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˜˜˜˜˜˜taking it one step at a time ⊰ rachris
maybe life should be about more than just surviving

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01/11/2015 Glacy Ezra 2319 Brett Dalton Murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 173
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taking it one step at a time
rachris

« In need of fresh air, and new adventures. »
« Ils sont très étranges,[...] cela ne change pas le fait qu’ils pourraient s’emporter à tout moment. » « Notre langue doit leur paraître aussi indéchiffrable mais d'un autre côté, ils ont l'air de s'en sortir bien mieux que nous pour apprendre la leur. » Semblant en effet plus difficile de passer de notre langue à la leur, quand bien même le côtoiement avait été le même des deux côtés. Ayant toujours l'impression d'avoir un accent qui sonnait faux quand je m'exprimais dans leur langue, bien qu'à force de pratiquer il était plus facile de s'entretenir avec eux. Les mots qui venaient plus facilement et pour ceux qu'ils n'étaient pas facile de prononcer, il y avait toujours d'autres alternatives pour se faire comprendre. « Cela me fait penser à d'autres personnes qui ont tendance à s'emporter facilement... » Non sans toussoter légèrement. Pensant à elle qui avait tendance à s'emporter bien trop facilement si ce n'était à moi. Certains qui étaient connus pour avoir le sang chaud. Certains qui étaient connus pour agir bien plus promptement que d'autres au risque de se rencontrer dans des situations malencontreuses. Ce qui était déjà arrivé. « Je ne m’inviterais pas moi-même à ces rencontres [...] Ça n’aide en rien à les ‘apprécier’. » Là encore ce qui était arrivé. Me rappelant encore ce jour où odysséen et cents avaient été réunis, que Richard m'avait planté une flèche endormante dans la fesse sous ordre du conseil. Ce qui semblait plus m'arriver qu'à elle, de me retrouver dans une situation déplacée. Ce qui ne m'empêchait toutefois pas de me rendre sur place pour en savoir plus, pour échanger avec eux. Ce qui ne m'arrêtait pas pour autant. Non pas que je voulais déclencher une guerre. Seulement maladroit par intermittence. Des tensions qui avaient toutefois plus surgies avec ceux de mon propre groupe qu'avec les terriens. N'ayant jamais eu de réels problèmes avec eux. Les rencontres qui s'étaient en général bien passées. Dépendant des personnes, des liens qui pouvaient être tissées. Mais il n'y avait autant que celui qui ne faisait rien qui ne risquait pas de déclencher des désastres. Ne voulant pas ne rien faire. Et ne mentionnant pas cette pensée à la jeune femme pour qu'elle ne puisse pas prendre la mouche. Au lieu de cela, je ne pouvais que lui poser des questions pour qu'elle me parle plus des grounders qu'elle avait rencontré. « Eh bien il ne m’a pas tout dit à propos de sa tribu, juste des bribes par-ci par-là. » Mon regard qui restait posé sur elle alors que bien entendu, j'attendais la suite. Espérant qu'elle ne s'arrêterait pas en plein milieu et tairait la suite. Espérant qu'elle me noterait un peu plus de détails sur ces rencontres, ou sur ces bribes d'informations qui lui avait été donné. Curieux. « Il a parlé du peuple de femmes guerrières, et a même spécifier que les hommes n’en étaient pas. [...] Ce sont les Naoris qui les ont acceuillis. » « Un peuple de guerrières, j'en ai jamais entendu parler... en tout cas c'est certain que la tempête a fait des dégâts, les calusas ont dû aussi déménager. » Une chance que nous ayons été épargnés, eux qui avaient été bien moins chanceux au contraire, malheureusement.

