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Septembre 2117 - Quel trésor d'or bleu...[Ezra et James] Empty Septembre 2117 - Quel trésor d'or bleu...[Ezra et James]

le Lun 13 Aoû - 1:52
Chaud, le soleil frappe comme un meurtrier, assassin dans son lit, il observe le peuple calusa s’affairer tout en bas. Souverain, il regarde les humains s’étendre et souffrir de ses ardentes caresses. Lentement, James passe une main sur son visage, à la fois épuisé et tremblant de l’envie de partir en mer. Comme un manque à combler, l’envie d’en découdre qui électrise ses terminaisons nerveuses. Une respiration courte, il observe son ami Ezra arrivée en douceur vers le port. Il lui a proposer d’aller naviguer lors de leur dernière rencontre pendant la fête calusienne. Le moyen de partager son art, de partager son amour de l’océan. Et cet amour de l’océan il l’a droit dans les yeux, observant l’étendue marine avec ce même regard amoureux qu’on les couples, se concentrant sur les vagues pour en mesurer les dangers. Car il les connait, aussi nombreux qu’intemporels, ils perdurent, cohabitant avec la douceur extrême. Un marin doit être quelqu’un d’humble, capable de courber l’échine et de reconnaître que son meilleur ami est assez puissant pour causer votre perte. Comme une vieille amie à qui on tend la main, certain qu’elle vous détruira cruellement un jour ou l’autre.

Depuis l’enfance, James connait les dangers et les risques d’aller en mer. La beauté de se perdre même quelques heures, au fil des marées et oublier que même la terre existe sous nos pieds. Il a envie de lui partager la douceur de se balader, pouvoir observer les oiseaux dans le ciel, le poisson au loin qui cohabite. Plonger dans l’eau, quand le fond n’est plus vraiment fond et que les abysses vous frôlent de leur noirceur. Il aimerait lui montrer comme c’et beau de pouvoir découvrir le monde qui s’anime lentement dans le tréfond marin.

Lorsqu’il la voit, il sourit, l’enlaçant avec la tendresse évidente d’une retrouvaille. Le plaisir aux lèvres « Tu te sens prêtes ? Promis, on ira pas trop loin ! Je suis très heureux que tu viennes avec moi. » qu’il lui dit, poussant la pirogue vers l’eau pour l’aider à monter dedans. Comme si les dieux étaient avec eux, James observe les alentours, certain qu’ils sont favorables à cette découverte. Et si les dieux sont avec eux, ils n’ont rien de plus à craindre que le destin lui-même. Il l’invite d’un geste précis à monter dans la pirogue à l’avant et une fois chose faite exécute le même mouvement pour monter également à sa suite. Il prend place, lentement, ramant doucement pour avancer la pirogue vers la mer. « Il fait chaud mais beau, ce sera amusant. Tu voudras nager en pleine mer ? » qu’il demande, incapable de tenir en place. Il est vrai que partager sa passion est toujours quelque chose de libérateur, presque ancestral, comme son père l’a fait avec lui, avec ses propres sœurs et comme il le fera un jour avec ses enfants peut être. Une évidence.
† Game of survival †
Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 1921 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : tearsflight (avatar) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 615
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le Lun 13 Aoû - 21:41

   
Quel trésor d'or bleu
Ezra & James

   
« We have nothing to lose and a world to see. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Le soleil il était là. Les rayons qui se posaient sur ma peau. Le soleil qui était là étincelant. Le soleil qui était là à l'image même du dieu soleil. Ce n'était pas pour rien que c'était lui que nous prions. Ce n'était pas pour rien que des festivités se déroulaient lorsque il tapait le plus fort. Ce jour-là des combats au sein des arènes étaient organisées. Les gladiateurs qui se battaient pour vivre un jour de plus, pour la gloire, pour l'or. La foule en masse qui venait se tasser au sein de l'arène pour assister à ces combats souvent sanglants et brutaux. Une tradition au sein de la cité tout comme le festival des merveilles. Le dieu soleil était au coeur de ma vie alors que c'était sous ses rayons ardent que j'étais née, sous le feu que je pourrai mourir. La seule mort que j'acceptais. Ce n'était pas pour rien que je consacrais mes prières à ses personnes. Ce n'était pas pour rien que les marques sur mon corps étaient ardentes, enflammées. La chaleur dans laquelle nous étions habituées à vivre n'était pas comparable à celle-ci, bien plus fraîche dans un sens. Le soleil qui continuait d'illuminer mes journées bien que je ne m'étais pas dirigée vers le temple du feu. N'ayant pas ce prestige. Esclave là-bas. Mais des prières qui s'étaient réalisées au final alors que je ne pouvais que me rendre que oui, j'avais trouvé prospérité. Certes j'avais perdu Shanareth mais j'étais ici. Ayant été plus loin que je n'aurai jamais pu aller. Ayant pu fuir. Encore en vie. Un sourire aux lèvres alors que je m'étais arrêtée pour sentir les caresses du soleil sur ma peau.

Me sentant bien à vrai dire alors que je m'avançais vers la plage. Des pieds nus qui ne tardaient à sentir les grains de sable en-dessous d'eux. M'avançant vers la silhouette que je repérai près de l'eau. Une étendue d'eau captivante que je n'avais jamais pensé voir de mes propres yeux avant d'avoir trouvé aussi refuge. Une situation délicate alors que je n'étais pas des leurs, en fuite, mais auprès de certains j'avais pu de nouveau trouver la paix. Et ce n'était pas pour rien que je me dirigeais vers la plage ou en direction d'une silhouette que je reconnaissais. Ce que je n'aurai pas fait en temps ordinaire. Ce que je n'aurai jamais fait avant. Ce qui m'était impossible de faire sans connaître la personne face à laquelle j'avais face, sans avoir confiance. Il était difficile de faire confiance. Il était encore plus difficile de faire confiance avant au sein de la cité. Ce serait une erreur de faire confiance au premier venu, à un étranger. Il y avait trop de méfiance à l'égard des mercenaires mais aussi à de nombreuses personnes. Il y avait trop d'oreilles indiscrètes. Il y avait trop de haine, de violence, de colère. Il y avait toujours un tourbillon d'émotions. Le temps qui s'était écoulé avant que Shanareth ne puisse s'emparer de mon coeur. Autant de temps dont j'avais besoin souvent pour faire confiance. Il était difficile de croire que chaque personne était sincère, ne possédait pas de mauvaises intentions. Il y avait toujours une pointe de méfiance à l'égard des autres personnes, des autres tribus d'autant que j'étais en fuite. Quoique si j'étais en fuite, c'était aussi par là que j'avais pu découvrir que non les autres tribus ne ressemblaient pas à la mienne. Pas tout le monde n'était similaire aux rahjaks, ou aux mercenaires. Pas tout le monde ne se nommait Roan. Pas tout le monde n'était avide de sang ou trouver satisfaction dans la violence. Certains terriens qui évoluaient bien plus en paix. Non pas qu'un semblant de paix n'avait jamais régné au sein de la cité, dans un sens la paix régnait si on oubliait la répression, les châtiments courants, les combats dans les arènes, l'esclavage comme monnaie courante. Chaque détail qui comptait. Mais là encore, je n'avais pu que me rendre compte que les calusas étaient eux différents. James était différent. C'était vers lui que je me dirigeais alors. C'était lui qui m'avait donné rendez-vous. Peut être que cela serait un mensonge de dire que je lui faisais entièrement confiance. Je m'étais un petit peu confié à lui mais il ne restait pas moins que dans le fond il était un étranger autant que nous avons parlé, dansé ensembles. Il y aurait sans doute toujours une barrière. Il y aurait sans doute toujours une note de méfiance parce que cela faisait que depuis peu que je le connaissais, parce que j'étais en fuite ou même qu'il était difficile de faire aisément confiance. Cependant, je pouvais espérer qu'on devienne ami si ce n'était pas déjà en train d'être le cas. Un lien qui se consolidait et qui s'était bien plus consolidé lors de la fête donnée un peu plutôt au sein de son village. Lui qui n'avait pu que me guider au travers de son village, menant la danse alors qu'il m'initiait à ses traditions alors même que rien ne les y obligeait. Rien ne l'obligeant d'être gentil ou même d'accepter de m'emmener en mer. Pourtant il avait accepté et à cet instant, j'étais plus que jamais prête à le suivre dans cette journée qui s'annonçait riche en émotions.

