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˜˜˜˜˜˜taking it one step at a time ⊰ rachris
maybe life should be about more than just surviving

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28/05/2014 Le Grand Manitou 2045 Nobody 45
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Le membre 'Chris Wilson' a effectué l'action suivante : Lancer de dés


'Mésaventure (Terre)' :

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07/05/2018 Dumbass*Angel non 171 Chloe Bennet Minibouh (avatar), ASTRA (signature) cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine 150




taking it one step at a time
rachris

« In need of fresh air, and new adventures. »
Notre conversation ne se termina pas sur un froid, mais plutôt sur un accord mutuel de progresser, de continuer vers les montagnes, car le temps ne jouait pas en notre faveur. Le restant de cette première journée passait bien trop vite, alors que la forêt ne semblait pas avoir de fin. Chaque tournant, chaque pas me donnait espoir que les montagnes apparaissent enfin, au loin. Pourtant, ce ne fut qu’arbre après arbre. À vrai dire, cela n’aidait en rien notre cheminement, car en vue de ce paysage similaire, on devait impérativement s’arrêter, de temps à autre, pour consulter les cartes. S’assurer qu’on avançait dans la bonne direction, ou, dans le cas contraire, rebrousser chemin. On se dévia souvent des routes, des chemins que l’on voulait emprunter. Difficile, après tout, de savoir exactement où aller quand personne n’est parti en cette direction. Grand soulagement lorsqu’on commença à apercevoir le haut des montagnes, au loin, alors qu’elles étaient encore en grande partie couvertes par la forêt. Il me tardait d’y arriver afin de prendre les plantes et repartir. Que ce soit les animaux ou les grounders, je les craignais tous. Un lieu si distancé des campements … ce n’est pas si inusité que l’on vienne à croiser quelqu’un ou quelque chose. Certes, Chris était là et saurait certainement se défendre. Mais il ne pourrait pas compter sur moi. C’est lui, le soldat, le garde, l’homme d’action. Moi … je fuis en criant, … et j’me cache aussi. C’est ce qu’on appelle l’instinct de survie, sauf que je ne réagis pas en me battant, juste en prenant la poudre d’escampette. Je ne peux pas dire que ça me plaît, mais c’est si ancré dans mon cerveau que ça devient une manie difficile à oublier. De ce que je peux facilement imaginer, cela ne doit pas plaire à Chris, que je réagisse ainsi. Il m’imagine comme une fille d’action, et ça … je ne le suis pas.

Et le niveau de crainte monta lorsque la nuit tomba et que l’on dût s’arrêter pour se reposer. Sans seule véritable source de lumière, on deviendrait des proies faciles pour n’importe qui. Comment dormir, dans un cas pareil? Déjà que je n’avais pas le sommeil facile … Autant vous dire que je n’ai guère pu fermer les yeux, restant toujours aux aguets, ne feignant même pas me reposer lorsque Chris me regardait. Tout ce que je pus faire, c’est de regarder la voûte étoilée le restant de la nuit, me resassant parfois le passé, ou alors le nom des plantes que je cherchais. Bref, je gardais mon esprit alerte. Puis, au réveil, ou devrais-je dire, dès le lever du soleil, on se remettait en chemin, sans nécessairement se parler constamment. On avait déjà beaucoup discuté au tout début de cette expédition, ce qui permit d’effacer toute froideur. L’ambiance changea, pour devenir similaire à celle de la dernière fois, lorsqu’on se rendait à la mer. Chaque pas nous rapprochait de notre but, alors que le soleil égayait la journée à suivre. On se fia sur la position de l’astre et le vide dans notre estomac comme indicateurs, pour s’arrêter et manger un morceau. Je ne pris que quelques bouchées, trop préoccupée par la continuation de notre expédition.

Lorsqu’on poursuivit notre chemin, ce fut moi qui pris les devants, sans que je ne m’en rende nécessairement compte. J’avais la certitude que nous étions bientôt arrivés, que les montagnes se dévoileraient très bientôt. Malheureusement, je ne pouvais pas toujours emprunter le chemin le plus convenable à mes yeux. Chris était préoccupé, le silence des lieux le poussant probablement à penser au pire, tout comme moi. Lorsqu’il me prenait le bras, je ne pouvais faire autrement que de continuer à marcher parmi le feuillage de la forêt, seule façon de se protéger de potentiels ennemis. Les accords qui subsistaient toujours et qui expliquaient pourquoi nous n’avions pas tant hésité à quitter le campement et s’aventurer ainsi. Cependant, à mes yeux, ce n’était qu’un bout de papier, de jolis mots. Il n’y avait rien de concret, ces gens pourraient toujours profiter de la présence de deux débarqués pour les attaquer sans que personne ne puisse jamais pointer du doigt les terriens. Et ces doutes se concrétisèrent alors soudainement. Pendant que l’on marchait, moi devant et lui derrière, je posais soudainement les pieds sur un amas de feuilles. Elles craquelaient sous mes pieds, ce qui fit légèrement sursauter. Oh, mais ce n’était même pas le pire. Bientôt, sans que je ne comprenne comment, nous nous retrouvons soulevés dans les airs, prisonniers d’un filet, entremêlés et sans la moindre possibilité de s’en sortir. Pendant quelques minutes, je ne pus qu’être sous le choc, mon cerveau confus. Puis soudainement, je repris mes esprits, la furie prenant presque toute la place. « Je te l’avais dis, Chris! MERDE! On est dans de beaux draps, maintenant! Les grounders font faire de nous le plat de résistance. » C’était de la panique pure, l’instinct le plus primitif qu’il soit, voulant partir, déguerpir et surtout, ne pas voir un seul terrien en ces lieux. « DES SAUVAGES! Et Les accords ne changent pas ça. » Je n’étais certainement pas ici pour être polie et faire comme si. Mon discours et mon avis restaient inébranlables; ces gens ne savaient que tuer. Et la preuve? Eh bien, c’était clairement tous les Cents morts sans véritable raison.
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rachris

