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Rachel A. Gomez
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le Mar 2 Avr - 6:04

taking it one step at a time
rachris

« In need of fresh air, and new adventures. »
Mal de se prendre plein la tête, quand il y a déjà tant d’instabilité en moi. Tout passait par un questionnement sans fin, tout me faisait chambranler parce que je n’étais même pas stable en partant. Je ne pouvais lui en vouloir, il ne comprenait pas les messages silencieux. Mon envie de le voir constamment, une fois notre réunion sur Terre, aurait pu laisser entrevoir qu’il ne s’agissait pas juste d’une amitié. Mes yeux ne s’étaient jamais tournés vers quelqu’un d’autre, je n’avouais pas mes faiblesses à n’importe qui. Il n’y avait qu’un petit nombre de personnes qui pouvait soutenir le fait de bien me connaître. Chris en faisait partie, et c’est de là que mes espérances ont grandi. Chaque sourire, chaque discours, chaque moment passé en sa compagnie me donnait l’impression qu’il finirait par comprendre, qu’il distinguerait mon message. Trop lâche pour le lui dire, pour verbaliser mes sentiments. À l’époque, ça aurait été peut-être un peu plus facile que maintenant. Mon esprit confus n’arrivait plus à rester sur une seule et même émotion. Tantôt, je gagnais confiance, croyant qu’il serait possible pour moi de tourner la page et d’écrire un nouveau chapitre. Malheureusement, aussitôt ce mont gravi, je retombais vers mes pensées plus noires, percevant tout ceci comme une punition à subir. Vivre avec des regrets, mon fardeau à porter. Je n’avais pas su tenir mon frère à l’écart du danger, eh bien le karma s’en est occupé. Je n’avais pas su avouer mes sentiments à Chris dès le départ, il me faudrait le voir avec une autre femme. Chiraz. Pas étonnant qu’il se retrouve avec elle. De la voir, j’ai tout de suite compris qu’elle était le reflet de celle que j’aurais pu devenir, advenant un changement complet de personnalité. Elle possédait tout ce que je n’avais pas, et détenait maintenant le bien le plus précieux au monde, sans probablement le savoir. Mais je n’avais plus le droit de parler de ça. Trop tard. Lui avouer quoi que ce soit alors qu’il est heureux serait de détruire, de ravager ce qu’il bâtit. Il me faudrait en venir à l’évidence; mon avenir était scellé, et il semblerait que je marcherais seule. Pas aujourd’hui, pas demain … mais un jour oui. Quand Chiraz et lui entameront cette belle petite famille.

Je ne souhaitais pas lui parler, à celle qui me prenait Chris. J’évitais de la croiser, jalouse non pas juste de sa relation, mais également de la personne qu’elle est. Devant elle, lorsque je la vois, on dirait que je me sens invisible. Pourquoi, pourquoi ne pouvais-je pas être comme elle? Je me souviens encore, lorsqu’il me la présenta la première fois. Mon monde dégringola d’un seul coup. Un lien entre eux qui se voyait si facilement. Merde! C’est avec moi qu’il aurait dû être. Je sais qu’ensemble, jamais je ne serais tombée aussi bas. Chris doute souvent de ses paroles, de ses conseils, mais il ne devrait pas. L’impact que sa présence a eu, et ce, depuis ma plus tendre enfance, jamais quelqu’un n’en est arrivé à ce point, sauf mon frère. Je détournais la tête, feignant regarder les alentours. J’avais choisi de vivre ainsi, de préférer le silence et la solitude à tout le reste. Il me fallait assumer ma décision. Je ne pouvais souhaiter au couple qu’ils soient heureux, et qu’ils vivent tout ce que je ne connaîtrais pas. Mais parfois … oh je ne pouvais nier le fait que cela me tordait encore le cœur, de les voir, heureux. Et c’est après une telle réalisation que je m’arrache les cheveux, je me hais de ne pas parler. Faible, c’est tout ce que je suis maintenant. C’est le reflet que me renvoie l’eau de la cuisine, c’est ce que je ressens à chaque jour qui passe. Il ne pourra jamais être avec quelqu’un comme moi.

Un sujet que je préférais éviter, alors que l’on reprenait le chemin, en direction des montagnes. Une opinion que je ne pus omettre, en réitérant de façon indirecte mon dédain pour ces grounders. Passer par leur village pour quoi faire exactement? Je ne prévoyais pas les visiter, ni même leur parler. Si Chris avait des trucs à régler avec eux, eh bien je l’attendrais à plusieurs kilomètres de distance. Pas question que je ne rester dormir là-bas, encore moins me faire soigner par l’un d’eux. Peu importe, que cela rallonge notre parcours. Je m’en porterais mieux, de me tenir loin du village, loin de ces sauvages. Heureusement pour moi, Chris ne sembla pas débattre sur le sujet, hochant la tête et recalculant le chemin. Je ne bronchais pas, le suivant sans vraiment me poser de questions. Il faisait encore jour, ce qui aidait beaucoup dans nos déplacements. J’étais soulagée de savoir que notre cours séjour dans ce piège ne nous avait pas trop fait perdre de temps. Mais encore une journée complète de voyage avant d’arriver à destination, ça ne me rassurait pas du tout. « Pour ceux qui savent monter à cheval, ouais, c’est plus rapide. Pour ceux qui ne savent pas, ça peut vite devenir un danger sur quatre pattes. » Comment ne pas imaginer la scène où l’animal part au galop, et que la personne aux rennes ne sache même pas comment le faire arrêter. Idiote comme je suis à ce niveau-là, cela pourrait facilement m’arriver. « Puis ce n’est pas comme si t’en trouve partout, des chevaux. Je n’en ai encore jamais vu. » Dans les livres, oui. En vrai? Pas du tout.

« M’ouais … c’est pas si difficile de s’éclipser, tu sais. Je sais par où passer pour ne pas me faire remarquer. » J’aurais peut-être pas dû lui dire ça, mais c’est sorti tout seul. J’avais mes façons de sortir du campement sans qu’on ne me surveille constamment. Je feignais cueillir des plantes, faire un tour pour trouver de quoi aider à alimenter tout le monde, et hop, le tour est joué. Cependant, j’avais préféré venir voir Chris, car je savais qu’en cours de route, j’aurais parfaitement pu croiser un grounder ou un animal sauvage. Je n’aurais pas tenu le coup très longtemps, même dans le piège de tout à l’heure. Me connaissant, je serais restée prise là-dedans jusqu’à ce que quelqu’un passe dans les environs et me remarque. « Si t’appelle la couardise de l’instinct, alors oui, c’est ça, je réagis instinctivement. » Manque de bravoure, manque d’assurance … qu’est-ce que je possédais, en réalité? Le sarcasme, rien de plus. Négative et aussi maigre que la mort. Pas étonnant qu’il me traite comme une branche prête à craquer sous le vent. Il ne traitait pas Chiraz de la même façon. Elle était plus forte, plus indépendante. Il ne la soulevait pas, il se tenait à ses côtés. Ils s’aidaient mutuellement, alors que moi, je continuais à assumer le rôle de cette foutue petite sœur casse-pied.

Le progrès se fit au gré de quelques conversations, ici et là. Mieux qu’à notre début d’expédition, je dois dire. Mais en vue du crépuscule qui pointait le bout de son nez, je compris bien vite que le temps de s’arrêtait était à nos portes. Je n’en fis pas le commentaire pour l’instant, sachant que Chris se tournait déjà les méninges, à chercher un lieu à l’abris, peut-être en hauteur, qui sait. Bientôt, je le vis observer une sorte de cavité, crée grâce à des rochers qui se surplombaient. « On peut y faire une pause, oui. Au moins, on sera à l’abris de quiconque traverse dans le coin, que ce soit un animal ou pas. » Je ne parlais jamais de dormir, car je ne me souvenais plus de la dernière fois que je m’étais réellement reposer sans aucun souci. Comme depuis le début de notre épopée, je ferais comme si, attendant qu’il ferme les yeux pour ouvrir les miens. J’alimenterais le feu, je me tiendrais là, en silence, à espérer que le soleil se lève bientôt, afin que l’on puisse y arriver enfin. Que mon mental et mon physique me supplient tout deux de trouver la façon de dormir ne servait à rien. Mes yeux restaient grand ouverts … ou alors mes cauchemars me maintenaient debout.
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Chris Wilson
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le Jeu 4 Avr - 21:25

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rachris

« In need of fresh air, and new adventures. »
Des distances qui pourraient être franchies si rapidement. Des distances qui pourraient être avalées bien plus rapidement si nous cessions de nous déplacer à pied, si nous élevions des montures. Des montures que certaines tribus en particulier possédaient. Ayant vu de près les chevaux, ayant vu de près du moins la monture d'Arméthyse. Ayant eu la chance de m'approcher au plus près de l'animal, de prendre de la hauteur. M'étant rendu compte à quel point il serait avantageux de posséder de telles montures. Mais nous n'en n'étions pas là, loin de là. Nous déplaçant à pied, pourtant dieu savait qu'il serait censé de posséder de telles montures. « Pour ceux qui savent monter à cheval, ouais, c’est plus rapide. Pour ceux qui ne savent pas, ça peut vite devenir un danger sur quatre pattes. » « Tout s'apprend. » Certes il était certain qu'au départ même parmi les grounders, nombreux devaient avoir des difficultés mais là encore tout s'apprenait. Il était possible chaque jour d'acquérir de nouvelles connaissances. Il n'était pas dit que cela serait fait en un claquement de doigts, mais encore la clef du savoir demandait pour être obtenue de la patience. Ce même genre de patience obligé d'être acquis quand de garde je ne pouvais que me poster immobile au campement et surveiller les environs, vigilant. Une patience qui s'acquérait quand bien même certains restaient plus promptes à réagir aussitôt. Un calme qui pouvait parfois différait. Alors il était certain que peu importait le domaine que tout pouvait s'apprendre. Il ne restait après qu'à travailler, à faire de nouveaux efforts pour devenir meilleurs. Il ne fallait rien lâcher et continuer de s'entraîner. Alors à sa différence je ne voyais aussitôt l'obstacle qui était posé sur le chemin. Plus emporté dans cet élan qu'elle ne l'était alors. « Puis ce n’est pas comme si t’en trouve partout, des chevaux. Je n’en ai encore jamais vu. » « J'en ai déjà vu. » Un sourire qui se dessinait sur mon visage. « La première fois c'était quand je m'étais retrouvée devant une calusa, s'il n'y avait eu un intermédiaire, cela n'aurait pas été joli. » Ce qui aurait été certain. De caractères forts et la jeune femme qui maniait ses lames à la perfection, qui avait le sang bien plus chaud que je ne l'avais. Un grounder qui nous avait sauvé, servant d'arbitre, servant d'intermédiaire alors que l'homme sage avait apaisé les conflits, m'avaient appris des mots de leur langue. Une chance. Des rencontres riches. Des rencontres que je n'oubliais pas. « C'est l'une des première fois où j'ai réellement pu aligner des mots dans leur langue. » Un dialecte désormais dans lequel j'étais plus à l'aise. Une prononciation qui ne serait jamais parfaite mais désormais la langue n'était plus une barrière comme elle l'avait été au premier jour. Des rencontres dont j'apprenais à chaque fois, et toujours avide d'apprendre de nouveaux mots pour échanger, communiquer, pour partager. « J'en ai vu d'autres après, mais la première fois où j'ai pu monter sur un fut en compagnie d'une solitaire... » Solitaire. Le terme n'était pas exact pour désigner la jeune femme au teint mat, d'origine rahjak. Une femme qui avait fui sa cité. Une femme qui avait fui sa tribu, en devenant une traître. La dernière fois que je l'avais vu elle s'éloignait encore plus loin dans les terres, s'enfonçant vers le nord. Me rappelant encore de cette dernière rencontre avec Arméthyse. Là aussi une autre rencontre riche en émotion. Des moments dont je me souvenais. « C'est impressionnant. » Cela l'était. La première fois était toujours impressionnante. Un début à tout. Mais il était certain que si un jour cela devenait possible, alors de nouvelles opportunités pourraient être exploitées.

