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˜˜˜˜˜˜walking on thin ice ⊰ feat. Baelfire
maybe life should be about more than just surviving


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07/05/2018 Dumbass*Angel non 133 Chloe Bennet Minibouh (avatar), ASTRA (signature) cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine 90


Sujet: walking on thin ice ⊰ feat. Baelfire
Ven 24 Aoû - 6:44


walking on thin ice
Une expédition en solo, c’est bien ce qu’il me fallait pour sortir du brouhaha dans le garde-manger. Une folle envie de disparaître, le temps que tout le monde arrête de me taper sur les nerfs. Peu importe ce que je disais ou faisais, il y en avait toujours un pour me poser des questions ou me demander une démonstration. Assez, je n’en pouvais plus! Prendre l’air, faire une pause … n’importe quoi, tant que ça m’aiderait à ne pas arracher la tête de quelqu’un. Oui, je sais, ce n’est pas bien poli, de penser à ce genre de choses, mais que voulez-vous, j’étais à cran. On aurait dit que ma récalcitrante à ressentir ce que j’aurais déjà dû me coûtait maintenant ma patience. À en juger par l’étonnement et la confusion sur les visages de certains, cela n’aidait en rien l’ambiance sur le campement. Un blâme que je n’hésitais pas à me jeter sur les épaules et que je portais continuellement, espérant simplement calmer les intempéries en m’éclipsant du groupe. Ce que je fis en un instant, non pas sans passer par notre tente, question de prendre avec moi mon petit sac d’excursion, avec le minime de vivres, advenant une mésaventure qui rallonge mon séjour dans la nature sauvage.

J’empruntais le même chemin qu’à l’habituel, espérant ne pas trop me perdre, quoique cela m’arrive souvent. Les arbres se ressemblaient tous, expliquant ainsi la difficulté de fixer un point de repère. La seule solution était de rester près des recoins habituels, et passer par le sentier s’étant formé grâce aux autres Cents s’aventurant dans les environs. Ah, enfin, je pouvais contempler l’absence de chahut. À la place des discussions sans fin, je ne percevais plus que le bruit de mes pas, de ma respiration. Certes, cela me servirait, advenant l’approche d’un ennemi. Pourtant, ce ne fut pas la première pensée qui me traversa l’esprit. Tout ce que je souhaitais, c’était ce qui se trouvait juste devant moi. La nature, vêtue de sa plus belle parure, et la solitude, afin de mieux contempler ce tableau si beau. Quelle horreur, que de croire qu’avec la douleur de la mort, je critiquais tout ce qui nous entourait. Certes, cette Terre avait encore beaucoup de mystères terrifiants qui nous attendaient. Cependant, tel un couteau à double tranchant, elle nous offrait parfois des paysages à nous couper le souffle. Il ne manquait, en fait, qu’une seule personne, et je serais comblée. Malheureusement, c’est exactement cette pièce perdue qui ne me permet pas d’avancer, de progresser. Je reste coincée trop souvent dans le passé, sans regarder le présent.

Secouant la tête vivement, je me promis de ne pas m’éterniser sur ces pensées trop longtemps. Tiens, je ferais le tour, prendrait des notes sur les diverses plantes aux alentours. Qui sait si j’en trouve certaines qu’il nous manque pour les repas, je les récolterais et les rapporteraient. Me rappelant néanmoins que je ne me trouvais pas ici pour faire des ravitaillements, mais bien pour explorer, tout simplement. Une promesse silencieuse que je pris très au sérieux, m’attardant ici et là, prenant le temps d’inspecter, d’écrire, de m’assoir, même, avant de passer à une autre section de ce vaste recoin. Des fleurs, je passais bientôt à ce qui me semblait être du persil. En tout cas, les premières feuilles en avaient l’odeur. Trop curieuse d’en découvrir le goût, je pris un petit bouquet, mélangeant par la même occasion les fleurs jaunes et blanches de cette herbe supposément aromatique. Je notais cette dernière découverte, avant de finalement arracher quelques petits morceaux des feuilles. Je ne voulais pas que mes papilles gustatives ne soient trop confuses. Étrangement, une fois que j’ingérais le troisième morceau, celui-ci me parut plus amer que les autres. Je ne m’en fis pas trop, préférant écrire dans mon petit carnet mes premières pensées du persil, avant de fermer les yeux pour profiter un peu du soleil.

