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˜˜˜˜˜˜taking it one step at a time ⊰ rachris
maybe life should be about more than just surviving

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07/05/2018 Dumbass*Angel non 138 Chloe Bennet Minibouh (avatar), ASTRA (signature) cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine 130




taking it one step at a time
rachris

« In need of fresh air, and new adventures. »
Je leur en voulais toujours, à Chris et Devos, de s’être ainsi imposé, dans ma cuisine. Je ne leur avais rien demandé, pourtant, et je n’avais sûrement pas démontré un quelconque besoin d’aide. Je me débrouillais seule, chose que je dû apprendre à faire dès la mort de Robb. Compter sur les autres, de façon répétitive ne me semblait pas convenable, à l’époque, et mon avis n’avais pas changé depuis. Me plaindre en ennuierait plus d’un, et sincèrement, cela ne m’apportait rien, que de devoir vivre un deuil, de le porter ainsi pendant un si long moment. De plus, en restant dans cet état, si fragile et si peu capable de voir la vie sous un œil positif, eh bien, ça n’aiderait en rien la progression du campement. Pleurer constamment et avoir le cœur lourd ne feraient que rabaisser le moral de tout le monde. Si j’étais pour rester coincer dans le passé, à devoir revivre des souvenirs qui se faisaient éphémères, je ne voulais pas que les autres s’en soucient, se voient affecter par mes troubles. Ils avaient des trucs à faire, pouvaient encore y voir clair, sentir une certaine affection pour cette planète qui me semblait, quant à moi, inhospitalière.

Un mois, donc, depuis cette intervention impromptue qui me laissa d’autant plus aigrie, surtout envers Chris. Je ne lui avais pas donné le droit de parler de mes problèmes à d’autres. Pourquoi diable pensa-t-il bon d’en discuter avec Devos? Était-ce son idée, que de rassembler ce duo et qu’ils viennent me déranger, pendant que je travaillais?  Oh, je lui en voulais plus qu’il ne pouvait se l’imaginer. Les semaines suivant cette discussion, je les évitais, tous les deux, et ne prononçant pas un seul mot lorsque Chris venait me voir. Il comprendrait au combien c’était faux d’être débarqué à l’improviste et me forcer à avouer ce qui n’allait pas. Tant pis, s’il n’aimait pas ce genre de réaction; il l’avait cherché. Lui tenir tête, c’est ce que je faisais de mieux, et j’aurais pu le faire encore des mois et des mois. Malheureusement, en cette matinée fraîche, je me retrouvais en route vers le campement de l’Odyssée. C’était à contre-cœur que j’allais le voir, mais ce n’est pas comme si j’avais vraiment d’autre choix. Il y avait des plantes indispensables qui nous faisaient défaut, afin de soulager douleurs et inflammations. Le seul hic, c’est que pour les trouver, il me faudrait parcourir du terrain, jusqu’à je puisse trouver des montagnes, un endroit en hauteur où ces trois plantes poussaient. Croyez-moi, je proposais à maintes reprises d’y aller seule, que je saurais me débrouiller sans l’aide de qui que ce soit. On me tint tête, on me dit que je ne pourrais partir en excursion que lorsque je serais accompagnée d’une autre personne et que celle-ci serait plus acclimatée aux dangers qu’on pourrait potentiellement rencontrer. On me proposa quelques noms, mais celui qui revint le plus souvent fut celui de Chris. Pas étonnant, en sachant que plusieurs Cents aperçurent le garde-manger se vider peu après que lui et Devos débarquèrent à l’intérieur.

Secouant la tête, je ne voulais pas me remémorer cet évènement-là. J’avais déjà assez de haine comme ça, lui sauter dessus aurait été la prochaine étape, si je ne me calmais pas. Ainsi, je respirais un grand coup avant d’entreprendre les derniers pas me séparant de chez lui. Hésitante, j’étais tenté de simplement feindre le fait de cogner, avant de partir, prendre la route et simplement ne pas lui en glisser un mot. Le problème, c’est qu’on se serait inquiété, par la suite. Lorsque Chris reviendrait faire le tour du campement, en mon absence, on comprendrait tous que j’avais menti. J’imagine sa réaction et de ce qu’il me dirait. Il me ferait probablement la morale, comme à l’habitude. Et comme je ne voulais pas l’entendre répéter les mêmes choses qu’il me dit, la dernière fois, je préférais nettement prendre les devant et cogner, avant d’entrevoir la porte s’ouvrir. « J’dois partir en montagne, chercher des plantes. On ne me laisse pas partir sans être accompagnée, alors j’te demande d’y aller avec moi. Mais c’est tout ce qu’on fera. Marcher, manger, dormir et cueillir les plantes. C’est tout. Je n’ai pas besoin d’entendre quoi que ce soit d’autre. » Je me croisais les bras, le fusillait du regard, avant de tourner le dos et m’accoter sur un arbre. « Tu viens? » Aucun sourire, je ne prenais même pas la peine de le regarder. Je voulais simplement en finir, avec cette excursion, et revenir au campement, le tout sans embrouilles.
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01/11/2015 Glacy Ezra 2319 Brett Dalton Murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 173
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rachris

« In need of fresh air, and new adventures. »
Des coups qui étaient cognés contre la porte. N'attendant pas de visite particulière aujourd'hui. Une porte vers laquelle je me dirigeais non moins. Ne tardant pas à l'ouvrir. Une silhouette familière qui m'attendait sur le seuil. Sans aucun doute que la première question qui me traversa l'esprit fut de savoir ce qu'elle faisait là. Ne m'attendant pas à la voir. Ne m'attendant pas à la voir ici encore plus, au sein de notre campement ou devant ma porte. Enfin cela était restée une possibilité. Mais dans cette possibilité, si elle serait venue là, cela n'aurait été que pour me crier dessus. Ce qui semblait aller être le cas vu son visage fermé. Ce à quoi je m'attendait surtout. Mais ce qui ne fut pas tout à fait le cas. « J’dois partir en montagne, chercher des plantes. [...]  Je n’ai pas besoin d’entendre quoi que ce soit d’autre. » Elle parlait si rapidement que pour un autre il aurait pu être difficile de la suivre. Son visage fermé tout au long de la conversation et son regard qui lançait des étincelles. Pas ces étincelles de malice, non. Son regard qui donnait plus l'impression qu'elle aurait aimé me tuer. Ce qui pouvait être le cas. A ses yeux je l'avais trahi. J'avais informé Devos de cet épisode qu'elle traversait, ayant besoin de me convier. Mais n'ayant pas seulement conversé avec ce dernier alors que j'étais venu à la trouver à son campement. Ou plutôt un mois auparavant j'étais venu la prendre en embuscade dans sa cuisine. Toute retraite coupée. Elle n'aurait pas pu s'enfuir alors que je bloquais le passage. Une conversation auquel elle n'avait pas pu échapper. Une conversation dont elle n'avait pas apprécié la tournure. Si je m'étais senti légèrement coupable, il ne restait pas moins qu'à mes yeux je faisais cela pour son bien. La jolie brune qui avait besoin de se bouger. Ne comptant pas la voir se transformer en zombie. Néanmoins si je m'étais attendu à ce qu'elle m'incendie, je n'en venais pas moins à noter chaque détail qu'elle me disait. Me focalisant sur les mots qu'elle prononçait dès lors que je comprenais qu'elle n'était pas tout à fait là pour me crier dessus. Ce qui ne voulait pas dire qu'elle n'était pas encore en colère. Mais elle avait besoin de moi. Une expédition en direction des montagnes qu'elle souhaitait comme débutant maintenant.

N'attendant pas ma réaction alors qu'aussitôt elle se détournait pour s'accoter sur un arbre. Déjà prête à partir. Ce que je n'étais pas. « Tu viens? » Ce que je n'étais pas encore prêt à faire. Ne sautant pas aussitôt sur l'opportunité qu'elle m'offrait pour accourir. Ne me sautant pas sur cette opportunité qui s'offrait et qui nous permettrait peut être d'enterrer la hache de guerre. Ne me sautant pas sur l'opportunité alors que la part rationnelle de mon cerveau était à l'oeuvre. Un ton neutre qui tranchait autant avec le sien alors que je prenais la parole. « Non. » Une réponse négative qu'elle ne verrait sans doute pas venir. Si elle avait fait le déplacement, ayant finalement accepté l'idée dans sa tête de me choisir comme compagnon de voyage, il ne restait pas moins que je n'étais pas libre comme elle. Si elle avait fait son choix et accepté de venir ici, jusqu'à mon campement, pour me chercher et partir en expédition plutôt qu'avec un autre cent, il ne restait pas moins que je n'étais pas aussi ouvert à l'idée qu'elle. Ne pouvant pas simplement sauter sur l'opportunité et m'échapper du campement à l'improviste. Car, c'était ce qui se passait. Cette expédition était totalement improvisée. Comme si elle s'attendait à ce que j'abandonne mon poste aussitôt. Ce que j'aurai fait avant. Ce qui avait été pour dire déjà le cas mais qui ne fut pas le cas cette fois. Et si je m'attendais à ce qu'elle saute ores et déjà à certaines conclusions particulières, je ne tardais pas à reprendre la parole. « Je ne peux pas partir comme cela à l'improviste. Je suis de fonction aujourd'hui. Et une expédition cela se prépare. » Une autre raison à mon refus. Ne pensant pas qu'elle ait préparé son expédition. Il y avait des questions auquel je devais avoir des réponses. Voulant des réponses autant que je ne comptais pas la laisser partir comme cela. Ce qu'elle ferait sans doute tant elle était bornée. « Si je viens avec toi je dois parler à mes supérieurs, voir si c'est possible. Et je veux savoir dans quoi je m'engage. » Les données qui étaient trop floues. C'était facile de dire qu'on allait chercher une plante dans les montagnes. C'était facile de dire qu'on y allait et qu'on revenait mais je n'avais jamais été jusqu'à là-bas. Elle non plus n'y avait jamais été. Une zone inconnue. Me demandant si elle savait même où chercher ses plantes. Comme si les plantes qu'elle recherchait ne pouvaient pas pousser plus près de son campement. Me demandant si elle savait à quoi ressembler la plante qu'elle recherchait. Me demandant si elle avait pris des cartes, si elle s'était préparée un tant soit peu. Ne pensant pas qu'elle était stupide mais je ne comptais pas non plus la suivre aveuglement. M'étant dit que je la protégerai pas que je la suivrai si elle faisait des bêtises. Bien que souvent je me retrouvais moi-même dans ces situations qu'on préférerait éviter. « Est-ce que tu sais à quoi ressemble les plantes que tu recherches ? Est-ce que tu sais où on peut les trouver précisément ? Ce n'est pas comme si on peut se permettre de vadrouiller au hasard. Est-ce que tu penses savoir combien de temps va durer cette expédition ? Est-ce que tu t'es préparée pour y aller ? » Elle parler d'aller en direction des montagnes non d'aller en direction de la plage. Et si elle m'avait dit auparavant que je devrais cesser de la surnommer mini-miller, de la voir comme une enfant, là était aussi donné sa chance pour me prouver que je ne devrais plus le faire.
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Personne ne peut imaginer au combien ce fut un coup dur sur mon ego que de devoir venir le voir afin de lui demander de m’accompagner dans les montagnes. Ça donnerait beaucoup trop de temps, entre nous, afin de discuter. Même si je me promettais de ne rien dire, de ne répondre que lorsqu’il le faut et seulement pour des questions en lien avec l’expédition, je savais pertinemment qu’on en reviendra à la confrontation au garde-manger. Comme s’ils croyaient sincèrement que ça aidera, alors qu’en fait, ça ne mit que plus d’huile sur le feu. Si j’avais déjà envie de me défaire de certains liens d’amitié, cela ne fit que se désagréger. Pas très amicale, voir presque enragée, je ne prétendais plus être autre chose que distante. Cette fois, les gens remarqueraient, au diable les façades et les faux sourires. Que pourraient-ils faire, de toute façon? Ce n’est pas comme si Devos ou Chris avait un quelconque moyen de faire ressortir ce que je ne possédais plus. L’étincelle de vie s’éteignit, je ne vivais que pour la routine, les gestes qui me rassuraient dans toute leur familiarité. Étrange, n’est-ce pas, que dans toute cette descente, je propose de partir à la recherche des plantes moins communes à la flore locale? C’est vrai, quelqu’un dans mon état ne devrait pas se balader comme ça. Cependant, je ne pus que prouver mon point, démontrer au combien les autres étaient occupés et qu’ils avaient bien assez de cuisiniers pour se débrouiller sans moi pendant un court laps de temps. Des refus se firent entendre, mais en fin de compte, on me le permit, avec une seule et simple condition; trouver un compagnon de voyage. Pourquoi chercher à me pousser dans la bonne direction alors que je n’en sentais pas le besoin? Aucun argument ne sut convaincre, ce qui explique ma présence ici.

