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˜˜˜˜˜˜They stood in the storm and when the wind did not blow them away, they adjusted their sails. (Jonas)
maybe life should be about more than just surviving


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03/05/2018 Margot. 378 Karrueche Tran likeanewday, Elow de mon coeur (avatar) Apprentie conseillère druide (notion de soin et orateur/diplomate) Naori 30







They stood in the storm and when the wind did not blow them away, they adjusted their sails.

ft. Jonas

Elle avait pensé qu’elle parviendrait à atteindre le phare avant que la pluie ne s’abatte mais elle avait eu tort. C’était une pluie diluvienne qui frappait la Terre, dégoulinait le long de son corps. Le vent poussait les arbres, le ciel était lourd, gris, inquiétant. La lumière du jour était devenue si lugubre qu’à cet instant, la nature semblait plus hostile que jamais, en colère. La Naori savait que face à mère nature, elle ne tiendrait pas, elle serait en proie à ses caprices, soumise à sa bonne volonté. Elle était bien trop loin de chez elle pour espérer retrouver la chaleur de son village ce soir. Il fallait qu’elle parvienne à trouver un refuge et vite, que ce soit le phare ou tout autre chose. Contre le vent, contre la pluie et le sol qui s’enfonçait sous ses pas, elle restait déterminée, accrochée à cet objectif. En même temps, elle ne pouvait pas abandonner, elle ne pouvait renoncer, ce ne serait ni plus ni moins qu’un suicide. Elle ne pouvait pas non plus attendre que la pluie cesse, que le beau temps revienne parce qu’Ashiri ne supportait pas de regarder le cours des éléments, impuissante. Elle avait besoin d’agir, elle était déterminée à arrivée à son but et toujours aussi incapable d’abandonner. De toute façon, elle ne serait pas en sécurité au milieu des ruines par ce temps. Si mère nature la laissa survivre, elle risquait de faire des mauvaises rencontres. Les animaux n’avaient que faire de la violence des pluies, c’était même pour certains prédateurs l’occasion rêvé de trouver des proies faciles.

Comme écho à ses pensées, le hurlement du loup qui venait souffler à ses oreilles. L’imaginait-elle ou l’animal était-il vraiment aux alentours ? Elle n’était pas animiste mais, elle savait qu’à cet instant, elle devait se montrer prudente, écouter la nature pour ne pas se retrouver en tête à tête avec un animal sauvage. Elle saurait se défendre, elle saurait prendre cette vie mais, elle préférait ne pas avoir à le faire. Comme chaque membre de sa tribu, elle respectait la vie, celle des plantes, des animaux et des humains, ils croyaient farouchement que chaque âme devait être préservée, respectée.

Chaque pas devenait plus difficile et instinctivement, elle se mit à serrer son amulette de protection, souhaitant en peu de répit, souhaitant que ses pas la mènent au plus vite vers le calme. Elle était prête à enjamber des montagnes pour arriver au plus vite néanmoins, elle se stoppa. Un grognement attira son attention, serait-elle tombée dans la gueule du loup ? Son regard se porta sur l’horizon troublé et assombri par le temps mais, elle le voyait. Lui, en revanche, était un chien loup dont le regard fixait une toute autre proie, une toute autre personne. L’apprentie conseillère s’approcha silencieusement, pour confirmer ce qu’elle voyait, pour être certaine de ce qui se passait là. C’était un homme entre la forêt et le chien, pris au piège sans issu de secours. Du moins, c’était à supposé à sa posture, elle ne lisait là que la peur. Il ne semblait pas près à se défendre, était-il seulement armé ? Ashiri n’avait pas le temps de la réflexion si elle voulait l’aider, l’animal était prêt à bondir.

Les mains de la druidesse avaient amassé des pierres, qu’elle ne tarda pas à lancer vers l’animal pour le faire fuir. Cela pouvait se retourner contre elle mais alors, elle savait ce qu’elle devrait faire. Bien que l’animal ait été forcé de lâcher sa proie du regard, il ne semblait pas vouloir s’en aller. La jeune femme envoya une dernière pierre qui atterrit sur la tête du chien, le faisant retrouver le sol probablement légèrement assommé. Elle ne l’avait pas lapidé, c’était la seule pierre qui l’avait touché, la fenêtre d’action était courte. Ni une ni deux, elle se précipita vers l’homme qu’elle cherchait à aider. Elle lui tendit la main pour l’aider. « Suis-moi, je peux t’aider. ». Elle le regardait avec sincérité et là, soit il saisissait sa main, soit il était livré à lui-même.





☾ anesidora

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26/06/2018 ELOW ; DEVOS, ĆIRO & IRINA ; 92 GEORGE MACKAY ; ELOW ; JARDINIER & CUEILLEUR, VOUS LE TROUVEREZ AUSSI SOUVENT PRÈS DU GRAND FEU (IL AIME S'EN OCCUPER). 11
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They stood in the storm and when
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17 MARS 2115

Bon sang, il était perdu ! Au milieu des arbres, Jonas levait la tête en espérant y trouvait un signe. Un indice quant à la direction à prendre. Il avait tout fait, pourtant, pour ne pas s’égarer. Il était resté près du groupe de cueilleur, demandant la permission d’arracher un fruit lorsqu’il avait un doute. Malgré ses précautions, il était tout de même là. Au milieu de nulle part. C’est dingue cette capacité qu’il avait à se perdre. À force, il devrait sérieusement songer à ne pas quitter le campement, il se protégerait ainsi d’éventuel danger. Il ralentirait moins les autres aussi. Mais malgré les tensions avec les Terriens et le brouillard acide qui avait tué plusieurs des siens, Jonas voulait se montrer utile. Il voulait essayer d’apporter quelque chose. De faire un effort. De trouver une petite place et de ne pas être le centre de reproche. Il savait bien que beaucoup l’ignoraient, ne le prenaient pas en compte, ne se fatiguaient pas à lui parler. Lui, il faisait partie des tueurs. Des condamnés à mort. Des vieux prisonniers qui n’étaient pas destinés à respirer. Avant de tomber sur cette planète, il s’était convaincu que rien ne pourrait lui éviter l’éjection. Aujourd’hui, il profitait d’une seconde chance sans pour autant effacer ce qu’il avait commis. Si son esprit oubliait facilement certaines choses, ce n’étaient pas les cas de ceux qui vivaient à ses côtés. Son histoire était, en quelque sorte, inscrite dans la roche.

Soudain, le vent se leva. Des nuages semblaient empêcher la lumière de venir jusqu’à lui et tout lui parut alors très sombre. Comme si quelqu’un avait jeté un voile sur ce monde. Impossible de se repérer, alors Jonas chercha des traces de ses pas pour repartir en arrière. Une tâche compliquée quand on sait qu’il a préféré retirer ses chaussures, trouvant la marche plus agréable pieds nus. Il laissa tomber quelques minutes plus tard, quand la pluie débuta. Alors, il ne lui resta qu’une chose à faire : remettre ses chaussettes et ses chaussures et courir trouver un abri. Il posa son sac lourd contre un arbre faisant attention à ne pas faire tomber les oranges sanguines trouvé à quelques mètres. Il se dépêcha ensuite de délier ses chaussures attachées via les lacets. Et alors qu’il n’avait pas encore fini, un grognement se fit entendre. Surpris, il aperçut plus loin ce qui ressemblait à un chien… ou un loup. C’était gros. Et ça n’avait pas l’air très gentil… Sac à dos en place, lacets encore défait, Jonas leva légèrement les mains en douceur, essayant de faire un pas en arrière pour ne pas brusquer l’animal. Celui-ci gronda, montra ses dents et Jonas décida alors de partir en courant.

