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˜˜˜˜˜˜So foul and fair a day I have not seen... –Pv Wyatt–
maybe life should be about more than just surviving


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18/12/2017 Léonard // Phoebus Raphaël D. Ansvor 566 Michael Fassbender Sign : Anesidora Zoologie // Orientation Naori 420


Sujet: So foul and fair a day I have not seen... –Pv Wyatt–
Jeu 13 Sep - 0:45


So foul and fair a day I have not seen
Wyatt & Caleb

La torpeur de l’hiver commence lentement à perdre du terrain, ça et là on découvre le printemps dessiné de pousses claires traversant le givre matinal. L’ouragan semble loin derrière vous mais encore si proche. Tu le ressens à cette habitation quia. Les pieds au sol, loin de vos demeures du haut des cimes, celle qui t’offrais la forêt sur un lit de brume au matin, celle où tu étais en sécurité. Plus encore qu’au sol. Plus encore que dans ce village caché au coeur de la forêt, entouré de pièges, de sentinelles, yeux invisibles de votre tribu. Et alors que la forêt s’éveillera u’elle reprends lentement ses droits sur un paysage dévasté encore hier, tu le redécouvre, ton ombre se dresse dans le soleil levant entre les arbres dont de nombreuses branches jonchent encore le sol, les insectes xylophages n’ayant pas encore eut le loisir d’y faire de nouveaux oeufs, de nouvelles larves pour les transformer en ce qui sera le sol de demain. D’ici quelques semaines les branches seront molles, défaites, partiront en lambeaux… Aujourd’hui encore tu dois les enjamber.

Silence est père de toutes choses.

Tes pas dans le sous bois sont à l’image de ces grands fauves que tu vois parfois passer au loin. Ils sont silence, comme si chaque brindille s’éloignait pour laisser place à la mousse. Parfois tu imagines ne pas être seul dans ces bois, observé par plus silencieux que toi, plus discret encore. Tu sais que des dizaines d’yeux se fondent dans les recoins des sous bois pour échapper à toute vision ; Comme si leur respiration se ralentissait, comme s’ils oubliaient l’espace d’une seconde que leur seule chance de survie face aux prédateurs est la fuite.
Alors aujourd’hui encore tu traverse les bois, derrière le silence de tes pas la fine couche de givre fondant laisse apparaitre des pas que tu ne tentes pas tant de dissimuler sachant très bien que d’ici moins d’une heure, ils auront disparus. Absorbés par les plantes naissantes… La nature avait cette force qui lui permettait d’avancer, toujours, alors même que le monde semblait dévaster. Au détour d’un sous bois c’est ton flair qui te fait grimacer. Là bas, un peu plus loin gît une carcasse, en t’approchant tu remarques qu’il s’agit de celle d’un grand cerf dont les bois n’avaient pas encore eut le temps de tomber. Défunt vestige des torrents d’eau et de vent qui ont secoués la forêt aujourd’hui blanchit par les intempéries, bientôt dispersé dans ce monde pour retourner à la terre… Silence respectueux, tu te souviens que tu avais faillis y rester alors que tu cherchais à sauver Güzis de ses démons cette nuit là, chaman cherchant les fantômes, ombres gigantesques dans la noirceur de la tempête, cherchant le cerf blanc. Tu frisonnes, secoues la tête et avance d’un pas plus soutenu au travers des arbres denses.
Sur toi il y a de quoi passer la nuit et celle d’après, selon les vivres que tu trouveras c’est une bonne semaine que tu pourrais passer au coeur des bois sans retourner chez les tiens. Peaux animales, toisons, sacoches de cuir à la ceinture contenant gourdes, cahiers et autre matériel utiles en forêt. À la ceinture encore, deux dagues portant l’emblème des Noari. Vous êtes un peuple pacifique mais bien qu’en harmonie avec la nature, tu es très bien placé pour savoir que cette dernière n’offre aucun répit, elle cache en son sein des pièges bien plus dangereux qu’un puma de grande taille ou qu’une panthère pourvue d’une cinquième patte parfaitement fonctionnelle. Non. Ici vous êtes insignifiants et quoique tu sois en paix avec cette Nature qui vous nourrit, vous offre le gite et avec laquelle vous cohabitez simplement, tu es toujours méfiant.
Méfiant contre ce peuple, loin dans le désert qui tient une laisse invisible au bout de laquelle une armée est prête à exploser.
Méfiant envers ces hommes et ces femmes tombés il y a maintenant quatre ans, pas si loin de chez vous et dont tu ne connais presque rien.
Méfiant envers toi même, de ces images fantomatiques guidant tes pas, reflets de toi même ou cauchemars, hallucinoses, visions ou délires…
Il y a de quoi s’armer, où que l’on regarde. Tu n’es pas de ceux qui utilisent leurs armes pour prouver leur valeur mais il te faut bien avouer que ces dernières sont utiles quand ta vie est menacée.

