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˜˜˜˜˜˜They stood in the storm and when the wind did not blow them away, they adjusted their sails. (Jonas)
maybe life should be about more than just surviving


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03/05/2018 Margot. 342 Karrueche Tran likeanewday, Elow de mon coeur (avatar) Apprentie conseillère druide (notion de soin et orateur/diplomate) Naori 230


Sujet: They stood in the storm and when the wind did not blow them away, they adjusted their sails. (Jonas)
Mer 29 Aoû - 17:29





They stood in the storm and when the wind did not blow them away, they adjusted their sails.

ft. Jonas

Elle avait pensé qu’elle parviendrait à atteindre le phare avant que la pluie ne s’abatte mais elle avait eu tort. C’était une pluie diluvienne qui frappait la Terre, dégoulinait le long de son corps. Le vent poussait les arbres, le ciel était lourd, gris, inquiétant. La lumière du jour était devenue si lugubre qu’à cet instant, la nature semblait plus hostile que jamais, en colère. La Naori savait que face à mère nature, elle ne tiendrait pas, elle serait en proie à ses caprices, soumise à sa bonne volonté. Elle était bien trop loin de chez elle pour espérer retrouver la chaleur de son village ce soir. Il fallait qu’elle parvienne à trouver un refuge et vite, que ce soit le phare ou tout autre chose. Contre le vent, contre la pluie et le sol qui s’enfonçait sous ses pas, elle restait déterminée, accrochée à cet objectif. En même temps, elle ne pouvait pas abandonner, elle ne pouvait renoncer, ce ne serait ni plus ni moins qu’un suicide. Elle ne pouvait pas non plus attendre que la pluie cesse, que le beau temps revienne parce qu’Ashiri ne supportait pas de regarder le cours des éléments, impuissante. Elle avait besoin d’agir, elle était déterminée à arrivée à son but et toujours aussi incapable d’abandonner. De toute façon, elle ne serait pas en sécurité au milieu des ruines par ce temps. Si mère nature la laissa survivre, elle risquait de faire des mauvaises rencontres. Les animaux n’avaient que faire de la violence des pluies, c’était même pour certains prédateurs l’occasion rêvé de trouver des proies faciles.

Comme écho à ses pensées, le hurlement du loup qui venait souffler à ses oreilles. L’imaginait-elle ou l’animal était-il vraiment aux alentours ? Elle n’était pas animiste mais, elle savait qu’à cet instant, elle devait se montrer prudente, écouter la nature pour ne pas se retrouver en tête à tête avec un animal sauvage. Elle saurait se défendre, elle saurait prendre cette vie mais, elle préférait ne pas avoir à le faire. Comme chaque membre de sa tribu, elle respectait la vie, celle des plantes, des animaux et des humains, ils croyaient farouchement que chaque âme devait être préservée, respectée.

Chaque pas devenait plus difficile et instinctivement, elle se mit à serrer son amulette de protection, souhaitant en peu de répit, souhaitant que ses pas la mènent au plus vite vers le calme. Elle était prête à enjamber des montagnes pour arriver au plus vite néanmoins, elle se stoppa. Un grognement attira son attention, serait-elle tombée dans la gueule du loup ? Son regard se porta sur l’horizon troublé et assombri par le temps mais, elle le voyait. Lui, en revanche, était un chien loup dont le regard fixait une toute autre proie, une toute autre personne. L’apprentie conseillère s’approcha silencieusement, pour confirmer ce qu’elle voyait, pour être certaine de ce qui se passait là. C’était un homme entre la forêt et le chien, pris au piège sans issu de secours. Du moins, c’était à supposé à sa posture, elle ne lisait là que la peur. Il ne semblait pas près à se défendre, était-il seulement armé ? Ashiri n’avait pas le temps de la réflexion si elle voulait l’aider, l’animal était prêt à bondir.

Les mains de la druidesse avaient amassé des pierres, qu’elle ne tarda pas à lancer vers l’animal pour le faire fuir. Cela pouvait se retourner contre elle mais alors, elle savait ce qu’elle devrait faire. Bien que l’animal ait été forcé de lâcher sa proie du regard, il ne semblait pas vouloir s’en aller. La jeune femme envoya une dernière pierre qui atterrit sur la tête du chien, le faisant retrouver le sol probablement légèrement assommé. Elle ne l’avait pas lapidé, c’était la seule pierre qui l’avait touché, la fenêtre d’action était courte. Ni une ni deux, elle se précipita vers l’homme qu’elle cherchait à aider. Elle lui tendit la main pour l’aider. « Suis-moi, je peux t’aider. ». Elle le regardait avec sincérité et là, soit il saisissait sa main, soit il était livré à lui-même.