La jolie brune qui reprenait alors la parole. Un autre sujet. D'autres facilités. « M’ouais … c’est pas si difficile de s’éclipser, tu sais. Je sais par où passer pour ne pas me faire remarquer. » « Tu l'as toujours su... » Ce qu'elle voulait sans doute aussi parfois se fondre dans la foule. Mais déjà elle était facilitée par sa petite taille, capable de s'échapper. Même là, une tête nous séparait. Certain que si elle voulait s'éclipser discrètement, elle aurait bien plus de chance que je ne pourrais en avoir. Reprenant la parole, alors taquin. « Est-ce que tu aurais prévu de me fausser compagnie ? » La tension qui s'était allégée, mais il restait parfois difficile de savoir à quoi elle pensait. Restant capable de vous surprendre en un claquement de doigts. Réussissant trop souvent à me surprendre quand je ne m'y attendais pas. Et que curieux de savoir si l'idée lui avait traversé l'esprit, ou si l'idée lui traversait l'esprit pour le futur. Que conscient qu'à ses yeux, je restais autant insistant. Tentant de faire des efforts mais il ne restait pas moins que de trop nombreuses fois je l'avais acculé au pied du gouffre pour m'assurer qu'elle allait bien. Me tenant à coeur.

Mais si les mots retentissaient, les minutes s'écoulaient elles aussi. Le crépuscule qui arrivait de nouveau trop vite. Préférence de s'arrêter avant qu'il ne soit trop tard. Encore une journée de marche certain. Un roche repéré. Ne pouvant que lui faire signe, ce que je lui proposais et attendant aussi son avis. « On peut y faire une pause, oui. Au moins, on sera à l’abris de quiconque traverse dans le coin, que ce soit un animal ou pas. » Un hochement de tête alors que je ne tardais pas à me diriger vers l'amont de rocher. Un abris qui nous était offert. Tout autant je ne pouvais que faire attention, lame sortie par précaution. Lui faisant signe de rester en arrière alors que je m'avançais pour inspecter la cavité. Une cavité déserte heureusement. Aucun passage d'animal. Aucun qui ne s'était établi là. Un soulagement. De quoi nous tenir à peu près debout, un toit qui nous était offert. Vérifiant tout autant que la structure était solide. Ne comptant finir écrasé avant de ressortir quelques instants plus tard. « C'est bon. » Me débarrassant de mon sac autant après alors que je commençais à déballer les affaires dont nous aurions besoin. « Je pense m'occuper du feu. » Une tâche auquel j'étais plus à l'aise. Ne pouvant prétendre à cuisiner quoique ce soit. « Je peux t'aider aussi si tu veux mais je voudrai pas empiéter. » Ne voulant pas empiéter sur ses plates-bandes alors que la cuisine était son domaine non le mien.

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le Sam 13 Avr - 7:35

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rachris

« In need of fresh air, and new adventures. »
Pourquoi devoir en plus de tout le reste, prendre soin d’animaux? J’imagine que de posséder des chevaux, ça demande énormément de travail, et surtout, les gens ne pourraient décider de partir en expédition sur un coup de tête. Beaucoup d’organisation avant de partir, et puis la même chose lorsqu’on se retrouverait sur la route. Penser à apporter de quoi le nourrir, le faire boire … Non! Plus j’y pense, moins j’ai envie d’en avoir un. Chris, en comparaison, semblait s’émerveiller à l’idée de faire évoluer les choses d’une telle façon, que les chevaux nous servirons de moyen de déplacement. En tout cas, une chose est sûre, on ne m’en confierait pas un. Trop instable en ce moment, pas le cœur à m’attacher aux gens, ni aux animaux. « À ceux qui veulent, oui. Je préfère quand même me déplacer à pied. Je laisse les chevaux aux grounders, je n’en ai pas de besoin. » Surtout que pour en posséder, des montures pareilles, ce ne serait pas d’un simple ‘bonjour’ et des beaux yeux. Les terriens demanderaient quelque chose, en échange, et je me doute de ce qu’ils proposeront. De toute façon, à quoi bon m’imaginer sur le dos du cheval et apprendre comment ça fonctionne? S’il y avait un parfait exemple de ça, c’était l’entraînement avec Chris. J’ai évité d’apprendre quoi que ce soit, déjà que je ne me souvenais pas de tout ce qu’il me montra. En m’imaginant devoir utiliser ces bêtes, ou plutôt, apprendre à me familiariser avec elles, j’avais le goût de juste les confier à quelqu’un d’autre, et m’éclipser par la suite. « Quoi? » J’étais surprise de d’apprendre qu’il en avait déjà vu. J’allais le questionner sur le contexte, mais il m’expliqua, le sourire aux lèvres, que c’était en se retrouvant devant une calusa, et que grâce à un intermédiaire, les choses ne prirent pas une énorme ampleur. « J’imagine, oui. C’est jamais très joli, quand tu croises un terrien. On a beau avoir ce semblant de paix, tu ne sais pas à quel moment un d’eux pourrait d’attaquer sans prévenir. » Je préférais voir le mauvais côté, malgré des rencontres très peux mouvementées. En fait, les grounders que j’ai croisé ne m’avaient pas attaqué, quoique l’un d’eux se vantait dans sa capacité à tuer quelqu’un sans laisser de trace. À mon avis, ces gens sont instables. Le masque, les mots, les paroles, ce n’est qu’un peu de forme. En vérité, ils ne nous aimaient pas, et vice-versa. « T’as aligné des mots dans leur langue? Elle me sonne tellement étrange, … je n’arrive pas à prononcer quoi que ce soit. » Il me dirait qu’il suffisait d’apprendre, encore une fois. Le seul hic, c’est que ça ne m’intéressait pas, que l’anglais me suffisait amplement, que je ne parlais qu’avec les miens, et ça, c’est seulement quand je sens le besoin de discuter. Mais leur langue? Jamais. Je ne perdrais pas mon temps avec ça. Tant mieux, s’il peut communiquer avec eux. Comme je dis toujours, je reste dans la cuisine. « Tu es monté sur un? Avec une solitaire? » À la fois surprise de savoir qu’il s’était retrouvé à dos de cheval, mais également peu rassurée de la présence de cette supposée solitaire. De qui s’agissait-il? Une grounder, probablement, mais la première fois, il avait spécifié que c’est une calusa. « Impressionnant? Qu’est-ce qui a été si impressionnant? Le cheval? L’apprentissage de la langue? Aucune idée. De toute façon, ce n’est pas à moi de m’en préoccuper trop. » Il a l’air content de me dire ça, alors je préfère ne rien dire de plus.

Je changeais rapidement le sujet, en revenant à cette manie de disparaître sans donner d’explications. Chris et Robb étaient toujours très habitués à ça, sur le vaisseau, mais ici, ce fut encore pire. Tant de recoins, tant de trucs à écouter et à préparer … on ne me verrait pas. M’éclipser deviendrait carrément un sport. « Oh, super! Au moins un talent qui n’est pas relié à la cuisine... » Mon ton était carrément sarcastique. Fatiguée qu’on se réfère toujours à moi comme à celle qui prépare les repas, celles qui répartit les portions, celle qui nettoie les tables, etc. Si seulement on pouvait rajouter à tout ça cette capacité à me fondre dans la masse et déguerpir rapidement! Tant qu’à paraître tâche dans un endroit où les gens font plus d’une chose, comme Liam, je me rabattais sur ce que je savais faire, en fin de compte. Pourquoi diable apprendre autre chose, si de toute façon, cela ne nous apporterait rien de plus? Je n’irais certainement me chercher des outils une fois en plus de cinq ans. C’est de la véritable perte de temps! Tant qu’à apprendre, apprendre, apprendre et apprendre, je me rabattrais sur mon rôle et m’y collerais le restant de mes jours. Au moins là, je sais ce que je fais, je n’ai pas l’air perdue ou dépassée. « Non, ce n’est pas prévu. J’dois rentrer au campement des Cents en un morceau, j’me vois mal l’accomplir si je me retrouve seule. » Mes plans étaient clairs; je ne passerais pas par le campement de l’Odyssée, devant d’abord déposer les plantes à l’infirmerie, avant de couper quelques légumes et en grignoter un ou deux.


Mes yeux se posèrent alors sur le ciel. Ah, on dirait que le crépuscule cognait à nos portes! Il faudrait trouver un autre endroit où se reposer. Chris en repéra un aussitôt, me le pointant et me disant que ce serait probablement une bonne option. On pourrait s’assoir et prendre les choses plus tranquillement, après tout. Plus qu’une journée de marche, avant d’arriver à destination. Enfin, on se rapproche du but … ou devrais-je plutôt dire, on se rapproche de la cavité. Je ne m’y aventurais pas immédiatement, lui laissant le temps d’inspecter les lieux et la solidité de ce chez-soi improvisé. Après quelques minutes d’inspection, il signala que tout était bon. Ouf! On entra presque tout de suite après, profitant du lieu pour se cuire un petit repas. Chris proposa de démarrer le feu, s’excusant, en quelque sorte, car se savait incapable de cuisiner. « T’en fais pas! Si j’ai besoin d’aide, tu le saurais. » Sur ce, j’entrepris d’ouvrir mon sac et y retrouver des victuailles pour encore une semaine au moins. Mon choix se rabattit sur la viande, mais également sur des légumes, deux ingrédients que tout le monde aime, ou presque. « Je sais, c’est pas hyper intéressant comme repas, mais c’est ce que je j’ai dans mon sac. » Je lui présentais mes ingrédients, avant de me concentrer sur le fait de les tuer.
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Chris Wilson
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le Mer 24 Avr - 21:11