Quelques minutes plus tard, je me réveillais un peu confuse, avec des nausées horribles. Oh, mais qu’est-ce que … Je ne comprenais pas trop ce qu’il m’arrivait. Inquiète, je ne pus qu’essayer de me lever, mais seulement pour mieux tomber, car j’eus l’impression que le monde tournait à une énorme vitesse. Devant l’incompréhension de mes symptômes, je cherchais du regard une explication, mais ce fut mon nez qui m’indiqua ce qu’il se passait. Le persil … je … il n’avait pas cette odeur horrible, non? Mais les fleurs sont blan… Oh non! J’avais confondu la couleur des fleurs. Qu’est-ce que je venais de faire?
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Walking on Thin ice

24 août 2118 ;; Il est amusant de voir les têtes des gens et les grimaces qu’ils sont susceptibles de faire à mesure où ils approchent de plantes qu’ils ne connaissent pas. Il n’est pas toujours facile de faire comme on le veut, il n’est pas toujours possible d’admettre qu’on fait des erreurs (ou qu’on en fait pas). En réalité, lorsqu’il était enfant, le blond faisait un peu trop attention à certaines choses et ce n’était pas toujours facile. Sur certains points, il se méfiait de bien trop de choses quand il était enfant et en grandissant, il a juste appris à faire un peu plus attention et les plantes, il maîtrise beaucoup plus qu’avant. Et ça lui va très bien. Baelfire ne plaît pas à tout le monde alors il a très vite trouvé du réconfort ailleurs. D’une certaine manière, disons. Et maintenant qu’il connaît son sujet, il s’amuse en observant les autres. C’est une activité qui s’est développé avec l’arrivé du peuple du ciel, il faut bien l’admettre. Ici, les gens savent ce qu’ils manipulent ou en tout cas, ils le savent un peu, ils se contentent de leurs bases et ne s’approchent pas de tout le reste. Il n’est pas bon de faire face à une situation qui dépasse les gens, surtout lorsqu’il s’agit de plantes qui ne plaisent pas, et qui sont susceptibles de tuer des gens. Certaines choses peuvent détruire un monde, peuvent anéantir bien des choses. Mais il est bon de faire le point, de revenir et de tenter de se relever.

Ce n’est pourtant pas juste pour voir la bêtise humaine qu’il se balade si souvent en forêt. il n’est pas comme ça et il ne risque pas de changer ou de se métamorphoser. Il n’est pas humble, il ne se satisfait pas de la joie des gens. Il est compliqué et il est surtout solitaire et égoïste. Il n’a pas beaucoup de qualités et en vérité, il ne cherche pas non plus à en avoir. Il n’a pas d’amis, et il n’en cherche pas non plus. En vérité, Baelfire a depuis longtemps laissé tomber l’hypothèse où il pourrait se trouver des amis, de près ou de loin. Les choses ne sont pas évidentes pour tout le monde mais on est disposé à faire en sorte que ça le fasse. En général, du moins. Mais encore une fois, ça ne se passe pas toujours comme on le voudrait. Bref. Le blond n’a pas non plus envie de tergiverser aussi longtemps que ça. Ca ne servirait à rien. Disons juste qu’il fait ce qu’il peut, comme il le peut en général. Et qu’il n’est pas toujours un si méchant garçon que ça. Et c’est sans doute mieux comme ça, de toute manière. Ca rend la situation plus tolérable, en général.

Disons qu’il se plaît dans un contexte un peu plus sombre que les autres et il s’arrête à ça, imaginant que tout est plus facile lorsqu’on ne s’attarde pas sur les futilités. Il vit au jour le jour, s’attarde sur les choses de la vie sans se soucier de ce qui l’entoure. Et ce n’est pas toujours évident mais dans le fond, on finit par se trouver un petit équilibre plaisant et satisfaisant. C’est peut-être aussi la seule chose qui ait un semblant d’importance. Mais ce n’est pas toujours facile. En vérité, bien qu’il ne l’avoue que difficilement, il n’est pas toujours évident de vivre dans une bulle dans laquelle on ne tolère aucune intrusion.

