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le Sam 25 Aoû - 19:54

I’ll soften every edge, hold the world to its best

L’oiseau chanta une fois de plus avant de prendre son envol. Ayiana sourit doucement ; cela faisait un kilomètre ou deux qu’elle le suivait, doucement, alors qu’il virevoltait de branche en branche. Elle l’avait observé rejoindre son nid, nourrir ses petits, chanter avec eux. Il était peut-être reparti chercher plus de nourriture. Accroupie à quelques mètres, Ayiana ne put se résoudre à partir tout de suite. Elle trouvait le manège de la nature magnifique. Cela faisait plusieurs semaines, si ce n’est quelques mois, qu’elle n’était pas venue dans ce coin du continent. Entre les Pikuni et les Naori, proche du camp des jeunes Débarqués, il y avait de la forêt à perte de vue et, parfois, une petite clairière. Un endroit magique, où se croisaient des bruits et des animaux qu’Ayiana ne pouvait pas voir chez elle. L’environnement de son île ne permettait pas à ces animaux de s’épanouir. Ils en avaient d’autres, évidemment. Elle aimait particulièrement ces animaux que les Débarqués appelaient « marmottes ». Mais ici, il y avait des oiseaux de mille couleurs et des insectes qui reflétaient la lumière. Et le bruit du vent dans les arbres était différent. Alors Ayiana s’était laissée portée, peu décidée à revenir tout de suite sur l’île. Il faut dire que Kal et elle s’étaient disputés avant son départ et qu’il n’attendait que son retour pour lui faire un discours moralisateur. Elle n’était pas franchement pressée.
 
Un bruit différent attira son attention. Un bruit définitivement humain. Elle se releva d’un coup, regardant autour d’elle. Les Débarqués n’étaient pas spécialement hostiles envers elle, la plupart de ceux qu’elle avait rencontré étaient même tout à fait sympathiques. Mais on n’était jamais trop prudente. Et ça pouvait bien être un Rahjak égaré loin de son désert. Au lieu d’un Rahjak assoiffé de sang, ce fut une petite tête rousse qu’Ayiana vit. Une petite tête rousse qu’elle connaissait bien, et elle sourit, avant de héler Eris.
 
« Tu es loin de ton camp », dit-elle en anglais tout en s’approchant de la jeune femme. Eris était une jeune Débarquée, de ceux qui étaient tombés du Ciel en premier. Comme ses camarades, elle était jeune, et avait découvert un monde dont elle n’avait qu’entendu des histoires. Et accessoirement, ces histoires disaient que le monde était censé être vide. Manque de bol, il était loin de l’être. Les débuts avaient été compliqués entre Débarqués et Hommes de la Terre, mais il semblerait qu’en quatre années, les jeunes s’étaient fait une place tant bien que mal. Et Ayiana avait rencontré Eris. Elle ignore pourquoi, mais elle s’était rapidement pris d’affection pour elle. Pourtant, les roux sont censés être maudits, et Stìg comme Kal ne manquent pas de le rappeler à Ayia. Mais Eris, elle ne peut pas être maudite. Elle vient des étoiles, elle connait des choses qu’Ayia ne commence qu’à effleurer. Elle est une bonne personne, loin de la malédiction qu’on lui accorde. Ayiana a du mal à se l’avouer, mais assez rapidement, Eris est devenue pour elle comme une strik sis, une sœur. La petite sœur qu’Ayiana n’a jamais pu avoir. Et même si notre maitrise de la langue de l’autre n’étaient pas optimales, nous arrivions à nous comprendre, la plupart du temps. Le reste, nous dessinions ou faisions des gestes. Cela ne m’empêchait pas d’aimer Eris.
 
L’oiseau chanta à nouveau, le même, qui revenait. Ayiana releva les yeux vers le nid. Il avait ramené de la nourriture supplémentaire, comme elle le pensait. Elle le désigna à Eris.
« La forêt est pleine de trésors. Comment vas-tu ? Désolée de mon absence. »
 
Pas facile de se voir quand la mer nous séparait. Et les chefs Azgedakru et Skaikru n’avaient pas encore négocié de paix ou de coopération. Quand Eris et Ayiana parlaient, elles ignoraient combien de temps il se passerait avant la prochaine fois.
« J’ai quelque chose pour toi. »
Elle sortit de mon sac une petite figurine en bois bleu, sculptée par un homme au village. Les deux femmes avaient parlé du bois bleu une fois. Elle n’en avait vu que rarement. Ayiana lui avait promis de lui en montrer. La fierté des Azgedakru. Et un cadeau pour elle. Pour lui montrer qu'elle n'était pas oubliée.
 
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Eris Garfagnini
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le Mer 26 Sep - 17:07

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Tu ne sors quasiment plus du campement, depuis ta rencontre avec Kayden et Wyatt. Tu évites qu’on te reconnaisse, qu’on voit les larmes qui ravagent régulièrement les pupilles vidées de leur substance. Tu as peur, mais plus du monde extérieur désormais. Ce sont les êtres humains qui t’effraient, en plus de ton incapacité à être quelqu’un de bien, à arriver à t’attacher. Le monde a viré fou, et les mots sont restés ancrés en toi bien plus qu’ils ne l’auraient dû. Ca n’a été que des paroles, que des discours, que quelques phrases qui t’ont complètement ébranlée. La prochaine fois, tu te dis que des coups peuvent pleuvoir, que la souffrance physique se substituera à la douleur émotionnelle. Un mal pour un bien non ? Les blessures, les chairs entaillées, cela est nettement plus facilement à soigner, et les séquelles sont moindres, que la confiance réduite à néant, et des heures à réapprendre, à ignorer ce qui a été dit à son sujet. Toi, tu n’as jamais été très douée pour t’en sortir. A une époque, c’était les propos de tes parents, de ceux t’ayant poussée dans une voie te laissant de marbre. Maintenant, ce sont ceux dont tu t’estimes proche. Cela signifie-t-il que tu dois couper tout contact avec tous ?

Finalement, après plusieurs jours, plusieurs semaines, tu te glisses à l’extérieur, tu t’éloignes du camp, seule. T’en as besoin, pour oublier, pour continuer, pour avancer. Te rendre compte que tout n’est pas noir, et que te pousser dans cette direction ne mènera à rien, à part ta mort. Et étonnamment, tu préfères vivre encore, même si les douleurs se glissent derrière les iris effrayées.

