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˜˜˜˜˜˜Sun won't rise for our morning, you cant come back from the dead. - Irina -
maybe life should be about more than just surviving


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18/12/2017 Léonard // Phoebus Raphaël D. Ansvor 655 Michael Fassbender Zoologie // Orientation Naori 202




Sun won't rise for our morning
Irina & Caleb

Le sable n'envahit pas votre forêt dont le sol est composé d'un épais manteau d'humus, épines, feuilles et plantes mortes donnant la vie à d'autres, camouflant vos pas dans un monde où le silence n'est jamais réellement présent, camouflant à la vue les prédateurs et leurs proies. La forêt est un labyrinthe que vous avez tous appris à connaître. Tu pourrais y perdre n'importe qui, t'y déplaçant comme si vous ne faisiez qu'un, en connaissant les moindres pièges et secrets... Alors qu'ici tu es dans un monde que tu n'as jamais regardé que de loin, à la lisière du désert. Le sable semble tranchant derrière sa douceur, tes pieds s'enfoncent en son sein, laissant derrière toi des pas visibles qui ne s'effaceront qu'au prochain vent. La couleur orange est ici partout présente ; Complémentaire du vert des arbres elle te semble pourtant attaquer rétines et affaires, l'air est chaud à la respiration, le sable se glisse dans le moindre recoin de cuir et de fourrure et quand bien même t'es tu vêtu de manière à être à l'aise ici, tu n'as pas l'impression d'appartenir au tableau de ce monde qui vous est en grande partie inconnu.

Tu te déplaces dans les dédales d'étales du jour, le soleil est déjà descendu dans le ciel et sa lumière encore rouge éclaire les marchands rangeant leur matériel sous un angle tout nouveau. La chaleur tombe, toujours trop haute pour toi mais au moins vivable, les tiens ont pour la plupart reprit le chemin des bois à cette heure, ils retrouveront bientôt la sécurité de votre village et leurs habitudes. Mitigés pour certains par cette venue au milieu du désert, heureux pour d'autres qui auront pu commercer avec un peuple que vous ne voyez que très rarement...
Tu as préféré rester, te déplaçant tel un fantôme silencieux entre les restes du marché du jour, le calme revenu t'apaise et tu apprécie qu'à la lumière descendante personne ne semble questionner ta présence.
Tu n'es pas de ceux qui ont appréciés les échanges aujourd'hui. Tous connaissent tes appréhensions quant au peuple que vous veniez rencontrer. Réticences, idées arrêtées, politiques parfaitement différentes. Vous n'avez que peu en commun et tu ne t'en es jamais caché, toi qui ferais tout pour ton peuple préfère le voir loin des Rahjaks. Tu te souviens d'avoir vu revenir Rowena du désert il y a quelques mois à peine, dont les blessures semblaient plus profondes qu'elle ne te l'avais laissé croire, tu te souviens de l'inquiétude envers elle... Et ironiquement c'est toi qui, aujourd'hui, est dans le désert sans l'en avoir préalablement mise au courant. Que dirait-elle si elle l'apprenait? Que diraient-ils, tes collègues, mais aussi amis, au conseil? Tu n'es pas celui le plus apte à parler politique, souvent tranchant dans tes choix tu sais tes paroles trop sèches. C'est pour cela que tu tentes de faire de Karah une conseillère plus avisée que tu ne l'es. Bientôt elle devras faire face au rôle que tu portes depuis bien longtemps...
Et c'est bien le Conseiller qui est là ce soir, dont l'absence au sein du cortège sera sans doute remarqué par quelques uns, notamment ton ami animiste, Güzis... Confiera-t-il ses inquiétudes aux autres, les gardera-t-il pour lui, comprenant que tu ne t'absentes que rarement sans raison?

Tes pas s'arrêtent enfin, devant toi se dresse une construction battue par le sable mais toujours debout, solide, face au désert. Tu reconnais la lumière du feu à l'intérieur, le soleil n'étant plus suffisant pour éclairer l'intérieur. Il te faut quelques minutes avant de finalement laisser échapper un soupire pour franchir les quelques pas te séparant encore de la porte que tu pousses d'un air déterminé non sans un regard autour de toi, t'assurant que les lieux n'apporteront pas leur lot de mauvaises surprises...