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Sujet: Re: They stood in the storm and when the wind did not blow them away, they adjusted their sails. (Jonas)
Ven 31 Aoû - 11:40




They stood in the storm and when
the wind did not blow them away,
they adjusted their sails.
17 MARS 2115

Bon sang, il était perdu ! Au milieu des arbres, Jonas levait la tête en espérant y trouvait un signe. Un indice quant à la direction à prendre. Il avait tout fait, pourtant, pour ne pas s’égarer. Il était resté près du groupe de cueilleur, demandant la permission d’arracher un fruit lorsqu’il avait un doute. Malgré ses précautions, il était tout de même là. Au milieu de nulle part. C’est dingue cette capacité qu’il avait à se perdre. À force, il devrait sérieusement songer à ne pas quitter le campement, il se protégerait ainsi d’éventuel danger. Il ralentirait moins les autres aussi. Mais malgré les tensions avec les Terriens et le brouillard acide qui avait tué plusieurs des siens, Jonas voulait se montrer utile. Il voulait essayer d’apporter quelque chose. De faire un effort. De trouver une petite place et de ne pas être le centre de reproche. Il savait bien que beaucoup l’ignoraient, ne le prenaient pas en compte, ne se fatiguaient pas à lui parler. Lui, il faisait partie des tueurs. Des condamnés à mort. Des vieux prisonniers qui n’étaient pas destinés à respirer. Avant de tomber sur cette planète, il s’était convaincu que rien ne pourrait lui éviter l’éjection. Aujourd’hui, il profitait d’une seconde chance sans pour autant effacer ce qu’il avait commis. Si son esprit oubliait facilement certaines choses, ce n’étaient pas les cas de ceux qui vivaient à ses côtés. Son histoire était, en quelque sorte, inscrite dans la roche.

Soudain, le vent se leva. Des nuages semblaient empêcher la lumière de venir jusqu’à lui et tout lui parut alors très sombre. Comme si quelqu’un avait jeté un voile sur ce monde. Impossible de se repérer, alors Jonas chercha des traces de ses pas pour repartir en arrière. Une tâche compliquée quand on sait qu’il a préféré retirer ses chaussures, trouvant la marche plus agréable pieds nus. Il laissa tomber quelques minutes plus tard, quand la pluie débuta. Alors, il ne lui resta qu’une chose à faire : remettre ses chaussettes et ses chaussures et courir trouver un abri. Il posa son sac lourd contre un arbre faisant attention à ne pas faire tomber les oranges sanguines trouvé à quelques mètres. Il se dépêcha ensuite de délier ses chaussures attachées via les lacets. Et alors qu’il n’avait pas encore fini, un grognement se fit entendre. Surpris, il aperçut plus loin ce qui ressemblait à un chien… ou un loup. C’était gros. Et ça n’avait pas l’air très gentil… Sac à dos en place, lacets encore défait, Jonas leva légèrement les mains en douceur, essayant de faire un pas en arrière pour ne pas brusquer l’animal. Celui-ci gronda, montra ses dents et Jonas décida alors de partir en courant.

Il fila dans la forêt, à l’opposé du monstre. Il se prit quelques branches sur le passage, l’une griffant son visage. Puis, l’un de ses lacets se prit une racine et le pauvre tomba, plusieurs oranges glissant devant lui. Il se retourna, tenta de se défaire et aperçu l’horrible animal s’arrêter un peu plus loin. De nouveau, il se leva doucement, mais cette fois, il était coincé. Il était pris au piège. Il allait bondir, Jonas le sentait. Ce truc allait lui bondir dessus et lui arracher la tête.

C’est alors qu’une pierre vola… puis une deuxième touchant l’animal en pleine tête. Paniqué, Jonas se tourna vers la source pour trouver une fille. Qui était-elle ? Sans comprendre ce qu’elle disait, celle-ci lui tendit la main. Il avait beau ne pas être malin, il comprenait qu’elle était en train de lui sauver la vie et qu’il n’y avait pas d’autres options. Deux secondes plus tard, il posa sa main dans la sienne, prenant sur lui l’horreur de ce contact. Alors, ils se mirent à courir, Jonas s’accrochant à son sac. La bête, derrière, hurla férocement, mais le jeune garçon refusa de regarder derrière lui. Cette fille, elle savait où elle allait. Parmi les arbres, elle trouva un chemin que lui n’aurait jamais remarqué. Invisible aux yeux de ceux qui ne connaissaient pas les lieux.