Il fait beau, les oiseaux chantonnent quand tu t’enfonces un peu plus loin entre la plaine et la forêt, à l’orée d’un bois qui t’a autant apporté que détruit. Tu ne fais pas attention aux bruits, aux pas, à cette faune et flore qui semblent t’indiquer qu’une personne est déjà présente non loin de toi. Tu ignores les signes, car la fatigue se lit sur ton visage, et que tu prêtes plus d’attention à tes pensées noires qu’au paysage. Cela t’apprendra. Alors, tu sursautes presque quand une voix t’interpelle, au détour d’un fourrage, et tu détailles, interdite, la silhouette devant toi pendant quelque secondes, avant de t’exclamer : « Ayiana, tu m’as fait peur ! » Y’a un sourire sur tes lèvres, même si l’anglais est la première chose qui te vient à l’esprit. Heureusement que celle-ci comprend un minimum la langue des débarqués. Elle te détend la blonde, t’a mis à l’aise dès votre première rencontre. Elle, elle était intriguée à ce moment-là. Toi, tu devais apprendre à vivre dans ce nouveau monde, bien trop effrayant pour la gamine que tu étais. Aujourd’hui, tu as changé, tu as évolué. Si la peur reste ancrée, pèse sur ton estomac, tu arrives à bouger, à visiter. « Oui, j’ai essayé de la visiter il n’y a pas longtemps. » Autant dire que ça ne s’est pas très bien fini, mais tu préfères oublier cette image. Tu ne veux pas inquiéter Ayiana avec tes ressentis.

Lentement, tu te rapproches de la terrienne, la détailles un peu plus. Elle a l’air bien en ce moment. Ton sourire s’accentue, et tu reprends, tentant le trigedasleng, hésitante : « Je… Je vais bien. Ce n’est pas grave. Tu vas bien ? » C’est haché, preuve que tu ne pratiques pas beaucoup cette langue. Tu devrais t’entraîner plus souvent, mais il n’y a pas grand-monde qui peut t’aider avec ça. Personne ne le parle vraiment au campement, et tes contacts avec l’extérieur sont moindres.

Puis elle sort quelque chose de ton sac, te le présente, et l’étonnement se lit sur tes traits. Tes doigts prennent doucement la statuette, magnifique. Elle tient sur ta paume, si légère. « C’est… Joli. Merci Ayiana ! » Tu retrouves ton côté enfantin, pour l’une des rares fois de ta vie. Et tes yeux détaillent la figurine, ce bois dont elle t’a vanté les mérites : « C’est ça le bois bleu ? » L’anglais reprend le dessus, ne connaissant pas le terme employé pour le bois. C’est beau, tu ne t’attendais pas à ça la dernière fois…
 
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le Mer 10 Oct - 19:06

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Ayiana ne s’attendait pas à surprendre Eris, alors quand la jeune fille sursauta et lui dit qu’elle avait eu peur, la blonde grimaça. Ce n’était pas son intention. Mais parfois, malgré elle, elle suscitait ce genre de réaction chez les gens. Il faut croire que tout ce temps passé en solitaire lui avait fait oublier quelques rudiments des relations sociales. Du genre, ne pas faire sursauter les gens quand on leur dit bonjour. Heureusement, Eris s’en remet vite et te répond. En anglais, également. Les deux femmes s’entretenaient dans les deux langues, selon le contexte et leurs instincts. Eris avait un tridegasleng plus rudimentaire que l’anglais d’Ayiana, mais les Iskaars apprenaient l’anglais dès leur jeune âge, alors que les Débarqués avaient découvert la langue de la Terre sur le tas, de leurs contacts avec les tribus. Eris faisait l’effort d’apprendre, ce qui touchait Ayiana d’une certaine manière. C’était une façon de montrer sa volonté de nouer des relations.

Et comme pour prouver cette volonté, la jeune fille passe au trigedasleng. Un peu balbutiant, elle cherche ses mots, mais elle y arrive. Ayiana sourit et hoche la tête en signe de réponse. Oui, elle va bien. Mais c’est aussi un hochement d’approbation. Eris la remercie encore dans sa langue, et Ayiana ne peut s’empêcher de la regarder alors qu’elle admire la statuette. En la choisissant, elle avait eu une doute. Etait-ce une bonne idée ? Lui plairait-elle ? Etait-ce ce qu’elle cherchait ? Et puis, surtout, n’était-ce pas un peu sentimental, d’offrir ce genre de cadeau à quelqu’un qui n’était pas de sa famille, pas de sa tribu, ni même de sa planète ? Ayiana n’avait pas l’habitude d’être sentimentale. Enfin, si, elle l’était, mais ne le montrait pas. Mais avec Eris, c’était un peu différent. Elle n’aurait pas su réellement expliquer pourquoi. C’était juste ainsi. Il fallait croire que les Anciens avaient rapproché les deux jeunes femmes pour une raison.

« C’est ça le bois bleu ? »
Ayiana hocha la tête. Bois bleu. La fierté des Iskaars. Un de leurs atouts principaux en commerce. Ce bois étrange n’existait que sur son île, et les autres tribus l’adoraient. Beaucoup d’hommes et de femmes de sa tribu dévouaient leur vie au bois bleu, à l’entretenir, à le couper, à le transformer pour en faire diverses choses, comme cette statuette. Certains affirmaient qu’il était sacré, qu’il était la preuve que les Anciens veillaient sur l’île. Ayiana, elle, croyait simplement que leurs ancêtres avaient peut-être justement choisi cette île pour la présence du bois. Accepter le froid et les conditions difficiles, en échange des avantages de cette variété exotique. Wyatt pourrait probablement lui dire pourquoi le bois bleu ne vivait qu’à cet endroit, de façon scientifique. Elle lui demanderait, un jour.
« C’est un cadeau. Pour toi. », dit-elle doucement en anglais. En attendant qu’un jour tu viennes chez moi, pensa-t-elle. Mais elle ne le dit pas. Le sujet n’avait jamais été abordé entre Eris et elle. Ayiana savait que les relations entre sa tribu et les Débarqués étaient cordiales, mais pas beaucoup plus. Trop peu de confiance régnait pour permettre aux Débarqués de prendre le bateau jusque l’île. Un jour, peut-être, les relations auront-elle progressé suffisamment pour permettre à Eris de découvrir la tribu. Pour l’instant, elles ne pouvaient qu’en discuter, et Ayiana tenter de lui faire imaginer.