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rachris

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Là encore des points de vue divergent. « À ceux qui veulent, oui. Je préfère quand même me déplacer à pied. Je laisse les chevaux aux grounders, je n’en ai pas de besoin. » M’empêchant de lever les yeux au ciel. En perdant ma sens de la répartie, ou ne sachant quoi dire pour rompre avec ce pessimiste certain auquel elle semblait faire face. Mais déjà les mots franchissant ma bouche à la place avec une pointe de sarcasme. « Y-a-t-il quelque chose au moins dont tu as besoin ? » N’ayant pu m’en empêcher alors qu’à cet instant elle faisait valoir être indépendante. A vrai dire j’avais déjà une idée en tête de ce qu’elle pourrait avoir besoin. Des mots que je pensais alors que cette petite voix sarcastique faisait surface, que je ne pouvais que penser qu’elle devrait sourire plus ou cesser d’être dans cet état. Des mots que je n’achevais pas de prononcer. Là qui n’était pas ma place alors que j’étais passé par la même phase. Me demandant si l’expérience avait été aussi déplaisante pour ceux qui étaient autour. Sans aucun doute. Mais tout comme elle en ce moment, je n’en n’avais que faire alors. Un stade un peu différent, plongé dans un état de mutisme, de larve. Un état dont j’étais finalement sorti. Et je ne pouvais qu’espérer qu’elle s’en sorte à son tour rapidement. Préférant en effet faire face à la Rachel joyeuse et intrépide que cette version-ci. Même la vision d’elle sur l’odyssée me manquait. Au moins il y avait alors de l’animation, au moins il y avait plus d’enthousiasme. Ce qui n’était le cas en ce moment bien que peu à peu, cela s’améliorer. Et pourtant je réusissais à éveiller non moins sa curiosité en lui parlant des cheveux, quand bien même sa première réaction avait été sujet à les considérer comme inutiles. « Quoi? » Hochant la tête avant de lui expliquer plus aisément comment ces rencontres s’étaient produites. L’émerveillement qui avait succédé au sarcasme, l’émerveillement qui avait fait son apparition alors qu’une lueur était apparue dans mon regard. Certes une première rencontre avec la monture d’une calusa qui avait été pour dire tendue, mais qui n’avait été que de sa faute. Le sang chaud qui coulait dans les veines des deux côtés. « J’imagine, oui. C’est jamais très joli, quand tu croises un terrien. On a beau avoir ce semblant de paix, tu ne sais pas à quel moment un d’eux pourrait d’attaquer sans prévenir. » Me contentant de marmonner un hum-hum. Il était vrai qu’il était nécessaire de rester prudent. La vision de ce monde qui ne pouvait être naïve alors que les gardes continuaient d’exister, de veiller sur la sûreté du campement. Néanmoins, il était aussi intéressant de voir que les échanges plus paisibles continuaient d’augmenter en force entre les grounders les plus proches et ceux venus du ciel. Ce qui était admirable alors qu’on pouvait apprendre beaucoup d’eux, tellement. « T’as aligné des mots dans leur langue? Elle me sonne tellement étrange, … je n’arrive pas à prononcer quoi que ce soit. » Cette fois-ci ce fut à mon tour d’être surpris. « Tu dois comment parler leur langue, t’es là depuis plus longtemps que moi ? » L’une des premières choses que j’avais voulu faire si ce n’était d’apprendre leur langue pour échanger, pour abaisser cette barrière. Néanmoins quand l’odyssée s’était crashée sur terre, les relations à notre égard étaient plus paisibles. Eux avaient affronté la guerre, eux leurs avaient face le premier. Ce qui pouvait expliquer ceci. Non moins, nombreux apprenaient pour savoir. « Tu veux que je t’aide pour apprendre d’autres mots ? » Ne voulant pas qu’elle croit que je la jugeais incompétente mais à cet instant elle ne dressait pas une image gloriante. Au lieu de cela, je ne pouvais que me proposer pour lui apporter mon aide. Etant loin d’être un expert mais j’avais appris là aussi à me débrouiller. Passer outre le barrière de la langue qui aidait à échanger. « Tu es monté sur un? Avec une solitaire? » Hochant la tête en signe d’assentiment. Ce qui était le cas, ce qui pouvait être surprenant même étonnant. Les solitaires l’étaient pour une bonne raison et à vrai dire sa propriétaire n’était pas une solitaire si ce n’est originaire de la tribu rahjak. Mais un secret que je continuais de taire comme promis, espérant qu’elle ne me pose trop de questions aux sujets de la propriétaire de l’équidé. Ce qui ne fut le cas à première vue. « Impressionnant? Qu’est-ce qui a été si impressionnant? Le cheval? L’apprentissage de la langue? Aucune idée. De toute façon, ce n’est pas à moi de m’en préoccuper trop. » « Pas l’apprentissage de la langue, c’était difficile mais ça été. Non ce qui était impressionnant c’était de se retrouver juger en hauteur et que la monture puisse avancer tellement vite. » Ce qui m’avait le plus surpris, voir que j’avais appréhendé au départ. De nouvelles sensations et la découverte d’un mode de transport bel et bien plus rapide que celui de se déplacer à pied comme nous le faisons en ce moment.

« Oh, super! Au moins un talent qui n’est pas relié à la cuisine... » Ton sarcastique qui était plus rare chez elle. Me faisant poser de nouvelles questions, un nouveau regard sur elle alors que je l’observais, me demandant ce qu’elle pensait alors qu’elle reprenait non moins la parole pour me répondre. « Non, ce n’est pas prévu. J’dois rentrer au campement des Cents en un morceau, j’me vois mal l’accomplir si je me retrouve seule. » « Cela peut être plus difficile oui. » Je ne pouvais qu’esquisser un sourire. Là pour cela. Là pour l’accompagner trouver ses plantes et m’assurer qu’elle revienne en un morceau. Pour cela que je l’avais suivi. Pour cela que j’avais accepté de l’accompagner quand bien même au départ des étincelles de tensions existaient. Des étincelles qui disparaissaient pas à pas. Ce qui avait été préférable alors que le trajet restait long bien que la distance continuait de se réduire au soulagement de nous deux.


Une distance qui se réduisait mais qui n’empêchait pas la nuit de surgir encore et encore. Une nouvelle nuit passée dehors. Toutefois pas à la belle étoile alors qu’un abri avait pu être trouvé. Un feu de campement qui serait bientôt allumé. Du moins c’était ce que je comptais faire alors que je n’avais aucune compétence culinaire comme elle le savait si bien. « T’en fais pas! Si j’ai besoin d’aide, tu le saurais. » M’empressant de m’éclipser pour vaquer à cette soudaine occupation. M’occupant de ramasser du bois et d’en préparer un tas pour que bientôt le feu puisse prendre. Une chaleur nécessaire pour se réchauffer, pour manger chaud aussi. Ce qui était préférable. Les températures baissant rapidement. Mon regard qui se reportait sur la jolie brune alors qu’elle me présentait la composition du menu. « Je sais, c’est pas hyper intéressant comme repas, mais c’est ce que je j’ai dans mon sac. » Je lui présentais mes ingrédients, avant de me concentrer sur le fait de les tuer. « Cela fera l’affaire, t’inquiète pas. » Ce qui était suffisant. Ce qui ne pouvait être pire que les rations imposée sur l’odyssée de toute façon. « Au moins cela change de la monotonie de l’odyssée. » Lui adressant un sourire.

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le Jeu 25 Avr - 6:03

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Mon pessimise qui me rattrapait toujours, visiblement. Des commentaires incessants qui finissaient par taper sur les nerfs de tout le monde y compris Chris. Pourtant, je ne voyais pas en quoi j’étais dans le tort, cette fois. Je ne désirais pas avoir à prendre soin d’un animal, si j’avais déjà beaucoup de difficulté à prendre soin de ma propre personne. Puis de toute façon, est-ce que ça ne devenait pas une responsabilité de plus, que de se rendre d’un point A à un point B avec un cheval? Sans compter que bon, c’est bien beau, mais quelqu’un devrait nous les offrir, pour qu’on en fasse l’élevage. Si ça continuait ainsi, on ne serait que de plus en plus dépendant de ce que les grounders nous donnerait. Étais-je la seule qui n’aimait pas cette constatation? Probablement, vu que bien des débarqués construisaient des relations, aussi basiques soient-elles, avec les terriens qu’ils croisaient. « Mais quelle question! Tu sais très bien de quoi j’aurais vraiment besoin. Malheureusement, c’pas possible, donc je dois vivre sans. » La liste s’allongeait à chaque jour, parfois désirant surtout qu’on me laisse en paix, d’autres fois que je puisse vivre à ma façon, sans qu’on ne vienne me demander de changer. Le point le plus important, néanmoins, c’est mon frère. Voilà ce dont j’avais le plus de besoin, en ce moment. Quelqu’un en qui confier, qui me connaît parfaitement … et qui n’était pas Chris. Pourquoi? Je n’allais certainement pas lui dévoiler mes sentiments pour lui alors qu’il se tenait là, juste à côté, à m’écouter. Jamais. Je sais bien que le campement est plein d’amis vers qui je pourrais me tourner, mais les histoires de cœur restaient privées, à mes yeux. Pas question d’aller raconter ça à gauche et à droite.

À nous voir, à nous écouter, n’importe qui serait surpris d’entendre une conversation tantôt plus calme, tantôt plus brusque. Pourtant, cela décrivait assez bien le tourment intérieur que je subissais. Certains matins, je vaguais à mes occupations sans chercher les tensions, répondant certes avec peu de mots, mais sur un ton plus serein. Et puis il y avait ces journées plus … plus merdiques, où j’étais la définition même de l’antipathie. Là, il valait mieux ne pas m’approcher, ce que les autres apprirent, avec le temps. Dans le cas de Chris, la tension était constamment palpable, d’autant plus depuis que lui et Devos sont apparus à l’improviste dans la cuisine pour essayer de me parler et me convaincre de changer, d’accepter leur aide. À partir de ce moment-là, j’érigeais les murs plus solidement. Très peu de rencontres entre moi et les deux hommes, évitant de les recroiser à chaque occasion. Cette expédition était l’exception à la règle, vu que je ne pouvais quitter le campement sans que quelqu’un ne m’accompagne. Comble du malheur, on en revenait toujours aux sujets plus divisés, ceux qui me mettait sur mes nerfs et qui, au contraire, plaisaient grandement à Chris. Les grounders, ou plutôt, notre opinion sur ces gens, divergeait du tout au tout. Pendant qu’il serrait la main des uns, je fuyais les autres. De le savoir en train de construire des ponts entre lui et certains terriens ne m’inquiétais pas, vu que lui-même ne partageait pas cette crainte. En revanche, je réitérais instinctivement mes conseils, les estimant toujours aussi dangereux. « Moi, savoir parler leur langue? J’ai beau être là depuis plus longtemps, tu sais que je ne mêle pas à ces discussions, entre les Cents, les Odysséens et les terriens. Donc non, je n’ai pas appris. » Tant mieux pour lui, s’il pouvait engager une conversation. Moi, je parlais ma langue, cela me suffisait amplement pour communiquer. Je n’irais pas me mettre à trouver des groupes de discussions, juste pour pratiquer. Si je restais à l’écart même des gens que je connaissais depuis assez longtemps, c’était un indicateur assez flagrant que j’étais encore moins intéresser à communiquer avec ceux que j’espère ne croiser qu’à un minimum. « Non, ça ira. Je ne planifie pas faire ami-ami avec eux. » Je me fichais éperdument que mon renfrognement dépeigne une image négative de moi. J’avais mon avis sur la question, je le gardais et je continuerais sur ma propre voie.

Est-ce que j’étais jalouse que d’autres vivent des aventures mémorables, et que pendant ce temps, je tourne en rond, dans mon coin? Oui, peut-être. Néanmoins, je savais que pour en arriver au même point, il me faudrait faire bien plus d’efforts, que la distance à franchir est plus vaste. Il n’est pas qu’une question d’aller mieux, de reprendre sa vie comme si la vie reprenait son cours. Le deuil, l’étape ultime à franchir, celle que je voyais au loin, et dont je m’éloignais, sachant que je m’effondrerais plus d’une fois en chemin. « J’imagine que oui, t’as dû bien apprécier cette sensation-là. Écoute, j’te souhaite que vous puissiez tous vous déplacer à cheval, alors. Moi, j’suis vieux jeu, han, j’aime bien sentir la terre sous mes pieds, pas à une distance assez importante, où il y a un risque que j’me fasse mal, si je tombe. » Avec les hauteurs et la vitesse, les dangers de blessure augmente. Moi, avec mon manque de coordination et ma maladresse, c’est une recette mortelle pour les chutes. C’était un miracle, que je ne me coupe pas aussi souvent que ça, avec les couteaux en cuisine. Ça relevait presque de l’impossible, à vrai dire. Mais bon, quand on se retrouve avec ce rôle-là, de préparer à manger pour tout le monde, on doit s’adapter aux mouvements, entre autres. Un ‘talent’, si on peut dire, quoique je ne voyais pas tant cela sous cet angle. « J’espère juste que les prochaines plantes que j’ai à trouver ne sont pas si loin. Voyager trop longtemps, ça me fatigue. » De l’énergie que je perdais, mais que je ne regagnais pas non plus. Du repos, pour qui, exactement? Mes deux yeux grands ouverts toute la nuit, je ne faisais qu’attendre que le soleil se lève à nouveau, pour continuer.