Il lâcha la main de l’inconnue quand ils entrèrent dans une grande tour et que celle-ci ferma derrière eux. Là, dans le noir, il se cogna à des escaliers et évita de tomber une deuxième fois. Il y avait un peu de lumière, marquées par quelques trous dans la pierre… Cet endroit était vieux. Puis, l’animal se cogna à la porte et, d’instinct, Jonas lâcha son sac pour tenir la porte avec celle qui lui avait probablement sauvé la vie. L’animal se cogna plusieurs fois, avant d’abandonner, de hurler de nouveau. Il allait probablement rester à proximité. L’orage se fit ensuite entendre, un éclair tomba plus loin.

« Mais qu’est-ce que c’est ?! » Dit-il alors, sans pour autant quitter la porte sur laquelle il avait mis tout son poids.



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Sujet: Re: They stood in the storm and when the wind did not blow them away, they adjusted their sails. (Jonas)
Sam 1 Sep - 11:26





They stood in the storm and when the wind did not blow them away, they adjusted their sails.

ft. Jonas

Sa main dans la sienne, elle courait à perdre haleine, l’entraînant dans cette forêt qu’elle connaissait. Il était aveugle dans ces lieux, elle était son guide, le cœur haletant, le corps endolori mais, ils allaient s’en sortir, elle le savait, elle le sentait. Le vieux phare n’était plus très loin, elle entendait la voix de sa mère résonnait en elle, respire Ashiri, tout ira bien. Respirer, continuer, ne pas se retourner, elle pouvait le faire, ils pouvaient le faire. Le phare se dessinait enfin sous ses yeux, à quelques mètres d’eux mais elle savait que l’animal n’était pas loin non plus. Respire Ashiri, respire. Ils poussèrent la porte lourdement, l’inconnu lâchant sa main. Elle referma la veille porte, lourde et rouillée mais qui n’en était pas moins leur barrière, leur protection. L’inconnu lâchant son sac pour venir bloquer l’entrée avec elle, l’animal essayant férocement de trouver un passage, de fracturer leur défense. Loin d’être stupide, il abandonna dans un hurlement de frustration. Cependant, s’il cessait de tenter d’être bélier, il allait probablement continuer de roder aux alentours, patient, envieux, désireux d’obtenir ses proies. Ces animaux savaient se montrer patient mais, elle aussi. De toute façon, l’orage tonnait, il n’y avait dehors que du danger et elle avait fait bien assez d’imprudence pour une journée.

Un éclair illumina brièvement le visage de cet inconnu, il semblait terriblement inoffensif. Il était comme perdu, livré à la nature et sans défense. Délaissant la porte, la jeune femme essora ses longs cheveux bouclés qui dégoulinaient encore le long de son dos. « Mais qu’est-ce que c’est ?! ». Elle l’observa avec un léger sourire, c’était comme si ses paroles appuyaient les traits de son visage, cet air inquiet, surpris. Quelque part, elle ne pouvait s’empêcher de croire que leur rencontre était liée au destin, qu’il n’y avait pas de hasard dans le fait que, elle, Naori, se retrouve face à lui, débarqué. Les terriens n’avaient que rarement besoin de ce genre de coup de pouces, ils étaient chez eux, ils savaient comme survivre. Elle ne pouvait en dire autant de ceux qui étaient tombés du ciel, ceux qui comme lui étaient vulnérables face au danger. « C’était un chien-loup et comme tu peux le voir, ils sont assez agressifs. ». Comme beaucoup de prédateur sauvage, cette Terre détruite avait poussé les animaux à évoluer, à changer, comme les Hommes. « Tu peux lâcher la porte, on est en sécurité à l’intérieur. ». Elle ne se méfiait même pas de lui, parce qu’elle le sentait, il n’y avait rien de mauvais en lui. Comment peux-tu en être certaine ? Je le sais, c’est tout. « Au fait, je m’appelle Ashiri et toi, tu es ? ». Elle lui offrait un sourire, le danger était derrière cette porte pas dans ce phare. « On monte ? ». Ils seraient bien mieux en hauteur, à observer le ciel se déchainé et les arbres pliés. Et puis Ashiri avait déjà fait un arrêt au phare à l’aller, elle y avait laissé quelques affaires et si personne ne l’avait pillé, ce serait toujours là.