« Tu as fait des progrès dans ma langue », dit-elle avec un léger clin d’œil. Il était important de le souligner. Toujours encourager l’effort. Ayiana n’enseignait pas, mais elle avait acquis quelques notions de pédagogie, principalement auprès de Kal et ses talents d’orateur et de négociateur.
« Pourquoi es-tu si loin des Skaikru ? », demanda-t-elle. Les Débarqués s’éloignaient généralement peu des leurs. La nature était capricieuse, et tous ne la connaissaient pas très bien. Et puis, il y avait beaucoup de Terriens qui parcouraient la forêt, et tous n’étaient pas très amis avec ceux qui venaient du ciel. La méfiance régnait encore beaucoup, même après toutes ces années, et certains réclamaient la guerre. Une guerre de territoire. Les choses s’étaient détendues depuis l’arrivée des jeunes, mais elles restaient complexes pour tout le monde. Et Eris n’était pas une guerrière, ni une exploratrice. Elle était…Ayiana n’avait pas le terme pour cela. Elle construisait des choses et les réparait. Mais des choses technologiques, de celles qu’on avait oubliées après Praimfaya. « Des problèmes ? »
Techniquement, cela ne la regardait nullement. Mais Ayiana s’était très vite montrée protectrice envers Eris. Sa sœur de l’espace. Celle qu’elle devait protéger, contre les autres, contre le monde. Une tâche infinie et complexe, au vu de leurs situations. Mais qui ajoutait chaque fois un peu plus à la culpabilité d’Ayiana lorsqu’elle ne revenait pas pendant longtemps.


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Eris Garfagnini
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le Ven 30 Nov - 13:12

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La langue terrienne t’a toujours été difficile, toi qui as pourtant toujours montré une appétence certaine envers les autres langues. Si on ne t’avait pas forcée à apprendre la mécanique, bien plus importante pour la survie de la colonie dans l’espace, tu te serais engagée dans une voie plus proche de la philosophie, de la sociologie. Et pourquoi pas aussi les évolutions des langues au fur et à mesure des siècles. Sauf que tout le monde s’en foutait là-haut, de telles compétences. C’était de l’hérésie que d’avoir ce genre d’ambitions. Personne ne veut dans sa famille des perdants, des inutiles, se complaisant dans un travail qui n’apporte rien à la société dans son ensemble. Tu leur en veux toujours un peu, d’avoir réfréné tes rêves, quand tu n’étais encore qu’une gosse. Après, d’un côté, ça t’a fait grandir, ça t’a fait comprendre qu’il faut parfois s’adapter à ce que le monde attend de toi. De l’autre, ça t’a brisé un peu trop vite, un peu trop tôt. Pression dont tu te serais bien passée, mais le passé ne peut être défait. Tu te trimballes avec, en espérant que tout finira mieux que cela n’a commencé. Sur Terre, tu referas peut-être ta vie dans un sens qui te plaît davantage…

La statuette en bois bleu, elle est magnifique, et tu n’arrives toujours pas à te dire qu’Ayiana l’a ramenée pour toi, qu’elle l’a choisi, soigneusement tu imagines, pour te la donner, sans jamais savoir si elle allait te revoir. C’est aussi ça la Terre, sans technologie. Là-haut, il y avait les tablettes, des moyens de communiquer rapidement. Ici… Rien. On ne peut compter que sur des lettres, quelques mots couchés ou gravés, sans jamais être certain qu’ils arriveront à destination. C’est le jeu, et tu t’y es pliée. « C’est toi… Qui as fait ? » Tu continues d’hésiter, dans cette langue qui n’est pas la tienne, mais après quatre ans à écumer la planète verte, il te faut peut-être commencer à faire des progrès, et à t’accrocher. Tu tentes d’apprendre, au milieu des tiens, mais rien ne vaut la pratique avec quelqu’un de l’extérieur. Et autant l’avouer, tu n’es pas des plus sociales alors, tes relations avec les tribus se résument à… Ayiana. Et pas beaucoup plus pour le moment. Il te faudrait y remédier, mais tu profites de la femme face à toi pour développer au maximum ta diction et ton vocabulaire. Même si tu remarques que tu en manques clairement.

« Merci. » Sourire, une fois de plus. Un remerciement pour les encouragements qu’elle t’offre, et ce présent précieux qu’elle te donne. Ca veut dire beaucoup de choses pour toi, et tu te rends compte que cela doit bien faire cinq ans que tu n’as rien reçu. Depuis ton enfermement, personne n’est venue te voir pour ton anniversaire, et avec l’envoi sur terre… Vous avez oublié les jours qui défilent, et les dates comme celles-ci n’ont plus vraiment d’importance. Ce n’est qu’une année en plus alors que votre esprit a pris en maturité avec votre arrivée ici.

L’inquiétude d’Ayiana te touche, même si tu n’es pas certaine de pouvoir lui répondre. Tu ne sais pas bien pourquoi tu t’éloignes à chaque fois… « Non… Aucun problème. » Oui, mieux vaut dire ça. En soi, tout va bien, tu as juste besoin de… Souffler. De prendre en compte que ce qu’il y a autour de toi n’est pas un ennemi. La nature a beau être violente, elle en reste agréable quand elle n’est pas en colère. Et depuis le cyclone, il n’y a pas eu de nouvelles secousses, de nouveaux évènements climatiques traumatisants. Comme si tout s’était calmé à nouveau. Comme après le tremblement de terre. S’il vous faut supporter un caprice par an, ou tous les deux, ça le fera, tu en es certaine. « J’ai… Je veux juste m’éloigner un peu, me confronter à la Nature. Je pense que ça peut me faire du bien, plutôt que de rester enfermée en permanence et d’avoir peur de tout. » Un sourire se pose sur tes lèvres, alors que la frayeur est toujours présente dans tes pupilles. Il faut y faire face, pour apprendre à aller mieux par la suite. Même si c’est dur sur le coup, ça n’en sera que mieux par la suite. L’anglais t’est venu plus naturellement, comme toujours pour exprimer des émotions plus complexes. « Dis… Tu veux bien me raconter tes derniers voyages ? » Ca te passionne quand même, de savoir qu’elle navigue, toi qu’un rien effraie…

 
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le Dim 9 Déc - 19:57

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« C’est toi… Qui as fait ? »
Ayiana fait « non » de la tête. « Un ami », répond-elle doucement. Elle n’est pas si douée que ça. Elle ignore comment manipuler le bois bleu, comment lui donner forme. Elle ne fait que le transporter, parfois le troquer. C’est un membre de sa tribu qui a fait la figurine. Des heures de travail, probablement, et les finitions sont magnifiques. Ayiana avait apprécié ce sens du détail, ce travail bien fait. Et la figurine dégageait quelque chose, elle n’aurait pas bien su dire quoi. Mais quelque chose qui lui avait fait penser tout de suite à Eris. Comme si les Anciens avaient décidé que cette figurine serait le cadeau de la blonde à la rousse. Quoique. Les Anciens n’aimaient pas particulièrement les roux. Donc c’était probablement autre chose. Les Débarqués avaient peut-être leurs propres entités célestes, et c’était peut-être elles qui avaient poussé l’acte d’Ayiana. Peu importait, au fond.