À l’horizon, l’astre semblait, au contraire, vouloir se coucher. Presque arrivés au but, oui, mais un arrêt nécessaire, avant que l’on que continue le lendemain. Un coin assez bien caché et à l’abris des gros vents, voilà où nous élirons domicile. Pendant que Chris préparait le feu, vital à ce que l’on ne meurt ni de faim, ni de froid, moi je me dédiais au repas. Des ingrédients de base, une répétition plus ou moins exacte de ce que l’on mangeait depuis quelques jours, mais qui servirait à ce qu’on survive. Je pris la peine de lui signaler, question qu’il ne s’imagine pas quelque chose de plus copieux. Il rapportait également quelques victuailles, me rassurant que cela suffirait. Je m’empressais donc de commencer la cuisson, laissant le feu faire le plus gros du travail. Concentrée à ce que notre repas ne tombe pas dans les flammes, j’entendis tout de même le commentaire de Chris. « Je ne sais pas pour toi, mais moi, j’ai quitté la monotonie de l’odyssée pour me mettre dans une autre. Je fais toujours les mêmes trucs, dans le même ordre. Les repas sont différents seulement parce que j’essaie de les faire varier, mais on en arrive à une rotation des mêmes viandes ou légumes. » Peut-être que dans son quotidien, il avait des aventures qui pointaient le bout de leur nez. Personnellement, je pourrais raconter ce qu’à l’air une journée, dans ma vie, et la répétée pour toutes les autres journées.
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le Ven 26 Avr - 20:34

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Elle m'avait intrigué de nouveau, peut être plus négativement alors qu'elle avait avancé ne pas connaître assez leur langue. « Moi, savoir parler leur langue? J’ai beau être là depuis plus longtemps, tu sais que je ne mêle pas à ces discussions, entre les Cents, les Odysséens et les terriens. Donc non, je n’ai pas appris. » Aussi une raison explicative. Sa volonté de ne pas se mêler aux autres qui avait redoublé depuis qu'elle avait plongé à son tour dans le gouffre des ténèbres. Y succombant tous. Du moins, ce n'était ni elle ni moi qui avait résisté à l'attrait du gouffre. Peut être un absence de volonté de notre part ou une attraction bien trop forte, une tentation bien trop présente de plonger dans le gouffre et de se noyer dans des pensées plus sombres. Des pensées plus sombres qui ne pouvaient que tournoyer alors qu'il était facile de rejeter ceux autour. Il était facile de vouloir les repousser même violemment. Mais lorsqu'un fossé était creusé, il devenait après bien plus difficile de le combler. Pas toutes les amitiés qui survivaient forcément aux chutes, aux coups de couteau. Et la solitude, elle pouvait être recherchée. La jeune femme qui reprenait la parole, avec un désir absent que trop certain de sociabiliser. « Non, ça ira. Je ne planifie pas faire ami-ami avec eux. » « Comme tu veux. L'offre tiendra toujours. » Esquissant un sourire léger sans pour autant forcer plus. Trop bornée elle aussi. Et je n'avais pas vraiment succédé avant alors maintenant...

Des points de vue qu'opposés sur d'autres sujets. « J’imagine que oui, t’as dû bien apprécier cette sensation-là. [...] où il y a un risque que j’me fasse mal, si je tombe. » Et sans pouvoir m'en empêcher, je ne pouvais que rire. Ne pouvant que rire face à ses mots, alors qu'avec l'emploi de ses mots, elle semblait se prétendre bien plus vieille qu'elle ne l'était. Comme si elle était bien plus âgée que moi en suivant ce vieux jeux, alors que de nous deux j'étais celui qui était le plus âgé. Les années qui tournaient et défilaient face auquel je me prétendais aveugle. Cela faisait trop mal de voir peu à peu la quarantaine approché. N'étant pas encore près à voir encore plus d'années défilaient. Non, je préférai me prétendre ignorant de ces changements qui venaient peu à peu en le temps, parfois nostalgique de ces années de folie, cet âge d'or qui avait succédé sur l'odyssée avec la bande. « J’espère juste que les prochaines plantes que j’ai à trouver ne sont pas si loin. Voyager trop longtemps, ça me fatigue. » « Il va falloir que je te porte c'est cela ? » Un ton taquin alors qu'elle me faisait sourire de plus belle. Amusé alors qu'elle donnait l'impression d'être une grande mère. Bien au contraire. Toute la force physique là, mais il était autant vrai qu'elle n'était pas habituée autant à se déplacer. Son poste au sein du campement. Chacun ses aptitudes. Moins sportive. Mais peu importait alors que face à cette situation plus détendue, et ces paroles assimilés à des ronchonnements qu'amusant je ne pouvais que me détendre plus. Me détendre, ce qui arrivait avec peu de personnes. Trop sur mes gardes en permanences mais certains qui faisaient partie d'un cercle intime y arrivait. La garde qui se relâchait alors. Les muscles qui se détendaient. Une position plus détendue adoptée. Et ne pouvant que reprendre la parole. « Demain on y sera. » Demain on y sera, finalement. Une fois trouvée, le chemin du retour serait à prendre. Mais la question restait encore de savoir en combien de temps nous allons les trouver.

Ne tardant à commencer à préparer le feu, travaillant en premier en silence. Conscient dans sa présence à côté sans pour autant que je ne vienne à éprouver le besoin de parler. Au lieu de cela, je ne pouvais que répéter les gestes appris. Des flammes qui surgiraient au coeur du crépuscule bien plus rapidement qu'elles n'avaient pu le faire au tout début. C'était des échecs qu'il avait fallut apprendre pour réussir à savoir comment faire du feu. Mon regard qui se posait non moins de nouveau sur la jeune femme alors qu'elle reprenait la parole. « Je ne sais pas pour toi, mais moi, [...] mais on en arrive à une rotation des mêmes viandes ou légumes. » « Qu'est-ce que tu voudrais faire à la place ? » Curieux de savoir ce qu'elle voulait faire à la place, curieux de savoir ce qu'elle voulait faire pour changer. Peut être qu'il était plus difficile de se réinventer qu'une vie que sur l'odyssée ou peut être au contraire que tout était possible. Après tout le crash sur terre pour de nombreux était apparu comme une seconde chance, un moyen d'oublier d'anciennes vies plus rigides, réglementées pour goûter au plaisir de liberté. Non pas que j'avais pour autant quitter le corps militaire, autant que j'avais pu m'initier à d'autres apprentissages, voulant continuer d'apprendre. Sachant que peut être s'il fallait vraiment tout réinventer, ce serait peut être vers ces chevaux auprès duquel j'étais tant passionné que je me dirigerai. Eleveur de chevaux cela pourrait être pas mal. Ou chasseur peut être. Après tout ce n'était pas comme si mon histoire ou la sienne était encore terminée. Bien au contraire de nombreux chapitres restaient encore à être écrit.
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le Sam 27 Avr - 8:45

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Mes quelques conversations avec des grounders s’étaient toujours faites dans ma langue, et non la leur. Autrement, je n’aurais jamais compris ce qu’ils me disaient. Bon, dans certains cas, ils formulaient des phrases un peu brisées, et moi, faute de tact, je me mettais à parler comme une pipelette. À bien y repenser, ils ne durent pas tout comprendre. Mais puisque j’étais encore ici, en un morceau, eh bien c’est la preuve que je n’avais pas à me tuer à apprendre des mots qui n’ont ni queue ni tête, et qui ne serviront pas beaucoup à une fille qui reste dans sa cuisine, qui cherche des plantes, et qui revient au campement. Ma routine ne me laisse guère l’occasion de mettre en pratique quoi que ce soit. Ainsi, même si j’apprenais des phrases clés, en quelques semaines, je finirais par ne plus m’en souvenir, faute de quelqu’un avec qui avoir une conversation. Tant mieux, si Chris peut se le permettre et qu’il profite de ses expéditions pour communiquer avec des terriens. Moi, si je veux faire passer un message, je ne pense pas en un charabia pour le débiter sans intention. Quand je compte, je le fais dans ma langue. Même chose pour mes notes dans mon carnet personnel à propos des plantes. « Tu dois bien savoir que ça t’est plus utile à toi qu’à moi! C’est bien gentil, de dire que l’offre tiendra toujours, mais qu’est-ce que ça m’apporte, de savoir leur langue? Je suis dans la cuisine la plupart du temps, ou alors, dans la tente, ou quelques fois, dans les environs, à cueillir des plantes. M’enseigner quelque chose pour que je ne l’utilise pas, …. C’est stupide. » Pourquoi est-ce qu’il perdrait ainsi son temps? Je ne comprenais pas. Tant de responsabilités au campement, mais il continuait à m’offrir d’aller m’entraîner avec lui, ou encore d’apprendre une langue particulièrement compliquée.

Cette histoire de chevaux, j’espère pour lui qu’il en ait, puis qu’après, il ne m’en parle plus. Qu’est-ce que ces bêtes pouvaient avoir de si spectaculaire? Moi, je ne voyais que les problèmes que cela pourrait apporter, des provisions en extra qu’on devra avoir, juste pour accommoder ces animaux. Mais lui, il trouvait ça drôle, visiblement. « Pourquoi est-ce que tu ris? Qu’est-ce que j’ai dit d’aussi drôle? »  Il me semblait que mon point de vue était valide, que nous devrions nous inquiéter des blessés qui s’ensuivraient. Ce n’est pas garanti, que ça se déroulerait bien, ni même que les gens sauront comment monter et descendre sans embûche. J’étais prévenante, tout simplement, chose qu’il devrait faire plus souvent aussi. On dirait un vrai casse-cou, celui-là! Moi, au moins, j’estimais les dégâts possibles, je me préparais mentalement aux conclusions les moins favorables. « Je suis prévenante. Et puis j’me connais bien, ça va me prendre des années et beaucoup de chutes avant de grimper sur un cheval. » Où est-ce que j’en étais, avec l’entraînement? Ah oui, à la première étape. La preuve la plus flagrante de ce que j’avançais, quoique bon, avec tout mes problèmes actuels, il fallait rajouter la fatigue au mélange. Et même ça, il trouvait le moyen de retourner mon commentaire pour le rendre moins dramatique qu’il ne l’était. « Toi, me porter? Non, ça ira. S’il y a bien une chose que je déteste, c’est de passer pour la demoiselle en détresse. »  Un rôle que je ne voulais pas assumer et qui me collait pourtant à la peau. Celle qui se mettait les deux pieds dans le plat, qui se retrouvait en mauvaise posture … bah oui, c’est moi. On devrait me trouver un autre nom, car Rachel était insuffisante. J’étais le poids de trop, celle sur qui on ne devrait pas compter. Car oui, si je suis ton dernier espoir, alors autant estimer qu’il ne te reste que quelques heures à vivre. « J’espère bien, le chemin a été long. » Le piège nous a beaucoup retardé … ou plutôt, nous a largement fatiguer.