L'intérieur est étrangement chaleureux, une légère odeur de feu, de bougies et d'épices ; Tu tranches dans les couleur du désert, porteur de noir et de fourrure au lieu des tissus et des bijoux du désert ; L'or n'a jamais été quelque chose que vous chérissez, tu lui accorde un certain mépris d'ailleurs, il n'est pour toi qu'un vestige de l'ancien temps, de la suprématie d'une race qui a faillit tuer votre monde, détruisant des montagnes, des écosystèmes entiers dans le simple but de se pâmer devant l'or.
Tu t'avances, restant immobile à quelques pas de l'entrée, t'attendant à ce que des gardes du corps ou n'importe quelle police de sécurité ne te tombe dessus pour ne pas t'être annoncé...
«Princesse... » Toujours trop droit, trop sérieux, tu n'arbores pas ton totem pour rien. Ours protecteur et brutal, prédateur des bois dont le regard dur n'a d'égal que la stature droite et altière de son porteur.
Dans votre peuple, hommes et femmes sont au même niveau social, tu as cru remarquer qu'ici, les statu sociaux sont bien différents, pour ne pas dire de parfaits opposés... Tu n'es pas là pour être celui qui as raison. Tu es là parce que ton peuple as besoin que vous parliez ; Une rencontre pareille n'est pas anodine et si certains te diraient paranoïaque, tu leur répondrais avoir vécu bien trop longtemps pour ne pas te préparer au pire. «Vous accepterez sans doute que je sois celui qui offre à boire? »

Politesse mais aussi une façon de se protéger d'un éventuel verre douteux, sans doute. Tu sors une gourde des affaires transportées aujourd'hui. Vous autres Naoris aviez la chance d'avoir une forêt fertile, les mets et les cultures y étaient faciles et vous n'aviez pas connaissance du terme famine, vous ne viviez pas dans un désert.

Ce soir tu n'es pas venu en ennemi, ta voix, bien que dure, n'est pas à l'affront. Bien différent de votre rencontre plus tôt dans la journée, dans un contexte bien plus intime et discret... Tu n'es peut-être pas un homme de grands discours, mais la pénombre et les alliances sont bons amis...
Il n'y avait plus qu'à espérer que tu n'étais pas le seul, ici, à vouloir anticiper les tempêtes à venir sans pouvoir les prédire...
©️ FRIMELDA



Dernière édition par Caleb A. Hakara le Mer 7 Nov - 12:45, édité 1 fois

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03/01/2018 ELOW ; DEVOS, ĆIRO & JONAS 259 BHUMI PEDNEKAR ; ELOW ; PRINCESSE A TEMPS PLEIN, ENSORCELEUSE EXPERTE, CONSPIRATRICE ET RÊVEUSE DE TRÔNE CAMOUFLÉE ; RAHJAK ; 50
— SMOKE MADE OF TEARS —






Sun won't rise for our morning,
you cant come back
22 avril 2118


Cette journée aurait pu être épuisante, mais elle avait semblé assez calme à Irina qui désormais, était simplement allongée sur des coussins brodés, près d’un léger feu. La nuit avait déposé son voile de calme sur l’oasis, alors qu’une grande partie des invités et des artisans étaient rentrés avant que les étoiles se dévoilent dans le ciel. Irina, elle, avait laissé la jeune princesse Tasha aux soins de son ainé, préférant profiter de cette rare sortie pour s’éterniser un peu plus. Caprice de princesse, donc. Au petit matin, avant le grand retour, elle profitera discrètement de la petite source d’eau pour y plonger, corps entier, nue devant le ciel pour seuls témoins – et quelques regards peu discrets de certaines servantes sans doute, mais ça, c’était une chose qui ne la dérangeait pas. En attendant, elle savourait. Sa solitude, l’ambiance paisible de sa chambre pour la nuit et des doutes qui se confirmaient. Les soupçons qu’ils avaient envers les Naoris semblaient être bien plus que des soupçons et cette journée sans accident lui permettait de jouer sur une entente qui, à première vue, semblait fonctionner. Oh, Irina était pour la paix entre tribus, quels qu’ils soient. Aussi faibles qu’ils soient, une tribu était toujours meilleur en tant qu’allié, qu’en tant qu’ennemi. Si seulement Irina pouvait sortir plus de sa cage dorée, sans doute auraient-elles réussi à se faire des liens en or digne de la Rahjak qu’elle était. Mais non. Le peu d’occasions qui se présentaient à elle, semblaient n’aboutir à rien. Mais là, tout de suite, elle ne pouvait pas accomplir grand-chose. Ce n’était pas une sorcière à faire des miracles en un claquement de doigts.

