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˜˜˜˜˜˜it's time to confess ⊰ feat. Judith
maybe life should be about more than just surviving


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07/05/2018 Dumbass*Angel non 114 Chloe Bennet Valtersen (avatar), ROGERS (signature) cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine 440


Sujet: it's time to confess ⊰ feat. Judith
Ven 24 Aoû - 6:47


it's time to confess
Yeux à demi-clos, j’entendais déjà du bruit, à l’extérieur. Visiblement, au campement de l’Odyssée, les gens se réveillaient plus tôt. À vrai dire, cela ne m’affectait pas vraiment, n’ayant pas trouver le sommeil, comme à l’habitude. Autant fatiguée en arrivant dans la chambre qu’en sortant. Le corps endolori par l’entraînement, je me remémorais la journée précédente, avec Chris. On ne peut pas dire que je suivais ma routine, lorsque je me retrouvais avec lui. L’un des rares à savoir exactement me faire exaspérer au point où je n’ai plus d’autre choix que d’accepter ses propositions. Il savait mettre la pression, ça c’est sûr! Et rien qu’hier, je ne pouvais pas dénier le fait que j’ai pris un peu goût à cette activité physique. Léger grincement de dents, en sachant ce qui m’attendrait, lorsque je le recroiserais. D’autres propositions, une façon qu’il trouverait de me convaincre de rester plus longtemps. Mais il en était hors de question! Bien que sa présence me rassurât, je n’arrivais pas à me défaire de cette impression de mouton noir, dans ce campement. Il me fallait donc m’éclipser en douce, sans faire trop de bruit. Non pas sans craindre chaque son perceptible, je marchais, pas à pas, vers l’entrée de ce petit gîte. C’est en marchant doucement que je remarquais la porte de la chambre de Chris ouverte. En regardant un peu, je compris qu’il était absent. Bon, eh bien on dirait que cela jouait à mon avantage! Je pouvais notamment prendre mon tas, ramasser mes choses et même lui laisser une petite note, le remerciant de son hospitalité. Puis, j’agrippais mon sac et partis rapidement.

J’évitais de croiser le regard des autres, ne voulant pas d’une autre discussion effrénée avec Skylar. Me faire discrète, c’était ma seule option. Je marchais donc sans vraiment regarder devant moi, ne sachant pas, en fait vers où me diriger. Honteuse d’une telle ignorance, je ne demandais pourtant pas mon chemin à qui que ce soit, préférant me débrouiller seule. Je crus entendre des murmures, mais je ne savais pas s’ils m’étaient dirigés. Préférable de ne pas les questionner là-dessus, n’étant pas en terrain connu. Oh, le chemin entre les deux campements était assez long. Je n’y arriverais, dans mon état, qu’en prenant plusieurs pauses. Tant pis! Le plus important, c’est que je retrouve vite le garde-manger, le potager et mon aire de travail, question que je me chasse toutes les autres pensées de mon esprit. Trop de sujets étaient remontés, hier, même si on ne s’était pas attardés dessus. Des blessures non pas physiques, mais encore béantes dès que l’on parlait de Robb ou de mon ancienne personnalité. Je savais bien, que je filais tout droit vers un chemin de non-retour, et ce, rien qu’avec les risques que je prenais pour ma santé. Des repas que j’évitais, la faim plus tant au rendez-vous, sans compter le manque de sommeil, que je qualifierais plutôt d’insomnie. Pas un cadeau, ni à entendre ni à voir.