Le soleil se couchant qui me donnait encore plus envie de juste m’assoir pour le restant de la soirée. Mais avant, il nous fallait préparer de quoi manger, de quoi nous faire tenir jusqu’à demain matin. C’est ce que je fis, donc, pendant que Chris préparait le feu. En quelques minutes, je réussis à rassembler ce qui pourrait être un repas plus ou moins consistant, et les victuailles qu’il rapporta permirent à combler le vide de ce qu’il nous restait, comme rations pour l’aller. Le retour, j’avais d’autres trucs mis de côté. Les calculs faits, selon ce que j’estimais être un voyage long, mais sans que ce ne soit un mois de trajet. « Qu’est-ce que je voudrais faire? Mais il n’y a rien de plus à faire. Je suis exactement dans le seul rôle où je sais ce que je fais, et je le fais bien. Dès que je me retrouve ailleurs, je suis plus en contrôle, donc je perds les pédales et je pars. Donc en fait, il n’y a rien d’autre à faire que ça … du moins, pas pour moi. » Des rêveries que j’essayais de taire, une bonne fois pour toute. L’idée de pouvoir me dédier aux plantes, de me faire une vraie armoire et pouvoir les utiliser selon les besoins de tout le monde qui ne faisait aucun sens. Un rôle concret, un travail constant, c’est ça que j’avais de besoin. Trop de fois seule dans la forêt ou la clairière, je me mettais à penser trop, à laisser les fantômes du passé me hanter.
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le Dim 28 Avr - 10:11

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Proposant de lui apprendre si besoin est. « Tu dois bien savoir que ça t’est plus utile à toi qu’à moi! [...] C’est stupide. » « Cela pourrait te servir plus tard et puis cela ne me dérange pas. » Sourire que je lui adressais pour la rassurer. Là était le cas. Cela ne me dérangeait pas. Ce n'était pas comme avant sur l'odyssée ou plus jeunes, l'idée qu'elle puisse traîner dans nos jambes me dérangeait. Non ce n'était pas le cas. Préférant savoir qu'elle était bien armée au cas où. Ce que Robb aurait voulu. Comptant continuer de veiller sur elle. Le trigadesleng qui restait non moins une langue complexe dont je ne maîtrisais pas forcément toute l'étendue. « Mais si tu veux vraiment apprendre, c'est mieux que ce soit toi Chiraz qui t'apprenne. Elle se débrouille beaucoup mieux que moi. » Ce qui était le cas. Si j'estimais me débrouiller plutôt bien désormais, quoique parfois maladroitement, la jolie blonde réussissait encore plus. Professeur sur l'odyssée, elle enseignait désormais la langue en plus d'aider à l'infirmerie. Plus diplomate que je ne le serai jamais. Etre en sa présence qui permettait de m'apaiser alors qu'elle avait autant le don de me tempérer. Un feu qui était plus brûlant dans mes veines. Un même feu qui brûlait dans les veines de Robb ou même dans celles de Rachel. Un comportement plus prompt à agir, à aller trop loin même. Idée qui avait traversé mon esprit et qui m'importait aussi, alors qu'il comptait beaucoup à mes yeux que les deux jeunes femmes s'entendent bien. « Cela pourrait être chouette, non ? » Un sourire aux lèvres alors que j'interrogeais la jolie brune. Aveugle non moins alors que je ne voyais que l'idée de la coolitude pour les deux jeunes femmes étaient différentes, que leur relation était plus complexe qu'il ne le paraissait au premier abord.

Et peu après je ne pouvais que rire face à ces mots. Elle qui ne voyait le point, ne comprenant la soudaine raison pour laquelle le rire me gagnait. « Pourquoi est-ce que tu ris? Qu’est-ce que j’ai dit d’aussi drôle? » Au lieu de cela je me contentais de secouer la tête comme pour lui faire comprendre que ce n'était rien avant de sourire, rire un peu plus sans m'en empêcher. Tentative de reprendre mon sérieux alors que je ne comptais pas l'offenser. Mais je refusais pour autant de lui annoncer qu'en prononçant ses mots, elle me donnait l'impression d'être plus âgé que moi. « Je suis prévenante. Et puis j’me connais bien, ça va me prendre des années et beaucoup de chutes avant de grimper sur un cheval. » Très prévenante de plus en plus même. « Je te connaissais plus casse-cou. »  Image qui semblait s'être envolée. Car casse cou elle l'était certainement bien plus sur l'odyssée. Désormais tous ces points négatifs de vu alors que je ne pouvais que chercher à lui remonter le moral ou relativiser. Ne rajoutant pas que vu son discours, elle devrait même compter en siècles de peur de la vexer. Et plus elle dramatisait, plus sans pouvoir m'en empêcher, je ne pouvais alors qu'en sourire. « Toi, me porter? Non, ça ira. S’il y a bien une chose que je déteste, c’est de passer pour la demoiselle en détresse. » « Je n'oserai pas alors. » Ton taquin comme pour lui assurer que je m'assurerai qu'elle ne passe pour une demoiselle en détresse. La jolie brune qui s'en sortirait toute seule, d'elle même. Certes, des compétences non moins utiles alors que ma présence restait désirable. Le chemin du retour long, la destination proche et ma présence qui restait acceptée. Ce qui me suffisait. Chacun autant conscient de la fatigue qui s'installait, le voyage éprouvant. « J’espère bien, le chemin a été long. » « Plutôt oui. Au moins, on se retrouve tous deux en bonne compagnie. » Sourire esquissé alors que restait le cas. Eprouvant du soulagement face à l'idée que les premières tensions se dissipaient. Imaginant que là était aussi le cas. « Je suis content que cela va de nouveau mieux entre nous. » Sincère.

Et alors que le soleil se couchait, je restais curieux de savoir ce qu'elle voudrait faire désormais. « Qu’est-ce que je voudrais faire? [...] du moins, pas pour moi. » « Mais on est sur terre, tout devrait être possible. Regarde on n'aurait jamais imaginé être là et ici nous sommes. » Ce que nous n'aurions jamais imaginé avant. Jamais nous aurions pu imaginé que le crash se produirait, que notre arrivée sur terre aurait lieu. Aussi source de seconde chance. Les flammes qui jaillissaient alors que les mots retombaient. Sourire dessiné sur mon visage. M'assurant que le feu gagne en volume avant de m'installer plus confortablement puis de reprendre la parole peu après. « Tout reste possible. Alors dis-moi, si tu pouvais t'inventer une nouvelle vie ou faire d'autres choix, que choisirais-tu de faire ou de changer ? » Nos histoires qui n'étaient pas scellées bien loin de là. Tout qui restait à être écrit.
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le Lun 29 Avr - 6:50

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À quoi bon s’entêter avec quelqu’un d’aussi borné que moi? J’aurais dû arrêter d’argumenter dès qu’il me proposa son aide, ou alors dire que j’y penserais, tout en sachant que je n’irais pas de mon plein gré demander qu’on m’enseigne du charabia. « Ouais, c’est ça, plus tard. Comme si je veux vraiment avoir un quelconque moyen de communiquer avec des sauvages. » Je ne les épargnais pas, me foutant complètement de ce qu’ils pourraient bien penser, me doutant que de toute façon, ils devaient nous critiquer juste derrière notre dos. « Je sais que ça ne te dérange pas. C’est juste moi que ça dérange, d’apprendre encore quelque chose de plus, comme pour se conformer à cette langue bizarre, à leur culture bizarre. » Oh, il devait se dire que cela pourrait me sortir d’une situation épineuse, comme celle qu’il dû traverser. Encore sa responsabilité, de veiller sur moi. Bordel, pourquoi est-ce que Robb lui a demandé de faire ça? Maintenant, Chris me propose plus d’une chose à faire, alors qu’en fait, je n’ai le cœur à rien. L’entraînement, la langue locale … pourquoi tout ce cassage de tête? Je suis bien, pourtant, à ne rien faire de très excitant, de juste vaquer aux mêmes occupations. Mais c’est qu’il essaie, il fait tout ce qu’il peut pour me reproposer ses idées, d’une forme différente cette fois, en parlant de Chiraz. Rien qu’au nom, mon visage reprit sa froideur habituelle. Moi, laisser la blondinette m’enseigner une matière qui ne m’intéressait pas? Et puis quoi encore? Chouette, vraiment? Le pauvre, il ne voyait pas toute la dualité qui se déroulait sous ses yeux. J’étais sincèrement triste qu’il ne puisse rien voir de ce que je pouvais ressentir, que peu importe mes actions ou mes mots, je resterais la gamine. « J’ai pas envie d’apprendre ça, peu que ce soit toi ou Chiraz qui me l’enseigne. Je t’ai déjà dit, entre moi et les grounders, il n’y aura jamais d’entente. Je m’en fiche, de ne pas savoir dire ‘fleur’ ou ‘ne me tuez pas’. Tant dans un cas comme dans l’autre, je ne veux pas les voir, encore moins leur parler. Qu’ils fassent ce qu’ils sont habitués de faire, et moi, je m’occuperais de mes propres problèmes. » J’évitais ainsi de dire que la présence de Chiraz, dans tout ça, ne m’inspirait guère confiance.

Lui et son rire, normalement source d’alégresse, mais qui me déstabilisait complètement, depuis quelques temps déjà. Si spontané, comme s’il n’avait aucun souci. Serait-ce parce que j’en suis envieuse? Pas tellement. Il n’y a pas de quoi rire ni sourire, dans cette vie que nous avons, sur Terre, à devoir se lever avec toujours les mêmes tâches, toujours le même chemin, et toujours la même fin. Matin, midi et soir. Qu’est-ce qui rendait la vie si belle qu’il pouvait s’y sentir bien? Beaucoup, en fait. Entouré de bien des amis, de gens que je connaissais également. Puis il y avait Chiraz, une des raisons pour lesquelles il te tenait debout, après une chute libre comme la mienne. Retombé sur ses pieds parce qu’il trouva encore plus que l’amitié des gens au campement. Quand on a l’amour, une personne qui retrouvé en arrivant et avec qui parlé à n’importe quel moment, tout devient plus joyeux. « Ouais bah j’ai vu ce que ça donnait, d’être casse-cou. J’préfère éviter. » Bien des casse-cous qui, lors de notre arrivée sur Terre, se sont retrouvés nez à nez avec les terriens. Des rencontres peu recommandables, qui ne finirent pas bien. À force d’être en alerte, et en voyant les êtres chers disparaître, les uns après les autres, j’appris à ne plus agir comme une parfaite idiote. Bah quoi? Je ne veux pas être celle que l’on doit sauver à tout coup. Soit ça passe, soit ça casse. Donc soit j’me débrouillerais, soit … Bon, j’vous fais pas un dessin, mais l’essentiel, c’est de savoir que je préférais me démener seule. « J’espère! C’est déjà assez que de devoir r’garder les filles se battre comme des pros pendant que j’épluche des pommes de terre. » Parfois, j’me sentais sincèrement pas plus utile qu’il ne le faut. Dès qu’on venait me voir, c’était parce qu’on avait faim et qu’on voulait contourner le système, question de repartir rassasier. En comparaison, quand on allait demander à Chris quelque chose, c’était pour partir en expédition, ou pour quoi que ce soit d’autre, mais toujours plus palpitant que mon quotidien. « Oui, c’est vrai. D’être en bonne compagnie nous a permis d’arriver à destination dans une journée ou deux. » Je ne souriais pas, mais ne mentait pas non plus, quant à cet avis partagé. « Moi aussi. » Très sincère, quoiqu’incapable de verbaliser le fait d’être contente. Ce genre de sentiments si simplets, je n’y avait guère accès, mon cerveau les entassant, par manque d’espace.

