce qui n'avait rien de mal mais qu'aussitôt Rachel semblait prendre comme une trahison. Comprenant aussi que j'étais l'une des raisons sans doute qui l'induisait à se sentir trahi plus facilement. Ayant parlé avec Devos. Ayant parlé dans son dos parce que j'avais besoin de me confier. Et si j'avais pensé que notre expédition dans les montagnes avait permis d'oublier ce petit épisode, je me retrouvais désormais à me demander si ce moment était loin derrière nous. Ayant de plus pris la défense de Judith. Ce que j'espérai elle ne s'offenserait pas non plus. Me retournant vers mes affaires pour éviter un possible regard fusilleur et ainsi finir de ranger mes affaires. Ce là pour quoi j'étais aussi pour à la base, alors ainsi peut être qu'il était autant important que j'en finisse en espérant ne voir aucun regard noir. Il était toujours plus compliqué de deviner comment Rachel pouvait réagir. Espérant surtout que Judith ne serait pas non plus offusquée par son comportement. Elle pouvait bel être bien être comparée à un mini-ouragan par moment, restant au final mini-miller.

Judith O'Hara
23/07/2018 Laenai / Alicia Tasha & Lucie ♥ 153 Rachel McAdams Laenai Archiviste - Médecin 30



Rachel expliqua qu'elle s'était reposée et que c'était suffisant, alors que Chris lui proposait de rester. Elle fuyait, comme je l'avais fait il y a des années. Je la comprenais tellement bien, j'étais moi aussi passée par les mêmes sentiments. Sauf que j'avais été bien plus soutenue qu'elle n'en avait l'air, et j'avais fini par m'en remettre. Par retrouver une vie normale. C'était certainement plus difficile car nous n'étions plus sur le vaisseau, tout avait changé. Comme elle le disait si bien, nous étions sur Terre à présent et nous avions de nouvelles responsabilités. Ça ne devait pas être facile pour elle, d'autant que beaucoup d'autres étaient morts depuis. La jeune femme insista sur le fait qu'elle devait se débrouiller toute seule car il s'agissait de son problème. Elle était devenue agressive dans sa voix, élevant le ton. Chris intervint en ma faveur et je lui en fus reconnaissante, même si au fond je n'en voulais pas à Rachel. Quand elle réagissait comme cela, ce n'était pas vraiment à moi qu'elle en voulait. Il s'agissait surtout de la sauvegarde de son honneur et de sa dignité. Je ne relevai donc pas l'agressivité dont elle faisait preuve, d'autant plus qu'elle finit par me pardonner pour cette fois, m'informant ensuite qu'elle avait changé et que je ne devais pas m'en faire. J'aurais pu en rester là, calmer le jeu, mais maintenant que la discussion était lancée je voulais lui montrer que j'étais là, que nous étions là pour elle.

- C'est ton problème, tu as totalement raison. Mais ce n'est pas pour cela que tu es obligée de le régler seule. Il y a des choses qu'on ne peut résoudre qu'avec l'aide d'autres personnes.

Je jetai un regard à Chris qui avait recommencé à ranger ses affaires. La situation ne lui plaisait guère et il avait sans doute peur de la réaction de Rachel. Pour ma part, je continuai d'une voix douce :

- Il ne s'agit pas d'une question de pitié, mais de bien plus que cela : nous sommes une grande famille et nous devons prendre soin les uns des autres. Si tu restes seule et que tu ne t'exprimes pas, tu vas continuer par ruminer tes idées noires. Ce n'est pas la meilleure chose à faire, tu en conviens ?

J'avais terminé ma phrase en l’interrogeant. Il fallait qu'elle sache qu'elle avait son mot à dire et que la discussion était ouverte. Je ne lui faisais pas la morale, loin de là. J'essayais juste de l'aider à prendre conscience qu'elle avait besoin des autres pour avancer.