Continuant de me faufiler à travers les gens présents, je percevais enfin ce qui me sembla être le chemin que j’avais emprunté en arrivant ici. Des pas plus rapides, alors que soudainement, je me retrouvais à faire collision avec … avec quelqu’un. Tout ce que je pouvais souhaiter, c’est qu’il ne s’agisse pas d’un garde. Autrement, je ne m’en sortirais pas sans explications. « Je suis désolée, je… je ne voyais pas où j’allais. » Je ne levais pas mes yeux immédiatement, mais lorsque ce fut le cas, j’aperçus nul autre que Judith. Cette jeune femme, archiviste sur le vaisseau, je la connus lors des fêtes auxquelles je participais, et ce, même si on ne m’invitais pas toujours. « Jude? Ça fait un moment. » Mon but n’était pas de faire la conversation. Je ne voulais que m’approcher de la sortie le plus rapidement possible. « J’espère que tu vas bien. » Je priais pour qu’elle ne me parle de rien, quoique je me doutais le contraire. Tout ceux qui furent mis au courant venaient parfois me voir pour s’excuser. Légère frustration, me disant que j’étais vouée à me le faire rappeler continuellement, le fait que la Terre m’aie volé mon frère, et que maintenant, il n’existait tout simplement plus.
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23/07/2018 Laenai / Alicia Tasha ♥ 91 Rachel McAdams Laenai Archiviste - Médecin 174


Sujet: Re: it's time to confess ⊰ feat. Judith
Jeu 30 Aoû - 10:18



Aujourd'hui, j'étais de garde tôt le matin à l’infirmerie. Je m'étais donc levée de bonne heure et faisais un petit tour du camp pour me réveiller et me dégourdir les jambes. Je marchais tranquillement, saluant les autres lèves-tôt. Il faisait déjà chaud à cette heure matinale, mais je profitais encore de la fraîcheur de la brise et de la rosée du matin. Quand je repensais à notre vie sur l'Odyssée, rien ici n'y était comparable. L'air frais, la nature, le calme, les couleurs... tout ici m'enchantait. Et pourtant... oui pourtant j'avais peur de m'éloigner de cet endroit. Dans l'Odyssée, je me sentais en sécurité presque partout, tandis qu'ici seule le campement me redonnait un semblant de ce sentiment. Heureusement, je n'étais pas seule. Noah, en particulier, m'avait beaucoup aidée à m'adapter, et à ses côtés je me sentais en sécurité. Comme ça avait toujours été le cas, d'ailleurs.

Perdue dans mes pensées, je déambulais dans le campement, mes pas me menant comme d'habitude vers l'infirmerie, où se terminait mon petit tour. J'avais les yeux levés vers le ciel et j'étais encore une fois distraite par la nature qui m'entourait. Cela me jouait parfois des tours... et c'était le cas en ce doux matin. Je ne vis pas arriver la jeune fille qui me percuta avec empressement. Le choc n'était pas trop fort et je ne tombai pas, je ne fis que reculer en retenant une respiration, surprise et prise en flagrant délit d'inattention. Elle s'excusa en premier et je reconnus sans peine Rachel, une amie de Chris, que j'avais déjà croisée à plusieurs reprises sur l'Odyssée lors des soirées organisées par ce dernier. Depuis notre arrivée sur Terre, je l'avais également vue plusieurs fois lorsqu'elle venait apporter des plantes médicinales à l'infirmerie, mais nous avions rarement l'occasion d'échanger plus que des banalités. J'avais appris il y a longtemps que son « frère » était mort à l’atterrissage. Robb était également un ami de Chris. J'avais moi-même été attristée. Je considérais Noah comme mon « frère » aussi, et si je le perdais je ne savais pas ce que j'aurais fait... Je ne pouvais que compatir à sa peine, et je lui avais déjà fait mes condoléances lors de notre première rencontre sur Terre.

- Bonjour Rachel. Excuse-moi aussi, j'étais dans la lune. Enfin, dans les nuages, plutôt, ajoutai-je avec un sourire et un regard vers le ciel. On ne voyait plus la lune à présent, elle avait disparu, mais réapparaîtrait bien vite. Tu ne t'es pas fait mal ?

Rachel se releva avant que je n'ai pu lui tendre la main pour l'y aider. Elle espérait que j'allais bien. Ma foi, oui, j'allais bien. Je m'étais bien adaptée à la Terre et une nouvelle routine s'était installée. La routine m'avait toujours rassurée et aidée à ne pas perdre pied dans les moments difficiles. Je hochai la tête.