« In need of fresh air, and new adventures. »
Des prisonniers purs et simples. Qui était pris qui croyait prendre. Nullement prisonniers d'un monstre pourtant ou enfermés dans un tour. Non, nous étions simplement prisonniers dans ce filet. Entremêlés dedans. Comprimés même en son centre alors qu'il était clair que le piège n'était pas prévu à cet effet. Pourtant cela ne faisait aucun doute qu'il supportait nos poids quand bien même Rachel était certainement un poids plume à comparaison. Sa stature plus petite qui ne pouvait que l'aider alors qu'au contraire je ne pouvais que me retrouver contorsionné à l'intérieur, écrasé si ce n'était que je tentais de ne pas l'écraser elle. Reprenant mon souffle alors que ni elle ni moi ne nous étions attendus à ceci. Et maintenant piégés en hauteur, suspendus à quelques mètres au-dessus du ciel. Quelqu'un qui serait passé à côté n'aurait pu qu'en rire face à la scène comique que nous formions. Une situation dont Rachel ne riait pas alors que la panique la gagnait ores et déjà. N'ayant pas eu le temps de prononcer un mot que déjà elle paniquait, cédant coeur à ses instincts primaires, à son désir de prendre la fuite. « Je te l’avais dis, Chris! MERDE! On est dans de beaux draps, maintenant! Les grounders font faire de nous le plat de résistance. » Et son ton qui ne trahissait pas tant la colère, l'indignement qu'une panique pure et simple. « DES SAUVAGES! Et Les accords ne changent pas ça. » Sachant que je devrais avant tout réussir à la calmer alors que plus elle s'agitait, plus elle rendait notre position instable ou plus compliqués. Etant deux dans cette galère. Panique que je pouvais comprendre mais que je ne partageais toutefois pas. Tentant avant tout de la calmer alors que je posais une main sur son bras. Ce qui n'était pas à vrai dire difficile à faire. Proximité que certaine. Et aucune place qui existait pour se redresser. Son aversion pour les terriens qui ressortissaient un peu plus alors que je n'étais pas non plus certain de savoir exactement comment la calmer. Tentant non moins. « On ne va pas mourir Rach. » Ce qui était certain. Ce qui était d'autant plus certain que des accords de paix existaient entre ceux de la forêt. Certes une paix fragile mais qui était là. « Aucun d'entre eux ne sont cannibales. » Aucun ne l'était du moins pas à ma connaissance. Il n'y avait qu'un peuple qui était plus belliqueux. Ce peuple qui était plus belliqueux était celui des rahjaks, craint de nombreux, considéré comme particulièrement dangereux. Et pourtant si je n'avais pu que discuter avec Arméthyse, que la guerrière semblait être une exception, elle ne m'avait pas moins fait comprendre que cela n'était pas le cas des autres. Les rahjaks qui n'étaient pas connus pour être des cannibales eux non plus mais qui avaient une toute différente culture, mentalité. Ils n'hésitaient pas à faire prisonniers les siens et ceux qui s'aventuraient sur les territoires. Certains de son campement qui avaient d'ailleurs été faits prisonniers, sauvés uniquement grâce aux naoris. Non il était certain que certains étaient des farouches guerriers même parmi les peuples de la forêt. Et quant au peuple du désert, il se trouvait bien loin d'ici. L'impossibilité de ce fait de devenir leur plat principal comme le craignait Rachel. Doutant encore plus que ce soit ceux de la forêt qui comptaient faire de nous leur plat principal, qui comptaient nous manger. « Et puis même s'ils l'étaient, il est certain qu'ils ne te choisiraient pas. » Moqueur légèrement alors que j'espérai la faire sourire ou se détendre légèrement. Ce que j'espérai qu'elle ferait rapidement alors que plus elle s'agitait, plus il paraissait difficile de rester en place, de respirer facilement. Comprimé définitivement alors que je n'étais pas à mon avantage.

Reprenant la parole un peu plus sérieusement. « Par contre il faut vraiment que tu tentes de ne pas bouger. » Ce qu'elle n'arriverait toutefois pas sous le coup de la panique. « Tu sais quoi tente de caler ta respiration sur la mienne. » Une idée qui me traversait l'esprit. Bien plus calme qu'elle. Tentant de bouger légèrement pour être plus à l'aise non sans pousser un grognement avant de reprendre de nouveau la parole. « Quand j'inspire tu inspires et quand j'expire tu fais de même si cela te va ? » Une proposition que je pouvais que lui faire pour l'aider. Et ma main qui restait posée sur son bras pour lui faire comprendre que je ne bougeais pas. D'un autre côté, il m'était impossible de bouger alors que j'étais bien coincé là avec elle. Pour le moment coincé et comptant avant tout l'aider à se calmer avant de tenter de trouver un moyen pour sortir de là. Ce qui ne pourrait qu'arriver après alors que pour le moment ceci était bien ce qui comptait. La nécessité calme et en contrôle de ses nerfs. « Au bout de trois. Un. Deux. Trois... » Et à la fin de ce même mot, je ne pouvais qu'inspirer calmement puis expirer de nouveau. Ce qui serait plus facile. Il suffisait qu'elle suive ce même rythme. Comptant qu'ainsi suivant ce rythme elle puisse retrouver mon calme. « Tu entends mon coeur ? » Des battements qui ne s'étaient pas accélérés, qui n'étaient pas affolés. Calme en effet. Maître de mes nerfs alors que je savais que nous sortirons bel et bien de là. Et comptant encore moins me faire manger par qui que ce soit. Ce qui n'arriverait pas aujourd'hui ni pour elle ni pour moi alors que nous avions encore ses plantes à retrouver. La poursuite de l'expédition qui était toutefois non moins retardée. L'impossibilité de poursuivre notre chemin jusqu'aux plaines, au-delà en direction des montagnes, au-delà de la forêt profonde même tant que nous ne serions pas sortis de ce filet, de ce piège. « Il est calme. Il suffit que tu suives le mouvement. » Et sur ces mêmes mots je ne pouvais qu'expirer avant de nouveau reprendre la parole, espérant qu'elle ne puisse que se relaxer à son tour.
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« In need of fresh air, and new adventures. »
Une attaque de grounders ou d’animaux sauvages … le genre de possibilités auxquelles j’avais pensé. Inquiète, qu’un malheur ne nous arrive, mais rassurée par la présence de Chris. Puis de toute façon, après quelques jours de marche sans aucun signe de danger, j’étais confiante qu’il ne nous arriverait rien. Oh, je vous le dis, je n’aurais jamais dû baisser ainsi ma garde, car en un bref instant, nous voilà prisonniers d’un filet, coincés à une certaine hauteur dans des positions moins que confortables. Piégés, sans aucune assurance que la personne derrière ce guet-apens soit dans les environs, en attente d’attraper ces prochaines proies. Rien qu’en y pensant, la panique s’empara de moi, exactement comme à mon habitude. Je ne pus m’empêcher de verbaliser mes craintes, blâmant les grounders, soutenant qu’on finirait dans leurs assiettes. Il y avait mille et une image horrible qui me venait en tête, ce qui n’aidait en rien mon état d’âme. Même sa main sur mon bras ne fut qu’un remède de courte durée, alors que ma tête tournait dans tout les sens, cherchant l’ennemi, guettant l’arrivée du créateur de ce piège. Comment pouvait-il savoir qu’on n’allait pas mourir? Rien n’était moins sûr, vu l’endroit où on se trouvait. « Ils sont peut-être pas cannibales, mais ils sont des tueurs quand même. » Une promesse de ne jamais oublier les victimes des premières attaques. Je portais avec moi l’horreur des derniers moments qu’ils passèrent et la souffrance qu’ils connurent. Le pardon, ça ne se faisait pas qu’avec un simple bout de papier et quelques belles paroles. Oh, mais qu’est-ce que j’entends? Monsieur se permet de blaguer dans un moment pareil? Je rêve! « C’pas plus rassurant, parce qu’ils se débarrasseraient de moi en premier. » Pas de moquerie à ce sujet, y allant toujours dans la logique la plus choquante.