M'approchant de lui le sourire aux lèvres non sans avoir pu remarquer les étincelles dans ses yeux. Un peu surprise quand il s'approcha pour m'enlacer mais n'en venant qu'au final à lui rendre la pareille. Ne m'étant figée que l'espace d'une seconde parce que je n'étais plus habituée aux contacts physiques. Me retrouvant moins confrontée à cette possibilité. Des contacts physiques cette fois-ci souhaitées, ce n'était pas comme au bordel ou que trop souvent l'une des uniques raisons pour lesquelles j'en étais venue à accepter un contact physique était en raison de la bourse d'or qui m'attendait. Une époque qui était non moins derrière-moi heureusement et une étreinte que je lui rendais avant de m'écarter doucement. Les rayons du soleil dansant autant sur mon visage. « Tu te sens prêtes ? Promis, on ira pas trop loin ! Je suis très heureux que tu viennes avec moi. » « Je le suis. » Lui faisant confiance pour nous mener au coeur de l'océan. Un océan dont je ne connaissais rien, que je n'avais jamais vu. Certes il y avait une petite boule d'appréhension alors qu'il était impossible d'en voir la fin, toutefois cette petite boule n'était rien. Ce n'était rien face à la peur qui pouvait exister à l'idée que les mercenaires me retrouve, ce n'était rien face à la peur qui était que trop souvent là. Heureusement moins présente. Ne me connaissant pas assez de ce côté, et ne pouvant que lui faire confiance à lui pour nous mener à bon port. Autant contente que lui de faire partie de cette expédition improvisée en mer. Ne m'étant jamais doué qu'un jour je pourrai aller là. Si j'avais pu tenter de m'embarquer sur un navire en arrivant pour fuir encore plus loin, cela n'avait pas été possible. Mais il m'était désormais possible de voir plus loin. Il m'était possible d'accéder à une étendue d'eau plus lointaine. N'ayant pas seulement eu la chance de m'être baignée dans cette eau, profiter du sable si ce n'était désormais que je pouvais voguer sur l'eau. Et je ne pouvais que le suivre, ne cherchant pas à me mettre en travers de son chemin. Ce que je ne fis pas car je ne connaissais rien aux gestes à adopter mais je ne pouvais que le suivre alègrement et monter avec agilité sur la pirogue. Me positionnant à l'avant comme il m'avait indiqué alors que je ne pouvais que voir qu'il avait le pied marin. Ce qui n'était pas mon cas. En équilibre l'espace de quelques secondes alors que je reprenais mon souffle avant de m'adopter au roulis des vagues. Ne connaissant rien aux navires, ne connaissant rien à cette étendue d'eau. N'en connaissant que des bribes. Et sans doute était-il ironique de croire que je pourrai mieux survivre vers là où j'étais née alors que j'avais manqué de mourir à la limite du désert. Ce qui aurait été regrettable alors que j'avais finalement réussi à m'enfuir. Mais le dieu du soleil avait entendu mes prières. N'expliquant pas ma rencontre avec Varghause en raison du destin. Une seule explication était possible, plus mythique certes mais non moins possible comme je l'estimais. Chacun qui avait besoin de croire en quelque chose, d'avoir la foi. Cette même foi qui me donnait la force de continuait et de sourire de plus belle.

Mon regard qui se tournait vers lui, le voyant ramer, nous propulsant à la force des bras. « Il fait chaud mais beau, ce sera amusant. Tu voudras nager en pleine mer ? »  « Ici la chaleur n'est rien comparée à celle que j'ai connu mais cela fait plaisir de voir le soleil. » Que de plaisir de le voir et de le sentir sur ma peau en effet. Mais autant que possible je ne pouvais que revenir sur sa dernière question, rougissant doucement.  « On risque pas de mourir noyés ? » Soudainement mal à l'aise parce que je ne savais pas réellement nager. Enfin rectification, j'avais appris un peu à nager grâce à Shanareth, ayant surmonté ma peur de l'eau grâce à la jolie brune. Cependant c'était une chose de nager au coeur d'un oasis que de nager au coeur de l'océan. Une étendue d'eau dont je ne pouvais cerner le fond, dont je ne pouvais voir le dessous. Et des bêtes qui en peuplaient le coeur, des bêtes que m'avait décrit James. Si j'avais retenu que certaines en particulier étaient comestibles, il y avait cette petite note de méfiance.  « Tu es certain qu'on peut pas se faire manger ? » Méfiante en effet face à mes possibilités de survivre dans l'eau. Certes il était là mais tout de même. Mon regard qui se reportait autant sur l'eau puis sur la plage qui se dressait un peu plus loin derrière-nous. Une avancée que certains pouvaient considérer comme lente mais il ne restait pas moins qu'au fil des vagues nous nous éloignons du rivage.

Mon regard qui se reposait soudainement sur lui. Des étincelles qui pétillaient. Ce qu'il en était alors que tout autant que lui au final je restais un enfant. Excité à l'idée de partager sa passion, d'en voir plus. Enthousiasme à l'idée d'aller plus loin et découvrir ce monde qui s'offrait enfin à nous. Si je ne doutais pas qu'il avait fait ce trajet des centaines de fois, il semblait tout aussi enthousiasme que moi à mon plus grand bonheur.  « Tu veux que je t'aide ? » Une note de curiosité alors que là aussi j'étais ravie d'apprendre. La possibilité de faire mes propres choix, de découvrir de nouvelles activités. Ce qui était possible ici. Azzura qui m'avait permis d'apprendre comment confectionner des bijoux. Il y avait tellement de choix, de possibilités qu'à chaque fois je pouvais me jeter sur l'ouvrage avec coeur et passion. Car ici, personne ne me donnait d'ordre, ne m'offrant que la possibilité de m'amuser comme je le voulais et d'être libre, tellement libre. Ce même sentiment de liberté alors grisant que je ressentais.  « Tu dois te sentir tellement libre sur l'eau. » Le sentiment donné alors qu'il n'y avait personne si ce n'était nous. Le bonheur et cet instant de sérénité alors qu'on pouvait s'offrir à l'horizon. Ne pouvant que garder les yeux grands ouverts alors que mon regard capturait chaque détail si ce n'était le reflet de la pirogue sur les vagues. Et me retournant soudainement vers lui, taquine, non sans prendre soin de ne pas faire renverser l'embarcation. « Tu rejoins des plus grandes esquisses parfois ? » Taquine alors qu'il fallait dire que c'était à quoi je m'attendais mais je me rendais compte au bout de quelques minutes que je préférai sans dire ce mode de transport maritime bien plus léger.

