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˜˜˜˜˜˜Teagan – Don't worry about me.
maybe life should be about more than just surviving

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16/09/2018 mika. Güzis T. Cinksi 117 Dylan O'Brien avengedinchains ♥ Cartographie/Orientation & Informatique/mécanique - Ingénieur en énergie 82


Sujet: Teagan – Don't worry about me.
Dim 16 Sep - 14:27

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✜ [color=firebrick]Dylan O'Brien[/color] → Teagan S. Peverell

SURNOM
Ton père avait l'habitude de te surnommer Beaux Yeux, c'est un surnom que tu ne laisserais plus personne utiliser et qui aurait tôt fait de te faire réagir, et pas nécessairement en bien. Toi, on t'appelle Tea, oui, comme la boisson, si peu que vous ayez eu la chance d'y goûter. Certains aiment bien à t'appeler Timmy aussi, ce qui n'a pas grand rapport avec ton prénom et n'est d'ailleurs pas beaucoup plus court, mais tu ne leur en tiens pas vraiment rigueur. Si ça peut leur faire plaisir, qu'il fassent. C'est juste un surnom après tout, t'as pas vraiment la tête à te battre sur ce sujet là, et tant que le surnom trouvé n'est ni ridicule ni nuisible à ton intégrité, tu as majoritairement tendance à laisser couler.
   
ÂGE
Tu viens d'avoir 26 ans, et tu te surprends encore que ce soit arrivé. Ton anniversaire, il a lieu tous les 26 Août, et lui, il n'est jamais en retard, toujours bien présent, bien pesant. Tu as d'ailleurs la fâcheuse tendance à disparaître ce jour là pour qu'on évite de penser à te le souhaiter. Qui pourrait bien avoir cette idée saugrenue après tout? Toi tu mets peut-être un point d'honneur à ne pas oublier celui de ceux que tu apprécies, mais si on pouvait t'oublier toi, tu ne demandes que ça.
   
ORIENTATION SEXUELLE
Là, ça se complique. Ou peut-être pas tant que ça. Tu ne te poses pas vraiment la question, malgré ce qu'on pourrait dire sur le fait que tu es dans la fleur de l'âge ou n'importe quelle connerie du genre. Il y a d'autres trucs à penser non? Si vraiment on insistait pour te faire cracher le morceau, tu pourrais toujours répondre que tu t'en fous de ce que les autres ont dans le pantalon, et d'ailleurs tu ne t'en caches pas vraiment, seulement, c'est pas le moment, et tu n'imagines pas que ça le soit avant un bon bout de temps.
   
SITUATION AMOUREUSE
Cette insistance elle commence doucement à t'agacer. C'est pas le moment, t'es pas dans un camping de vacances scolaires, et quand bien même tu ne sois pas un grand patriote des tiens, tu es loin d'être stupide: tu laisses les conquêtes aux autres, et tu t'occupes de tes circuits, quand bien même tes connaissances seraient plus utiles sur un vaisseau en état de marche où tu n'as aucune envie de retourner. Tu es célibataire, et absolument pas réceptif aux avances que les uns ou les autres pourraient vouloir te faire, tu es un maître quand il s'agit de ne pas remarquer ou d'ignorer ces dernières. On ne sait pas vraiment si tu le fais exprès ou si tu ne comprends vraiment pas comment les relations entres personnes se passent mais le résultat reste le même: tu n'es pas intéressé.
   
MÉTIER / FONCTION
Tes méninges tournent sans jamais prendre de vacances, ça a toujours été plus ou moins comme ça, tu es une tête quand bien même tu ne le laisses pas vraiment paraître. Loin, très loin d'être stupide pour ton âge, tu n'as jamais accepté qu'on te traite de génie, ça, ça fait partie des surnom que tu considères atteindre ton intégrité. Et pourtant, tu n'en es sans doute pas très loin. Ton secteur de prédilection a toujours été l'informatique, l'électronique, toutes ces choses vitales dans l'espace, tes connaissances sur Terre t'ont donné l'impression d'avoir pris un sacré coup. Tu as pourtant repris tes fonctions en tant qu'ingénieur, spécialisé dans l'énergie et l'électricité. Ton casse tête à toi, c'est de trouver comment la créer, la stocker, la mettre en pratique... Et tu te sens aussi démuni que frustré de ces moyens limités dont tu as hérité. Dans le campement, tu fais ce que tous les autres font, tu fais au mieux, avec ce que tu as. Ton entêtement à trouver un moyen de créer, et retrouver les capacités électriques de l'Odyssée n'a d'égal que ton hyperactivité, ça prendra le temps qu'il faudra mais vous finirez bien par trouver. N'étant pas spécialement habile pour ce qui est des tâches quotidiennes comme la nourriture et autres, ton autre activité principale quand tu n'as pas la tête dans des idées irréalisables, c'est de partir hors du campement, répertorier les lieux, et si ton niveau en cartographie n'égale pas tes capacités d'ingénierie, c'est au moins quelque chose d'utile que tu peux faire à tes heures.
   
APTITUDE(S)
Tu possèdes d'indéniables connaissances en robotique et mécanique, ça a toujours plus ou moins coulé de source pour toi tout ça, et ça te frustre d'ailleurs que tes connaissances te semblent si désuètes maintenant que vous avez les pieds sur ce gros caillou dangereux qu'est la Terre. Tu as pourtant su trouver ton utilité dans la cartographie à tes heures, te servant de tes capacités à dessiner, tracer et comprendre les espaces et te surprenant d'un sens de l'orientation certes pas parfait mais certainement pas à plaindre face à beaucoup.    
   
Parler de toi, c’est quelque chose que tu détestes, c’est quelque chose que tu évites comme on fuirait un ennemi, comme si tu avais peur de ce que cela pourrait dévoiler. Mais de quoi as-tu réellement peur dans le fond? Est-ce que tu ne le sais toi même? Tu n’es pas un menteur, tu n’es pas manipulateur, tu n’as rien d’un pervers narcissique, tu n’es pas quelqu’un de dangereux, très franchement, il y a bien pire dans ce monde que toi, ce gamin de 26 ans qui ne sait juste pas trop où se ranger. Tu n’as pas un mauvais fond, pas du tout, tu fais d’ailleurs de ton mieux, ou du moins c’est ce que tu te dis. tu es intelligent, très, trop peut-être. L’on te considère à raison comme un surdoué,  avec des capacités excellentes dans tes matières de prédilection, comme cela arrive souvent dans les cas de surdons. Ton esprit est constamment dans un état d’éveil, aux abois, certains appellent cela de l’hypervigilance, et une tendance à l’extralucidité à peine camouflée. Non, contrairement à ce que cela donne l’impression, cela ne signifie pas que tu es un devin, non, tu n’as rien d’un devin, rien du tout. Tu possèdes juste une capacité d’observation et de déduction des facteurs risques accrue. Là où certains verront une ruine, tu verras les pierres décollées, les lézardes, et les racines des arbres qui ont commencé à grignoter le sol. Cela te confère un état extatique presque constant: tu a l’hyperactivité sans en avoir les symptômes. Non, tu n’as jamais été turbulent, tu n’as jamais eu quoi que ce soit à voir avec un état d’enfant hyperactif, ce que ton corps montre, c’est uniquement un état de tension et d’éveil particulièrement accru, en lien direct avec l’anxiété qui t’anime. Cet état n’est pas constant, non, tu fais le yoyo, tu as l’habitude mais ce n’est pas pour autant que tu le vis mieux aujourd’hui qu’avant. Tu peux passer des jours entiers à éprouver une sorte d’apathie particulièrement désagréable de laquelle tu n’as aucune idée de comment échapper. Tu avais tes parents, avant, mais aujourd’hui tu es livré à toi même, quand bien même ton père soit encore là, parmi les autres Odysséens, tu le fuies comme tu fuies tout le reste. C’est ce que tu fais lorsque tu expérimentes un conflit: tu fuies. C’est ce que tu as toujours fait.