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Sujet: Re: They stood in the storm and when the wind did not blow them away, they adjusted their sails. (Jonas)
Sam 1 Sep - 12:42




They stood in the storm and when
the wind did not blow them away,
they adjusted their sails.
17 MARS 2115

Cela ne lui était jamais arrivé. Se retrouver si près du danger, si près d’une bête prête à le dévorer. Jonas était peut-être effrayé, mais une partie de lui était curieux vis-à-vis du monstre. Cependant, pas le temps de mettre sa vie en péril, il fallait survivre. D’ailleurs, survivre, c’était un peu la seule façon d’exister sur cette planète. Plus il découvrait, plus il se rendait compte que tout était bien loin de ce qu’il avait appris et chéris ses dernières années. Pourtant, les arbres, le ciel, tout paraissait familier. Sauf ce truc, qui désormais, lui courrait après. Heureusement qu’il y avait cette fille, qui le guidait à travers la forêt à la recherche d’une solution et d’un abri. La seule chose à faire, c’était la suivre. Lui confier sa vie, en quelque sorte, lui faire confiance et ne surtout pas regarder derrière. Parce qu’il pouvait presque l’entendre courir, mâchoire ouverte, prêt à mordre. Comme si le souffle de l’animal caressait sa nuque. Une horreur. Par chance, ils trouvèrent le phare et refermèrent derrière eux, essayant de bloquer la seule entrée pour ne pas se faire manger. Ils étaient les proies d’un prédateur nouveau et c’était effrayant. Avec l’orage dehors, Jonas se sentait… pas en sécurité.

Maintenant que s’était calme, peut-être bien qu’il pourrait avoir quelques réponses. Le corps trempé, les yeux choqués, il ne comprenait pas. Mais qu’est-ce que c’était que cette chose ! Surement que personne n’allait le croire quand il allait en parler au campement !

« Ils voulaient nous manger, c’est ça ? » Ce n’était pas vraiment une question, mais plutôt une évidence. D’un geste, il tenta de plaquer ses cheveux en arrière et de nettoyer l’eau qui s’était accumulée sur son visage. Sous les indications de sa nouvelle alliée, il se détacha de la porte avec prudence, sans la quitter des yeux. Et si jamais le chien sentait ce qu’il faisait, allait-il attaquer ? Un grondement sourd se fit de nouveau entendre. L’orage n’était pas près de s’arrêter, c’était certains…

« Jonas. Est-ce que tu es une… comment elle disait déjà… Trikru ? » Il repensa à @Karah Maartell, se disant qu’il y avait quelque chose de familier en Ashiri. Et puis elle parlait très bien sa langue, alors peut-être bien qu’elle venait de la même tribu. Et si ce n’était pas le cas, il lui devait quand même la vie… Elle avait l’air de le traiter comme n’importe qui. Comme un ami de toujours et ne semblait pas du tout se préoccuper du fait qu’il était un débarqué. Cette manière de faire, le surprenait un peu. C’était bien d’être une page blanche et de pouvoir dire et se présenter sans avoir à justifier ses actions passées.

« Monter ? » Il se tourna vers les escaliers et observa les lieux. « On peut ? » Oui, il posait la question, puis décida de la suivre. L’endroit était tout de même immense et il se fatigua assez vite. D’ailleurs, il s’arrêta après plusieurs marches pour enfin faire ses lacets. Sur son épaule, il avait récupéré son sac, préférant ne pas le laisser en bas.

« Je me suis perdu. » Dit-il. « J’étais partie cueillir quelques fruits et sans m’en rendre compte, je me suis éloigné de mon groupe. » Il haussa les épaules, s’appuyant le long du mur pendant qu’il montait. « J’espère qu’ils ont eu plus de chance que moi… Y’a beaucoup de chien-loup dans la forêt ? » Il rata une marche, mais se rattrapa. Avant qu'Ashiri ne lui tende la main ou ne l'aide, il s'écarta. Lui et la proximité, ça faisait d'eux. « Je vais bien. » Il offrit un sourire. Oui, il ne s'était pas fait mal, c'était déjà. Un simple coup d'oeil derrière lui, lui rappela de faire attention à ne pas perdre l'équilibre. Il pourrait bien mourir à tomber dans ces escaliers !