Très brève dans mes explications, car je ne voulais pas rallonger le temps que je passais à lui parler. Puis, sans attendre sa réponse, je m’éloignais, déjà prête à entreprendre la route vers … vers l’inconnu, en fait. Je crus qu’il accepterait, vu qu’il adorait ce genre d’expéditions, en temps normal. Quelle ne fut pas ma surprise en entendant son refus. Non? Pardon? Il venait de dire non? Avais-je vraiment fait tout ce chemin pour rien? Ah non, tout mais pas ça. Peu importe quelle excuse il me sortirait, je ne retournerais pas au campement des Cents. Même si on me l’a fortement déconseillé, je partirais seule. Tant pis! Qu’il aille vaquer à ses occupations, et je m’occuperais de ce qui me regarde. « C’est ça, c’est ça. Va faire c’que t’as à faire. » Qu’il parte monter la garde, je m’en fichais. Au moins, j’aurais essayé, on ne pourrait pas m’accuser de ne pas être venue le voir. Je lui avais proposé, il a dit non, et maintenant, bah j’me retrouver à y aller en solo. C’est simple. « Va les voir, alors. J’attendrais, c’pas comme si j’ai quoi que ce soit à faire, de toute façon. » Je haussais les épaules, démontrant ainsi que je ne me souciais guère des conversations qu’il aurait avec ses supérieurs. Qu’il fasse ce dont il juge important, tant que je ne vois pas ces énergumènes. Plus je me tiendrais loin des membres élites de l’Odyssée, mieux ce serait. Autrement, je risquerais de provoquer plus de friction. « Tu t’engages à rien si c’est trop soudain pour toi. J’me débrouillerais autrement. » Je ne voulais pas le forcer à faire quoi que ce soit. N’est-ce pas plus poli que de débarquer et le forcer à faire ce qui ne lui plaît pas? Oui, je suis sûre que c’est le cas. Mais je n’élaborais pas sur ce sujet, la conversation encore bien trop récente, et les phrase des deux hommes repassant parfois en boucle dans ma tête. Sérieusement, ils croyaient quoi, me sauver la vie? Il n’y avait rien à sauver! Je m’étais remise sur pied de la seule façon que je connaissais. N’était-ce pas suffisant?

« J’savais pas qu’il me fallait subir un questionnaire complet. C’quoi, un examen peut-être? » Je me croisais les bras, ne parlant pas pendant les quelques premières minutes. Serait-ce mieux que de feindre ne pas tout savoir, le laisser me dire que ce serait mieux de revenir préparer et me conseiller de partir, afin de trouver le bon moment pour m’éclipser? Un plan que je me réservais, advenant un entêtement de sa part. « Oui, je sais à quoi ressemblent les plantes que je recherche. Tu me prends pour qui? J’passe mes journées à prendre des notes et à dessiner les plantes que je vois et dont je me souviens, des manuels qu’on avait sur l’Odyssée. On les trouve entre l’étage collinéen et montagnard, donc on n’as pas besoin de monter trop haut. » Vadrouiller au hasard, vraiment? Il croyait quoi, que ça m’enchantait, à l’idée de devoir passer beaucoup de temps, en dehors du campement, en terrain inconnu? « Ça nous prendra plusieurs jours, autant y aller que revenir. J’ai apporté de quoi survivre pour au moins une semaine, et vu qu’on sera en pleine forêt, il nous sera possible de trouver de quoi manger en chemin, si jamais on manque de quoi. » J’avais la nette impression que peu importe mes explications, il trouverait toujours un bémol, quelque chose qui manque à l’appel. « Mais si t’as des trucs plus importants, j’te laisse. L’expédition peut attendre. » Ça puait le mensonge, et j’étais sûre que Chris le sentirait dès le début. Cependant, je n’avais rien à perdre, et ce n’est pas comme si j’étais dans le bon campement. Il ne pouvait me donner des ordres, vu que de toute façon, aucun Odysséen n’était mon supérieur. Les seuls étant capable d’assumer ce rôle se trouvaient à l’autre campement.
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Je le savais. Je le savais que cela n’allait pas le faire, qu’elle allait insister. Je le voyais sur son visage autant que j’avais pu voir que non elle ne s’était pas attendue à cette réaction. Sans doute qu’un à un moment j’aurai été comme elle, n’ayant pas pensé que cela aurait été possible. Mais il ne restait pas moins que si. Une expédition qui à mes yeux ne pouvait pas s’improviser en un éclat de secondes. Enfin si cela se pouvait, mais il ne restait pas moins qu’elle parlait dans les montagnes ou tout comme. Un périple qui ne se ferait pas en quelques heures alors qu’il ne s’agissait pas simplement de se rendre à un autre campement, ou d’aller prendre le thé. Un voyage qui durerait plusieurs jours, qui signifierait qu’il fallait camper. En soit tout ces détails n’étaient pas réellement un problème, pas même la météo était un problème. Si cela aurait été l’hiver, cela aurait été une autre histoire. Si nous nous serions retrouvés piégés dans les marécages, ou en train de devoir affronter la neige, cela aurait été une autre histoire. Mais là non. Les conditions météorologiques étaient adéquates. Il n’y avait rien à redire et pourtant c’était comme si je trainais des pieds. C’était le cas pour la première fois, je paraissais réellement réfractaire. Pour une première fois je ne m’élançais pas en courant et ne sauter pas sur sa proposition pour m’échapper du campement et découvrir de nouveaux paysages. Pour une fois, j’avançais de nouveaux arguments. Pour une fois, je faisais valoir encore plus soudainement que je ne pouvais pas m’échapper ainsi. Ce qui était vrai. Le fait qu’il m’était impossible d’improviser aussi pour une fois l’était. Autant que le fait que je ne voulais pas me lancer à l’aveugle pour une fois. Pourtant ce n’était pas comme si j’avais trouvé un soupçon de raison. Ce n’était pas comme si j’étais soudainement devenu sage. Non, c’était différent. Cela sonnait différent depuis que nous avions fait irruption avec Devos à son campement, pour la prendre en embuscade. Cela sonnait différent et je doutais que ce soit juste une impression. Bien entendu il y avait le fait qu’elle paraissait en colère, qu’il y avait ce petit fossé qui se creusait. Une impression. Peut être que c’était juste une impression mais il ne restait pas moins que quoiqu’il en soit j’étais en effet plus renfermé, distant. Non pas que je voulais pas rattraper le temps ou m’assurer d’enterrer la hache de guerre mais je restais tantôt un peu sceptique. Sceptique alors que je voulais être certain que je savais qu’elle faisait, qu’elle savait où elle allait mais aussi préoccupé alors que je savais que j’avais des comptes à rendre.

