Aller en bas
Invité
Invité
Anonymous

Time ticks down to a tragic end (Caleb) Empty Time ticks down to a tragic end (Caleb)

le Lun 17 Sep - 17:33
Time ticks down to a tragic end
caleb & morgan
Le problème que Morgan a avec les arbres, c’est qu’ils ne font aucun effort pour se distinguer les uns des autres. Cet arbre ressemble à celui-là, et à celui d’à côté. En bref, il s’est perdu.
Son plan lui a semblé tenir la route, pourtant. Prendre une carte, situer approximativement le village des Naoris, partir en ligne droite, tomber dessus, trouver Güzis... Bon. Peut-être pas un si bon plan que ça, en fin de compte. Parce que les Naoris sont à une bonne journée de marche, et qu’il n’a pas vraiment prévu à ce qu’il ferait s’il doit passer la nuit dans la forêt. Dans le pire des cas, il se trouver un arbre assez costaud pour soutenir son poids et y passer la nuit, et il continuera ses recherches demain matin. Il est persuadé de ne pas être loin de son but, et de toute façon il ne pense pas être capable de réussir à refaire le chemin jusqu’à chez lui en passant une nuit blanche. Jetant un coup d’œil à son plan, il se mord l’intérieur de la joue, prenant petit à petit compte que son plan infaillible ne l'était pas tant que ça au final. Mais il est trop tard pour reculer dans tous les cas. Alors il continue d'avancer, se disant qu'il va bien finir par tomber sur quelque chose ou quelqu'un. Il ne sait pas trop si cette pensée est réconfortante ou terrifiante. Peut-être un peu des deux. Ça dépend sur quoi ou qui il tombe. Mmh. Il chasse cette pensée parasite de son esprit et se concentre plutôt sur son environnement direct. Sur ses pas, en espérant ne pas se prendre les pieds dans une racine. Ça aussi, c'est un problème avec les arbres. Ils sont fourbes.
Il aurait bien fait autrement s'il avait pu. Ça l'aurait même arrangé de ne pas avoir à faire tout le trajet jusqu'au village des Naoris. Ça lui aurait épargné de nombreuses frayeurs, mais tant pis. Il essaye de retrouver Güzis pour lui demander des conseils. Morgan ne sait pas trop si le terrien est un guérisseur ou quelque chose du genre, mais il semblait savoir ce qu'il faisait lorsqu'il a rafistolé Raphaël. Et s'il n'est plus en danger de mort, l'état de son bras reste inquiétant. Il n'est pas impossible qu'il en perde l'usage partiellement ou totalement, et pour un patrouilleur comme lui... Les cents ne sont déjà pas si nombreux que ça dans leur campement, ils ne peuvent pas se permettre de perdre un combattant en plus. C'est peut-être paradoxal que Morgan risque sa vie comme ça, sans aucune certitude, pour essayer de trouver un moyen pour que son ami retrouve l'usage de son bras. Ça doit paraître incompréhensible, surtout qu'il n'est pas sûr que Güzis puisse les aider. Mais il doit essayer, parce qu'il se sent toujours coupable et qu'il ne supporterait pas de voir Raphaël avec le bras en écharpe jusqu'à la fin de sa vie alors que lui continue sa vie tranquillement. Et puis, il a eu de la chance jusque là. Beaucoup trop. Il en a toujours eu, d'ailleurs. C'en est presque agaçant, mais pour aujourd'hui, ça l'arrange. Peut-être que c'est pousser un peu trop loin, mais on ne sait jamais.