Tu as déjà parcouru de nombreux kilomètres, les arbres sont un peu plus éparses par ici et tu remarques le sol qui ça et là montre des signes de neiges… Lorsque tu arrives au niveau de ce vaisseau tombé du ciel, ce dernier est recouvert d’un manteau glacé, le figeant plus encore dans ce paysage qu’est le votre, ressemblant du plus en plus aux vestiges d’une civilisation qui n’est plus là pour voir ce qu’est devenu le monde qu’ils ont détruit. Plutôt que de t’avancer dans la direction de ce cadavre d’Odyssée, tu le contourne soigneusement restant à la lisière des arbres, entre deux ombres. Tes pas silencieux ont perdus de leur discrétion, la croute de fine poudreuse s’écrase sous ton poids. Elle ne tardera pas à fondre pour que l’hiver ne tire définitivement sa révérence mais en cette période la nuit est encore froide et la nature devient une chambre froide à échelle gigantesque.
Tu as dépassé les lieux depuis quelques minutes lorsqu’un son lointain attire ton attention et t’immobilise. D’instinct ton regard se plonge au travers des bois à la recherche du prédateur épiant ta présence. Le calme ne te quitte pas, tu es ici chez toi, maître d’un terrain qui a malgré tout su changer assez pour que des pièges se crées ça et là. Le son s’est arrêté et où que tu ne regardes, aucun mouvement ne trahit d’animal, aucun débarqué perdu ne erre autour de son ancien vaisseau. Le froid de cette fin d’hiver semble avoir gelé le monde sur place cette nuit… C’est pourtant méfiant que tu reprends ta route, la main posée sur le manche de bois d’une dague, l’autre repoussant ça et là une paire de branchages ou quelques plantes.

Pourtant il réapparait. Plus fort. Plus proche. Loin d’être jeune tu ne perds pas une seconde pour passer sur le mode défense, t’approcher d’un arbre pour y poser ton dos, cette fois ci ce sont tes deux mains qui sont prêtes à se défendre. Peut-être est-ce simplement l’un de ces Débarqués perdus, blessés ou encore un animal cherchant son chemin au travers des bois mais si le hasard peut amener un animal à ne pas être remarqué, il ne le fera pas deux fois de suite.
Sourcils froncés tu essaies de comprendre, ton ouïe t’indique clairement la présence d’une créature marchant en sous bois, le son de la neige qui s’écrase est clair, rebondissant d’arbre en arbre. Derrière ton calme apparent et ta respiration sereine, tout tes sens sont aux aguets.
Et c’est là, à une trentaine de mètres, que tu remarques l’ombre. Loin des fantômes de plusieurs mètres de haut décris par Güzis, loin de ces êtres qu’il qualifie d’aussi pacifique que dangereux, cette ombre là est bien réelle. Palpable. Ses pas sont lourds et sans discrétion aucune si bien que tu comprends rapidement qu’il ne s’agit pas d’un homme en chasse d’un quelconque gibier. Pourtant les mouvements répétés de sa tête de gauche à droite indiquent qu’il n’est pas là pour une simple balade.
Tu serres les dents. Rares sont ceux qui s’aventurent dans la neige l’hiver pour une simple balade. La conclusion te frappe aussi rapidement qu’un éclair : Tu dois fuir, mettre le plus de distance possible entre toi et la chose.
T’abaissant à hauteur de végétation tu entames de contourner le danger, un oeil pour toi, un oeil pour lui. Plus tu le surveilles plus il te semble distinguer les difformités d’un visage rongés par feu le monde des Hommes, la vengeance de la planète. Ils sont peu nombreux ceux qui atteignent l’âge adulte mais vous savez qu’ils existent. Ils sont contes et légendes pour apprendre aux enfant à rester au village… Ils sont une face cachée de ce monde, pièces d’échec que l’on préfère ne pas surveiller, surveillant seulement le roi.