Il fila dans la forêt, à l’opposé du monstre. Il se prit quelques branches sur le passage, l’une griffant son visage. Puis, l’un de ses lacets se prit une racine et le pauvre tomba, plusieurs oranges glissant devant lui. Il se retourna, tenta de se défaire et aperçu l’horrible animal s’arrêter un peu plus loin. De nouveau, il se leva doucement, mais cette fois, il était coincé. Il était pris au piège. Il allait bondir, Jonas le sentait. Ce truc allait lui bondir dessus et lui arracher la tête.

C’est alors qu’une pierre vola… puis une deuxième touchant l’animal en pleine tête. Paniqué, Jonas se tourna vers la source pour trouver une fille. Qui était-elle ? Sans comprendre ce qu’elle disait, celle-ci lui tendit la main. Il avait beau ne pas être malin, il comprenait qu’elle était en train de lui sauver la vie et qu’il n’y avait pas d’autres options. Deux secondes plus tard, il posa sa main dans la sienne, prenant sur lui l’horreur de ce contact. Alors, ils se mirent à courir, Jonas s’accrochant à son sac. La bête, derrière, hurla férocement, mais le jeune garçon refusa de regarder derrière lui. Cette fille, elle savait où elle allait. Parmi les arbres, elle trouva un chemin que lui n’aurait jamais remarqué. Invisible aux yeux de ceux qui ne connaissaient pas les lieux.

Il lâcha la main de l’inconnue quand ils entrèrent dans une grande tour et que celle-ci ferma derrière eux. Là, dans le noir, il se cogna à des escaliers et évita de tomber une deuxième fois. Il y avait un peu de lumière, marquées par quelques trous dans la pierre… Cet endroit était vieux. Puis, l’animal se cogna à la porte et, d’instinct, Jonas lâcha son sac pour tenir la porte avec celle qui lui avait probablement sauvé la vie. L’animal se cogna plusieurs fois, avant d’abandonner, de hurler de nouveau. Il allait probablement rester à proximité. L’orage se fit ensuite entendre, un éclair tomba plus loin.

« Mais qu’est-ce que c’est ?! » Dit-il alors, sans pour autant quitter la porte sur laquelle il avait mis tout son poids.



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ft. Jonas

Sa main dans la sienne, elle courait à perdre haleine, l’entraînant dans cette forêt qu’elle connaissait. Il était aveugle dans ces lieux, elle était son guide, le cœur haletant, le corps endolori mais, ils allaient s’en sortir, elle le savait, elle le sentait. Le vieux phare n’était plus très loin, elle entendait la voix de sa mère résonnait en elle, respire Ashiri, tout ira bien. Respirer, continuer, ne pas se retourner, elle pouvait le faire, ils pouvaient le faire. Le phare se dessinait enfin sous ses yeux, à quelques mètres d’eux mais elle savait que l’animal n’était pas loin non plus. Respire Ashiri, respire. Ils poussèrent la porte lourdement, l’inconnu lâchant sa main. Elle referma la veille porte, lourde et rouillée mais qui n’en était pas moins leur barrière, leur protection. L’inconnu lâchant son sac pour venir bloquer l’entrée avec elle, l’animal essayant férocement de trouver un passage, de fracturer leur défense. Loin d’être stupide, il abandonna dans un hurlement de frustration. Cependant, s’il cessait de tenter d’être bélier, il allait probablement continuer de roder aux alentours, patient, envieux, désireux d’obtenir ses proies. Ces animaux savaient se montrer patient mais, elle aussi. De toute façon, l’orage tonnait, il n’y avait dehors que du danger et elle avait fait bien assez d’imprudence pour une journée.

Un éclair illumina brièvement le visage de cet inconnu, il semblait terriblement inoffensif. Il était comme perdu, livré à la nature et sans défense. Délaissant la porte, la jeune femme essora ses longs cheveux bouclés qui dégoulinaient encore le long de son dos. « Mais qu’est-ce que c’est ?! ». Elle l’observa avec un léger sourire, c’était comme si ses paroles appuyaient les traits de son visage, cet air inquiet, surpris. Quelque part, elle ne pouvait s’empêcher de croire que leur rencontre était liée au destin, qu’il n’y avait pas de hasard dans le fait que, elle, Naori, se retrouve face à lui, débarqué. Les terriens n’avaient que rarement besoin de ce genre de coup de pouces, ils étaient chez eux, ils savaient comme survivre. Elle ne pouvait en dire autant de ceux qui étaient tombés du ciel, ceux qui comme lui étaient vulnérables face au danger. « C’était un chien-loup et comme tu peux le voir, ils sont assez agressifs. ». Comme beaucoup de prédateur sauvage, cette Terre détruite avait poussé les animaux à évoluer, à changer, comme les Hommes. « Tu peux lâcher la porte, on est en sécurité à l’intérieur. ». Elle ne se méfiait même pas de lui, parce qu’elle le sentait, il n’y avait rien de mauvais en lui. Comment peux-tu en être certaine ? Je le sais, c’est tout. « Au fait, je m’appelle Ashiri et toi, tu es ? ». Elle lui offrait un sourire, le danger était derrière cette porte pas dans ce phare. « On monte ? ». Ils seraient bien mieux en hauteur, à observer le ciel se déchainé et les arbres pliés. Et puis Ashiri avait déjà fait un arrêt au phare à l’aller, elle y avait laissé quelques affaires et si personne ne l’avait pillé, ce serait toujours là.




☾ anesidora

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26/06/2018 ELOW ; DEVOS, ĆIRO & IRINA ; 92 GEORGE MACKAY ; ELOW ; JARDINIER & CUEILLEUR, VOUS LE TROUVEREZ AUSSI SOUVENT PRÈS DU GRAND FEU (IL AIME S'EN OCCUPER). 11
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17 MARS 2115

Cela ne lui était jamais arrivé. Se retrouver si près du danger, si près d’une bête prête à le dévorer. Jonas était peut-être effrayé, mais une partie de lui était curieux vis-à-vis du monstre. Cependant, pas le temps de mettre sa vie en péril, il fallait survivre. D’ailleurs, survivre, c’était un peu la seule façon d’exister sur cette planète. Plus il découvrait, plus il se rendait compte que tout était bien loin de ce qu’il avait appris et chéris ses dernières années. Pourtant, les arbres, le ciel, tout paraissait familier. Sauf ce truc, qui désormais, lui courrait après. Heureusement qu’il y avait cette fille, qui le guidait à travers la forêt à la recherche d’une solution et d’un abri. La seule chose à faire, c’était la suivre. Lui confier sa vie, en quelque sorte, lui faire confiance et ne surtout pas regarder derrière. Parce qu’il pouvait presque l’entendre courir, mâchoire ouverte, prêt à mordre. Comme si le souffle de l’animal caressait sa nuque. Une horreur. Par chance, ils trouvèrent le phare et refermèrent derrière eux, essayant de bloquer la seule entrée pour ne pas se faire manger. Ils étaient les proies d’un prédateur nouveau et c’était effrayant. Avec l’orage dehors, Jonas se sentait… pas en sécurité.

Maintenant que s’était calme, peut-être bien qu’il pourrait avoir quelques réponses. Le corps trempé, les yeux choqués, il ne comprenait pas. Mais qu’est-ce que c’était que cette chose ! Surement que personne n’allait le croire quand il allait en parler au campement !