Et préparer la mort du Roi, ce n’était pas préparé une danse pour la fête de l’été.

Surtout quand la personne en question, celle qui souhaitait si férocement cette mort, désirait également reprendre le trône. Irina aperçevais beaucoup de choses dans le futur qui était le sien, et la couronne en faisait partie. D’une part, pour des raisons qui ne regardaient qu’elle, d’une autre, parce qu’elle était la souveraine légitime de ce peuple qu’elle chérissait tant et qu’elle voulait, inconsciemment, réellement aidé. Lorsqu’elle était seule, comme maintenant, elle cessait souvent de penser. Elle essayait plutôt de se libérer de toute la pression qu’elle s’auto-infligeait pour respirer et prendre des forces. Elle jugeait qu’il était important de prendre du recul, de regarder un problème sous un autre angle.

Soudain, elle sursauta légèrement lorsque le conseiller entra. Évidemment, ses gardes lui laissaient champ libre, étant donné qu’il n’était pas un danger sans arme. Surtout, c’était une question diplomatique. Il était prohibé de maltraiter un conseiller lors d’une journée de paix et de partage.

« Conseiller. » Elle se releva légèrement, observant alors la forme qui se tenait devant elle. Il paraissait si imposant, là, dans l’obscurité. Presque effrayant. Tellement loin de l’image qu’il donnait de lui, sous le soleil puissant. Du moins, selon la princesse. Il était droit et fier, nullement impressionné par la richesse Rahjak. Elle trouvait ça remarquable. « Que pourriez-vous m’offrir qui ne m’appartienne pas déjà ? » Le voilà désormais qui sort une gourde de ses affaires et, intriguée, Irina lui offrit un sourire satisfait. Elle ne craignait pas de poison de sa part, cela serait bien trop suicidaire et déclencherait une tempête que sa tribu ne pourrait jamais calmer. Dans un mouvement impérial, elle se glissa alors jusqu’à attraper deux coupes en or qu’elle rapprocha de son invité.

« Avez-vous trouvé cette journée agréable ? » Ou plutôt utile, mais elle n’oserait jamais être si directe. Ce n’était pas dans ses habitudes, surtout qu’elle ne connaissait absolument pas Caleb et, par conséquent, devait un peu l’observer avant de lui offrir un peu de confiance. Car oui, Irina cherchait des alliés. Des personnes loin de sa cité qui pouvait la défier sur le fonctionnement de sa propre tribu, qui pouvaient la remettre en question et la bousculait. Elle était aussi fière que l’homme devant elle, mais elle n’était pas aussi coincée dans ses traditions. Après tout, c’était une femme. Une femme qui rêvait de pouvoir, d’égalité, de changement. « Comment se fait-il que vous soyez encore là ? Seriez-vous tombé sous le charme du désert ? » Elle lui tendit un plateau sur lequel se trouvaient des dattes.




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18/12/2017 Léonard // Phoebus Raphaël D. Ansvor 655 Michael Fassbender Zoologie // Orientation Naori 202




Sun won't rise for our morning
Irina & Caleb

Tu n'avais peut être pas prévu cette escale lorsque tu avais quitté le village ce matin. Cependant si pour beaucoup la sortie s'était déroulée dans une bonne ambiance, digne d'une foire comme celle ci, où chacun échange, rentre les bras plus chargé quil n'ai pu le penser, pour toi l'impression de danger perpétuelle était belle et bien présente. Tu n'irais pas jusqu'à dire que tu connais Arkhip, mais il fait bien dire que ses méthodes et ses actes ne vous sont Pas inconnues et qu'il ne fait ou n'accepte pas quelque chose si ce n'est pas positif Pour lui. Alors y avait-il derrière cette rencontre, une idée de fond que personne n'avait osé dévoiler?