Tu aimerais retenir ta respiration pourtant cette dernière te prends à la gorge lorsqu’au détour d’une pierre, ancienne grotte effondrée, tu tombes nez à nez avec ce frankeinstein d’un autre monde, vingt centimètres plus grand que toi, le visage crasseux, sauvage, défait. Sa respiration est rauque comme celle d’un sanglier et son regard aussi vide qu’il n’est fou. S’il te faut une seconde pour te remettre, c’est une seconde de trop alors qu’un poing te semblant immense s’abat en ta direction. Tu l’esquive de peu, arrachant ce qui ressemble à un grognement animal à la chose en face de toi. Des frissons parcourent chaque parcelle de ton épiderme alors que l’adrénaline descend dans tes jambes, réchauffe tes poings et t’anime d’un instinct de survie peu connu.
Là tu ne recherches plus le silence. Ils ne devraient pas être là mais le cyclone n’a pas atteint que votre vaillance, la forêt entière a été touchée. Du désert à la mer, chaque parcelle s’est vue modifiée ; Ces monstres tu n’en avais pas croisé en forêt depuis des années, certainement cachés plus haut dans les montagnes ils avaient du redescendre pour palier à une faim qu’ils ne réussissaient pas à assouvir dans les hauteurs.
Tes jambes te guident, tes poumons les alimentent en air. Un coup sec vient te frapper à la gorge, t’arrêtant dans ta course ; La corde serrée autour de ton cou a été bien trop précise, tu glisses les doigts dessous alors que ton dos frappe le sol, tu prends une grande inspiration avant que la corde ne se resserre. Il ne faut qu’une fraction de seconde pour que tu n’attrapes la dague à ta ceinture, déchirant la corde d’un coup sec pour te relever. Et tu leur fait face, deux montagne de muscle, de sauvagerie, l’un dont la moitié du visage est couverte d’un tissu à moitié déchiré, l’autre dont l’épaule semble disloquée tant le dimorphisme de son corps est fort…
Ils ne cherchent pas à comprendre, toi non plus. Tout les trois savez qu’ils veulent voir tes entrailles tâcher le sol, et que tu aimerais voir leur corps reposer dans un brasier. C’est une dague dans chaque main que tu encaisses les coups. Seul contre deux colosses dont la force semble égale au châtiment qu’ils veulent t’infliger, tu pares, tu recules. Et tu profites d’une seconde de répit pour faire volte face et prendre tes jambes à ton cou.

Ta course est effrénée, tu as l’impression d’avaler les kilomètres alors que les zigzag faites pour les perdre t’ont peut-être fait avancer de seulement quelques centaines de mètres pour remarquer avec horreur qu’ils ne sont pas si loin. C’est seulement à cet instant que tu te dis qu’il s’agit peut-être de tes dernières minutes sur Terre. Instant figé où c’est une lame que tu sens perforer tes fourrures, arrachant une part de peau et de sang. Entaille profonde fait à l’arrière de ton dos tu perds l’équilibre, quand l’un d’eux attraper la fourrure qui te sert de capuche, te jetant au sol comme un simple lapin de garenne.

C’en est fini.

Voilà ce qui te passe par la tête avant que tu ne te reprennes. Tu n’as pas vécus toutes ces années pour laisser les Reapers gagner. Un coup d’oeil un peu plus loin t’offre une porte de sortie, tu te remets sur pied, un gémissement rauque répondant à la douleur qui travers la plaie. Plus que quelques pas et tu y es. Là, face à toi se dessine le bord d’un petit ravin de pierres, plusieurs mètres te sépares du sol mais tu ne réfléchis plus, tu ne jettes pas un seul regard en arrière pour t’y jeter. La chute est douloureuse, arrêtée en partie par les arbres, de l’autre par la fine couche de poudreuse. Tu es sonné et il te faut du temps pour retrouver tes repères… Pourtant il n’y a autour de toi aucun corps, rien. Ils n’ont pas sauté. Tu. Te redresses, repousse les branches brisées tandis que tu craches tes poumons sur la neige boueuse. Tu es en vie mais tu n’as pas de temps à perdre lorsque tu te relève… Il te faut fuir la zone.

Combien de temps as-tu marché? Pas tant que ça, mais assez pour que la forêt ai repris son silence seulement ponctué d’oiseaux. Ton souffle est court et ta main n’arrive pas à stopper le sang aussi bien que tu ne le désirerais… Tes pieds t’ont pourtant menés le long d’une berge, l’eau n’est plus gelée et sa couleur limpide est de bonne augure. Les glaces fondent et l’alimente, tu tombes à genoux au bord de l’eau. Dans des grognements rauques tu retires ce que tu porte. Fourrure, sacoches, vêtements désormais déchirés… Un regard à la plaie t’indique qu’elle fait une longueur d’environ quinze à vingt centimètres, tu ne saurais le dire exactement, la course effrénée n’a en rien aidé, la laissant s’élargir à sa guise… L’eau froide est un soulagement autant qu’elle est douloureuse, tout ton corps réclame son due entre le froid, la douleur et tes mouvements. Tu es conseiller. Ton rôle n’est pas de te laisser aller pour si peu alors tu continues ce que tu as commencé, vidant la gourde glacée sur ton dos, trempant pantalon et reste de vêtement, le sang coulant le long de ton dos avec flegme. Devant toi tu as ouvert ce qui semble être un nécessaire à soin. Une peau roulée dans laquelle se cachent des aiguilles, du fil, des bandes et des plantes séchées. Le travail est complexe, douloureux… Tu dois pourtant le faire, rentrer chez toi en un seul morceau…

Pourtant le calme se rompt, un son que tu comprends immédiatement être des pas, sort des sous bois. Tu es à découvert. Aussitôt tu lâche ce que tu tenais, te relevant la lame à la main, visiblement peu affecté par la plaie béante qui cisaille tes mouvements… Il est là, l’animal sauvage que tu es, prêt à tout pour survivre. « Nou sen yu fut daun nowe. » Ta voix est dure, semblable aux râles d’un vieil animal blessé.  « Chon yu bilaik? Hakom yu kamp raun hir? »
Tu n’aurais jamais menacé un débarqué dans ton état normal. Ta perception pourtant était altérée par la douleur, ton regard cherchant la personne que tu avais entendue, la sachant sous les cimes des arbres alors que le ciel couvert t’empêchait de voir autour de toi… Il aurait tout autant pu être là pour finir le travail… Ton corps était tendu, d'apparence immobile.. Pourtant ton tu savais que tu ne tiendrais pas longtemps, la chute t'avais fragilisé, des égratignures basanaient ton corps et la lame qu'on avait plantée dans tes côtes avait non seulement fait perdre beaucoup de sang à ton être, mais elle te rendais faible.
S'il était l'un des leurs, tu n'aurais pas d'échappatoire.