N'hésitant pas ensuite à parler de l'expédition, des risques et des obstacles que nous risquons de rencontrer. « Oui, c’est exactement ce à quoi je pense. J’espère seulement que ce qui nous sépare de la première strate ne soit pas trop haut. » Ce que j'espérai aussi et ne ratant pas ce petit sourire qui finissait par apparaître sur son visage quand je mentionnais que cette expédition serait sans aucun doute bien plus ardue que la précédente. Une expédition de moins bien repos. « Tu as probablement raison. Rien ne sert de m’inquiéter maintenant. J’ai déjà assez de problèmes comme ça. » « Des nouveaux ? » De nouveau elle m'inquiétait bien que j'avais tenté de garder un ton neutre, comme si je n'étais pas trop intéressé, comme si je demandais par politesse plus que pour savoir. Me demandant ce qui allait se passer cette fois-ci ou si elle pensait au poids qu'elle avait décidé d'elle-même de porter sur ses épaules, ne voulant que nous l'en déchargeant d'une partie. Son choix. Un sujet sur lequel je ne m'attardais pas pour qu'elle n'en vienne pas à se refermer, et au contraire n'en venait qu'à agripper son petit carnet. « Je … hé. » Des croquis que j'examinais, réalisé sans aucun doute à la perfection. Des traits qui n'étaient pas grossiers mais qui reproduisaient les plantes. Certes il restait difficile de juger alors que je n'avais jamais vu les plantes auparavant mais je lui faisais confiance pour les reconnaître, pour savoir les apercevoir en premier. « Tu as la Pétasine sur la page à gauche, et à droite, c’est l’Arnica et l’Absinthe. » De nouveau en train de mémoriser les dessins dans mon esprit, le nom des plantes et les couleurs, non sans tourner les pages à la recherche de détails intéressants avant de lui rendre de nouveau son carnet. « On tentera d'être efficace aussi là-bas, et en attendant on avance le plus possible jusqu'à s'arrêter. » Nous n'avions que cela à faire. N'ayant d'autre choix que de marcher le plus longtemps possible non sans toutefois en tomber par terre. Nécessitant d'avancer le plus possible pour profiter de la lumière du jour avant de devoir s'arrêter, forcés par la nuit. Un voyage qui était long, et une journée qui était ores et déjà bien entamée. Ne pouvant qu'espérer gagner du temps alors que je me remettais en route, m'étant arrêté pour mémoriser les croquis qu'elle avait dessiné. Replongeant doucement dans le silence.


(c) DΛNDELION

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« In need of fresh air, and new adventures. »
« Peut-être bien que si, mais de toute façon, ce n’est pas comme s’ils se proposent pour qu’on puisse apprendre la leur. Pas que ça me serait utile, de toute façon. » Je ne me croyais surtout pas apte à apprendre la façon de parler des diverses tribus si facilement. Cela me prendrait des années, et bien franchement, si c’est pour se retrouver de nouveau divisés, je ne comprenais pas en quoi cela m’aiderait beaucoup. Chris serait sûrement le genre de personne à essayer de s’adresser à eux dans leur langue, lui qui semble si intéressé par leurs cultures en général. Dans son cas, c’est bien plus facile d’apprendre. Avoir la passion en guise de guide, il n’y avait rien qui pourrait le décevoir. Je possédais également cela, mais pour une aire complètement différente. Et puisque la cuisine ne se mêle pas nécessairement de ce genre de conversations, j’étais sauve. Une autre des raisons pourquoi je fuyais ces regroupements et me cachait dans un petit recoin, et ce, depuis le tout début des accords. « Ouais, bah, on est plusieurs dans cette catégorie. » Néanmoins, en sachant cela, moi je préfère ne pas me présenter là. Sinon, ça finira mal pour tout le monde. J’en reviendrais à leur poser des questions à propos des autres Cents tués, des jeunes probablement décédés avec une énorme angoisse, mais également cette étincelle d’espoir, puisqu’ils étaient sur Terre, croyaient pouvoir vivre ici. Des sauvages qui n’eurent aucune pitié, qui foncèrent et attaquèrent sans aucune hésitation. Ne me dites pas que c’est à ce genre de monde que je devrais faire face, sinon, je sens que je leur dirais plusieurs vérités en face, peu importe qu’ils aiment ou pas.

On en vint justement à parler de certaines tribus, puisque j’avais croisé quelques Grounders entre nos brèves rencontres. « Moi non plus, je ne savais pas que ça existait. Et je ne sais pas qui sont les Calusas. Des tribus, y’en a beaucoup trop, ça devient compliqué! » Je préférais ne pas montrer d’intérêt, question qu’il ne commence pas à me faire un cours d’histoire sur eux. Ces gens ne font rien sur nous, notre histoire. Alors pourquoi devrais-je apprendre tout sur eux? Ce n’est que donnant-donnant, au contraire de notre expédition actuelle. Sujet qui revint souvent dans la conversation, le centre qui tient tout le reste. Et vous savez quoi? Je ne m’en plaindrais pas. Au moins comme ça, Chris ne revient pas sur ma vie personnelle et mes choix. Tout ce qu’il pouvait faire, et le faisait toujours, c’était s’inquiéter. « Non, juste l’habituel. » Coupé, tranché net dans son discours. En fait, je voulais glisser sur ce sujet, car la vérité le rendrait encore plus inquiet, lui et Devos. Une certaine problématique, car plus j’avançais dans le chemin, le parcours que j’avais choisi, et plus mon corps semblait devenir plus faible, mon débit d’attention se faisait plus court, et parfois, je me retrouvais à dormir sur place ou presque. Est-ce que les gens s’interrogeaient? Oui. Est-ce que je m’en plaignais? Non. Il fallait simplement que je continue d’avancer malgré tout le reste. Je ne voulais pas qu’on s’en mêle, ou qu’on essaie de me décharger les épaules du poids que je me mis dessus.