Ne pas prendre parti, rester dans la zone floue que représente la neutralité. Tu ne veux jamais être celui qui a raison, ni celui qui a tort, tu es une pièce de rechange qui s’adapte, non pas pour obtenir une place de choix, mais pour se tenir aussi éloignée que possible des risques. Tu as toujours évolué ainsi ou presque, et la seule fois ou tu t’es impliqué, cela a détruit ta petite vie tranquille, ne te donnant aucune envie de recommencer. Alors tu t’isoles, tu restes un solitaire, malgré que tu ne le vives pas si bien que cela. Parce que toi, tu n’aimes pas franchement être isolé. seul, oui, mais pas isolé. Et tu t’es rendu compte qu’en dehors de ta famille et de tes voisins à Phénix, tu n’avais pas grand monde de plus, même avant la prison, même avant le crash de l’Odyssée. Ça t’a frappé lorsque Liam n’est plus rentré dans les locaux que vous partagiez, ta famille et la sienne. Parce que votre relation était ce qu’elle avait toujours été, un peu chaotique, difficilement descriptible, sans doute plus à cause de tes œillères -vos œillères?- qu’à cause d’autre chose, mais qu’est-ce que tu avais lorsqu’il a disparu de la circulation, mh? Tu as toujours évolué dans un monde d’adultes sans vraiment t’en rendre compte et c’est lorsqu’une situation te dépasse que tu te souviens que tu n’es qu’un gamin, ou presque. Tu est un génie, mais tu es immature, tu n’es absolument pas prêt à prendre des décisions, tu n’as rien d’un leader mais tu n’as pas non plus grand chose d’un suiveur, parce que tu penses trop. Tu es le type conseiller, mais un conseiller qui a peur des conséquences de ses mots, de ses actes, et qui se cache derrière ses fonctions en espérant que l’on ne le regarde pas trop. Tu n’as jamais eu soif de reconnaissance, la gloire, le devant de la scène, très peu pour toi.

Tu es un lâche Teagan, un lâche qui se refuse à l’accepter. Ta vie s’articule autour d’un acte de bravoure stupide, et d’une quantité foisonnante de regrets pour des choses que tu n’as pas faites, des moments où tu n’as pas été là… Tu aurais pu tout reprendre à zéro une fois sur Terre et pourtant non, tu as tout recommencé exactement comme avant. Tu traînes à ton pied un boulet de prisonnier que tu t’es mis toi-même, tu appréhendes le regard des autres qui t’effraie plus encore que les monstres que contient la forêt. Tu t’es persuadé que tu as, quelque part, une part de culpabilité dans la tragédie qu’a traversé ta famille, ou du moins ce qu’il en reste. Tu aurais du rentrer plus tôt, ne pas faire de détour, tu aurais du être là, tu aurais du le voir venir, comme tu vois venir tout le reste et pourtant, tu n’as rien vu, tu es arrivé les bras ballants, la tête dans les nuages et la vision de ce jour là te hante encore aujourd’hui. Tu ne dors pas ou pas assez, tu alternes des phases d’éveil et de sommeil non désiré qui parfois te perdent un peu. Est-ce que tu es somnambule? Tu n’en sais rien à vrai dire, mais tes rêves te paniquent et tu es celui qui hurle au beau milieu de la nuit parce qu’il a fait un cauchemar. S’il était gênant sur l’Odyssée, ton trouble de l’anxiété est devenu à la limite du handicap sur Terre. Tu fais de ton mieux, mais tu as grand mal à le contrôler, parce que tu te sens inutile, tu as peur d’être oublié, rejeté, pointé du doigt. Parce que ce que tu savais faire dans l’espace ne sert plus autant, voire plus du tout ici, si tu n’es pas en capacité de mener à bien tes projets. Tu es limité ici, et tu n’y as pas été habitué. Tu es un surdoué, pas un surhomme, tu ne peux pas créer ce que tu n’as pas, comme on dit, tu ne peux pousser les murs.

Tu es quelqu’un de gentil pourtant, maladroit mais gentil, derrière cette peur de t’investir, derrière cette neutralité poussée à l’extrême. Tu n’avais sur l’Odyssée pas une grande marge de manœuvre et tu n’as pas encore eu l’occasion de faire tes preuves sur Terre, mais malgré tout, tu serais capable de n’importe quoi pour ceux auxquels tu tiens. Tu l’a déjà fait une fois pour ton père, quand bien même vous n’ayez plus parlé depuis, c’est bien ta vie que tu as mis en travers du chemin du destin funeste qui lui aurait été promis. Tu agis par pulsions, toujours, ou presque. Si tu te laisses le temps de penser, tu recules, lorsque la situation presse, c’est là que ton potentiel se montre, c’est là que, peut-être, tu pourras te racheter pour tes griefs. Tu es comme un animal sauvage, il te faut être acculé pour enfin réagir, cesser de fuir et aller de l’avant. Mais tout ça t’effraie, et tu préfères rester terré derrière tes plans, tes essais non concluants et tes brouillons. C’est là que tu es supposé exceller après tout.

Tu n’es pas la main la plus utile du campement, refoulé à l’entrée des cuisines, du garde manger et des lieux de stockage, ils n’ont pas totalement tort. Est-ce par inattention, par rêverie, ou par nonchalance que tu paraît aussi maladroit dans les tâches quotidiennes? C’est une question sans réponse. Tu essaies pourtant, de temps à autre, de prêter main forte. Ce n’est pas vraiment de la mauvaise volonté, tu n’es pas comme ça, mais tu es meilleur à d’autres choses, tout simplement. Ton travail est officiellement de tenter de récupérer, remettre en état, des morceaux utiles et pas trop endommagés de fragments de feu votre station, afin de pouvoir en faire quelque chose de plus utile, sur Terre, qu'un cadavre de vaisseau. Sources d'énergie, conducteur d'une électricité potentielle, radio, éoliennes, pourquoi pas? N'importe quoi qui puisse vous aider à continuer d'avancer… Tout est bon à prendre, mais malheureusement pour toi, tout n'est pas utilisable, loin de là. Depuis votre atterrissage, la plus grande partie de ce vaisseau a perdu son brillant. Des bouts de métal froissés, des fils qui ne se connectent à rien... Qu'est-ce que tu veux faire de tout ça? Inutile de dire que tu as l’impression, la plupart du temps, de pédaler dans l’inconnu. Tu es ingénieur, pas magicien. Votre nouveau campement étant de surcroît bien plus éloignés de ces vestiges, tu n'y as plus accès comme tu le souhaiterais et tu as parfois l'impression d'être un animal rationné. Ce n'est malheureusement pas avec des brindilles et des branches que tu peux faire des miracles, loin de là. Et tu t'es demandé, souvent: Est-ce que tout ça sert à quelque chose, les terriens après tout sont parvenus à vivre dans ce confort auquel vous avez été habitués. Mais c’est ce que tu fais, toi, alors tu ne veux pas lâcher ça, tu ne veux pas devenir inutile. Et c’est pour dépenser ta frustration, ton énergie en trop, que tu as commencé à sortir, partir faire les explorations, courir tête la première dans l’inconnu. La cartographie n’étant pas ton élément et étant quelque chose de nouveau pour toi, tu ne le fais généralement pas seul, tu apprends. Tu t’ouvres peu à peu à un monde que tu ne connais pas, un monde que tu as toujours appris à penser comme envolé, disparu, digne uniquement d’anciennes fictions d’archives. Tu as commencé à t’intéresser à la Terre, et c’est un nouveau monde qui attise ta curiosité malgré toi. Il t’aura fallu des mois pour te réveiller, mais c’est ainsi que tu vies n’est-ce pas, dans un état de déni constant supposé te protéger, un état qui jusqu’à présent, ne t’a pourtant jamais vraiment réussi, mais tu t’appliques à ne pas le remarquer.