Et aussitôt elle se braquait. « C’est ça, c’est ça. Va faire c’que t’as à faire. » Levant les yeux au ciel alors qu’il fallait aussitôt qu’elle réagisse ainsi. Sachant qu’elle n’allait pas en démordre. Mais il ne restait pas moins que j’allais devoir en parler, que si je venais avec elle, j’allais devoir consulter mes supérieurs et savoir si tout était possible. « Va les voir, alors. J’attendrais, c’pas comme si j’ai quoi que ce soit à faire, de toute façon. » Et de nouveau elle m’irritait. Manquant de pousser un soupir parce que je savais qu’il ne servirait à rien de rester camper sur mes positions. Elle était aussi bornée que moi, même certainement plus. Autant que je doutais qu’elle n’allait pas en démordre aussitôt. « Tu sais que tu risques d’attendre ? » Ce n’était pas pour enfoncer le clou encore plus mais il ne restait pas moins que c’était un fait. Si je ne trouvais pas mes supérieurs, cela allait devoir l’attendre. Le gite qui restait ouvert néanmoins comme la dernière fois malgré ces petits détails. Elle avait déjà dormi au campement une fois malgré ses réticences. Préférable à partir de nuit, bien qu’à cet instant il faisait encore chaud et beau. « Tu t’engages à rien si c’est trop soudain pour toi. J’me débrouillerais autrement. » « Tu sais que c’est pas ce que je veux dire. » Elle le savait. Je le savais aussi au final. Peu importe si j’allais freiner des pieds, il ne restait pas moins qu’à la fin j’allais dire oui. Ne comptant pas la laisser se mettre dans plus de problèmes. Sachant très bien que je continuerai de faire ce qu’il fallait bien que la situation était un peu plus compliquée cette fois-ci. Mais des questions que je lui posais non moins alors même qu’elle prenait la mouche. « J’savais pas qu’il me fallait subir un questionnaire complet. C’quoi, un examen peut-être? » « Excuse moi de vouloir savoir dans quoi je mets les pieds. » Une note sarcastique perceptible. Ne pouvant déserter ainsi. Et si j’avais toujours réussi à venir la voir, sortir en dehors, il ne restait pas moins qu’il était préférable d’avoir un plan. Espérant sans doute autant que Skylar serait disponible alors qu’avec ce dernier le courant passait plus facilement. Un choix qui était à vrai dire fait dans le fond bien que je minaudais, tentant de chercher à en savoir plus. Voyant autant à son visage que le plan n’était peut être pas aussi précis qu’elle le prétendait. « Mais si t’as des trucs plus importants, j’te laisse. L’expédition peut attendre. » « Pas besoin du drama Rach… » Nouveau surnom que je tentais au passage. La décision qui ne me revenait pas entièrement au final. « Je vais voir ce que je peux faire, si je peux me libérer. Ce serait dommage que tu te fasses dévorer par des bêtes sauvages. » Un regard que je lui lançais avant de m’éclipser la seconde d’après. Ne sachant pas combien de temps cela prendrait. Il ne me restait qu’à voir ce qui me serait dit.
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Bah non, je ne m’attendais pas à une réponse négative de sa part. Il me proposa à maintes reprises de venir le voir, si le cœur m’en disait, et m’avait même forcée à dormir au gîte, le temps d’une nuit. Il était un aventurier, bonté divine, alors pourquoi refusait-il de partir avec moi à la montagne? Oui, je l’avoue, le fait de lui spécifier que je réserverais mon discours à un strict minimum n’a pas dû lui plaire. Il s’imagine probablement un long trajet, auprès d’un véritable bloc de glace. À sa place, c’est sûr que j’hésiterais. Au combien n’est-il pas mieux d’avoir un ami ou un proche à ses côtés, plutôt que quelqu’un de mon humeur si maussade? Ce n’est cependant pas pour autant que je lui pardonne d’avoir piétiner sur mon secret. Je lui avais parlé du fond du cœur, avait exposé ce qui n’allait pas tout en lui suppliant de me laisser vivre à ma façon et de ne pas mêler les autres à tout ça. Une vie privée, c’est tout ce que je demandais. Je ne voulais pas soudainement devenir le sujet d’inquiétude du campement ou leur faire perdre le sens des priorités. Le bien du groupe qui devait impérativement passer par-dessus celui d’un individu. Et puis ce n’est pas comme si j’avais cessé de cuisiner. Il y avait toujours des rations, je m’occupais encore des légumes et de la viande, quand on venait déposer le gibier au garde-manger. Je travaillais, j’aidais … n’était-ce donc pas assez? Quoique mon mental en prenne des coups, ce n’est pas comme si je ne savais pas quoi faire. Un guide à suivre, à chaque jour, sans me dévier de cet horaire, à part quand on me le demandait.

À bien y penser, peut-être était-ce exactement ce pourquoi Chris n’accepta pas immédiatement. Il devait se présenter à son poste selon des heures bien définies, ce qui ne lui permettait pas de décider tout bonnement de partir en expédition, plutôt qu’au boulot. Oh, je devrais certainement lui indiquer que je comprenais son point de vue. Néanmoins, je préférais répondre exactement comme à mon habitude, ce qui eut pour effet de l’irrité un peu. Il leva les yeux au ciel, en m’entendant lui dire d’aller faire ce qu’il doit, non sans y aller d’un ton mécontent. J’en rajoutais, à cette dose de répliques méprisantes, me méritant un soupir, avant qu’il ne vienne m’indiquer le temps que ça pourrait prendre. « Si j’vois qu’il se fait tard, j’aurais juste à faire demi-tour. » Tout, tout était mieux que de rester ici pour une autre soirée. Je m’en souviens encore de la dernière fois, lorsque j’ai dormi dans le gîte. Le lendemain matin, en voulant m’éclipser en douce, je croisais le chemin de Jude, ce qui me valut encore plus de questions, cette fois relatives à ma santé. Non mais franchement, on aurait dit qu’ils s’étaient tous passés le mot. Est-ce qu’il y en avait d’autres, cachés dans le coin? Cela ne m’étonnerait presque pas. « J’sais parfaitement ce que tu veux dire. Puis si tes supérieurs disent non, bah y’aura rien à faire, sinon de repartir. » Je voulais que les choses restent claires; je n’élirais pas domicile ici une fois de plus. Si on lui refusait cette demande, je lui dirais simplement de venir me voir, lorsqu’on lui aurait donner des ordres différents, un point, c’est tout.

Pas nécessairement très honnête, à vrai dire, alors que je pariais encore sur la promesse qu’il fit à mon frère pour me rassurer sur une réponse positive vis-à-vis cette expédition. Pire qu’une gamine, n’utilisant cela qu’aux moments opportuns, ne pensant pas au reste. Une promesse telle que celle-là, ce ne pouvait pas être qu’un simple outil pour forcer Chris à me suivre dans de tels délires. Même si je ne voyais pas nécessairement son intervention d’il y a un mois utile, il s’agissait quand même d’une autre façon qu’il avait de tenir parole de te garder un œil sur moi. Bordel! Robb aurait certainement dû penser, avant de lui demander une telle chose. « Ouais, bah … bah je ne t’ai jamais dit que t’étais forcé de venir. Donc si tu ne veux ou ne peux pas, dis-le-moi. J’ai un peu d’infos, et pour le reste, ça ira selon le déroulement du voyage. Ça ne te plaît pas? Tant pis, j’ai rien d’autre. » Réaction assez vive, face à son sarcasme. Je me doutais bien qu’en fin de compte, il débarquerait avec un plan mille fois mieux, et je devrais le suivre sans poser de question, parce qu’il brandirait l’excuse parfaite, comme à l’habitude. « C’est ça oui, du drama. Non mais pour qui tu me prends? » Il était mal placé pour me parler de ça, alors que son arrivée avec Devos en cuisine était du drama pur et dur. Petite note positive, il cessait de prononcer le surnom d’autrefois. « C’est ça, bonne chance. » Il me lança un dernier regard avant de s’éclipser. Je ne pus m’empêcher d’en rajouter, pendant qu’il s’éloignait. « Ce ne sont pas des bêtes sauvages qui m’éloigneront de ces plantes. » Bien vite, je le dis disparaître, au loin, et me permit de m’assoir, reposant ma tête contre l’arbre, mes yeux ne fixant ni le sol ni le ciel. Je regardais simplement l’herbe qui bougeait, non loin.
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Elle n'en faisait qu'à sa tête. Une note dramatique ou théâtre. Obstinée à partir en expédition. Et tout aussi agaçante. Enfin agaçante, elle me semblait l'être plus précisément en ce moment. Pourtant je savais que j'allais demander à mes supérieurs si c'était possible. Ne pouvant pas simplement la laisser partir ainsi. Ne pouvant pas simplement la laisser prendre seule le chemin des montagnes, et emprunter des sentiers plus rocailleux. Pourtant ce n'était d'elle, ni de moi que dépendait cette décision si ce n'était mes supérieurs. Il n'était pas dit qu'ils seraient disponibles, que la réponse serait oui. Ce que je lui faisais valoir autant que je lui précisais qu'il était fort probable qu'elle soit obligée d'attendre. Cela ne faisait aucun doute. « J’sais parfaitement ce que tu veux dire. Puis si tes supérieurs disent non, bah y’aura rien à faire, sinon de repartir. » Lui adressant un regard, au moins elle était fixée. Au moins elle savait ce qui l'attendait parfaitement.

« Ouais, bah … bah je ne t’ai jamais dit que t’étais forcé de venir. Donc si tu ne veux ou ne peux pas, dis-le-moi. J’ai un peu d’infos, et pour le reste, ça ira selon le déroulement du voyage. Ça ne te plaît pas? Tant pis, j’ai rien d’autre. » « Je n'ai pas dit que je voulais venir non plus. » Toujours devoir arguer et argumenter en sa compagnie. Charmant. Ce n'était pas que je ne voulais pas venir, pas tout à fait. Plus qu'elle n'était pas aujourd'hui sur ma liste de priorité. Semblant nonchalant ou comme si cela m'importait peu alors que j'évitais simplement la question tandis qu'elle s'agaçait face à mes commentaires. « C’est ça oui, du drama. Non mais pour qui tu me prends? » Lui adressant un sourire. Des descriptions qui me venaient en tête mais je ne prononçais pas un mot. N'ayant pas particulièrement envie de me disputer avec elle en ce moment, n'ayant pas forcément envie que le ton soit donné. Sachant que des comptes devraient être réglés mais pour le moment je mettais cela de côté. Comptant en premier voir si c'était possible ou non de venir avec elle, de monter cette expédition. Peut être d'ailleurs qu'elle devrait être moins vindicative, ayant besoin de moi mais elle était comme ça. Ne lui en voulant pas pour cela alors que je lui annonçais que j'allais voir ce que j'allais faire. N'entendant même pas ses derniers mots alors que j'étais déjà parti à la recherche de mes supérieurs.