Perdue dans ma réévaluation silencieuse, je ne fis guère attention au fait que Chris me prit mon petit carnet de croquis des mains qu’au moment où il se mit à le feuilleter. D’abord un peu déçue de son comportement, je ne pus que venir renchérir sur le sujet en indiquant les fleurs.  Son regard scruta probablement les détails de chaque plante, question de s’en souvenir quand viendra le moment de les trouver pour ne pas passer trop de temps là-haut! « Tu me dirais, quand tu voudras te reposer, question qu’on trouve un recoin mieux cacher. » Quelle belle façon d’insinuer que je croyais la place envahie par l’ennemi, constamment. De plus, je laissais comprendre que ce serait à son signal que je m’arrêterais. Cependant, si c’était que de moi, je continuerais toute la nuit. Cela m’éviterait de rester sans bouger trop longtemps et risquer de sombrer dans mes pires cauchemars. Ah, mais oui, j’allais presque oublier ce genre de détail! Il verrait plus de mes vieilles habitudes, un problème compte-tenu du fait qu’il racontait cela à certaines personnes.
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« In need of fresh air, and new adventures. »
La conversation qui continuait sur les grounders, sujet qui me convenait amplement. Un sujet désormais moins miné entre nous que d'autres alors que je l'observais reprendre la parole. « Moi non plus, je ne savais pas que ça existait. Et je ne sais pas qui sont les Calusas. Des tribus, y’en a beaucoup trop, ça devient compliqué! » Esquissant cette fois-ci un sourire en coin alors il était vrai de dire qu'ils étaient nombreux. Ce qui n'était pas étonnant. Paraissant même peut être au contraire peu quand on savait le nombre d'habitants qui existait sur terre avant. L'appocalypse, les guerres qui s'étaient chargées de faire une table rase. Nombreux avaient été rayés de la carte pour que finalement une petite part de la population humaine survive. Aller dans l'espace, l'objectif de sauver l'humanité et d'y vivre. Ce qui avait été le but. Un but qui n'avait pas cessé d'exister alors qu'en effet à la fin chacun voulait sauver les siens, les protéger. Et aller dans l'espace avait permis de sauver la race humaine bien qu'à vrai dire qu'aucun n'avait su que la race humaine avait aussi survécu sur terre avant qu'on n'y arrive. La race humaine qui se composait désormais de ses tribus, de ses groupes d'individus réunis par des mêmes coutumes, par des mêmes traits de caractère. Sans doute était-il un peu trop facile de classer des personnes en fonction du lieu géographique mais là était un peu le cas. Il était plus facile de reconnaître les tribus terriennes en fonction de leur localisation alors que certaines avaient choisi de s'installer dans les montagnes, d'autres dans le désert ou encore près de l'eau. Pourtant obligés de partir, de choisir une autre perspective de vie lorsque les catastrophes naturelles apparaissaient. Le sentiment de sécurité qui disparaissait alors qu'il fallait recommencer à zéro. Des tribus qui disparaissaient et d'autres qui continuaient de survivre, plus fortes ou plus chanceuses peut être aussi. « Les calusas sont ceux qui habitaient près de la mer. Une partie de la tribu a été décimée à cause du cyclone. Certains sont partis vivres en solitaires et d'autres ont été recueillis par les tribus avoisinantes. » Difficile de dire partant de là si il était encore possible de parler des calusas ou non. Pouvant penser toutefois que ses membres se considéraient toujours comme membres de cette tribu, ce qui ne serait que logique.