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le Dim 26 Aoû - 20:51
Quelle beauté, presque irréelle elle étend sa robe de gaze bleu sur le littoral. Resplendissante, chaque mouvement fait virevolter lentement, avec douceur, presque paresse la robe de soie, la couleur bleu ondulant sur les pourtours d’une peau de nacre. Une peau douce, presque parfaite qui complète les courbes si féminies. Lentement, les ondulations du vêtement se pose et la peau s’estompe un peu, parfois se dévoile dans un savant mélange pour attirer le regard. Il n’y a pas de danse plus agréable qu’un vêtement drapée parcourant les courbes d’une cuisse. La douceur du vêtement qui déroule lentement sa couleur dans une esquisse délicieuse. Un parfum fruité qui s’étend un peu plus à chaque mouvement, et le bruit presque indescriptible de sa splendide voix. Une douceur magique, qui ravie n’importe quel marin de son plus beau sourire. Puisqu’il en est ainsi avec cette demoiselle, aussi farouche, enivrante qu’intrépide. Une femme forte, câline qui berce quelques hommes dans ses draps chaque nuit. La journée plus clémente elle est propice à quelques caresses plus tendres, des soupirs plus ravissants encore et quelques mots d’amour. Enchanteresse elle sait comment séduire, son sourire paresseux parcours la vue de beaucoup d’hommes, rêvant d’aventure et de quelques temps de liberté. La liberté, ce goût si doux sur leur langue les pousse à n’importe quelle folie pour elle. Tendrement pourtant, elle est impardonnable lorsque son courroux se déploie. Puisque c’est une femme jalouse, incapable d’aimer un seul homme, mais jamais capable de supporter que les hommes qui l’aime se détourne d’elle, ne serait-ce qu’un instant. Revêche. James la contemple avec la même envie prenante que n’importe quel homme. Parfois quelque femme, car elle arrive à séduire la gente féminine aussi. L’océan, cette belle demoiselle a plus d’une qualité et d’un défaut.

Le temps est agréable, le jour idéal pour vénérer cette immensité. Pour partir à la quête d’un peu de soi ailleurs qu’ici. James aime ce temps, l’aventure incertaine et la promesse de quelques heures hors du temps. Seul l’astre solaire compte les accompagner et tout le reste disparaitra progressivement dans leur dors, pour un instant, ou l’éternité. Car il faut savoir rester humble, la demoiselle est une dame, une dame qui ne se laisse pas avoir. Parfois, quelques beaux rêveurs y laissent leur amour et leur vie, aux grés des vents et des marées. C’est là toute la rigueur d’aimer pareil personne, savoir l’aimer avec humilité. Sachant que parfois, elle est capable de nous anéantir.

La pirogue est prête et l’arrivé de sa récente amie, Ezra annonce bientôt le départ. Il s’occupe quelques minutes de resserrer quelques nœuds de cordes et se retourne vers son amie. Il l’apprécie pour toute la force dont elle fait preuve. Elle n’a pas besoin avec lui de parler de son passé, il y à des choses qui se ressentent. Comme son amour pour la mer. Il aime être à ses côtés, c’est simple, d’une évidence presque amusante. Elle, fille du feu, fille du désert. Lui, fils de l’océan, fils de pêcheur. Il semblerait que ce soit presque amusant qu’une rencontre aussi…improbable donne lieu à ce genre de rencontres. La demoiselle est bien différente de Jamie et parfois c’est ce qui nourrit les meilleures amitiés.

Lentement, il monte en pirogue avec elle, commençant à pagayer vers l’horizon. Le temps est propice à aller en pleine mer, et il souhaite de tout son cœur lui montrer les beautés de ces coins. Le début est un peu difficile, ils sont face au vent, donc à contre-courant, la nécessité de bien pagayer est importante pour qu’il ne se retourne pas avec la force des vagues. Il a l’habitude, comme de respirer.
« Mourir noyés tu dis ? Non, je sais nager… » Il n’a pas envie de lui faire peur. Bien sur que cela arrive et plus souvent qu’on ne le croit. Son propre père, pêcheur a faillit plus d’une fois ne jamais revenir. « La mer est capricieuse tu sais, on ne peut pas tout prévoir. » Pas même de revenir au soir, bien sûr, ce soir comme chaque fois, il compte bien revenir. Il faut savoir anticiper les désastres, mais vouloir les contrôler serait futile. « Part toujours prévoyant, mais ne part jamais gagnant. J’ignore si tu comprends un peu l’idée… » Son père lui disait toujours cela. Anticiper le pire mais ne jamais se montrer trop fier, trop convaincu que nous sommes les meilleurs. Pas même si vous avez naviguer pendant cinquante ans de votre vie. Puisque la demoiselle est plus farouche encore et jalouse.

L’avancée est lente mais elle parvient à leur montrer un petit peu plus d’étendue d’eau saline. « Prends la rame, pagaye avec moi. Ce n’est pas dur, suit mes mouvements et prend le même rythme que moi. Si tu n’y parviens pas, dis-moi de ralentir d’accord ? » Il veut lui faire expérimenter cela, car voir les paysages qu’il a l’habitude de voir demande beaucoup d’effort. C’est ce qui fait de ces instants les plus beaux à ses yeux, il peut être reconnaissant de l’effort qu’il a fournit pour enfin arriver vers le réconfort.

Aujourd’hui, il compte l’emmener en pleine mer puis vers une petite baie tout au nord vraiment magnifique mais accessible que par voie navigable. Ce sera sa récompense à elle, s’ils parviennent jusque là évidemment. Ils ne sont pas pressés de toute manière, ils doivent simplement revenir avant que la nuit ne tombe. Car malheureusement, naviguer en pleine nuit est très désagréable et angoissant. « Je me sens plus que libre sur l’eau tu sais… » qu’il parvient à dire tout en pagayant. Il la fixe lentement pour observer son rythme, parfois la corrige d’un mot ou deux, rien de plus. « Pour moi c’est le seul endroit où j’arrive à réfléchir vraiment. Quand je suis amoureux…malheureux, c’est pareil, je viens ici. Je navigue, je nage, je pêche…peu importe tant que c’est dans l’océan. » Comme une sorte de mère, qui le console à chaque fois. Récemment il est venu pour penser à son amour pour Adriel, bel inconnu rencontré sur la page avec qui il a passer une soirée. Parfois il vient pour penser à sa petite sœur, Argane.