Chanceuse. Elle l'était. Chanceuse que je sois tombé sur un supérieur compréhensif. Chanceuse qu'au bout de quelques instants, j'en suis tombé sur un. Elle aurait pu attendre longtemps. Dieu savait qu'ils étaient occupés. Dieu savait que les réunions existaient. Mais j'en avais trouvé un rapidement. Ils étaient facile à repérer. Ce n'était pas non plus comme si nous étions des millions sur le campement.Le nombre de survivants avaient chuté dramatiquement lors des premières guerres, sur l'arche mais aussi sur terre. Le crash qui avait tué de nombreux adultes. Ce n'était pas non plus comme s'il était difficile de trouver des militaires ou plus précisément des hauts gradés. Les connaissant tous. Simplement, j'étais mieux vue avec d'autres qu'avec d'autres. Avec certains le feeling passait plus rapidement, plus aisément. Etant tombé sur un avec qui le feeling passait bien. Chanceux tout comme aussi que j'ai pu le répérer et qu'il soit disponible. Ne me perdant pas mon temps pour aller le trouver. Comme toujours, je ne pouvais qu'aller droit au but, à l'essentiel. Expliquant la situation en donnant les détails attendu. Anticipant les questions en me basant sur ce que m'avait dit Rachel. Des questions auquel je répondais. Une réponse qui m'était finalement donnée. Une réponse positive. Bien. Une expédition qui allait pouvoir être réalisée. Maintenant. Chanceux sans aucun doute alors qu'un arrangement avait pu être trouvé. Des heures que je devrais rattraper. Mais au moins, je pourrai lui annoncer la bonne nouvelle. Me demandant si cela en était vraiment une pour elle alors qu'elle paraissait encore énervée, fermée. Peut être qu'elle aurait préféré que la réponse soit non. Question dont je ne connaissais pas la réponse, dont je ne pouvais qu'imaginer l'issue.

Toutefois au lieu de me diriger aussitôt dans sa direction, je prenais la direction opposée. Comptant d'abord rassembler le matériel que j'avais besoin. L'expédition était soudaine mais j'étais toujours un peu préparé à ce genre de situation. Organisé sur ce point alors que mentalement je ne pouvais que vérifier que j'emmenais les bons éléments, vérifiant que j'aurai tout ce dont nous aurions besoin pour camper et passer plusieurs jours au coeur de la forêt, voir des montagnes. Un voyage qui ne se ferait pas en un jour. Si elle m'avait confirmé avoir emmené des équipements avec elle, remettant en question ma volonté à lui poser des questions, je préférai être prudent. Mieux valait en emmener plus que moins. Comptant revenir entier et la ramenait entière elle aussi. Une des raisons pour laquelle je l'accompagnais et pour laquelle je revenais finalement vers elle. N'ayant pas mesuré le nombre de minutes qui s'était écoulé, la trouvant simplement là à m'attendre. Elle ne pourrait que deviner que la réponse était oui alors que je m'engouffrais à l'intérieur de la maison pour récupérer ce dont j'avais tantôt besoin comme des vêtements plus chaud. L'air qui serait frais plus près des sommets. Revenant ensuite vers elle de nouveau. « C'est bon. »
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rachris

« In need of fresh air, and new adventures. »
Il aurait beau me critiquer sur ma manière de l’approcher et de lui annoncer mes plans, je crois que j’avais franchement le droit de lui en vouloir encore, après le sale coup avec Devos. Je le gardais coincé en travers de la gorge, sans toutefois le verbaliser. À quoi bon, de toute façon? Il se doutait probablement de la raison de mon comportement si froid et brusque. Pas besoin d’un dessin pour comprendre que je ne lui avouerais rien de plus, sachant qu’il en parlerait, qu’il glisserait le mot à qui bon l’écoutera, avant de venir me déranger une fois de plus en cuisine. Partir en expédition sans accompagnement me semblait presque envisageable, vu que je ne m’imaginais pas faire des grandes et longues discussions. Le seul hic, c’est que s’il avait découvert mon absence et irait questionner les autres au campement, il découvrirait tôt ou tard ce voyage supposément dangereux. Soit il viendrait me chercher, soit il m’arracherait littéralement la tête en me voyant revenir. Mes options se faisaient plus restreintes, ce qui me poussa à suivre le conseil des autres et venir voir Chris pour le lui annoncer. Est-ce que je m’attendais à ce qu’il accepte immédiatement? Non, mais cela me surprit quand même de l’entendre me répondre par la négative. Son poste de garde l’empêchait, vraisemblablement, de partir aussi subitement. Si je voulais vraiment qu’il ne se joigne à l’expédition, il me faudrait attendre le feu vert de ses supérieurs. Cette nouvelle ne me réjouit guère, mais ce n’est pas comme si je pouvais y faire grand-chose.

Je ne mentirais pas sur le fait que j’étais déjà bien irritée que de devoir me présenter ici, puis qu’en plus, il me faudrait attendre le verdict d’un supérieur qui n’est certainement pas le mien. Il y a déjà de quoi s’énerver un peu. Sans oublier les multiples questions que Chris me faisait à propos de l’expédition … on pouvait dire que j’atteignais mes limites assez rapidement. Voilà pourquoi je lui répondis de façon si abrupte. Bien entendu, il me rendit la monnaie de ma pièce en me rétorquant de la même manière, non sans sourire lorsque j’en revins au supposé drama que je causais, en ce moment. Pas question de lui donner raison, de rajouter quoi que ce soit à sa petite intervention. Il en fit de même, partant sans attendre à la recherche de quelqu’un afin de demander s’il serait possible pour lui de m’accompagner. J’en profitais pour prendre place par terre, adossée à un arbre, à contempler les feuilles dans les arbres et le ciel si immense. C’est dans des moments pareils que je ressens le vide qui me hante constamment. Il y a quelqu’un qui manque, dans tout ça. Quelqu’un qui se serait mis là, pas trop loin, à me proposer de poser ma tête sur son épaule et observer la nature. Ce genre de pensée ne m’aidaient guère à paraître bien dans ma peau. C’est pourquoi, dès que je commençais à avoir la vision embrouillée, je me grattais vite les yeux afin de paraître plus nonchalante.

Une technique que je développais presque comme un talent. En quelques minutes, je pouvais passer de la tristesse et des larmes abondantes au regard qu’on qualifierait carrément de vide, avec une trace de cet élan d’émotions. On aurait dit que j’appuyais sur un bouton et qu’automatiquement, je changeais de personnalité. Vous pouvez me croire quand je vous dis; cela me prit un certain temps à parfaire ce genre de chose. Dans mes débuts, je restais loin de tout le monde, le temps que mes larmes ne sèchent, que mes yeux deviennent moins rouges et que ma voix ne soit pas si hésitante. Maintenant, c’était différent. Lorsque je devais me présenter en cuisine, je savais parfaitement que je ne pouvais me permettre de dévoiler tant de fragilité. Donc je me battais pour ne pas céder, pour me préparer calmement et faire le vide afin que des souvenirs ne viennent foutre le bordel dans mes plans. Je vous le jure, depuis la discussion entre Devos et Chris, je crois que j’y fait appel bien plus souvent, vu que certains Cents sont venus me voir plus régulièrement. Je ne peux me permettre de me dévier de cette route, autrement, on en arrivera à avoir pitié de moi, venir me voir comme si j’avais besoin d’aide, alors que ce n’était pas le cas.

Je ne saurais dire combien de temps passa, mais dès que je l’aperçu du coin de l’œil, ma tête se tourna rapidement en sa direction. Silence complet, nos regards se croisèrent brièvement avant qu’il ne rentre chez lui. Je me levais calmement, devinant que la réponse devait être positive. Lorsqu’il ressortit, je remarquais tout l’équipement qu’il apportait et ne pus qu’approuver mentalement de ces choix. « Dans ce cas … » J’attrapais mes trucs avant de commencer à scruter les alentours. « Si je ne me trompe pas, c’est vers le nord, donc par là. » Je lui pointais en une certaine direction, mais n’osait pas avancer, ne m’aventurant presque plus, ces derniers temps. De toute façon, entre nous deux, c’est lui qui était le mieux équipé pour être le leader du duo, donc je préférais qu’il prenne les rênes et que moi, eh bien je le suive.
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rachris

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Etant tous deux finalement prêts. Une expédition qui aurait bien lieu. N'ayant d'ailleurs pas tardé à lui annoncer que j'étais désormais prêt même si de nombreuses minutes s'étaient écoulées pendant lesquelles j'avais été me renseigner auprès des supérieurs si ce projet pourrait se réaliser maintenant. A croire que ce n'était qu'auprès d'elle que des projets aussi fous pouvaient prendre sens. « Dans ce cas … » Mon regard posait sur elle alors qu'elle attrapait ses affaires. En effet, nous allions partir en direction des montagnes. Il n'y avait plus de raison pour faire demi-tour. « Si je ne me trompe pas, c’est vers le nord, donc par là. » La jeune femme qui me pointait alors la direction du nord. Du moins, elle me pointa une soi-disant direction du nord. Levant les yeux vers elle alors que je détournais son bras pour le faire pointer dans l'autre direction. A vrai dire je ne déviais pas simplement son bras si ce n'était que je lui pointais la direction opposée. « Le nord c'est de l'autre côté. » Un petit sourire qui n'avait pas pu s'empêcher de se dessiner sur mon visage à vrai dire alors qu'elle s'en sortirait parfaitement toute seule si elle y avait été toute seule. Non cela ne faisait aucun doute que je voulais venir. Ce qui venait simplement de me confirmer que je devais venir, que c'était le bon choix. Décidant pour cette fois de ne pas traîner des pieds, décidant de cesser de freiner les fers alors que c'était la meilleure solution. La suivre était la meilleure solution. L'accompagner plus exactement en direction des montagnes était la meilleure alternative. Mais sans un mot de plus, j'en venais à prendre la bonne direction. Il ne restait pas moins que non seulement elle ne pouvait pas aller dans une direction mais aussi passer par la grande porte. Il y avait toujours des formalités même là encore alors que j'en venais à m'entretenir avec mes autres collègues. Certes une conversation qui était moins formelle que celle auquel j'avais pris part avec mes supérieurs. Ce genre de conversation qui restait plus amicale. Et pouvant enfin franchir le seuil du campement en sa compagnie. Ce que je faisais alors que je l'invitais à me suivre. N'hésitant pas à prendre la bonne direction de nouveau. Ne prenant pas la direction qu'elle m'imposait, ne prenant pas la direction qu'elle avait indiqué si ce n'était la bonne.