Il jette un regard dans le ciel, espérant trouver le village avant que le soleil ne se couche. Une pointe d'anxiété commence à s'emparer de lui, se demandant s'il n'a pas simplement dépassé le village et qu'il est désormais complètement, irrémédiablement perdu. Le changement de végétation lui indique qu’il est dans la bonne direction, mais c’est tout. Il s'oblige à inspirer à fond pour essayer de se calmer. Il commence à s'agace, et il a envie de se mettre à crier, mais même lui n'est pas assez stupide pour ça.
Il commence à perdre le compte des heures, il sait juste que ses jambes lui font mal. Il essaye de ne pas penser, pour ne pas se mettre à paniquer. Juste un pied après l'autre. Un nouveau regard au ciel. Vu l'heure à laquelle il est parti ce matin... Si le soleil se couche et qu'il ne voit rien, ça ne sert à rien de continuer, selon ses estimations.
Puis finalement, il entend un bruit et s'arrête. Sa main vient se poser instinctivement sur le couteau qu'il a à la ceinture. Il n'est pas le plus doué au combat, mais il a des bases, et il peut s'en sortir contre un combattant pas trop avancé. Au pire, ça en dissuadera certains.
Des terriens sortent rapidement des ombres dans lesquels ils étaient cachés. Morgan ressent un certain soulagement, puis une pointe d'anxiété. Il a répété dans sa tête ce qu'il allait dire, mais les mots semblent lui manquer maintenant qu'il en a besoin. Et si les guerriers ne semblent pas vouloir l'attaquer, le regard qu'ils lui jettent se passe de traduction. Traité ou pas, ils restent méfiants quand à la présence d'un débarqué sur leurs terres, même si concrètement rien ne lui interdit d'être là. On entre pas dans le village Naori sans raison valable. Il espère juste qu'ils trouveront que la sienne l'est. « Qu'est-ce que tu fais là ? » lui demande l'un des terriens en anglais avec un accent appuyé, qu'il imagine être des gardes. Peut-être que le village n'est pas si loin après tout. Morgan hésite. Il a l'impression de ne plus savoir dire la moindre phrase cohérente. « Je cherche Güzis, » bafouille-t-il finalement. On lui jette un regard circonspect. « Il a aidé l'un des nôtres sauf qu'il ne va pas vraiment mieux et on sait plus trop quoi faire donc je sois venu pour lui demander s'il sait parce qu'il avait l'air de s'y connaître. » S'empresse-t-il d'ajouter, parlant beaucoup trop vite. Il se demande même si les Naoris l'ont compris. Ils le fixent un instant, puis échangent quelques mots dans leur langue natale que Morgan ne comprend pas, en dehors de quelques mots de liaison. Gêné, il se balance d'un pied sur l'autre. « Attends ici. » Lui jette l'un des gardes avant de repartir. Seul avec l'autre terrien, Morgan garde les yeux rivés sur ses chaussures, le cœur battant trop vite. Il ne lui semble pas trop menaçant, au contraire même, mais il n’est pas rassuré pour autant. La dernière chose qu’il souhaite, c’est de tout faire rater. Après quelques longues minutes, l’autre garde revient, ramenant avec lui un homme assez imposant, et ce n’est malheureusement pas Güzis. Tout en lui semble signifier à Morgan qu’il n’a pas intérêt à le faire chier. Et il va s’appliquer à faire de son mieux, cette fois.
(c) nightgaunt