C'est pour cela que voir la fin de journée avait eut quelque chose de réconfortant. Tout s'était Pour ainsi dire bien passé, chacun rentrerait chez soit, tout irait bien.
C'était maintenant, dans le silence et la pénombre que les discussions importantes pouvaient avoir lui, loin d'éventuels regards indiscrets, loin aussi du consentement des tiens... Tu te jurais de ne plus jamais dire à Rowena que ses choix la mettait en danger. Parce que si tu arrivais auprès de la princesse la tête haute et sans véritables appréhensions, rien ne disait qu'elle n'ordonnerait pas à ses gardes de te mettre aux verrous... Voir pire.
C'était un véritable jeu d'échecs, tu lançais tes pions à l'aveuglette en espérant avoir bien interprété les signaux... D'autre part il serait malvenu de sa part de déclencher la guerre, comme de la tienne si tu tentais un assassinat… Et soyons honnête, tu es bien le dernier à vouloir prendre les armes. N’est-ce pas pour cela que tu es là?

Comme deviné, les gardes te laisse le passage et quoique tu ne viennes ici en étant sûr de toi, la méfiance est de mise, un regard envers eux au cas où ils viendraient à avoir un geste de trop. On ne sait jamais. Malgré la paix toute relative de cette journée tu sais qu’au fond, tu te trouves en territoire étranger, loin de chez toi, loin des tiens qui devaient désormais être proches de la forêt, prêt à regagner la protection des sous bois…
Tu ne réponds pas à sa première pique, si ce n’est par un rictus léger, sourire à semi amusé, semi trop sérieux. Les Rahjaks et vous n’avez pas la même façon de voir la vie, les biens et les richesses vous sont totalement différents et Irina en est la preuve vivante. Vêtements riches, arrivée en grandes pompes à la foire, manières trop distinguées en cette heure tardive… Tu sers cependant les deux coupes en or, lui tendant la sienne et la saluant d’un geste. Vous autres Naoris êtes bien plus proches de la nature, la forêt est vôtre autant que vous lui appartenez et grâce à cet environnement fertile, vous pouvez au moins vous targuer de ne manquer de rien. Fruits et autres baies, miels… Autant de choses qui adoucissent le fond d’une gourde et mettent la discussion à plat : Tu es venu en paix.
Et quand on te connait un peu, le simple fait d’être venu est un grand pas en avant.

« Agréable… Je dirais qu’elle semble avoir plu à la plupart des nôtres. Ce fut enrichissant… Je l’espère autant pour les uns que pour les autres. » Quant à être agréable, tu avouerais sans malhonnêteté que la chaleur et ta paranoïa de voir quelque chose vous arriver, si loin du village, a sans doute entacher ton ressenti. Tu reconnais préférer la solitude et le désert quand ce dernier est plus sombre, plus silencieux et lorsque le soleil n’est pas à son zénith dans le ciel. Tu portes la boisson à tes lèvres, observant discrètement les lieux qui t’entourent alors qu’un sourire prends place sur ton visage à ses questions. « Je dois bien avouer que la chaleur du Désert est un charme que je peine à apprécier. » Tu tournes les yeux vers elle, posant un instant tes iris dans les siennes avant de tendre une main en direction des dattes qu’elle te propose, la remerciant d’un signe de tête. « Sans offense, évidemment… »
Tu avais peut-être employé un ton plus ou moins plaisantin, mais si la jeune femme n’était pas réputée pour être à fleur de peau comme l’était Arkhip, tu préférais éviter un quiproquo non désiré.
« J’apprécies le calme quand il s’agit de… discuter. Je pense que les vôtres comme les nôtres ont eut à loisir d’échanger biens et histoires aujourd’hui et je me réjouis que cela se soit si bien passer... » Tu marques une pause, fronçant les sourcils en jouant avec ta coupe. La diplomatie n’as jamais fait parti de tes compétences et quand bien même l’expérience t’aide-t-elle à anticiper la plupart des situations, les mots sont un grand point faible. « Cependant il y a des choses qui ne s’échangent pas sur un marché... » Tu relèves le regard et le plante dans le sien. « Pourrions nous rester seul à seul, princesse? » La confiance que tu acceptes de lui offrir n’est ni destiné à ses gardes, ni à son ‘personnel’. Et quand bien même tu pourrais être un danger pour elle, tu l’espère largement assez intelligente pour comprendre que tu n’es pas ici pour amorcer une guerre… Tu ne sais que trop bien qu’il est plus qu’inutile d’attenter à un peuple si les chances de réussites sont nulles… Tes seules armes ce soir seraient les mots, les secrets. Et tu ne compte utiliser aucun d’eux.  
©️ FRIMELDA