©️ FRIMELDA



Spoiler:
 


Dernière édition par Caleb A. Hakara le Mer 19 Sep - 13:49, édité 1 fois
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Sujet: Re: So foul and fair a day I have not seen... –Pv Wyatt–
Jeu 13 Sep - 16:41


« I hurt myself today to see if I still feel I focus on the pain the only thing that's real the needle tears a hole the old familiar sting try to kill it all away but I remember everything »

☁️ 25 mars 2118

Wyatt allait mal, affreusement mal depuis le cyclone. Pas un pas dehors, enfermé à nouveau dans une cage qu'il se crée lui-même. Il a toujours détesté cette foutue cage dans laquelle il a grandi, et pourtant, le voilà là, à la recréer seul comme un grand alors qu'il y a tout un monde dehors. Oui, mais le monde dehors il est abîmé, brisé. Le monde hurle sa douleur dès que quelqu'un fout un putain de pied sur la Terre. Elle a mal, elle s'est faite mal. Les branches qui craquent, les animaux qui agonisent et les humains aussi. Tout le monde pleure depuis des mois et Wyatt ne comprend pas. Dans les faits, il est plus que capable de comprendre un cyclone et même pourquoi il arrive mais en vérité, son cerveau est beaucoup trop embrouillé pour être factuel.

De temps à autres, Harlan ou Rowena passent encore, il vient les saluer. Mais ce n'est pas comme avant. Il ne cherche plus ni enseignement, ni conseil. Il ne cherche plus rien, en vérité. Pire qu'un animal blessé, il ne rugit plus, pendant un temps, il attend juste la mort, persuadé qu'elle va finir par passer le pas de sa porte. Mais elle n'arrive pas, bien évidemment. Qu'importe la souffrance et l'envie terrible de s'arracher le cœur lui-même. Qu'importe la douleur qui semble grandir et encore grandir. La Mort, cette fourbe, ne compte pas le prendre lui, pas maintenant, c'est pas dans ses plans. Non, il va souffrir, s'enfoncer comme on enfonce un corps dans la neige pour plus jamais le retrouver. Se gêler de ses émotions et de ses sentiments pour s'en remettre comme un mec qu'on aura mis trop de temps à retrouver. Plus jamais le même, plus jamais pareil.

Wyatt a beau tourner en boucle, rien ne change. Il a beau tourner en rond dans sa cage de fer et piquer ses colères, rien ne change. Il essaie, en vain, d'appeler la Mort qui se moque de lui, le rendant plus égoïste que jamais pendant quelques temps. Trop occupé à attirer l'attention de celle qui rit de lui, l'idiot ne voit pas ceux qui pleurent autour de lui. Il ne voit rien, un aveugle dans un monde qu'il ne connaît pas. Une claque énorme dans la figure pour l'homme qui pensait toujours aller de l'avant. Le cyclone l'a repoussé en arrière, encore plus en arrière qu'il ne l'était en arrivant et ça, il sait pas comment s'en sortir. Il sait plus comment faire, il arrive plus à respirer correctement alors sortir dehors ? Affronter, pluie, neige et vent ? Affronter ce monde qui parfois lui a causé des cicatrices qu'il n'aurait jamais eu s'il était resté sagement en place ?

Il n'a jamais eu peur du danger, du moins, pas de cette manière. Jamais non plus eu peur de se faire engueuler, encore moins de cette manière. Non, son seul frein, c'est cette corde qui semble tenir sa gorge pour l'étrangler, cette corde qu'il s'est mise lui-même sans que personne n'ait rien demandé. Mais c'est justement cette corde qui le fait réagir trop brusquement, trop violemment. Cette sensation qu'on lui attrape la gorge par derrière pour venir l'étrangler lentement. Il n'arrive plus à respirer, il étouffe. Alors il enfile le premier truc chaud qui lui passe sous la main, un couteau de fortune dans sa poche et il s'en va. Lorsqu'il croise des gens ce ne sont que des fantômes. Des fantômes qui n'ont plus rien à voir avec lui. Plus vraiment vivant, il a l'impression que tous ces gens sont là sans plus l'être vraiment. Il devient fou, à rester seul avec lui-même, complètement timbré à se fier à ses propres pensées.