Dernière édition par Morgan Frye le Sam 20 Oct - 21:47, édité 2 fois
Invité
Invité
Anonymous

Time ticks down to a tragic end (Caleb) Empty Re: Time ticks down to a tragic end (Caleb)

le Mar 16 Oct - 13:20

Time ticks down to a tragic end
Morgan & Caleb

Il y a pourtant de gros avantages avec les arbres : leur densité au coeur de la forêt permet à votre village d'être une forteresse camouflée aux yeux de tous... Quoiqu'un petit coup de pouce des sentinelles soit parfois nécessaire et que les pièges entourant les lieux soient bien plus efficaces encore que n'importe quelle plante. Il serait idiot voir même suicidaire de s'aventurer dans cette partie de la forêt sans en connaître les recoins. C'est un peu votre façon de vous défendre.
Jusqu'ici tu n'as pas vu tant d'humains approcher, parfois c'est un animal qui tombe dans un piège, animal que vous relâchez parce qu'il n'y est pour rien, que ce qui est à la forêt doit lui revenir.

Pour une fois, tu n'es pas en vadrouille, assit chez toi à mettre du propre dans les dernières expéditions en forêt. Consigner les explorations dans tes cahiers. Depuis le cyclone tu as l'impression que les observations d'une vie ont été balayées par le vent et la pluie. Il t'as fallu réapprendre à apprivoiser la forêt, savoir où le sol était devenu dangereux, où il avait trouvé une nouvelle stabilité. Ça et là les plantes avaient commencé à reprendre du terrain. La nature reprends toujours ses droits et si tu as perdu ton 'chez toi' en haut de l'arbre, même ce dernier semble avoir reprit du volume. Tu as bon espoir de le voir un jour reprendre son rôle pour un conseiller futur...
Des coups frappent à la porte et tu leur dit d'entrer par dessus ton épaule. Ici les habitations sont un peu pour tout le monde, vous n'avez pas la même notion de propriété que les Anciens et tu n'es jamais contre le fait de voir entrer quelqu'un chez toi.
Alors que tu te retournes, tes sourcils se froncent à la vue de la sentinelle quitte tient devant toi et tu quittes ton siège, laissant les écrits et les pochettes derrière toi Ils peuvent attendre. On ne vient pas frapper chez toi sans raison... Pas quand on fait parti de la garde en tout cas.
« Que se passe-t-il? »
Quelques secondes d'explication à l'entrée, un échange simple avant que tu ne lui emboîte le pas, prenant juste le temps de récupérer une fourrure et ta fidèle ceinture. La forêt est peut-être votre alliée, mais elle reste un endroit sauvage.

Vous marchez d'un pas rapide, sûr, franc avant d'enfin arriver proche de l'endroit indiqué par la sentinelle, un geste de sa part t'indique que vous y être et au détour d'un arbre tu remarques le garde resté sur place ainsi que l'avorton qui est arrivé bien trop loin dans les frontières du village... Comment a-t-il pu passer entre les pièges et autres surveillance sans être prit avant? Soit il sait ce qu'il fait, soit il est doué d'une chance que peu on le droit d'avoir.
Tu approches, et avant toute chose, tu l'observe.
Sa posture porte à croire qu'il n'est pas venu en ennemi, il est frêle comme une brindille, à vue de nez tu le dirait âgé d'une petite vingtaine d'année, son regard ressemble à celui d'un lapin prit dans un piège et compte tenu e la situation, si vous vouliez le réduire au silence... Il n'aurait aucune chance.
« Teik Osir, ai sis op gifa in de daun. »
Après un regard appuyé et un signe de tête les deux sentinelles semblent consentir à vous laisser seuls, tu sais qu'elles seront malgré tout, juste là, quelque part dans la végétation donnant aux arbres un regard sur le monde. Malgré cela tu attends une bonne minute de ne plus entendre leurs pas s'éloigner, laissant ton regard glisser sur le débarqué. Frêle créature face à toi.
« Rentre chez toi. » Tes mots sont accompagnés par un geste envers son épaule, le repoussant en arrière. Pas assez fort pour qu'il tombe, mais avec suffisamment d'assurance pour lui faire comprendre que tu n'étais pas là pour rigoler.
Si Güzis avait aidé l'un des siens c'était une chose, Güzis était ton ainé, il avait ses raisons et était l'un des premiers pour qui la paix était une priorité, il possédait un tact et une capacité à bien faire qui t'échappais... Cependant, ici, le jeune homme était sur vos terres et Güzis n'était pas là pour répondre de ses actes ou pour l'aider. Qui donc pouvait bien savoir où se trouvait l'homme? Il était un fantôme qui même chez vous, avait sa part de mystères...
« Nous ne pouvons rien pour toi, ni pour ton ami. » Tu es sec, tu veux lui faire comprendre que malgré la détresse qui l'anime. Malgré l'aide que les Naoris ont pu offrir aux siens, malgré les alliances... Il faut qu'ils apprennent à s'en sortir seuls. Vous n'êtes pas leurs sauveurs...

Güzis t'en aurais très certainement voulu de le rejeter de la sorte mais dans l'histoire, il faut bien quelqu'un pour les endurcir un peu. Si son ami n'allait pas mieux, alors peut-être qu'il était juste trop faible pour s'en sortir, peut-être Güzis avait-il simplement fait une erreur en voulant faire le bien.
Tout le monde fait des erreurs.