Et mon regard qui s'était de nouveau posé sur elle. Si mon ton avait été neutre je ne pouvais que me demander si elle avait de nouveaux problèmes. Une réunion dans la cuisine qui s'était pour dire terminée au moment où nous décidions finalement de faire face à ses problèmes comme elle l'entendait, acceptant son choix ou renonçant à l'aider. Il était toujours difficile de dire alors que les perspectives ne faisaient que changer au fur à mesure. « Non, juste l’habituel. » Son ton qui coupait court et net à la conversation. Ce qui n'effaçait pas l'inquiétude mais n'en venant qu'à hocher la tête presque trop rapidement et de continuer d'avancer. Ne tentant pas cette fois ci de lui arracher les vers du nez, de lui poser des questions ou de lui m'offrir mon aide, en venant même à présenter un visage inexpressif. Plongeant dans l'indifférence comme elle avait voulu que je le fasse avant. La laissant tranquille comme elle avait voulu que je le fasse avant. Un masque alors qu'il n'était pas dit que je ne m'inquiétais toujours pas, que dans le fond je n'étais pas tenté de savoir. Mais repoussant ces questions pour être le parfait soldat, parfait robot alors que je me détournais de ce sujet de conversation pour avancer.

« Tu me dirais, quand tu voudras te reposer, question qu’on trouve un recoin mieux cacher. » « On n'a pas besoin de se reposer maintenant, le soleil est encore haut. Mieux vaut avancer le plus possible. » Passant outre sa recherche d'un recoin mieux caché. Passant outre le fait qu'elle pensait non pas à cet instant mais un qui aurait lieu plus tardivement lorsque nous serions plus près des montagnes. Sachant pourtant que c'était à elle qu'elle pensait et non à moi alors que je n'étais pas connu lors de notre précédente expédition pour avoir voulu m'arrêter pour me reposer si ce n'était quand l'arrivée de la nuit ne nous avait plus laissé d'autres choix que de s'arrêter. De nouveau je faisais comme si de rien n'était alors qu'en soit, il ne restait pas moins qu'il était nécessaire de s'avancer le plus. Ne lui demandant pas pour le moment si elle était fatiguée alors que jusqu'à là elle ne s'était plaint, ayant tantôt eu la possibilité de se reposer légèrement quand je m'étais retrouvé à m'entretenir avec mes supérieurs. Préférant autant que la réponse vienne d'elle, qu'elle soit claire. Préférant ne pas poser de questions désormais à moins qu'elle le voulait vraiment. Ce qui ne paraissait le cas et chacun de nous un peu trop orgeilleux, trop fier. Aucun de nous ne voulant réellement s'abaisser alors que chacun campait sur ses positions : elle dans l'idée de ne rien montrer et moi dans l'idée de faire exactement ce qu'elle avait dit, ne pas me mêler de sa vie plus que cela.

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« In need of fresh air, and new adventures. »
Un vrai miracle, que d’avoir trouvé un sujet de conversation moins houleux. On ne passerait plus notre temps à garder le silence et à n’entendre que les bruits ambiants. Non, je n’avais pas changé d’avis à propos des grounders. Je continuais sur mes gardes, lorsque je me trouvais en leur présence, ne sachant pas quelles étaient leurs réelles intentions. Cependant, à chacun d’entre eux, je ne pus que me montrer surprise par leurs gestes. Aucun d’entre eux ne me fis du mal, aucun d’essaya de m’attaquer, où même de me menacer. Ils … ils respectaient vraiment le traité, chose étrange, surtout quand on se remémorait les premières attaques que l’on subit, en arrivant sur Terre. Un milieu supposément inhabité, vide et prêt à nous accueillir. Des foutaises, exactement comme lors de notre expulsion du vaisseau. Des gens qui s’y opposaient, vraiment? Ils étaient passés où, quand on entama notre descente vers la terre ferme? Personne ne s’est manifesté. Ce n’est qu’après coup, quand tout le monde débarqua, qu’on dit être ‘soulagés’ de nous voir en vie. Piétinée trop souvent pour me faire avoir une énième fois. Ma confiance, je ne l’accorde plus aussi facilement. Ceci était valide pour tous et toutes, y compris Chris, car je ne lui avais toujours pas pardonné le fait qu’il alla en parler à Devos derrière mon dos. « Ah, je vois. T’en connais, des infos sur les tribus. En tout cas, si les gens de votre campement cherchent à en savoir plus, ils n’ont qu’à te poser des questions. » Tant mieux, si dans son envie de trouver sa place par ici et de bien s’entendre avec les Terriens, il essaie d’en apprendre plus sur eux. Un savoir respectueux, quoique je ne m’imaginais pas un jour en arriver à ce point.