Et si pendant une brève seconde j'avais aussi cru que ce voyage allait s'annoncer long, j'en venais à changer d'avis. Commençant à me dérider et croire que non cela ne serait pas le cas. Cela promettait même d'être intéressant bien qu'elle était toujours énervée. Sur ce point, cela ne faisait aucun doute qu'elle était encore en colère, ou plutôt énervée. Mais peut être que le voyage allait être moins morose que prévu, peut être qu'au final ce voyage s'annonçait plus positivement que je ne l'avais pensé. A vrai dire le simple fait qu'elle m'ait indiqué la mauvaise direction avait pour ainsi dire suffit à me contenter. Petite note qui remontait mon humeur bien que je craignais que tôt ou tard on en vienne à se crêper le chignon de nouveau. Doutant qu'elle puisse vouloir simplement parler. Le silence qui m'allait comme compagnon pour le moment alors que je me contentais de marcher dans le silence. Comptant en effet profiter de ce silence tant qu'il était possible. Ne pouvant que douter qu'elle puisse vouloir profiter de ce silence comme moi aussi. Ayant plus de raison que moi de ne pas vouloir lancer la conversation suite à notre dernière rencontre. Ce pourquoi je ne pouvais lui en vouloir non plus. Posant mon regard rapidement sur sa silhouette comme pour de nouveau tester la température avant que je n'en vienne qu'à continuer de marcher en direction des montagnes. Une expédition qui serait peut être pesante ou non mais qui durerait bien plusieurs jours comme promis. Au moins il nous était possible de marcher pendant plusieurs heures avant que le soleil ne se couche et ne pouvant que mentalement refaire une liste de tout ce que j'avais emporté. Etant quasiment certain d'avoir pris tout ce qu'il nous fallait. Il avait ainsi qu'à espérer que ce qu'elle avait pris servirait à compléter ce que j'avais emporté. Ne lui ayant pas demandé d'ouvrir son sac pour vérifier ce qu'elle avait emporté. Ce que j'aurai dû faire. Une erreur dans la précipitation que j'espérai ne se payerait pas après. Remettant encore et encore en doute ses capacités. Ce n'était pas Seth. Ne lui faisant pas entièrement confiance pour assurer notre survie. Si j'étais certain que nous allons manger à notre faim, l'autre question ne pourrait que se résoudre autrement. Une question qui n'était pas encore pour le moment résolue, qui restait en suspens quand bien même j'avais de nouveau tenté de lui apprendre de nouveaux mouvements. Mais là encore d'autres événements avaient fait que ce projet était interrompu. Des événements que j'avais provoqué. Et ce nouveau projet qui surgissait, qui pouvait être un moyen pour m'assurer que tout irait au final bien entre nous. Un sujet sur lequel je ne m'avançais toutefois pas pour le moment, continuant de marcher à quelques pas d'elle en suivant un chemin que j'établissais au fur à mesure. Me servant de points de repère que j'avais déjà observé avant, si ce n'était de la carte que j'avais eu l'autorisation d'emporter. Il serait préférable d'éviter de se perdre nous le savions tous deux. Mais là encore, il était nécessaire d'attendre pour voir.
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rachris

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Après avoir attendu pendant je-ne-sais-plus combien de temps, voilà qu’il revenait enfin, et avec une nouvelle pour le moins inattendue, puisque plus les minutes passaient, plus j’avais l’impression qu’on lui refuserait cette expédition. Ma patience normalement casi-inexistante m’aura valu, quoique cela ne donnait aucune garantie sur le bon déroulement de cette sortie. En fait, ce sera probablement tout le contraire, vu que la tension était encore à couper entre nous deux. Cela faisait un bon moment que je ne l’avais pas vu, ni lui ni Devos, et sincèrement, c’était peut-être pour le mieux. Après tout, je gardais rancune quant à cette intervention soudaine. Question de ne pas mettre de l’huile sur le feu, je préférais ne pas me présenter au campement de l’Odyssée justement pour ne pas rendre les choses pires qu’elles ne l’étaient déjà. Néanmoins, aujourd’hui, il me fallait refouler tout ce que je n’ai pas pu leur crier dessus pour convaincre Chris de me suivre car on ne m’autorisait pas à m’y rendre seule. Ce fut un véritable coup à l’ego, mais minime en comparaison à ce qui arriva en cet instant. Je crus donner les bonnes indications, pointant le nord, ou plutôt ce que je croyais être le nord. Chris vint instantanément me corriger en détournant mon bras, puis il m’indiqua l’autre direction. « Bah ouais, je sais. J’voulais juste m’assurer que tu étais attentif. » Je ne pouvais supporter ce sourire de coller à son visage. Monsieur venait de se rendre compte que je ne savais pas vraiment différencier mon nord de mon sud, et maintenant, ça lui donnera une raison de plus de me taquiner. Avec une mine déconfite devant ma grande naïveté, je le suivi sans dire un seul mot. On arriva rapidement à la grande porte, et je dû attendre encore quelques minutes, le temps qu’il discute avec ses collègues pendant que je restais les bras croisés, en silence. Quand, ce ne fut pas très long avant qu’on ne franchisse le seuil du campement et qu’on continue la route, toujours dans la direction qu’il m’indiqua, un peu plus tôt.

Dès les premiers pas franchis en pleine nature, j’eus tout de suite l’impression que ce voyage ne serait pas de tout repos, autant au niveau physique que mental. Ce dernier point qui faisait remonter quelques images de la dernière discussion s’étant déroulée entre nous trois. Il pouvait bien s’en douter; on en reparlera certainement, au courant de ces jours passés ensemble. Pour l’instant, cependant, je préférais garder le silence, essayer tant bien que mal de maintenir la tension au plus bas. De vouloir nous arracher la tête ne nous aiderait pas à parcourir beaucoup de terrain. Et vu que le soleil était si haut dans le ciel, j’en estimais que nous avions quelques heures avant de devoir s’arrêter. Et là … oh non, c’est que je n’avais pas pensé aux minuscules détails, à ceux qui, quand je suis seule, me semblent évident, mais qu’accompagnée comme je l’étais en ce moment, seraient aussi pire qu’une belle petite flèche rouge en ma direction. Un point de plus pour lui ou qui que ce soit d’autre à utiliser contre moi … oui, il s’agissait bien de mes habitudes de repas et de sommeil. Deux parties essentielles au bon déroulement de tout ça, car sans énergie, eh bien, je ne sais pas à quelle vitesse j’avancerais. Oh et puis chut, je ne lui dirais rien. Il devait être en pleine réflexion, que ce soit en rapport avec son campement, avec l’expédition, ou … ou à mon propos. Je me doute qu’il doit se demander comment vont les choses, même s’il ne me pose jamais directement la question. Je ne souhaitais pas y répondre, que ce soit par simple envie de garder mes secrets pour moi, ou parce que la conversation reprendrait le même ton que la dernière fois. Le seul moyen de rendre les choses un peu plus agréables, ou plutôt pour couper court au silence devenu réellement omniprésent, je choisis de parler la première. « Est-ce que tu crois qu’on va croiser des Grounders? Il y en a toujours dans les parages. » J’avais croisé le chemin de quelques-uns déjà, et mon avis à leur égard n’était plus aussi tranchant qu’avant. Certains d’entre eux me laissèrent légèrement surprise de leurs gestes et de leurs paroles. Moi qui les croyais tous très peu enclin à nous voir autrement que morts et enterrés, voilà que j’en vins à discuter avec certains d’entre eux. M’enfin … tout ça pour dire que le sujet me paraissait plus facile à aborder, surtout puisqu’il est en lien avec l’expédition, et non avec mes problèmes encore irrésolus.
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Chacun était plongé dans ses pensées. Chacun était plongé dans le silence. Un silence qui n’était pas à 100% confortable. Au contraire, il semblait évident que chacun préférait autant garder le silence que l’autre pour faire abstraction de cette note de tension. Une note de tension qui était perceptible dans l’atmosphère. Il était difficile de faire abstraction du fait que nous avions débarqué dans sa cuisine pour avoir de nouveau cette conversation. Une scène qui avait de nouveau été jouée dans mon esprit avant que je ne l’abandonne finalement. Préférant occuper mon esprit en regardant ce qui se passait autour. Regard qui suivait les arbres alors que j’évitais ainsi de rentrer en contact frontal avec l’un d’entre eux. Nous n’étions qu’au début de notre périple. Cela faisait peu de temps que nous nous étions éloignés du campement et il était certain qu’il nous faudrait bien plus que quelques minutes pour aller là-bas. Je n’avais jamais été aussi au nord. Certains y avaient peut être été parmi les membres du campement mais cela n’avait pas été mon cas. Ne connaissant pas chaque voyage, périple exercé par mes collègues ou par les autres membres du campement. Il y avait des informations qui n’étaient partagées qu’entre amis, qu’entre certaines personnes. Il y avait aussi des relations qui s’étaient dissoutes, fragmentées et qu’il était impossible de réparer. Ainsi il paraissait plus difficile de parler à certaines personnes en particulier d’aventures ou de nouveaux périples. D’autre que la conversation n’intéresserait pas alors qu’ils préféraient rester au campement, rester dans la sécurité ou ne voyait pas simplement un intérêt à s’enfoncer dans la forêt ou plus loin sur terre. Trouvant au contraire que cette simple idée était intéressante, rengorgeant de curiosité à l’idée de voir de nouveaux paysages. Les montagnes. Comptant bien les découvrir même si je n’avais jamais été aussi loin. Il était d’ailleurs impossible à cet instant d’en voir la crête ou d’en apercevoir un morceau alors que le plafond du ciel était masqué par les arbres qui nous entouraient. Pour le moment il était préférable de se concentrer sur le chemin qui se dessinait devant nous. A vrai dire à cet instant il n’y avait pas vraiment de chemins bien qu’il était possible de suivre les traces de nos prédécesseurs, d’autres membres du campement en direction du nord. Un chemin qu’il était possible de suivre pour l’instant autant qu’il était certain qu’il nous faudrait tôt ou tard nous éloigner des chemins habituels. Ainsi il semblait que nous nous retrouvions dans la partie la plus facile de notre périple, n’ayant pas à affronter une partie du monde bien plus inconnue. Ayant été jusque aux plaines, jusqu’au village des pikunis. Jusqu’à là la voie paraissait tracée, nette et précise sans avoir à éprouver la nécessité de consulter les rares cartes que nous disposions à chaque instant. Mais après le périple se compliquerait alors qu’il nous faudrait aller bien plus loin. Espérant réellement qu’elle savait ce qu’elle recherchait alors que la partie la plus ardue se déroulerait bien au pied des montagnes. Décidant de m’en inquiéter plus tard alors qu’à cet instant il nous suffisait de marcher sans forcément avoir besoin de parler.