©️ FRIMELDA
Invité
Invité
Anonymous

Time ticks down to a tragic end (Caleb) Empty Re: Time ticks down to a tragic end (Caleb)

le Sam 20 Oct - 23:09
Time ticks down to a tragic end
caleb & morgan
Il sait à quoi il doit ressembler, dans l’immédiat. Il doit avoir l’air désespéré, ridicule et sûrement un peu pitoyable. Mais pour une fois, il s’en fiche. Il ne se sent pas particulièrement gêné, parce qu’il fait ce qu’il pense être nécessaire. C’est de sa faute si Raphaël est dans cet état, il se sent responsable de ses blessures. Il aurait sûrement essayé de le dissuader s’il lui avait dit où il allait aujourd’hui, qui il allait chercher. Pratiquement tout pourrait mal se passer, mais il s’en fiche. Si jamais Raphaël fini par ne plus pouvoir utiliser son bras, Morgan a besoin de se dire qu’il a tout fait pour essayer de le soigner. Sinon, il n’est pas sûr de pouvoir vivre avec ça sur la conscience. Il n’a pas fait tout ce chemin juste pour se sentir mieux, non... Il sait que cette façon de penser peut sembler égoïste, mais il est bien loin de penser à sa petite personne dans l’immédiat. Ce qui compte, ce sont les actes, alors pour une fois, il a agi. Peut-être qu’ils seront nombreux à lui dire que ce n’est pas la bonne façon de faire, mais pour le coup, il ne sait pas ce qu’il doit faire. Il se sent infiniment petit face à l’ampleur de la tâche, beaucoup trop faible pour aider qui que ce soit. Il a besoin d’aide, et il ne voit pas ce qu’il y a de mal à cela. S’il a un problème, ça devrait être normal d’aller chercher des gens plus expérimentés pour l’aider, même si le cas est désespéré. Les humains se porteraient sûrement beaucoup mieux s’ils arrêtaient de se mettre dans des boîtes dont ils refusent de sortir, s’ils arrêtaient de se persuader que ceux qui vivent dans la boîte d’à-côté ne méritent pas leur attention... Mmh. Il réfléchira à une meilleure métaphore plus tard, mais de toute façon, venant de l’espace qui a déclenché une guerre nucléaire à peine un siècle plus tôt, il sait qu’il ne doit pas s’attendre à grand-chose.  
La silhouette qui sort de derrière les fourrées n’a rien pour le rassurer. L’homme qui lui fait désormais face semble être son opposé en tout point. Il se tient droit, l’air sévère. Morgan n’essaye même pas de se redresser, sachant pertinemment qu’il n’y a aucune chance qu’il impressionne qui que ce soit, faisant bien une tête de moins que toutes les personnes présentes ici. Mais il soutient cependant le regard de celui qu’il finit par reconnaître comme l’un des chefs des Naoris. Il n’a pas du le voir plus de deux fois dans sa vie, mais il y a des visages qu’on retient, et après quelques secondes, il réussit à mettre un nom dessus. Hakara. Ce n’est définitivement pas Güzis, et Morgan sent ses chances de repartir avec un remède ou même une information précieuse amenuiser de seconde en seconde.
Le conseiller jette une phrase dans sa langue native aux deux gardes, qui finissent par s’éclipser après quelques secondes. Morgan n’est pas dupe, et il sait que s’il essaye de faire ne serait-ce que s’avancer un peu trop rapidement vers Hakara, il sera sûrement  maîtrisé avant de les voir revenir. Ce n’est pas comme s’il avait envie de l’attaquer, de toute façon, même lui n’est pas aussi suicidaire. Le silence s’étire et il refuse de le briser, se sentant d’un coup beaucoup trop calme. S’il n’a aucun problème pour demander de l’aide d’habitude, il peut comprendre ce sentiment de fierté qu’ont certains hommes à refuser d’aller en demander. Pour certains, mieux vaut souffrir seul et en silence. Cette honte, ce sentiment d’être inutile et faible. Morgan reste persuadé qu’il préfère être lâche et en vie que fier et mort, mais il sait aussi qu’ils sont nombreux à ne pas partager son point de vue. Tant pis. Il ne voit pas ce qu’il y a de lâche à essayer de sauver la vie d’un ami, de toute façon.
« Rentre chez toi. » Sa main vient heurter son épaule et il recule de quelques pas, pris de surprise. Il serre les dents. Il ne lui donne même pas la chance de s’expliquer. Comme s’il était une mouche un peu trop agaçante volant au-dessus de son repas. Il sent la colère monter en lui, attisée par la fatigue. « Nous ne pouvons rien pour toi, ni pour ton ami. » Est-ce un mensonge ? Il ne sait même pas de quoi souffre Raphaël, et il ne veut pas le savoir. C’est pire que ce qu’il avait pu s’imaginer, mais encore une fois, il n’a pas vraiment réfléchi très loin. Ce Naori n’a pas l’air accueillant du tout, et Morgan se demande jusqu’à où il peut pousser l’insolence avant de se faire renvoyer chez lui à coup de pied aux fesses. Il se dit qu’il peut peut-être tenter sa chance. « Écoutez-moi juste, je me fiche de ce que vous pouvez penser de moi, j’veux juste pas laisser un ami souffrir alors que je peux essayer de faire quelque chose pour lui. » Il essaye de se reprendre, ayant l’impression d’aggraver son cas à chaque seconde. Il est frappé par la réalisation que ce qui relie leurs peuples, pour le moment, c’est un traité. Un lien faible et encore peu consolidé. Pas assez pour se faire mutuellement conscience. Dans un monde où tout semble être contre eux, Morgan n’aurait pas dit non à un peu de chaleur humaine. « Je serais pas venu jusqu’ici si j’avais eu un autre choix. Je suis désolé d’être venu sur vos terres, je veux juste éviter une  mort inutile. » Il aurait sûrement dû s’excuser avant de dire quoi que ce soit d’autre, mais bon, tant pis. « Je causerais pas de problèmes. » Pas plus qu’il n’en a déjà fait, en tout cas. Repartir les mains vides doit bien être la pire option qui s’offre à lui.
(c) nightgaunt
Invité
Invité
Anonymous