« Ils voulaient nous manger, c’est ça ? » Ce n’était pas vraiment une question, mais plutôt une évidence. D’un geste, il tenta de plaquer ses cheveux en arrière et de nettoyer l’eau qui s’était accumulée sur son visage. Sous les indications de sa nouvelle alliée, il se détacha de la porte avec prudence, sans la quitter des yeux. Et si jamais le chien sentait ce qu’il faisait, allait-il attaquer ? Un grondement sourd se fit de nouveau entendre. L’orage n’était pas près de s’arrêter, c’était certains…

« Jonas. Est-ce que tu es une… comment elle disait déjà… Trikru ? » Il repensa à @Karah Maartell, se disant qu’il y avait quelque chose de familier en Ashiri. Et puis elle parlait très bien sa langue, alors peut-être bien qu’elle venait de la même tribu. Et si ce n’était pas le cas, il lui devait quand même la vie… Elle avait l’air de le traiter comme n’importe qui. Comme un ami de toujours et ne semblait pas du tout se préoccuper du fait qu’il était un débarqué. Cette manière de faire, le surprenait un peu. C’était bien d’être une page blanche et de pouvoir dire et se présenter sans avoir à justifier ses actions passées.

« Monter ? » Il se tourna vers les escaliers et observa les lieux. « On peut ? » Oui, il posait la question, puis décida de la suivre. L’endroit était tout de même immense et il se fatigua assez vite. D’ailleurs, il s’arrêta après plusieurs marches pour enfin faire ses lacets. Sur son épaule, il avait récupéré son sac, préférant ne pas le laisser en bas.

« Je me suis perdu. » Dit-il. « J’étais partie cueillir quelques fruits et sans m’en rendre compte, je me suis éloigné de mon groupe. » Il haussa les épaules, s’appuyant le long du mur pendant qu’il montait. « J’espère qu’ils ont eu plus de chance que moi… Y’a beaucoup de chien-loup dans la forêt ? » Il rata une marche, mais se rattrapa. Avant qu'Ashiri ne lui tende la main ou ne l'aide, il s'écarta. Lui et la proximité, ça faisait d'eux. « Je vais bien. » Il offrit un sourire. Oui, il ne s'était pas fait mal, c'était déjà. Un simple coup d'oeil derrière lui, lui rappela de faire attention à ne pas perdre l'équilibre. Il pourrait bien mourir à tomber dans ces escaliers !


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ft. Jonas

Les dangers de la nature, Ashiri avait grandi avec, elle était en harmonie avec cette Terre, acceptant ses caprices et ses trésors. Il faut dire que la culture de son peuple était tournée vers la nature, vers la vie. Elle n’avait jamais réalisé à quel point cela pouvait être une chance avant de croiser les débarquer et notamment cet inconnu à qui elle venait de sauver la vie. « Ils voulaient nous manger, c’est ça ? ». Ashiri laissa un sourire amusé se dessiner sur ses lèvres pour ne pas glousser, elle ne voulait pas se moquer mais elle n’allait pas répondre, c’était une évidence que oui, il allait servir de repas à ce chien et à sa meute. Elle n’allait pas lui dire cela, il semblait déjà terrifié. « Jonas. Est-ce que tu es une… comment elle disait déjà… Trikru ? ». C’était au tour de la Naori d’être surprise, ainsi, il avait déjà croisé l’un des siens ? Sa curiosité était piquée au vif, elle ne pouvait pas s’empêcher de se demander qui, même si elle avait quelques noms qui lui venait en tête. « Ai kom Triku, comment as-tu su ? Ou plutôt, qui as-tu pu rencontrer pour le comprendre si vite ? ». Il n’y avait là aucune menace, simplement de la curiosité, il n’avait pas à craindre de trahir quelconque secret ou autre. Il faut dire que la jeune apprentie ne voyant aucune menace à travers le regard de Jonas ne prenait pas la peine d’être sur la défensive. Une partie d’elle était heureuse et curieuse de croiser son chemin et l’autre partie d’elle ne voulait que l’aider à sentir mieux, protéger, en sécurité. Il était simplement face à l’optimiste et au grand cœur de la druidesse, son désir incessant d’aider les autres.

Elle lui proposa de monter, dans l’espoir de retrouver ses affaires. Ainsi, ils pourraient peut-être retrouver un peu de chaleur et éviter d’ajouter le froid à tout cela. « Monter ? ». Elle hocha doucement la tête, ne comprenant pas vraiment pourquoi il semblait si hésitant face aux escaliers. « On peut ? ». Ashiri ne savait pas bien d’où sortait cette question, elle ne voyait pas pourquoi cela serait interdit. Elle oubliait bien vite qu’elle connaissait les lieux, elle connaissait les différentes tribus, les limites des territoires, les dangers et les ressources, lui, il était face à l’inconnu. « Oui, on peut. » elle avait glissé cela d’une voix bienveillante avant d’ouvrir la marche.

Elle avait prévu d’attendre qu’ils soient arrivés au sommet pour lui poser plus de questions mais Jonas se lança dans les réponses, comme s’il savait que la curiosité de la terrienne allait ressortir. « Je me suis perdu. ». Elle n’était pas vraiment surprise par cette affirmation, pas parce que Jonas n’avait pas l’air fûté mais parce qu’il était aisé de se perdre dans cette végétation quand on ne connaissait pas. « J’étais partie cueillir quelques fruits et sans m’en rendre compte, je me suis éloigné de mon groupe. » Ashiri avait un sourire compatissant que le jeune homme ne pouvait pas voir dans l’obscurité avec la jeune femme dos à lui. « J’espère qu’ils ont eu plus de chance que moi… Y’a beaucoup de chien-loup dans la forêt ? ». Elle s’apprêtait à lui répondre mais il loupa une marche, activant ses réflexes, elle était prête à le rattraper dans sa chute. Cela dit, il avait su s’accrocher, retrouver l’équilibre. « Je vais bien. ». Elle eut un léger rire alors qu’il répondait à sa question silencieuse, c’était étrange, elle avait la sensation que ce jeune débarqué cernait rapidement certains détails la concernant. Enfin, peut-être que ce n’était que le hasard ou la logique mais cela n’en était pas moins troublant. « Ils t’ont laissé derrière ? ». Oui, Ashi, ça la choquait quelque peu, elle espérait qu’ils avaient au moins cherché, un peu. « Il y a pire que les chiens loups, crois-moi. ». Les ours et les pumas pour ne citer qu’eux étaient aux yeux de la Naori bien plus difficiles à maitriser que les chiens loups. « Cela dit, ils sont en groupe alors ne t’inquiète pas trop pour eux. ». Elle était certaine que dès demain, il retrouverait ses amis en un seul morceau. Les animaux ne lançaient pas d’attaque de groupe, ils cherchaient la brebis égarée… la plupart du temps.

Arrivant enfin au sommet, le sourire de la naori s’étirait jusqu’à ses oreilles, ses affaires étaient toujours là. « Je m’étais arrêtée là, à l’aller. Mon village est assez loin d’ici. ». Elle s’avança pour récupérer la couverture laissée sur place et l’apporter à Jonas. « Tu devrais te réchauffer un peu. ». Elle aussi elle le ferait, après parce qu’elle avait des vêtements secs ici. « J’étais venue chercher des herbes pour finir un remède, elles poussent mieux par ici. J’avais prévu d’arriver au phare avant que la pluie ne tombe, mais par chance je me suis un peu plantée. ». Un autre sourire avant s’asseoir et d’observer la vue.


