Partagez | 
 

˜˜˜˜˜˜Une pétale de rose dans la neige | Ciro
maybe life should be about more than just surviving


avatar
12/03/2017 Ponyta Gen Deng, Eirik Thorvald, Leary Wrath, Skylar Rees 140 Ruby Rose neon cathedral. notion de soin, orientation, guérisseuse Kovarii 10


Sujet: Une pétale de rose dans la neige | Ciro
Lun 13 Aoû - 10:12

Ils avaient tout perdu au cours de l’ouragan. Et maintenant ils affrontaient le froid du continent. Cyd découvrait les joies d’un rhume causé par le froid, des gorges douloureuses et des guerrières ayant pris suffisamment froids pour choper de la fièvre. Elle allait de cabane de fortune en cabane de fortune, soignant celles qu’elle pouvait. Heureusement que sa mère n’était plus de ce monde se dit-elle en discutant avec une tasse de thé dans les mains chez une Kovarii. Les plus vieilles de leur clan peinaient à supporter ce froid que jamais, elles n’avaient connu. Contrairement à sa nièce qui n’avait qu’un an et qui avec une bonne couche de vêtement, se baladait dans le cabanon l’air de rien. Cyd admirait sa capacité d’adaptation, ce qui était tout à fait normal pour un enfant de cet âge. Après avoir terminé son thé, elle alla embrasser sa nièce sur le front et retourna dans le froid qui avait envahi la forêt. Elle regarda le ciel gris et tressaillit en voyant des flocons tomber. C’était toujours étrange de voir la neige tomber. Elle n’avait jamais vu ce phénomène et les premières fois, elle avait cru rêver. L’androgyne tendit sa paume ouverte vers le ciel, recueillant la neige froide dedans et frissonna. Non pas à cause du froid, cela n’était pas tant que cela froid, mais parce qu’elle sentait une sorte d’excitation de jeunesse l’envahir. Elle avait l’impression de redevenir une enfant rien qu’un instant et d’oublier comment c’était actuellement. Elles n’avaient plus d’île et elles vivaient dans une tribu différente de la leur.

Pour l’instant, il fallait reconstruire, soigner, panser les plaies intérieures, mais aussi extérieures. Cyd ressentait de la peine en se disant que jamais plus, elle ne serait sur son île natale. Elle était aussi inquiète, comment la structure matriarcale des Kovariis allait-elle survivre dans ce clan et même sur ce continent ? Elle voyait cela comme difficile. D’un côté, ici elle se sentait libre d’être qui elle était au fond d’elle sans craindre une grande répression de la part des siennes. Cyd pouvait être l’humain qu’elle avait toujours voulu, sans s’attacher à un genre et en naviguant entre les deux. Elle savait que les naoris toléraient tout le monde, du moins était-ce l’impression qu’ils donnaient sans savoir si c’était vrai ou pas. Pour l’instant, elle préférait observer et elle poserait des questions ensuite. Cyd était inquiète, elle n’avait pas retrouvé tous ses amis et se demandait si chacun avait survécu. Dans la précipitation de quitter l’île avant le cyclone, des objets avaient été abandonnés, mais aussi, la guérisseuse s’était d’abord souciée de sa famille. Il y avait fallu coordonner le déplacement des malades et se dire que peut-être certaines étaient bien trop malades pour supporter une traversée de l’eau. Cyd chassa ses pensées pour se concentrer sur le présent.

Elle alla aider certaines des leurs à reconstruire des cabanes abîmées. Il était devenu évident qu’il fallait reconstruire et aider les naoris. Elles étaient déjà bien contentes d’avoir été si bien accueillies alors que clairement, cela n’avait pas été gagné d’avance. Cyd se redressa un instant et malgré le froid, elle transpirait, elle avait chaud. Elle s’essuya le front, refusant de retirer la peau de bête qui couvrait son corps. Elle ne voulait pas prendre froid et ce serait vraiment dommage de choper sa première crève alors que pour l’instant, elle s’en sortait très bien. Elle regarda autour d’elle et crut alors reconnaître une silhouette. Cyd sentit son cœur s’emballer alors qu’elle crut reconnaître cette personne, Ciro ! La joie l’envahit et elle s’éloigna de ses compagnes pour s’approcher en courant de son ami. « Ciro ! » Et sans réfléchir, elle lui sauta au cou, encadrant cet homme qu’elle aimait de tout son cœur. C’était pour lui qu’elle avait été inquiète, entre autres, quand il y avait eu le cyclone. Le savoir ici et vivant, cela était rassurant. L’androgyne redressa la tête et lui sourit. « Tu es vivant, la Déesse t’a protégé. » Lui un homme, avait survécu et elle fut soulagée. Soulagée de le savoir ici, libre, lui si timide, si humble, il aurait peut-être une chance d’être quelqu’un ici.