Time ticks down to a tragic end (Caleb) Empty Re: Time ticks down to a tragic end (Caleb)

le Sam 17 Nov - 1:43

Time ticks down to a tragic end
Morgan & Caleb

Il semble tellement facile de le faire reculer, comme si tu poussais un enfant. Là où ton mouvement aurait laissé d'autres de marbres lui fai un pas en arrière. Tu ne sais pas alors si tu dois avoir pitié ou un certain respect... Réussir à parcourir la forêt alors que vous êtes aussi épais qu'une brindille, le tout sans vous faire avoir par le premier carnivore venu est proche de l'exploit.
Tu ne le connais pas, tu ne l'as jamais vu mais son regard est emplie d'une lueur entre colère et désarroi, tu vois ses sourcils se froncer à ton geste et tu sais qu'il lui en faudra plus pour repartir de là où il est venu. Peut-être est-il réellement désespéré au point de tout risquer, mais alors dans quel état est son ami? Güzis est un adulte on ne peut plus mature, il aura tu le sais fait de son mieux pour sauver une vie et bien qu'il ne soit pas druide, il a acquis avec le temps nombres de connaissances...

Et il ne te déçoit pas le gamin, de sa colère ressort une voix qui semble chercher son assurance. De sa colère tu sens qu'il ne sait plus quoi faire et qu'il a besoin d'aide. Quand arriveront-ils à vivre sans que vous n'ayez besoin de leur sauver la vie? Tu lève les yeux au ciel en venant écraser sur tes orbites pouce et index, serrant l'arrête de ton nez une seconde tu baisse les yeux vers lui une autre fois, plantant tes iris bleues contre les siennes.
« En quoi écouter ce que tu voudrais me dire peut-il aider ton ami? »
Ta voix est cinglante. Pas violente ni à but de le jeter, elle est simplement terriblement réaliste. Sèche. Sans remord. Tu n'es ni son ami, ni son père et quoique le caractère alarmant de sa demande puisse être pour lui une question de vie ou de mort, pour toi la vie ne changera pas, elle continuera son cours comme elle l'a toujours fait. Les plus forts survivent, les autres disparaissent.
À cette pensée tu déglutis difficilement. Tu te souviens de cette journée pour, tapis dans l'ombre, le fauve a surgit des bois, attrapant sans que tu n'ai le temps de réagir les vêtements de ta fille, la faisant disparaître au coeur des bois sans que ton cri ne puisse l'arrêter. Te souviens tu de ce qu'il s'est passé ensuite? Des nuits de cauchemars, des journées à la chercher sans même réussir à retrouver son cadavre... Et te voilà, des années après. Sans descendance, sans famille, rien.