Il écoute sa question et tente d’y réfléchir une seconde, se concentrant également sur ses gestes. « Pas souvent non, pourquoi ? » Il sourit et se penche en avant pour replacer son poignet pas très bien mis et lui éviter une douleur inutile. Il en profite pour l’éclabousser un peu en riant. Ils ont dépassé le plus dur, ils peuvent se reposer un tout petit peu, pas trop pour ne pas dériver. « Pour le moment, ça te plait ? » qu’il demande, posant sa rame sur le côté pour apprécier le moment. D’une main qu’il plonge dans l’eau, il se mouille le visage, appréciant la senteur, la texture, tout.
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Septembre 2117 - Quel trésor d'or bleu...[Ezra et James] Empty Re: Septembre 2117 - Quel trésor d'or bleu...[Ezra et James]

le Mer 29 Aoû - 21:39

   
Quel trésor d'or bleu
Ezra & James

   
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Si j'étais enthousiasme, il y avait cette pointe d'appréhension à l'idée de finir dans l'océan. Ne voulant pas mourir. « Mourir noyés tu dis ? Non, je sais nager… » S'il savait nager, il ne restait pas moins que ce n'était pas mon cas. Enfin je savais nager légèrement mais sans doute pas aussi bien que lui. Plus inquiète que lui à l'idée que l'on puisse trouver une mort fatale au fond de l'océan, qu'on puisse être entraîné vers le fond jusqu'à manquer d'oxygène et mourir noyé. Ce que je ne voulais pas. Ce que je préférai éviter. Et si je tentais de chasser cette part de risque, il ne restait pas moins que je ne pouvais pas m'empêcher de me mordiller la lèvre inférieure. Une petite note d'inquiétude prononcée bien que je ne pouvais que tenter de me concentrer sur ses mots, sur le fait qu'il tentait de me rassurer. « La mer est capricieuse tu sais, on ne peut pas tout prévoir. » « On ne peut jamais tout prévoir. » Il avait raison. Il y avait des variables inconnues à l'intérieur. Il y avait des questions qui existaient dont on ne pouvait avoir la réponse. Personne ne savait de quoi le lendemain serait fait quand bien même on pourrait le vouloir. Ne pouvant savoir ce qui se passerait demain bien que là encore, il était possible de planifier certains événements. Comme celui-ci. Certains qui étaient, restaient bien plus rassurants. « Part toujours prévoyant, mais ne part jamais gagnant. J’ignore si tu comprends un peu l’idée… » « Je crois... » Ne pouvant en être tout à fait certaine alors que je ne prévoyais pas tout. Toutefois je pouvais comprendre son ressenti, le fait que non nous n'étions pas toujours gagnant. Je l'avais vu. Et il semblait lui aussi parler d'expérience. Mais au-delà de ce fait, de ce doute, je restais enthousiasme à l'idée d'embarquer dans cette nouvelle aventure.

Une aventure qui s'annonçait peut être mouvementée. La météo qui n'était pas entièrement de notre côté. La barque qui avançait lentement. Et je ne pouvais que proposer mon aide. « Prends la rame, pagaye avec moi. [...] Si tu n’y parviens pas, dis-moi de ralentir d’accord ? » Ce qui ne devait pas être plus difficile que de coudre bien qu'au départ mes mouvements ne furent pas réguliers. Au départ il n'y eut aucune synchronisation, donnant l'impression qu'il était le seul à continuer de pagayer malgré mes efforts. Tentant non moins de prendre le rythme à chaque coup de rame. Ce qui était le cas, ce qui était en train de se passer. Reprenant ma respiration avant de plonger de nouveau la rame dans l'eau. Ainsi, si dans un premier temps mon regard était posé sur la rame, concentrée sur les mouvements que j'exerçai pour ne pas tout gâcher, j'en venais petit à petit à me détacher de ce spectacle. En venant à m'en détacher pour observer le paysage autour de moi.

Une étendue d'eau qui nous entourait. Fascinant. Là était le terme alors que je reprenais mon souffle avant de replonger la rame dans l'eau. « Je me sens plus que libre sur l’eau tu sais… » Un hochement de tête rapide alors que je tentais à vrai dire de rester concentrée. Une position que je rectifiais aussitôt dès lors qu'il m'en faisait la demande sans protester. Que ravie d'apprendre du maître. Ce qu'il était alors qu'il semblerait qu'il ne pouvait échapper à l'appel de l'océan. « Pour moi c’est le seul endroit où j’arrive à réfléchir vraiment. Quand je suis amoureux…malheureux, c’est pareil, je viens ici. Je navigue, je nage, je pêche…peu importe tant que c’est dans l’océan. » « As-tu déjà eu le coeur brisé en mille morceaux ? » J'avais l'impression que c'était le cas autant que je pouvais comprendre son besoin de trouver un échappatoire, un jardin secret. N'en n'ayant jamais réellement eu. Ayant trop souvent considéré la cité comme étouffante, comme une prison. Mais si ma cage était encerclée de barreaux dorés, ma vie là-bas était aussi composée de bons souvenirs. Des souvenirs qui restaient. C'était tout ce qu'il y avait à la fin même si certains avaient un goût plus amer que d'autres à vrai dire.

Une conversation que je voulais garder légère alors que je lui posais de nouvelles questions. Curieuse d'en savoir plus sur son mode de vie, sur ses traversées en mer particulièrement. Des questions auquel il répondait toujours sans hésiter, là pour nourrir les points d'interrogation qui naissaient dans mon esprit. « Pas souvent non, pourquoi ? » « Par curiosité.. vous faites bien du commerce avec d'autres tribus ? » Bel et bien curieuse. Des connaissances que je pouvais que vouloir acquérir alors que d'un autre côté je restais bel et bien perdue. Ayant toujours cette petite voix pour me souffler qu'à la fin de la journée je restais ignorante comme au sein de la cité. Ce que je ne voulais pas autant que je voulais conserver ma liberté d'agir, un choix. Des pensées que je taisais alors que surprise par les éclaboussements, je me retournais à mon tour pour l'asperger. Mon rire qui ne tardait à se joindre au sien. La bonne humeur qui était là régnant, alors que j'étais plus qu'heureuse de le considérer comme un ami. « Pour le moment, ça te plait ? » « Oui. » Un simple mot que sincère pour décrire cette vérité. Je m'amusais réellement, heureuse de me retrouver en sa compagnie quand bien même je pouvais avoir quelques difficultés à manier l'embarcation, que mes bras risquaient de souffrir à la fin de la journée.

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Septembre 2117 - Quel trésor d'or bleu...[Ezra et James] Empty Re: Septembre 2117 - Quel trésor d'or bleu...[Ezra et James]

le Dim 14 Oct - 19:52
Naviguer dans cette étendue marine avec son amie est d’une douceur infinie. Il se sent à l’aise et très vite leur progression les mène vers une crique bien plus agréable. James en profite pour partager avec elle cet amour de l’océan, sa vie quotidienne. Il ne sait pas réellement ce qu’il ferait sans tout cela, ce que sa vie serait sans cette passion qui le gagne chaque jour. Peut être aurait-il été différent au sein d’une cité Rahjak. Il aurait pu être l’exemple type du guerrier très doué, plein de muscles et d’une sévérité bourrine mais fidèle à la pensée très…stricte qu’un guerrier possède. Il aurait été un homme moins doté de cette sensibilité, passant ses journées à batailler plutôt qu’à pêcher. Il ignore ce qu’aurait été sa vie dans un climat et un contexte politique différent.
Il continue ainsi doucement à pagayer, discutant tranquillement avec la demoiselle. Il semblerait qu’elle ait un peu de mal à prendre le rythme au début, mais très rapidement elle arrive à tenir un rythme correct faisant avancer la flotte vers un lieu plus simple, bravant les remous des vagues avec plus de facilité. Evidemment, pour James, vivre tout cela relève d’une habitude évidente. C’est une sensation presque innée et il a l’impression de devoir faire tout cela sans même réfléchir. Il a l’habitude de faire cela, comme respirer ou manger.