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17 MARS 2115

Depuis qu’ils ont été envoyés sur terre, Jonas était plus calme. Comme si la planète avait réussi le pari imprévisible de trouver la solution aux pires de ses craintes. C’était étrange, mais contrairement à d’autres, Jonas avait réalisé un rêve en arrivant sur terre, alors il en profitait. Pourtant, il n’était pas souvent sorti, il n’était pas allé à la rencontre des autres Terriens. Il était resté dans son coin, laissant volontiers de côté les problèmes dont on lui parlaient. Tant que cela ne le touchait pas directement, il se satisfaisait de se petite routine. Surtout, il y avait forcément plus malin que lui pour gérer la situation et les crises. Que pouvait-il apporter à l’exploration ? Rien. Il oubliait trop vite les routes qu’il empruntait et les aliments qu’il cueillait. C’était déjà miraculeux que ses souvenirs de la serre n’avaient pas disparu, cachaient dans un coin de sa tête après des années de prison. Non, les gestes, son corps ne les avaient pas oubliées. Comment traiter la terre, comment traiter les plantes et les cultures, tout ça, il se l’était imaginé en boucle dans l’obscurité de sa cellule, cherchant parfois à s’imaginer vivre une vie tout à fait normale, tout à fait idéal.

Mais Jonas n’était pas comme les autres et il ne serait jamais comme les autres. « Elle s’appelle Karah, si je n’ai pas dit ça de la mauvaise façon. » Parce qu’il ne l’avait vu qu’une fois et elle avait été terriblement gentille. Comme Ashiri semblait être tout aussi aimable, il se disait que ça ne pouvait qu’être logique. Mais encore, sa logique pouvait le tromper et cela lui arrivait souvent. Pourtant, de la Naori, il ne ressentait que bonne volonté et curiosité. Si elle était dangereuse, elle le cachait terriblement bien.

Bientôt, il montait les longues marches le long de la colonne principale, grimpant juste derrière Ashiri. Il se demandait la vue qu’ils auraient là-haut et si tout ça tiendrait le coup face à leurs poids. Sans doute, vu la confiance qu’elle affichait dans ses gestes. Cet endroit avait beau être nouveau pour lui, ce n’était pas le cas pour elle. Et, maladroit comme il l’était, le voilà qui loupait une marche pour retrouver un équilibre douteux. C’est surtout son cœur qui avait fait un petit bond en avant, mais par chance, tout allait bien. Il rassura tout de suite la demoiselle, comme il le faisait constamment en réalité. Parce que parfois, ils - les autres empoisonnés - avaient forcément pitié de lui et parfois, ils avaient peur de ce qu'il ferait. Alors, Jonas prenait les devants aux cas où, pour une fois, on s’inquiéterait simplement pour lui. Ashiri ne semblait pas s'attarder sur le petit incident et poursuivit, et dans le noir Jonas imaginait le sourire qu’il avait vue plus tôt, comme s'il pouvait la voir.

« Peut-être que je suis allé trop loin ? » Sa main glissait le long de la paroi, non pas parce qu’il craignait de tomber de nouveau, mais parce que c’était doux. Parfois, il tombait sur une petite fente ou un petit creux, mais globalement, le mur était encore bien solide. « Qu’est-ce qu’il y a d’autres ? » Son imagination prit automatiquement le dessus, repensant au dinosaure pour une raison très simple : ils étaient gigantesques. Mais, comme on le lui avait appris plus jeune, ce n’était qu’une espèce disparue depuis des milliers d’années et il devait se focaliser sur ce qui pourrait être réel sur cette nouvelle planète. Alors oui, il pouvait très bien imaginer des énormes gorilles ou des tigres aux grandes dents… mais il avait vu si peu de chose en comparaison à ce qu’il avait appris dans l’espace, qu’il doutait de ceux qui avaient survécus sur terre. Cependant, si elle admettait qu’il y avait pire, c’est que c’était le cas. Alors, il voulait savoir.

« Oui, ils sont en groupe, c’est vrai. » Il ne chercha pas à dire plus, déjà fatigué par la montée et essoufflé. Il se concentra donc sur sa respiration et aperçu plus de lumière plus haut. La sortie n'était donc pas loin. Ils n’étaient donc pas très loin. Son regard, une fois la haut, s'émerveilla tout de suite face la vue. C'était l’orage qui tombaient sur la forêt, maîtresse des événements. C’était la tempête ! Mais en même temps, à cette hauteur, il se sentait pleinement à l’abri. Comme si tout ceci n’était qu’un écran. Il laissa rapidement ses affaires dans un coin et respira, tout simplement.

« Je risque de tâcher ta couverture, j’ai de la boue partout. » Il ne voulait surtout pas lui gâcher quelque chose qui lui appartenait. C’est vrai qu’il était tout trempé, mais il se sentait mal à l’aise de devoir salir sa seule couverture. Il refusa donc et se rapprocha légèrement du bord pour regarder la pluie tomber. C’était comme si Ashiri lisait dans ses pensées. Au moment où il se demandait pourquoi elle était si loin, la voilà qui lui expliquait que c’était pour chercher des herbes.

« Tu aurais pu revenir ici plus tôt, c’est de ma faute alors, je suis désolé. » Il baissait la tête, regardant plus bas le monde. Il ne voyait pas grand-chose, mais peut-être qu’il pourrait observer le chien-loup. Penchait ainsi, il se prenait la pluie comme une douche froide sur la tête. Cela ne le dérangeait pas vraiment, en fait. Il decida de s'éloigner ensuite, puis observa ce qui devait être une vieille lampe. « Si tu as faim, j’ai des fruits. » Il se pencha et tendit une orange, offrant son plus grand sourire. Il en profita pour remettre ses mèches de cheveux trempés en arrière, afin de dégager complètement son visage. En faisant ça, il ressentit une petite brûlure dû à une branche qu’il s’était prise dans la course. Voilà qui allait laisser une petite marque !

« Je devrais peut-être enlever mes vêtements pour qu'ils sèchent ?» Il était vraiment sale et ça le gênait. Sans doute les marques de sa manique de mère, alors Jonas ne peut pas vraiment supporter d'être aussi peu présentable.


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ft. Jonas

« Elle s’appelle Karah, si je n’ai pas dit ça de la mauvaise façon. ». Ashiri afficha un sourire amusé en entendant le prénom de son amie. Il n’y avait là aucune surprise, elles étaient toutes les deux trop curieuses pour rester au village, elles avaient ce besoin, cette envie de découvrir ce peuple tombé du ciel. « C’est bien ça, Karah. C’est une amie. ». Une amie et une apprentie conseillère tout comme elle mais, elle n’allait pas encombrer Jonas avec les détails. Sans doute que s’il tenait à en savoir plus sur la relation entre les deux Naoris, il demanderait.

Jonas, lui, s’inquiétait pour les siens. La jeune femme ne pouvait s’empêcher de penser que cela était le reflet d’un cœur bon, d’un cœur pur. Ses inquiétudes étaient légitimes mais, ils l’avaient laissé derrière, en proie aux crocs de la nature, il avait tous les droits d’être en colère, rancunier. Elle comprenait parce qu’en dépit de son calme et de sa maturité, Ashiri avaient ses tourments, des démons qui lui faisait comprendre les réactions les plus sombres. Cela dit, elle les tenait bien en cage ses démons, refusant qu’ils se montrent, refusant de les affronter. « Peut-être que je suis allé trop loin ? ». La brune haussa un sourcil, quelque peu surprise de cette question, ne voyant là rien qui justifiait de laisser un Homme derrière. Elle avait la sensation que le peuple du ciel avait encore beaucoup à apprendre pour survivre sur Terre, à commencer par la solidarité. Le seul endroit qui était trop loin, c’était le désert. « Qu’est-ce qu’il y a d’autres ? ». Devait-elle vraiment lui parler de tout cela ? Elle ne voulait pas l’effrayer mais, elle savait que tôt ou tard, la nature lui montrerait ses forces les plus puissantes, la vie dans toute sa splendeur. « Cela dépend où tu te trouves mais, les ours et les pumas vivent dans le coin. ». Et aussi des adorables animaux et d’autres rongés par les séquelles de cette guerre, cette destruction massive. « Oui, ils sont en groupe, c’est vrai. ». Contrairement à lui, qu’elle avait retrouvé seule mais, de manière définitive, elle ne reviendrait pas là-dessus. Rien ne servait de noircir un cœur d’animosité.