Parce que tu n’es pas très stable, n’est-ce pas Teagan? Ton comportement est tantôt électrique, tantôt dépressif, tes émotions se bousculent pour un rien, la plupart de tes actes sont dictés par la peur, comme une animal qui survit, c’est bien ça, tu n’as pas vraiment l'impression de vivre et tu ne saurais même pas expliquer pourquoi. Tu restes en retrait parce que si tu t’investis, tu as peur de ce que tu risques, de ce que les autres risquent. Tu as peur de toi-même, de tes colères, de ce qu’il se passe dans ta tête. Tu parles beaucoup quand tu t’y met, tu n’es pas un bon menteur alors tu ne peux mentir, mais tu es devenu maître dans l’art de détourner l’attention, la vigilance d’autrui sur ton état. Tu baratines des histoires sans queue ni tête, tu inventes des excuses sordides pour gagner du temps, tu mens par omission, car ce n’est pas vraiment mentir qu’oublier de dire qu’à l’intérieur, tu as l’impression que tu es prêt à craquer. Tu parvenais à recoller les morceaux sur l’Odyssée, avant la prison, avant tout ça, mais aujourd’hui tous ces morceaux te semblent retomber peu à peu, et tu n’as plus l’envie de tous les tenir en place.
+ Comment se passait ta vie, ton quotidien sur l'Odyssée ? Quelles étaient tes fonctions ?


Tu n’étais qu’un adolescent, un adolescent avec d’importantes capacités intellectuelles, c’est un fait, mais un ado’ quand même. Ta vie sur l’Odyssée était une vie que tu considères comme assez lambda, quand bien même tu sais qu’il y avait bien plus mal lotis que toi. Tu as grandi dans Phénix, ton père et ta mère étaient tous les deux des scientifiques assez bien placés dans la hiérarchie de l’Odyssée. Tu as grandi avec la même pression sur les épaules que les autres enfants, tes parents ne t’ont jamais accablé de quoi que ce soit supplémentaire, estimant certainement que vous en aviez tous assez à faire. Toi la pression tu te l’es toujours mis seul, en grande partie à cause de cette anxiété avec laquelle tu as toujours évolué. Elle a toujours été un frein pour toi mais aussi un incroyable moteur, aussi surprenant que cela puisse paraître. C’est parce que tu as toujours été anxieux que tes capacités se sont montrées, parce que tu posais beaucoup de questions, trop peut-être même pour un gamin de ton âge, tu comprenais vite malgré que tu aies tendance à avoir ces moments d’apathie qui te caractérisent encore aujourd’hui. Tes parents t’ont toujours accompagné et c’est sans doute grâce à eux que tu possèdes aujourd’hui les connaissances que tu as, c’est eux qui ont remarqué tes capacités précoces de compréhension et qui t’ont encouragé. Tu étais un ado encore lorsque ton voisin a été enfermé en prison, lorsque tu n’as rien fait pour l’empêcher. Tu n’étais pas bien vieux, mais tu avais déjà fais tes preuves dans ton domaine de prédilection: l’énergie, l’électricité. Tu as continué les études malgré les difficultés induites par tes troubles, tu t’en es toujours sorti, et même de manière plutôt brillante. Tu as même eu l’occasion de mettre tes capacités en pratique, en dehors des heures de cours, t’avérant être au moins aussi efficace que certains adultes, quand bien même l’on ne t’aie évidemment jamais mis en véritable situation risquée, tu restais un étudiant, un ado, surdoué, oui, mais jeune encore. Pourtant une paire de mains et un cerveau supplémentaire, personne n’a jamais craché dessus à condition que tu continues de suivre tes cours comme tu le faisais, et que tu continues aussi de voir le psychologue, celui que tu voyais depuis des années déjà, pour quelques difficultés à maîtriser tes comportements, pour tes angoisses, tes paniques, et les troubles que cela impliquait. Mais n’était-ce pas là le quotidien de bons nombres d’entre vous? C’est pour cela que tu considères que ta vie sur l’Odyssée était une vie plutôt lambda, peut-être parce que tu as tendance à occulter tes capacités, que tu n’utilises pas aussi pleinement que tu le pourrais, cela va sans dire.

Tu allais entamer une sixième année d’études supérieures lorsque tout s’est écroulé pour toi, pour ta famille, lorsque le temps s’est arrêté, et que de l’élève brillant, capable d’effectuer déjà des réparations ou de la maintenance sur des pièces importantes du vaisseau, tu es passé au statu de condamné à mort pour un crime que tu n’as pas commis. Tu n’avais jamais trop pensé aux prisonniers jusqu’alors, et autant dire que ça t’a mis une claque dont tu ne t’es toujours pas complètement remis.

   
+ Ton opinion sur les cents envoyés sur Terre, et sur les relations actuelles que vous entretenez avec eux ?


Tu ignores ce que tu as pensé de l’envoi des cents sur Terre. Tu n’as pas été jaloux, c’est un fait, parce que tu es trop couard pour ça, mais ça s’est arrêté là. Dans le fond, et sans trop savoir pourquoi, la première chose à laquelle tu as pensé, c’était qu’on les avait juste envoyé au casse-pipe avant l’heure. Tu t’es même pris à te dire qu’il y avait peut-être une raison cachée à ça, et tu as collé cette idée saugrenue sur le dos de la paranoïa. Tu étais comme tout le monde, tu n’as pas eu le choix, et on ne t’a pas vraiment demandé ton avis non plus, alors tu as considéré que ça ne te concernait pas vraiment, parce que c’est ainsi que tu as toujours agi. A l’époque, tu voyais encore la plupart de ces détenus comme des prisonniers, des délinquants, un gaspillage potentiel d’énergie et de ressources, alors ça ne t’a fait ni chaud, ni froid. Tu n’aurais rien pu y faire de toute façon, n’est-ce pas? Tu ne t’es pas dit bon débarras, tu n’as jamais été de ce genre là, mais tu as préféré ne rien te dire du tout. Te concentrer sur tes tâches, et point final, ne pas penser à tout ça, c’était une façon de te maintenir dans la neutralité. Mais c’était plus fort que toi malgré tout, de te demander s’ils avaient survécu, ce qu’ils vivaient là en bas si c’était le cas, comment c’était. Là, tu as été un peu jaloux tout de même, parce que toi, tu étais enfermé sur ce vaisseau, parce que toi, tu as finalement pris leur place, assez peu de temps après leur départ, dans ces cages dorées juste là pour la poudre aux yeux. Toi, tu n’aurais pas leur seconde chance, qu’elle qu’en fut l’issue. Enfin, ça, c’est ce que tu te disais.

Les relations que vous entretenez aujourd’hui avec les cents, tu les vois de ta petite fenêtre, ton point de vue. Toi, tu ne t’es jamais trop impliqué dans les rencontres avec les cents, tu les as même plutôt évité. Tu t’y es rendu, parce que la curiosité était là, et lui, il était là aussi. Et depuis tu fais la tortue. Tu ignores si les relations que vous entretenez avec eux sont faites pour durer ou non, ce n’est pas ton domaine ça. Toi tu sais que tu n’es pas le bienvenu là-bas, pas plus que tu n’as l’impression de l’être ici. Enfin, c’est dans ta tête évidemment, mais qui voudrait d’un criminel, ou d’un lâche, selon le point de vue? Tu te contentes d’observer de loin, en retrait, en te disant que selon toi tous ces efforts faits pour se rapprocher, ils te semblent sonner bien faux. Tu n’es pas confiant, mais tu ne l’es jamais après tout, et tu passes ton temps à extrapoler, t’inquiéter beaucoup trop, voir les pires scénarios même lorsqu’il ne se passe rien… Tu es biaisé, n’est-ce pas?

   
+ Comment as-tu réagi en voyant la Terre pour la première fois quand tu as atterri ?