Chris reprit un ton de voix plus sérieux lorsqu’il me demanda de ne plus bouger, ou plutôt de tenter. Facile à dire pour quelqu’un comme lui, qui a apprit avec le temps à ne pas paniquer comme un idiot. Dans des situations pareilles, il n’y a que moi pour crier comme une folle et partir en courant. Je ne prenais pas le temps de réfléchir, d’échafauder des plans. Je m’éclipsais rapidement, ne m’arrêtant que lorsque je jugerais être assez loin de mon ennemi pour qu’il ne me retrouve pas. Ça, ou parce que je n’avais plus de souffle … problème qui revenait, mais cette fois parce que mon angoisse avait de mauvaises répercussions sur ma respiration et sur mon corps en général. Je bougeais trop, selon lui. La solution? Eh bien il ne passa pas par quatre chemins, me proposant de caler ma respiration sur la sienne, chose qui me semblait particulièrement difficile, vu que j’hyperventilais presque. « Je … d’accord, j’essaie. » Je le fixais, attendant le coup de départ pour entamer cette supposée session zen. À la fin du décompte, je me forçais à l’imiter, à n’inspirer et expirer qu’au même moment que lui. Les premières minutes furent les plus difficiles, car je ne soutenais pas le ryhtme, inspirant et expirant plus rapidement. Heureusement, peu à peu, je réussissais à imiter sa respiration, me calmant brièvement. Pourquoi me demandait-il d’écouter son cœur? C’est normal, que ses battements soient restés les mêmes; il ne panique carrément jamais. « Je ne sais sincèrement pas comment tu fais pour rester calme comme ça. Moi c’est l’instinct primaire qui prend le dessus, et ça donne … ce résultat. » Quoique bon, plus les minutes passaient, et plus je me sentais calme. On avait une mission à mener. Aucune question de rester coincés ici jusqu’à la fin de notre expédition.
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« In need of fresh air, and new adventures. »
Prisonniers. Et ne pouvant que tenter de la calmer. Ne pouvant que tenter de la rassurer pour que les battements de son coeur ralentissent et que le sac, filet dans lequel nous étions enfermés ne cesse de s'agiter. « Ils sont peut-être pas cannibales, mais ils sont des tueurs quand même. » Ce auquel je ne pouvais argumenter. Ils étaient des tueurs. Peut être pas tous mais il ne restait pas moins que la majorité était capable de tuer. Ce que nous étions aussi capable de faire. Certains jeunes qui avaient plus particulièrement du sang sur les mains. En contraste, nos mains semblaient lavées de tout soupçon, de tout sang. Aucun des adultes qui n'avaient été enfermés pour les crimes commis. Non, eux avaient été éjectés. Etoile filante dans le ciel. Ce qui ne nous rendait pas irresponsables pour autant. N'ayant pas du sang à proprement parler sur les mains mais il ne restait pas moins que j'étais aussi un tueur. Ou du moins que j'étais responsable. L'impression qui restait dans ma propre tête, celle d'avoir du sang sur les mains. Ayant dénoncé mon père. Ejecté. Ayant participé à son éjection sans sourciller, sans le moindre remord. Ayant aussi participé à l'arrestation d'Ailina. Et sur certains points, je peux éprouver des remords, sur d'autres, mon coeur semblait de glace. Ce qu'elle ne savait pas. Pour elle j'étais le soldat. Celui qui avait refermé la porte de la cellule derrière elle. Rien de plus. Rien de moins. Et pourtant j'avais des secrets sombres. Monstre. Des démons à affronter comme n'importe qui. Chiraz qui savait. Ce qui ne l'avait toutefois pas poussé à s'éloigner. Mais si elle savait pour mon père et pour le rébellion, j'en avais rien dit à Rachel. Ne comptant rien lui dire. Voulant sans aucun doute la protéger. Ou voulant me protéger. Voulant qu'elle conserve cette image et pas celle plus sombre. Alors oui, il y avait certainement des tueurs parmi eux mais elle commettrait une erreur de croire que les tueurs ne se trouvaient que parmi les grounders. Des différences qui restaient non moins et si une trêve continuait de se profiler, il fallait espérer qu'elle dure. Nous avions peut être quelques armes à feu, des armes plus techniques mais en cas de guerre, il était facile d'inverser la tendance, alors qu'ils restaient plus entraînés, plus nombreux. Des techniques qu'il fallait adapter. Nécessitant de continuer de s'entraîner pour ne pas se trouver pris au démunis, pour ne pas être vulnérable.

Néanmoins, à cet instant je ne pensais pas que nous allions mourir. Il paraissait certain que ce piège certes de grounder avait été mis en place pour attraper du gibier, plus précisément du gibier de grande taille. Nous en avions non moins fait les frais, nous en retrouvant prisonniers. Ce qui ne changeait rien au fait que je ne pouvais que la taquiner, tentant de détendre l'atmosphère. « C’pas plus rassurant, parce qu’ils se débarrasseraient de moi en premier. » « Ou alors ils te sous-estimeraient, ce qui te donnerait une chance de fuir en premier. » Esquissant un sourire. Souvent le problème. Bien trop souvent les personnes s'arrêtaient à l'apparence, oubliant que tout ne résidait pas dans le physique. Une erreur de sous-estimer d'autres individus. Et en vue de la stature de Rachel, il paraissait facile de la sous-estimer alors qu'elle était plus petite que moi, fine. Ce qui ne voulait toutefois pas dire qu'elle était sans défense. Ne pouvant que reprendre la parole pour continuer de la rassurer. « Tu te rappelles des techniques de défenses que je t'ai appris ? de nos débuts d'entraînement ? » Ne doutant pas du contraire. Je savais qu'elle s'en souvenait. La dernière fois elle avait prétendue ne pas
s'en souvenir mais au contraire, elle m'avait montré qu'elle se rappelait très bien de ses techniques. Des entraînements mis non moins de côté alors que je lui avais dit que la prochaine fois elle apprendrait des techniques pour attaquer suite à l'embuscade en cuisine. Ce qui ne voulait pas dire qu'elle ne pouvait plus apprendre. Et ces techniques qui pouvaient toujours lui servir alors comme je lui avais dit elle devait se jouer de ces détails, des personnes qui la sous-estimeraient pour montrer qu'elle était plus forte. « Je sais que tu es capable de frapper, de faire mal. » Sachant qu'elle était capable de montrer de quel bois elle se chauffait, encore plus quand elle était en colère. Je savais qu'elle ne se laisserait pas faire si elle était attaquée et encore plus poursuivie par une horde de cannibales. Je savais que s'il fallait qu'elle se mette à courir, elle le ferait. Toutefois, je ne pensais pas que là était le moment de fuir si ce n'était le moment de trouver un moyen pour sortir du filet et de la rassurer avant tout.