Le regard de Jonas s’émerveillait devant la violence de cette nature, maîtresse de son univers. La végétation pliait, le vent soufflait, le ciel menaçait mais eux ils étaient protégés dans cette bulle, regardant le monde de plus haut. Ashiri était heureuse de retrouver ses affaires mais, quand elle observait Jonas du coin de l’œil, c’était son cœur qui était heureux. Elle appréciait de voir qu’il observait, qu’il semblait sensible à ce qui était à l’origine de tout. Pour la Naori, c’était un bon signe. Elle lui proposa de prendre la couverture, pour se sécher, se réchauffer. « Je risque de tâcher ta couverture, j’ai de la boue partout. ». Elle fronça les sourcils alors que le ciel se fendait par un éclair et que la silhouette du jeune homme s’éloignait vers le bord

Ashiri s’approcha de lui en lui expliquant ce qu’elle faisait là, si loin de chez elle. Elle observa à son tour la pluie battante, le regard porté sur l’horizon. Elle se sentait bien là, malgré sa chair mouillée, elle savait que la nature finirait par s’apaiser et qu’il fallait respecter ses colères. Le vent et la pluie étaient aussi nécessaires que le soleil, n’en déplaise aux Hommes. « Tu aurais pu revenir ici plus tôt, c’est de ma faute alors, je suis désolé. ». Il avait la tête baissé, penchée sous la pluie laissant Ashiri complètement perplexe. Était-il en train de s’excuser de ne pas avoir servi de dîner au chien-loup ? « Tu n’y es pour rien si je suis partie trop tard. ». Elle planta son regard sincère dans ses prunelles. Elle avait la sensation que ce cœur si pur était pourtant vide, vide d’amour. Elle tirait sans doute des conclusions hâtives mais, elle avait la sensation qu’il s’excusait d’être là. « A dire vrai, je suis ravie de ce timing. ». Elle l’était, tout comme elle était certaine que le destin n’y était pas pour rien là-dedans. Elle savait qu’elle avait été guidée sur le chemin de Jonas, qu’elle était là où elle devait être.

« Si tu as faim, j’ai des fruits. ». Il se pencha avant de lui tendre une orange avec un sourire des plus adorables. Ashiri prit le fruit avec un sourire similaire. Une nouvelle fois, elle était charmée par le comportement du jeune homme. Il n’était pas un Naori, elle ne s’attendait pas à ce que naturellement, il cherche à partager. Il aurait pu chercher à se protéger, se recroqueviller sur lui-même, conserver ses denrées. Il aurait pu, mais, c’était tout l’inverse. « Merci beaucoup, ça ne peut pas faire de mal après ce périple hein ? ». Ce périple et pourtant, bien que dégoulinante, elle rayonnait. « Je devrais peut-être enlever mes vêtements pour qu'ils sèchent ?». La jeune femme posa un regard sur la tenue du jeune homme non seulement mouillé mais boueuse. Elle regrettait de ne pas avoir de vêtements pour lui, les siens risquaient de ne pas convenir du tout, non pas pour une question d’esthétisme mais, pour plus question pratique et confort. « Tu devrais mais prends la couverture pour ne pas attraper froid. ». Ce n’était même pas une question, Ashiri était druide et elle ne le laisserait pas ne pas prendre soin de lui, jouer avec sa santé. Elle attrapa ses vêtements secs, se mettant dos au jeune homme. « Tu t’y fais ? ». Son haut se retrouva sur le sol, dévoilant sa peau métissée, un instant. « A la vie sur Terre je veux dire. ». Forcément, elle était curieuse, elle voulait savoir ce qu’il ressentait, ce qu’il appréciait, ce qu’il craignait.



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They stood in the storm and when
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17 MARS 2115

C’était incroyable. Il était au sommet du phare et voyait l’orage explosait sur la forêt qui l’entourait. Jonas pouvait tendre la main et contrôler la pluie par son imagination et c’était un pouvoir si extraordinaire qu’il aurait pu se perdre à regarder la pluie tomber sur la cime des arbres. Jonas avait cette capacité à s’extirper très facilement du monde dans lequel il vivait. Il s’échappait par la pensée, sans le faire exprès ou parfois volontairement si ce qui se produisait autour de lui le dérangeait. Cette fois, il essayait de ne pas s’égarer, car il n’était pas seul. Une fille lui avait sauvé la vie et l’avait conduit ici. Aucune chance que la bête monte si haut pour les dévorer, alors il pouvait souffler un peu et se contenter d’attendre que les nuages passent.

« Tout va bien, alors. » Car Karah est, apparemment, une amie. Jonas pouvait donc se rassurer vis-à-vis de cette nouvelle rencontre, même s’il savait parfaitement qu’Ashiri était gentille. Elle ne lui aurait pas sauvé la vie, sinon. Et puis, elle faisait l’effort de répondre à ses questions et de lui expliquer les choses. Pas grand monde ne prenaient cette peine, au campement, tous ayant l’habitude de Jonas et sa mémoire défectueuse. « Des ours et des pumas ? Il ne faut pas que j'oublis ça.» Il se gratta la tête, essayant de se noter intérieurement cette réponse, mais se mit tout de suite à sourire en imaginant un ours à deux têtes ou un puma à trois queues. Plus jeune, ils s’étaient souvent amusés à dessiner les animaux transformés par l’air modifié des guerres nucléaires. Il garda pourtant pour lui ces images idiotes qui lui parvenaient si souvent dans la tête et tâcha de regarder à l’horizon, là où les montagnes semblaient vaguement se dévoiler.

Il aimait bien la pluie, c’était un élément nécessaire pour ses plantations. Et puis, c’est rafraîchissant, quand ce n’était pas acide. Il n’avait aucun problème avec la météo même s’il sentait les températures baissaient. Dans l’espace, tout était si régulé, que le froid, il ne l’avait jamais vraiment abordé. Il délaissa le sol plus bas et les nuages pour se tourner vers sa nouvelle amie, l’écoutant dire qu’elle était plutôt ravie de la situation. « Si tu es contente, alors je le suis aussi. » Il décida alors de chercher dans son sac de quoi se montrer utile, parce que dans cette nouvelle vie, il devait être utile à quelque chose. Il lui tendit une orange qu’elle accepta et en garda une pour lui. « Et puis, elles sont super bonnes. Si tu tombes sur des graines, tu pourras me les donner ? Je pourrais les replanter. » Puis, il reposa son orange et se questionna sur deux choses : la première étant qu’il n’avait pas de quoi couper le fruit. Personne ne lui confierait une arme, pas après ce qu’il avait fait. La deuxième, c’est qu’il est vraiment tout trempé et que ce n’était pas bon de rester ainsi.