Tu n’y as pas cru. Tu n’as pas compris. Tu as paniqué, parce que c’est ce que tu pouvais faire de mieux, c’était ce qui te ressemblait le plus. Tu as vécu l’atterrissage de l’envers du décor, tu t’es cramponné à ta cage sans avoir aucune idée de ce qu’il se passait. Tu as pensé que vous étiez en train de crever, parce que tu as été formé dans cette idée que les secousses ne présageaient jamais rien de bon, et ce jour là, ça a secoué, et on ne t’a rien dit. Alors t’as bien pu hurler, t’égosiller comme une bête qu’on égorge, personne ne t’a rien dit. T’as perdu tes moyens, ton cœur t’as donné l’impression d’imploser, et quand tu as repris connaissances, c’était fait. Tu t’es demandé si tu étais mort, mais cette idée a rapidement abandonné ton esprit, qui s’est lui rapidement empli de panique: La Terre, vous étiez sur la Terre. Toi malgré ton génie, tu avais toujours éprouvé un désintérêt total pour les cours qui la concernaient la Terre, toi, quand tu t’es fais enfermer, tu t’es dit que pour toi, il n’y aurait pas de seconde chance, et que tu l’avais bien mérité. Tu t’étais résigné à croupir là comme des dizaines avant toi, jusqu’à finir éjecté - un gaspillage de ressources qui t’avait toujours paru stupide et incohérent jusqu'à ce que ce soit ton tour -. Pourtant, te voilà là, dans ta cage dorée qui s'est à moitié brisée lors de cet atterrissage forcé. Tu ignores comment, mais tu as survécu à quelque chose que tu sais avoir été bien plus violent que l’entendement, quand bien même tu fus inconscient. Tu aurais pu en profiter, fuir de là, mais tu n’as rien fait. Tu es resté là, à regarder l’extérieur qui t’était visible sans trop comprendre ce sentiment qui t’envahissait, comme un tigre de cirque en cage, élevé pour ne pas en bouger, même une fois la porte ouverte. Les couleurs, les odeurs , au delà de l’odeur de carlingue écrasée… Non, même celle là, toutes ces choses que tu n’avais jamais vu… La stupeur, c’est elle qui a empli ton esprit, au moins quelques minutes, au moins jusqu’à ce que les survivants émergent de leur torpeur, et que tout te rattrape. Parce que sur Terre ou pas, tu restais un criminel, et la seule chose qui a changé pour toi, ce fut la vue. Même si tu n’as plus de barreaux aujourd’hui, même si tu t’appliques à ne pas faire de vagues pour ne pas leur rappeler d’où tu es sorti, tu n’es pas certain d’avoir pu apprécier la beauté de cette terre à sa juste valeur ne serait-ce qu’une seule fois. Tu n’as jamais considéré mériter ce répit, quand bien même tu ne sois pas coupable, l’auto-persuasion est un jeu dangereux.

   
+ En toute franchise, des regrets sur ta vie, et certaines actions avant d'arriver ici ?


Des regrets, on en a tous, ceux qui disent le contraire sont de bon gros menteurs selon toi. Toi tu en as, tu en as même tellement que tu ne saurais pas par quoi commencer. Tu regrettes des choses que tu as fais, oui, mais aussi celles que tu n’as pas fait. Parce que tu es un lâche qui s’est mis de œillères afin d’ignorer le monde, qui baisse la tête au lieu de prendre la défense de ceux qu’il devrait considérer comme ses amis. Tu regrettes ce que tu es, et tu ne peux rien y faire, parce que tu es convaincu qu’il t’es impossible de changer, tu vis dans une sorte d’apathie qui te ressemble trop. Oui, ton plus grand regret c’est de ne jamais avoir rien fait, c’est d’avoir laissé ton voisin se faire emmerder, jusqu’à faire la plus grosse connerie possible sur ce vaisseau. Parce que c’est dans l’absence qu’on se rend compte de ce que l’on a perdu, et tu t’es senti sacrément seul quand tu t’es retrouvé avec les adultes et pas un de plus dans l’appartement que vous partagiez sur Phénix. T’as jamais été franchement doué pour les relations avec autrui, toi qui vis comme une huître, et c’est amusant quand on pense que tu n’es pas vraiment asocial. Non, c’est vrai que tu n’as pas vraiment de mal à interagir avec les autres, à ton niveau, mais c’est indéniable, tu n’es pas vraiment habile, pas vrai? Ouais, tu regrettes de n’avoir rien fait pour empêcher le pauvre Cohen de se faire enfermer, mais comme d’habitude, tu arrives encore à te trouver des excuses. « Qu’est-ce que j’aurais pu y faire » que tu te dis. C’était fait c’était fait après tout. Parce qu’il t’est plus simple de se dire que tu ne pouvais rien faire pour l’aider, quand tu aurais peut-être pu faire en sorte que ça n’arrive pas dans un premier lieu, si t’avais été… Quelqu’un d’autre que toi. La prison, cette assurance d’être une bête qu’on s’apprête à tuer, qui attend son heure, résignée, dans sa cage, maintenant tu connais. Tu connais aussi cette surprise de se voir un délai supplémentaire accordé… Un délai que tu ne penses pas mériter. Si tu pouvais tu lui dirait à Liam, que t’es désolé d’avoir rien fait, comme d’habitude, mais même ça, t’en es incapable. Parce que t’es toi, putain.

Et pour ton cas, à toi, est-ce que tu regrettes? Tu n’en sais rien, et ça te hante. Tu n’as rien fait, toi, tu es arrivé au mauvais moment, au mauvais endroit. Toi, tu l’a vu là, avec ta mère sur le lit, ses mains et son tee-shirt couverts de sang, toi, t’as rien demandé, ton cerveau a agi bien avant que tu puisses imaginer quelque chose de raisonnable. C’est sans doute la chose la plus brave et la plus stupide que tu aies faite, parce que t’as eu peur. Tu as eu peur qu’ils le trouvent avant que tu ne puisses faire quoi que ce soit, tu t’es souvenu qu’ils avaient déjà embarqué Liam, et si t’as toujours été un peu désagréable avec lui, ta première pensée, ça a été « Pas mon père. ». Tu t’es dénoncé, et tu n’as plus adressé la parole à ton père depuis. Si tu l’avais fait, tu saurais peut-être; et tu regretterais de ne pas l’avoir fait plus tôt. Tu vois en lui un criminel et pourtant tu gardes envers lui une loyauté sans bornes, tu n’as jamais rien dit, à personne, et tu ne comptes rien dire. Tu as accepté d’être coupable et à force de te l’être rentré de force dans le crâne, tu as même réussi à trouver des excuses, des raisons, tout un tas de petites choses qui font de toi le coupable de l’histoire. Est-ce que tu regrettes ce geste? Tu n’en sais rien. Si tu ne l’avais pas fait, pourtant, tu sais exactement ce que tu aurais ressenti, parce que tu l’as vécu avant, même si c’était juste ton voisin. Tu en veux terriblement à ton père pour les actions qui lui incombent, quand bien même tu ne l'aies pas vu faire, toi, tu es arrivé en retard, mais pour une fois dans ta pauvre vie, tu sais une chose: tu préfères ça, même si tu ne lui adresses pas la parole, à te retrouver seul. Parce que tu es un lâche Teagan.

   
+ Ton opinion sur les terriens ? En as-tu déjà rencontré ? Penses-tu que le déménagement de camp (cf intrigues) est une bonne chose pour une meilleure entente avec les tribus ?