Un besoin de parler que je n’éprouvais pas alors que je préférai garder le silence comme compagnon. Une présence peut être plus agréable alors que je craignais de nouveaux éclats. Une gêne qui était un peu perceptible des deux côtés alors que la tension était là, que personne n’avait encore tenté de briser ce silence. Comme si nous marchions sur des œufs. Et cela semblait aussi le cas quand elle prit la parole. « Est-ce que tu crois qu’on va croiser des Grounders? Il y en a toujours dans les parages. » Là aussi un sujet de désaccord entre nous alors que nous ne partagions pas le même avis sur la question. Me demandant si elle cherchait le conflit, si elle était inquiète à l’idée de leur faire face, ou si elle cherchait simplement à combler le silence. Des opinions que nous ne partagions pas alors que si j’étais fasciné par leur présence elle les considérait avant tout comme des rustres. Notre relation envers eux qui n’était pas non plus la même, qui rendait la tâche plus ardue aussi de trouver des points communs ou positifs. Des avis divergents que je respectais même si pour autant à cet instant je n’étais pas certain de vouloir non plus m’engager dans cette voie-là. Me demandant s’il y avait un seul chemin à cet instant sur lequel je voulais réellement m’engager alors qu’elle se trouvait à mes côtés. En doutant alors que de nouveau je trainais des fers. Mais j’aurai tort de ne pas prendre la parole alors qu’elle faisait des efforts. Elle était la première à tenter de briser la glace alors je ne pouvais que faire de même, comptant lui répondre. Ne voulant pas que la situation soit plus difficile alors qu’elle comptait réellement, que quand bien même on se chamaillait ou quand bien même j’avais forcé le trait j’espérai qu’elle ne m’en voulait pas. Espérant bel et bien dans le fond que cet éclat de tension entre nous disparaisse bel et bien. « C’est possible oui. » Ils étaient en effet dans les parages mais ce n’était pas un mal. Cela pouvait arriver mais plus nous irons au nord, plus il semblerait plus difficile de les entrevoir. « Je sais pas si on les croisera surtout dans la forêt peut être plus quand on sera au niveau des plaines. L’accord entre leur tribu et votre campement fonctionne toujours, vous venez toujours les aider aux champs ? » Ce qui avait été proposé alors qu’un mouvement de solidarité se créait, que le troc avait aussi lieu entre les tribus, les grounders et ceux venus du ciel. « Je suis moins certain qu’on apercevra ceux ahtnas mais peut être en allant plus en direction des montagnes. Je ne suis jamais allé aussi loin. » Une vérité alors que je voulais autant qu’elle sache qu’on y allait un peu à l’aveugle. Ce que je n’aimais pas pas forcément. Aussi pour cela que j’aurai préféré disposer de plus d’heures alors que les montagnes étaient une toute autre étape. Ce n’était pas pareil. Dangereux. Mortelles. Ce qui me semblait. Il était différent de les entrevoir du ciel et de les contempler maintenant alors qu’elles paraissaient si majestueuses et dangereuses, bel et bien. « Est-ce que certains de ton campement sont allés au-delà des plaines ? en direction des montagnes ? ou de la zone où tu souhaites que nous rencontrions les plantes ? » Des questions de nouveau.

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rachris

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Le bruit de nos pas résonnait dans l’immensité de la forêt. Rien d’autre ne comblait le vide, pas un seul mot alors que pourtant, nous étions deux dans cette expédition. J’estimais que chacun se trouvait coincé dans ses pensées personnelles, quoique j’aurais bien aimé savoir ce à quoi Chris pensait. Vu son visage tout aussi grave que le mien, j’estimais qu’il ressassait la confrontation en cuisine. Qui sait, peut-être croyait-il pouvoir me convaincre de changer, grâce à Devos et ses sages mots, ce jour-là. Sans doute percevait-il cela comme un problème pouvant être résolu assez rapidement. Oh, combien il se trompa! Il n’aurait pas dû en parler à qui que ce soit. Je ne cherchais pas à ce qu’on comprenne mon choix, juste à ce qu’on le respecte. Je lui en fis part, lui avoua ce mal en estimant qu’il était de confiance, qu’il n’irait pas importuner les autres avec mes problèmes. En me trahissant ainsi, un fossé se glissa entre nous. Jusqu’à ce que le pont nous liant puisse être reconstruit, il faudra y aller étape par étape. Ainsi, en venant le voir lui, pour ce voyage de quelques jours, je commençais à bâtir le pont. Le seul hic, maintenant, c’est qu’on ne s’adressait plus la parole depuis notre sortie du campement, et je ne savais plus trop comment briser le silence.

Donc, pendant les quelques premières minutes, je ne fis qu’admirer le paysage, parcourant la variété de végétaux, prenant des notes mentales de certaines sections de la forêt question d’y revenir une prochaine fois. Malgré ce paysage, mon niveau d’anxiété ne diminuait pas. Heureusement que ma rancune prenait plus de place, car sinon, Chris aurait certainement remarqué le stress que me provoquait cette expédition. Certes, j’adorais me promener en dehors du campement, passer le plus clair de mon temps libre parmi les plantes. Pourtant, il ne s’agissait plus simplement des alentours … on parlait bel et bien des montagnes, une formation rocheuse que je n’aperçus qu’en images, sur le vaisseau. À quoi ferait-on face, en s’éloignant tant de nos campements respectifs? Est-ce qu’il y aurait des fauves dans les alentours? Il y avait toujours le risque que l’on se perde ou que l’on se fasse attaquer. Tant de soucis, tant de dangers qui nous guettait. Mais alors, pourquoi est-ce que j’ai cru que c’était une bonne idée? Ces plantes pourraient bien attendre jusqu’à ce que quelqu’un d’autre ne se rende là-bas, et nous indique le bon chemin. Suivre leurs pas, comme on le faisait en ce moment, quoiqu’à un certain moment, on ne pourrait plus se fier aux traces de nos prédécesseurs.

Et une autre crainte qui rôdait, celle des grounders. Comment s’assurer que nous en connaissions assez pour estimer qu’il n’en existait pas d’autres? Et si on croisait le chemin d’un mystérieux groupe de terriens, prêts à nous tuer, voire nous dévorer? Rien qu’en pensant à cela, j’en eus des frissons. Cependant, je vis là un bon sujet de conversation, juste assez distants de cette chamaille plus récente, mais non sans comporter son lot de désaccords. Comment réussissait-il à en être curieux, alors que ces gens ont essayé de nous tuer à plusieurs reprises, lors de notre arrivée? C’était à ne rien comprendre! « Il faut dire que j’en ai croisé aussi, dans les alentours du campement, et aussi un peu plus loin. Donc de savoir qu’ils pourraient débarquer à tout moment ne me surprend malheureusement plus. » Je ne lui avais rien dit, à propos de mes quelques rencontres avec des grounders. Malgré m’en être sortie en un morceau, je me doutais qu’il s’agissait de clémence, ou plutôt, d’une obligation à se plier aux lois discutées dans le traité. « Ouais, les autres vont encore les aider aux champs de temps à autre. » Je laissais ce genre de tâches à ceux et celles capables de bonté et de confiance. Je préférais quant à moi m’en tenir à mes plats. « Des athnas …? Oh. » Je me souvenais du nom que Ćiro donna à la tribu des montagnes. C’est donc eux qu’il cherchait … « Moi non plus, je ne me suis jamais autant éloignée du campement. Mais ce sont des montagnes … on devrait les apercevoir de loin, non? » Ce serait la première étape. La suivante, ce serait de trouver le bon chemin pour les gravir juste un peu, le temps de trouver mes plantes. « Je ne sais si certains sont allés au-delà des plaines … tu sais bien que je ne me mêle plus aux conversations. Je ne sais que la zone où trouver ces plantes parce que les livres sur le vaisseau en parlait de long en large, c’est tout. » Et voilà, j’avais inévitablement ramener le sujet à éviter, et ce, par inadvertance.
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Une conversation qui se centrait soudainement sur la pratique, nous retrouvant à considérer la présence de ceux que nous risquons de croiser au coeur de notre périple. Un périple qui nous emmenerait bien plus au nord, tellement plus au nord. Là où peu allait sans avoir des connaissances avérées. Espérant ne pas avoir à me diriger non plus trop au coeur de ces montagnes mais de rester sur le bon versant, espérant que pour elle c'était avant tout une figure de style. Non pas tant effrayé que méfiant alors qu'à mes yeux il était autant dangereux de s'y rendre, mais pourtant là. Comptant bien m'assurer que nous rentrerons en un morceau et que pour cette fois-ci la nature ne serait pas trop hostile. « Il faut dire que j’en ai croisé aussi, dans les alentours du campement, et aussi un peu plus loin. Donc de savoir qu’ils pourraient débarquer à tout moment ne me surprend malheureusement plus. » « Tu éveilles ma curiosité là. » Devenant plus curieux. N'ayant pas pensé qu'elle puisse en parler sur un ton quasiment neutre, qu'elle puisse en avoir rencontrer. Me demandant si elle avait elle-même provoquée ces rencontres ou que chacune d'entre elles avait été le fruit du hasard. Ce qui pouvait être une possibilité, une grande possibilité. Il était plus facile de rencontrer quelqu'un sans le prévoir, dans le cas des grounders, à moins de leur donner rendez-vous ou de se retrouver lors d'une rencontre officielle. L'un de ces moments où il était aussi plus facile de discuter. « Qu'est-ce qu'ont donné ces rencontres ? » Elle avait éveillé ma curiosité alors que je ne pouvais m'empêcher de vouloir savoir quel avait été le résultat. Me demandant si elle avait changer d'avis. Me demandant si son opinion était toujours la même en général à leur sujet.