avatar
11/03/2017 ELOW ; DEVOS, IRINA & JONAS ; 481 MATHIAS LAURIDSEN ELOW ; CRÉATEUR D'ARCS ET DE FLÈCHES, HOMME DE MAIN ET DE FOI DÉVOUÉ. FAUX IDIOT AUX PENSÉES PRONONCÉS. KOVARII ; 71
— hand gon wamplei —






Une pétale de rose dans le neige.
hiver 2118

La neige, c’était étrange. Ćiro avait d’abord trouvé ça amusant, puis rapidement énervant. Décidément, le froid ne lui plaisait pas, mais alors pas du tout. S’il le pouvait, il irait se réfugier chez le peuple du désert. Mais laisser sa famille, ce n’était pas une option. Par chance, la rencontre avec Tamara avait rendu Ćiro plus léger et moins triste quant à l’ouragan qui avait tout détruit. Oui, sa maison lui manquait, mais il était aussi à moitié Naori et devait embrasser cette partie de lui-même. Et, pour être honnête, la plupart des Kovariis avaient un parent Noaris… ah, ça allait être drôle, comme situation ! Mais passons, il appréciait l’écharpe qu’il avait au cou, cadeau de sa cousine et souriait davantage dernièrement. Les premières semaines avaient été très difficiles pour le Kovarii. La tristesse l’avait envahi et, il s’était enfermé dans sa petite bulle travaillant sur un habitat généreusement offert pour sa mère et sa sœur. Les travaux n’étaient pas achevés, mais cela avancé assez bien et il pouvait se satisfaire de donner un abri où elles pouvaient survivre au froid. Et si habituellement sa place était à l’extérieur, les températures avaient changé les choses. Il avait lui-même un petit coin à l’intérieur de la bâtisse, le temps que le soleil décide de réchauffer un peu plus le coin ! Il n’avait pas à se plaindre, vraiment, mais il a bien compris que de rester à l’écart ne l’aiderait pas. Alors aujourd’hui, il s’était porté volontaire pour aider d’autres familles. Et sa mère l’avait encouragé dans ce sens. Il avait assez fait pour eux, autant profiter de ses connaissances du bois pour en faire plus pour les autres.

Et c’était exactement ce dont il avait besoin. De se reconnecter avec les femmes de la tribu. De retrouver les visages familiers, en particulier Cyd. Depuis qu’ils étaient là, chacun faisait ce qu’il pouvait. Chacun avait ses propres problèmes et le chemin depuis l’île jusqu’au volcan puis jusqu’à l’arbre de vie, a été très… calme. Ils étaient tous en deuil. Tant d’âmes avaient péri, cela avait brisé le cœur de beaucoup dont celui de Ćiro. D’une certaine manière il sait qu’il aurait pu y rester, lui aussi. Si attaché à sa maison qu’il s’y serait enfermé pour y mourir face à la tempête. Mais sa croyance en la déesse était plus forte et il avait suivi les dires de la Kuhani sans broncher. Le résultat était là et, quand il croisait quelqu’un qui lui tenait vraiment à cœur, Ćiro remerciait en pensée leur superbe déesse d’avoir réussi à entrer dans le cœur de cette personne et de l’avoir guidé.

Quand il se retrouva dans les bras de sa précieuse amie, Ćiro se mit à sourire. Lui qui n’était pas habitué à une telle proximité, décida de répondre à cette éteindre avec bonheur, enlaçant celle-ci sans complexe.

« Elle nous protégera toujours, toi et moi ! » Dit-il, certains de lui-même. « Oh Cyd, comme je suis heureux ! Tu as l’air en pleine forme ! » Il l’observa, notant que, comme lui, ses joues étaient rosées par le froid et la chaleur du travail. Elle était magnifique, Cyd. Il le disait toujours.

« Je suis venu aider. Je suis désolé si je t’ai inquiété, ma mère et ma sœur avaient besoin de moi et j’étais… » Il garda son sourire malgré tout. « J’étais triste. » Comme eux tous, d’ailleurs, mais pour lui, lui ne montrait qu’insouciance et bonheur, ça avait été difficile de trouver des raisons pour rire face à tant de malheurs. « Mais je vais mieux, hein ! Regardes-en plus, j’ai trouvé une cousine et elle m’a donné cette jolie écharpe ! C’est beau et c’est tout doux. » Il laissa ses doigts glisser sur la laine, comblé.


avatar
12/03/2017 Ponyta Gen Deng, Eirik Thorvald, Leary Wrath, Skylar Rees 140 Ruby Rose neon cathedral. notion de soin, orientation, guérisseuse Kovarii 10