Rachel A. Gomez
07/05/2018 Dumbass*Angel non 180 Chloe Bennet Minibouh (avatar), ASTRA (signature) cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine 235



We just want to do it right
Peu importe le sens de ses mots, il ne me fallait pas beaucoup pour les interpréter à ma façon. Fatiguée? Oui, je l’étais, et pas qu’à cause de l’expédition. J’étais fatiguée de sentir ce poids sur mon cœur, de ne jamais avoir assez de répit avec ces cauchemars nocturnes, de ressentir des nausées à chaque fois que je faisais à manger … la liste n’en finit plus! Autant le mental que le physique me suppliant de revenir sur mes décisions, et pourtant, je trouvais toujours la force de continuer sur ce chemin. Ces troubles, ils pouvaient facilement se lire rien qu’en me regardant. Chris, Devos et maintenant Jude, ils le voyaient tous, ils me les pointaient du doigt, espérant me faire changer d’idée. Pourtant, à mes yeux, il n’y avait plus de marche-arrière. Croyez-moi, si elle existait, je l’aurais déjà utilisé pour retrouver Robb. Quelles solutions me restait-il? Demander de l’aide? J’avais trop de fierté pour ça. La dernière fois, dans la cuisine, je leur avais clairement dit pouvoir me débrouiller toute seule, paroles que je réitérais maintenant à Jude. Était-ce vrai? Clairement pas. On ne peut pas dire que j’ai apporté un quelconque changement, continuant à m’éloigner des Cents, ne m’en tenant qu’au strict minimum, ou sinon, à la tente. À ce rythme-là, les autres seront étonnés de me voir émettre un seul son.

En comparaison, je parlais plus que d’habitude, même si ce n’était que pour réprimander Jude de s’être ainsi mêlé à ce qui ne la regarde pas. Ma façon de m’exprimer ne fut certainement pas des plus calmes, raison pour laquelle Chris prit la parole, défendant Judith de mon agressivité soudaine. Ceci? Oh, je savais pertinemment ce qu’il voulait dire par là. Il continuait à m’en vouloir, il me faisait la tête. Je n’avais pas accepté l’aide du duo, quand ceux-ci vinrent me voir en cuisine. Il le prit mal … ou devrais-je dire qu’il l’avait encore en travers de la gorge. Pas étonnant, mais ça ne me rendit que plus mécontente, le fusillant du regard quelques secondes avant de reporter mon attention sur Jude, qui essayait visiblement de faire baisser la tension dans l’air. « Je sais bien que je devrais demander de l’aide à la place, mais je ne peux pas me permettre de m’accrocher à d’autres. Si je venais à me tourner vers l’un de vous, il n’y aurait que deux avenues. Soit j’deviens un parasite, qui entraîne les autres dans son désarroi, soit j’deviens dépendante de vous, et là, le contre-coup sera d’autant plus horrible, si vous subissez le même sort que mon frère. » J’avalais de façon très sec, sentant que ma gorge se serrait sous l’émotion. « Ne perds pas ton temps avec moi, Jude. Tu es heureuse, épanouie … t’as pas besoin d’un nuage gris dans ta vie. » Je sentais mes yeux doucement s’embrouiller et je m’éloignais, tournant le dos, ne voulant soutenir le regard de Chris ni de Jude.  

Mais elle n’en avait pas fini, continuait à me faire la discussion, toujours d’une voix douce. Oh, les mots qu’elle choisit. Nous … une famille? Parlait-elle de tout le monde, Odysséens et Cents? Illusion, balivernes. Ces deux groupes s’étaient séparés dès qu’on nous envoya sur Terre. La fracture se fit instantanément, et le cœur lourd de ressentiments ne nous permettait pas de tout oublier, tout pardonner. « Il n’y pas de grande famille unie. Il y a vous, et il y a nous. Le campement de l’Odyssée et celui des Cents. Les héros, et puis les criminels. Je n’appartiens à votre groupe, et vous n’appartenez pas au nôtre. » Clair et net. Pas vraiment le choix, vu que de toute façon, je ne mentais pas sur le sujet. « Même si ce n’est pas la meilleure chose à faire, c’est ce que je fais depuis un bon moment. Et ça a laissé des traces que je ne peux pas effacer. » J’accotais ma tête au mur duquel je m’étais rapprochée, et je sentis alors les premières larmes coulées, avant de s’échouer par terre. « J’suis fatiguée, je n’en peux plus. J’aimerais juste trouver un bouton off pour mettre fin à tout ça. J’veux juste en finir avec ce bordel de vie! » Je frappais le mur, d’un coup sec, avant de finalement me retourner vers eux et me laisser glisser jusqu’à ce que je ne finisse par m’assoir par terre. Mon visage était réellement ravagé par le manque de sommeil, par le désespoir et par une certaine envie que tout ça ne cesse et que je puisse enfin passer à autre chose.
avengedinchains