Des questions que je me posais autant que de savoir si les siens avaient été plus au nord. Sachant que normalement le mouvement de solidarité mis en place avec les pikunis était toujours d'actualité. Le conseil ou les leaders des différentes tribus, des 100 qui veillaient au grain je n'en doutais pas. Un échange qui bénéficiait à tout le monde. « Ouais, les autres vont encore les aider aux champs de temps à autre. » Un hochement de tête. Si les relations étaient favorisées, c'était toujours un point qui pouvait aider sachant que nous nous dirigions dans cette direction. Il était préférable d'aller en direction d'un territoire inconnu certes mais où il n'y avait pas d'hostilité que d'entrer dans une zone de guerre. « Des athnas …? Oh. » « Ils vivent du côté des montagnes. Je ne pense pas qu'on les voit très souvent... je les ai surtout rencontré lors du troc. » C'était vraiment à cet instant que je les avais rencontré, que j'avais pu converser avec l'homme qui venait des montagnes, échanger des objets personnels auquel je n'étais pas attaché contre une peau de chamois. Une affaire qui s'était révélée excellente encore plus quand les températures s'étaient mis à descendre les mois d'après, quand la neige avait fait son effet et avait recouvert ce monde de son manteau blanc. Peuple tout aussi intéressant mais qui paraissait plus refermé sur lui-même que ne pouvait l'être les pikunis, que j'avais croisé en dehors des rencontres officielles. « Ils étaient là lorsqu'on a organisé les expéditions, les groupes après le cyclone. » Là autant lors que ce mouvement de solidarité s'était créé pour faire face aux conséquences du cyclone. Ne restant pas moins qu'en effet j'en venais toujours plus à les rencontrer officiellement qu'officieusement. Ce qui n'était pas un inconvénient mais qui ne me permettait pas d'avoir une réelle opinion en la matière. Restant curieux. « De quelle tribu venait les grounders que tu as rencontré  ? » Ne paraissant toutefois pas venir des montagnes alors qu'elle n'avait pas masqué ces secondes de surprise lorsque j'avais prononcé le nom de leur peuple. D'un autre côté, je ne m'étais jamais éloigné aussi loin. « Moi non plus, je ne me suis jamais autant éloignée du campement. Mais ce sont des montagnes … on devrait les apercevoir de loin, non? » « C'est pas de les trouver qui m'inquiète, c'est plus de savoir comment on va se débrouiller lorsqu'on sera là-bas, qu'on devra vraiment trouver les plantes. » Pensant qu'il serait bien moins difficile de les trouver que d'y être. Ayant raison alors que dès que nous serions hors de portée du couvert des arbres, il nous sera aisé d'apercevoir les pics montagneux, de les entrevoir dans toute leur majesté. « Je ne sais si certains sont allés au-delà des plaines … tu sais bien que je ne me mêle plus aux conversations. Je ne sais que la zone où trouver ces plantes parce que les livres sur le vaisseau en parlait de long en large, c’est tout. » Cachant une grimace alors que je savais qu'en effet elle ne se mêlait plus des conversations ou toujours aussi peu. Tentant de ne pas me retrouver à mettre les pieds dans le plat en toute beauté alors que je reprenais la parole. « Je crois que seulement quelques uns sont allés dans mon campement en leur direction mais jamais officiellement. Les plantes que tu recherches, tu pourrais me les décrire ? » Toujours en train de réfléchir, en train d'imaginer des plans. Il nous faudrait être efficace pour ne pas passer des heures et jours à chercher les plantes. La rencontre avec les grounders paraissait une bonne idée de loin alors qu'eux connaissaient autant les plantes pour certains, étaient bien plus à l'aise que nous le serions jamais au contact de la nature. Mais nous allons y arriver, ne pensant pas à abandonner alors que notre aventure commençait juste.

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rachris

« In need of fresh air, and new adventures. »
Je ne pus que me réjouir d’avoir trouver un sujet ne nous menant pas au sujet le plus tendu qu’il soit. On ne se chamaillerait pas tout de suite, quoique cela finira par arriver, peu importe mes tentatives. Beaucoup de temps devant nous … beaucoup de chemin à parcourir. Garder le silence ne serait qu’une option temporaire, exactement comme il le fut maintenant. À un certain moment, le besoin d’articuler quelques mots prendrait le dessus, et en guise de résultat, on n’avait pas à voir très loin. Rien qu’à cet instant, j’embarquais déjà dans une discussion pour le moins particulière. Des avis aux opposés en ce qui attrait aux grounders. J’avais toujours ce dédain et cette méfiance pour eux, ne les croyant pas capable d’établir des liens solides puisqu’ils n’étaient que des rustres. De nous savoir en route vers les montagnes, je me doutais bien qu’on en croiserait, chose qui ne me surprenais plus, mais qui ne me laissais pas nécessairement très à l’aise. En groupe, ils réussiraient probablement à nous tuer sans problème. Armés ou pas, nous ne ferions pas long feu face à des ennemis pareils. M’enfin … ça c’est s’ils attaquent. Les derniers que je croisais sur mon chemin ne semblèrent pas hostiles. Peut-être s’agissait-il d’une technique quelconque pour me faire baisser ma garde. En fait, quel que soit leur plan, j’étais certainement plus confuse qu’au début, quand mon avis à leur égard était clair et net. « J’ai brièvement parler avec eux. C’est tout. » J’évitais d’entrer dans les détails, sachant sinon que tous mes aveux ne viendraient qu’appuyer son opinion à lui. Je ne voulais pas qu’il découvre ce qui se déroula pendant ces rencontres, les conversations qu’on eut, les gestes étrangement gentils … l’un d’eux vint même s’excuser des attaques que l’on subit, en arrivant sur Terre. Ćiro. Je m’en souviendrais longtemps, de son nom. Tout de lui me prit au dépourvu. Cette façon de laisser son arme par terre, de se dire ‘ami’, de me tendre la main. Bien que moins cordiaux, Elias et Bael me causèrent tout un choc aussi. Alors que l’un m’écouta pendant que je parlais de mon histoire, qu’il ne profita pas de mon étourderie pour m’attaquer, l’autre me sauva littéralement la vie. P… pourquoi? Je continuais à y réfléchir, mélangeant ces pensées à tout le reste.

Pourtant, on ne devrait pas me traiter de la sorte. Je n’ai été que mépris et rage quand je m’adressais à eux. En comparaison, ce devrait être aux autres Cents que de discuter ainsi avec les natifs. Ce sont eux qui partent aider dans les champs. Moi je reste derrière, tout simplement. Cette expédition restait hors de mes habitudes, quoique je ne m’en plaignais pas. Je proposais les plantes, donnait mes recommandations. Pourquoi a-t-on voulu me proposer d’y aller moi-même? « C’est ce qui explique pourquoi je ne les connais pas. » C’est donc eux que Ćiro cherchait, quand on s’est croisé. Le pauvre, il n’était pas tombé sur la bonne personne pour l’aider ou lui indiquer le chemin. En découvrant cela, il aurait dû continuer, ne pas se soucier de moi comme il le fit. « Bah s’ils vous ont aidé, c’est normal que vous les connaissiez. » N’allant, encore une fois, pas plus loin que ça. Ayant toujours évité les quelques activités faites avec des grounders, que ce soit en restant dans la cuisine ou dans la tente, assise, à patienter jusqu’à ce qu’ils partent. Technique presque enfantine, je sais. Mais vu ce supposé traité de ‘paix’, je ne voulais pas qu’on me pointe du doigt comme étant celle qui a tout ruiné. Je continuais à émettre mon inquiétude, mais si quelque chose se produisait, qu’on ne vienne pas se plaindre à moi. « Qui sait, peut-être qu’il y avait des Athnas, et que je n’ai pas fait attention au nom de la tribu. Je me souviens juste de … de la tribu Kovarii. C’est ce que j’ai cru comprendre, en tout cas. Je ne sais pas exactement ce que ça représente. » Ah, mais c’est que j’étais au courant de l’histoire, grosso-modo, de cette tribu, vu qu’il me l’expliqua.

Changement de sujet; on en revint au périple et à ses dangers. Aux dires de Chris, ce n’était pas tant de trouver les montagnes qui l’inquiétait, mais bien d’y grimper, pour trouver les plantes en question. La seule source de soulagement, c’est que celles-ci ne se trouvaient pas en hauteur trop élevée, donc on n’aurait pas besoin de se hisser sur des kilomètres. Il me fallait simplement me situer, et évaluer le flan de la montagne afin de déterminer la deuxième strate. « Je sais que ça ne rassure pas, mais je m’inquiète aussi de ce qu’on trouvera une fois sur place. » Je n’étais certainement pas la personne la plus adepte des efforts physiques, alors j’avais du mal à imaginer ce qui m’attendait. Avait-il l’équipe pour une ascensions abrupte? Devrais m’en inquiéter encore plus? Mélanger tout cela à ce que je ressentais déjà, et on pouvait réellement me voir comme une boule de nerfs. Seul prix de consolation, dans tout ça, c’est qu’il sut m’effacer tout ça de la tête, le temps que je lui décrive les plantes en question. « Il y a la Pétasine, qui ressemble à un épi, mais de fleurs. L’arnica, eh bien on dirait une petite marguerite, mais tout en jaune. Et puis l’absinthe, on dirait des touffes d’herbes car c’est constitué en grande partie de poil. » J’agrémentais mes descriptions de dessins sur mon minuscule carnet de notes, question qu’il puisse les repérer facilement.
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rachris