La calmer et la rassurer c'était la première chose à faire. Elle hyper-ventilait presque. Ce que je ne voulais. Au contraire, je ne pouvais que vouloir qu'elle se mette à caler sa respiration sur la mienne pour se calmer et respirer plus doucement. Les battements de son coeur bien trop affolés à mon goût. « Je … d’accord, j’essaie. » Un hochement de tête que je n'esquissais pas. A vrai dire je n'avais pas la place pour hocher la tête. Bien trop à l'étroit. Une carrure qui n'était pas faite pour les espaces étroits. Ce qui ne changeait rien au fait que je ne pouvais que lancer le décompte. Lançant le décompte pour qu'elle cale sa respiration sur la mienne, pour qu'elle puisse inspirer et expirer en même temps. « Je ne sais sincèrement pas comment tu fais pour rester calme comme ça. Moi c’est l’instinct primaire qui prend le dessus, et ça donne … ce résultat. » « Personne ne réagit de la même manière. » Il était certain que j'aurai pu réagir comme elle mais là n'était pas le cas. Ayant peut être aussi plus d'entraînement par rapport à avant sur l'odyssée. Ce qu'elle ne savait pas non plus. Ce que je préférais éviter de parler. Préférant éviter de parler des mauvais souvenirs. Et pourtant les battements de mon coeur n'avaient pu que s'accélérer pour cette autre raison avant que je ne serre les poings, que je reprenne le contrôle et ralentisse de nouveau ma respiration. Comme si de rien n'était. Un masque pourtant. Mais je devais rester calme pour qu'elle puisse faire de même.
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« In need of fresh air, and new adventures. »
Prise au piège, et sans possibilité claire de comment on s’échappera. J’étais livide, vis-à-vis la possibilité de voir des grounders débarqués pour nous tuer. Certes, que cela nous arrive démontrerait un point de vue que je maintiens depuis longtemps. Cela vaut-il de mourir juste pour faire valoir la vérité? Je ne crois pas. Voilà pourquoi je devenais folle, en proie à la terreur, à déballer tout ce qui me venait à l’esprit. Qu’importe, si je blâmais sans fondements. On ne pouvait pas contredire le fait que les terriens avaient les mains pleines de sang. Celui de bien des Cents, celui des jeunes qui ne comprenaient encore rien à la Terre, à ce qui nous attendait. On aura beau nous dire que notre sort fut moins pénible que celui des prisonniers adultes, mais je me doute que ce soit vraiment le cas. Oui, nous n’étions pas lavés de nos crimes, qui, pour certains, comportait le meurtre. Cependant, une fois en terrain inconnu, nous ne nous étions pas attaqués à qui que ce soit. L’ennemi est venu, nous a pris par surprise et a fait le travail de la faucheuse. Un destin qui nous était peut-être déjà réservé, vu notre état de criminels sur l’arche. Ce souvenir si clair qui me venait encore en tête, avec Chris qui refermait la porte derrière moi, déçu de mon geste. Jamais je ne le regrettais. Jusqu’à aujourd’hui encore, je l’aurais refait, même si ce ne fut que pour faire taire les insolents, les critiques d’un homme qu’ils ne connurent jamais complètement. Robb, … de traîner son nom dans la poussière comme ils l’ont fait, à l’époque, cela me rendit folle de rage. À entendre quelqu’un se permettre de réitérer ce genre de conneries, je n’hésiterais pas à attaquer de nouveau. Une famille? C’était ce que certains odysséens soutenaient. À mes yeux, jamais cela ne se pourrait. Advenant le jour où les deux campements décident de ne faire plus qu’un, je ne crois pas que je serais capable d’y rester. Trop de visages connus me donnant le goût de m’emporter. Et un conseil que je ne respecte même plus.

Ce genre de pensées ne changeait pourtant pas le fait que nous étions les proies d’un piège bien ficelé, et que d’en sortir serait éprouvant. Rien qu’avec ma réaction moins que sereine, j’imagine que cela ne rendait pas le travail plus facile. « Fuir en sachant que j’te laisse derrière? Mais tu es fou! » Je ne vivrais certainement pas avec d’autres regrets; ceux que je ressentais après la mort de Robb me suffisaient largement. Qu’on me sous-estime était une chose, mais qu’on me court ensuite après, alors là, c’en était une autre. Je n’ai pas le cardio pour fuir assez rapidement pour les distancer à temps. « Je m’en souviens, oui, mais j’fonctionne pas de la même façon que toi. Quand le danger débarque, j’panique et je cours, … j’me met pas à analyser la situation. » Lui, le soldat, pourrait facilement voir quelles techniques utiliser, comment et à quel degré de force. Chacun ses forces et ses faiblesses, comme on dit si bien. Moi, je ne jouais les pros que lorsque je me retrouvais dans mon environnement, celui de la cuisine. Autrement, je ne faisais pas très bonne figure. Les entraînements? Je ne peux renier le fait que je progressais sur ce point. Le petit hic, c’est que j’étais dans une situation maitrisable, sans aucune source de panique et sans cette nécessité de survivre. Dès que je sortais d’un tel environnement, je retombais dans mes vieilles habitudes. « Ouais bah j’ai pas eu de raison de frapper qui que ce soit depuis notre temps sur l’Arche. Et j’aimerais garder ça au minimum, si possible, question de pouvoir rester dans le rôle qu’on m’a donné dans le campement. » Une source d’entêtement, que ce soit avec Chris ou avec qui que ce soit d’autre, les représentants de chaque campement estimant que le minimum de savoir-faire, niveau combat, nous sauverait tous.