Alors lorsqu'enfin, il pose un pied dehors, Wyatt brise la corde. Respire à nouveau. Le souffle trop fort, trop prononcé, presque épuisé d'avoir seulement traversé le bâtiment avec des battements de cœur si forts qu'ils lui donnaient le tournis. Il prend le temps de reprendre sa respiration. Et deux choix s'offrent à lui : soit il fait demi-tour, retourne dans sa solitude. Traverse ce couloir de la mort, rempli de vivants dont il ne fait plus partie, soit il se casse. Une bonne fois pour toutes. Il confronte la Nature, lui parie qu'il va gagner. N'importe quoi, en fait. N'importe quoi tant qu'il ne reste pas là. Alors c'est ce qu'il fait, sans un regard en arrière, sans écouter les voix de sa propre tribu qui l'appellent. Wyatt s'en va, il passe les portes sans un mot, un seul. Il a eu l'habitude de le faire pendant longtemps, alors personne ne s'en fait vraiment.

Et puis comment s'en faire pour un mec qui est déjà presque mort, plus vraiment vivant ? Il a les larmes aux yeux le brun, lorsqu'il s'enfonce dans la neige qui semble ne pas vouloir fondre. Laisser place au printemps et à nouvelle ère. Il se fait mal à chaque fois qu'une branche craque sous ses pieds, se confond en excuse dès qu'il croise un morceau de sa Mère Nature dévastée. Complètement paumé, il ne sait même plus s'il veut continuer. Il ne sait plus contre qui être en colère, sinon lui-même. Alors il avance, tête baissé, sans doute pour une fois de plus voir la Mort en face, se foutre en danger comme il a toujours su si bien le faire. Il déglutit, parce que pour la première fois il a peur. Peur des bruits de la forêt ou plutôt de l'absence de ces derniers. Wyatt a passé deux années à s'habituer à chaque petit bruit, reconnaître ce que tout était aux côtés des Naoris et autres rencontres de fortunes. Normalement, son cerveau est capable de cette analyse mais cette fois-là, c'est pas le cas. Capable de rien d'autre que d'avoir peur. Avoir peur de tout, de rien. De ses propres pas lorsqu'il tourne la tête, du bruit de sa propre respiration. Et puis du reste. De tout le reste. Harlan lui a appris à reconnaître les animaux, surtout les dangereux. Rowena lui a appris à reconnaître les autres. Les deux ont parlé de légendes et tout s'emmêle dans le crâne du conseiller. Il soupire, cherche à se rappeler pourquoi on lui a dit de ne pas faire ce qu'il était en train de faire. Les dangers principaux, surtout l'hiver, surtout après un tel changement. Mais ça lui revient pas, de toutes façons, ces temps, rien lui revient à part sa propre peine.

Donc il avance, il traverse les terrains réellement connus et se dirige sans réellement savoir pourquoi vers une autre terre connue. Peut-être pour trouver des réponses qu'il ne trouve plus nulle part, peut-être parce que sa vraie cage de fer aura quelque chose de rassurant, même en ruines. Mais il ne faut pas qu'il y aille, il ne faut pas passer le pas de quelque chose d'abandonné, qui n'a rien à faire là. Les vestiges attireront bien des choses, qu'on lui a dit et répété. Les ruines vont être hantées, et pas par vos morts. Wyatt entend les phrases de ses amis comme il entend le vent qui se claque contre ses oreilles. Il n'y fait pas attention, et lorsque dans la neige, il voit des pas, qu'il entend des bruits, il ne réagit pas, il ne réagit plus. Avant le cyclone, il aurait fait preuve de prudence, aurait étudié la situation, mais là, il s'en fout, il s'en fout réellement. Alors il prend pas le temps de réfléchir plus longtemps, prend un chemin qu'il connaît par cœur et où les traces n'existent plus, les bruits non plus. Peut-être ne s'est-il pas fait repérer. Peut-être a-t-il seulement rêvé. Toujours est-il qu'il est désormais plus bas, le long de la rivière. Cette rivière qu'il a parcouru maintes et maintes fois, qu'il connaît de long en larges et en travers. Un repère ici, un repère pour lui. Pour retrouver les siens, toujours retrouver les siens. Mais cette fois c'est différent, ce n'est pas vers l'un des siens qu'il se dirige. Au fond de lui, il le sait très bien. Personne n'est assez stupide parmi les débarqués pour fuir en plein hiver. Alors il se décale un peu, s'éloigne de la visibilité pour se fondre dans les bois. Ceux qui sont à hauteur de la rivière, certes, mais lui laisse l'avantage sur quiconque lui fera face dans quelques pas.