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22 avril 2118

Elle ne s’attendait pas à voir le conseiller revenir vers elle. Non, en fait, elle pensait bien passer le reste de sa soirée dans la solitude et la tranquillité, maudissant ceux qui devaient parler derrière son dos. Ils étaient toujours trop nombreux à prononcer son nom en son absence, elle le savait. Il y avait trop de choses à dire sur son sujet, entre sa beauté et son nom. Une princesse oui, mais surtout la fille d’un roi. De celui qui aurait dû être encore en vie aujourd’hui, mais qui s’en souciait vraiment ? Le peuple, peut-être, espérait que le trône change de dirigeant et tous les regards étaient tournés vers son cousin, fils ainé, le tas de muscle nommé Isaak. Cela arrangeait Irina. Qu’il tue son père, anxieux et désireux de prendre sa place. Il sera ensuite aisé pour la belle plante de se transformer en épine et d’empoisonner celui qui ne voyait en elle qu’une alliée en toutes circonstances. En attendant, elle était là, hors des murs de sa cité et c’était si rare pour elle, qu’elle se devait d’en profiter. D’étendre un peu son séjour, même par caprice. La venue de Caleb n’était qu’une belle surprise à ses yeux. Une agréable opportunité, en réalité. Ce soir, c’était dans la paix qu’ils allaient discuter. Dans un espace qu’elle, elle choisissait de rendre neutre. Cela ne lui apporterait rien de l’attaquer ou l’enfermer, vraiment. De même, elle se savait hors de danger face à lui. Caleb ne lui ferait aucun mal. Au fond, ils voulaient la même chose, lui et elle : ne pas lancer une nouvelle guerre, et même dans la discorde, trouver une entente possible.

Et, le soleil pouvait en être témoin, la tribu Rhajaks était la plus belliqueuse et la plus détestée par ses principes et ses traditions un peu (beaucoup) barbare. Mais Irina n’était pas aussi bête que les hommes qui avaient gouverné jusqu’ici. Que les hommes qui avaient donné cette impression d’une tribu très fière et puissante. Elle voulait changer l’image, oui, mais pas la briser entièrement. Ses racines, elle les aimait.

Boisson dans la main, elle observait Caleb avec grande attention. Des trois conseillers, il était bien celui qu’elle connaissait le moins. En réalité, elle n’avait aucune idée à quoi s’attendre avec lui et le peu de chose qu’elle a entendu à son sujet, elle le gardait dans un coin de sa tête voulant vérifier par elle-même qui il était. « C’est le cas. C’était un échange qu’il faudra sans doute reproduire à l’avenir. » Elle ne mentait pas, même si elle trouvait l’idée, au départ, très suspicieux. Que les deux peuples participent à des événements communs, ne pouvait être que bénéfique pour les deux. Et cette journée en était une preuve. Malgré ses airs de jolie fille, Irina avait eu le temps d’observer les stands et les savoirs faire des Naoris.

« Vous ne m’offensez pas, je vous rassure. » Elle souriait, reposant ensuite le petit plateau de dattes sur la table juste devant. « C’est ce désert qui forge nos caractères, à nous les Rahjaks, et nous en sommes fiers. » Elle avait vu, les forêts, sur le continent, lors de son trajet en direction du village Pikuni. Elle avait goûté aux températures tièdes et aux nuits fraîches. Pourtant, elle préférait sa cité de feu, son soleil épuisant et la sueur sur sa peau qui la faisait briller comme une pierre précieuse. Elle l’écoutait avec une concentration particulière, se demandant ce qu’il allait bien pouvoir lui dire. Elle comprenait parfaitement qu’il profitait de ce moment pour discuter ouvertement, mais il chercherait tout de même à ne pas faire de faux pas et ça, elle le notait. C’est naturellement qu’il lui offrait la possibilité d’un entretien secret, calme et privé.

Pour virer tous ceux qui étaient dans le coin ou qui espéraient trainer une oreille, elle se leva. Elle tâcha de tirer des rideaux et de demander à ses gardes d’aller plus loin, vérifier que rien ne dérange sa petite réunion. Eux-mêmes s’occuperaient des esclaves en service qui, se voyant offrir une pause, allaient sauter sur l’occasion pour avoir un moment tranquille.