Tu as pris l’habitude de garder un opinion plutôt neutre par rapport à tout ça. La politique ce n’est pas vraiment ton truc après tout. Tout ce qui demande à s’investir un minimum, tu préfères l’éviter. Selon toi, les terriens sont intrigants; parce qu’ils ont survécus pendant tout ce temps, parce qu’ils ont développé des moyens de s’en tirer, malgré le risque nucléaire, malgré la violence de la nature, quelque part, il t’épatent, tu ne peux pas le nier. Mais il te laissent aussi cette méfiance dont tu as grand peine à te séparer. Ils t’inquiètent, car tu sais qu’ils sont certainement bien mieux placés que vous, que toi, si un conflit devait éclater. Regardes toi, incapable de tirer à l’arc si on t’en mettait un entre les mains, uniquement doué pour courir… Ah oui, ça, courir, un vrai lièvre, tu dépasserais sans nul doute quiconque se mesurerait à toi sur ce plan, mais c’est tout ce que tu as pour toi. Ils n’ont pas eu besoin de technologie pour se développer eux, et ça te frustre. Tu te sens bien assez inutile pour que l’on te mette dans le nez que ce que tu fais de mieux n’est pas nécessaire, que ce n’est qu’un gadget. Tu n’éprouves cependant pas d’animosité envers les terriens. Tu te méfies, mais tu ne les penses pas plus sauvages ou stupides que vous sous couvert qu’ils n’ont pas grandi dans un milieu aseptisé. Tu les envies, peut-être, parce que tu vois en eux un échappatoire potentiel pour fuir ces têtes trop connues d’une Odyssée révolue, mais encore une fois: tu ne fais rien. Tu t’en tiens aux quelques rencontres avec eux sans faire de vague. C’est à peu près les seules interactions que tu as jusqu’à présent eu avec les terriens, mais cela ne t’as pas empêché de tenter de connaître leur langue. Oh, tu dois te débrouiller de manière catastrophique, cela va sans dire mais avec un peu d’entraînement, aucun doute que tu t’en sortirais. Tu es loin, très loin d’être stupide après tout. Quant au déménagement du camp, tu ne sais quoi en penser. Ta première pensée fut que vous vous rapprochiez surtout des emmerdes, et ça ne t’a pas vraiment rassuré, tu penses toujours cela. C’est vrai après tout: en plus on côtoie quelqu’un, en plus les conflits éventuels deviennent aisés. Tu considères le déménagement comme une bonne option d’un point de vu purement physique, ces ruines sont plus rassurantes, plus stables qu’un cadavre de vaisseaux, et il n’y a pas de prison ici. Tu as vite quitté le dortoir géant d’ailleurs, pour mettre de la distance entre toi et ton père, et tu as préféré un tas de pierre à un matelas entassé parmi tant d’autres. La vie en communauté ne t’a jamais vraiment réussi, n’est-ce pas? Au delà des tribus, ce sont les autres « débarqués » qui t’inquiètent, et tu ne saurais même pas vraiment t’expliquer pourquoi. Comme bien des choses dans ta vie, celle là que tu essaies de fuir sans jamais y parvenir.

Tu ne sors pas beaucoup de ton trou mais tu es un curieux, et tu n'as pas vraiment pu échapper aux rencontres avec les Terriens qu'il vous a été donné de rencontrer. Les Naoris tout d'abord. C'est d'eux que ton intérêt pour le Trigedasleng est venu, quand bien même ils aient une maîtrise de votre langue quasi parfaite, voire même plus que ça. C'est ceux que tu as vu en premiers, et de plus ou moins prêt, quand bien même tu te sois, là encore, toujours fait assez discret... Il n'aurait plus manqué que tu parviennes à te mettre ces inconnus à dos, ceux là qui ne te prenaient pas encore pour un criminel potentiel. Tu les as apprécié ces Naoris, mais avant que tu aies pu faire quoi que ce soit, voilà que vous vous en êtes éloignés, pour vous rapprocher de ceux qui sans aucune raison font éclater ta jauge d'anxiété, alors qu'ils ont été un jour des camarades de classe, des visages familiers dans les couloir... des voisins.

Si tu n'as jamais essayé de faire plus amples connaissances avec les terriens, tu restes l'une de ces silhouettes discrètes qui déambulent non loin lors des rencontre, lorsque vient l'heure de faire du troc... Tu restes méfiant, intrigué, aux abois presque, mais il va bien falloir que tu commences à t'adapter, à te dire que peut-être, ces échanges peuvent t'être, vous être bénéfiques. Tu restes un des grands timides de ces échanges, parce que tu ne souhaites pas être l'instigateur potentiel de tensions en cas de maladresse. Tu ne rechignes cependant pas à donner un coup de main, aux tiens comme aux natifs, lorsque besoin est... L'occasion peut-être d'apprendre des choses que tu ignores, quand bien même tu ne sois pas un splendide modèle en matière de "survie en milieu hostile" comme tu t'amuses parfois à le dire.

   
+ Qu'apportes-tu à la vie au campement ? Quelles sont les tâches que l'on t'attribue habituellement ? Voudrais-tu quitter les tiens maintenant que tu vis sur Terre ?


S’il fut à votre arrivée de « nettoyer le linge sale » comme tu le dis toujours, ton rôle est aujourd’hui de chercher, et de trouver un moyen de ramener du confort au camp. Spécialisé dans l’énergie, et plus précisément dans l’électricité, c’est à ça que tu travailles: ramener l’électricité, ou tout ce qui s’en approche, au camp, lumière, radios, qu’importe. Trouver un moyen de faire fonctionner tout ça, et ce sur le long terme. Avec le moyens du bord, les capacités techniques et le peu de matériel disponible, tu as l’impression depuis des mois que c’est une tâche qui s’approche plus d’une douce illusion mais si tu es beaucoup de choses, il y en a une que tu te refuses à être: perdant. Tu penses qu’il y a bien un moyen, et tu as bien l’intention de le trouver, quoique tu aies régulièrement maudit les branches et autres cailloux qui ne te servent à rien. Et tu t’es rapidement senti démuni, parce que ce travail, c’est la seule chose que tu saches faire, du moins tu t’es toujours borné à le dire, car ton entourage sait que tes capacités vont bien au delà de quelques connexions électriques. Tu n’es d’aucune utilité dans les tâches de tous les jours, c’est vrai: tu te couperais volontiers avec un épluche légumes, tu t’es déjà salement brûlé en essayant de mettre la main à la pâte pour le repas du soir, et tu aurais aisément pu gâcher une certaine quantité de nourriture cette fois là, où quelqu’un t’es fort heureusement venu en aide alors que tu étais presque parvenu à tout faire s’écrouler. Bref, les tâches quotidiennes ne sont pas ton dada, et tu en serais même plus facilement banni tacitement, ce qui te convient bien dans le fond. Tu n’aimes pas ça, et cela explique sans doute tes deux mains gauches, quand bien même tu fasses en sortes de faire des efforts pour aider lorsque cela est nécessaire. Tu n’es pas un tire au flanc, ni un mauvais bougre, ce sont juste des choses que tu n’es pas fait pour faire. Si ton activité principale reste dans l’ingénierie, tu ne peux te permettre de passer des jours entiers penché sur des plans qui ne donnent rien, ni ton corps, ni ton esprit ne le supporteraient, puis tu les vois, être utiles, surveiller, explorer, peu importe, et le sentiment d’être inutile ou presque t’envahit, trop pour l’ignorer. Alors tu as pris l’habitude de sortir, pour la première fois dans une vie à te faire petit, tu t’investis dans la vie de ceux que tu ne sais pourtant pas vraiment si tu peux encore les qualifier de tiens ou non… Tu as appris à mettre à bon escient tes capacités à comprendre l’espace, les distances, pour aider à la cartographie des lieux. Tu t’es toujours surpris d’avoir un sens de l’orientation plutôt bien développé pour quelqu’un qui a grandi l’espace, et tu mets cela sur l’hypervigilance avec laquelle tu évolues sans cesse. Les détails ne t’échappent pas, et s’il t’arrive tout de même de t’égarer, tu estimes ne pas être le moins bon lorsqu’il s’agit de retrouver ton chemin. Mais un chemin qui mène où? Tu était voué à être envoyé dans l’espace, tu n’as pas eu la chance si c’en fut une, d’être envoyé sur Terre comme les cent cobayes qui se sont fait éjecter avant vous, toi, la Terre, tu ne l’a vue qu’après le crash, et tu l’as découverte par les yeux d’un criminel. Un criminel que tu n’es pas. Mais personne ne le sait, sauf toi et ton père, personne ne le sait alors pourquoi te verraient-ils autrement. Tu es officiellement un meurtrier, et tu as l’impression de pouvoir sentir le jugement des autres sur tes épaules, alors que tu déambules aujourd’hui librement dans le campement. Peut-être que tu te trompes, peut-être qu’ils ne te regardent pas, peut-être que c’est ton esprit qui s’imagine tout ça, peut-être que c’est toi qui t’imagines ces choses. Tu t’es souvent demandé si à force de porter ce boulet pour un meurtre que tu n’as pas commis,  tu n’es pas parvenu à te persuader que tu es un peu coupable tout de même… Pourtant, tu restes au campement, tu n’as jamais essayé de t’enfuir, de partir te réfugier ailleurs… Mais où donc? Tu n’es pas un terrien, tu es presque certain que tu ne survivrais pas seul en forêt plus d’une moitié de semaine, tu as déjà du mal garder la tête hors de l’eau avec un lit de fortune dans un tas de ruines plus ou moins rassurant… Tu pourrais te réfugier chez les cents, mais tu doutes de l’accueil que l’on te réserverait. Oh, à dire vrai, tu n’as aucune idée de ce à quoi ressemblerait ce dernier, tu restes persuadé que tu n’as jamais participé à la mise en prison de qui que ce soit mais tu restes un vestige de l’Odyssée toi aussi… Un pied parmi les délinquants, les criminels même chez les uns, un pieds parmi les tyrans, une autorité dont tu n’es pas certain qu’il souhaitent se souvenir, chez les autres. Tu as la désagréable sensation de n’avoir ta place nulle part, et ça te remue les intestins plus que de raison. Oui, tu as pensé à partir, mais tu es un lâche, et tous les matins, on te voit comme tant d’autres traverser le camp pour aller manger un peu moins qu’un petit oiseau, et partir à tes occupations, en réclamant presque ta solitude, comme si tu t’infligeais toi même une peine dans laquelle tu n’es plus.