Le ciel qui s’assombrissait peu à peu, alors que le feu deviendrait bientôt notre nouvelle source de chaleur et de lumière. La conversation reprenait son plein, mais sur un sujet encore très épineux. « On est sur Terre, oui, mais ça ne transforme pas l’impossible en possible. Que l’on aille survécu au crash ne change pas la dureté de l’endroit où on a atterri. Ici, c’est incertain, c’est dangereux et c’est franchement pas très satisfaisant. » Entre l’idée que je me suis faite en arrivant, et les épreuves que je dû passer, je ne vois franchement pas la beauté que je m’imaginais. Quant aux plantes, ce n’est pas comme si je connaissais quelqu’un d’habitué à l’environnement nous entourant. Oui, il y avait les grounders, mais moi, venir leur demander de l’aide? Pfff, autant me débrouiller pour obtenir des réponses par moi-même. « Je ne veux pas m’inventer une nouvelle vie. Celle que j’ai me va très bien. Tout ce que je ferais, si Robb était encore là, ce serait de me trouver un coin tranquille, où j’pourrais construire une baraque et y planter un potager, quelques plantes, juste de quoi survivre. On y avait pensé pendant un long moment, mais on n’a jamais vraiment posé les bases et chercher. Mais pour le reste, je viendrais probablement au campement faire à manger, et quand ce serait fait, bah je retournerais m’occuper de mes affaires, c’est tout. Je n’ai pas besoin de changer quoi que ce soit, ou de faire d’autres choix, Chris. J’veux pas plus d’instabilité dans ma vie, j’en ai déjà assez comme ça. Un coin pour moi, c’est la seule chose que je demande. Au moins j’pourrais y vivre seule et en paix. » Tant qu’à ne pas vivre le grand amour, autant juste me préparer à un éventuel départ. Pire encore si les campements décident de s’unir. Alors là, c’est sûr et certain que je partirais.
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le Jeu 2 Mai - 18:30

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« In need of fresh air, and new adventures. »
Proposant de lui apprendre, tout plein de bonne volonté. « Je sais que ça ne te dérange pas. [...] bizarre, à leur culture bizarre. » « C'est pas de s'y conformer, mais je suis trop curieux. Et imagine, ils doivent se dire aussi qu'on est bizarre. » Nos coutumes, nos traditions totalement différentes des leurs. Le point commun entre nous pour certains de la curiosité. Un éclat de curiosité qui n'était pas aussi vif chez Rachel. La jeune femme qui n'éprouvait ce même sentiment de satisfaction au-delà du fait que je tentais de lui changer les idées. Eclat d'excitation à l'idée toujours d'en apprendre plus qui disparaissait difficilement même alors qu'elle ne me rendait pas la tâche aisée. Ne me rendant pas la tâche aisée et ne pouvant que trouver des alternatives. Ignorant ou aveugle alors que je ne voyais pas ce qui pouvait se passer entre Rachel et Chiraz. Ou peut être que je préférai fermer les yeux alors qu'aussitôt la jolie brune se retirer du sujet encore plus vivement, refusant tout nettement d'apprendre quoique ce soit. « J’ai pas envie d’apprendre ça, peu que ce soit toi ou Chiraz qui me l’enseigne. [...] Qu’ils fassent ce qu’ils sont habitués de faire, et moi, je m’occuperais de mes propres problèmes. » Ne voyant toutefois pas une attaque dirigée directement contre Chiraz qu'un nouveau signe qu'elle n'était pas aussi curieuse. N'y pouvant rien. Elle n'arrivant qu'à me convaincre que cela ne valait pas la peine. Ne voyant la lumière au bout de l'ampoule. Ne voyant pas ce point. Résigné toutefois à abandonner le sujet maintenant qu'elle avait nettement et brutalement de nouveau canardé toutes mes options. Mains levées au ciel alors que je lui faisais comprendre que j'abandonnais. A vrai dire, je ne comptais plus récemment le nombre de sujets que j'avais abandonné à ses côtés. Ne gagnant aucune partie. Aucune raison de réussir à la faire sortir de son état. Ne me donnant aucun point d'accroche, aucun espoir alors que chaque proposition se soldait par un échec. Comme de nouveau, je ne pouvais avoir que le sentiment qu'elle se renfermait sur elle-même sans que je n'y puisse rien y faire. N'abandonnant pas. Ne partant pas bien que parfois la question traversait mon esprit. Il n'y avait rien que je ne pouvais faire alors que je restais impuissant simplement. Elle qui avait les cartes en main et qui les distribuaient comme elle le voulait. Dans le fond je ne restais qu'un simple spectateur comme maintenant.

La Rachel casse-cou qui me manquait, cela ne faisait aucun doute. Elle me manquait bel et bien, elle et son sourire, et ses rires. « Ouais bah j’ai vu ce que ça donnait, d’être casse-cou. J’préfère éviter. » « Parfois cela laisse des bons souvenirs ou peut être qu'on en rira quand on sera tout vieux et ridé. » Ce qui pouvait être plus une possibilité que la première. Certains événements qui ne faisaient pas forcément rire comme les tremblements de terre, tous les événements auquel mère naturel se mêlait. Non c'était certain que tout n'était pas source de joie. Mais mieux valait voir le verre à demi plein que vive. Et peut être en effet quand nous serons prêt à nous retourner dans nos tombes, tout le monde en rirait et nous les premiers. « Oui, c’est vrai. D’être en bonne compagnie nous a permis d’arriver à destination dans une journée ou deux. » « On s'en sort toujours mieux qu'au début. »  Un sourire léger. Il restait certain que si la tension avait persisté, le voyage n'aurait pas été de si bonne compagnie. Ne regrettant toutefois pas maintenant d'avoir accepté même si au départ j'y avais été presque en freinant les pieds, presque à contre-coeur. Rectification j'y avais été à contre-coeur mais j'y avais non moins été pour ne pas la laisser partir toute seule là-bas, pour qu'elle revienne en un morceau. Ce sur quoi je comptais qu'elle revienne alors que nous avions survécu la chute du piège, que nous continuons d'avancer et que la destination était de plus en plus proche. Après il ne resterait plus qu'à revenir, presque une bouchée de gâteau en contrepartie.

« On est sur Terre, oui, mais ça ne transforme pas l’impossible en possible. Que l’on aille survécu au crash ne change pas la dureté de l’endroit où on a atterri. Ici, c’est incertain, c’est dangereux et c’est franchement pas très satisfaisant. »« J'ai jamais dit que c'était un morceau de gâteau mais au moins ici on est toujours plus libre que là-haut. » Sachant que je ne changerai pas la donne quand bien même ce n'était pas facile chaque jour. Une donne que je ne changerai en effet pas car ici quand bien même il y avait des règles nous restions libres. Une histoire à écrire. « Je ne veux pas m’inventer une nouvelle vie. Celle que j’ai me va très bien. [...] J’veux pas plus d’instabilité dans ma vie, j’en ai déjà assez comme ça. Un coin pour moi, c’est la seule chose que je demande. Au moins j’pourrais y vivre seule et en paix. » « Pourquoi tu ne l'as construit pas cette baraque ? » Ce que j'avais bien. Certes des plans plus facile alors que je m'étais appuyé sur des ruines mais le plan avait fonctionné. Cela avait pris du temps mais travailler là-dessus m'avait aussi permis de me sortir la tête hors de l'eau, de ne pas sombre de nouveau. Tout qui restait possible même si Robb n'était plus là.
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le Mar 21 Mai - 6:36

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rachris

« In need of fresh air, and new adventures. »
Ne daignant pas perdre mon temps avec les terriens. Assez occupée comme ça, avec mes responsabilités pour aller m’intéresser aux coutumes de gens avec qui j’avais si peu de contact. « Ce n’est pas tout le monde qui est curieux et qui se pose autant de questions. Ils doivent nous juger encore plus sévèrement que tu ne le crois. Pour parler de nos, ils n’utilisent pas que la bizarrerie. J’imagine qu’ils nous trouvent stupides, aussi. En tout cas, c’est l’énergie qu’ils dégagent, quand j’en vois l’un d’eux. » Un peu plus et ils nous traiteraient comme des enfants casse-pieds, qui ne comprennent rien à rien, et qui, au final, ne servent qu’à leur apporter plus de problème. On ne peut faire pire que de me regarder de haut, car c’est exactement en me faisant ça, qu’on provoquait ma haine. Pourquoi prendrais-je le temps de les écouter, de les comprendre, dans ce cas? J’applaudis ceux et celles qui n’ont pas cette vision des choses, car ils ont la chance de pouvoir communiquer avec les grounders sans aucun problème. Mais puisque de toute façon, je ne suis pas diplomate, je préfère m’en tenir à mon aire de travail. Au moins là-bas, j’avais la certitude qu’on n’empièterait pas. Si un terrien avait le malheur d’y entrer, je ne me gênerais pas pour lui faire savoir qu’il n’est pas à sa place, qu’ici, c’est moi qui donne les ordres. Je demanderais qu’il sorte, exactement comme j’ai fait pour Devos et Chris. Mon incapacité à garder certains commentaires pour moi qui me jouait des tours, exactement comme maintenant, alors que Chris essayait de trouver une quelconque façon pour moi d’apprendre cette langue si étrange. Sa réaction qui me donna l’impression d’avoir pousser le bouchon trop loin. « Je ne voulais pas … c’est pas … » Je détestais ne pas trouver les bons mots. Comment lui expliquer qu’en soit, de m’enseigner quelque chose que je ne mettrais jamais en pratique ne serait qu’une perte de temps. « C’est comme pour le combat. Je ne fais jamais appel aux techniques que tu m’as montré. À force, j’en perds certaines. Ce sera la même chose pour ça. Chiraz m’apprendra quelques mots, et comme je ne communique pas avec eux, je viendrais à les oublier. Ce sera un retour à la case départ, mais à chaque fois, ce sera pour que j’oublie d’ici un mois ou deux. Je n’y vois pas l’intérêt, Chris. » Je ne suis pas comme certains Odysséens, qui essaient de placer quelques phrases ici et là, dans leurs conversations avec les terriens. Je parle ma langue, c’est celle qui me vient automatiquement, et c’est exactement comme ça que je m’exprime.

L’insouciance m’avait quitté depuis notre première confrontation avec les grounders. Cela ne fit que s’empirer en voyant comment mon frère est mort si subitement. Je faisais attention, je guettais toujours, je gardais mon visage stoïque … j’agissais autrement qu’à mon habitude. La Rachel casse-cou, c’est du passé. « J’espère ne pas en arriver à être vieille et ridée, et devoir prétendre que je souris à la vie. » Il n’y avait pas de ‘bons’ souvenirs, si ce n’est d’amers souvenirs. N’avais-je pas déjà voulu trouver le moyen d’oublier, de me réveiller un jour sans cette notion qu’il y a quelqu’un qui manque? Malheureusement, mes souvenirs de notre temps sur l’Odyssée ne faisaient qu’empirer les choses, me faisaient regretter de ne pas avoir passer plus de temps avec lui. J’en viendrais à devoir ressasser tout cela seule, car je ne voulais pas empiéter sur la vie de Chiraz et Chris. « Oui, tu as bien raison. En mettant de côté ce qui s’est passé en cuisine, on arrive à discuter sans que ça ne tourne au vinaigre. » J’avais été spécifique dans mes mots parce que, en soit, je ne lui pardonnais pas encore complètement ce sale coup. En lui confiant mes soucis, je croyais qu’il garderait le secret. Le voir arriver avec Devos m’a montré que je ne pourrais pas lui faire part de bien des choses. Notamment, je ne lui avouerais pas mes quelques tentatives infructueuses de m’enlever la vie. S’il apprenait ça, il en perdrait la tête, se remettrait probablement en question. Pire encore, il trouverait le moyen que je sois surveillée, que quelqu’un vienne vérifier mon état, continuellement.  Il prenait sa promesse à mon frère bien trop au sérieux!