Un soupir s’échappe de ses lèvres alors qu’il avance doucement au coeur de la forêt. Quand son regard s’attarde sur quelqu’un, à plusieurs mètres de lui, il grimace légèrement. Il n’apprécie pas vraiment ce qui se glisse sous son nez. Une fille, débarquée au vu de sa manière d’être habillée et de se tenir. Il ne saurait pas l’expliquer mais il les repère à une vitesse toujours un peu impressionnante. Enfin bref. Elle est là, allongée au sol, et ne semble pas aller très bien. En réalité, il est dans son dos, elle ne l’a pas encore vu et il se demande s’il ne serait pas judicieux pour lui de faire marche arrière. Ce n’est pas toujours simple, et ça n’a pas toujours été le cas. Disons qu’il fait ce qu’il peut. Elle semble malade, et il déteste les microbes. Pendant un temps, il n’osait pas s’approcher des débarqués parce qu’il avait la crainte qu’ils aient pu avoir des microbes qu’il ne voulait pas. Sans doute une songe stupide mais il n’a jamais été en mesure d’aller contre ça. Voilà tout. Enfin bref. Il s’avance quand même, s’imaginant que de toute manière, il serait stupide de partir maintenant. Et puis bon, il a quand même un bon fond, c’est juste qu’il faut creuser davantage chez lui que chez les autres. Il avance et clairement, elle ne va pas bien. Elle gémit, est pâle et se tient le ventre. Pauvre petite chose. Il observe autour de lui, regarde les plantes qu’il trouve et lève les yeux au ciel. Il faut toujours qu’ils mangent n’importe quoi, juste comme ça, sans raison. Sans même voir si c’est comestible ou pas. ” On ne t’apprend pas à ne pas manger n’importe quoi dans ton campement ?”. Il glisse ses mains dans sa besace, fouille un peu et finit par trouver des plantes. De celles qu’on écrase quand on ne se sent pas bien, pour aller mieux. Il apprend depuis quelques années maintenant à être guérisseur. Il ne maîtrise pas les subtilités mais il maîtrise les plantes et imagine que ça commence par là. Forcément. ” Je vais te faire boire un truc qui te fera aller mieux. Mais évite de manger n’importe quoi à l’avenir”. Son ton de voix ? Pas chaleureux du tout en fait. Mais bon, on ne va pas non plus demander à Bael d’être affectif hein, ce serait bizarre de sa part. Et ça ne collerait pas trop avec sa personnalité non plus. Mais bon, il n’est pas non plus un gros con sans coeur hein. ” Par contre, tu évites de me vomir dessus, ou ça va mal se passer”. Parce que oui, elle va forcément vomir avec ce qu’il va lui donner en premier. Faut bien nettoyer un peu, avant, non ?
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En marchant parmi les arbres, je me rendais compte au combien je préférais le doux silence de ces lieux. Si ce n’était de mes responsabilités, je crois que je resterais ici, rien qu’à cueillir des plantes et à prendre des notes. Un rêve que je possédais déjà, lorsqu’on arriva sur Terre, rien qu’en voyant la verdure autour de nous. Une maisonnette, une cabane, même, au beau milieu d’une forêt, l’air pur autour de nous et le soleil si haut dans le ciel. Cette image pittoresque, je la décris à maintes reprises. Que ce soit sur le vaisseau, alors que j’étais bien plus jeune et ne vivais que dans mon imaginaire, ou même ici, entourée des gens que j’aimais et j’appréciais, je ne désirais que cette paisibilité, le pouvoir de s’éloigner, avoir un petit coin du monde et s’y installer. Non pas que je repoussais les autres, car à cette époque-là, mon cœur ne se tordait pas encore de douleur. Tout ce que je souhaitais, c’était de permettre aux générations à suivre de doucement se reconstruire, et faire en sorte que nous puissions revivre ce que nous n’avions jamais réellement connu. Oh, combien j’eus tort, de croire que la joie de vivre pourrait reprendre forme. J’appris, à mes propres dépens, que cette soi-disant fin heureuse n’existe pas.