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Sujet: Re: They stood in the storm and when the wind did not blow them away, they adjusted their sails. (Jonas)
Sam 1 Sep - 20:03





They stood in the storm and when the wind did not blow them away, they adjusted their sails.

ft. Jonas

Les dangers de la nature, Ashiri avait grandi avec, elle était en harmonie avec cette Terre, acceptant ses caprices et ses trésors. Il faut dire que la culture de son peuple était tournée vers la nature, vers la vie. Elle n’avait jamais réalisé à quel point cela pouvait être une chance avant de croiser les débarquer et notamment cet inconnu à qui elle venait de sauver la vie. « Ils voulaient nous manger, c’est ça ? ». Ashiri laissa un sourire amusé se dessiner sur ses lèvres pour ne pas glousser, elle ne voulait pas se moquer mais elle n’allait pas répondre, c’était une évidence que oui, il allait servir de repas à ce chien et à sa meute. Elle n’allait pas lui dire cela, il semblait déjà terrifié. « Jonas. Est-ce que tu es une… comment elle disait déjà… Trikru ? ». C’était au tour de la Naori d’être surprise, ainsi, il avait déjà croisé l’un des siens ? Sa curiosité était piquée au vif, elle ne pouvait pas s’empêcher de se demander qui, même si elle avait quelques noms qui lui venait en tête. « Ai kom Triku, comment as-tu su ? Ou plutôt, qui as-tu pu rencontrer pour le comprendre si vite ? ». Il n’y avait là aucune menace, simplement de la curiosité, il n’avait pas à craindre de trahir quelconque secret ou autre. Il faut dire que la jeune apprentie ne voyant aucune menace à travers le regard de Jonas ne prenait pas la peine d’être sur la défensive. Une partie d’elle était heureuse et curieuse de croiser son chemin et l’autre partie d’elle ne voulait que l’aider à sentir mieux, protéger, en sécurité. Il était simplement face à l’optimiste et au grand cœur de la druidesse, son désir incessant d’aider les autres.

Elle lui proposa de monter, dans l’espoir de retrouver ses affaires. Ainsi, ils pourraient peut-être retrouver un peu de chaleur et éviter d’ajouter le froid à tout cela. « Monter ? ». Elle hocha doucement la tête, ne comprenant pas vraiment pourquoi il semblait si hésitant face aux escaliers. « On peut ? ». Ashiri ne savait pas bien d’où sortait cette question, elle ne voyait pas pourquoi cela serait interdit. Elle oubliait bien vite qu’elle connaissait les lieux, elle connaissait les différentes tribus, les limites des territoires, les dangers et les ressources, lui, il était face à l’inconnu. « Oui, on peut. » elle avait glissé cela d’une voix bienveillante avant d’ouvrir la marche.

Elle avait prévu d’attendre qu’ils soient arrivés au sommet pour lui poser plus de questions mais Jonas se lança dans les réponses, comme s’il savait que la curiosité de la terrienne allait ressortir. « Je me suis perdu. ». Elle n’était pas vraiment surprise par cette affirmation, pas parce que Jonas n’avait pas l’air fûté mais parce qu’il était aisé de se perdre dans cette végétation quand on ne connaissait pas. « J’étais partie cueillir quelques fruits et sans m’en rendre compte, je me suis éloigné de mon groupe. » Ashiri avait un sourire compatissant que le jeune homme ne pouvait pas voir dans l’obscurité avec la jeune femme dos à lui. « J’espère qu’ils ont eu plus de chance que moi… Y’a beaucoup de chien-loup dans la forêt ? ». Elle s’apprêtait à lui répondre mais il loupa une marche, activant ses réflexes, elle était prête à le rattraper dans sa chute. Cela dit, il avait su s’accrocher, retrouver l’équilibre. « Je vais bien. ». Elle eut un léger rire alors qu’il répondait à sa question silencieuse, c’était étrange, elle avait la sensation que ce jeune débarqué cernait rapidement certains détails la concernant. Enfin, peut-être que ce n’était que le hasard ou la logique mais cela n’en était pas moins troublant. « Ils t’ont laissé derrière ? ». Oui, Ashi, ça la choquait quelque peu, elle espérait qu’ils avaient au moins cherché, un peu. « Il y a pire que les chiens loups, crois-moi. ». Les ours et les pumas pour ne citer qu’eux étaient aux yeux de la Naori bien plus difficiles à maitriser que les chiens loups. « Cela dit, ils sont en groupe alors ne t’inquiète pas trop pour eux. ». Elle était certaine que dès demain, il retrouverait ses amis en un seul morceau. Les animaux ne lançaient pas d’attaque de groupe, ils cherchaient la brebis égarée… la plupart du temps.