   
+ Des angoisses/craintes/phobies/problèmes de santé à signaler?  


Des angoisses, des craintes, des phobies, on en a tous n’est-ce pas? Tu es humain après tout, et selon toi loin d’être le meilleur de surcroît. Tu es un jeune homme physiquement parfaitement fonctionnel, et à qui ne souhaite pas approfondir, tu peux tout à fait montrer le visage de quelqu’un d’un peu trop actif à ses heures, surdoué, avec une capacité de réflexion et de réactivité plus haute que la moyenne, mais tu restes conscient que tout ça, c’est uniquement la surface. Ta santé se porte bien, mais ce n’est pas le cas de ton mental, tu en es bien conscient, et quand bien même tu aimes à faire l’autruche pour éviter que l’on te pose des questions, tu n’as jamais été très habile pour cacher tout ça, et tu n’es pas beaucoup plus doué pour en parler. Oh non, parler de toi, tu n’aimes pas ça, parce que ça signifie en quelques sortes de te mettre sous un projecteur que tu as toujours mis un point d’honneur à éviter, parce que tu préfères être un papier peint, que les yeux se tournent sur d’autres, tu préfères être spectateur qu’acteur. C’est là qu’elle transparait malgré que tu essaies de ne pas t’en préoccuper, cette angoisse presque constante pour ci, pour ça, pour tout et pour rien. Tu te dis que c’est normal, vous êtes dans un milieu hostile après tout, mais tu sais bien que tu as toujours vécu avec. Dans le jargon, on appelle ça un trouble de l’anxiété généralisée, ou plus simplement une inquiétude excessive envers à peu près tout ce qui paraîtrait normal au plus grand nombre. Tu en es conscient, beaucoup trop même et cela ne rend pas les choses plus faciles pour autant. Tu en es conscient mais tu ne contrôles rien, l’angoisse, le stress, ton esprit est en état constant d’hypervigilance et tu ne parviens jamais à obtenir un état parfaitement détendu. Il y a toujours quelque chose qui te maintient éveillé même aux heures les plus avancées de la nuit. Directement associés à ton anxiété, tu dois composer avec tes troubles panique,  et un trouble explosif intermittent qui sont là à attendre leur heure constamment, des crises que tu ne gères que difficilement et qui te laissent toujours dans l’esprit comme un coup de couteau. Tu t’en veux, tu en as peur, tu te demandes si tu ne risques pas de perdre pied et de ne plus réussir à revenir après une énième crise, mais tu vis avec, parce que tu n’as pas vraiment le choix. La panique est ce qu’elle est, elle ne prévient pas alors que tu la sens toujours plus ou moins proche, tu essais de l’éviter mais tu n’y parviens généralement pas. Les crises sont plus ou moins violentes, plus ou moins visibles, et depuis votre arrivée sur terre, les raisons pour elles de se montrer se sont multipliées, et tu ne le vis pas aussi bien que tu aimerais le laisser croire. Un Trouble Explosif Intermittent… Que de grands mots pour dire que tes colères, en plus d’être incontrôlables, et imprévisibles, sont explosives. Parce que tu passes ton temps à internaliser, à essayer que cela ne se remarque pas, parce que tu préfères tourner les yeux et faire comme si cela ne t’atteignait pas, et qu’un jour, ça finit par péter. C’est plutôt rare, quoique ça te soit arrivé quelques fois tout de même, tu hurles, tu dis des choses que tu regrettes immédiatement, tes poings te brûlent, tu pourrais cogner, cogner et cogner encore, mais tu ne vas généralement pas aussi loin, tu fuies bien avant. Oui, c'est arrivé malencontreusement une fois, c’est à cause de ça que tu voyais quelqu’un même avant ton emprisonnement, même avant le crash… C'était un coup maladroit, qui n'a pas vraiment fait de mal, un bête coup envers ton père après un désaccord, rien de plus. C’est pour cela pourtant que l’on n’a jamais repensé à deux fois à ce supposé accès de colère que tu as invoqué sous la panique alors que tu n'avais rien fait, celui qui t’as balancé dans une prison que tu étais voué à ne plus quitter. Tu n’es pas quelqu’un de violent, et tu as peur de le devenir, c’est là ta plus grande motivation à être si peu impliqué, à laisser les problèmes aux autres, parce qu’il t’en faut trop peu pour déraper, parce que tes angoisses, tu ne les gères pas, tu n’y es jamais parvenu.

   
+ Le QCM THien pour vérifier que tout est bien compris. Pour cocher la bonne réponse, mettez checked après "checkedbox" (comme ceci : "checkbox" checked>), dans le code. Il n'y a qu'une seule bonne réponse par question. Veuillez ne pas enlever les balises hide.

   
   


« Papa? » Le bruit de ton sac qui heurte le sol résonne à ton oreille comme un claquement retentissant, un son de gong pareil à un coup donné dans la vitre d’un aquarium. C’est le monde autour de toi qui te donne l’impression de s’arrêter, de tourner au ralentis alors que tout à coup les images s’arrêtent presque. Tu es là, debout, la bouche ouverte dans une stupeur accablante, tu cherches ta voix sans la trouver et tes yeux d’ambre sont rivés sur la scène devant toi. Écarquillés, observent la scène sans comprendre. Un fragment de seconde, c’est tout ce qu’il leur faut. Tu vois le sang, partout, sur les draps, sur ton père, sur ta mère. Ses mains sont posées sur elle mais ton esprit déjà est bien ailleurs. Dangereux malentendu. C’est trop tard pourtant. C’est presque un réflexe lorsque ton regard effectue un rapide état des lieux autour de toi. Il n’y a personne, juste ton père, ta mère et toi, debout, là au milieu. Tu es arrivé trop tard, tu n’as pas vu ce qu’il s’est passé. Tu ne vois qu’une chose pourtant c’est ce sang, comme hypnotique, effroyable, morbide. Tout te semble ralenti et pourtant tu prends le temps, un instant, à peine, de ramasser le sac à tes pieds. Ton visage est blême, tes mains tremblantes, et tu les sens monter cette boule d’angoisse dans ta gorge. Ton esprit tourne, tourne, et tourne comme un bon petit moteur, il calcule, il imagine les possibles, et tu l’entends comme un rouage qui accélère peu à peu à mesure que le temps tourne, à chaque pas que tu fais pour combler la distance entre toi, et cette chambre. Elle te regarde, tu es  convaincu qu’elle essaie de parler mais elle n’y arrive pas. Tu te persuades que c’est le cas en tout cas. Tu n’écoutes pas un mot de ce qu’il essaie de te dire, et tes mains tremblent encore plus lorsque tu te précipites vers elle. Elles se tâchent à peine posées sur le tissu, elles s’imprègnent de cette couleur si difficile à retirer, de la peau comme de l’esprit, et tu murmures sans parvenir à dire autre chose ces non à répétition qui glissent de tes lèvres comme des vagues frénétiques. Non, pas ça. Non, pas toi, non, pas lui, non, pas elle.