Eris assure qu’il n’y a aucun problème. Ayiana ignore si elle la croit, mais elle lui laisse au moins le bénéfice du doute. Après tout, elle peut comprendre cette envie de s’éloigner. De ce qu’elle a compris des Débarqués, ils vivaient dans un grand vaisseau dans l’espace. Tous les uns avec les autres, tout le temps. Aucun moyen de s’échapper. Et Eris a vécu en prison un moment. Et ensuite, elle s’est retrouvée ici, avec les autres jeunes Débarqués. Cela faisait beaucoup de temps coincée avec d’autres personnes. Ayiana aurait probablement tourné vieille folle si elle avait dû rester sur l’île Iskaar toute sa vie, avec sa tribu, sans jamais connaitre autre chose. Traverser l’océan, voir le continent, découvrir la nature autre que la glace, rencontrer d’autres gens que ceux avec qui elle a grandi ; tout ça contribuait à son bien-être, elle en était persuadée. Il n’y avait donc pas de raison qu’Eris fonctionne autrement. Certains aimaient rester entourés de ce qu’ils connaissaient, vivre en communauté. D’autres aimaient prendre l’air et s’éloigner un peu, comme disait la jeune rousse. Ce fut plutôt l’idée « d’avoir peur de tout » qui fit légèrement tiquer Ayiana. Les Débarqués avaient-ils donc peur de tout ? Cela faisait plusieurs années maintenant qu’ils étaient sur Terre. Elle n’avait pas toujours été clémente avec eux, mais ils avaient eu le temps d’apprendre à la connaitre, de l’apprivoiser. Et les autres tribus respectaient une distance et une paix qui, bien que fragile dans l’absolu, semblait tenir. Pour sûr, les Débarqués avaient espéré un autre scénario. Ils étaient persuadés d’arriver sur une planète vierge, et ne connaissaient cette planète que par leurs livres. La réalité s’était révélée bien différente. Mais Ayiana avait du mal à concevoir que les gens du Ciel puissent avoir encore peur en permanence. Mais encore une fois, elle était Terrienne. Elle était née ici. Elle avait une perspective différente. Alors elle se contenta de hocher la tête.
« C’est une sage attitude », dit-elle. Affronter ses peurs plutôt que de les laisser nous consumer. Remonter sur le bateau après sa première chute à l’eau. Toujours.

« Dis… Tu veux bien me raconter tes derniers voyages ? » Ayiana sourit. Elle trouve ses voyages relativement peu intéressants. Elle prend la mer, elle va rencontrer des gens, elle fait un peu de troc, elle attire des clients, elle reprend la mer dans l’autre sens. C’est presque un train-train quotidien, sauf que ses journées de travail durent parfois plusieurs jours. Mais Eris trouve toujours cela passionnant. La jeune fille n’a jamais pris la mer. Ayiana aimerait l’emmener sur un bateau, une fois. La faire venir sur l’île. Mais les conditions sont trop dangereuses actuellement. Les relations entre les tribus et les Débarqués ne sont pas assez bonnes pour risquer ce genre d’exercice. Et il est hors de question de mettre Eris en danger. Alors elle essaie de raconter, du mieux qu’elle peut. Ayiana essaie de faire vivre, par procuration, ce que c’est que de voyager. La blonde hoche la tête, avise une souche épaisse et pose ses fesses dessus.
« Avant de venir ici, j’étais quelques jours chez les Maunkru. Dans la montagne. Je t’ai déjà parlé d’eux ? Ils vivent dans le cœur d’une montagne. Il faut passer par un…je ne connais pas le mot. Un couloir dans la montagne ? Et avant, il faut monter haut. Le chemin est long depuis la côte. Mais à cette période, les arbres commencent à changer de couleur. C’est magnifique. Et plus on monte, plus il fait froid, et moins il y a d’arbres. Comme si la montagne ne voulait pas être embêtée. »
Ayiana sourit. C’était probablement ça, d’ailleurs. La montagne, majestueuse, qui empêchait même les arbres de lui voler la vedette. Il ne devait rester qu’elle, et ceux qu’elle abritait en son sein. Les Athnas étaient protégés par cette grande dame, et le faisaient bien savoir d’ailleurs.
« Les Maunkru aiment notre bois bleu », continua-t-elle en désignant la figurine d’un signe du menton. « Il est solide pour faire des armes. Ils font de belles armes. J’allais là-bas justement pour acheter une dague, pour un mariage dans la tribu. Nous faisons une grande fête et offrons des cadeaux. Je marchais donc, seule. Et tout à coup, un craquement derrière moi. J’ai cru à un ennemi, alors j’ai sorti mon arme. Je me suis retournée, prête à attaquer ! »
Se prenant au jeu, Ayiana mimait presque l’histoire. Elle n’était pas aussi douée que Stigandr pour raconter des histoires, bien entendu. Mais elle essayait de rendre ça intéressant.
« C’était un chamois. », dit-elle en riant. « Il ne bougea pas devant mon arme, me regardant curieux. Derrière lui, il y avait deux autres chamois. Ils sont passés devant moi sans se presser, comme s’ils dominaient les lieux et que j’étais en visite. Et au final, je me suis sentie ridicule avec ma dague ! »
Elle rit encore doucement, puis haussa les épaules.
« Désolée, je raconte mal les histoires », finit-elle par dire en se pinçant les lèvres. « Normalement, les marins racontent des aventures, même si elles sont fausses. Je crois que je suis trop honnête. Un jour peut-être, tu pourras voyager et raconter tes propres histoires. »



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le Lun 14 Jan - 10:51

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Tes pupilles s’accrochent à la silhouette d’Ayiana, si semblable à toi, si humaine par rapport à toutes les peurs que tu avais pu avoir à ton arrivée sur Terre. C’est ton problème, il t’a toujours fallu du temps pour t’habituer, des années pour t’adapter. Alors, tu pensais bêtement, au début, que les gens vivant sur cette planète désolée n’avaient plus rien d’humain, s’étaient perdus dans les méandres de ce passé touché par les horreurs. En réalité, tu avais entièrement faux, et plus tu discutes avec les âmes terriennes, plus tu te rends compte à quel point ils sont plus proches de la définition d’humanité que tu avais lue dans les livres. Les tiens se pensaient supérieurs à une époque, mais une fois le vaisseau de métal quitté, vous n’êtes plus grand-chose, non ? Faut voir la vérité en face, quand cela s’impose. Les choix qui ont été faits, voilà un siècle, étaient basés sur un eugénisme certain, racisme social, sur l’état de santé de chacun. Techniquement, l’humanité s’était fait la malle à ce moment-là. Tu finis par secouer ta longue chevelure de feu, qui t’a tant valu de soucis sur Terre, pour faire valdinguer tes idées au loin, pour te recentrer. Ayiana n’a pas besoin de te voir une fois de plus perdue dans tes pensées.