Pour une fois, il aurait aimé être discret. Venir observer l'homme sans qu'il vienne à le remarquer. Mais c'était sans compter sur la Nature qui souffre et hurle sa douleur lorsqu'un homme pose les pieds sur elle. Une branche morte, recouverte par une fine couche de neige, le craquement qui résonne et laisse même quelques oiseaux s'envoler. Et merde. Qu'il se dit sans le prononcer. Mais l'avantage, minime, reste là, l'homme se relève, clairement blessé, les traces rouges tâchant un peu tout ce qui se trouve autour de lui et dans une position qui ne révèle rien d'autre que la peur. Un instant, l'Odysséen hésite. Évidemment, si Harlan était là, il lui dirait de faire tout sauf s'approcher, pas avant d'en savoir plus, d'en connaître plus sur celui qui lui fait plus ou moins face. Mais Wyatt est seul, désespéré et trop de voix se mêlent dans sa tête pour qu'il puisse réellement écouté celui à qui il doit la vie à chacune de ses sorties. Donc il avance, d'un pas ou deux. Mais l'homme l'entend, bien évidemment. Il parle cette langue qui n'est pas celle de Wyatt mais que pourtant, sur l'instant il comprend encore. Peut-être la situation fait que son cerveau n'a pas le temps de réfléchir, de se dire que ces quelques mois l'ont réellement fait tout oublier ou alors peut-être simplement parce que ce sont des mots qu'il a entendu et ré-entendu un nombre de fois tellement nombreux qu'ils en deviennent un automatisme dans la tête du biologiste.

Il s'arrête donc, sous l'ordre de l'autre. N'avance plus, le fixe de ses yeux bruns dans l'ombre, caché par les arbres et cette forêt qu'il aime autant qu'il la déteste. Sa voix est rauque, trop rauque. Wyatt saisit qu'il souffre, bien plus qu'il ne le montre. Son visage reflète ce côté dur, incassable tandis que le sang et les mots qui s'échappent de lui, eux, reflètent la douleur. Il veut l'aider, l'idiot. C'est tout ce qu'il veut. Alors il soupire et cherche comment se faire entendre mais l'autre lui pose de nouvelles questions. Et le débarqué, lui, naturellement, veut répondre en anglais. Pas quelque chose qu'il fait tout le temps mais plus pour un nouveau pari. Pari Naori. Il les connaît presque tous, certes, mais quand-même. Peut-être qu'il a oublié des visages. Et puis vu là où il se trouve, vu le temps, vu la fourrure à ses pieds, vu tout le reste. Il a ce sens qui lui rappelle ceux qui lui ont toujours tendu la main. Une deuxième famille, la première et la seule sur Terre. Des gens sans qui il n'aurait pas pu accomplir la moitié de ce qu'il a accompli. Donc Wyatt ne bouge pas, il ne compte pas l'effrayer plus que nécessaire et il dit, simplement, d'une voix la plus neutre possible. « Wyatt, je viens de l'Odyssée. Et je me baladais seulement, je ne te veux aucun mal. » Il s'avance suite à ses propos, sans en attendre plus de la part de l'autre, du blessé.

Il laisse sa silhouette se découvrir au devant des arbres, les deux mains en l'air, prouvant qu'il n'a rien d'hostile, comme quoi, il lui reste quelques réflexes. « Tu es blessé. » Qu'il fait remarquer sans chercher réellement plus loin, ni le pourquoi du comment. Il tourne sa tête un peu par réflexe, cherche d'où viennent les pas de l'homme et surtout, pourquoi il est dans cet état. « Qui es-tu ? » Qu'il ajoute, lentement, ne bougeant plus, laissant le temps à l'autre de le voir et de l'analyser. Laissant du temps avant de réellement s'approcher. « Tu es vraiment beaucoup blessé. » Qu'il continue à dire, pas tant pour l'autre mais surtout pour lui en voyant de plus près l'état de tout ce qui se trouve autour de lui. Il laisse une moue se dessiner sur son visage avant de dire machinalement. « Je peux t'aider ? »

Même si la question qui lui taraude réellement le crâne, celle qui prend la place de tout le reste, c'est qui lui a fait ça. Qui lui a infligé ça ? Qui l'a mis dans cet état ? Étrangement, ça ne semble pas réellement animal comme attaque. Mais ça semble un peu trop précipité pour qu'il puisse aborder le sujet, alors à la place, il finit par ajouter. « Tu devrais t'asseoir, tu vas te faire encore plus de mal à rester aussi tendu. Tu perds trop de sang. » Combien de fois Wyatt était-il tombé dans les pommes parce qu'il avait continué à marcher malgré une plaie bien ouverte qui saignait en se disant, bêtement mais non ça va aller ? Trop de fois pour que sa voix dans sa dernière phrase ne se transperce pas d'honnêteté. Il avait un peu peur, ceci-dit. Pas de l'homme face à lui mais bel et bien de ce qui l'avait attaqué, de l'odeur de son sang et du fait d'être à découvert. Même sans avoir toute sa tête et la voix d'Harlan bien cachée dans un coin de sa tête, Wyatt était capable de se souvenir que ça allait à l'encontre d'à peu près tout ce qu'on lui avait enseigné depuis son arrivée ici. Mais une chose à la fois, pas vrai ? D'abord on établit un contact, il nous transforme pas en charpie et ensuite, on voit pour l'essentiel de survie.
doctor sleep | quote : Nine Inch Nails, Hurt.
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Sujet: Re: So foul and fair a day I have not seen... –Pv Wyatt–
Hier à 14:58