« Il est fort probable… » Elle s’installa de nouveau sur la place qui était la sienne, retrouvant sa boisson. « Que des rumeurs courent à notre sujet, ce soir. » Amusée ? Complètement. Mais elle retrouva tout de suite son sérieux, preuve qu’elle utilisait parfaitement les situations les plus simples pour camoufler ce qui devait l’être. « Je vous écoute, Caleb. Soyez aussi franc que vous pouvez l’être, ne vous retenez pas. » Elle s’autorisa un regard royal. « J’ai, en réalité, horreur des politesses. » Elle sentait qu’avec lui, c’était totalement inutile et dérisoire.


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18/12/2017 Léonard // Phoebus Raphaël D. Ansvor 655 Michael Fassbender Zoologie // Orientation Naori 202




Sun won't rise for our morning
Irina & Caleb

Quand on y regardait bien c’était assez difficile de trouver une possible entente entre vous, tout vous opposait. L’apparente richesse de ces lieux, les gens qui entouraient la princesse, les esclaves qui remplissaient ses coupes… Tout était ici à l’opposé total du mode de vie que vous prêchiez depuis des années. Chez vous les conseillers n’ont pas besoin de gardes, le peuple est égal et vous n’oeuvriez pas pour le bien d’une famille royale mais pour le peuple au complet… Tu n’étais pas dupe. Si des ententes étaient possibles avec certains, il serait à jamais impossible de rallier tout les Draghsteel, ils étaient bien trop différents de vous, se sentant supérieurs et importants… Seront-ils toujours de cet avis sur leur lit de mort? Nul n’est éternel et plus on est haut, plus la chute est rude. Ce n’est pas une menace mais une simple observation.
Tu n’étais pas prêt à beaucoup de compromis, mais tu n’étais pas non plus prêt pour une guerre. La violence n’a jamais rien résolu et vous n’étiez de toute façon pas pour les affrontements. Quelles qu’aient été vos erreurs et vos choix passés.

Pourtant elle avait raison lorsqu’elle soufflait que recommencer cet échange serait une chose bénéfique, tu es pour le moins d’accord avec elle. La plupart des visages que tu as vu repartir pour les bois semblaient heureux, les inquiétudes que tu nourrissais semblaient désormais ridicules pourtant tu étais certain que les sentiments n’étaient jamais là pour rien… Aviez vous rater quelque chose? Étais tu à ce point paranoïaque? Tu serais toujours loin de la vérité. Mais tu acquiesces d’un signe de tête, toujours avec cet air dur mais presque serein. Tu avais appris avec le temps à laisser les émotions de côté quand tu ne savais as à quoi t’attendre et si la jeune femme semblait accessible à la discussion elle restait de sang royal… Princesse et non prince, cible sans doute de son propre sexe, possible alliée qui, malgré elle, connaissait la frustration de ne pas être à la ‘hauteur’ du fils premier. Jamais tu n’aurais tenter d’approcher Isaak Draghsteel, ç’aurait été de la folie pure.

« C’est tout à votre honneur. Je ne pensais pas voir autant d diversité sur les étales de vos marchands pour être honnête. Le désert refermerait-il des surprises? » Tu laisses glisser un sourire en coin, discret mais présent. Le désert était si vaste qu’il pouvait camoufler plus d’un secret, cette discussion en faisait très certainement parti et au fond tu n’utilisais pas les mots au hasard. Mauvais diplomate peut-être, mais ton âge te permettait au moins de bénéficier d’une sagesse toute relative. Quoique tu sois le premier à faire les mauvais choix quand ils se présentaient à toi, cela va sans dire.
Tu l’observa se lever, créer dans la masse de ses petits serviteurs une sorte d’explosion, comme lorsque l’on dérange une fourmilière, agitant en son sein la ligne trop bien organiser des fourmis qui, lorsque le danger sera écarté, reprendront leur tâche comme si de rien n’était. Voir ce genre de chose possible envers tes semblables te donne l’impression désagréable de ne pas être à ta place. Tu n’arriverais jamais à comprendre le principe des esclaves, d’ordonner quelque chose et de se voir obéir. Pour toi, ce n’est pas une façon d’être meilleur que les autres ou plus important…
Mais tu ne laissa rien échapper de tout cela, te décalant d’un pas pour permettre à l’un d’eux de passer sans pour autant croiser son regard. On se souvient moins des gens si ces derniers ne peuvent croiser votre regard et tu tenais encore à ton anonymat. Peut-être les gens connaissaient-ils ton nom, mais tu aimais à être un nom sans visage. Qui sait si ça ne pouvait pas être salvateur…