Une sage attitude, que d’affronter ses peurs. Tu souris, ne veux pas lui faire voir autre chose. T’as jamais été des plus douées avec ce genre de choses. Tu as tendance à te laisser bouffer, étouffer jusqu’à ce que tu n’aies plus d’autres choix que de tout faire exploser, ou de mourir. Y’a jamais eu de juste milieu avec toi, c’est pour cela que tu t’es retrouvée en prison. Danger public qui s’ignore, qui se retrouve un couteau volé entre les doigts, chair transpercée sur un coup de tête, dans l’innocence la plus totale. « J’espère réussir à la garder. » Toujours aller de l’avant, quand tu préfères stagner… Pas très courageuse comme fille, du genre à te remettre en question sans jamais changer ce qui cause souci. Parler, blablater, et toujours se cantonner aux mêmes erreurs. Bordel que t’aimerais changer d’un claquement de doigt souvent. Mais y’a rien, à part ta propre incompétence.

Alors, tu lui demandes de te parler de ses expériences, de ce monde qu’elle a découvert quand toi tu te cantonnes au campement, entourée des tiens. Un jour, t’iras plus loin. Un jour, tu pourras aller à la rencontre de tous ces autres peuples. T’aimes bien y croire. Ca fait un rêve auquel se raccrocher….

Vous vous asseyez enfin, toi avec ta petite sculpture entre les doigts, que tu ramèneras au campement et que tu chériras. Et si quelqu’un essaie d’y toucher… Autant ne pas trop y penser, tu serais capable de faire du mal.

Et elle commence à raconter Ayiana, ses dernières péripéties, à travers la montagne. Tu n’y as jamais été toi, le plus proche étant le champ de Pikunis lors de votre dernière rencontre inter… Clans, si on peut le dire ainsi. Jamais tu n’es montée plus haut que les plaines. « Je ne suis jamais montée là-haut, on dit que les habitants des montagnes ne sont pas très… Commodes. » Commodes, aimables, ils apparaissent barbares mais peut-être est-ce toi qui n’as jamais tenté de voir plus loin que les rumeurs. Après tout, peu de cents parlent réellement la langue terrienne, et peu des habitants des montagnes prennent la peine de communiquer en anglais en retour. Finalement, il s’agit plus d’un souci de communication que réellement un besoin de se détester ou ne pas se supporter. « J’aimerai bien… Aller voir à quoi ça ressemble de moi-même un jour. Ca a l’air si beau quand tu le décris. » Ca t’intrigue, cette Terre que tu as eu de cesse de rejeter. Puis tu repenses à Wyatt, à son amour inconditionnel envers la planète. Peut-être que tu pourrais t’en inspirer, pour faire un premier pas…

Et elle mime Ayiana, te faisant sourire dans le processus. T’aimes bien ce genre d’histoires, sans trop de violence, qui se finissent bien. Y’a eu trop de sang par le passé, trop de morts dans ton esprit pour que tu n’acceptes pas un peu de légèreté. Puis ça t’intrigue, alors tu rebondis. « Ca ressemble à quoi, un chamois ? » Y’en a pas par ici, ou tu ne t’en rappelles pas en avoir déjà vu. C’est intéressant, intriguant de confronter les points de vue. « On peut aussi faire des armes avec le bois bleu, pas que des sculptures ? » Etonnant… Et tu reprends, directement. « Il est si solide que ça ? » Tu touches ta figurine, essaies de comprendre comment cela est possible. Puis, ça peut être intéressant pour le groupe aussi. A la place du métal, vous pouviez envisager cela…

Tu lèves presque les yeux au ciel, quand tu l’entends parler. « J’aime beaucoup comment tu racontes moi. » Puis, pourquoi elle s’excuse de toute façon ? Elle prend de son temps pour venir te voir, tu ne peux rien lui dire ou lui reprocher, s’il y avait quelque chose à reprocher. « Je ne sais pas si j’aurais quelque chose à raconter. Je ne suis pas très aventurière comme personne. » Non pas que tu n’aimes pas… La peur et l’angoisse sont juste tout le temps présentes, murmures dans le creux de l’oreille te paralysant. T’aimerais bien aller contre cela parfois, mais c’est trop en demander à ton esprit… « Et c’est mieux de raconter des choses vraies, que de mentir. » Tu préfères toi. La vérité, y’a que ça qui est intéressant.
 
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le Mer 6 Fév - 12:12

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« J’espère réussir à la garder »
Ayiana acquiesce en souriant. Après tout, c’est tout ce qu’elle lui demande. Elle n’est pas idiote. Elle sait qu’Eris, sous ses airs parfois très sérieux, n’est encore qu’une enfant. Une enfant qu’on a, en plus, propulsé à des années-lumière de tout ce qu’elle connaissait. Sur une Terre qui n’était que l’objet de contes et de légendes. Et cerise sur le gâteau, cette Terre qu’ils croyaient vide de vie étaient en fait bien habités. Eris et ses compagnons avaient dû s’adapter à beaucoup de choses. Se battre, un peu, pour se faire une place au milieu des tribus pas très enclines à accueillir de nouveaux compagnons de jeu. Ils s’en étaient bien sortis, si on oubliait les petits couacs sur la route. Et c’était, Ayiana en était certaine, grâce à ce genre d’attitude qu’Eris tentait de montrer et de garder. Il fallait de la force de caractère pour affronter ce qu’ils avaient affronté.