So foul and fair a day I have not seen
Wyatt & Caleb

Tu as commis une erreur, pensant qu’en ces bois tu serais de nouveau seul. Que personne ne sortirait alors que les dernières neiges recouvraient le sol, mettant à nu chaque passage, chaque trace, camouflant les odeurs du sous bois mais mettant en avant celles du voyageur s’aventurant sur ce manteau immaculé. Tu as baissé ta garde parce que la douleur est puissante dans le creux des côtes, qu’elle engourdie bras et respiration. Tu as baissé ta garde comme un animal blessé parce que c’est ce que vous êtes : des animaux. Ni plus ni moins, et qu’à l’instar de ces derniers, être faible au milieu d’une forêt est une aubaine pour tout les prédateurs.
La forêt en hiver est un piège à elle seule. Le cyclone a modifié considérablement sa topographie, dévêtu ses arbres, noyés ses sols, alors tout est différent. C’est ainsi, malgré tout, qu’elle t’as permis de remarqué que tu n’étais pas seul, que quelque part dans ces bois sombres quelque chose était là. Loin de te rassurer cela tends même à mettre tout tes sens en alerte, bannissant le moindre comportement avenant, paré à en découdre plutôt qu’à baisser l’échine.

S’il y a une chose que tu as en horreur, c’est d’être épié. Découvert. Mis à nu.

Le froid semble le cadet de tes soucis dans cette situation, manteau blanc tâché de tes pas et du sang qui y coule lentement, glaçant ton odeur et ta personne au sein de la forêt. Ta voix sonne comme un écho au coeur de la forêt, un écho sans réponse, qui ricoche sur les arbres. Le son lointain des oiseaux disparait peu à peu et le froid revient à la charge, la neige étouffant les sons, endormant les bois.
Tu l’entends, tu reconnais cette langue sans problème, mais tu ne le crois pas.
Et tu le vois sortir du bois tellement une biche solitaire, éloignée des autres lors d’une attaque. Ses grands yeux t’observent et tu ne veux même pas savoir depuis combien de temps il est là, tes iris posées sur lui entre colère, douleur et appréhension. Tu sais reconnaître les débarqués, ce n’est pas bien difficile. Leurs vêtements, leur façon d’être, leur naïveté apparente et leur chance plus que supérieur de finir dans la gueule du loup… Tu les as toujours regardé comme s’il ne passerait pas l’hiver et pourtant, ils ont réussit bien plus que ça. Sous estimés, tu n’as pourtant jamais voulu revoir ton jugement et tes brèves rencontres n’ont pas toujours été assez fructueuses pour que tu t’autorise à baisser ta garde.
Alors oui, tu ne le crois pas, pour toi on ne se promène pas en forêt sans raison, sans but. T’observait-il comme on étudie des animaux? Était-il perdu, espérant qu’en bon samaritain, tu le ramènerais chez lui? Que voulait-il exactement? Tu imagines l’espace d’un instant qu’il pourrait tenter de prendre le dessus, récupérer fourrures et autres accesoires, quoique la paix règne entre vous, l’hiver ne fait pas de cadeaux… Mais ses mains levées prouvent au moins qu’il vient en paix, pour le moment.
Tu l’observe sans lui répondre, le déshabille du regard à la recherche d’une arme, d’un couteau ou de tout objet contendant qui pourrait attenter à ta personne -quoiqu’il n’aurait pas besoin de grand chose vu ton état- , il semble avoir sur lui des affaires suffisantes pour y cacher des objets mais tu doutes qu’il n’ait l’expérience nécessaire pour dégainer avant que tu ne puisses te défendre. Même au bord de la mort tu tiendrais trop à la vie.

Tu grimaces à sa remarque, blessé, en effet, tu l’es et à mesure que les minutes passent, la plaie que tu avais soigneusement nettoyé avec l’eau qui coule derrière toi semble ouvrir sa gueule béante, laissant le sang courir le long de ta peau. Difficile de cacher ça à quiconque, pourtant tu te tourne par réflexe, toujours sur la défensive. Montrer tes faiblesses est une chose qui ne te ressemble pas.
« Qui es-tu? »
Tu fronces les sourcils. Il est vrai u’alors que les autres conseillers avaient fait plusieurs fois le voyage jusqu’aux débarqués tu avais toujours été catégorique sur le fait de rester au village, te demandant quand votre bonne étoile viendrait à vous jouer des tours avec ces gens venus d’ailleurs… Alors tu ne réponds pas, imagine clichée parfaite du vrai sauvage tu sembles même te refermer un peu plus à chaque seconde, analysant non seulement l’homme en face de toi, mais aussi les éventuels échappatoires que t’offre la nature. Tu sais qu’ils ne sont pas loin, ceux qui t’ont fait ça, ou plutôt, ces choses qui t’ont fait ça. Ils pourraient arriver d’une minute à l’autre et tu sais que sacrifier un débarquer pour sauver ta peau serait la dernière bonne idée pour protéger les tiens… Il ne sait pas où il est tombé, loin de chez lui, seul dans une forêt dont il ne connaît que la croûte visible… Qui est-il d’abord? Son nom te dis quelque chose et peut-être que tu as déjà entendu ça lors d’une réunion avec les autres conseillers, peut-être que tu aurais du être plus attentif au lieu de te borner…