La question de la jeune femme le surprend assez pour qu’il sourit et réfléchisse, cessant de pagayer au milieu de l’étendue d’eau saline. « Je…il y à quelques années, j’ai aimé un homme. Il s’appelait Rygh, il était guerrier chez les pikunis. On s’est rencontré à la suite d’un échange de poissons, j’ai passé la nuit avec lu. Puis plusieurs nuits. Il était beau, terriblement doué à l’arc… » Il sourit en y repensant, Rygh est magnifique, le type de personne rayonnante qui vous donne en vie de vous battre pour lui.

Il perd doucement son sourire et fixe la jeune femme un peu triste : « Il est mort à la guerre, il y à quelques années en arrière contre le skaikru. » Il soupire, se passant une main humide dans les cheveux. Tout cela, il ne l’a jamais dit, à personne, pas même à sa famille. Parce que cet amour est un amour fort qui s’est tarit par la mort. Longtemps, James a eu du mal à s’en remettre. Il se souvient avoir pris la pirogue pour venir par ici plusieurs fois, finissant en larmes à crier et expier toutes les peines qu’il avait alors.

« C’était il y à un moment, depuis j’y repense par moments. Mais Rygh était…trop prétentieux au combat, il tentait la mort. Oui, quand je viens ici je pense à lui, mais je pense que…récemment j’ai retrouvé l’amour. »

Il sourit en coin, pensant au bel Adriel, l’exact opposé de Rygh, trop renfermé, trop solitaire mais qui pourtant est d’une douceur incroyable par moment. Il ne sait pas vers où tout cela va le mener, mais il ne compte pas rester fermé sur son amour passé et mort. Cela ne servirait à rien.
« Et toi ? Tu as eu le cœur brisé ? » Puisque tout le monde est passé par là un jour, c’est tragique mais c’est une réalité bien vivante. Parfois, cela nous permet de nous reconstruire, d’être qui l’on est maintenant. Il se demande s’il aurait été le même homme, si mélancolique, avec cette passion pour l’art sans Rygh. Il sourit, éclaboussant la demoiselle pour dédramatiser tout cela.

Après tout, la vie est courte et cet instant est beau, riche du présent. Il leur permet de se construire des souvenirs pour toute une vie, autant en profiter. Il sourit puis décide de plonger dans l’eau pour se baigner, faisant tanguer la pirogue par son mouvement.
« Aller viens dans l’eau ! Oui on fait beaucoup de commerces, j’avoue que c’est pas la partie que je préfère mais, comme je travaille avec mon père, il s’en occupe et moi je pêche. Il préfère moins pêcher, vu qu’il vieillit un peu. »

Un arrangement utile en finalité, il pêche et son père se charge de la partie qu’il déteste. Ils s’en sortent plutôt bien en faisant cela depuis quelques années. « C’est pas une vie simple mais elle me plaît. Toi, tu aimes ta vie calusienne ? J’aime bien être avec toi, j’ai pas beaucoup d’amis finalement. »
† Game of survival †
Ezra Aerys
DATE D'INSCRIPTION : 28/02/2016 PSEUDO/PRENOM : Glacy MULTICOMPTES : Chris Wilson MESSAGES : 1921 CELEBRITE : Jessica Parker Kennedy COPYRIGHT : tearsflight (avatar) METIER/APTITUDES : esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée TRIBU : Rahjak POINTS GAGNES : 615
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le Lun 15 Oct - 11:44

   
Quel trésor d'or bleu
Ezra & James

   
« We have nothing to lose and a world to see. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Se retrouver au milieu de l'océan qui nous poussait à être potentiellement plus nostalgique, nous retrouvant à parler de nos amours perdus. Ecoutant James alors qu'il prenait la parole pour me parler de cet amour qu'il avait perdu. Qui l'aurait cru. Un sourire qui flottait facilement sur ses lèvres dès qu'il s'était mis à en parler avant que son regard ne se teinte de tristesse. Comprenant aussitôt que cette histoire ne s'était pas terminée positivement. S'il avait un fait que j'avais appris était que bien trop souvent les histoires même les plus romantiques ne se terminaient jamais sur une note positive. La mort qui s'était emparé de lui. Il n'y avait que les souvenirs qui restaient. Une guerre que je n'avais jamais entrevu, seulement entendu les échos. Les premières pertes. Les premières conséquences de l'arrivée de ceux venus du ciel qui furent brutales. « C’était il y à un moment, depuis j’y repense par moments. Mais Rygh était…trop prétentieux au combat, il tentait la mort. Oui, quand je viens ici je pense à lui, mais je pense que…récemment j’ai retrouvé l’amour. » « La mort n'a aucune pitié... mais que veux-tu dire par le fait que tu penses avoir retrouvé l'amour ? auprès de qui ? » Ne pouvant m'empêcher. L'amour qui remplaçait de nouveau la tristesse. La nécessité de retrouver le réconfort, ce sentiment de chaleur et d'apaisement. Curieuse de savoir qu'elle était cette personne qui lui avait permis de sourire de nouveau. Car de nouveau ses yeux brillaient. Personne ne s'emprisonnait dans la mort, ou dans le chagrin, tôt ou tard la vie reprenait son cours. « Et toi ? Tu as eu le cœur brisé ? » Mon visage qui se renfermait à son tour parce qu'il n'était pas le seul à avoir souffert, excepté que c'était mon choix. « J'imagine qu'on s'est brisé tous deux nos coeurs. » Ce qui s'était passé. Chacun avait brisé le coeur de l'autre. Chacun avait ses torts mais chacun avait fini par accepter la réalité tantôt. « Mais autant que peut être c'était une histoire impossible depuis le début, chaque seconde en valait la peine. » Peut être qu'en effet l'histoire n'en valait pas la peine, était impossible depuis le début. Etre une esclave et aimer un mercenaire n'était pas l'une des relations favorisées, qui s'écrivait facilement au sein de la cité rahjak. Tout était plus compliqué là-bas. Mais je savais aussi que cela en valait la peine. Chaque seconde passée à souffrir et à aimer en valait la peine jusqu'à la fin.