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Curieux d'en savoir plus ses conversations avec les terriens. Mais bien entendu ce ne fut pas des réponses longues qu'elle me donna. « J’ai brièvement parler avec eux. C’est tout. » « Et qu'est-ce que tu en as pensé ? » Bel et bien curieux alors que je n'avais rien contre les détails donnés en plus. Curieux d'avoir plus de détails ces conversations qui avaient existé. Espérant qu'elle soit un peu plus communicative. Espérant qu'elle puisse me donner plus de détails. Ce qui n'était pas le cas pour le moment comme si nous marchions encore sur des oeufs. J'espérai que non mais je n'étais pas non plus certain de ce fait alors que je l'observais. Toutefois autant que je pouvais marcher sur des oeufs, la conversation se poursuivait alors que je me retrouvais à lui donner plus d'informations sur les athnas, sur ceux que je savais. « C’est ce qui explique pourquoi je ne les connais pas. » « Tu n'étais pas là mais peut être la prochaine fois. »  J'avais dit cela d'un ton neutre mais à vrai dire je me demandais vraiment si elle serait là. Comme elle n'avait pu que le dire, elle n'était pas du genre à venir à ces réunions. Les ayant toujours évité. Mais je me demandais si maintenant, si maintenant avec ces rencontres qui avaient peut être tourner positivement, elle allait changer d'avis. Ce qui pourrait être une bonne chose à mes yeux, qui pourrait aussi la faire sortir de sa torpeur. « Est-ce que tu penses désormais à venir aux prochaines rencontres ? je sais pas, tu en as apprécié certains ? ou tu as tissé des liens ? » Me demandant si cela n'avait été qu'un concours de circonstances, si cela n'avait été qu'à chaque fois des échanges banaux et des formalités ou si elle avait pu communiquer pendant de longs moments avec eux. C'était ce que je préférai à dire. Appréciant les échanges en grandeur où il était plus facile de converser, d'en savoir plus sur eux. Etant toujours curieux à leur sujet et curieux de savoir de quels tribus ils venaient, ceux qu'elle avait rencontré. Des grounders surtout rencontrés en majorité lors des grandes réunions et assemblées. « Bah s’ils vous ont aidé, c’est normal que vous les connaissiez. » « Ils vous aident aussi tu sais. » Une note de malice alors que c'était aussi le cas. L'échange qui n'était pas seulement basé avec les pikunis. Un échange qui avait commencé plus récemment pour les membres de l'odyssée mais qui existait avant pour eux. Ils étaient là depuis plus longtemps que nous, avaient pu commencer le troc avec eux et renforcer les liens. Ce qui n'était qu'intéressant. « Qui sait, peut-être qu’il y avait des Athnas, [...] Je ne sais pas exactement ce que ça représente. » « Les kovarii... » Plongé alors qu'aussitôt je réfléchissais. Tentant de me rappeler ce que je savais sur les kovariis. N'ayant à vrai dire rencontré aucun membre de cette tribu à la différence des autres. « Dis-moi en plus sur eux. » Réellement curieux comme le trahissait l'intonation de ma voix.

Mais là n'était pas tant un sujet de conversation que celui de parler des détails de notre expédition. Ce qui comptait aussi. « Je sais que ça ne rassure pas, mais je m’inquiète aussi de ce qu’on trouvera une fois sur place. » « Tu penses aux ascensions ? » Le terrain qui serait différent, c'était certain. Le terrain était bien différent en fonction des régions. Le terrain différait selon les endroits, alors que par instant il n'y avait que des pics montagneux tandis que d'autres espaces étaient recouverts par la forêt ou le désert. « C'est certain que ce sera différent d'aller vers la mer. » Ayant esquissé un sourire moqueur. Un sourire moqueur dessiné sur mon visage ou plutôt amusé alors qu'il était certain que nous n'allions pas à la plage à chaque fois. Chaque expédition était différente. Chaque périple prenait des heures, était souvent compliqué et à chaque fois risqué d'être dangereux. Le terrain qui serait certainement moins plat et le trajet qui serait certainement bien plus long que celui que nous avons réalisé pour aller en direction de la côte. « On verra quand on sera là-bas sinon. » Ce que je n'appréciais pas vraiment dans un sens mais on n'avait pas trop d'autre choix que d'attendre et de voir ce qu'il en serait. « Tente de pas t'inquiéter, je suis là pour cela. Je suis là pour m'assurer que tu rentres entière. » Ce qui était le cas. Je l'accompagnais pour m'assurer qu'elle rentrerait en morceau. Je l'accompagnais pour s'assurer que rien ne se passerait, que tout se passerait bien. Ne tardant d'ailleurs pas à lui demander des détails sur les fleurs et plantes qu'il fallait trouver. « Il y a la Pétasine, qui ressemble à un épi, mais de fleurs. [...] Et puis l’absinthe, on dirait des touffes d’herbes car c’est constitué en grande partie de poil. » « Tu les as dessiné ? » Désignant aussi son carnet de croquis. Un carnet que j'attrapais non sans ralentir mon allure de marche pour déchiffrer ses notes, pour analyser les dessins. Enregistrant les détails de mon esprit et aussi les informations qu'elle avait transmis sur les couleurs aussi. Ce qui comptait.
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J’essayais d’écourter mes réponses car je ne voulais pas lui donner trop de détails. Mon ego qui en prendrait un coup, si je me mettais à lui raconter ce qu’il s’était passé entre moi et les grounders que j’avais croisé. Cependant, cela ne sembla pas lui satisfaire. Il était curieux de savoir ce que j’avais pensé, probablement afin de voir si mon avis n’était plus le même. J’hésitais à lui dire quoi que ce soit, mais finit par me délier la langue quand même. « Ils sont très étranges, du moins à mes yeux. Leur langue est indéchiffrable et ils sont brusques. Je ne crois pas que ça me rend moins craintive à leur égard. Et même s’ils ne m’ont pas attaqué, cela ne change pas le fat qu’ils pourraient s’emporter à tout moment. » Ouf! Je réussis à tourner un peu autour du pot, sans mentionner ce qu’il se produisit. Imaginez donc que je divulgue le fait que l’un d’eux m’a littéralement sauvé la vie? J’étais certaine que Chris me retomberait dessus, autant parce que je n’avais pas fait attention, mais aussi parce que je devrais leur accorder plus de respect, vu ce geste. Et puis quoi? Je n’accordais pas ma confiance au premier venu! Oui, c’est d’une grande bonté que de me tendre la main à un tel moment, mais je ne saurais dire si ses intentions étaient si chevaleresques que ça. Des soupçons qui m’habitaient constamment et qui auraient de mauvaises répercussions sur les rencontres entre nous et les tribus aux alentours. Voilà pourquoi je ne m’incrustais pas non plus, quoique Chris estimait un revirement de situation, vu que j’avais discuté avec certains grounders. « Je ne m’inviterais pas moi-même à ces rencontres car je ne voudrais pas qu’un commentaire déplacé de ma part cause de la tension. Si j’ai tissé des liens? Tu crois? On avait du mal à se comprendre, du moins avec l’un d’eux. Ça n’aide en rien à les ‘apprécier’. » Faux. Avec Ćiro, les choses se passèrent exactement comme je ne l’aurais jamais imaginé. Il parla de lui, de sa tribu, de sa famille. Il me proposa d’essayer son arme, il la déposa par Terre pour me convaincre de ses intentions. Il laissa sa trace, c’est sûr et certain. Quoique j’en dise, quoique j’en fasse, je me souvenais de son nom et de son histoire. Une conversation qui avait mal débuté, mais qui prit des tons plus calmes. Certes, à certains moments, je ressortais cette froideur tenace. Néanmoins, il ne parut pas offusqué par cela, ni même démoralisé. Il tentan de nouveau. Et c’est cette façon de penser qui l’avait guidé à travers la forêt, à la recherche de ces fameux Athnas. « Je sais, je sais. Mais ce sont les autres qui discutent avec eux. » Je m’en tenais toujours à mon territoire personnel, c’est-à-dire la cuisine. Dès que les groupes se formaient afin de partir à la rencontre des Pikunis ou des Athnas, je disais avoir beaucoup trops de trucs à faire. « Eh bien il ne m’a pas tout dit à propos de sa tribu, juste des bribes par-ci par-là. » Je me remémorais un peu les explications de Ćiro avant de reprendre la parole. « Il a parlé du peuple de femmes guerrières, et a même spécifier que les hommes n’en étaient pas. Donc j’imagine que ce serait un système matriarcal. Puis il m’a dit que les Kovariis vivaient sur une île loin. Derrière l’océan, si je me souviens bien. De ce que j’ai pu comprendre, tout à été détruit par une tempête, et ils ont dû se déplacer. Ce sont les Naoris qui les ont acceuillis. » Je terminais mon discours là-dessus, n’ayant rien d’autre à lui dévoiler.

Heureusement, on en revint à l’expédition et à ce qui nous attendait, dans ce recoin encore inexploré. La crainte se lisait sur mon visage à certains moments, vu que je n’étais pas nécessairement de celles qui savent exactement quoi faire et qui sont à l’aise de faire ce genre d’activités parfois extrêmes. « Oui, c’est exactement ce à quoi je pense. J’espère seulement que ce qui nous sépare de la première strate ne soit pas trop haut. » Les plantes poussaient heureusement à une hauteur assez rassurante. Bien entendu, il fallait les chercher en hauteur, mais au moins, on n’aurait qu’à se hisser sur la première strate des montagnes. Pas vraiment une consolation, vu que n’appréciait pas me retrouver dans des situations pareilles. Si seulement … attendez, quoi? Venait-on de penser à la même chose? Quoiqu’il l’ait prononcé à haute voix, je venais également de me remémorer notre expédition en direction de la mer. « Effectivement. » Rêveuse, sentant parfois l’envie de me refaire ce trajet, mais pour m’y installer, cette fois. Ne prêtant pas trop attention à son petit sourire, ne voulant pas qu’il en rajoute et qu’il me questionne sur cette journée-là, comme il le fit quand on se trouvait au ruisseau. « Tu as probablement raison. Rien ne sert de m’inquiéter maintenant. J’ai déjà assez de problèmes comme ça. » Soupir las, en revenant toujours à cette même conclusion. Je me mettais déjà beaucoup trop de poids sur mes épaules. Si je pouvais me délivrer de l’un d’eux, ce serait celui-ci. Ayant été voir Chris et non quelqu’un d’autre car je savais qu’il s’assurerait que tout se passerait bien. Une attention aux détails que je ne partageais pas, ou du moins, pas dans tout. Les plantes étaient, en fait, la seule chose qui me forçait à scruter les nombreuses subtilités. « Je … hé. » Il me prit mon carnet sans que je ne puisse y faire quoi que ce soit. « Tu as la Pétasine sur la page à gauche, et à droite, c’est l’Arnica et l’Absinthe. » J’attendis patiemment qu’il enregistre tout et me redonne mon carnet.
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