Voilà, mes appréhensions prenaient forme. Il en venait à subtilement m’interroger, après que j’aie si bêtement dit avoir des problèmes. Nouveaux? Je ne dirais pas. Ils sont plutôt une suite logique. La routine qui ne venait qu’à en prendre un sale coup, surtout après la conversation tendue entre moi et les deux hommes. Je ne voulais pas entrer dans les détails, mais utilisa par instinct le ton auquel je faisais appel constamment. Froide, voulant trancher la conversation, question de ne pas revenir là-dessus. Sa réaction ne m’étonna guère, quoique je ne m’attendais pas à ce qu’il tienne la promesse qu’il me fit ce jour-là, dans la cuisine. Chris ne donna pas suite à la discussion, son visage inexpressif s’apparentant presque à une statue. Bien que soulagée de ne pas avoir à expliquer plus, une certaine partie de moi comprit, à ce moment précis, ce que Chris et Devos voulurent dire, lorsqu’ils critiquèrent mon choix de me distancer de tous afin qu’ils me laissent en paix. En continuant sur cette route, je n’aurais que ça. On ne me dira plus rien, je serais réellement obligée de garder le silence. Je sentis mon cœur se serrer un peu, puis je baissais mon regard vers le sol. Même si je continuais à voir cette distance comme mon seul vrai choix, ce n’est pas pour autant que je me sentais heureuse ainsi. Et si, le jour où tout ira mal, on ne s’aperçoive de rien? Un scénario plus que possible mais également très peu rassurant.

« Oui, c’est vrai, il est encore haut dans le ciel, donc autant profiter de la lumière et avancer. » Encore une fois, neutralité totale. Tant mieux, si on continuait de bouger. Je pouvais en oublier mes craintes pour lorsqu’on devra réellement faire une pause. Le mieux, pour l’instant, c’est d’en revenir toujours au but de cette expédition. Les plantes, l’aide incalculable qu’elles auraient. Je me croisais les doigts, afin que je puisse les cultiver pas loin du campement, par la suite, afin d’éviter ce genre de voyages interminables. Toc. Toc. Du devant de mon pied, je cognais contre une roche minuscule, laissant échapper par petit laps de temps la rage et la frustration que je ressentais à mon propre égard. « Tout ce qui compte, c’est que ces plantes aident quelqu’un. Ou sauvent quelqu’un. » Pour éviter que d’autres se retrouvent dans un état semblable au mien. Je ferais mon possible et mon impossible, afin que les autres, les gens des deux campements, puissent être … unis. Parce que … parce que c’est ce que Robb aurait voulu. Je sais que tout au fond, peu importe sa nature ou sa personnalité, il aurait été heureux de voir les deux campements ne faire qu’un, et refléter ainsi le passé, quand les choses semblaient plus simples. Que dirait-il, dans ce cas, de me voir ainsi? Oh, rien que de pouvoir l’entendre une dernière fois, ça me permettrait de tourner la page, une fois pour toutes. Impossible, malheureusement. Difficile pour moi que de sentir ma gorge se serrer, comme à l’habitude. Une manie que j’avais adopté, depuis que j’avais repoussé Chris et Devos, c’était d’écrire dans mon calepin. Dans les toutes dernières pages, il y avait des lettres rédigées, une façon que j’avais de communiquer avec mon frère. Même en sachant que je n’aurais aucune réponse, il me fallait verbaliser mes émotions. Je griffonnais donc quelques phrases, exprimant ce que je venais de penser, la faible possibilité que je puisse clore ce chapitre de ma vie, mais seulement s’il me le permettait un jour, si, de là-haut sur son nuage, il ne penserait pas qu’en faisant ça, je viendrais à tourner la page et l’oublier, au gré du temps. Oh, ne vous détrompez pas. Vu la contradiction de mes pensées, la mini-Miller d’antan était tentée de prendre la main de Chris, qui continuait de marcher devant moi. Mais je me restreignais, ne voulait pas encore me jeter dans une mer de souffrances alors que je venais à peine d’atteindre ce précipice, hésitante à y plonger.
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« In need of fresh air, and new adventures. »
J'adorais en savoir plus sur eux, les trouvant fascinants. Et j'adorais en plus avoir de nouvelles informations sur eux, en découvrir plus sur leur culture ou découvrir seulement maintenant qu'il y avait encore d'autres tribus que je ne savais pas qu'elles existaient. « Ah, je vois. T’en connais, des infos sur les tribus. En tout cas, si les gens de votre campement cherchent à en savoir plus, ils n’ont qu’à te poser des questions. » « Je suis pas la science infuse Rach'. » Nouveau surnom parce que celui de mini-miller était relégué aux cachots, tentant de faire des efforts et venant au final plutôt facilement. Certes celui mini-miller était mieux, cela ne faisait aucun doute. Bien plus croustillant, ayant le don de la faire tourner au bourrique telle qu'elle en était venue à me demander de cesser avec ce surnom, n'étant plus un enfant. Le bon temps où je n'avais aucune honte à lui envoyer des piques ou m'assurer qu'elle cesse d'être dans nos pattes. Mais les temps avaient changé. Cependant, il ne restait pas moins que je ne considérais pas comme un point de sciences infuses. Ce n'était pas non plus comme si ceux du campement venaient me voir pour obtenir des informations sur les grounders, personne ne le faisait. N'ayant pas planté non plus un écriteau devant ma porte pour indiquer que j'avais tenté de me renseigner sur le sujet. Certes je n'allais certainement pas lui avouer toute la vérité, ne voulant pas non plus que l'idée qu'elle venait de bâtir pâtisse complètement. Mais il ne restait pas moins que ce n'était pas ainsi. Prenant toutefois un ton nonchalant alors que je reprenais la parole comme si le sujet était moins sérieux, comme si je n'étais pas en train d'arrondir les angles à ma manière. « Je ne sais pas tout mais je suis juste curieux. » Les trouvant oui fascinant. Ce qui n'avait pas besoin d'être dit à voix haute alors qu'elle pouvait facilement deviner où je voulais en venir. Elle connaissait mon point de vue sur la question, sachant que j'étais moins fermé qu'elle à leur rencontre, au contraire que curieux. Chaque rencontre n'avait pas forcément été teinté que de notes positives, certaines rencontres n'avaient pas permis la création d'une réelle conversation avec comme problème le défaut supplémentaire de la langue mais d'autres si. Chacun devant trouver des passe-temps sans aucun doute, de nouveaux centres d'intérêts. Il serait faux de dire que les terriens, et l'apprentissage de nouvelles techniques de combat à leurs côtés n'en faisait pas partie.