Esquissant toutefois un sourire alors qu'il m'éclaboussait. Toujours la vie reprenait son courbe. Bien plus rapide alors que déjà il plongeait dans l'océan. Plus hésitante que lui. Ce n'était pas comme à l'oasis. C'était un océan. Pied je ne l'aurai jamais. Nécessitant de m'affranchir de cette peur. « Aller viens dans l’eau ! Oui on fait beaucoup de commerces, j’avoue que c’est pas la partie que je préfère mais, comme je travaille avec mon père, il s’en occupe et moi je pêche. Il préfère moins pêcher, vu qu’il vieillit un peu. » « Tu préfères pêcher seul ? » Pouvant comprendre qu'il soit moins attrayé par l'idée d'échanger avec les autres alors qu'au contraire, enfermée dans la cité sans la possibilité pour dire de communiquer avec l'extérieur, j'étais curieuse d'en savoir plus. J'étais bien plus curieuse de savoir ce qui se passait autour, et d'échanger comme je le faisais maintenant. « Tu m'empêcheras de me noyer j'espère ?! » Mon regard qui s'était de nouveau posé sur lui et sur l'étendue d'eau, alors que j'étais toujours un peu curieuse de savoir ce qui se passer. Réellement hésitante, bien que j'étais tentée de l'imiter bel et bien. « C’est pas une vie simple mais elle me plaît. Toi, tu aimes ta vie calusienne ? J’aime bien être avec toi, j’ai pas beaucoup d’amis finalement. »« C'est différent mais j'aime bien oui, ce mode de vie. C'est plus tranquille... » C'était différent mais cela me convenait. Une vie plus paisible, où j'étais plus libre. Peut être une vie plus solitaire mais au moins la peur disparaissait. Heureuse de découvrir ce monde, d'être là. Heureuse de passer du temps avec lui. « Et je suis heureuse de l'être. » Heureuse d'être son amie en effet. Les minutes qui passaient avant que je n'en vienne de nouveau à me décider. Décidant de plonger dans l'eau à mon tour. Le contact avec l'eau avant que je n'en vienne à remonter à la surface pour reprendre ma respiration. Battant des jambes alors que je reprenais mon souffle de nouveau. Tentant de trouver une certaine stabilité, de m'assurer que je n'allais pas me noyer. Tentant de me rappeler les gestes que je n'avais exécuté qu'une voix non sans m'accrocher premièrement au long de la pirogue. « ... je peux le faire. » M'encourageant alors que je n'avais pas cette même aisance dans l'eau que le pêcheur, James. Je n'étais pas aussi à l'aise mais je pouvais tenter de nouveau alors que les conseils donnés par Shanareth flottaient dans mon esprit. Paraissant plus difficile d'effacer les souvenirs des amours passés qu'il n'avait intenté de le faire.
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le Lun 17 Déc - 14:06
Parler de Rygh n’est pas une chose facile. L’amour est une chose délicate, qui laisse parfois une trace amère sur les lèvres. Parfois son goût sucré camoufle bien les pièges qui peuvent résidés dans ce doux baiser. Evidemment, Jamie est un homme très fleur bleue, plein de cet amour qu’il partage avec les autres. Il ne sait pas faire autrement, il donne tout son amour avec une passion dévorante. Sa famille s’en rend bien compte, son petit frère toujours dans ses pieds, sa sœur Argane, avec qui il a une affection particulière. Son autre sœur également, bien qu’un peu moins. Le pêcheur est un homme aimant, qui aime l’amour et être aimer.
Bien sûr, la mort de cet homme, a fait grandir une forme de désespoir qu’il a gardé bien au chaud pendant longtemps. On ne demande pas à un homme comme lui d’arrêter d’aimer. C’est trop compliqué, trop douloureux. Parce que l’amour est une caresse souveraine, qui vous donne l’impression d’être la personne la plus importante au monde. Dans les yeux de Rygh, parfois il avait l’impression de cela. L’impression d’être bien plus que ce petit sculpteur, artiste à son temps perdu qui traîne toute la journée dans l’océan. Il avait l’impression d’être plus, une étoile qui guidait ce guerrier. Etre aimé, c’est une sensation agréable, ça vous donne l’impression de tout vaincre. Le pouvait-il ? Peut-être que oui.
A sa mort, le monde sur lequel il s’est reposé s’est creusé et il a dû jouer avec les pensées abjectes qu’amène la douleur, la déprime et l’envie de se laisser porter lui aussi par la mort. Parfois il y pense, se disant que sur ce champ de bataille, face à ce skaikru, il aurait pu connaître le même sort. Il n’arrive pourtant pas à en vouloir à ce peuple, un cœur trop généreux et bon pour blâmer tout un peuple. Après tout, la guerre a eu lieu des deux côtés, tout le monde a connu des pertes.
Observant le paysage autour de lui, il sourit, repensant à ce nomade dont il ignore tout mais dont il connaît beaucoup déjà. « J’en sais rien, pour l’instant c’est trop tôt pour le dire. Un nomade…il vit seule. Adriel. » Peut être le connait-elle ? Ce serait surprenant, Adriel est un homme discret, pas facile à débusquer surtout s’il ne se laisse pas approcher. Pourtant, il semble que de manière surprenante, tous les deux soient attirés comme des aimants. C’est un jeu amusant, son bel inconnu lui rendant visite avec discrétion mais étant là, alors qu’il semble si peu…enthousiaste au contact social.

Discuter des histoires de cœur avec sa nouvelle amie est quelque chose de très agréable. Il ne peut pas le faire avec n’importe qui. Il faut dire qu’il n’a pas beaucoup d’amis en réalité…Rencontrer Ezra, une outsider un peu comme lui est sans doute la plus belle rencontre qu’il a faite depuis longtemps. « Toi aussi, tu retrouveras l’amour j’espère. » Qu’il dit en souriant. Puisque l’amour est forcément quelque chose de beau à ses yeux.

Pas le temps de plus discuter, il saute à l’eau, laissant la pirogue voguée par les mouvements des vagues à côté de lui. Il se débrouille comme un poisson dans l’eau et de toute façon, ils ne sont pas bien loin du rivage de la crique. Il adore se baigner, il adore l’océan. Il sourit amusé de la réponse de son amie et l’arrose un peu avec de l’eau, lui faisant signe d’une main :

« Aller viens, je te promets de te sauver. »

Il comprend, cette forme d’humilité et de déférence face à l’océan. Le plus crétin serait celui qui pense maîtriser une pareille entité. Tandis que celui qui a peur, connaît les dangers et sait ce qui peut se dérouler. En un sens, il préfère que son amie ait peur de se baigner qu’elle soit inconsciente et casse-cou. Néanmoins, cette peur il faut apprendre à l’appréhender, vivre avec et la vaincre. Se donner les moyens de ne jamais la frôler de trop près.

« Puis, l’eau est plutôt bonne. » qu’il dit, l’aspergeant à nouveau d’eau en rigolant. Il tente de réfléchir à sa question. Il ne sait pas bien s’il préfère pêcher seul ou non. « J’aime pêcher seul c’est vrai, mais à plusieurs c’est bien aussi, il faut savoir varier les plaisirs. »

Alors qu’il pensait qu’elle ne sauterait jamais, il voit la jeune femme se lancer, s’accrocher à la pirogue pour ne pas couler. Il sourit, approche et nage près d’elle pour être une présence rassurante. « Tu as réussis. » Il ne compte pas vraiment la pressée, il attend qu’elle prenne ses marques. L’océan est un trésor, il faut juste savoir comment le prendre.