« D’accord. » Il acquiesça et se tourna aussi, commençant à se déshabiller. « J’ai cru que c’était un rêve, au début. » Il retira son tee-shirt, sentant le vent soufflait sur sa peau. « Parce que là-haut, je n’étais pas destiné à ça, mais je voulais tellement venir sur terre que lorsque c’est arrivé… j’étais heureux. Enfin, je suis heureux d’être là. » Au présent, parce que même maintenant, cette vie, elle lui convenait. Il se pencha pour prendre la couverture et s’enrouler dedans. Instinctivement, il se retourna, mais fit volte-face en remarquant qu’Ashiri se changeait aussi. Son visage vira au rouge et il ne bougea plus, restant dos à elle jusqu’à ce qu’elle puisse l’autoriser à se tourner.


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03/05/2018 Margot. 378 Karrueche Tran likeanewday, Elow de mon coeur (avatar) Apprentie conseillère druide (notion de soin et orateur/diplomate) Naori 30







They stood in the storm and when the wind did not blow them away, they adjusted their sails.

ft. Jonas

Il était une surprise entière, une autre planète à lui seule. Jonas agissait d’une manière qui déconcertait complètement Ashri. Elle avait l’habitude d’analyser les autres, d’analyser la situation pour anticiper tout mais avec le jeune homme cela semblait impossible. Pour autant, elle ne ressentait pas la moindre frustration, elle se sentait bien, comme en harmonie avec lui parce qu’il lui échappait totalement. Quel doux paradoxe qu’Ashiri… « Des ours et des pumas ? Il ne faut pas que j'oublie ça. ». Elle ne put s’empêcher de rire, sans moquerie, seulement avec beaucoup de tendresse. S’il oubliait, ce n’était pas grave l’essentiel résidait dans le fait qu’il retienne que la nature pouvait être hostile et aux vues de sa rencontre avec le chien loup, la jeune femme ne voyait pas bien comment il pourrait effacer cela.

En fait, Jonas semblait plus pur que n’importe quel être. Elle avait la sensation qu’il n’avait en lui ni filtre, ni convention, il prenait ce qu’elle lui disait et lui répondait avec tout son cœur. « Si tu es contente, alors je le suis aussi. ». Elle esquissa un sourire presque timide, peu habituée à entendre de tels propos. Elle aurait pu s’attendre à un simple merci, à un mot reconnaissant mais, elle était heureuse de l’entendre dire cela. C’était comme si Jonas s’accrochait à ce qui comptait vraiment.

Elle accepta alors l’orange qu’il lui proposait tout naturellement. « Et puis, elles sont super bonnes. Si tu tombes sur des graines, tu pourras me les donner ? Je pourrais les replanter. ». Un immense sourire illumina le visage de la jeune apprentie, il lui aurait recité un poème que ses yeux ne se seraient pas illuminés de cette manière. Il voulait planter ? Il était le premier gamin tombé du ciel qu’elle rencontrait et il venait faire naître dans son cœur l’espoir qu’il se soucie de la Terre, lui et tous les autres gosses. « Oui bien sûr. ». Elle n’allait certainement pas lui dire non. Elle sortit son couteau, celui qu’elle gardait toujours avec elle au cas où. Elle coupa son orange en quartier avant de le tendre à Jonas pour qu’il puisse en faire autant, elle ne voulait pas le laisser se débrouiller avec les dents.

Etant donné qu’il était trempé, Ashiri insista pour qu’il prenne cette couverture, s’il tenait à retirer ses vêtements. Elle avait toujours eu ce côté protecteur, maternelle et quand bien même elle connaissait peu le jeune homme, elle voulait le protéger. « D’accord. ». Un sourire avait de nouveau illuminé le visage de la jeune femme avant qu’elle ne l’interroge sur sa vie, ici, sur Terre. « J’ai cru que c’était un rêve, au début. ». Elle écoutait attentivement chacun de ses mots, sincèrement désireuse de connaître cette histoire. « Parce que là-haut, je n’étais pas destiné à ça, mais je voulais tellement venir sur terre que lorsque c’est arrivé… j’étais heureux. Enfin, je suis heureux d’être là. ». Elle aimait entendre autant de positivité dans sa voix, dans ses mots, elle avait la sensation qu’il avait balayé la peur pour ne prendre que le positif. En lui semblait résider une envie profonde de vivre, de briller, d’être. Elle termina de se changer, virevoltant pour se retrouver face à Jonas, toujours de dos. Elle eut un sourire amusé une demi-seconde, presque certaine qu’il n’avait pas osé se retourner, par pudeur, par respect. « Tu peux te retourner. ». Une nouvelle fois, il n’y avait aucune méchanceté dans sa voix. Elle s’installa sur le sol avec son orange, quelque peu ravie de reposer ses jambes fatiguées. « A quoi étais-tu destiné, là-haut ? ». Ashiri avait un tas d’autres questions pour lui, elle voulait savoir s’il avait eu peur, ce qui avait pu l’attirer sur Terre quand il était là-haut, elle voulait cerner cette vie inconnue. Quelque part, elle cherchait aussi à comprendre pourquoi Jonas lui était si familier alors qu’il était encore un étranger quelques minutes avant.




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26/06/2018 ELOW ; DEVOS, ĆIRO & IRINA ; 92 GEORGE MACKAY ; ELOW ; JARDINIER & CUEILLEUR, VOUS LE TROUVEREZ AUSSI SOUVENT PRÈS DU GRAND FEU (IL AIME S'EN OCCUPER). 11
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17 MARS 2115

Quand il regarde le sol, plus bas, il se demande : est-ce que la bête rode encore, espérant croquer un bout de sa jambe ? Ou est-ce qu’il est en colère, frustré de ne pas avoir de quoi manger ? Il doit peut-être être affamé ? Ou alors, la tempête à eut raison de lui et le danger est plus palpable que sa propre faim ? Oui, Jonas se pose des questions qui ne le concerne jamais, lui. Il ne pense pas à son état, à sa propre vie qui aurait pu s’éteindre aujourd’hui. Il regarde d’abord le monde qui l’entoure et cherche à le comprendre simplement. Heureusement, il n’est pas seul. Heureusement, il y a Ashiri et le peu d’information qu’elle peut lui donner, il l’accepte. Elle n’a juste pas conscience de son esprit défaillant, de sa mémoire fébrile, mais lorsqu’il l’entend rire, il sourit. Il est mignon, son rire, au point de le distraire. Il doit noter quoi déjà ? Bon, ce n’est sans doute pas si important que ça. Et puis, au moins, ils sont à l’abri. Il peut sentir quelques gouttes de pluie, mais ce n’est rien en comparaisons à la forêt, plus bas, qui se prend l’orage de plein fouet. Le vent souffle, prêt sans doute à arracher les plus faibles, mais de là-haut, Jonas n’a rien à craindre. Il se sent en parfaite sécurité et ça, c’est grâce à elle.

« Super. » Elle est prête à lui refiler les graines qu’elle trouvera dans son orange et ça, c’est ce qu’il adore. Elle semble comprendre pourquoi il lui demande ça. Elle semble même ravie qu’il lui demande ça. Alors, soudain, il se sent comme connecté à Ashiri. C’est étrange, d’habitude, il se sent toujours un peu à l’écart des autres, quoi qu’il essaye de faire. Et là, tout simplement, il arrive à s’entendre avec une terrienne. C’est magique. Il l’observe alors couper son orange, comme une professionnelle puis, elle lui tend son arme. Il hésite. « Est-ce que tu pourrais le faire, pour moi, s’il te plait ? » Dans son regard, de l’inquiétude. Il est habitué à ne pas utiliser d’arme, lui. En fait, on lui interdit d’en prendre une. De peur qu’il fasse une crise, qu’il tue quelqu’un de nouveau… Lui-même, il a peur de le faire sans le savoir, alors il évite. Autant ne pas tenter le diable, se dit-il. Le diable, étant lui-même.