Chris devait probablement déjà réfléchir à un plan pour nous libérer de ce filet, mais mon état actuel ne l’aidait pas à se concentrer. Voilà pourquoi il me demandait de me calmer, de caler ma respiration à la sienne. Facile à dire, mais pas très facile à faire, vu que mon cerveau ne pensait qu’aux pires scénarios, et ce, constamment. Je ne pus néanmoins qu’essayer, débutant à respirer plus doucement, non sans quelques intervalles abrupts. Mes mains continuaient à trembler légèrement, mais les battements de mon cœur étaient bien moins effrénés qu’au début. « Ouais bah ça m’énerve quand même. » Je ressentais toujours un peu de honte, sachant que d’autres femmes dans le campement savaient se débrouiller bien plus facilement. Gamine, ce terme me rattrapait quand bien même j’essayais de me prouver que j’avais grandi. « Pourquoi j’ai pensé à sortir pour cette foutue expédition? J’aurais dû la donner à quelqu’un d’autre, dans le campement. » À un Cent avec de l’expérience, quelqu’un qui se débrouillait mieux que moi dans ce genre de trucs. Je devrais arrêter de rêvasser et me rendre à l’évidence que ma place était en cuisine ou dans un jardin, à cueillir des plantes.
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« In need of fresh air, and new adventures. »
La jeune femme qui reprenait la parole aussitôt, mal interprétant mes paroles. « Fuir en sachant que j’te laisse derrière? Mais tu es fou! » « Pas maintenant. »  Ne parlant pas particulièrement de cette situation là mais plus en général. Alors je ne pouvais que reprendre la parole pour m'expliquer un peu plus. « Je parlais en général, pas forcément de cette situation là, il faut déjà qu'on sorte de ce piège. Mais c'est certain que si je te dis de fuir, je voudrai autant que tu le fasses sans te retourner. » Ce qu'elle ne voudrait sans doute pas faire mais si nous nous retrouvions dans un combat tous les deux, je préférai autant qu'elle soit en sécurité. Préférant la savoir sauve qu'avoir à me préoccuper pour savoir si oui ou non elle était en danger. Une hiérarchie qui existait entre soldats mais là elle ne pouvait pas exister. Il ne restait pas moins qu'elle n'avait pas autant d'entraînement, qu'elle débutait. Et cela restait un fait, autant qu'il était plus facile pour elle de se servir de sa petite taille, de sa vitesse comme des avantages. Fuir qui ne servirait toutefois à rien maintenant, alors que nous étions pour le moment prisonnier dans ce filet. Mon cerveau qui ne pouvait que s'agiter en parallèle pour tenter de trouver une solution pour sortir de là. Non pas que je n'aimais pas discuter avec elle, mais il était toujours préférable d'avoir une discussion les deux pieds sur terre que suspendus dans le vide. « Je m’en souviens, oui, mais j’fonctionne pas de la même façon que toi. Quand le danger débarque, j’panique et je cours, … j’me met pas à analyser la situation. » « Tu suis ton instinct. » Et suivre son instinct était ce qui comptait. Sachant qu'il était préférable de suivre son instinct, du moins c'était ce que je tendais toujours à faire. Au moins face au danger elle ne se paralysait pas, elle ne se figeait pas sur place. Il était préférable de savoir qu'elle prenait ses jambes à son cou que de la savoir immobile devenue une statue de glace ou de chiffon qu'il serait facile de projeter au sol d'un simple revers du bras. Chacun qui réagissait différement face au danger. Et alors que je m'étais retrouvé en danger, Robb n'avait pu que se jeter devant le loup, faisant office de bouclier entre moi et cette menace. Des images qui jaillissaient de nouveau aussitôt, avant que je n'en vienne à les repousser. Les images qui étaient moins souvent présentes, que j'avais appris à contrôler. Les cauchemars que j'avais appris aussi à contrôler alors que maintenant ils n'étaient plus là, plus comme avant. Ce qui comptait. Comptant qu'ils ne soient pas autant là. Appréciant qu'ils aient disparu et espérant autant que les siens finiraient par effectuer la même danse, qu'ils en viendraient à la laisser tranquille. « Ouais bah j’ai pas eu de raison de frapper qui que ce soit depuis notre temps sur l’Arche. Et j’aimerais garder ça au minimum, si possible, question de pouvoir rester dans le rôle qu’on m’a donné dans le campement. » Esquissant un sourire alors qu'elle avait repris la parole, soudainement plus amusé qu'autre chose. « T'inquiète pas je ne te dis pas de frapper le premier venu. » Une proposition qui restait non moins si jamais elle voulait s'entraîner, si elle voulait passer à l'offensive. Comprenant qu'elle puisse vouloir garder sa position et éviter de se frotter à d'autres, pourtant dieu savait que parfois il était tentant de vouloir juste frapper dans quelque chose. Certains qui avaient plus le sang chaud d'autres. Ce que je savais.

Et tout aussi que je tentais de l'aider à se calmer, je ne pouvais que continuer d'étudier la structure, de réfléchir à un plan. Il nous fallait sortir d'ici. N'étant pas non plus impuissants alors que nos armes étaient avec nous, du moins mes armes étaient avec moi. Mes poignards qui étaient toujours avec moi, ne m'ayant quitté. Des lames que je ne pouvais pas atteindre. Mon regard qui se reposait alors sur elle, tandis que Rachel reprenait la parole. Une note de frustration capable d'être entendue dans le ton de sa voix.  Frustrée de ne pas être capable de rester calme alors qu'aussitôt les battements de son coeur s'étaient accélérés. « Ouais bah ça m’énerve quand même. » Le sentiment d'impuissance qui était détestable. Les battements de son coeur que je savais qui continuaient de ralentir quand bien même le ton de sa voix avait monté d'un cran face à cette soudaine décharge de frustration. « Pourquoi j’ai pensé à sortir pour cette foutue expédition? J’aurais dû la donner à quelqu’un d’autre, dans le campement. » « On va pas être bloquée très longtemps. » Une certitude alors qu'une idée venait de me traverser l'esprit. Le filet qui nous retenait. Ne pouvant nous en détacher mais la possibilité autant de nous séparer de nos chaînes. « On peut se servir de mes poignards pour trancher nos liens. » Pouvant s'en servir oui. Certes la chute resterait toujours un peu brutale alors qu'il n'y aurait pas de matelas pour amortir notre chute mais c'était toujours mieux que de rester coincé là. Pouvant creuser un trou dans le filet en-dessous de nous ou au contraire tenter d'atteindre la corde qui retenait le filet, accrochée à l'arbre, permettant ainsi de relâcher le filet. Deux options dont la seconde qui paraissait plus simple à réaliser même. « Je peux pas atteindre mes poignards, mais toi tu le peux. » Pouvant sertir chacun des poignards que je transportais avec moi en général au nombre de 4. Facilement atteignables pour elle à ma différence alors que je ne pouvais poser ma main dessus. Je ne pouvais les atteindre, mais elle le pouvait bien plus facilement. « On peut atteindre la corde qui retient le filet facilement ou rompre les liens en-dessous de nous. Il n'y a pas trop de distance entre le filet et le sol donc on ne se cassera sans doute rien. » Certes il y avait des possibilités pour qu'un amortisse plus la chute que l'autre, mais c'était une possibilité qui s'offrait à nous à saisir.