Encore aujourd’hui, une partie de moi blâmais les terriens, ces gens nous ayant si sauvagement attaqués. Pourtant, je ne les percevais pas ainsi, au début. Je croyais qu’on serait capable de s’entendre, car ce n’était pas dans mes plans, ni même ceux des autres, de se mettre à piller et tuer les grounders. On se fit éjecter du vaisseau sans qu’on nous explique ce qu’il se passait. Nous sommes arrivés ici, perdus, confus, et avec aucune intention claire. À force de nous promener, je crois qu’on comprit au combien nous avions eu une chance en or, et bien vite, on se mit à faire la seule chose en notre pouvoir; la survie. Est-ce cela que les diverses tribus percevaient comme dangereux? Je n’y comprenais rien, et à vrai dire, je n’essayais même plus. Le traité pourrait fonctionner, ou peut-être bien que ça n’irait pas exactement comme prévu. Tout ce que je dis, c’est que je n’y crois pas, à cette dite ‘entente’, à une paix et un respect mutuel. La tension existe toujours, parfois, on pourrait même la couper au couteau. Il suffirait d’un faux pas, de mots mal interprétés, et hop, le chaos reprendrait de plus belle. Quant à moi, je préférais être sur mes gardes, advenant une tournure pour le moins dangereuse.

Ironiquement, je devrais probablement faire plus attention à ce que je fais présentement. C’est que de cueillir des plantes, ce n’est pas sans risques, surtout quand certaines d’entre elles peuvent être mortelles. J’essayais donc d’en revenir à ce que je faisais présentement, prenant notes et dessinant un peu les feuilles et les fleurs aux alentours. Malheureusement, j’ai la fâcheuse tendance à laisser mes pensées vagabonder. Ainsi, je compte parfois sur mes connaissances générales pour me guider lorsque je ne suis pas tout à fait là. Entre autres, en découvrant le persil, j’estimais qu’il s’agissait simplement de l’herbe aromatique, et donc, je n’hésitais pas à en croquer quelques feuilles, curieuse de savoir si cela pourrait notamment aider à rehausser le goût de certains aliments, en plus de ses propriétés médicinales. Grave erreur, car je ne fis aucunement attention à la couleur des fleurs, ce qui aurait très bien pu m’indiquer ce qui adviendrait par la suite.