Couverture sur sa peau, il ne bouge plus. Quel idiot de s’être tourné si vite. Il espère qu’elle n’a rien vue et qu’elle ne lui en voudra pas de s’être montré indiscret. Il préfère aussi se taire, jusqu’à ce qu’elle l’autorise à se retourner et, à ce moment-là, il le fit, un peu intimidé. Désormais, Ashiri est vêtue et il peut donc se rassurer. Il s’installe ensuite contre le mur, gardant une certaine distante avec la jeune femme, reprenant une tranche de l’orange coupé. Sa question le prend par surprise et il ne sait pas quoi répondre tout de suite. Il est du genre à tout dire, mais ça, c’est quand même particulier.

« Je ne veux pas te faire peur. » Il s’accroche à sa couverture, évitant le regard de la Naori. Il croque dans son orange, avale un morceau, puis se décide à prendre la parole de nouveau, regardant devant lui. « J’étais destiné à mourir. » Il se tourne vers Ashiri, le visage à moitié caché dans sa couverture. « Faut pas croire que c’est une histoire triste, je l’avais mérité. Je ne sais plus ce qui s’est passé, si c’était un accident ou non. Parfois, j’oublie. Je ne suis pas très malin, tu sais. Mais j’ai fait du mal à quelqu’un, alors à mes 28 ans, ils m’auraient expulsé dans l’espace. » Il baisse la tête, repensant à la prison. « Il n’y as pas d’air, dans l’espace. Je serais mort en quelques secondes, d’après ce qu’ils disent. J’étais d’accord… et puis, maintenant je suis là. » Elle va avoir peur de lui, a moins que ça soit déjà le cas. Zut. Il rentre se cache alors entièrement, par crainte de ce qu’elle va lui dire. Peut-être qu’elle va l’éjecter de son phare, maintenant qu’elle sait que c’est un ex-prisonnier.


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03/05/2018 Margot. 378 Karrueche Tran likeanewday, Elow de mon coeur (avatar) Apprentie conseillère druide (notion de soin et orateur/diplomate) Naori 30







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ft. Jonas

C’était étrange, plus elle regardait Jonas, plus elle avait envie de le protéger. Elle avait la sensation qu’il n’était pas vraiment comme les siens, que parmi le peuple du ciel, elle n’en croiserait pas un autre comme lui. Aux yeux d’Ashiri, c’était une qualité, d’autant qu’elle appréciait la personnalité du jeune homme. « Est-ce que tu pourrais le faire, pour moi, s’il te plait ? ». Ashiri voyait tout l’inquiétude qu’il pouvait avoir dans son regard et si elle ne comprenait pas pourquoi, elle opina de la tête malgré tout. Elle ne posa pas de questions en se disant qu’il avait probablement ses propres démons, ses propres craintes. Elle n’allait pas le forcer à manier son couteau et sans un mot elle éplucha son orange avant de lui tendre avec le sourire.

Des vêtements secs sur le dos, la jeune femme laissait ses épaules se détendre, son corps de reposer alors que l’acidité de l’orange venait réveiller ses papilles. Elle laissa sa curiosité interroger Jonas, emmitouflé dans sa couverture. Il semblait quelque peu déconcerté par sa question, comme s’il hésitait à parler, à se confier à ce sujet. Peut-être Ashiri s’était-elle montrée trop curieuse ? « Je ne veux pas te faire peur. ». Elle l’observait sans comprendre sa phrase, elle comprenait le sens des mots mais, elle ne voyait pas ce qui pourrait lui faire peur. Elle s’attendait peut-être à ce qu’il lui dise que c’était compliqué ou trop douloureux, qu’il ne voulait pas en parler mais, elle ne s’attendait pas à cela. Alors, elle l’observait silencieusement, le regard du jeune homme était fuyant, regardant l’horizon, trouvant une protection factice dans la couverture. « J’étais destiné à mourir. ». Elle l’interrogeait du regard alors que, comme un enfant, Jonas se noyait un peu plus derrière le tissu, le visage à moitié recouvert. « Faut pas croire que c’est une histoire triste, je l’avais mérité. Je ne sais plus ce qui s’est passé, si c’était un accident ou non. Parfois, j’oublie. Je ne suis pas très malin, tu sais. Mais j’ai fait du mal à quelqu’un, alors à mes 28 ans, ils m’auraient expulsé dans l’espace. ». Il y avait tant de questions dans l’esprit d’Ashiri qui se bousculait. Quel âge avait-il ? Pourquoi attendre dix-huit ans ? Pourquoi était-il si dur avec lui-même ? Elle ne se posait pas la question de savoir ce qu’il avait fait parce qu’il avait dit lui-même qu’il ne s’en souvenait pas vraiment, parce qu’Ashiri n’était pas là pour le juger. Il avait déjà été condamné pour ce qu’il avait fait, peu importe ce que c’était. « Il n’y as pas d’air, dans l’espace. Je serais mort en quelques secondes, d’après ce qu’ils disent. J’étais d’accord… et puis, maintenant je suis là. ». Il n’y avait de mort douce de toute façon, la mort était la fin de la vie, le début d’un tout autre cycle, la mort était une part de la vie et ce n’était pas ce qui allait effrayer la Naori.

Jonas était entièrement caché sous la couverture à présent alors Ashiri se décala, pour se rapprocher de lui, pour lui faire comprendre qu’elle n’avait pas peur de lui. « Jonas, pas besoin de te cacher, je n’ai pas peur, je ne vais pas te faire de mal non plus… ». Elle avait le sentiment qu’il avait une blessure en lui si profonde qu’elle avait ancrée la peur comme base, comme socle pour Jonas. Cela lui fendait le cœur, la jeune apprentie avait envie de lui montrer que le monde, que les Hommes pouvaient être bons, que les erreurs pouvaient être pardonnées. Il n’était plus condamné, ici, il était libre de réécrire son histoire. « Ne pense pas que je suis sans cœur mais, je ne comprends pas, pourquoi attendre tes vingt-huit ans ? Et quel âge as-tu ? C’est que… ça me paraît cruel de condamner quelqu’un à mort et de le condamner à attendre sa sentence… ». C’était presque insensé pour Ashiri, un manque de logique et d’humanité. Jonas avait eu de la chance d’avoir une autre option qu’elle ignorait, d’avoir trouvé la Terre, d’être en vie mais…si ce n’avait pas été le cas, il aurait vécu pour attendre sa mort. Pour Ashiri, c’était comme manquer de respect à la vie elle-même, trahir tout ce qu’elle ressentait en tant que Naori, c’était presque quelque chose barbare à l’image des pratiques Rahjaks… elle exagérait un peu, parce qu’elle ne comprenait pas. En tout cas, elle était heureuse qu’il ait atterrit ici parce qu’elle voulait le voir briller, connaître une nouvelle vie.