Alors ce gamin un peu trop sûr de lui en face de toi, qui tentait le tout pour le tout, n'était-il pas que l'ombre de ce que tu étais alors? Le hasard n'existe pas pour vous autres Naoris, vos croyances, votre savoir, tout cela n'est pas arrivé seul et quoique tu sois ici pour protéger les tiens, pour lui interdir d'entrer... Il y a cette lueur au fond de ses yeux qui te rappelle le jeune Hakara, tout juste sorti du nid, qui avait vu la chose la plus précieuse de sa vie disparaître devant lui... Merde. Tu détestes parfois les souvenirs, la mémoire, le passé.
« Tu n'entreras pas. »
Pourtant ta voix est catégorique. Il n'entrera pas au village, il ne fera pas un pas de plus vers ce dernier sous peine d'être la cible de sentinelles qui attendent jour et nuit ce genre d'intrus. Il n'aurait pas une seule chance.
Tu couvre la distance d'un pas entre toi et le plus jeune, refusant de le quitter du regard, l'air sévère que tu arbore est celui d'un père que tu n'as jamais été s'il avait prit son fils en flagrant délit et qu'il comptait bien lui apprendre la vie.
« Je te raccompagne. »

Tu pose la main sur son épaule, ne lui laissant alors pas d'autre choix que de suivre la cadence. Tu es un monstre, Caleb Hakara, tu sais ce qu'il pensera de toi, que tu es un Naori mais que tu n'en as pas l'air, que tu es un sauvage là où d'autres auraient essayé de l'aider... Qu'importe, certains devaient parfois porter le mauvais masque, voilà tout.

Tu refuse de parler sur plusieurs dizaines de mètres, revenant sur les pas du débarqué, sur de toi. La forêt autour de vous est paisible, il règne en son sein une atmosphère presque dérangeante, comme si le regard de dizaines de créatures vous regardait en baissant le regard.
Puis tu le lâche enfin, estimant qu'il ne va pas courir jusqu'au village, sans doute est-il plus intelligent que cela. Et sans lui faire face, le regard perdu sur les cimes, tu reprends enfin la parole. « Seuls les druides sont capables de soigner les corps, nous ne sommes pas des druides. Ni Güzis, ni moi-même. » Ta voix semble plus douce quoiqu'elle ne reste directe, implacable. « La logique voudrait que je te laisses tomber dans un piège pour être venu sur nos Terres... » Tu soupires, ce n'est qu'un enfant. Toi même tu es capable d'empathie et tu peux sentir jusqu'ici la panique intérieure qui apparait lorsque que l'on perds espoir. Tu tournes la tête en sa direction, observe ses traits, les rictus de son visage.
« Seulement... J'aimerais savoir ce que tu attends exactement de nous en venant ici? » Tu es sincère. Il devait s'attendre à une telle réponse, comment soigner quelqu'un qui n'est de toute façon même pas présent? C'est peine perdu.

Pourtant tu es presque sûr de connaître la réponse. Il voulait que tu lui tendes un cordage, quelque chose qui permettrait à son ami, quoiqu'il ne lui soit arrivé, de remonter la pente. Que tu laisses Güzis le suivre jusqu'à leur campement -quoique ce dernier n'en fasse le plus souvent qu'à sa tête- , pour s'apercevoir tristement que ce voyage n'apporterait rien ni à l'un ni à l'autre...
Pourtant il était venu. Il avait parcouru des kilomètres seul dans une forêt qui pour lui était sans doute un milieu terriblement hostile. Il était venu à votre rencontre et malgré son manque de respect, malgré sa langue bien pendue, tu pouvais lui accorder cela : Il était un ami sincère. Tu comprenais pourquoi ton ami, l'ombre des bois, avait aidé cela pour qui il venait chercher de l'aide.

« Je te conseille de répondre sincèrement si tu espères toujours recevoir quoique ce soit de notre part. »

Alors voilà. Tu attendais qu'il prouve l'importance de sa présence ici, tu voulais tout savoir. Et alors peut-être, tu ferais en sorte d'aide son ami, si non à aller mieux, au moins à pouvoir dormir en paix. Vous n'êtes pas médecin, mais vous connaissez la douleur... Et dompter la douleur, c'est dompter les maux du corps. Tu ne pourrais rien lui offrir de plus, le reste c'est son ami qui devrait réussir à le dépasser seul.
©️ FRIMELDA
Invité
Invité
Anonymous