« Tu as fait le plus dur. Regardes autour de toi… »
Il sourit, ses yeux bleus réfléchissant le bleu plus foncé de l’océan.
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le Lun 17 Déc - 21:56

   
Quel trésor d'or bleu
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« We have nothing to lose and a world to see. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]L'amour qui nous faisait traverser bien des épreuves, nous rendant plus grand, nous donnant l'impression d'avoir des ailes. Il l'avait connu. Je l'avais connu. Ce qui ne voulait pas dire qu'aucun d'entre nous ne le connaîtrait pas de nouveau. Ce qui ne voulait pas dire qu'aucun de nous deux ne connaîtrait pas ce même amour passionnant, enivrant. Il n'y avait rien de plus beau et de plus effrayant. Et aucun de nous deux n'était enchaîné à voir notre coeur être volé ne serait-ce qu'une seule fois. « J’en sais rien, pour l’instant c’est trop tôt pour le dire. Un nomade…il vit seule. Adriel. » Souriant. Un nom que je ne connaissais pas. Un homme que je ne connaissais pas. Toutefois ce n'était pas pour cette raison que je souriais, si ce n'était pour cet éclat qui venait d'apparaître dans le regard de James. Il lui restait d'attendre pour le voir. Ne pouvant que sourire alors qu'il n'y avait rien de plus vibrant que l'amour et rien de plus douloureux. Pour autant, chacun n'en venait qu'à se relever. Ne disant rien non plus sur le fait qu'il soit attiré par les hommes. Ne pouvant le juger alors que j'avais été autant attirée par les hommes que par les femmes. Ce qui ne voulait pas pour autant dire que l'homosexualité était bien vue au sein de la cité. Bien au contraire. Un sujet qui était plus proche du tabou que de jamais. Ce qui ne voulait pas autant dire que les règles s'appliquaient de la même manière au sein des bordels. Une relation qui n'avait pas non plus été criée sur les toits, encore moins alors que mon coeur avait craqué non pas tant pour une de mes clientes au sein du bordel, que pour une mercenaire, une rivale de Roan, une femme. Tant de raisons pour garder cette relation secrète. Une relation qui l'était restée. Des moments volés, plus convoités que jamais, partagés entre nous deux. Des moments que j'avais chéris. Des moments que je ne pouvais que désormais que chérir au-delà de mes souvenirs. Mais il n'en restait pas moins que d'un point de vue plus général, je ne pouvais être choquée. Ne l'étant pas face à ses mots, ni surprise. Le coeur désirait ce qu'il désirait. Les règles qui gouvernaient nos coeurs bien différentes de celles de la raison. De simples mots qu'il avait prononcé qui suffisait non moins à pouvoir convaincre les plus réticents que l'amour pouvait être trouvés de nouveau. Ne pouvant qu'attendre pour être vu non moins.

La discussion qui s'effaçait face au désir de James de rejoindre l'océan. Lui dans son milieu comme un poisson dans l'eau, ce qui était bien loin d'être mon cas. Bien plus effrayée. Et si je ne pouvais que tenter de plaisanter, il ne restait pas moins que j'étais de nouveau sur mes gardes. Toutefois ce n'était peut être pas tant de la peur que je ressentissais, qu'un instant d'appréhension, futurant l'adrénaline dans mes veines. « Aller viens, je te promets de te sauver. » L'hésitation visible sur mon visage alors qu'il tentait de m'encourager, m'éclaboussant autant. Ce n'était qu'une question de minutes sans aucun doute mais au sein de mon esprit elles paraissaient interminables. Le dieu du soleil qui n'était pas là-bas en pour me sauver. Mais je ne pouvais que prier pour qu'il me donner sa force, pour qu'il me donne le courage de sauter. Et sauter, je finissais par le faire. Sautant dans l'eau sans doute d'une manière bien moins élégante que James. M'enfonçant dans l'eau avant de remonter à la surface. Tentant de trouver un élan de stabilité sans paniquer. Un regard qui s'était aussitôt posé sur James d'ailleurs pour m'assurer qu'il était à quelques pas, serait en effet là pour me sauver si besoin. Ce que j'espérai de lui. « Tu as réussis. » M'efforçant de sourire. Il avait raison. Je l'avais fait. Je m'étais jetée à l'eau. Ayant sauté au coeur de l'océan. Et une part de mon cerveau qui avait sans doute toujours peur d'être aspirée dans ses profondeurs. Néanmoins, je m'efforçais de prendre mes marques, de suivre ses conseils. « Tu as fait le plus dur. Regardes autour de toi… » Et je m'exécutais. Et doucement, souplement la peur laissait place à l'émerveillement. La difficulté de faire autrement alors qu'il était difficile d'autant plus de ne pas se laisser envoûter, de ne pas se laisser hypnotiser par le spectacle offert à nos yeux. Certes le spectacle ne serait jamais aussi beau que l'étendue de sable sans nom qui entourait la cité du dieu du soleil, mais il était aussi facile de se laisser tenter. Il était facile de pouvoir comprendre la passion du calusa pour cette beauté sans nom aussi belle que foudroyante. « Tu as raison, c'est précieux. » De ces lieux qui n'avaient aucun prix. Ces lieux que les regards ne pouvaient que vouloir capturer en photo. Ces lieux qu'on espérait qu'ils seraient préserver jusqu'à la fin du monde tant ils étaient sublimes. Me laissant glisser sur le d'eau, étendant les bras en étoile de mer pour me laisser flotter dans l'océan. Ne sachant si cela était la meilleure solution alors que je ne savais pas tant nager qu'un peu que patauger, mais pendant l'espace d'un instant face à l'étendue de l'eau, du ciel, face à l'horizon, je me laissais dérivée, libérée.

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le Mar 5 Fév - 16:45
L’eau est un peu froide. Peu importe, le soleil berceau de la vie brille de mille feux sur les eaux turquoise miroitant des secrets que seuls ceux qui prennent le temps de les regarder comprennent. C’est cette simplicité-là qui plait à Jamie. Comme la promesse d’un sourire, la lueur dans le regard de quelqu’un que l’on aime. Pour rien au monde il ne se libèrerait de ce trésor, incapable de se détacher de cela.

Il tente le plus possible d’être humble face à l’immensité de l’eau. Comprendre que tout cela est un trésor dont la richesse n’est qu’occasionnelle et qu’à tout moment elle peut être prise, comme ça, sans préavis. C’est après tout le récit infini de la vie, ce qui la rend aussi belle et savoureuse. Savoir que l’on possède quelque chose pour une durée déterminée et qu’il faut l’apprécier en cela. Pour sa rareté.

Laisser la jeune femme découvrir ce monde c’est aussi une manière de lui faire découvrir un petit peu de ce qu’il est. Lui faire voir la douceur de son caractère, la rareté de ces instants précieux qu’il vole au temps quand il s’évade. Il ne se laisse pas approcher si aisément, rare sont ceux qui ont pu partager un instant comme celui-ci avec lui. Ezra en est l’une des chanceuses et la voir s’épanouir après avoir eut peur dans l’eau, est vraiment plaisant.

« Oui c’est précieux. » qu’il dit, un sourire dans la voix et sur les lèvres. Son regard vert miroite avec les couleurs de l’océan plus foncé, observant la beauté brune face à lui en se disant que finalement, il est content de l’avoir rencontré presque par hasard ce soir-là. « Il faut juste savoir bien regarder. Suis-moi. »

Sans préavis de nouveau il plonge en prenant son souffle, tenant la main de la demoiselle. Si elle trouve la surface belle, elle trouvera les tréfonds bien plus beaux. Puisque la vie qui s’y déroule juste en bas est d’une pureté que seuls les calusas semblent voir. Peut être que c’est prétentieux de penser ainsi, les autres peuples ont leurs trésors. Qu’il lui tarde de découvrir ! Il ne peut pas s’empêcher pourtant de se dire que les rivages qu’ils ont, qu’ils habitent en accord avec la nature sont les plus beaux et qu’il faut les chérir.