Maux de ventres, nausée, étourdissements … on aurait dit que je tombais malade instantanément. Au début, je ne comprenais pas pourquoi, estimant qu’il s’agissait d’une carence alimentaire quelconque, vu la quantité minime de nourriture que je consomme. Ça, ou peut-être la chaleur, le manque d’eau. Je blâmais tout, sauf ce que j’avais ingurgité, quelques minutes plus tôt. Ce ne fut que lorsque j’observais le persil d’un peu plus près que je compris. J’avais vraiment foiré! Pire encore, me voilà au beau milieu de nulle part, sans que les autres ne sachent où j’étais partie, exactement. Dans mon état actuel, je ne parcourrais qu’une maigre distance, et cela deviendra de plus en plus difficile. Je me résolu donc à ne rien faire, à espérer que je puise dans mes forces, et qu’après quelques minutes de repos, je me lève et marche rapidement, question de trouver de l’aide. Voici donc un plan incertain, mais qui me semblait être mon seul espoir. Ça, c’est jusqu’à ce que j’aperçoive un … un grounder. Rien qu’à sa façon de s’habiller, j’eus immédiatement la puce à l’oreille. Que faisait-il ici? Et pourquoi s’approchait-il? Merde! Fallait-il vraiment que je n’en croise que lorsque je ne peux pas me défendre? « J’croyais que c’était … oh, et puis de quoi tu te mêles? » Mon estomac qui semblait se tordre m’obligea à me tourner sur le côté, me mettant en position fœtale. Du coin de l’œil, je l’aperçu sortir des plantes d’une besace, et sincèrement, après ce que la dernière vient de me provoquer comme douleurs, cela ne me rassurait pas, de devoir en consommer d’autre. « Du persil, c’était du persil … mais les fleurs … » Je grinçais des dents, mon visage se tordant de douleur. Je prenais de longues respirations, essayant de garder mon calme, malgré tout ce qu’il se passait. Sans compter le ton très peu chaleureux de cet inconnu, qui ne me rassurait guère de ses intentions. Avait-il un plan en tête? Pourquoi m’aider, alors qu’il lui serait sans doute plus simple de me laisser là, pouvant toujours blâmer les plantes? Je ne saurais dire ce qu’il préparait, mais tout me semblait mieux, en ce moment, que de sentir mon corps si malade. « D’ac..cord. » Il me faudrait mettre mes préjugés de côté, le temps que les effets néfastes de ce faux persil ne disparaissent.  
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24 août 2118 ;; Il n’est absolument pas dans les habitudes de Baelfire d’aider son prochain. En réalité, il a toujours été compliqué pour lui de faire attention aux autres. Il n’a jamais aimé le faire et il n’a jamais cherché plus loin. De toute manière, il faut bien être honnête, le blond n’a pas envie de s’attarder sur les gens. C’est une affaire compliquée, une histoire difficile et incompréhensible, si on peut le dire ainsi. En fait, peut-être que son égoïsme lui a permis d’aller aussi loin et de rester en vie. Mais pour le coup, du coup, il n’a jamais fait attention au reste. Un soupir s’échappe des lèvres de l’homme alors qu’il observe la nana en train de mourir, ou presque. En fait, il ne va pas vers les gens pour leurs parler, apprendre à les connaître et les découvrir non plus. C’est une chose qui le met mal à l’aise et qui l’agace au plus haut point. Mais forcément, quand quelqu’un dans une sale situation se profile devant lui, il n’hésite pas, ou en tout cas, il hésite un peu moins. Il n’a jamais été le mieux placé pour déterminer que tout se passerait bien. Les choses sont parfois compliquées, parfois prises de tête, aussi. Mais les choses sont juste comme elles sont et il n’est pas permis de revenir en arrière. Mais là, à quelques pas de cette fille, il n’a pas voulu faire demi tour. Et avec la trêve un peu bancale, il a bien vite pris conscience qu’il fallait faire attention. Ce n’est pas toujours facile mais ça semble être une évidence logique. Bien qu’un peu compliquée, c’est vrai.

En plus avec le peuple du ciel, on ne sait pas toujours comment se comporter. Ils sont nombreux ces crétins à croire que les Natifs leurs veulent du mal. La trêve ? Oh, ils ne s’y attardent pas trop. En fait, ils continuent de se persuader qu’ils ne sont pas digne de confiance et qu’à tout moment, ils vont les trahir. Ca n’a pas le moindre sens, faut bien l’avouer. Mais c’est encore une chose qu’ils ne comprennent pas vraiment. Mais Baelfire a été comme ça, un temps. Avant Autumn, avant qu’il ne réalise qu’ils ne sont pas vraiment dangereux, finalement. Mais c’est une histoire compliquée, une histoire sur laquelle on ne s’attarde jamais vraiment. M’enfin bon, les choses sont comme elles sont et il n’y a rien de plus à en dire, en tout cas. C’est bien la preuve, là, quand elle lui demande de manière désagréable de quoi il se mêle. Pendant un instant, il hésite avec l’hypothèse de partir et de prendre la fuite. Il ne sait pas comment il doit le prendre ni comment il serait judicieux de rester là, finalement. Il ne supporte pas qu’on puisse se moquer comme ça ou qu’on puisse mal prendre un quelconque conseil ou une quelconque remarque lorsqu’on vient de faire une bêtise. Il ne nie pas que sur certains aspects, il est un peu comme ça lui-même. Son égo l’empêche de demander de l’aide, de manière général, bien que ce soit nécessaire sous certains angles. ” C’est ça, parle moi mal, ça va me donner envie de t’aider, t’as raison”. Il soupire, de toute manière, vu comment il est parti, il va clairement l’aider, mais ce n’est pas ce dont il a envie, il aurait préféré se taire et ne rien faire, il aurait préféré tracer sa route. Et sa fierté aurait pu le faire faire ça. Mais il évite, malgré tout. A quoi bon, après tout.