Cyd savait au fond d’elle que les hommes de sa tribu s’en sortiraient bien mieux ici que sur leur île natale. C’était difficile de se l’avouer, voire très douloureux, mais elle n’avait pas le choix, clairement. C’était la vérité après tout. Elle était heureuse de voir Ciro en vie et encore plus de le voir sourire. Visiblement la Déesse l’accompagnait et l’androgyne se sentit comblé et profondément touché alors que l’homme la serra dans ses bras. C’était rare les contacts physiques et encore plus entre eux deux qui ne partageaient aucune attirance. Mais le fait de se retrouver donnait des ailes à Cyd. Et pis il fallait bien l’avouer, depuis qu’elle était ici, elle se sentait bien mieux, plus libre. Oui la Déesse les protégerait, malgré le fait qu’ils soient des marginaux de leur propre tribu. La brune hocha la tête et regarda son ami. « Toi aussi tu as l’air en forme. » Dit-elle en prenant le visage de Ciro entre ses mains, le détaillant soigneusement. C’était le regard aiguisé de la guérisseuse qui agissait en ce moment-même. Elle laissa l’homme la dévisager sans même broncher. Elle constata la rougeur sur les joues de Ciro et se dit qu’il leur faudrait bien du temps pour s’habituer au froid de leur nouvel environnement. Elle retira ses mains de son visage masculin et à la peau nettement plus rugueuse que de la sienne. Elle l’écouta attentivement et sourit avec tendresse. « Ne t’excuse pas, je savais que tu allais bien, c’est ce qui compte. » Elle partageait sa peine.

Elle hocha gravement la tête et poussa un bref soupir. « Venir ici nous rappelle que nous avons survécu et d’autres non. » Elle regarda autour d’elle. Elle observa les maisons en hauteur. Elle aimait bien la vie, mais elle savait bien pourquoi elles étaient là et cela faisait tellement mal. C’était la douleur de l’androgyne qui parlait, mais aussi celle de la guérisseuse qui n’avait pas pu sauver tout le monde et pour elle cela avait été intolérable. La vie était bien souvent dure, injuste et on devait faire avec, pas autrement. Seul le temps les aiderait à supporter la douleur qui pouvait les ronger. C’était une tâche difficile, mais la mort n’était qu’une étape dans leur long cycle. Mais même dans la douleur, la joie pouvait naître et Cyd regarda la belle écharpe autour du cou de Ciro. Elle tendit la main et toucha la matière, fascinée par cet objet qu’elle n’avait jamais vu dans sa tribu. « Woaaw, c’est incroyable ! » Et cela avait l’air chaud. Certains naoris lui avaient déjà proposé de porter une écharpe. Elle avait bien essayé, mais la sensation d’étouffement était tellement grande que cela l’oppressait énormément. Elle n’avait pas supporté la porter. Il lui faudrait probablement du temps.

Elle savait au fond d’elle pourquoi elle détestait cette matière enroulée autour de son cou. Cela lui rappelait des souvenirs bien trop sombres quand sa mère l’avait attrapée de rage par le cou et avait serré sans écouter ses suppliques. « Une cousine ? Comment elle s’appelle ? » Elle leva son regard clair sur Ciro, contente qu’il ait trouvé de la famille ici. Après tout, les Kovariis se mélangeaient avec les autres tribus pour la reproduction, alors il n’était pas étonnant qu’il ait trouvé de la famille ici. Par contre, elle était bien loin de se douter qu’elle connaissait peut-être cette personne. « Quelle chance qu’elle t’ait accepté aussi vite. Les naoris semblent si doux. » En comparaison de leur tribu, mais elle ne le dit pas. Elle savait bien que des oreilles traînaient par ici et même s’ils ne risquaient plus rien ici, Cyd ne voulait pas subir la colère d’une des siennes. Elle avait un peu peur pour les plus anciennes de la tribu qui risquaient de pas vivre très bien cette transition, mais elle n’y pouvait rien après tout. Elle pouvait juste les accompagner dans cette transition en espérant qu’il n’y aurait pas de vague causée par son peuple.

avatar
11/03/2017 ELOW ; DEVOS, IRINA & JONAS ; 481 MATHIAS LAURIDSEN ELOW ; CRÉATEUR D'ARCS ET DE FLÈCHES, HOMME DE MAIN ET DE FOI DÉVOUÉ. FAUX IDIOT AUX PENSÉES PRONONCÉS. KOVARII ; 71
— hand gon wamplei —