L’avantage, avec Eris, c’est qu’elle est un public facile. Ayiana n’est pas une grande conteuse. Elle décrit ses voyages, mais elle n’est pas douée ni pour capter l’attention d’une audience, ni pour les faire frissonner, rire ou s’émerveiller. Du moins, c’est comme ça qu’elle le voit. Mais Eris, avec son innocence relative et le fait qu’elle soit plus ou moins coincée dans le camp des siens, est curieuse. Alors elle commente l’histoire. Les Athnas ont l’air peu commodes. Ayiana lui parlerait bien de Nuna, qui est une des personnes les plus gentilles au monde. Elle changerait vite d’avis, si elle rencontrait la forgeronne. Mais Eris n’a peut-être pas tort. Ayiana s’est habituée au mode de vie et au caractère un peu prononcé des Athnas. Il faut dire que les Iskaars, niveau peu commodes, sont pas mal garnis de leur côté. Et les Débarqués subissent la barrière de la langue, qui reste un obstacle important au tissage de relations profondes avec les tribus terriennes.

Mais Eris était curieuse, et c’était déjà un grand pas vers l’avant. Elle voulait connaitre, savoir à quoi ça ressemblait, voir par elle-même. Ca passait par là. Ayiana se rappelait, quand elle était enfant, de sa propre curiosité. Son père, lorsqu’il revenait de ses voyages, lui racontait à quoi ressemblaient les autres tribus, et le continent. Tant de choses qui n’existaient pas sur l’île. Tant de choses qui ne demandaient qu’à être découvertes par une jeune fille blonde qui se rêvait déjà sur un bateau à parcourir le monde. Elle n’avait pas été déçue. Elle espérait qu’Eris non plus ne serait pas déçue.
« Ca ressemble à quoi, un chamois ? »
Ayiana grimace. Elle n’avait pas pensé à ça. Un chamois, ça ne courait pas les forêts autour du campement des jeunes Débarqués, a priori. Va décrire un animal inconnu à quelqu’un. Elle réfléchit quelques secondes.
« C’est comme une….chèvre des montagnes, avec deux cornes sur la tête. Ca saute beaucoup. »
Elle n’avait pas de meilleure description. Mais elle était consciente d’être loin de la réalité. Il faudrait qu’un jour un chamois se perde près du campement, afin qu’Eris comprenne à quel point son amie était nulle en description.

Eris posa aussi une question sur le bois bleu. En bonne Iskaar qui se respecte, Ayiana ressentit une certaine fierté à entendre Eris curieuse sur le bois bleu. C’était leur trésor, leur joyau national.
« On peut faire plein de choses. Des armes, des bijoux, de l’art, des bateaux si tu veux, des maisons…il est solide comme la roche. Il est incroyable. C’est pour ça que beaucoup de tribus veulent en avoir. Ca nous permet de vivre du commerce, aussi. »
Ca me permet de partir sur mon bateau et de revenir avec des choses sympas, pensa Ayiana. Elle n’était pas commerçante à la base. Mais des fois, elle prenait un peu de bois bleu et allait troquer contre des armes ou des herbes médicinales. Et puis, les bateaux naviguaient beaucoup grâce au commerce, avouons-le. Le tourisme sur l’île n’était pas une activité florissante, les Iskaars accueillant toujours les étrangers avec une méfiance palpable. Et puis, il faisait sacrément froid. Alors les bateaux transportaient le bois jusqu’au continent afin que les marchands puissent commercer et revenir. Ayiana avait un travail grâce au bois bleu, indirectement.
« J’aime beaucoup comment tu racontes moi. »
Ayiana hocha la tête, en signe de remerciement.
« Je ne sais pas si j’aurais quelque chose à raconter. Je ne suis pas très aventurière comme personne. Et c’est mieux de raconter des choses vraies, que de mentir. »  
Ayiana sourit doucement. Elle ne pouvait pas nier cela. Mentir, c’était mal, on apprenait ça aux enfants assez vite. Ca ne faisait que rarement du bien. D’un autre côté, l’honnêteté d’Ayiana, peut-être trop prononcée par moments, ne lui avait pas fait que du bien non plus. Son mariage prenait l’eau, parce qu’elle était incapable de faire semblant ou de faire un effort. De temps en temps, tordre légèrement la vérité était peut-être le plus raisonnable. Mais elle ne pouvait pas se permettre de dire ça à Eris. La jeune fille comprendrait bien d’elle-même, un jour, le délicat équilibre que c’était.
« Tu n’as pas besoin d’aventures pour raconter des choses intéressantes », répondit-elle simplement. « Ma vie n’est pas passionnante, de mon point de vue. Si tu me parlais un peu de comment c’était, dans le ciel ? », demanda-t-elle en indiquant le plafond bleu au-dessus d’elles. Elles en avaient déjà parlé, mais Ayiana ne se lassait pas des récits du peuple des étoiles. Voilà un nouveau monde qu’elle n’atteindrait jamais, qu’elle ne connaitrait que par la bouche des autres.  

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Eris Garfagnini
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le Dim 10 Fév - 0:10

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Tu as écouté Ayiana parler, raconter son dernier voyage. Toi, tu es bien trop effrayée pour aller jusque-là. Pendant longtemps, tu as préféré rester au campement, cachée derrière des bouts de bois et un peu de métal récupéré à droite et à gauche. Pas de quoi faire une réelle clôture, ou les murs d’une potentielle maison. Juste de quoi faire quelques essais, quelques manipulations. Alors oui, d’un côté, ton imagination et ta curiosité te pousse à aller toujours plus loin, à vouloir dépasser les frontières que tu connais. Mais y’a toujours l’effroi, la boule dans le ventre qui te prévient de continuer d’avancer, te fait faire demi-tour, yeux rivés dans le sol. Cependant, tu combats cette sensation, petit à petit. Rien qu’aujourd’hui, tu as réussi à aller plus loin par rapport à d’habitude. Un pas après l’autre, et tu y parviendras. Même si ça prend quelques années en plus encore, même si tu te stoppes à de nombreuses reprises, pour respirer, pour prendre ton courage à deux mains. De toute façon, jusqu’à ta mort, tu as le temps de découvrir. Normalement, à moins de te prendre une tempête dans la gueule ou un morceau de tuyau dans le torse, ton existence ne va pas se terminer bientôt. Alors… Autant prendre son temps.