« Libres? Libres de quoi, exactement? Tu te sens peut-être libre, mais moi, c’est comme si on m’avait foutu dans une autre prison. Écrivez votre histoire, faites ce que vous voulez. Tant qu’on me laisse m’occuper de la mienne ça me va. Tiens, tu veux de la liberté? Si j’suis libre de ne pas vouloir être avec personne, et vieillir dans mon coin, alors là, j’me sentirais libre. » Construire des liens hors des Cents et des Odysséens ne faisait pas parti de mes aspirations. Une union entre les deux campements non plus. Si chacun repartait faire sa vie ailleurs, je resterais dans ce campement. « Je ne l’ai pas construite parce qu’on s’était promis de le débuter, tous les deux. Ça avait un sens, une raison d’être, quand on voulait se retrouver en famille, comme avant. Je n’ai plus le cœur à l’ouvrage. Si je construis quoi que ce soit, ce sera quelque chose de très petit, une espèce de tente, avec ce que je trouve de plus basique. Des branches, du feuillage, juste de quoi me permettre de dormir. La petite habitation en bois qu’on s’était imaginé n’aura jamais le même éclat. Puis je ne me sentirais pas à ma place dedans. Ce sera trop … vide. Comme si j’attendrais que quelqu’un … revienne. » Je sentais mon regard s’embrouiller, donc j’essuyais vite mes yeux avant de fouiller dans mon sac, reprendre mon carnet et annoter d’autres trucs, sur les plantes que je voyais au bas ou encore sur le nombre de jours passés avant qu’on ne voit au loin les montagnes.
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le Sam 1 Juin - 11:07

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rachris

« In need of fresh air, and new adventures. »
Cette fois-ci elle était celle qui était mal à l'aise. « Je ne voulais pas … c’est pas … » Gênée alors que les mots qui lui manquaient. Des mots qu'elle cherchait sans les trouver. Des joues rougissantes alors que mon regard était posé sur elle. Sachant qu'elle s'excusait à sa manière. « C’est comme pour le combat. [...] Je n’y vois pas l’intérêt, Chris. » « D'accord. » Un simple mot. Presque un mot prononcé dans ma barbe. Mon regard qui dérivait. Je n'étais pas en colère contre elle mais je ne savais plus non plus exactement où me placer. Je ne savais plus quoi lui dire ou même si je devais parler tout simplement. A chacune de mes propositions se trouvait derrière un mur. Décidant qu'il était plus simple que je ne fasse plus de propositions et me replongeant dans le silence. Ce n'était pas contre elle mais je ne voyais plus comment faire si ce n'était amener la conversation comme elle le désirait, la laisser s'ouvrir comme elle le souhaitait. Comme une fleur pourrait décider d'ouvrir ses pétales face aux premiers rayons du soleil. Et si je comprenais ce qu'elle voulait me dire, restait l'impression d'être inactif, de ne pas réussir là où je devrais. Me demandant comment les autres, comment Devos avait réussi à me laisser du temps. Ce qu'il avait réussit à faire. Devant faire de même. Devant respecter ces mots que je lui avais dit. Ces choix. Pas les miens.

« J’espère ne pas en arriver à être vieille et ridée, et devoir prétendre que je souris à la vie. » « J’espère que tu auras pas besoin d'attendre ce grand âge non plus pour sourire de nouveau. » Sincère alors que j'espérai qu'elle n'aurait pas besoin d'attendre aussi longtemps. Espérant qu'elle retrouverait le sourire pas à pas. Ces pas qui j'espérai la mèneraient dans la bonne direction. Ses pas que je souhaitais la mène dans la bonne direction. Et cette fois-ci, ce n'était plus elle qui était mal à l'aise, mais moi. Gêné alors que le rouge me montait aux joues tandis qu'elle mentionnait cette scène qui avait très mal tournée. « Oui, tu as bien raison. En mettant de côté ce qui s’est passé en cuisine, on arrive à discuter sans que ça ne tourne au vinaigre. » « Ouaai... » Ce qui était le cas. Si on mettait cette scène de côté, alors il nous était possible de discuter, si chacun faisait des efforts. « Pas notre plan le plus glorieux, sans doute plus désespéré que glorieux. » Ce que nous étions alors avec Devos, certainement désespérés. Un plan créé sur mesure. Un plan qui avait tourné au vinaigre. Nous en étions mordus les doigts. Un silence qui retombait alors que je reprenais la parole doucement. « Tu as parlé de nouveau à Devos depuis ? » Plus la question de savoir si elle lui avait pardonné, s'ils avaient eu l'occasion de se reparler. Ou me demandant si ce traitement de faveur m'était destiné en particulier alors qu'elle savait que j'étais celui qui avait été voir Devos au lieu de me taire. Certes, il aurait été peut être préférable de me taire encore, de ne pas aborder de nouveau ce sujet sensible mais je ne voulais pas qu'elle soit en colère contre Devos. Toujours pour le supporter, et toujours pour le défendre. Une amitié infaillible.

La conversation qui dérivait. Une question de liberté, de possibilités toujours. « Libres? Libres de quoi, exactement? [...] Si j’suis libre de ne pas vouloir être avec personne, et vieillir dans mon coin, alors là, j’me sentirais libre. » Et soudainement le ton monté. Une voix calme qui résonnait alors que je reprenais la parole, des sourcils néanmoins forcés. « Pourquoi tu dis cela ? Personne ne t'a forcé à te mettre avec qui que ce soit. » Plus intrigué que stupéfait face à ce soudain hausse de ton. Personne qui ne la forçait à se mettre en couple. Personne qui ne forçait personne. Cette soudaine impression qu'il y avait plus, que je tenais quelque chose sans mettre la main complète dessus. Une maison qu'il lui restait autant la possibilité de construire si elle le voulait. « Je ne l’ai pas construite parce qu’on s’était promis de le débuter, tous les deux. [...] Ce sera trop … vide. Comme si j’attendrais que quelqu’un … revienne. » Et alors je comprenais. Retombant dans le silence alors qu'elle m'avait ôté les mots, alors que j'étais de nouveau assailli par une vague d'émotions. Le prénom de Robb qui restait flottant dans l'air alors que je l'observais renoter des mots dans son carnet, alors qu'elle se replongeait dans le silence et que je la laissais faire.


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le Mar 25 Juin - 6:47

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rachris

« In need of fresh air, and new adventures. »
Je me sentais horriblement mal, en voyant la réaction de Chris. Mes mots pesaient lourds, visiblement. Il prenait mal mes refus, ce qui est complètement légitime comme réaction, mais je n’arrive pas à cerner le pourquoi de son soudain silence et ses réponses brèves. Ne pas l’exprimer verbalement ne change pas le fait que cela le blesse, qu’il se sent impuissant face à tout ces ‘non’. Si je devais me peindre de la façon qu’il souhaitait, cela irait au-delà de mes capacités actuelles. Jeune femme souriante, boule d’énergie avec une soif d’apprendre beaucoup, du physique jusqu’au mental. Le pauvre continuait de s’embrouiller, car cette Rachel-là avait trop souffert pour continuer à vivre parmi ce monde obscur. « Je te l’ai dit depuis le début, Chris. Tu devrais oublier cette promesse et juste continuer ta vie. » Sourire faussement ne serait guère rassurant, et se vautrer sur l’apprentissage en pensant que ça comblerait le vide n’aurait aucune véritable signification. Ce qu’il ne comprenait pas, c’est que tout cela devait venir du cœur, d’une envie, d’une petite voix qui me guide dans la bonne direction. Qui sait si cela m’arriverait vraiment, de retrouver mon chemin, de m’épanouir comme je l’aurais cru possible, en vivant côte à côte avec tout le monde. Une personne manquait à l’appel, un livre n’aurais jamais sa fin, un dessin ne sera jamais terminé. C’est exactement comme ça que je le percevais. Et puisque cette pièce, cette étincelle, a disparue, je n’arrive pas à recoller ce qu’il me reste. Quand les autres voient les bons côtés, qu’ils traversent de l’autre côté de la rive, moi je reste plantée à l’opposée, incapable de les rejoindre.

« Il faut une bonne raison pour sourire, et de ce que je vois dans les alentours, il n’y a pas de quoi me rendre heureuse. Le seul sourire sincère que tu verras, c’est si on nous annonce l’option de retourner là-haut. À ce moment-là, oui, j’aurais le cœur plus léger. » La mort avait sali la Terre, ne lui donnait plus cet aspect pure, beau, mystérieux. Là où les autres voyaient un avenir meilleur, je ne voyais que les jours et les nuits se répétant, toujours les mêmes, dénués d’intérêt. Lever du jour, routine familière, retour à la tente le soir, les yeux rivés au ciel car le sommeil ne m’affecte plus, et après quelques heures, j’aperçois de nouveau les rayons du soleil. Ça … c’est à ça que je résume ma vie. Tant mieux, si de son côté, il découvre, il explore, il rencontre des grounders. Malheureusement, je ne peux pas m’émerveiller ainsi, et n’espère pas qu’on me force à le voir, dans le regard d’un autre. Cette intervention de Chris et Devos qui revenait toujours au cœur de notre discussion. Pas le moment le plus redorant pour qui que ce soit, mais un geste qui me resta coincé. Heureusement pour tous, on arrivait encore à discuter, un maigre prix de consolation pour les deux hommes, mais ce devrait être assez. « Trop désespéré, oui. Je préfère toujours me débrouiller seule, dans des cas pareils, que d’aller voir qui que ce soit. » Une mise en garde déguisée, au cas où il essayerait une autre technique du genre. Oh, j’imagine bien qu’il apprit sa leçon … mais rien ne l’empêche de penser à de nouvelles techniques. « Non, pas vraiment. J’évite votre camp quand je peux. Je suis une cent, non? Logiquement, je devrais me tenir à mon camp, c’est là qu’on a besoin de moi. » Pas que je n’avais pas pardonné à Devos. Cependant, je savais qu’en allant le voir, le sujet reviendrait, et je ne voulais pas l’entendre à ce propos. En refusant leur aide, j’osais croire qu’ils comprendraient le message. Pas question de me forcer à en parler, à me confier et ainsi, à me faire changer d’avis.