Tu le vois déjà avec ses mains couvertes de sang quand ils débarqueront pour l’arrêter, pour l’emmener comme ils ont emmené Liam, tu le vois déjà disparaître de cet appartement comme on en voit trop, et tu ne veux pas. Parce que tu sais ce qu’il recevra, tu sais comment tout ça va finir, tu n’es qu’un ado', mais tu n’es pas stupide, ici, personne ne l’est. Et tu ne peux pas t’imaginer ça. Quelle réflexion stupide, alors que tu le vois là, face à toi avec le sang de ta mère sur les mains, mais tu n’en sais rien, tu n’as pas vu. Oui ton esprit fait le lien mais tu refuses, un instant au moins, d’y croire, et cet instant c’est tout ce qu’il te faut. Tu es toujours resté en retrait, tu ne t’es jamais impliqué dans quoi que ce soit,  et qu’as-tu reçu en retour? Des regrets, des doutes, la solitude. Toi qui as toujours fait en sorte d’éviter les problèmes, tu as l’impression que c’est ta punition que de les voir te regarder dans les yeux. Tu passes ta main sur ces derniers, humides, et la tiédeur qui tu y déposes manque de te faire rendre ton repas du midi, si tant est que tu puisses considérer ça comme un repas, mais c’est la routine.

Ton regard se relève vers celui de ton père. Ce sera le dernier que tu lui lanceras, la dernière fois qu’il aura à loisir de se rappeler d’où il t’as trouvé ce surnom quand tu étais petit: Beaux yeux. Ces beaux yeux parlent sans que tu n’aies besoin de mots, et vous comprenez tous les deux ce que tu es sur le point de faire. Un aller sans retour, une grosse connerie. Et vous savez tous les deux que tu as lancé la machine, et que tu refuseras de l’arrêter. Tu l’entends de loin tenter de t’arrêter quand tu te relèves, ton souffle est coupé, la boule dans ta gorge t’empêche de respirer.

Tu te revois toi, petit, ce gamin un peu trop intelligent, et tu ne te souviens pas mais tu t’entends crier ce jour là. Tu t’entends crier contre ton père, qui tente de rester calme, tu entends ta mère te demander de te calmer avec sa voix douce, celle qui voulait dire qu’elle ne se fâcherait pas. Tu ne te souviens plus de ce qui a déclencher cette colère, sans doute une bête broutille, et tu te revois ce jour là, quand tu as lancé au visage de ton père la première chose qui t’es passée sous la main, en continuant de vociférer comme un dément. Ce n’était pas bien grave, juste un gamin et une grosse colère, mais ça n’a pas été la dernière fois. Tu n’as plus jamais laissé la violence prendre le dessus mais combien de fois t’es tu enragé à hurler pour t’exprimer parce que tu ne contrôlais pas? Parce que la pression monte sans jamais redescendre comme une soupape de cocotte minute qui siffle et siffle et siffle en suppliant que l’on lui retire ce bouchon. Pas de soupape chez toi, pas de prévention, juste une explosion. Cela fait des années que tu es suivi psychologiquement, pour ces colères, mais aussi pour les crises de panique, l’anxiété, toutes ces saloperies qui te pourrissent la vie. Qui s'étonnerait qu'un type instable, aussi intelligent soit-il, finisse pas péter une durite? Personne ne te voyait comme vraiment à risque, tu étais juste un névrosé de plus dans cette boîte de conserve, seules tes paniques étaient connues. Rien de bien dangereux, c'est toi qui en as toujours pâti, pas les autres.

Tout est flou, tout se mélange, tes yeux brulent et ta gorge s’assèche. « Je suis désolé. » Ce sont les derniers mots que tu lui auras dit à ton père avant de lui tourner les dos. Une partie de toi hésite. Parce que c’était ta mère, merde, mais c’est l’autre partie qui prend le dessus. Ton égoïsme, ta peur de l’abandon. Tu viens de perdre ta mère, tu ne le sais pas, tu n’as pas pris le temps de le savoir, mais elle ne rendra son dernier souffle que quelques minutes plus tard, beaucoup trop tôt. Tu refuses de perdre ton père. Parce qu’une partie de toi n’arrive pas à y croire, parce que cette partie de toi panique, te supplie de faire quelque chose. Agis. Putain Teagan, agis pour une fois.

Tu traverses les couloirs froids et aseptisés de l’Odyssée en oubliant presque de respirer. Tu n’entends pas à tes oreilles les sons de la vie courante, couverts par les battements de ton cœur qui pulsent avec violence dans tes veines prêtes à exploser. Le sang sur tes mains pourtant n’est pas le tient, mais il tombe au sol au rythme de tes pas comme les traces du petit Poucet dans sa forêt trop sombre. Le carmin tranche face à ce visage si pâle que tu arbores et tu ne vois rien, tu n’entends rien, si tu sais où tu te rends? Toi même te le demandes. Les larmes voilent ton regard sans que tu ne puisses les contrôler,  ton esprit tourne à plein régime comme des dizaines d’images différentes qui se succèdent, des mots sans queue ni tête qui prennent leur place, tout est flou et pourtant si clair. Tu traverses les couloirs mais tu n’iras pas loin. Personne dans cet état n’aurait été loin. Non, on t’arrête avant,  et tu t’entends gueuler à répétitions, comme un disque rayé « Je suis désolé, je suis désolé. » Tu ne vois pas les regards sur toi, tu sens à peine les mains qui te retiennent, tu ne te défends pas, qu’est-ce que tu pourrais faire de toute façon? Tu beugles comme un forcené, le sang, tiède et gluant macule tes bras, une partie de ton visage et certainement le coude du couloir que tu viens de passer sans prendre le temps de reprendre ton équilibre. T’es désolé, t’es désolé, tu ne sais dire que ça entre deux sanglots paniqués. Et ta voix résonne à tes oreilles, elle te renvoie cet écho du terrible mensonge que tu es en train de proférer, un mensonge qui pourtant n’a jamais sonné aussi juste, tu ne maîtrises rien dans ta panique, comme une descente soudaine d’adrénaline qui se passe sans filet de sauvetage, tu ne maîtrises rien et pourtant tu n’as jamais pris un tel risque, tu n’as jamais commis tel acte qu’il soit de bravoure ou criminel, toi, le génie sans histoire, sans avis. Et dans ton esprit tout résonne, et tu te laisses presque tomber alors que l’on te tient fermement, non tu n’es pas un danger, non, tu es juste désolé, désolé pour tout.

Les larmes inondent tes joues et c’est dans ce énième cri que tu te réveilles, un sursaut qui te coupe le souffle. Tu as l’impression de te noyer et tu n’arrives pas à retomber. Tu colles tes mains sur ta bouche, réflexe glané sur Terre pour essayer de n’alarmer personne… Évidemment, ça ne marche pas, le mal est fait et tu n’y peux rien, tu ne gères pas tout ça, ce rêve qui tourne en boucle, ces images, le flot de panique qui t’envahit. Tu redeviens muet, mais il faudra de longues minutes pour que ton corps se calme, pour que tu cesses de trembler. De longues minutes, assis sur ton lit de fortune, à tenter de respirer calmement, comme on te l’a appris. Le petit jour se lève déjà, et tu sais que tu ne te rendormiras pas, tu ne veux pas que ça recommence, alors tu fais fi des cernes sous tes yeux pour te lever. Tu as besoin de bouger, t’activer, penser à autre chose. Il y a largement à faire dans ce camp, bien loin de l'Odyssée, où vous êtes aujourd’hui réfugiés. Pas de sang sur tes mains encore tremblantes de ce réveil difficile, alors que tu te glisses dans le campement. C’est loin tout ça, et pourtant ça te parait encore si proche, trop proche. Ce matin comme bien trop souvent, tu te demandes si tu ne vas pas finir par perdre l’esprit. Qu’est-ce que tu as fait pour mériter de revoir tout ça dès que tu fermes les yeux, mh? T’es juste un type perdu sur une Terre que tu as bien du mal à apprivoiser. tu demandes juste à ce qu’on te fiche la paix, et tout ce que tu parviens à faire pourtant, c’est réveiller ceux qui ont le malheur de dormir un peu trop proches, parce que tu n’es pas fichu de maîtriser tes rêves.