Arrivant enfin au sommet, le sourire de la naori s’étirait jusqu’à ses oreilles, ses affaires étaient toujours là. « Je m’étais arrêtée là, à l’aller. Mon village est assez loin d’ici. ». Elle s’avança pour récupérer la couverture laissée sur place et l’apporter à Jonas. « Tu devrais te réchauffer un peu. ». Elle aussi elle le ferait, après parce qu’elle avait des vêtements secs ici. « J’étais venue chercher des herbes pour finir un remède, elles poussent mieux par ici. J’avais prévu d’arriver au phare avant que la pluie ne tombe, mais par chance je me suis un peu plantée. ». Un autre sourire avant s’asseoir et d’observer la vue.


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Sujet: Re: They stood in the storm and when the wind did not blow them away, they adjusted their sails. (Jonas)
Mer 5 Sep - 19:08




They stood in the storm and when
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they adjusted their sails.
17 MARS 2115

Depuis qu’ils ont été envoyés sur terre, Jonas était plus calme. Comme si la planète avait réussi le pari imprévisible de trouver la solution aux pires de ses craintes. C’était étrange, mais contrairement à d’autres, Jonas avait réalisé un rêve en arrivant sur terre, alors il en profitait. Pourtant, il n’était pas souvent sorti, il n’était pas allé à la rencontre des autres Terriens. Il était resté dans son coin, laissant volontiers de côté les problèmes dont on lui parlaient. Tant que cela ne le touchait pas directement, il se satisfaisait de se petite routine. Surtout, il y avait forcément plus malin que lui pour gérer la situation et les crises. Que pouvait-il apporter à l’exploration ? Rien. Il oubliait trop vite les routes qu’il empruntait et les aliments qu’il cueillait. C’était déjà miraculeux que ses souvenirs de la serre n’avaient pas disparu, cachaient dans un coin de sa tête après des années de prison. Non, les gestes, son corps ne les avaient pas oubliées. Comment traiter la terre, comment traiter les plantes et les cultures, tout ça, il se l’était imaginé en boucle dans l’obscurité de sa cellule, cherchant parfois à s’imaginer vivre une vie tout à fait normale, tout à fait idéal.

Mais Jonas n’était pas comme les autres et il ne serait jamais comme les autres. « Elle s’appelle Karah, si je n’ai pas dit ça de la mauvaise façon. » Parce qu’il ne l’avait vu qu’une fois et elle avait été terriblement gentille. Comme Ashiri semblait être tout aussi aimable, il se disait que ça ne pouvait qu’être logique. Mais encore, sa logique pouvait le tromper et cela lui arrivait souvent. Pourtant, de la Naori, il ne ressentait que bonne volonté et curiosité. Si elle était dangereuse, elle le cachait terriblement bien.

Bientôt, il montait les longues marches le long de la colonne principale, grimpant juste derrière Ashiri. Il se demandait la vue qu’ils auraient là-haut et si tout ça tiendrait le coup face à leurs poids. Sans doute, vu la confiance qu’elle affichait dans ses gestes. Cet endroit avait beau être nouveau pour lui, ce n’était pas le cas pour elle. Et, maladroit comme il l’était, le voilà qui loupait une marche pour retrouver un équilibre douteux. C’est surtout son cœur qui avait fait un petit bond en avant, mais par chance, tout allait bien. Il rassura tout de suite la demoiselle, comme il le faisait constamment en réalité. Parce que parfois, ils - les autres empoisonnés - avaient forcément pitié de lui et parfois, ils avaient peur de ce qu'il ferait. Alors, Jonas prenait les devants aux cas où, pour une fois, on s’inquiéterait simplement pour lui. Ashiri ne semblait pas s'attarder sur le petit incident et poursuivit, et dans le noir Jonas imaginait le sourire qu’il avait vue plus tôt, comme s'il pouvait la voir.

« Peut-être que je suis allé trop loin ? » Sa main glissait le long de la paroi, non pas parce qu’il craignait de tomber de nouveau, mais parce que c’était doux. Parfois, il tombait sur une petite fente ou un petit creux, mais globalement, le mur était encore bien solide. « Qu’est-ce qu’il y a d’autres ? » Son imagination prit automatiquement le dessus, repensant au dinosaure pour une raison très simple : ils étaient gigantesques. Mais, comme on le lui avait appris plus jeune, ce n’était qu’une espèce disparue depuis des milliers d’années et il devait se focaliser sur ce qui pourrait être réel sur cette nouvelle planète. Alors oui, il pouvait très bien imaginer des énormes gorilles ou des tigres aux grandes dents… mais il avait vu si peu de chose en comparaison à ce qu’il avait appris dans l’espace, qu’il doutait de ceux qui avaient survécus sur terre. Cependant, si elle admettait qu’il y avait pire, c’est que c’était le cas. Alors, il voulait savoir.