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rachris

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C’était probablement la crainte du danger qui me faisait mal interpréter ses paroles. Heureusement, il n’hésita pas à s’expliquer, affirmant qu’il ne s’agissait pas de la situation présente. En fait, il réitérait que ma meilleure option en situation de danger était la fuite, vu que mes ennemis me sous-estimeraient. Ce qui n’est pas faux, car à vrai dire, ma stature n’avait rien d’imposant. Aux premiers abords, on aurait probablement cru que je m’envolerais au vent. Impossible, quoique ma maigreur actuelle n’aidait en rien cette drôle d’image. Mais il n’en avait pas fini. Chris me spécifia qu’en toute autre mésaventure, il s’attendrait à ce que je lui obéisse, à ce que je parte sans me retourner. « Et s’il t’arrivait malheur, pendant que je fuis? J’veux pas qu’on me croit capable d’abandonner quiconque se trouve avec moi. » Est- ce qu’on me ferait complètement confiance, après un coup pareil? Non, je ne crois pas. Risquer de laisser Chris derrière ne ferait qu’alourdir le tsunami émotif sous lequel je coulais. Qu’importe, si les gardes avaient une façon de faire. Cela ne m’intéressait guère, car je n’étais pas soldat. Je ne pensais pas à des stratégies, je n’analysais pas les situations. J’écoutais juste mon instinct, même si celui-ci me forçait à rester figer sur place quelques instants. J’en avais honte, je me fâchais contre mon incompétence, mais Chris me le répéta. Suivre mon instinct. Oui, c’est malheureusement ce que je faisais. « Pas le choix, c’pas comme si je suis vraiment faite pour quoi que ce soit d’autre. » Ton de voix plaintif, alors que je repensais à l’aisance pour le combat que certaines femmes des deux camps possédaient, passant rapidement dans la cuisine avant de partir en trombe. Je venais à les espionner un peu, à soupirer devant leurs exploits, alors que je peinais encore à comprendre la défense. Fortes … courageuses … toutes ces qualités qui me faisaient terriblement défaut. J’en venais à comprendre que depuis tout ce temps, je m’appuyais sur Robb, je lui laissais ce rôle de héros, sans vraiment songer au futur, au danger, à la protection, à la sécurité. Voilà ce qui a dû ralentir mon apprentissage. Et maintenant, j’en payais le prix, n’apprenant que les bases des bases, comme une pauvre idiote apprend les lettres de l’alphabet et les chiffres de 1 à 10. Ego légèrement piqué, alors que je ne souris guère à son petit commentaire. « Ouais bah quand mon coup de poing arrêtera de ressembler à une chiquenaude, on s’en reparlera. » Mes adversaires en riraient bien, c’est sûr. Comme un lionceau essayant de gronder mais laissant échapper un miaulement à la place.

Et la réalité de notre position moins qu’idéale me faisait d’autant plus insoutenable, respirant rapidement, frénétiquement, sentant mon cœur battre à vive allure. Malgré la technique qu’il me proposa et que j’appliquais, je ne pouvais m’empêcher d’avoir ces sautes d’humeur soudaines, m’empreignant de frustration. Il devait se rendre compte que je n’étais pas tout à fait calme, et que plus de temps on passait coincés, plus je paniquais. Ainsi, pendant que je plaignais pour la énième fois depuis quelques minutes déjà, il me rétorqua qu’on ne resterait plus bloqué très longtemps. Aussitôt que j’entendis ses mots, je me tus immédiatement, écoutant avec attention ce qu’il allait annoncer. Quel était son plan? Pourrait-on l’exécuter rapidement? Ce fut l’étonnement total, en l’entendant proposer d’utiliser un de ses poignards pour trancher dans les mailles de ce filet horriblement mal placé. Le seul hic, c’est qu’il n’arrivait pas à les atteindre. Il me fallait les trouver et les lui passés. Je me mettais donc à la recherche de ses armes. C’est ce même moment qu’il proposa deux plans, aucun ne me rassurant quant à la chute. « Attend, est-ce que tu me dis qu’on va tomber de cette hauteur? Y’a pas un plan c? » J’imaginais déjà sa réponse. Voilà pourquoi je lui passais ses poignards, non sans rouspéter un peu. « Oh, les courbatures et les bleus que j’aurais! Ça va être l’enfer. » Y’a pas pire personne pour détester toute blessure ou douleur liée à un effort physique trop demandant. « J’imagine qu’on ferait mieux de couper la corde qui retient le filet … mais prend pas mes paroles au sérieux, j’aime pas tant nos options. » Soit on s’écrasait comme des crêpes … soit on s’écrasait comme des crêpes.  
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rachris

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Ne pouvant que lui donner des ordres alors que je voulais vraiment qu'elle m'obéisse s'il un combat avait lieu. « Et s’il t’arrivait malheur, pendant que je fuis? J’veux pas qu’on me croit capable d’abandonner quiconque se trouve avec moi. » « Il ne m'arrivera pas malheur. » Ne pouvant lui promettre cela. Mais je ne pouvais non moins que la rassurer non sans reprendre la parole le ton ferme. « Je ne pourrai pas me concentrer entièrement sur la menace si je ne sais pas que tu es en sécurité. » Voulant lui faire comprendre que dans ces circonstances-là, j'aurai besoin de savoir qu'elle m'obéirait, que je saurai qu'elle était sauve. Sachant que je ne pourrai pas être entièrement focalisé sur une menace alors indéterminée si je n'étais pas certain de ce fait. Robb qui m'avait fait promettre de la protéger. Ce que je comptais continuer de faire. Rien n'étant honteux à prendre la fuite, à se mettre à courir. Courir c'était parfois la meilleure solution. Préférable de fuir pour vivre un jour nouveau, pour revenir se battre le lendemain. Cependant lorsque la situation changeait, il n'était pas parfois possible de raisonner de manière censée, si ce n'était de vouloir écouter son instinct. « Pas le choix, c’pas comme si je suis vraiment faite pour quoi que ce soit d’autre. » « Tu sais cuisiner. » Une note moqueuse dans ma voix alors que je tentais de détendre l'atmosphère et de la faire sortir de son humeur maussade. Une compétence qu'elle avait non moins alors qu'elle savait bel et bien cuisiner. Ce que je ne savais faire, risquant plus d'intoxiquer toute la population qu'autre chose. Une compétence qui ne serait pas utile pour combattre alors que ce n'était pas en donnant des coups de légume sur quelqu'un qu'on pouvait assommer une personne mais j'espérai non moins réussir à lui arracher un sourire. Ce qui ne l'empêchait de continuer de manquer de confiance en soi, de voir les points négatifs et le verre à demi vide. « Ouais bah quand mon coup de poing arrêtera de ressembler à une chiquenaude, on s’en reparlera. » Ne pouvant m'empêcher de lever les yeux au ciel. Il était bien plus difficile de la dérider que de dérider Robb. Lui ayant moins la manière de bouder qu'elle le faisait. Me demandant ce qu'il aurait fait à ma place. Sans aucun doute que j'aurai aimé qu'il soit alors là, ayant toujours le bon mot et sans doute nous nous serions tous retrouvés à rire aux éclats. Ce qui n'était le cas.