Chris Wilson
01/11/2015 Glacy Ezra 2426 Brett Dalton perlman(avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 160
- Whatever it takes -




Pourquoi j'avais l'impression de merdé de nouveau. Si je n'avais pu que lui affirmer que je serai là pour elle, j'en venais pas moins à prendre la défense de Judith. Sans doute parce que j'estimais d'un certain point qu'elle n'avait pas à l'agresser ainsi, mais autant j'étais en train de me demander si je n'étais pas en train de me reculer de quelques pas. Ne pouvant pas moins me demander pourquoi les femmes étaient si compliquées, pourquoi il fallait toujours qu'elles me donnent l'impression de me ridiculiser à côté. Ce que je semblais faire très souvent, me compromettant. Pensant que j'étais doué avant mais visiblement plus maintenant alors que je me contredisais, prenant trop en compte leurs avis. L'une des raison pour laquelle tout était plus simple avant alors que je n'avais pas de crainte pour passer pour un connard comme Isaïah le disait, ou Ailina. Ce que j'avais été. N'ayant aucun mal alors que je prétendais que mon coeur était fait de glace. C'était plus simple avant parce que je ne prenais pas en compte tant que cela leurs sentiments. N'éprouvant pas de regrets à briser les coeurs, ou à leur faire mal. Mais ici c'était le cas. Ce qui était pire dans un sens. Ce que certains considéraient comme une force. Trouvant qu'avoir un coeur en chamallow était une torture sans fin. Ce qui ressemblait comme de la torture alors que quoi je faisais, ou je disais il y avait toujours quelque chose qui n'allait pas. Prêt à grommeler même si je me retenais. Il était plus simple d'être indifférent et faire semblant que rien ne blesser. Mais maintenant il était trop tard pour faire semblant de nouveau alors que Rachel savait que cela me tenait à coeur, même Judith le savait. Ce qui semblait difficile, qu'elles puissent savoir que j'avais un coeur. Le sentiment qu'il était bien plus facile de se le faire piétiner. Ce qui était arrivé bien plus souvent sur terre à vrai dire. Et pourtant quand bien même je pouvais pester, je continuais de m'accrocher même si à cet instant j'aurai préféré que Judith ne vienne pas me retrouver, ne m'ait pas posé ces questions. Autant prêt à la protéger et la défendre contre Rachel et son agressivité, que pas moins prêt à remonter le temps pour éviter de me retrouver impliquer. Bien plus facile de fuir. Bien plus facile de porter des masques. Chacun qui avait ses propres techniques. Mais je ne pouvais pas partir alors que je ne pouvais que reporter mon attention sur les deux jeunes femmes non sans avoir adressé un sourire charmeur à Rachel en réponse.

Rachel qui était dramatique, tenant sans doute cela de Robb bien que je n'avais jamais pu que lui répondre avec une note d'amusement. « On sait tous que tu es un poids plume, alors crois-moi je pense pas que tu sois un fardeau sur nos épaules. On pourrait en porter deux comme toi. » Tournant ses propos à la dérision non pas pour la blesser ou me moquer tant d'elle que parce que je ne pensais pas qu'elle était un fardeau. Ne pensant pas qu'elle puisse nous entraîner dans sa chute. Redevenant plus sérieux non moins. « On a déjà été au fond du gouffre oui, et je pense que justement, on est apte maintenant à voir les panneaux d'avertissement annonçant la chute, nous arrêtant avant si cela arrive, si jamais tu tentes de nous entraîner vers le fond. Et qui te dit que ce n'est pas nous justement qui vont t'en faire sortir ? » Ne pouvant que l'estimer. Ne pensant tant pas qu'elle pouvait nous entraîner dans le fond. Et si c'était le cas, quand bien même elle pouvait faire revivre des souvenirs, cela ne serait pas de sa faute si nous chutions de nouveau sinon de la nôtre. Ne pouvant pas être responsable des erreurs que nous commettions. Ne restant pas moins que je ne partageais pas sa théorie comme j'espérai qu'elle le comprendrait de nouveau. Mon regard posé sur elle alors que j'espérai qu'elle comprenait que j'étais sérieux quand je lui avais dit que je l'attendrais, que je serai son soutien si elle le voulait. Ne comptant pas l'abandonner totalement quand bien même je pouvais être borné. Elle comptait trop pour qu'on la laisse être emportée sur son nuage gris.

Comme disait Judith on devait veiller les uns sur les autres. Adressant un sourire à la jeune femme non sans hocher la tête. Elle avait raison. En y réfléchissant, je ne voyais pas beaucoup de situation où mon rat de bibliothèque adoré n'avait pas eu raison. Bien plus sage que je ne pourrai jamais l'être. Ce qu'elle avait toujours été, même avant sur l'arche. Elle était douée pour cela, et bien plus douée avec les mots que je ne pourrai l'être. Conscient qu'elle pourrait l'aider alors qu'elle avait quelques notions de médecine. Je ne savais pas si cela pouvait aider réellement Rachel, n'étant pas certain que les plantes pour l'avoir tester puissent avoir une efficacité contre les cauchemars, mais le simple fait qu'elle soit là devait aider. Ce que je pensais. Appréciant quand bien même en bougonnant à première vue qu'elle soit là. Mais Rachel qui avait des idées claires et net, reniant toute l'idée de grande famille. Ce que nous n'étions pas certes. Mais cela ne voulait pas dire que certains étaient la famille. Ce qui ne voulait pas dire que tous étaient des criminels. Si on partait là-dessus on ne valait pas mieux qu'eux. Doutant toutefois qu'il soit possible de la convaincre autrement. « Peut être que non nous ne sommes pas une grande famille, mais Jud' a raison on doit veiller les uns sur les autres. » Les barrières de Rachel qui cédaient non moins alors qu'elle avouait être fatiguée, ne plus en pouvoir. Des barrières qui ne sautaient pas tant qu'elles éclataient en mille débris. Les larmes qui commençaient à couler sur ses joues. Cernes visibles sous ses yeux. La colère qui surgissait alors qu'elle était à bout. Son poing qui fracassait le mur avant qu'elle ne se laisse glisser contre le mur, à bout de souffle. Mon regard qui se posait rapidement, silencieusement sur Judith. Ayant alors besoin d'elle là maintenant, parce qu'elle avait des connaissances médicales même s'il paraissait évident pour moi qu'elle devait dormir. N'en venant pas moins à me glisser sa hauteur, et lui prendre ses mains délicatement. « On va t'aider. » Ce que je voulais. Et espérant que je n'échouerai pas. Espérant que je n'échouerai pas avec elle. Sachant que j'avais échoué en partie avec le mouvement rebelle mais avec elle je ne voulais pas. Voulant l'aider. Voulant être là. Et conscient que j'allais avoir besoin de Judith. Mais comme elle avait dit, ayant raison, quand bien même il pouvait y avoir des différents entre nous nous veillons sur les uns et les autres.

Judith O'Hara
23/07/2018 Laenai / Alicia Tasha & Lucie ♥ 153 Rachel McAdams Laenai Archiviste - Médecin 30



Rachel avait du mal à s'ouvrir aux autres. J'avais remarqué lors de notre dernière conversation qu'elle changeait toujours de sujet quand on en arrivait à parler d'elle et de ce qui n'allait pas. Pourtant, elle n'était pas comme ça, avant... Je le savais, et j'avais l'espoir qu'elle pourrait à nouveau redevenir cette jeune femme souriante que j'avais rencontrée sur l'Odyssée. Chris devait certainement être de mon avis. Et pour cela, il fallait percer l'abcès, chose qu'elle se refusait de faire. Je me reconnaissais tellement en elle. J'étais plus jeune à l'époque, et j'avais eu du mal à remonter la pente. Il m'avait fallu des années pour me reconstruire, petit à petit, à l'aide de mes proches. Si je n'avais pas eu leur soutien, s'ils n'avaient pas insisté, je ne savais pas où j'en serais en ce moment. Elle avait besoin qu'on la bouscule un peu, mais en même temps il fallait doser car être trop brusque n'aurait que l'effet contraire : elle se replierait encore plus. Je cherchais donc mes mots, je pesais chacun d'eux dans les paroles que je lui adressais. Et j'écoutais avec attention ce qu'elle me répondait.

Elle ne voulait pas devenir un parasite et elle ne voulait pas s'attacher à nouveau, de peur de perdre les êtres aimés. Je ne pouvais que me souvenir de mes propres sentiments des années auparavant. J'étais moi-même passée par ces réflexions. Et je les avais surmontées. C'est grâce à cela que j'étais à présent heureuse et épanouie, comme elle venait de le dire. Chris intervint pour lui faire comprendre qu'elle n'était pas un fardeau pour nous. Toujours à faire des traits d'humour. Je ne pus m'empêcher d'afficher un sourire tout en acquiesçant : il avait raison, elle ne l'était pas.

- Il ne nous arrivera rien. Nous sommes en sécurité, ici, ajoutai-je pour renforcer les paroles de Chris. Et, comme le dit Chris, nous avons déjà vécu des événements similaires, nous en avons l'expérience. Je pense pouvoir dire sans me tromper qu'on peut t'aider. Et on va le faire.

J'insistai sur la dernière phrase. Que ce soit d'une manière ou d'une autre, nous l'aiderons à se relever. Chris appuyait lui aussi mes paroles, allant dans le même sens, et je lui lançai un sourire encourageant. Nous allions nous soutenir les uns les autres, comme nous l'avions faits depuis notre arrivée sur Terre, et avant également.

Rachel eut comme un déclic, elle accota sa tête contre le mur et commença à pleurer avant de glisser sur le sol. Elle avoua finalement être fatiguée, vouloir en finir avec cette vie. Ses paroles étaient tristes, négatives, mais elles étaient nécessaires. Il fallait qu'elle mette des mots sur ce qu'elle ressentait, et c'était enfin le cas. C'était la première fois qu'elle avouait face à moi qu'elle n'allait pas bien et qu'elle voulait en finir.

- C'est bien, Rachel. Pleure autant que tu en as besoin, nous sommes là pour toi.

Accompagnant mes paroles, je m'agenouillai face à elle et la pris dans mes bras. Chris serrait ses mains. Nous devions lui montrer que nous étions là.

- Exprimer ce qui ne va pas est le premier pas d'une longue marche, et tu viens de le faire. Tout en parlant d'une voix douce, je caressais ses cheveux d'une main. Tu es courageuse, Rachel.

Rachel A. Gomez
07/05/2018 Dumbass*Angel non 180 Chloe Bennet Minibouh (avatar), ASTRA (signature) cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine 235



We just want to do it right
En vue de l’intervention d’y a quelques mois, je ne prenais plus aucune conversation à la légère, surtout quand cela me concernant moi ou mon état de santé. Pourtant, l’expédition avec Chris s’était bien passée, la communication très présente quoique parfois, cela résulta en prises de têtes. Moi qui avais débarqué chez lui avec mon caractère habituel, la rancune au rendez-vous, voilà qu’au gré de notre longue et périlleuse marche, la possibilité que je ne revienne sur ma décision et que j’accepte enfin d’écouter. On peut dire que le simple fait d’entendre les mots ‘je t’attendrais’ sortir de ses lèvres agit comme un baume sur mes plaies. Même si je m’étais montrée horriblement agressive envers le duo m’ayant surpris en cuisine, ils n’ont pas arrêté d’espérer que je vienne enfin les voir et leur demande de l’aide. Malheureusement, toujours dans mon entêtement, je n’écoutais guère l’inquiétude de mon entourage, leur disant que j’allais bien, que ma froideur était un meilleur parti-pris que les pleurs incessants. J’avais ma tête sur mes épaules, j’arrivais à accomplir mes tâches et trouvais même du temps pour m’adonner à ma fascination des plantes, notant tout ce que je voyais, tout ce dont je me souvenais. Prenant tout cela en compte, comment est-ce que Jude pouvait bien croire qu’il s’agissait d’un problème à régler? J’exécutais tout ce qui se trouvait sur ma liste, jour après jour, sans jamais sourciller. C’est ça, qu’on a besoin pour faire avancer le campement. Pas de pleurnicher sans cesse.

Je continuais ainsi à soutenir que de m’aider signifierait que plus de problèmes dans leur vie personnelle. Voulaient-ils vraiment risquer leur état si jovial, alors que je ne puise que dans les sentiments les plus noirs qui soient? Tant qu’ils se sentaient bien, sur Terre, il n’y avait pas de quoi perdre leur temps avec moi. Dans le cas contraire, si je m’accrochais à eux, si je me permettais de revivre le deuil pour mieux tourner la page, je courrais le risque de retomber dans ce cercle vicieux, dès qu’un autre proche ne décède à son tour. Mon cœur ne supporterait une autre sensation de vide. Moment plus que fort en émotions, et pourtant, Chris ne pouvait s’empêcher de blaguer, d’utiliser mon poids plume comme preuve que je n’étais un fardeau sur leurs épaules. Il est vrai qu’à l’époque, j’avais une carrure très fine, mais mes troubles ne faisaient qu’aggraver la situation, certains os plus apparents dans des sections heureusement couvertes par quelques vêtements. Des détails qui se lisaient sur mon visage, de toute façon, alors qu’il poursuivit son discours. Pas de doute, ils savaient exactement ce que je pouvais bien traverser, vu qu’ils se trouvèrent dans cette même position à un moment où à un autre. Ils connaissaient les signes avant-coureurs, ils apprirent les façons de remonter la pente, mais non sans l’aide d’autres. Voilà ce qu’il voulait dire, en soutenant qu’ils sont justement ceux qui devaient m’en faire sortir. « Parce que j’approche du fond, et je ne me suis pas retenue pendant cette chute. Qu’est-ce qui m’attends vraiment, à la surface dis-moi? Exactement ce que je fais jour après jour. Il n’y a rien dans ma vie actuelle qui me donne espoir pour le futur. » Aucun moyen de me réveiller, de réapprendre à vivre sans rentrer dans ma routine actuelle. Il y aurait donc une possibilité que je retombe dans cet état insoutenable.

Judith renchérit, soutenant qu’on était en sécurité, ici. Comment croire une telle chose alors que l’environnement restait très hostile? « Il n’y a pas réellement d’endroit sûr. À tout moment, on pourrait se faire attaquer par des grounders ou des animaux dangereux. » Malgré les terriens que j’avais rencontré, toujours par pur hasard, mon avis était forgé dans le sang des morts. Des tueurs pouvant se rebeller n’importe quand, et sans véritable raison. Tuer pour le plaisir de tuer … des monstres rôdant l’immensité des forêts qui nous entouraient. Mais mes arguments ne suffisaient pas à l’éloigner, à ce qu’elle perde espoir. Au contraire, elle était déterminée à m’aider, ayant ressentit les mêmes souffrances à une époque. La dernière tournure de phrase ne me plut pas beaucoup, cependant. Le verbe ‘pouvoir’ avait disparu. Jude ne s’avouerait pas vaincue si facilement. Ils … ils le ferait, … ils m’aideraient. « Mais je n’en veux pas. Je ne veux plus d’aide, j’ai juste envie qu’on ne se mêle plus de ma vie. » La même étincelle qui brillait dans les yeux de Chris et Devos, quand ils débarquèrent. Convaincus qu’ils y arriveraient sans trop d’efforts. Grave erreur qui se répétait avec Judith, puis je refusais qu’elle ne m’aide. Ni elle, ni même Chris.

À mes yeux, il n’y avait plus de lien qui unissait les Cents aux Odysséens. Chaque campement avait des problèmes, certains d’entre eux gardés plus ou moins secrets. Ce portrait de famille que la jeune femme s’efforçait de peindre avait disparu de mon esprit dès qu’on nous envoya ici, sans préavis ni explications. Deux camps, deux statuts différents. Je n’hésitais pas à les exposer très clairement, affirmant une séparation entre les héros et les criminels. Prisonniers sur l’Arche, nous étions ceux qui servirent de test, pendant que le Conseil préparait tranquillement son discours à propos de l’atterrissage sur Terre pour le restant des gens présents. « Arrêtez de croire que cela pourra un jour changer, que les deux camps se réuniraient pour un grand festin. Ça ne se peut pas, de veiller les uns sur les autres, et encore moins quand on se trouve loin. » Ils n’iraient certainement pas cogner à la porte d’autres Cents pour leur demander si tout allait bien. Mais … mais ils remarqueraient certainement quand quelqu’un ne se porte pas bien, rien qu’en les croisant.

Trop d’instabilité dans ce que je ressentais et ce que mon rationnel me répétait. Mon corps me suppliait d’arrêter mes conneries, alors que mon esprit me faisait revivre les pires images et les souvenirs les plus amers en bouche. Trop de contradictions d’un seul coup, me faisant exploser sous leurs yeux, les pleurs débutants, la rage m’emportant immédiatement. Je fracassais mon poing sur le mur pendant que les larmes coulaient de façon plus abondante. Une hausse en flèche de ces émotions plus hostiles qui redescendit immédiatement. Voilà pourquoi je me laissais glisser contre le mur, verbalisant enfin ce que je gardais en travers de ma gorge, avouant que rien n’allait et que j’en avais assez, que cette vie me fatiguait. Ce geste incita Chris et s’approcher et me prendre les mains, soutenant d’un ton très ferme qu’ils m’aideraient. Il fut rapidement rejoint de Jude, qui m’incita à pleurer autant que j’en sentais le besoin. Elle m’enlaça ensuite, me parlant d’une voix très douce. La première étape, une longue route qui m’attendais mais que je foulais enfin. Sa caresse et ses derniers mots qui eurent l’effet d’une vague m’engloutissant. Je laissais libre cours à mes pleurs, ne filtrant plus aucune pensée. « Je le hais. Il m’a abandonné … il m’a laissé derrière. Je le hais! » Je criais la toute dernière phrase, essayant de me défaire de Jude et de Chris. « Je ne suis pas courageuse, Jude. Tout ce que je fais, c’est souffrir en silence, jour après jour. Pire que tout, j’ai même pensé à en finir, à mettre un terme à … à ma … » Je n’arrivais pas à terminer ma phrase, trop honteuse de mes pensées noires, sachant que cela inquiéterait Chris, et qu’il ne lâcherait pas l’affaire, maintenant que j’avouais avoir presque commis l’irréparable.
avengedinchains

Chris Wilson
01/11/2015 Glacy Ezra 2426 Brett Dalton perlman(avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 160
- Whatever it takes -




Cela faisait mal de la voir dans cet état. Cela faisait mal de la voir souffrir et de ne la voir entrevoir aucune lumière au bout du tunnel. Ce que je ressentais avant. Ce que Judith avait aussi ressenti. On l'avait ressenti tous, à des degrés plus ou moins différents, à des moments plus ou moins différents de notre vie cette impression d'être plongée dans l'obscurité sans porte de sortie. Comme si on se noyait sans moyen pour réussir à remonter à la surface. Il n'y avait aucune corde pour nous rattraper. Il ne semblait avoir aucune raison de se battre contre le courant alors que la solution plus simple restait de se laisser couler, de se laisser emporter dans les profondeurs. « Il y a toujours de l'espoir. On ne peut pas se battre à ta place, on peut pas t'assurer que quand tu reviendras à la surface, tout sera beau et paradisiaque mais ce qui est certain est que d'autres t'attendront de la côté de la rive. » Tout ce qu'on pouvait faire peut être, continuer de la rassurer, de lui dire qu'on l'attendra, qu'elle ne sera pas seule. Ne pouvant trouver la raison de se battre à sa place. Ne pouvant lui promettre que tout serait beau ni parfait. La vie continuerait d'être brutale et cruelle mais cela ne voulait dire qu'il fallait renoncer. Cela ne voulait dire qu'il fallait tout abandonner et larguer les amarres.

Mon regard qui se posait sur Judith pour l'encourager à prendre la parole. La jolie blonde qui avait elle les mots justes. Là était la vérité alors qu'elle était en sécurité ici. Personne n'allait l'attaquer. Elle était en sécurité au sein du campement et entre nous. Nous restions une famille. Nous restions les derniers individus de l'espèce humaine. Si aucun d'entre nous n'était prêt à se battre pour l'autre alors cela ne valait la peine. Reprenant mon souffle alors que Rachel reprenait la parole. Mon regard qui se posait sur Judith alors que cette fois-ci je n'aurai pas les mots pour la réconforter. Elle avait raison en disant qu'il y avait des bêtes sauvages, qu'il y avait des grounders bien que sur ce dernier point des accords de trêve avaient majoritairement été conclus. Quand aux animaux sauvages, ils seraient toujours là. Et pendant l'espace d'un instant la scène sous mes yeux disparaissait alors que je revoyais l'attaque du loup géant, la mort de Robb. Reprenant mon souffle alors que les battements de mon coeur s'étaient pourtant accélérés, que je chassais les images de ma tête avec le plus de force possible. Reprenant la parole. « Nous ne sommes pas ignorant, on peut être prêt. » On pouvait être près à affronter le danger alors que ce n'était pour rien que certains se spécialiser dans les combats. Certes il y avait toujours un facteur risque mais c'était toujours ainsi. Une atmosphère certes différente de l'espace, là où nous étions en sécurité dans notre prison dorée. Là-bas il n'y avait pas autant de risque de mourir si ce n'était surtout pour avoir enfreint les règles mais cela n'était pas pour autant une vie. « Est-ce que tu préfères vivre dans un rêve ou dans cette réalité même si elle est brutale et cruelle ? » Une question que je ne pouvais que lui poser bien que mon regard s'était aussi posé sur Judith, curieux d'entendre sa réponse. Sachant pour ma part que je préférais vivre dans cette réalité même cruelle plutôt que de me bercer de nouveau dans des illusions. Au moins nous étions vivants, libres. Cela devait compter pour quelque chose.

La jolie brune qui continuait sur sa lancée alors que je reprenais la parole non moins pour l'interrompre. « On n'est pas naïf, on sait que personne ne sera de nouveau main dans la main, qu'il y aura de nouveau un grand festin mais c'est pas pour autant qu'on doit s'ignorer, qu'on doit creuser un fossé. » Ce n'était pas parce qu'on était éloigné que cela ne voulait pas dire qu'on n'aimait pas ceux qui se trouvaient dans l'autre campement, qu'on ne voulait pas les aider ni les protéger. C'était faux bien qu'il était certain que nous ne serions jamais une grande famille. Trop de rancoeur encore. Le conseil qui avait détruit ce lien. Ce qui ne nous empêchait pas d'être là pour elle, soudés avec Judith. La regardant alors que sa carapace se fissurait, alors que la colère, la rage prenait le dessus avant de laisser place aux larmes. Larmes destructrices. Faisant de la place à Judith alors que je m'étais mis à sa hauteur pour prendre ses mains, regardant cette présence féminine se joindre à moi pour l'enlacer, pour lui murmurer des mots qu'elle avait besoin d'entendre. Judith qui était alors plus que jamais empreinte de douceur. Vague d'affection portée de plus belle à ce petit rat de bibliothèque. Appréciant qu'elle soit là elle aussi pour m'aider, pour soutenir Rachel et lui faire comprendre que nous n'étions là quoiqu'il se passe. Et pourtant je savais que les pleurs n'étaient pas tout alors que soudainement tentant de se défaire de notre contact, Rachel se mettait à crier. Cri de haine qui me perçait en plein coeur bien que je pouvais que secouer tristement la tête. « Non tu ne le hais pas... » L'amour plus fort que la haine. Sentiment que j'avais connu bien que ce n'était pas à lui que j'en avais voulu si ce n'était au destin, à tout le monde. Culpabilité que j'avais ressenti. « Ne fais pas cela, blâme le destin ou blâme moi mais ne le blâme pas lui. » Elle ne pouvait le faire sans quoi tout serait vain. Sentiments plus personnels alors que cette culpabilité dont je tentais doucement de me défaire elle reprenait soudainement la place, bouffant toute l'oxygène de la pièce. Mais déjà elle reprenait la parole, avouant qu'elle avait manqué de s'ôter la vie. La difficulté de respirer alors que ma tête se mettait soudainement à tourner. Comme si mon coeur manquait d'exploser. Ayant besoin d'air. Ayant besoin d'une minute. M'efforçant non moins de reprendre la parole alors que je craignais que si je partais tout déraperait, qu'elle croirait à son tour le pire. Regard que je soutenais alors que je reprenais la parole. « ... mais tu ne l'as pas fait, tu es forte Rachel et courageuse. » Elle ne l'avait pas fait. Quand bien même cette pensée avait été là, elle ne l'avait pas fait, l'avouant au contraire. Non elle était courageuse et aurait tort de croire le contraire. Déposant un baiser sur son front avant de me lever, croisant le regard de Judith pour lui faire comprendre silencieusement que j'avais besoin d'une minute seul, dehors pour me vider la tête pour reprendre contenance. Me reculant doucement pour laisser aussi les deux jeunes femmes discutaient tandis que je sortais dehors que pour m'appuyer, le dos contre le mur, tentant de reprendre mon souffle.

Contenu sponsorisé



 

We just want to do it right ~ Chris & Rachel

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Chris Sabin Vs Big Show
» Chris Masters 2V [dvc]
» The Miz Vs Batista Vs Chris Jericho
» Chris Neil signe à...
» Signature de contrat - Chris Campoli

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Hundred :: welcome to hell :: Le campement de l’Odyssée :: Les habitations-