Une journée de plus à recoller les morceaux, une journée de plus dans cet Enfer camouflé derrière des allures de Paradis verdoyant.

 



" What if it agony now and hell later on "
DERRIÈRE L’ÉCRAN

   Je m'appelle mika et j'ai 25 ans. Vous pouvez donc vous en douter, je suis un garçon. J'ai connu le forum grâce à un top site il y a longtemps de ça et je le trouve toujours aussi inspirant. Si possible, je n'aimerais pas avoir un parrain afin de m'aider à l'intégration et la compréhension.


   Mon personnage est un scénario créé par notre Liam national   et je vous autorise évidemment à en faire un scénario si mon compte se retrouve supprimé.

   

   
   

   
Teagan Samuel Peverell
Searching through the darkness below for a light in seas of shadows.


Dernière édition par Teagan S. Peverell le Jeu 20 Sep - 21:48, édité 19 fois

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15/05/2018 shiranui 199 tom holland eilyam & bat'phanie Cuisinier, aptitudes en botanique et cuisine. 211


Sujet: Re: Teagan – Don't worry about me.
Dim 16 Sep - 15:08

qu'il est beau rebienvenue, j'ai hâte d'en lire plus (etjeveuxdesliens )

Admin - Supermassive Black Hole
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04/11/2014 Mystery Light Elijah & Near & Saoirse & Cassandre & Jade 28117 Thomas B.-Sangster luxaeterna Signa perséphone Aaron Ancien kidnappé des Rahjaks. ancien traqueur, co leader. Cent 643
Admin - Supermassive Black Hole


Sujet: Re: Teagan – Don't worry about me.
Dim 16 Sep - 15:40

t'es enfin là **
J'suis tellement happy puis ce début de fiche ça me donne qu'une envie d'en savoir plus même si j'en sais des bouts mais que des bouts  
Tu sais où me trouver de toute façon si t'as des questions ** Courage pour la suite, obviously comme MVDD des liens avec mes autres aussi y'aura

Tu connais la maison, tu as sept jours pour terminer cette fichette,n'hésite pas si tu as des interrogations ci et là

Modo
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01/08/2018 Totoro's Child. TC Jones. 347 Rami Malek Ma Reine d'amour ♥ - imaginarium - ariana grande, breathin Conseiller Odysséen. - Botanique & Zoologie. Dana 759
Modo


Sujet: Re: Teagan – Don't worry about me.
Dim 16 Sep - 15:50

La rebienvenue
J'ai hâte d'en apprendre plus sur ton petit, puis Dylan est beau
Bon courage pour la suite de ta fiche

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04/10/2014 neko Eirik Thorvald, Skylar Rees, Leary Wrath, Cyd Raye 1267 Godfrey Gao AVENGEDINCHAINS.(avatar), tumblr (gif), northern lights.(code signature) cavalier, archer Athna 31


Sujet: Re: Teagan – Don't worry about me.
Dim 16 Sep - 15:54

re-bienvenue et bon courage pour finir ta fiche =) t'as fait un heureux xD

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01/10/2017 empty gold. aucun. 572 Felicity Jones alahoz (ava) - ASTRA (signa) - tumblr (gifs) membre du conseil, médecin et chirurgien de l'Odyssée. 22
— caught in the middle —


Sujet: Re: Teagan – Don't worry about me.
Dim 16 Sep - 16:22

Teagan
Re-Bienvenue, courage pour la fichette

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18/12/2017 Léonard // Phoebus Raphaël D. Ansvor 652 Michael Fassbender Zoologie // Orientation Naori 198


Sujet: Re: Teagan – Don't worry about me.
Dim 16 Sep - 16:36

Le bébéééé ! Re bienvenue!!!

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06/12/2015 Lux Aeterna Nuna Cortez 36164 Sophia Bush Lux Aeterna (vava & sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 1302


Sujet: Re: Teagan – Don't worry about me.
Dim 16 Sep - 17:14

Ohhhh tu as donc choisi Teagan, j'aime, j'aiiiime ! Rebienvenue dans les parages et bon fichage

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01/11/2015 Glacy Ezra 2319 Brett Dalton Murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 173
- Whatever it takes -


Sujet: Re: Teagan – Don't worry about me.
Dim 16 Sep - 18:09

Re-bienvenue avec ce personnage tant attendu

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13/08/2018 Lyndi 104 Anna Torv Lux Aeterna <3 Matelot sur un bateau Iskaar 53
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Sujet: Re: Teagan – Don't worry about me.
Dim 16 Sep - 18:38

Bienvenue !! Bon choix de scenar, il est cool ce ptit Teagan! Bon courage pour la fiche

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20/04/2016 AMNESIS AEDAN + SAM + ANDREW + KARAH 8739 ADELAIDE KANE AVATAR - BIGBADWOLF • SIGNA - ASTRA + VOCIVUS • GIF - CASSINI CARTOGRAPHE + PATROUILLEUR DE DANA 85
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Sujet: Re: Teagan – Don't worry about me.
Dim 16 Sep - 18:41

AH BAS ENFIN Depuis le temps qu'on l'attendait monsieur Taegan Re-bienvenue par chez toi, il nous faudra un lien, c'est OBLIGE Bon courage pour la suite de te fiche en tout cas

Accro des points
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11/05/2018 Laenai / Alicia Jude & Lulu ♥ 2276 Willow Shields Laenai Princesse ~ Apprentie Sorcière Rahjak 456
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Sujet: Re: Teagan – Don't worry about me.
Dim 16 Sep - 21:35

Re bienvenue sur le forum Bon courage pour ta fiche

Admin △ Underneath it's just a game
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06/12/2015 Electric Soul Kayden Elwood & Einar Helgusson 7452 Jon Kortajarena Electric Soul & tearsflight Conseiller druide | Soigneur & orateur/diplomate Naori 695
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Sujet: Re: Teagan – Don't worry about me.
Dim 16 Sep - 22:17

Re-bienvenue et éclate-toi bien avec ce nouveau perso, c'est qu'il était attendu

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27/07/2014 Sammix Adriel 17379 Barbara Palvin Mayumi + Tumblr Ramasseuse de fruits & plantes / Agricultrice / Parcourir la forêt à la recherche de nouvelles plantes & fruits Les 100 149
Sans peurs et presque sans reproches


Sujet: Re: Teagan – Don't worry about me.
Dim 16 Sep - 23:03

Re-Bienvenue

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16/09/2018 mika. Güzis T. Cinksi 117 Dylan O'Brien avengedinchains ♥ Cartographie/Orientation & Informatique/mécanique - Ingénieur en énergie 82


Sujet: Re: Teagan – Don't worry about me.
Mar 18 Sep - 15:54

Morgan : Merci T'es pas laid non plus tu sais Et évidemment qu'il nous faudra des liens, je suis là exprès pour me rapprocher je vais pas laisser passer cette occasion

Liam : je suis trop trop trop content d'être enfin là, même si j'ai l'impression de t'avoir fait vivre la plus slow burn des fanfictions depuis le temps J'ai un peu la pression, j'espère que ce sacré Teagan te plaira ! Et ouiiii des liens je veux!

Wyatt: Merci je te retourne le compliment Et en plus on sera genre voisin de camp, moi je dis, ça veut dire lien enfinsituveuxévidemment.

Gen, Murphy, Chris, Ayianna : Ouiiii J'avais failli le prendre en premier compte, et je lorgnais dessus depuis (avec tout le stress que ça a induit je me déteste ->) du coup j'suis trop content

Aliénor: Ouiiii enfin Je  l'ai je vais m'y accrocher comme une moule à son rocher (le pauvre il sait pas sur quel joueur il est tombé ) Et bien sûr du lien je veux! Après tout, il aurait presque pu faire partie des roses mais il a pas tiré la bonne carte

Nadja, Caleb, Tasha, Sierra: Merci beaucoupppp

Harlan: Merci J'espère lui faire honneur (la pression )


Merci pour tous les gentils mots, j'espère n'avoir oublié personne vous êtes adorables!
Et la fiche... ça avance, ça avance, tranquillou mais ça prend forme

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Teagan – Don't worry about me.

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