Liberté, un mot que j’appris à détester, avec le temps. Seul les chanceux pouvaient se dire libres. Les autres croulaient sous leurs émotions ou leurs responsabilités pour se voir ainsi. Le seul hic, c’est qu’en essayant de véhiculer ce genre de pensées, je laissais glisser un sujet plus personnel. D’entendre Chris s’en apercevoir et me poser plus de question me prit de court. J’hésitais à rajouter quoi que ce soit, sur le coup. Puis, je me lançais, sachant que le silence ne ferait qu’empirer les choses. « Je parle de tout le monde. Des gens. Des cents et des odysséens … même des grounders. Si j’veux vieillir seule dans mon coin, sans avoir à donner des nouvelles ou des explications à qui que ce soit, là j’me sentirais libre. » Pas complètement faux, mais il faut dire que mon souci restait Chiraz. Avec elle qui se retrouve aux côtés de Chris, je ne me sentais guère plus à ma place. Il avait quelqu’un dans sa vie qui égayait ses journées. Pas besoin du nuage gris. Et dès que le jour viendra où il ne ressentirait plus le besoin de me surveiller, de veiller sur moi … là ce serait encore pire, émotionnellement parlant. Mieux valait couper les ponts avant que je ne sente le sol se dérober sous mes pieds. La négativité à son meilleur, alors que je continuais de refuser ses idées, dont celle de construire cette maison que Robb et moi avions tant souhaité. Cœur trop fragile à ce moment, devant me replonger dans mon carnet pour essayer de calmer ma peine. « Tu devrais aller te reposer. » Je tournais les feuilles, cherchant à lire mes anciennes notes, comparer celles que j’avais pris en débarquant sur Terre et celles que je griffonnais maintenant. Mon dieu! Même ma façon d’écrire démontrait mon état d’âme.
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le Mer 26 Juin - 16:55

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rachris

« In need of fresh air, and new adventures. »
« Je te l’ai dit depuis le début, Chris. Tu devrais oublier cette promesse et juste continuer ta vie. » « Je ne veux pas oublier. » Mon regard fixé dans le sien. Ne voulant pas oublier la promesse que je lui avais fait. Ne voulant pas l'oublier. Plus maintenant. Si j'avais voulu ne plus y penser, si j'avais réussi à faire ma paix avec ce qui s'était passé, si les cauchemars étaient partis, il ne restait pas moins que je ne voulais pas oublier. Et promesse que je comptais garder. Celle-ci. « Je crois que tu n'auras pas d'autre choix que de me supporter ou de te faire à cette idée. » Esquissant un sourire amusé. Me rappelant les moments sur l'odyssée, un peu le même sentiment. Ce qui semblait à l'époque lorsqu'elle était à nos côtés. Au départ un poids avant que les chamailleries deviennent supportables, que l'amitié naisse. Peut être ce serment sera la même chose pour elle. Mais ce qui restait certain restait qu'elle ne serait pas débarrassait de moi aussi simplement.

Solitude qu'elle recherchait, désespérément. Mon regard posé sur elle alors que je l'observais et que je l'écoutais. Longtemps devrait-elle sans doute attendre pour que son rêve se concrétise et qu'elle retrouve alors le jour. Me demandant si elle avait conscience que son plan n'était à vrai dire pas réalisable. Peut être qu'elle pourrait trouver un coin en retrait comme d'autres, mais retourner là-haut ce n'était possible. Le crash s'était produit. L'antique vaisseau de ferraille qui supportait notre poids dans l'espace n'était plus. Non pas qu'il restait quelque chose encore auquel à se raccrocher là-haut. Plus rien. Seulement des débris. Penser à ces temps-ci permettaient de réveiller les souvenirs, parfois de retrouver le sourire mais ne changeaient rien aux faits. Ne servant à rien d'espérer revenir là-haut. Nous étions là. Pensant sans aucun doute que mieux valait apprécier l'instant présent et ce qui se trouvait là, car retourner sur l'odyssée était un rêve vain pour elle. Un avis dont je ne lui fis part car sans doute elle le savait déjà. Des points de vue opposés sur la question. Et une branche jetée au feu pour raviver les flammes. Un débat qui se répétait. Et un sujet que je préférai clore.

« Tu devrais aller te reposer. » Mon regard posé sur elle avant que je n'en vienne par hocher la tête. « Entendu. Je prendrai le second tour de garde. Réveille moi dans quelques heures. » Me levant avant de poser la main sur son épaule brièvement avant de lui laisser ces instants de solitude où la nuit deviendrait sa seule compagne. Campement de fortune pourtant mérité. N'ayant pas tenté de lui dire d'aller se reposer. Obstinée. Choisissant ce plus simple mouvement, en profitant pour aller me reposer et grappiller plusieurs heures de sommeil. Les corps qui devaient se reposer autant que les esprits. Sommeil que je ne tardais pourtant pas à trouver.

Et une destination finalement atteinte. Finalement là. Souffle repris alors que j'échangeais un regard avec Rachel. « Finalement nous y sommes ! » Arrivés à destination. Une expédition plutôt longue, retardée à certains moments. Mais maintenant nous y étions. L'air bien plus frais. Obligés de monter un peu plus en altitude pour trouver les plantes tant recherchées et éviter de chercher une aiguille dans une botte de foin. Les muscles et les souffles mis à rude épreuve. Mais une épreuve qui en valait la peine. La vue magnifique. La crête des montagnes qui semblait se perdre à l'infini. Au coeur de ces montagnes, se trouvait caché le village de la tribu des athnas. Et perchés sur notre promontoire, si haut, il était possible de voir se dessinait la vallée, la forêt. Un peu avant s'étendait les plaines au coeur duquel les pikunis cultivaient leurs terres. Et plus loin, plus loin au coeur de la forêt se trouvait les campements de chacun si ce n'était l'océan. La vue plus dégagée en coeur des montagnes. Et tournant légèrement la tête pour apercevoir la pointe du désert, plus à l'ouest. Le souffle coupé simplement. « On peut tout voir ! » Un constat mais aussi une exclamation. L'impression que le monde s'offrait à nos pieds alors que la vue était bel et bien dégagée. Impressionnant. Simplement. Captivant. Comprenant pourquoi ils préféraient vivre là, bien que la vue de l'océan près de la plage était tout aussi splendide. Il n'y avait pas à dire voir la terre vue d'en bas était totalement différent que de l'observer depuis l'odyssée.
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Rachel A. Gomez
DATE D'INSCRIPTION : 07/05/2018 PSEUDO/PRENOM : Dumbass*Angel MULTICOMPTES : non MESSAGES : 233 CELEBRITE : Chloe Bennet COPYRIGHT : Lunaeye (avatar), crackintime (signature) METIER/APTITUDES : cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine POINTS GAGNES : 70
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le Jeu 18 Juil - 6:28

taking it one step at a time
rachris

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On aurait parfaitement pu nous croire sœur et frère, car nous étions tous les deux très entêtés. Dans ce cas-ci, je préférerais que ce ne soit pas le cas. Pourquoi est-ce que Chris croyait cette promesse quelque chose de si important? Ce n’est pas comme si le fantôme de mon frère viendrait le hanter pour une telle idiotie. Nos camps se trouvaient à une certaine distance, l’un de l’autre. Il vivait parmi les odysséens, il côtoyait certaines personnes plus que moi. Je ne voyais pas l’intérêt de l’emprisonner dans de belles paroles. Maintenant qu’il soutient ne plus ressentir de menace vis-à-vis les grounders, Chris peut parfaitement construire sa vie, évoluer parmi son camp. Bien que cela ne me plaise pas toujours, il pourrait venir me voir, de temps à autre, mais de là à arrêter sa routine pour s’assurer que j’aille bien … je n’arrivais pas à accepter ça. Malheureusement, il ne m’écoutait pas préférant s’accrocher à une discussion arrivée à terme, à mon humble avis. « Si tu aimes bien perdre ton temps, alors vas-y. Mais t’as aussi des responsabilités auprès des odysséens, et ça devrait passer avant tout le reste. » Lui indiquant ainsi qu’il ferait mieux de se préoccuper de son quotidien et des nécessités de leur camps, à la place de débarquer à l’improviste et demander aux autres où je me trouvais et si j’allais bien. Franchement! On me croirait carrément inapte à faire quoi que ce soit.

Mes seuls plans que je cherchais encore à concrétiser, c’étaient ceux qui me permettraient de ne plus être dérangée. Partir, un matin, sans rien dire à qui que ce soit. Marcher dans n’importe quelle direction et chercher un lieu où me poser, où on ne me retrouverait pas. Le silence, la paix, de quoi me permettre d’oublier ce qui n’a plus autant d’importance. Les amitiés qui viennent et qui partent, aussi rapidement qu’une plante qui pousse et puis meure. La seule chose qui reste, c’est la douleur. En ayant des personnes auxquelles on tient, eh bien il est fort probable que ces douleurs ne vous quittent plus. Elles s’imprègnent dans vos veines et elles s’accrochent-là. Le plus fâchant, dans tout ça, c’est quand les gens ont l’audace de vous dire que ça passera, que ce n’est que passager. Ils se moquent, ils ne savent pas vraiment ce que c’est. Je préfère ne pas les écouter, continuer à regarder le ciel, à espérer qu’on me renvoie là-haut. « J’étais heureuse. Ma vie n’était pas parfaite, mais je souriais quand même. » Les yeux rivés vers le ciel, où les étoiles commençaient doucement à faire leurs apparitions. La seule chose que j’arrivais à admirer, non pas par la beauté de ce que je voyais, mais parce que mes souvenirs les plus beaux se trouvaient au-delà de la Terre. Je sais bien que Chris préférerait me voir admirer l’endroit où nous nous trouvions maintenant, supposément mieux qu’avant. Cependant, le sol avait été souillé. Une haine pour ce lieu, une envie qu’il disparaisse me venait souvent à l’esprit.

Trop de sujets délicats qui faisaient surface, et trop de salive gaspillée à lui faire comprendre que mon avis ne changerait pas. Mieux valait ne pas continuer, question qu’on ne se prenne pas trop la tête. L’heure d’aller se reposer, du moins pour lui. Il se leva, me disant de le réveiller dans quelques heures pour le second tour de garde. Sa main sur mon épaule ne fut qu’un court baume sur mes plaies encore ouvertes. Je ne rajoutais rien à la conversation, préférant embrasser la solitude qu’apportait la nuit, comme à chaque fois. Je regardais les alentours, me posait mille et une question, et regrettant pas mal de mes choix. Mais celui qui revenait le plus souvent, c’est de ne pas pu faire quoi que ce soit pour sauver mon frère. Mes yeux complètement ouverts, c’était comme si mon corps n’avait jamais besoin de repos, quand venait l’heure. Même si je me plaignais d’être fatiguée, pendant toute la journée, j’en revenais toujours à cet éternel débat. Et dans ce cas-ci, je préférais ne pas réveiller Chris, sachant que je tiendrais parfaitement le coup. De toute façon, entre nous deux, il était celui dont le temps de repos s’avérait nécessaire, pour notre survie.

Un départ hâtif le lendemain, car notre but était d’arriver à destination une bonne fois pour toute. Acharnés, nous avions déjà franchis beaucoup. Là n’était plus le moment de reculer. Ainsi, on a marché pendant un bon moment, ne s’arrêtant presque pas. Lorsqu’on réussit à gravir les quelques mètres de cette montagne et qu’enfin, je pus voir les premières plantes tant convoitées, on comprit avoir terminé notre longue expédition. Retardés à plusieurs reprises, ce ne put m’empêcher de sentir un certain soulagement d’être arrivée, et de pouvoir cueillir ce que je recherchais. Mon premier regard ne fut pas nécessairement porter vers le paysage. Je fixais la végétation, bien maigre en comparaison à la forêt, mais également très différente au niveau des végétaux disponibles. Alors là, je venais vraiment de tomber sur une mine d’or! « Il y a toutes les plantes que je recherche et encore plus! » Je prenais place au sol, essayant de gribouiller quelques petits dessins, question de prendre quelques notes de plus, savoir ce qui serait intéressant de rapporter. Heureusement que je me trouvais juste assise, car en daignant lever le regard vers le supposé paysage dans les alentours, je nous trouvais soudainement un peu trop haut. « Si on tombe de cette hauteur … » Je ne terminais pas ma phrase, sachant de toute façon qu’il comprendrait mes allusions.
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