Et voilà que dans tonte son honnête, l’autre te propose son aide. Tu ne le lâche pas du regard et tu es sans nul doute à ses yeux l’un de ces natifs que vous ne savez mettre dans tel ou tel camp. Que ferait-il si tu ne parlais pas sa langue? Il a pour le moment affaire au silence en guise de réponse et à la méfiance en guise d’acceptation, pourtant il ne fuit pas. Tu ne sais pas s’il s’agit de bêtise ou de courage, si son idée de t’aider est altruiste ou purement idiote. S’il connait les tiens, ne lui ont-ils pas indiqué de rester à distance des inconnus? Ici bas, la confiance est quelque chose de rare et l’hiver est une période où chaque prise, chaque vêtement, chaque outil, est un trésor à voler. Qui dit que tu n’es pas l’un de ces voleurs errants aux subterfuges aguerris pour arriver à leurs fins?

Tu laisses encore le silence s’installer alors qu’il se tait pour de bon, dague toujours en main. Le pire dans tout ça c’est qu’il avait raison. Tu voyais comme lui le sol aux teintes carmin, tu sentais la plaie palpiter au rythme de ton coeur, ta respiration est loin d’être aussi calme et silencieuse qu’à l’accoutumée et si tu ne te le dis pas, les mots qui sortent de la bouche de l’homme du ciel sont pure vérité…
Pourtant tu n’obéis pas, tu ne sais pas ce qu’il faut faire. Tout ton être réclame de l’aide mais ta fierté est là, bien présente et il s’écoule bien quelques minutes avant que tu ne décrètes qu’il ne semble pas hostile, alors seulement tu daigne abaissé l’arme avec laquelle tu comptais te défendre, la gardant tout de même en main. « Comment un débarqué pourrait-il y faire quoique ce soit?.. »
Enfin son pari a fonctionné, ton anglais est fluide comme si le trigedaslend d’il y a quelques minutes n’était pas ta langue maternelle. Loin d’être un gamin, tu avais eus toute une vie pour le perfectionné, vie qui apparemment ne s’arrêterait pas aujourd’hui, ne donnant pas ta place au conseil à la jeune Karah. C’est en pensant à elle que tu abats lentement tes défenses. Tu la sait prête à prendre ta place mais toi, tu n’es pas prêt à la laisser seule, à la perdre. Quoique tu ne dises avoir un coeur de pierre, tu as déjà perdu une fille… Voudrais-tu réellement disparaitre de la même façon pour ton apprentie? Pour tout les autres? Tu le toise, reculant d‘un pas pour te rapprocher de la rivière sans lui tourner le dos alors que tu pose un genoux à terre, puis deux, find e plonger la main dans l’eau glacée, évacuer le sang et engourdir la douleur en serrant les dents.
« …Caleb Hakara. » Conseiller animiste Naori, et fervent absent de toutes vos petites rencontres. Tu ne t’étales pas cette fois, inutile de lui apprendre ton rang s’il ne le connait pas déjà, ce serait te mettre en danger pour rien. S’il le connait grâce à tes collègues, alors peut-être comprendra-t-il que le fait de te croiser ainsi blessé en forêt signifie que le danger qui rôde est bien plus important qu’il n’y parait, qu’il faudrait qu’il prenne ses jambes à son cou pour retourner parmi les siens… À moins que sa promenade en forêt n’ait pour but de ne pas rentrer.
« On ne se ‘balade’ pas en forêt l’hiver… Pour quelle raison es-tu ici? Les tiens sont à des kilomètres… C’est long, pour une simple balade. »
Toujours méfiant, tu as pourtant malgré toi daigné t’asseoir, posant la dague à portée de main au cas où quelque chose viendrait à se passer… Sans pour autant penser que cela viendrait du Débarqué, ne lui montrant pas la lame comme une menace. « Après tu seras tout seul. » Tu l’as soufflé, baissant assez ta garde pour qu’il puisse si le coeur lui chantait, enfin s’approcher. Façon silencieuse d’accepter son aide… S’ils reviennent, tu n’auras qu’un seul choix : Celui de fuir.
Et il n’y a pas besoin de réfléchir longtemps pour dire que celui de Wyatt serait le même.
Si seulement il se rendait compte du danger dans lequel il venait de tomber… Tu pourrais lui dire, lui expliqué… Mais quelque part, ton instinct te dicte de d'abord le laisser panser tes plaies avant de le faire fuir… L’égoïsme est parfois une bonne manière de rester en vie ici bas.
©️ FRIMELDA
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So foul and fair a day I have not seen... –Pv Wyatt–

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