☾ anesidora

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17 MARS 2115

Il sait bien que ce n’est pas compliqué, de mourir, mais que c’est extraordinaire d’y échapper. Ashiri lui a d’ailleurs évité une fin atroce, entre les crocs d’une bête dont il ignore tout. Il devrait la remercier, trouver une manière de lui dire à quel point il lui et redevable, mais ses pensées filent à une vitesse qui lui échappe et très vite, ce détail s’envole pour laisser place à sa curiosité. À la vue du haut du phare, et a elle. Ses traits, son sourire et son regard. Elle est bienveillante, Ashiri. Douce, aussi. Il ne sait pas pourquoi, quand les autres parlent des terriens, ils les imagent sauvages. Face à la jeune femme, Jonas ne perçoit rien, pourtant, de brutes ou de dangereux. C’est même tout l’inverse. Il se sent parfaitement en sécurité, à ses côtés. Elle accepte sans lui poser de questions, d’éplucher une orange pour lui. Jonas peut lui dire qu’il n’a pas le droit de toucher les armes, mais elle n’a pas besoin de le savoir. Ce n’est pas important. Il la regarde faire, observant la simplicité de ses gestes, avant qu’elle ne lui tend le fruit. Il la remercie en inclinant la tête, croquant dans l'un des parts. Elle est vraiment bonne, cette orange.

Dans sa couverture, Jonas se sent bien. Il hésite à parler, mais il ne peut pas nier qu’il lui doit bien la vérité, à cette fille. Pourtant, il essaye de se montrer prévenant. De lui dire qu’il peut lui faire peur, après ça, ou qu’elle risque de ne plus vouloir l’aider. Au fond, c’est lui qui a peur. Peur que la vision qu’elle a de lui, se transforme. Il évite les détails, parce que ce n’est pas son genre d’être précis, mais il dit une chose important : il aurait dû mourir, lui. Il aurait dû mourir et pourtant, il est là, juste à côté d’elle. Pendant des années, il s’était imaginé sa fin. Celle où l’espace l’aspire, l’enveloppe de froid, l’empêche de respirer. Il ne comptait plus le nombre de fois où il s’était réveillé, gelé, le cœur palpitant. Aujourd’hui, ce n’est plus ça qui le hante et Jonas se contente parfaitement de sa nouvelle vie.

Doucement, il se tourne vers Ashiri, les yeux glissant doucement jusqu’à elle. Mais elle ne peut pas le voir, il est sous sa couverte et lui, à travers le tissu, ne voit qu’une vague forme. Il sent alors qu’elle se rapproche légèrement. Peut-être est-ce parce qu’il a la couverture sur lui, mais il ne réagit pas comme d’habitude. Il ne tente pas de s’éloigner, mais relève légèrement la tête et retrouver un peu la lumière. « Tu n’as pas peur ? » Et encore, il ne lui a pas dit ce qu’il avait fait, mais ce n’est peut-être pas si compliqué à comprendre. Après-tout, pour être condamné à mort, il faut une bonne raison. « J’avais… 18 ans. » Il y réfléchit sérieusement, parce qu’il a des doutes lui-même. Il ne sait plus, en fait. Il n’a aucune idée de son âge. Il a perdu toute notion, enfermé entre quatre murs. « Je sais simplement que j’étais trop jeune pour être condamné, alors la règle, c’est d’attendre… » Et cette idée, il l’avait accepté. Là-haut, avec du temps, avec de la patience, il s’y était fait. « La justice, là-haut, elle était stricte, tu sais. Les gens comme moi, ne méritaient pas de survivre. Et quand je dis les gens comme moi, je dis pas les criminels, mais plutôt ceux qui... enfin j'ai quelques problèmes. » Il dit ça sans nostalgie, sans rancune. Ce qui s’est passé là-haut, c’est de l’histoire ancienne. De toute manière, il a compris. Son crime, son châtiment, il n’y avait rien à redire. « Ça n’a pas d’importance, maintenant. » Et il se recoiffe légèrement, souriant, avant de reposer son regard sur les nuages. L’orage est toujours là, mais il trouve ça fantastique et très beau.



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03/05/2018 Margot. 378 Karrueche Tran likeanewday, Elow de mon coeur (avatar) Apprentie conseillère druide (notion de soin et orateur/diplomate) Naori 30







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ft. Jonas

Elle s’était approchée la jeune Naori, et doucement, Jonas avait sorti sa petite tête, un peu. Elle pouvait voir ses yeux, elle pouvait y lire l’inquiétude et la surprise alors qu’elle lui offrait un sourire. Elle n’avait pas besoin de jouer, elle avait écouté ses confidences et si elles avaient soulevé plus de questions dans l’esprit curieux de l’apprentie, elle ne l’avait pas effrayé. « Tu n’as pas peur ? ». Gardant son sourire, Ashiri fit un signe négatif de la tête. « Non, Jonas, je n’ai pas peur. ». Pourquoi aurait-elle peur ? Elle devinait dans ses paroles, dans son histoire qu’il avait sans doute blessé quelqu’un, peut-être mortellement. Cela dit, Jonas semblait lui-même perdu dans ces évènements et Ashiri n’avait le cœur à le blâmer. « J’avais… 18 ans. ». Dix-huit ans, il devait donc passer dix ans en prison en théorie, à attendre la mort sans jamais pouvoir songer à l’avenir. « Je sais simplement que j’étais trop jeune pour être condamné, alors la règle, c’est d’attendre… ». Cette simple idée glaçait le sang de la jeune Naori, dans cette idée, elle y voyait la mort de l’âme, de l’esprit, de ce qu’il y a de plus précieux. Elle remerciait les esprits que cette prison ne soit plus, que le jeune homme en face d’elle soit libre. « La justice, là-haut, elle était stricte, tu sais. Les gens comme moi, ne méritaient pas de survivre. Et quand je dis les gens comme moi, je dis pas les criminels, mais plutôt ceux qui... enfin j'ai quelques problèmes. ». Ashiri reste songeuse en écoutant ces termes, elle ne comprend pas vraiment comment tout fonctionnait dans le ciel. Elle se laisser bercer par son imagination, sans doute qu’elle noircit cette vision. En tout cas, dans les yeux de Jonas, dans sa voix, elle ne ressent aucune rancune, aucune haine. Non, elle ne voit aucun désir de vengeance dans cette âme si belle. « Ça n’a pas d’importance, maintenant. ». Elle aurait pu poser davantage de question mais non, elle pose son regard sur lui, sur cet adorable sourire si franc, si honnête, sur cet esprit libre et ce cœur pur. « Non en effet, ça n’a plus d’importance, tu es ici maintenant. ».

Le silence reprit ses droits et tout comme Jonas, la jeune femme se perdit dans la contemplation du ciel. Les nuages étaient lourds, menaçant et l’orage déchirait toujours l’obscurité. Face à ces intempéries, ils auraient pu se sentir insignifiants, une poussière susceptible d’être balayée en une seconde mais, ici Ashiri ne sentait que chaleur et réconfort. Se faisait-elle des idées ou Jonas ressentait-il la même chose ? « C’est peut-être étrange mais, j’aime quand la pluie s’abat ainsi sur Terre, quand le vent souffle… j’ai le sentiment que la nature nous rappelle à l’ordre… autant pour nous signifier sa puissance que pour nous faire songer à l’essentiel. ». Sans doute pensait-elle ainsi parce que lors de longues soirées de pluies, c’était le feu qui venait éclairer le cœur du village. Chacun venait se retrouver plus facilement, les âmes se reconnectaient, se retrouvaient et c’était beau… parce qu’après, être ensemble au quotidien ne signifie rien si l’on ne prend pas de temps pour l’autre. « Il n’y a pas de variations de météo dans l’espace ? ». Elle posait la question Ashiri mais, au fond elle connaissait la réponse, elle réalisait seulement que son ami devait découvrir tout cela, tout ce qui pour elle était si naturel. Sans trop comprendre pourquoi, elle se sentait chamboulée et elle posa un regard sur ce beau rêveur à ses côtés… elle avait comme l’envie de lui découvrir le monde, de lui faire découvrir cette Terre.



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