« Oui, ils sont en groupe, c’est vrai. » Il ne chercha pas à dire plus, déjà fatigué par la montée et essoufflé. Il se concentra donc sur sa respiration et aperçu plus de lumière plus haut. La sortie n'était donc pas loin. Ils n’étaient donc pas très loin. Son regard, une fois la haut, s'émerveilla tout de suite face la vue. C'était l’orage qui tombaient sur la forêt, maîtresse des événements. C’était la tempête ! Mais en même temps, à cette hauteur, il se sentait pleinement à l’abri. Comme si tout ceci n’était qu’un écran. Il laissa rapidement ses affaires dans un coin et respira, tout simplement.

« Je risque de tâcher ta couverture, j’ai de la boue partout. » Il ne voulait surtout pas lui gâcher quelque chose qui lui appartenait. C’est vrai qu’il était tout trempé, mais il se sentait mal à l’aise de devoir salir sa seule couverture. Il refusa donc et se rapprocha légèrement du bord pour regarder la pluie tomber. C’était comme si Ashiri lisait dans ses pensées. Au moment où il se demandait pourquoi elle était si loin, la voilà qui lui expliquait que c’était pour chercher des herbes.

« Tu aurais pu revenir ici plus tôt, c’est de ma faute alors, je suis désolé. » Il baissait la tête, regardant plus bas le monde. Il ne voyait pas grand-chose, mais peut-être qu’il pourrait observer le chien-loup. Penchait ainsi, il se prenait la pluie comme une douche froide sur la tête. Cela ne le dérangeait pas vraiment, en fait. Il decida de s'éloigner ensuite, puis observa ce qui devait être une vieille lampe. « Si tu as faim, j’ai des fruits. » Il se pencha et tendit une orange, offrant son plus grand sourire. Il en profita pour remettre ses mèches de cheveux trempés en arrière, afin de dégager complètement son visage. En faisant ça, il ressentit une petite brûlure dû à une branche qu’il s’était prise dans la course. Voilà qui allait laisser une petite marque !

« Je devrais peut-être enlever mes vêtements pour qu'ils sèchent ?» Il était vraiment sale et ça le gênait. Sans doute les marques de sa manique de mère, alors Jonas ne peut pas vraiment supporter d'être aussi peu présentable.


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Sujet: Re: They stood in the storm and when the wind did not blow them away, they adjusted their sails. (Jonas)
Mar 11 Sep - 20:30





They stood in the storm and when the wind did not blow them away, they adjusted their sails.

ft. Jonas

« Elle s’appelle Karah, si je n’ai pas dit ça de la mauvaise façon. ». Ashiri afficha un sourire amusé en entendant le prénom de son amie. Il n’y avait là aucune surprise, elles étaient toutes les deux trop curieuses pour rester au village, elles avaient ce besoin, cette envie de découvrir ce peuple tombé du ciel. « C’est bien ça, Karah. C’est une amie. ». Une amie et une apprentie conseillère tout comme elle mais, elle n’allait pas encombrer Jonas avec les détails. Sans doute que s’il tenait à en savoir plus sur la relation entre les deux Naoris, il demanderait.

Jonas, lui, s’inquiétait pour les siens. La jeune femme ne pouvait s’empêcher de penser que cela était le reflet d’un cœur bon, d’un cœur pur. Ses inquiétudes étaient légitimes mais, ils l’avaient laissé derrière, en proie aux crocs de la nature, il avait tous les droits d’être en colère, rancunier. Elle comprenait parce qu’en dépit de son calme et de sa maturité, Ashiri avaient ses tourments, des démons qui lui faisait comprendre les réactions les plus sombres. Cela dit, elle les tenait bien en cage ses démons, refusant qu’ils se montrent, refusant de les affronter. « Peut-être que je suis allé trop loin ? ». La brune haussa un sourcil, quelque peu surprise de cette question, ne voyant là rien qui justifiait de laisser un Homme derrière. Elle avait la sensation que le peuple du ciel avait encore beaucoup à apprendre pour survivre sur Terre, à commencer par la solidarité. Le seul endroit qui était trop loin, c’était le désert. « Qu’est-ce qu’il y a d’autres ? ». Devait-elle vraiment lui parler de tout cela ? Elle ne voulait pas l’effrayer mais, elle savait que tôt ou tard, la nature lui montrerait ses forces les plus puissantes, la vie dans toute sa splendeur. « Cela dépend où tu te trouves mais, les ours et les pumas vivent dans le coin. ». Et aussi des adorables animaux et d’autres rongés par les séquelles de cette guerre, cette destruction massive. « Oui, ils sont en groupe, c’est vrai. ». Contrairement à lui, qu’elle avait retrouvé seule mais, de manière définitive, elle ne reviendrait pas là-dessus. Rien ne servait de noircir un cœur d’animosité.