Quant à l’hypothèse que c’était du persil, ça le fait franchement rire. Le jour où ça aurait des effets aussi néfastes sur quelqu’un, on en reparlera. Mais ce n’est pas pour tout de suite. ” Tu peux tenter de t’en convaincre, mais ce n’était pas du persil”. Et il est bien dommage d’imaginer qu’elle puisse à ce point croire que ce serait si simple. Parce que ce n’est pas le cas. ” Cesse donc de te méfier, je ne pourrais pas te faire plus mal que tu ne souffres déjà. Rappelle-toi que nos peuples sont en paix”. Certains esprits ont bien du mal à se le dire ou à se le mettre en tête, c’est vrai, mais il s’en moque, il s’en est toujours moqué. Pour sa part, il fait les choses comme elles doivent être fait. Alors oui, ça n’a rien d’évident mais c’est bel et bien comme ça que ça s’est passé, jusque là. Qu’elle pense ce qu’elle veut, ça n’y changera rien.

Elle est d’accord avec l’idée de ne pas lui vomir dessus. De toute manière, elle est libre de le faire mais la conversation va clairement prendre une tournure bien moins plaisante pour les deux personnes. Et au vu de son état de santé actuel, ça ne risque pas de lui plaire. Pas du tout, même. Elle doit se purger et se débarrasser des trucs qu’elle a dans l’estomac mais la forêt est bien assez grande pour qu’elle soit capable de viser ailleurs que sur lui, n’est-ce pas ? Une fois le mélange prêt, il ne reste plus qu’à le lui faire boire. Et si elle ne se laisse pas faire et qu’elle continue de se battre pour montrer qu’elle n’est pas contente, ça ne risque pas d’être facile. Et il finira, d’ailleurs, par sincèrement s’énerver. ” Ca va te faire vomir, mais ça te fera du bien, après.”. Elle ne va peut-être pas le voir de la même manière que lui mais bon. Au pire, elle se débrouille, si elle n’est pas contente.
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J’estimais pouvoir tout faire par moi-même, ou presque, ce qui expliquerait peut-être pourquoi je me retrouve dans de telles situations, de temps à autre. Mini-Miller, ce surnom qui me plut à un certain moment, mais qui sonne maintenant comme une moquerie. Il résonne, me hante à chaque fois que je foire un quelconque projet. L’impression de n’être et ne rester qu’un enfant pour le restant de ma vie, même si je tentais toujours de me défaire de cette image. Des erreurs commises et desquelles je n’apprends jamais. Mais je sentais cette nécessité de me débrouiller seule, justement pour que je grandisse par mes propres moyens. Tant pis, si cela me détournait des gens toujours présents, prêts à me tendre la main. Sans cette présence fraternelle, je n’avais plus le cœur à parler à qui que ce soit, de toute façon. Autant prendre le temps qu’il me fallait pour retrouver la Rachel d’autrefois. Lorsque j’aurais réellement renoué avec mon passé et que celui-ci ne sera plus qu’une douleur passagère, alors là oui, j’irais revoir les autres. Chris n’appréciait pas ce point de vue, car selon lui, à force de repousser, je ne retrouverais plus personne. Et pour les quelques maigres amis dotés de bonté, eh bien ce serait sans doute à retravailler que cette amitié abandonnée jadis. Je ne savais pas si c’était le meilleur des choix, c’est bien vrai, mais j’avais trop peur qu’en laissant les autres voguer sur les mêmes eaux troubles que moi, je risquerais de les perdre, de toute façon.