Une fois sous l’eau, il avance en nageant, libérant la main de son amie pour lui laisser l’opportunité de nager convenablement. L’apnée a ses limites, ils ne peuvent pas rester plus de quelques secondes sous l’eau ce qui est pourtant suffisant pour s’approcher d’un récif coralien magnifique. Se redresser, remonter à la surface. Récupérer son souffle. Un, deux, trois. Replonger plus bas, emprisonnant son souffle pour admirer avec les yeux. Malgré les larmes de sels. Malgré la brulure du sel dans les rétines, admirer ce spectacle sous-marin, dix ou vingt secondes. Puis recommencer une dernière fois, juste pour s’assurer que tout cela n’est pas un terrible mirage.

Une fois à la surface de nouveau, James sourit. « Alors ? Tu aimes ? Si on allait sur le rivage histoire de manger un bout ? On l’a mérité. » Il sera alors déjà temps de faire machine arrière pour ne pas se laisser prendre par l’obscurité. Peu importe, l’instant est volé et sublime.
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le Dim 10 Fév - 12:35

   
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Ce moment qui était précieux. Les endroits comme celui-ci qui étaient précieux. Et parfois c'était quand on perdait quelque chose, quelqu'un qu'on se rendait encore plus à quel point on tenait à eux, à quel point les instants avec étaient précieux. Apaisée alors que j'étais en sa compagnie. Apaisée alors que je ne pouvais que sourire facilement. Vainquant ma peur alors que doucement je prenais mes marques dans cet élément qui me paraissait si étrange, si différent. Un autre monde. « Oui c’est précieux. » Ne souriant que de plus belle en le voyant si à son aise. Il était dans son élément. Bien plus qu'il ne l'était. Il paraissait lui aussi détendu. Un moment qui resterait marquer dans mes souvenirs c'était certain.

Et à vrai dire nous étions encore qu'à nos débuts. James qui reprenait la parole soudainement. « Il faut juste savoir bien regarder. Suis-moi. » N'ayant le temps de pousser un cri. N'ayant le temps de protester. N'ayant le temps de lui dire que c'était une mauvaise idée. N'ayant le temps de lui dire que nous allions certainement mourir si nous plongions. N'ayant le temps de lui dire que je ne pourrai jamais respirer si je plongeais sous l'eau. James qui me prenait au dépourvu et ne permettait pas à mon anxiété de s'installer. A vrai dire, je n'eu que le temps de reprendre mon souffle à mon tour alors qu'il m'entraînait sous l'eau. Sa main que je ne lâchais pas. Sa main que je ne lâchais pas avant d'être vraiment sous l'eau, qu'il n'en vienne qu'à la lâcher lui. N'ayant le temps de m'agiter pour remonter à la surface et reprendre mon souffle aussitôt. Ce que je n'eus l'opportunité de faire alors qu'une fois ma tête sous l'eau, qu'une fois emportée dans les profondeurs mes yeux ne purent que s'agrandir face à la beauté des fonds sous-marins. Si j'aurai pu parler, si j'aurai été certaine que je pourrai respirer sous l'air comme je le pourrai à la surface de la terre, sans doute me serais-je exclamée mais là ne fut pas le cas. Laissée bouche-bée dans un sens ou muette alors que je ne pouvais que regarder les yeux grands ouverts les merveilles qui se trouvaient au coeur de l'océan.

Au lieu de remonter à la surface comme j'aurai cru que je l'aurai fait aussitôt, je ne pouvais que le suivre. Nageant moins aisément que lui mais ne pouvant que suivre son mouvement en direction de la barrière de corail. Seulement quelques secondes suffisantes. Seulement quelques secondes suffisantes pour contempler une des merveilles offertes par la nature, par l'océan. Les couleurs multipliées. Petits poissons qui aussitôt se dissimilaient, se mettant à l'abri des barrières de corail.

Quelques secondes avant de remonter à la surface. Air repris alors que je ne pouvais m'empêcher de reprendre la parole aussitôt. « Encore. » Comme un enfant qui en redemandait plus. Ce que je faisais alors que je voulais être certaine que ce ne soit pas une illusion, comme un oasis au coeur du désert, un mirage. Cette fois-ci la peur ne me saississait pas alors qu'au contraire je me hâtais de reprendre mon souffle pour replonger à sa suite. Le sel qui piquait mais dont je faisais abstraction tout comme il devenait facile de faire abstraction certains moments des grains de sable qui pouvaient tourbillonner au coeur du désert. Barrière de corail dont je m'approchais un peu plus, tendant la main sans pour autant la toucher, juste pour m'assurer que c'était réelle avant de remonter à la surface. Remonter à la surface pour replonger de nouveau dans le plus complet et magnifique des silences. Un éclat de complicité qui nous entachait. Des sourires aux lèvres alors qu'aussitôt chacun d'entre nous était captivé par la barrière de corail, par l'une de ses merveilles. Chance qu'il possédait d'être si près de ces trésors. Trésors qu'il était nécessaire de protéger et bien plus importants que des pièces de monnaie échangées. Des sourires échangés alors que nous remontions une dernière fois à la surface pour reprendre notre souffle. Ne tardant à m'appuyer contre la barque qui n'avait filer pendant que nous étions sous l'eau. Souffle que j'étais heureuse de reprendre tout autant que je ne pouvais que garder ce sourire béat sur mon visage. « Alors ? Tu aimes ? Si on allait sur le rivage histoire de manger un bout ? On l’a mérité. » « C'était...» phrase que je ne terminais pas car il n'y avait pas de mots pour décrire la magnificience de ces trésors. Sans mot. Sachant qu'il me comprendrait. « Merci ! » Si je n'aurai pas été dans l'eau, sans doute que j'aurai serré mes bras autour de son corps, l'enlaçant pour le remercier. Et ne pouvant qu'hocher la tête alors que je reprenais la parole. « Oui allons-y. » Ne pouvant que me rendre compte alors que je remontais dans la barque que mon estomac criait famine. « Tu dois vouloir venir tout le temps ici ! » Me demandant s'il connaissait d'autres endroits comme celui-ci. « Il y en a partout ? » Me demandant si les barrières de corail étaient partout ou rare. Encore ignorante et pourtant heureuse d'avoir eu un aperçu des merveilles de l'océan. Un plaisir de me retrouver non moins dans la barque. Trempée mais heureuse alors que mes cheveux bruns ne pouvaient que retomber le long de mon dos. M'assurant de maintenir l'équilibre de la barque alors que James suivait le mouvement. « Est-ce que tu veux que je t'aide à ramer ? » Une proposition alors que je voulais aider. Et n'en venant qu'à rejeter une mèche de mes cheveux bruns, hésitant à les tresser en même temps que j'observais James. Ce qui serait plus pratique. Me décidant à attendre d'en savoir plus sur ce qu'il voulait faire ensuite. Un sourire qui continuait de flotter sur mon visage alors que je reprenais la parole. « Dire que je m'aurai cru rêver de manger du poisson. » Met bien différent mais là aussi, je n'avais pu que m'habituer aux coutumes de son peuple. Peuple et paysage que j'appréciais que de plus belles autant que ces moments de complicité avec le jeune homme.

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le Dim 26 Mai - 13:58
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