- Oui, je vais bien. Nous sommes beaucoup mieux ici qu'à l'ancien campement. J'aime bien cet endroit, lui répondis-je. Et toi, comment vas-tu ? Tout se passe bien ?

En posant cette question, je ne pus que remarquer les cernes sous ses yeux et son air fatigué. Elle ne devait pas avoir beaucoup dormi ces derniers temps. Ça pouvait être une raison de son état. Mais en y regardant bien, elle paraissait plus maigre qu'avant, et plus pâle aussi. Quelque chose n'allait pas... J'attendis cependant patiemment sa réponse, ne voulant pas la brusquer.

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07/05/2018 Dumbass*Angel non 114 Chloe Bennet Valtersen (avatar), ROGERS (signature) cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine 440


Sujet: Re: it's time to confess ⊰ feat. Judith
Mar 4 Sep - 6:27


it's time to confess
Naïvement, je croyais que mes yeux rivés sur le sol éviteraient que l’on ne me voie et l’on ne vienne me poser plus de questions. Quoique je ne connaissais pas tout le monde, je savais pertinemment que l’un d’entre eux me reconnaitrait, engagerait la conversation et me retarderait. Je ne voulais que Chris me retrouve ici, alors que j’essayais de filer en douce. Qui sait ce qu’il me proposerait encore, lui qui semblait visiblement déterminer à me sortir de mon tourment silencieux. L’entraînement, le repas, son invitation non-contestable à rester dormir au gîte … seraient-ce des signes qu’il désirait subtils, mais également utiles à un revirement de situation? Aucune idée. Il gardait souvent ce genre de pensées pour lui, exactement comme je le faisais envers lui. Tant de secrets que je n’ose pas lui avouer, que ce soit parce que j’en ai honte ou peur. J’estimais qu’il en savait assez, de toute façon, lorsque je lui avouais que cela n’allait pas, que je ne faisais que porter un masque, depuis un temps déjà, mais qu’à force de refouler et nier, celui-ci se fissure. Bientôt, il faudrait que je trouve un autre moyen de mimer la bonne humeur, juste pour qu’on ne s’inquiète pas pour moi.

Pourquoi … pourquoi je n’arrivais pas à tenir bon? Serait-ce parce que la cuisine ou la botanique ne m’aident plus tant à oublier mes problèmes? Je ne crois pas. En fait, j’ai l’impression que le deuil, ou plutôt, le refus du deuil est une force bien plus puissante que n’importe quelle intention d’ignorer ce qui ne va pas. Ainsi, à ne pas vouloir surpasser la douleur, eh bien celle-ci s’installait confortablement en moi, sans que je ne m’en rende véritablement compte. Elle me rongeait de l’intérieur, me donnait l’impression que j’avais le contrôle, que je pouvais simplement poursuivre mes journées sans me soucier du reste. Ces faussetés viendraient à me coûter cher, on dirait. À moins que … mon dieu, le genre de pensée qui me traversa me donna presque mal au cœur. Si j’avais de la difficulté à suivre un rythme et un mode de vie normal, exactement comme avant, eh bien le problème provenait peut-être des gens. Je les voyais constamment. Amis, collègues ou même de simples connaissances, ils ne pouvaient me comprendre. Il valait mieux cesser mes conneries et diverger vers une tente unique, éloignée des autres. Et Chris … il me faudrait également garder mes distances, faire comme auparavant et l’éviter. Il n’y avait que ces solutions afin de réparer ce qui clochait et finalement me permettre d’avancer, de passer outre ce sentimentalisme qui ne servait à pas grand-chose, selon moi.