Au contraire de rire, nous ne pouvions que désormais examiner nos options et chercher une issue de secours. « Attend, est-ce que tu me dis qu’on va tomber de cette hauteur? Y’a pas un plan c? » « On est pas si haut. Et non je n'ai pas de plan c en tête à moins que tu en ais un en tête ? » Regard curieux. Il était possible qu'elle ait d'autres idées, et j'étais prêt à les entendre bien que je doutais que nous des plans et des plans de prévu au cas-où. « Bien entendu on peut toujours attendre... » Ce qu'on pouvait aussi faire mais ce qui signifierait que nous serions encore bloqués pendant un moment. Il n'y avait pas de certitude que celui qui avait posé le piège revienne aussitôt, peut être ne passerait-il pas avant plusieurs jours. Au-delà de cette idée, je ne pouvais que me demander jusqu'à combien de temps nous étions prêts à attendre. Bien entendu nous pouvons continuer de discuter, ce qui ne me dérangerait pas mais discuter ne nous aiderait pas à sortir rapidement de là. Nous pourrions attendre oui mais ce n'était ni dans son intérêt ni dans le mien. Les montagnes restaient encore loin. Notre destination restait encore loin alors que nous n'avions pas encore franchi les plaines, aller au-delà de la forêt profonde, du village des pikunis. Pour le moment nous étions encore dans la forêt profonde, certes sans doute proches de la sortie mais là encore toute distance restait relative. Il était facile de s'appuyer sur les cartes, de calculer les distances de sa tête en comptant le nombre de kilomètres parcouru par un homme en l'espace de soixante minutes, mais là encore la carte ne nous invitait pas à prendre en compte les obstacles comme celui-ci. Des obstacles qui nous forçaient à trouver une autre alternative. Nous ne nous étions pas encore perdus, et j'espérai que nous ne le ferions pas. Point sur lequel nous pourrions encore plus perdre de temps alors qu'il restait à notre possibilité de se délibérer du piège. L'idée qui venait était celle-ci de se servir des poignards pour couper nos liens, pour nous délivrer du filet. Possibilités examinées mais je comprenais non moins qu'elle puisse grommeler. La chute qui ne serait pas non plus haute. Nous nous briserions rien mais elle ne serait pas pour autant agréable sans qu'elle soit mortelle. « Oh, les courbatures et les bleus que j’aurais! Ça va être l’enfer. » « Certains diraient que l'enfer est pavé de bonnes intentions. » Et je ne pouvais que sourire. Préférant m'amuser pour le moment de la situation. Presque amusée bien qu'elle savait autant que moi que cela serait rapide, qu'ainsi nous serions libres. « J’imagine qu’on ferait mieux de couper la corde qui retient le filet … mais prend pas mes paroles au sérieux, j’aime pas tant nos options. » Poignard qu'elle me tendait. Ma main qui se posait sur la sienne pour attraper le poignard sans s'en emparer encore totalement. « Si tu veux attendre on peut toujours mais on ne sait pas quand quelqu'un viendra, de même que je suis prêt à écouter des autres options si tu en as. » Mon regard posé sur elle alors que je la laissais consulter ses options. Prêt à écouter d'autres options bien que je n'étais pas certain qu'elle en avait. Lui laissant cette dernière possibilité alors que je la consultais du regard. Voulant lui montrer aussi que je la considérais bel et bien comme une égale et non comme un enfant, non comme je l'avais fait avant. Quelque chose avait changé. Point d'impact à un moment ou l'autre. Un tournant pour l'un ou pour l'autre alors que je l'observais avant de reprendre la parole. « Dis-moi ce que tu as en tête. » Regard posé sur elle bien qu'elle ne pouvait le voir totalement, la situation rendant cela impossible. Rien n'était scellé.

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Un soldat, quelqu’un qui pense différemment. Pas facile de négocier avec lui, puisqu’il sort tous les arguments les plus valides du monde. Pourtant, j’avais peur. Je ne voulais pas le croire en train de se faire massacrer pendant que je prenais la fuite. Qu’est-ce qu’on pourrait bien dire à mon propos par la suite? Une lâche, voilà le bon terme. Peu importe, qu’il m’assure pouvoir se défendre, que rien ne lui arriverait … sauf si. Ah, mon dieu, ces ‘si’. Ils sont dévastateurs, je vous le jure! Ces mots semblent faits pour gagner un argument. Visiblement, c’était dans les plans de Chris. « Je ne pourrais pas courir très loin en craignant le pire pour toi. » En effet, la fuite ne durerait pas longtemps sans que je ne me mette à regarder derrière moi, à la fois pour m’assurer que les ennemis ne me suivent pas, mais également pour espérer voir ne serait-ce que l’ombre de Chris, me donner l’assurance qu’il était encore vivant. Oh, je sais que cela ne lui plaisait guère. Robb l’avait fait promettre de me protéger, chose que je ne comprenais pas. N’étais-je pas assez vieille pour résoudre mes propres problèmes? Pourquoi avoir déléguer une tâche si ingrate à son ami d’enfance? Chris n’avait pas besoin d’une charge de plus; il avait ses propres devoirs au camp de l’Odyssée. « Je sais cuisiner, oui, mais c’est pas à coup de tomates et de carottes que je me défendrais vraiment. Et puis bon c’est un rôle où les gens sont remplaçables. » Il y avait tellement de gens dans la cuisine … une personne de plus ou de moins ne ferait pas une énorme différence. En comparaison, dès qu’un soldat manquait à l’appel, il fallait tout réorganiser. En fait, ce n’était pas une critique envers la cuisine, adorant encore préparer les repas et faire attention aux rations. Cependant, je ne me sentais pas particulièrement indispensable, détail qui me poussait à ne plus m’impliquer dans la vie de ce camp, en général. Je faisais ma part, me réveillais tôt le matin pour travailler, et partait faire ce qui me plaisait le restant de la journée, ne me préoccupant même pas des autres, de s’ils avaient besoin d’aide. Négative, comme à mon habitude. Le genre d’attitude qui agaçait grandement Chris, alors qu’il levait les yeux au ciel en m’entendant comparer mon coup de poing à une chiquenaude. « Monsieur n’a pas l’air d’accord avec ma comparaison, on dirait! Alors tu comparerais ça à quoi? » Je voulais le voir se démener. Aurait-il réellement de bons commentaires à me donner? J’en doute. Il avait rencontré des filles qui savaient mieux frapper que moi.