Tu retombes sur Terre alors que le silence emplissant la salle au départ de son personnel n’est brisé par ses mots. Froncement de sourcils avant qu’un rictus ne prenne sa place en guise de réponse. « Espérons alors qu’elles soient au moins bien racontées. » Quoiqu’assez invraisemblables si elles venaient à naître. Nul n’avait jamais entendues de rumeurs concernant une visite à une princesse en pleine nuit où tu pourrais être acteur. Tu étais l’un de ces vieux ours solitaires, ce genre de jeux n’avaient plus qu’un goût amer sur le fond de ton palet.
Tu apprécies qu’elles abatte cartes sur tables la première cependant, déverrouillant par le même coup tout autant de possibilités. Elle acceptait de te parler sans crainte, autour d’elle il n’y avait plus ni gardes ni esclaves, juste toi. Toi qui aurait pu être n’importe quel assassin Naori cachant bien son jeu… Mais elle acceptait en pleine confiance de te parler sans détours, tu avais alors l’impression d’avoir pour une fois miser sur la bonne personne. À voir où cela vous mènerait.
« Vous et moi savons que je ne devrais pas être ici, n’est-ce pas? Pourtant je ne vois aucun garde armé prêt à intervenir si je décidais de m’en prendre à vous… J’en conclus que ma venue pourrait nous être bénéfique à tout les deux. »  
Tu couvres tes arrières, tâtant le terrain sur lequel tu te déplaces parce que tu le sais miné. Le passé, tu en as connaissance, tu sais que le désert renferme des secrets mais que la forêt n’est pas en reste non plus.
« Les relations entre votre famille et… nous autres, ne sont pas au beau fixe. Que cette journée ait été positive pour les uns comme pour les autres m’a surpris. L’idée de rester au coeur des bois me paraissais bien plus réaliste. » Pourtant tu avais eus tord, tout s’était bien passé, les tiens avaient pu faire des échanges fructueux et les hommes du désert avaient en retour eu droit à leur lot de votre savoir faire. Tu le dirais sans hésité, la surprise avait été réelle et agréable. Cependant les Rahjaks n’étaient pas connus pour faire quelque chose s’ils n’y trouvaient pas satisfaction, d’une manière ou d’une autre ce n’était pas un peuple de charité. « Je suis là parce que la guerre n’est pas très loin et c’est la dernière chose dont votre peuple, et le nôtre, ait besoin. »
En réalité, l’armée Rahjak s’en remettrait après vous avoir écrasé, cependant une guerre était inutile et un terrible gâchis. Si le roi, fou qu’il était, décidait de se dresser contre les Naoris, il perdrait le peu d’ententes qu’il avait avec les autres tribus s’il en avait encore. Il n’était plus prit au sérieux par beaucoup, toi y compris. Tu le voyais plus comme ce dragon supposer reposer au coeur de la cité de feu, que comme le roi qui devait guider son peuple. « Et je pense que vous ne voulez pas non plus d’une guerre. »
C’est maintenant que tu verrais si l’idée de venir était bonne ou non. Elle pouvait répondre d’une façon comme de l’autre, te faire regretter ta venue ou au contraire, t’inciter à rester. Elle avait toutes les cartes en main désormais et si tu gardais une apparence on ne peut plus calme, iris bleues posée dans ses yeux noirs, au fond de toi il y avait encore ce gamin prêt à s’asseoir sur le dos du fauve, dont le coeur palpitait parce que tout ses aînés avaient les yeux rivés sur lui. Ce gamin qui avait été capable d’apprivoiser les fauves mais qui en avait payé le prix fort. Rien ne s’obtiens sans sacrifice, tu étais le mieux placé pour le savoir. Tu espérais seulement, désormais, avoir fait le bon choix.

©️ FRIMELDA


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