Idiote que je suis, j’aurais dû prendre le temps de lever les yeux un peu afin de voir un tant soit peu mon chemin. Mais non, il fallait que je joue ma têtue, estimant que j’approchais de toute façon l’entrée principale. Cependant, alors que je posais mon pied au sol, je me percutais à quelqu’un d’autre. Je me mis à m’excuser immédiatement, comme par instinct, et ce ne fut que lorsque je regardais l’autre personne que je compris de qui il s’agissait. « Toi tu fixais le ciel, et moi le sol. Visiblement, on devrait regarder devant nous, à la place. » Ce fut dis sur un ton neutre, comme à mon habitude. « Ne t’en fais pas, je n’ai rien de cassé. » Je n’hésitais pas une seconde à me relever, quoique mon corps me crie encore dessus, au nombre de courbatures que je sentais un peu partout. Non mais quel entraînement! La prochaine fois, j’y repenserais à deux fois, avant de m’engager dans une telle activité.

Étonnement, je lui demandais comment elle allait. Peu importe, que ce soit par question de politesse ou plutôt parce que je ne me sentirais pas bien, de la laisser là, sans engager une petite conversation. Tout ce que je sais, c’est qu’à mon avis ça coulait de soi. « Si tu te sens bien ici, c’est tout ce qui compte. » Imaginant facilement que les Odysséens puissent se sentir en sécurité rien qu’en regardant l’évolution du campement. Un peu jalouse, mais me rappelant que de toute façon, je n’étais pas à ma place ici. Mon chez moi, c’est le campement des Cents. « Ça va. La routine, rien de bien exceptionnel. Je prépare les repas, je cueille des plantes, y’a pas plus banal, tu sais. » J’évitais beaucoup de détails, je ne voulais pas faire la même erreur qu’avec Chris et lui avouer ce qui n’allait pas. « Je ne devrais pas tarder à y aller. J’veux arriver tôt au campement. » Je voyais très clairement son regard qui me regardait d’un peu trop près, et comme je ne voulais pas qu’elle me pose plus de question, j’essayais de trouver l’excuse parfaite pour partir.
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23/07/2018 Laenai / Alicia Tasha ♥ 91 Rachel McAdams Laenai Archiviste - Médecin 174


Sujet: Re: it's time to confess ⊰ feat. Judith
Hier à 18:25

Je ne pus m'empêcher de rire doucement à sa réflexion. Nous étions toutes les deux distraites et cela avait provoqué notre collision. Heureusement, aucune de nous n'était blessée.

- Ce serait sans doute plus sage, en effet. Même si j'aime beaucoup admirer ce ciel dont nous avons été si longtemps privées...

En disant cela, mon regard se posa une nouvelle fois au-dessus de nous, avant de redescendre sur la jeune femme. Oui, se sentir bien là où l'on se trouvait été le plus important. Pourtant, j'avais comme qui dirait l'intuition que ce n'était pas le cas pour Rachel. Elle répondit à ma question en me disant qu'elle allait bien et suivait sa routine : préparer les repas et cueillir des plantes. Nous nous croisions parfois rapidement lorsqu'elle venait nous apporter à l'infirmerie le fruit de ses récoltes, mais jamais assez longtemps pour entamer une vraie discussion. C'était l'occasion.

- C'est agréable, la routine, parfois. Ça permet à ton cerveau de se concentrer sur d'autres choses. Tu peux rêver, trouver de nouvelles idées ou imaginer d'autres horizons ! lui dis-je avec enthousiasme.

Mais je voyais bien qu'elle voulait déjà partir, qu'elle était pressée. Cela expliquait sans doute aussi notre collision : elle se dépêchait de quitter le camp. Je pouvais très bien comprendre qu'elle ne se sente pas à l'aise ici. Après tout, n'étions-nous pas ceux qui les avaient envoyés vers une mort presque certaine quelques années plus tôt ? Beaucoup de Cents gardaient de la rancœur envers les survivants de l'Odyssée.

- Oh, tu dois déjà rentrer ? Tu ne veux pas venir déguster une tisane avec moi ? J'ai encore un peu de temps avant d'aller travailler.

Cette tisane serait en partie réalisée à base des plantes qu'elle m'avait ramenées la dernière fois. Je n'avais jamais eu l'occasion de la lui faire goûter.

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Sujet: Re: it's time to confess ⊰ feat. Judith

 

it's time to confess ⊰ feat. Judith

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