Une pétale de rose dans le neige.
hiver 2118

Il y a toujours une solution. Il y a toujours une autre option. Pourtant, quand l’ouragan a frappé l’île, Ćiro s’était retrouvé dépossédé de tout ce qu’il chérissait. Sa maison, son atelier, les plantes que son père affectionnait, sa tombe… Tout est désormais de l’autre côté de l’océan, enveloppé dans une brume lointaine, presque invisible du continent. Il aimerait bien y retourner, il aimerait bien lancer une expédition et retrouver toutes celles qui, face au danger, sont mortes là-bas. Il faut faire quelque chose pour leurs corps, pour leurs familles, mais qui est-il pour demander une chose pareille ? Personne. Il sait parfaitement que son statut d’homme ne lui permet rien. Il sait, mais il a accepté ça il y a trop longtemps pour qu’il parvienne, aujourd’hui, à remettre quoi que ce soit en question. De toute manière, ce n’est rien. L’importance, c’est que la tribu soit en vie. Que ses amis, soient en vie. Voir Cyd, réchauffe son cœur. Il est heureux, il peut le dire et le transmettre. Il n’a peur de ce que les autres diront, il a son amie à ses côtés. Ces dernières semaines ont été si particulières, qu’il se sent, pour la première fois, serein. Au fond, que ça soit sur l’île ou ici, ça ne change rien à ce lien qui le lie aux autres. En particulier a elle. Il se souvient parfaitement de leur conversation, quelques mois plus tôt, et de la peur qu’il avait ressentie de la perdre. De la voir quitter le foyer pour l’aventure, de ne plus pouvoir se balader dans la jungle à ses côtés, de ne plus pouvoir lui parler aussi, très simplement.

« Je pense souvent à eux, tu sais. » Avoue-t-il. Vivre avec les Naoris est un choix de survie. Elles n’ont plus rien. Plus de toits, plus d’histoires presque. C’est la seule solution pour ne pas disparaître, et si, pour l’instant, tout se passe bien, est-ce que les différences culturelles ne vont-elles pas créer des écarts ? Ćiro, bien qu’un idiot pour beaucoup, sait parfaitement que sa situation est différente aujourd’hui. Kovarii, oui, mais un homme avec des droits bien plus avantageux dans la tribu de son père. Il peut faire plus, s’impliquer, s’ouvrir, mais il refuse. Il refuse de changer de camp, il refuse de tourner le dos à sa tribu, sa famille. Alors il continue, bien malgré lui, à prétendre. Peut-être que ses derniers mois, il s’est abstenu, dans sa tristesse, mais il ne veut pas abandonner et il ne veut pas qu’on l’abandonne. Plus jeune, il avait craint d’être envoyé chez les Iskaars. S’il trouve fascinant de retrouver l’histoire de son père chez les Naoris, il a peur désormais qu’on lui retire sa fierté de Kovarii à cause de cette origine.

« T’as vu ça ! » Il ne s’en lasse pas, de cette écharpe. Ce n’est vraiment pas le genre de vêtement dont ils avaient eu besoin, sur l’île, mais maintenant, il ne peut même plus s’en détacher. « Elle s’appelle Tamara, mais je l’appelle Tam-tam. C’est mignon. C’est la fille de la sœur de mon père. » Et il dut réfléchir pour essayer de retrouver le lien, mais il est persuadé de ne pas s’être trompé. Il aime croire que c’est la déesse qui voulait de cette rencontre. Qui voulait de lui sur le continent, comme pour réunir deux familles que tout opposés. Il n’ose pas le dire encore, mais il s’accroche à cette idée. Il trouve ça beau. Et puis, il pense souvent à son père, qui avait quitté sa propre tribu pour celle de sa mère. « C’est vrai qu’ils sont très accueillant et compréhensif, aussi. » Tout comme Cyd, il sait. Les Kovariis n’ont jamais été du genre à accepter les étrangers. Hors commerce, personne ne peut vivre avec eux. Et auraient-elles accepté une autre tribu, si la situation avait été inversée ? Aucune idée. Oui, on peut dire qu’elles ont un cœur de pierre, mais Ćiro sait pourquoi. Donc ce geste, de la part des Naoris, il est simplement… formidable. « Et généreux ! » Il sourit, avant d’aller chercher de quoi travailler – quelques outils sont posés pas trop loin, ce qui l’arrange.

« J’espère que tout se passera bien, quand même. » Il regarde autour de lui, comme Cyd, il sait qu’une oreille peut facilement traîner dans le coin. « On a de la chance d’être là, non ? » Et ça serait stupide de tout foutre en l’air, mais il n’a pas besoin de le dire pour que Cyd le comprenne.


Contenu sponsorisé



 

Une pétale de rose dans la neige | Ciro

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» LES CHEVREUILS DANS LA NEIGE / GUSTAVE COURBET
» Pique-nique dans la neige [PV]
» Un souffle dans la neige... [Syndrell, Snow]
» Pétale De Rose || Kit.
» A l'abris de la neige. [Privé]

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Hundred :: memories are precious :: Zone de Flashback-