On ne parlait donc pas de mépris, du moins, pas pour les Cents. Mon dilemme était d’abord avec certains Odysséens, ceux qui prirent la décision de nous envoyer sur Terre sans nous avertir au préalable. J’avais également du ressentiment pour les grounders, quoique que ce ne fut pas toujours ainsi. Au début, j’étais curieuse, je voulais en apprendre plus, peut-être même apprendre d’eux. Malheureusement, je fus vite dissuadée de quoi que ce soit lorsqu’ils nous attaquèrent la première fois. En voyant les morts, en apercevant cette absence de pitié pour des gens fraîchement arrivés et qui ne comprenaient rien à ce lieu, eh bien cela me fit changer d’avis immédiatement. Oui, il y avait ce satané traité, oui, on voulait nous faire croire que la paix régnerait enfin. Néanmoins, je resterais sur mes gardes, ne m’appuierais pas sur ce genre d’illusions, advenant une attaque surprise de leur part. Être prête, … ce que je n’étais pas en voyant débarquer un natif par ici. Pour ma défense, je venais de manger une plante probablement toxique, ce qui m’empêchait de me concentrer sur quoi que ce soit d’autre. Puis dans mon état actuel, je ne pouvais rien faire d’autre, si ce n’est de lui répondre de façon très peu courtoise à son commentaire. En guise de réponse, j’eus droit à du sarcasme, ce qui ne m’était très familier, vu les tendances de Chris et Devos. « J’ai pas demandé à ce que tu m’ai… » Ma phrase qui fut interrompue un grognement. Serait-ce le karma, ce qui m’arrivait en ce moment? Ou un sale coup du destin, peut-être?

« Non, ce n’était pas … du persil. C’était de la ciguë … » Normalement, je portais attention aux caractéristiques particulières des plantes et gardais en tête celles dont il fallait se méfier. La seule manière d’expliquer mon étourderie, c’est que mes pensées négatives commençaient à prendre énormément de place, me laissant distraite un peu trop longtemps. « J’ai foiré. » Ma situation présente ne pouvait que m’être attribuée. Je ne pourrais blâmer personne d’autre, et encore moins le grounder, quoique je redoutais encore ses intentions. Il put facilement remarquer la méfiance sur mon visage ainsi que dans mon ton de voix, ce qui le poussa à en revenir à l’ère de paix entre nos peuples. « C’est probablement le souvenir de mes amis, tués par des grounders, qui me rend toujours méfiante. Rappelle-toi que nous étions en guerre, à un certain moment. » Je lui rendais la monnaie de sa pièce, en quelque sorte, et ce même si de le prononcer pourrait engendrer encore plus de tension. Je n’avais rien à perdre, après tout, vu que je souffrais déjà, de toute façon.

Et là encore, il ne s’agissait que de la pointe de l’iceberg. À ses dires, avant que je ne puisse aller mieux, il me faudrait vider le contenu de mon estomac, préférablement sans que ce soit sur lui. Par instinct, j’acceptais de faire gaffe. Est-ce que j’avais vraiment le choix, de toute façon? Ce n’est pas comme si j’étais capable de me lever et partir, ou de lui tenir tête très longtemps. Jusqu’à ce que je ne trouve le moyen d’aller mieux, je devrais rester ici, et ce, même si c’était en sa compagnie. De la pure folie, que de me savoir ici, devant un natif que je ne connaissais pas, à me faire sermonner et à attendre la suite des choses. Que préparait-il de si spécial? Aucune idée, mais en tout cas, en apercevant le résultat final de son mélange, je détournais la tête à deux reprises, incertaine des décisions à prendre. Ce qui me réussit à me convaincre, ce fut l’entêtement de l’homme ainsi que les douleurs qui semblaient gagner en puissance. Je finis par accepter de boire ce qu’il me concocta, non sans avoir de la difficulté à tout avaler. J’attendis par la suite en silence, sachant ce qui arriverait bientôt. Il y avait déjà les nausées qui pointaient le bout de leur nez, ce qui me signala que ça débuterait inévitablement. Comme promis, je détournais donc mon visage de lui, pendant le début de cette purge horrible.
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