Sujet de conversation qui dérivait légèrement alors que je ne pouvais que l'inciter à avancer plus longtemps. Il fallait profiter du soleil tant qu'il était possible, de la lumière avant tout. « Oui, c’est vrai, il est encore haut dans le ciel, donc autant profiter de la lumière et avancer. » Le silence qui se constituait de nouveau qu'interrompu par quelques phrases, et les mots de Rachel qui laissaient exprimer la frustration. « Tout ce qui compte, c’est que ces plantes aident quelqu’un. Ou sauvent quelqu’un. » Mon regard qui se posait brièvement sur elle. Sauver quelqu'un. Me demandant aussitôt si quelqu'un était blessé à leur campement mais en vue de la force qu'elle avait mise pour envoyer en l'air ce cailloux, il semblait plus qu'elle était en colère contre elle-même. Comme si elle ne parlait pas tant de sauver quelqu'un d'autre qu'elle même. De nouvelles questions qui surgissaient dans mon esprit bien que c'était de nouveau d'un ton neutre que je reprenais la parole. « Elles aideront quelqu'un cela ne fait aucun doute. » Il y avait toujours ces non-dits et pourtant des mots qui étaient prononcés d'un ton neutre comme si la conversation était banale. On savait tous deux que ce n'était pas le cas alors que nous nous contentions de tracer un cercle autour du réel sujet tu. Préférant ne pas replonger dedans et rester sur le chemin dessiné, indiqué alors que je ne pouvais que de nouveau me plonger dans le silence. Un silence face auquel où il n'y avait pas besoin forcément de mots. Un silence que j'espérai serait suffisant pour qu'elle retrouve cette stabilité ou ce fil rouge qu'elle recherchait. N'étant pas comme si je pouvais lui demander réellement ce qu'elle voulait dire par là. Ou plutôt je le pouvais mais je ne le voulais pas, respectant son choix. Abandonnant tantôt l'idée de rester un contact physique avec elle ne serait-ce que de poser une main sur son bras pour lui montrer que j'étais là alors qu'elle avait décidé de marcher seule. Elle avait décidé de marcher seule dans les ténèbres. Et plutôt que tenter de continuer d'être cette présence rassurante, une part de mon ego ne me poussait qu'à vouloir la laisser seul comme elle avait décidé, refusant ainsi mon aide. Ce qui m'avait peut être plus atteint que je n'aurai voulu l'admettre alors que je restais piqué au vif qu'elle est décidé de se détourner, qu'elle ait décidé de marcher seule. Peut être qu'une part plus sombre de moi voulait autant qu'elle s'en morde les doigts quitte à savoir.
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