Le regard de Jonas s’émerveillait devant la violence de cette nature, maîtresse de son univers. La végétation pliait, le vent soufflait, le ciel menaçait mais eux ils étaient protégés dans cette bulle, regardant le monde de plus haut. Ashiri était heureuse de retrouver ses affaires mais, quand elle observait Jonas du coin de l’œil, c’était son cœur qui était heureux. Elle appréciait de voir qu’il observait, qu’il semblait sensible à ce qui était à l’origine de tout. Pour la Naori, c’était un bon signe. Elle lui proposa de prendre la couverture, pour se sécher, se réchauffer. « Je risque de tâcher ta couverture, j’ai de la boue partout. ». Elle fronça les sourcils alors que le ciel se fendait par un éclair et que la silhouette du jeune homme s’éloignait vers le bord

Ashiri s’approcha de lui en lui expliquant ce qu’elle faisait là, si loin de chez elle. Elle observa à son tour la pluie battante, le regard porté sur l’horizon. Elle se sentait bien là, malgré sa chair mouillée, elle savait que la nature finirait par s’apaiser et qu’il fallait respecter ses colères. Le vent et la pluie étaient aussi nécessaires que le soleil, n’en déplaise aux Hommes. « Tu aurais pu revenir ici plus tôt, c’est de ma faute alors, je suis désolé. ». Il avait la tête baissé, penchée sous la pluie laissant Ashiri complètement perplexe. Était-il en train de s’excuser de ne pas avoir servi de dîner au chien-loup ? « Tu n’y es pour rien si je suis partie trop tard. ». Elle planta son regard sincère dans ses prunelles. Elle avait la sensation que ce cœur si pur était pourtant vide, vide d’amour. Elle tirait sans doute des conclusions hâtives mais, elle avait la sensation qu’il s’excusait d’être là. « A dire vrai, je suis ravie de ce timing. ». Elle l’était, tout comme elle était certaine que le destin n’y était pas pour rien là-dedans. Elle savait qu’elle avait été guidée sur le chemin de Jonas, qu’elle était là où elle devait être.

« Si tu as faim, j’ai des fruits. ». Il se pencha avant de lui tendre une orange avec un sourire des plus adorables. Ashiri prit le fruit avec un sourire similaire. Une nouvelle fois, elle était charmée par le comportement du jeune homme. Il n’était pas un Naori, elle ne s’attendait pas à ce que naturellement, il cherche à partager. Il aurait pu chercher à se protéger, se recroqueviller sur lui-même, conserver ses denrées. Il aurait pu, mais, c’était tout l’inverse. « Merci beaucoup, ça ne peut pas faire de mal après ce périple hein ? ». Ce périple et pourtant, bien que dégoulinante, elle rayonnait. « Je devrais peut-être enlever mes vêtements pour qu'ils sèchent ?». La jeune femme posa un regard sur la tenue du jeune homme non seulement mouillé mais boueuse. Elle regrettait de ne pas avoir de vêtements pour lui, les siens risquaient de ne pas convenir du tout, non pas pour une question d’esthétisme mais, pour plus question pratique et confort. « Tu devrais mais prends la couverture pour ne pas attraper froid. ». Ce n’était même pas une question, Ashiri était druide et elle ne le laisserait pas ne pas prendre soin de lui, jouer avec sa santé. Elle attrapa ses vêtements secs, se mettant dos au jeune homme. « Tu t’y fais ? ». Son haut se retrouva sur le sol, dévoilant sa peau métissée, un instant. « A la vie sur Terre je veux dire. ». Forcément, elle était curieuse, elle voulait savoir ce qu’il ressentait, ce qu’il appréciait, ce qu’il craignait.



☾ anesidora

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They stood in the storm and when the wind did not blow them away, they adjusted their sails. (Jonas)

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