Aucunement le bon moment pour faire des blagues, alors qu’on cherchait un moyen de sortir de ce piège. Chris trouva rapidement une idée, mais de savoir qu’il me faudrait tomber une fois libérée de toutes ces gorges, ça ne me plut guère. « Pas si haut? On va quand même se faire mal, et c’est pas recommandé, surtout quand on est en expédition. » J’essayais de me convaincre de ça, étant horriblement sensible à tout bleu, toute blessure. Bordel, c’était lui le casse-cou, pas moi! « Attendre? Attendre qui? Attendre quoi? » Attendre la personne qui avait crée ce foutu piège? Et pourquoi? Pour lui dire de faire attention, la prochaine fois? D’indiquer aux passants que c’est une zone de chasse? Un peu de respect, quand même! Et puis bon, ce n’est pas tout ça, mais on avait une raison de se trouver par ces coins. On ne pourrait pas rester ici éternellement. Inconfortables, ne pouvant rien faire d’autre que discuter, je ne crois pas être en mesure de scruter les environs, voir si quelqu’un viendrait nous libérer. Nous n’étions qu’à un quart du chemin, manquant encore plusieurs points importants avant d’arriver à destination. Les montagnes se voyaient au loin, signe que nous étions dans la bonne direction. Qu’est-ce que je préférais? Restée coincée, ou risquer de heurter le sol? « Tu es philosophe tout d’un coup? » Aucune de ces deux options ne me plaisait. Même les idées de Chris ne surent que me rendre encore plus indécise. Quoi faire, quoi dire? Je ne savais pas, à vrai dire. La seule assurance que j’avais, c’est qu’on avait un but à atteindre. Je lui tendis donc le poignard qu’il me demanda. Je m’attendais à ce qu’il le prenne et se mette à couper la corde. Pourtant, il posa sa main sur la mienne, sans prendre l’arme, son regard que je sentais posé sur moi. « Non … on ne peut pas attendre trop longtemps. » Je ne m’attendais pas à ce qu’il me demande des idées, me traitant non plus comme une enfant, mais bien comme une adulte. « Si on arrivait à s’accrocher à une des branches les plus épaisses … mais … mais au final, on atterrirait quand même par terre. Il n’y a pas d’autre issue. » Peu importe mes idées, on n’aurait pas le choix que de tomber jusqu’au sol.
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rachris

« In need of fresh air, and new adventures. »
Voyant à mes yeux le verre à demi-vide et n'ayant pu que remarque visiblement mon levé de yeux au ciel si cela était une expression. « Je ne ferai pas de comparaison, tout ce que je sais c'est que tu as des progrès à faire mais qu'il est certain aussi que tu as progressé. » Ce qui était le cas. Certes son coup de poing n'était pas encore magnifique mais c'était un début, ne pouvant que voir les défauts à tout bout de champs, ne pouvant douter à chaque fois. Par moment je ne savais plus quoi dire. Elle était censée être la plus motivée des deux, la plus souriante mais dernièrement cela n'était pas le cas. Au contraire même. Même pessimiste ou toujours à manquer de confiance en elle, du moins ce dont j'avais l'impression. Ce qui me coupait parfois l'herbe sous le pied alors que je n'étais pas un coach en motivation, que je n'avais aucune idée de comment la forcer à croire qu'elle était capable de faire quelque chose. Une question de foi peut être n'en sachant rien. Me sentant plus seul dans ces moments-là alors que je m'efforçais non moins de lui poser des questions, de lui demander son avis pour savoir comment elle s'imaginait sortir de là. Attendre qui n'était visiblement pas une solution pour elle non plus alors que les environs étaient pour ainsi dire déserts et sans doute craignait-elle peut être que celui qui ait posé les pièges fasse soudainement son apparition. Ce qui était préférable d'éviter c'était certain. Du moins, je ne pensais pas qu'une confrontation aurait lieu mais on ne savait jamais. Ce qui était certain était que nous nous étions retrouvés pris au pièges, certes sur un malentendu et que nous nous retrouvions suspendu dans les airs. Une chute qui semblait comme prééminente quand bien même aucun de nous deux n'était enchanté à l'idée de chuter sur le sol. Une idée qui ne m'enchantait pas plus qu'elle mais ne voyant pas non plus d'autres alternatives. Attendant justement qu'elle en vienne à me proposer des alternatives par lequel je serai tout intéressé si cela nous évité de nous écraser au sol. Force était de se rendre compte des circonstances et du fait que cette chute ne serait sans doute pas évitée malheureusement. L'écoutant alors qu'elle proposait de s'accrocher aux branches. Idée auquel je n'avais pas pensé mais que nous comprenions tous deux que là non plus, cela ne nous avancerait pas à grand chose. Dans tous les cas une chute se produirait. La seule optique était qu'aucun de nous ne se fasse trop mal en atterrissant sur le sol. « Je vais me mettre à couper alors. Il faudra juste qu'on tente d'éviter de s'écraser comme des crêpes. » Lui ayant adressé un sourire quand bien même j'avais dit cela d'un ton légèrement moqueur. Idée que je préférai éviter alors qu'il serait préférable peut être de se rouler en boule ou tenter d'atterrir souplement sur le sol. Des possibilités qui se seraient offertes à nous si nous ne nous étions pas retrouvés emmêlés là, si nous n'avions pas été enfermés de la sorte. Partant de là et le manque de mouvements, il paraissait difficile d'imaginer une chute digne de ce nom.

Secouant la tête avant de prendre le poignard et de commencer à couper les liens qui nous entravaient. Y allant doucement mais fermement alors que le maillage restait résistant, permettant de supporter le poids du gibier si ce n'était de deux êtres humains. Une besogne lente mais qui était toujours plus fructueuse que celle d'attendre simplement que le temps passe et que notre bourreau ou quelqu'un d'autre vienne nous sauver tel un chevalier blanc en armure. Ne cessant de guetter les liens qui petit à petit commençaient à être rompus, presque sur le point de rompre. « Prépare-toi. » Un fait alors que l'instant plus tard nous chutions en direction du sol, le filet qui libéré nous servant pour ainsi dire comme amortisseur. N'ayant le temps de crier alors que l'instant d'après je me retrouvais au sol. Une chute moins violente que je ne l'aurai imaginé, ayant évité de justesse autant d'écraser Rachel. Reprenant mon souffle avant de m'adresser à elle aussitôt. « Est-ce que tu vas bien? » Une question sous-entendant de savoir si elle n'avait rien de cassé alors que je me relevais non sans me dépetrer avec certaine difficulté du filet, quand bien même heureux d'être soudainement libéré. Heureux de pouvoir redresser ma carcasse et m'étendre de nouveau. Cela ne faisait aucun doute que je détestais les endroits confinés qui n'étaient pas adaptés à mon gabarit. Lui tendant ensuite ma main pour l'aider à se relever. L'aventure continuait.

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