Description du chamois demandée, et tu commences à déployer toute l’imagination possible et imaginable pour te le représenter mentalement. Heureusement que tes études et le métier envisagé sur l’Odyssée t’obligeaient à déployer ce genre de techniques et de réflexions. Une chèvre des montagnes qui… Bondit ? Y’a un rire qui s’échappe de tes lèvres, à la description faite par Ayiana. « Ca a l’air tellement mignon comme animal… Mais… Ca ne risque pas de tomber de la montagne comme ça ? » T’essaies d’imaginer la situation, avec l’image mentale que tu as d’une montagne. Et c’est hilarant oui. Même si, la pauvre bête…

Et la conversation retombe sur quelque chose de plus sérieux, à savoir le bois bleu et ce à quoi il sert. Et tu n’es pas déçue du voyage. « Donc, vous vous en servez vraiment pour tout… » Intriguant, qu’un simple bois puisse avoir toutes ces fonctions… « Tu crois qu’un jour, je pourrais en avoir réellement entre les mains ? Pour… Tester les possibilités ? » Parce que t’as déjà la sculpture entre les doigts, mais celle-là, elle restera à ce stade-là. Pas question d’essayer sur un objet qu’on t’a offert, et qui a déjà une grande valeur pour toi. Les cadeaux, y’en a peu depuis que vous êtes sur terre. Et même dans l’espace, il fallait être riche pour espérer obtenir quelque chose, vu que tout était rationné…

Pas besoin d’aventure pour raconter des choses intéressantes ? « Quand même, ce n’est pas avec les jours entiers que j’ai passés au campement que je vais avoir des histoires à raconter… » A part des potins. Mais ça n’intéresse pas les autres tribus ça, et tu n’as pas réellement de meilleur ami à qui raconter le tout. Tu te contentes d’inventer dans ta tête, une personne avec qui échanger, ou juste des contes qui ne seront jamais racontés. Juste pour toi. « Là-haut ? » L’étonnement est palpable dans tes mots. Il te faut te rappeler, si elle veut que tu lui racontes ce qui se passait dans le ciel… « Alors… On vivait dans un vaisseau. C’est un… Véhicule qui supporte le voyage dans l’espace. Y’avait du métal et de la technologie partout. » Pause. Tu te rends compte que tu n’aimes pas beaucoup te rappeler, ça t’étouffe, inconsciemment… « Il n’y avait pas de terre ou de grands espaces. Par contre, quand on regardait par les hublots, on voyait la terre, en petit. Et les ténèbres nous entourant… » C’est flippant. Mais y’avait rien là-haut en réalité. Tu ne vois pas forcément les étoiles, quand tu es toi aussi bien au-delà des nuages. Tu souris doucement à Ayiana, un peu désolée. « Je ne suis pas très douée pour raconter et… Je me suis toujours sentie un peu étouffée dans ce vaisseau. » La vérité. Tes parents voulaient te lancer dans une certaine voie, qu’importait tes désirs ou tes envies. Puis, vous étiez en permanence coincés entre quatre murs, sans aucune perceptive…

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le Mar 5 Mar - 11:54

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Ayiana souriait beaucoup en présence d’Eris. La jeune Débarquée était empreinte d’une innocence et d’une naïveté qui faisait défaut à beaucoup de Terriens. Ayiana comprise, d’ailleurs. Elle avait perdu cette innocence assez rapidement. Quand on vous marie plus ou moins de force à 17 ans, ça joue sur l’innocence et la naïveté. Quand on perd son père jeune, aussi. Quand on vous interdit de suivre vos rêves pour des questions de traditions, c’est peut-être encore plus fort. Ayiana avait appris assez vite que rien n’était innocent dans ce monde. Elle n’avait pas réussi à garder cet éclat de candeur. Eris l’avait gardé, en partie. La blonde savait que sa jeune amie rousse avait une part d’ombre, quelque chose de triste et de sombre en elle, caché quelque part. Qui n’avait pas quelque chose de triste et de sombre caché quelque part ? Mais Eris avait aussi gardé de la lumière, et elle la transmettait à Ayiana lors de leurs discussions. Ayiana espérait qu’elle ne perdrait jamais cette lumière. La Terre pouvait être difficile.

« Donc, vous vous en servez vraiment pour tout… »
L’Iskaar opina de la tête. Pour beaucoup de choses en tout cas. Après tout, c’était la ressource principale, sur l’île. Ils n’avaient pas beaucoup de métal, ou d’autre bois. Le climat peu amical ne laissait pas grand-chose prospérer sur l’île de glace, à part le bois bleu. Alors ils avaient transformé ce handicap en avantage.
« Tu crois qu’un jour, je pourrais en avoir réellement entre les mains ? Pour… Tester les possibilités ? »
Ayiana sourit. Tester les possibilités. Elle aimait la curiosité d’Eris. Certains Débarqués n’avaient pas montré ce genre de curiosité. Beaucoup de Terriens l’avaient perdue au fil du temps. Peut-être était-ce un signe que quelqu’un prend de l’âge, quand il n’était plus curieux. Peut-être simplement était-ce le signe que parfois, on n’avait pas le luxe d’être curieux. Ayiana chérissait cette curiosité. Elle s’était attelée à ne jamais la perdre. Elle ne voulait pas être blasée, ennuyée de tout. Elle aimait découvrir, elle aimait être surprise. Eris et elle semblaient partager ce trait. Peut-être était-ce une des raisons pour laquelle Ayiana s’était autant attachée à Eris. Il y en avait beaucoup, de raisons, ceci dit.

La blonde écouta attentivement Eris parler de la vie dans l’espace. Mais elle sentait bien que la Débarquée n’était pas vraiment à l’aise pour raconter cette période. Ayiana avait du mal à s’imaginer un véhicule de métal et de technologie. Elle en avait aperçu des morceaux, ici et là. Le métal s’était crashé sur le sol, s’était éparpillé. Il ne restait plus grand-chose du véhicule de métal. L’Iskaar serait bien incapable de déterminer sa taille d’origine. Il devait être énorme, pour transporter autant de gens et les faire vivre pendant tant d’années. Mais il devait aussi être petit, pour ne pas profiter de grands espaces. Ayiana n’était pas claustrophobe, elle n’avait jamais été enfermée dans des espaces trop petits pour elle. Certains marins supportaient difficilement de passer le voyage dans la coque du bateau, préférant humer l’air marin sur le pont. Ayiana s’en fichait. Néanmoins, être enfermée dans un grand bateau de métal, pendant des années….elle en serait peut-être incapable. Après tout, les Débarqués n’avaient connu que ça. Ils n’étaient pas nés au grand air. Ils étaient nés et avaient grandi dans ce vaisseau, alors les grands espaces, ça leur était même inconnu. Ils avaient dû voir leurs perspectives changer en arrivant sur Terre.