Time ticks down to a tragic end (Caleb) Empty Re: Time ticks down to a tragic end (Caleb)

le Sam 22 Déc - 16:31
Time ticks down to a tragic end
caleb & morgan
« En quoi écouter ce que tu voudrais me dire peut-il aider ton ami? » Rien. Il serre les dents et se retient de répondre qu’effectivement, simplement l’écouter ne changera rien, que lui ne lui sert à rien et qu’il a besoin de Güzis. Il se rappelle que le terrien lui avait dit ne pas être druide, mais Morgan se dit qu’il sera le seul qui l’écoutera. Tous les autres peuvent bien être plus compétents, ça ne lui sera d’aucune utilité s’ils sont tous comme ce Hakara et qu’ils le jettent dehors. Alors il lui rend son regard, pas parce qu’il n’a rien à dire mais parce qu’il sait qu’aucune de ses réponses ne satisfera le conseiller. Il se demande si les terriens sont nés avec ce besoin d’ignorer les problèmes des autres parce qu’ils en ont trop à gérer. D’un côté, c’est logique, ils n’auraient sûrement pas réussi à survivre aussi longtemps s’ils fourraient constamment leur nez dans les affaires des autres. Mais Morgan a encore du mal avec cette mentalité de ‘tout le monde reste chez soi’. Il sait bien qu’ils ne pourraient jamais tous vivre ensemble, évidemment, mais... Il n’est pas pour qu’ils s’ignorent tous. Il ne sait pas quelle serait la solution, il sait que rêver d’un monde idéal est puéril et ne fait pas avancer les choses. Mais si plus de gens pensaient comme ça, peut-être... Il en sait rien. On lui répète sans arrêt qu’il est naïf, ce n’est pas pour rien.
« Tu n'entreras pas. » Sa voix est sans appel et Morgan voit ses derniers espoirs s’effriter. Il se fiche pas mal de devoir refaire le chemin en sens inverse, même de nuit – il se trouvera un arbre dans lequel il pourra attendre l’aube et puis c’est tout. Mais revenir les mains vides, sans même un conseil... Ça lui est insupportable. Il veut faire de son mieux, même si l’univers s’applique à lui mettre des bâtons dans les roues. « Je ne veux pas entrer. Je veux juste... » Laisse-t-il échapper, sachant pertinemment qu’il joue sur les mots. Il faut qu’il fasse attention à ce que l’autre homme ne prenne pas cela pour de la provocation, mais il a du mal à ravaler sa frustration. Mais il ne lui laisse pas le temps de réitérer sa demande.« Je te raccompagne. » Lui dit-il en posant la main sur son épaule. Il n’est pas violent avec lui, mais il ne lui laisse aucun champ de manœuvre, aucune possibilité de s’expliquer. Morgan a encore plus l’impression d’être un gamin face à lui, et il sait que rien de ce qu’il pourrait faire ne changerait ce sentiment. C’est probablement comme ça qu’il le voit de toute façon.
Il est obligé de suivre le mouvement, et il lui faut garder tout son contrôle pour ne pas faire un mouvement vif qui ferait lâcher prise au conseiller. Ce n’est pas contre lui particulièrement, mais dans ce genre de situation, il aurait préféré qu’il ne le touche pas, encore moins pour lui montrer le chemin. Et il a réussi à le mettre en rogne, ce qui n’aide pas Morgan à avoir l’air plus aimable. De toute façon, Hakara à l’air sûr de lui, et le supplier de le laisser voir Güzis aura sûrement encore moins d’impact. Il a déjà l’air de le prendre pour quelqu’un de faible, il ne va pas en rajouter. Il n’aurait pas forcément tord, au moins au niveau du physique. Taillé comme une brindille, il n’est d’aucune utilité s’il doit se battre, et c’est bien à cause de ça qu’il est dans ce pétrin aujourd’hui – même si, en vérité, personne ne peut se battre contre un puma, mais bon. Mais ce n’est pas pour autant qu’il ne peut absolument rien faire.