« Je ne suis pas très douée pour raconter et… Je me suis toujours sentie un peu étouffée dans ce vaisseau. »
Ayiana hocha la tête et prit doucement la main d’Eris dans la sienne.
« Je comprends. C’est moi qui suis désolée, je ne voulais pas te faire revivre des moments difficiles. Ici, c’est un nouveau départ. », ajouta-t-elle avec un sourire. Tout avait été à recommencer pour les Débarqués. Même les Terriens avaient dû s’adapter. Ca avait été l’occasion de changer de direction.

« Ca ne leur pose pas problème, à tes camarades, que tu passes du temps avec moi ? Avec une étrangère, je veux dire. Je sais que les relations sont toujours un peu étranges entre ma tribu et la vôtre. Les adultes Débarqués aussi. Tout le monde se méfie. Je ne voudrais pas que tu aies de soucis à cause de moi. »
Ayiana savait que certains Iskaars ne voyaient pas d’un bon œil ses escapades près du camp des Débarqués. Certains préféraient se méfier et prônaient le « chacun chez soi et les cochons seront bien gardés ». Ayiana était trop curieuse, trop ouverte. En plus, sa petite protégée était rousse. Le comble. Mais Ayiana avait l’habitude de briser les règles. Elle n’en était pas toujours fière, mais elle écoutait son cœur. Ca lui attirait des ennuis. Tant pis. Eris méritait qu’on ne la rejette pas. Et elle essayait de plaider pour des relations avec les Débarqués.
« Un jour, quand ils auront décidé d’arrêter de se méfier, j’aimerais t’emmener voir chez moi. »


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le Mer 6 Mar - 12:03

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La discussion continue, et tu ne peux qu’apprécier l’échange avec Ayiana. Elle a quelque chose de rassurant, de doux, quand elle raconte ses histoires et ses voyages. Ca te donnerait presque envie de voir son île, de traverser au-delà des mers, à la découverte de ce monde inconnu. Dans les livres numérisés, sur l’Odyssée, tu avais lu l’histoire de Christophe Collomb, qui avait découvert un nouveau pays, en voulant trouver une autre route commerciale. Qu’est-ce qui t’empêcherait d’essayer de faire la même chose un jour, quand tu auras fini d’explorer le monde actuel ? Le continent est vaste, certes, et tu mettras de très longues années à le traverser, à t’y intéresser. Cependant, depuis quelque temps, tu ressens l’envie de quitter les frontières que tu t’es imposée. Tu n’as plus envie de t’attarder sur tes peurs, bien qu’elles restent ancrées en toi, puisqu’on ne refait pas une personne, un caractère en un claquement de doigt. Il faudra du temps, mais tu es enfin prête à le prendre. Tu devrais en parler à Wyatt, à l’occasion. Votre dernière rencontre, il y a quelques mois, a dû être décisive à sa manière. Un peu perdu dans ce qu’il t’a raconté, mais il a toujours tout fait pour te faire voir le bon côté de cette Terre.

Tu n’aimes pas parler de ton ancienne vie, vu l’étouffement que tu as toujours ressenti sur le vaisseau. Enfin, ce n’était pas tant lié à la structure en métal, au contraire. Il s’agissait surtout de tes parents, de leurs envies que tu as suivies, alors que tu souhaitais juste partir, faire autre chose. Ton regard se perd dans le vide, un instant, pour te remémorer ce passé, Ton passé. Contact contre tes doigts, mince sourire sur les lèvres pour rassurer Ayiana, et chasser la mélancolie de tes traits. Parfois, il faut aller de l’avant, oublier les vestiges du passé. Les doigts serrent les siens, pour la remercier de sa présence. « Tu n’as pas à t’excuser, tu ne pouvais pas savoir. » Puis, il faut bien poser la question une fois, pour découvrir quels sujets sont à aborder et lesquels ne le sont pas. Tu n’as jamais envoyé de signaux concernant des soucis avec ces souvenirs, et tu restes une mécanicienne, preuve même de ton implication sur le vaisseau. La technologie, tu connais, tu as vécu dedans, et tu aurais dû en faire ton métier, si tu n’avais pas fini en prison à l’aube de tes dix-huit ans.

« Mais oui, ici je repars à zéro. Même s’il a fallu des années pour que j’arrive à me débarrasser de mes peurs. » Un sourire, stressé, pour rappeler que tout cela est encore en cours pour toi. Tu t’améliores, jour après jour, et tu oses aujourd’hui sortir du campement, et penser à une exploration des environs plus poussée. Un jour… Le regard se porte un instant vers le ciel, nuages blanchâtres jouant avec le bleu d’un ciel qu’elle avait pourtant dépassé pendant longtemps. Vivre au-delà, pour après retomber au milieu de la radioactivité… Finalement, dans l’espace, où vous avez fait peur pour rien, avec tout ce qui est soi-disant arrivé. Y’a pas de monstres, pas de massacres perpétuels, juste une planète qui s’est reconstruite, après la folie des Hommes… Et tu secoues doucement la tête aux propos d’Ayiana. « Tu sais, je suis assez discrète pour que mon absence passe inaperçue. Je n’ai pas beaucoup d’importance au sein du campement au quotidien, même si j’essaie d’aider les autres. » Ton sourire s’accentue, devant la vérité. Tu es une plante verte. Une grande plante verte un peu effacée. « Ils ne font pas attention aux contacts que j’ai. Et finalement, je trouve ça plus intéressant d’être curieuse et de parler avec toi plutôt que de rester avec les autres en permanence. » Parce que ça ouvre l’esprit, d’être ici plutôt que là-bas.

Nouveau sourire quand Ayiana évoque la possibilité de venir, un jour, rencontrer sa tribu. Ainsi, tu pourras voir la façon dont ils façonnent le bois bleu, pour parvenir à la sculpture que tu tiens encore dans l’une de tes mains. Puis tu te souviens, te rappelles d’un détail qui t’a marquée, la première fois que tu as rencontrée quelqu’un comme elle. Un homme, qui avait été obnubilé… « J’espère vraiment pouvoir venir un jour. Mais… Faut traverser la mer non ? Ce n’est pas dangereux ? » Pause, réflexion, avant de reprendre. « Puis je crois que ma couleur de cheveux peut être un problème. » Certains n’aiment pas le roux, pour des raisons qui te sont obscures. Tu n’es pas encore au fait de toutes les légendes et toutes les croyances qui tournent autour de ce peuple.  

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le Dim 17 Mar - 10:11
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