Finalement, Caleb le lâche et Morgan ne peut s’empêcher de faire un pas en arrière, méfiant. Il n’a pas vraiment peur de lui (même s’il devrait peut-être), mais il est sur ses terres, et il sait qu’il suffirait qu’il lui attrape le bras pour l’empêcher de s’enfuir. Son instinct de survie a beau ne pas être très développé, il est tout de même présent. « Seuls les druides sont capables de soigner les corps, nous ne sommes pas des druides. Ni Güzis, ni moi-même. » Il semble moins cassant, mais son ton reste sans appel. Ça l’agace. Il a envie de lui dire qu’il n’a pas besoin de lui parler comme à un enfant, mais il réussit à tenir sa langue. De toute façon, ce n’est pas contre Caleb qu’il en a, pas particulièrement. Il s’en veut, à lui, et peut-être un peu au reste de l’univers. « La logique voudrait que je te laisses tomber dans un piège pour être venu sur nos Terres... » Mmh. Des pièges. Morgan jette un regard autour de lui, comme s’il venait de se rendre compte d’où il était. Il en a bien vu un ou deux qu’il a réussi à éviter, mais d’un coup, il est frappé par la réalisation qu’encore une fois, il a eu beaucoup trop de chance. Il ne sait pas s’il en aura autant sur le chemin du retour.
« Seulement... J'aimerais savoir ce que tu attends exactement de nous en venant ici? » Il lève les yeux vers Caleb et croise son regard. Il a l’air beaucoup moins menaçant d’un coup, comme s’il était vraiment curieux. Il tourne la tête, agacé envers lui-même, encore une fois. Il ne sait pas. Il ne sait pas vraiment. N’importe quoi. Réparer son erreur. Prouver jusqu’à où il pouvait aller pour Raphaël, même si ça lui semble stupide maintenant. Il se rend compte qu’il n’avait pas beaucoup d’espoir de trouver un remède que l’Odyssée n’aurait pas déjà essayé. Alors, oui, c’est une bonne question. Qu’est-ce qu’il faisait ici ?
« Je te conseille de répondre sincèrement si tu espères toujours recevoir quoique ce soit de notre part. » Il est surpris. Soudainement, ce n’est plus un refus catégorique, et il sent son coeur battre plus vite. Par anticipation, par angoisse aussi. Si tout n’est pas perdu, il peut encore tout gâcher s’il dit n’importe quoi. Il secoue la tête. Il ne sait pas ce qu’il est venu chercher ici, mais il sait encore moins comment le dire à l’homme. « Je... C’est ma faute s’il est blessé. » Il finit par dire après de longues secondes de silence. « Et je sais pas, justement, je m’y connais pas, alors je me dis que peut-être d’autres personnes auraient de meilleures idées que moi. C’est vrai qu’on a pas vos connaissances des plantes, même si on essaye de rattraper notre retard. » Il a l’impression de trop en dire, il a l’air de vouloir de l’honnêteté, mais à quel point ? Il ne sait jamais où s’arrêter, Morgan. Il parle trop, puis une fois qu’il a dit ce qu’il avait à dire, il se rend compte qu’il a merdé. « Et je m’en veux, alors c’est peut-être une façon de me racheter, même si c’est égoïste. » Il finit par dire avec un haussement d’épaules, comme si ce n’était pas plus important que ça. Il aurait pu dire que c’est par don de soi, par altruisme, parce qu’il aime pas voir les gens souffrir... Ça aurait pas été totalement faux, mais pas totalement vrai non plus. Et quelque part, il a l’impression que les yeux du conseiller arrivent à voir directement à l’intérieur de sa tête. Peut-être aussi parce qu’il n’a jamais été très bon menteur.
(c) nightgaunt
Admin △ Underneath it's just a game
Harlan Tikaani
DATE D'INSCRIPTION : 06/12/2015 PSEUDO/PRENOM : Electric Soul MULTICOMPTES : Kayden Elwood & Einar Helgusson MESSAGES : 8749 CELEBRITE : Jon Kortajarena COPYRIGHT : Lips Like Morphine & tearsflight METIER/APTITUDES : Conseiller druide | Soigneur & orateur/diplomate TRIBU : Naori POINTS GAGNES : 1177
Voir le profil de l'utilisateur
Admin △ Underneath it's just a game

Time ticks down to a tragic end (Caleb) Empty Re: Time ticks down to a tragic end (Caleb)

le Dim 17 Mar - 10:48
RP archivé suite à la suppression de Caleb Time ticks down to a tragic end (Caleb) 484338566
Contenu sponsorisé

Time ticks down to a tragic end (Caleb) Empty Re: Time ticks down to a tragic end (Caleb)

Revenir en haut
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum