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˜˜˜˜˜˜Septembre 2117 - Quel trésor d'or bleu...[Ezra et James]
maybe life should be about more than just surviving


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06/10/2016 Mr Hyde None 118 Sam Way ahimsa Pêcheur - Sculpteur - Dessinateur Ancien calusa - voyageur 45


Sujet: Septembre 2117 - Quel trésor d'or bleu...[Ezra et James]
Lun 13 Aoû - 1:52

Chaud, le soleil frappe comme un meurtrier, assassin dans son lit, il observe le peuple calusa s’affairer tout en bas. Souverain, il regarde les humains s’étendre et souffrir de ses ardentes caresses. Lentement, James passe une main sur son visage, à la fois épuisé et tremblant de l’envie de partir en mer. Comme un manque à combler, l’envie d’en découdre qui électrise ses terminaisons nerveuses. Une respiration courte, il observe son ami Ezra arrivée en douceur vers le port. Il lui a proposer d’aller naviguer lors de leur dernière rencontre pendant la fête calusienne. Le moyen de partager son art, de partager son amour de l’océan. Et cet amour de l’océan il l’a droit dans les yeux, observant l’étendue marine avec ce même regard amoureux qu’on les couples, se concentrant sur les vagues pour en mesurer les dangers. Car il les connait, aussi nombreux qu’intemporels, ils perdurent, cohabitant avec la douceur extrême. Un marin doit être quelqu’un d’humble, capable de courber l’échine et de reconnaître que son meilleur ami est assez puissant pour causer votre perte. Comme une vieille amie à qui on tend la main, certain qu’elle vous détruira cruellement un jour ou l’autre.

Depuis l’enfance, James connait les dangers et les risques d’aller en mer. La beauté de se perdre même quelques heures, au fil des marées et oublier que même la terre existe sous nos pieds. Il a envie de lui partager la douceur de se balader, pouvoir observer les oiseaux dans le ciel, le poisson au loin qui cohabite. Plonger dans l’eau, quand le fond n’est plus vraiment fond et que les abysses vous frôlent de leur noirceur. Il aimerait lui montrer comme c’et beau de pouvoir découvrir le monde qui s’anime lentement dans le tréfond marin.

Lorsqu’il la voit, il sourit, l’enlaçant avec la tendresse évidente d’une retrouvaille. Le plaisir aux lèvres « Tu te sens prêtes ? Promis, on ira pas trop loin ! Je suis très heureux que tu viennes avec moi. » qu’il lui dit, poussant la pirogue vers l’eau pour l’aider à monter dedans. Comme si les dieux étaient avec eux, James observe les alentours, certain qu’ils sont favorables à cette découverte. Et si les dieux sont avec eux, ils n’ont rien de plus à craindre que le destin lui-même. Il l’invite d’un geste précis à monter dans la pirogue à l’avant et une fois chose faite exécute le même mouvement pour monter également à sa suite. Il prend place, lentement, ramant doucement pour avancer la pirogue vers la mer. « Il fait chaud mais beau, ce sera amusant. Tu voudras nager en pleine mer ? » qu’il demande, incapable de tenir en place. Il est vrai que partager sa passion est toujours quelque chose de libérateur, presque ancestral, comme son père l’a fait avec lui, avec ses propres sœurs et comme il le fera un jour avec ses enfants peut être. Une évidence.

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28/02/2016 Glacy Chris Wilson 1314 Jessica Parker Kennedy praimfaya (avatar) esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée Rahjak 663
† Game of survival †


Sujet: Re: Septembre 2117 - Quel trésor d'or bleu...[Ezra et James]
Lun 13 Aoû - 21:41


   
Quel trésor d'or bleu
Ezra & James

   
« We have nothing to lose and a world to see. »
Le soleil il était là. Les rayons qui se posaient sur ma peau. Le soleil qui était là étincelant. Le soleil qui était là à l'image même du dieu soleil. Ce n'était pas pour rien que c'était lui que nous prions. Ce n'était pas pour rien que des festivités se déroulaient lorsque il tapait le plus fort. Ce jour-là des combats au sein des arènes étaient organisées. Les gladiateurs qui se battaient pour vivre un jour de plus, pour la gloire, pour l'or. La foule en masse qui venait se tasser au sein de l'arène pour assister à ces combats souvent sanglants et brutaux. Une tradition au sein de la cité tout comme le festival des merveilles. Le dieu soleil était au coeur de ma vie alors que c'était sous ses rayons ardent que j'étais née, sous le feu que je pourrai mourir. La seule mort que j'acceptais. Ce n'était pas pour rien que je consacrais mes prières à ses personnes. Ce n'était pas pour rien que les marques sur mon corps étaient ardentes, enflammées. La chaleur dans laquelle nous étions habituées à vivre n'était pas comparable à celle-ci, bien plus fraîche dans un sens. Le soleil qui continuait d'illuminer mes journées bien que je ne m'étais pas dirigée vers le temple du feu. N'ayant pas ce prestige. Esclave là-bas. Mais des prières qui s'étaient réalisées au final alors que je ne pouvais que me rendre que oui, j'avais trouvé prospérité. Certes j'avais perdu Shanareth mais j'étais ici. Ayant été plus loin que je n'aurai jamais pu aller. Ayant pu fuir. Encore en vie. Un sourire aux lèvres alors que je m'étais arrêtée pour sentir les caresses du soleil sur ma peau.

Me sentant bien à vrai dire alors que je m'avançais vers la plage. Des pieds nus qui ne tardaient à sentir les grains de sable en-dessous d'eux. M'avançant vers la silhouette que je repérai près de l'eau. Une étendue d'eau captivante que je n'avais jamais pensé voir de mes propres yeux avant d'avoir trouvé aussi refuge. Une situation délicate alors que je n'étais pas des leurs, en fuite, mais auprès de certains j'avais pu de nouveau trouver la paix. Et ce n'était pas pour rien que je me dirigeais vers la plage ou en direction d'une silhouette que je reconnaissais. Ce que je n'aurai pas fait en temps ordinaire. Ce que je n'aurai jamais fait avant. Ce qui m'était impossible de faire sans connaître la personne face à laquelle j'avais face, sans avoir confiance. Il était difficile de faire confiance. Il était encore plus difficile de faire confiance avant au sein de la cité. Ce serait une erreur de faire confiance au premier venu, à un étranger. Il y avait trop de méfiance à l'égard des mercenaires mais aussi à de nombreuses personnes. Il y avait trop d'oreilles indiscrètes. Il y avait trop de haine, de violence, de colère. Il y avait toujours un tourbillon d'émotions. Le temps qui s'était écoulé avant que Shanareth ne puisse s'emparer de mon coeur. Autant de temps dont j'avais besoin souvent pour faire confiance. Il était difficile de croire que chaque personne était sincère, ne possédait pas de mauvaises intentions. Il y avait toujours une pointe de méfiance à l'égard des autres personnes, des autres tribus d'autant que j'étais en fuite. Quoique si j'étais en fuite, c'était aussi par là que j'avais pu découvrir que non les autres tribus ne ressemblaient pas à la mienne. Pas tout le monde n'était similaire aux rahjaks, ou aux mercenaires. Pas tout le monde ne se nommait Roan. Pas tout le monde n'était avide de sang ou trouver satisfaction dans la violence. Certains terriens qui évoluaient bien plus en paix. Non pas qu'un semblant de paix n'avait jamais régné au sein de la cité, dans un sens la paix régnait si on oubliait la répression, les châtiments courants, les combats dans les arènes, l'esclavage comme monnaie courante. Chaque détail qui comptait. Mais là encore, je n'avais pu que me rendre compte que les calusas étaient eux différents. James était différent. C'était vers lui que je me dirigeais alors. C'était lui qui m'avait donné rendez-vous. Peut être que cela serait un mensonge de dire que je lui faisais entièrement confiance. Je m'étais un petit peu confié à lui mais il ne restait pas moins que dans le fond il était un étranger autant que nous avons parlé, dansé ensembles. Il y aurait sans doute toujours une barrière. Il y aurait sans doute toujours une note de méfiance parce que cela faisait que depuis peu que je le connaissais, parce que j'étais en fuite ou même qu'il était difficile de faire aisément confiance. Cependant, je pouvais espérer qu'on devienne ami si ce n'était pas déjà en train d'être le cas. Un lien qui se consolidait et qui s'était bien plus consolidé lors de la fête donnée un peu plutôt au sein de son village. Lui qui n'avait pu que me guider au travers de son village, menant la danse alors qu'il m'initiait à ses traditions alors même que rien ne les y obligeait. Rien ne l'obligeant d'être gentil ou même d'accepter de m'emmener en mer. Pourtant il avait accepté et à cet instant, j'étais plus que jamais prête à le suivre dans cette journée qui s'annonçait riche en émotions.

M'approchant de lui le sourire aux lèvres non sans avoir pu remarquer les étincelles dans ses yeux. Un peu surprise quand il s'approcha pour m'enlacer mais n'en venant qu'au final à lui rendre la pareille. Ne m'étant figée que l'espace d'une seconde parce que je n'étais plus habituée aux contacts physiques. Me retrouvant moins confrontée à cette possibilité. Des contacts physiques cette fois-ci souhaitées, ce n'était pas comme au bordel ou que trop souvent l'une des uniques raisons pour lesquelles j'en étais venue à accepter un contact physique était en raison de la bourse d'or qui m'attendait. Une époque qui était non moins derrière-moi heureusement et une étreinte que je lui rendais avant de m'écarter doucement. Les rayons du soleil dansant autant sur mon visage. « Tu te sens prêtes ? Promis, on ira pas trop loin ! Je suis très heureux que tu viennes avec moi. » « Je le suis. » Lui faisant confiance pour nous mener au coeur de l'océan. Un océan dont je ne connaissais rien, que je n'avais jamais vu. Certes il y avait une petite boule d'appréhension alors qu'il était impossible d'en voir la fin, toutefois cette petite boule n'était rien. Ce n'était rien face à la peur qui pouvait exister à l'idée que les mercenaires me retrouve, ce n'était rien face à la peur qui était que trop souvent là. Heureusement moins présente. Ne me connaissant pas assez de ce côté, et ne pouvant que lui faire confiance à lui pour nous mener à bon port. Autant contente que lui de faire partie de cette expédition improvisée en mer. Ne m'étant jamais doué qu'un jour je pourrai aller là. Si j'avais pu tenter de m'embarquer sur un navire en arrivant pour fuir encore plus loin, cela n'avait pas été possible. Mais il m'était désormais possible de voir plus loin. Il m'était possible d'accéder à une étendue d'eau plus lointaine. N'ayant pas seulement eu la chance de m'être baignée dans cette eau, profiter du sable si ce n'était désormais que je pouvais voguer sur l'eau. Et je ne pouvais que le suivre, ne cherchant pas à me mettre en travers de son chemin. Ce que je ne fis pas car je ne connaissais rien aux gestes à adopter mais je ne pouvais que le suivre alègrement et monter avec agilité sur la pirogue. Me positionnant à l'avant comme il m'avait indiqué alors que je ne pouvais que voir qu'il avait le pied marin. Ce qui n'était pas mon cas. En équilibre l'espace de quelques secondes alors que je reprenais mon souffle avant de m'adopter au roulis des vagues. Ne connaissant rien aux navires, ne connaissant rien à cette étendue d'eau. N'en connaissant que des bribes. Et sans doute était-il ironique de croire que je pourrai mieux survivre vers là où j'étais née alors que j'avais manqué de mourir à la limite du désert. Ce qui aurait été regrettable alors que j'avais finalement réussi à m'enfuir. Mais le dieu du soleil avait entendu mes prières. N'expliquant pas ma rencontre avec Varghause en raison du destin. Une seule explication était possible, plus mythique certes mais non moins possible comme je l'estimais. Chacun qui avait besoin de croire en quelque chose, d'avoir la foi. Cette même foi qui me donnait la force de continuait et de sourire de plus belle.

Mon regard qui se tournait vers lui, le voyant ramer, nous propulsant à la force des bras. « Il fait chaud mais beau, ce sera amusant. Tu voudras nager en pleine mer ? »  « Ici la chaleur n'est rien comparée à celle que j'ai connu mais cela fait plaisir de voir le soleil. » Que de plaisir de le voir et de le sentir sur ma peau en effet. Mais autant que possible je ne pouvais que revenir sur sa dernière question, rougissant doucement.  « On risque pas de mourir noyés ? » Soudainement mal à l'aise parce que je ne savais pas réellement nager. Enfin rectification, j'avais appris un peu à nager grâce à Shanareth, ayant surmonté ma peur de l'eau grâce à la jolie brune. Cependant c'était une chose de nager au coeur d'un oasis que de nager au coeur de l'océan. Une étendue d'eau dont je ne pouvais cerner le fond, dont je ne pouvais voir le dessous. Et des bêtes qui en peuplaient le coeur, des bêtes que m'avait décrit James. Si j'avais retenu que certaines en particulier étaient comestibles, il y avait cette petite note de méfiance.  « Tu es certain qu'on peut pas se faire manger ? » Méfiante en effet face à mes possibilités de survivre dans l'eau. Certes il était là mais tout de même. Mon regard qui se reportait autant sur l'eau puis sur la plage qui se dressait un peu plus loin derrière-nous. Une avancée que certains pouvaient considérer comme lente mais il ne restait pas moins qu'au fil des vagues nous nous éloignons du rivage.

Mon regard qui se reposait soudainement sur lui. Des étincelles qui pétillaient. Ce qu'il en était alors que tout autant que lui au final je restais un enfant. Excité à l'idée de partager sa passion, d'en voir plus. Enthousiasme à l'idée d'aller plus loin et découvrir ce monde qui s'offrait enfin à nous. Si je ne doutais pas qu'il avait fait ce trajet des centaines de fois, il semblait tout aussi enthousiasme que moi à mon plus grand bonheur.  « Tu veux que je t'aide ? » Une note de curiosité alors que là aussi j'étais ravie d'apprendre. La possibilité de faire mes propres choix, de découvrir de nouvelles activités. Ce qui était possible ici. Azzura qui m'avait permis d'apprendre comment confectionner des bijoux. Il y avait tellement de choix, de possibilités qu'à chaque fois je pouvais me jeter sur l'ouvrage avec coeur et passion. Car ici, personne ne me donnait d'ordre, ne m'offrant que la possibilité de m'amuser comme je le voulais et d'être libre, tellement libre. Ce même sentiment de liberté alors grisant que je ressentais.  « Tu dois te sentir tellement libre sur l'eau. » Le sentiment donné alors qu'il n'y avait personne si ce n'était nous. Le bonheur et cet instant de sérénité alors qu'on pouvait s'offrir à l'horizon. Ne pouvant que garder les yeux grands ouverts alors que mon regard capturait chaque détail si ce n'était le reflet de la pirogue sur les vagues. Et me retournant soudainement vers lui, taquine, non sans prendre soin de ne pas faire renverser l'embarcation. « Tu rejoins des plus grandes esquisses parfois ? » Taquine alors qu'il fallait dire que c'était à quoi je m'attendais mais je me rendais compte au bout de quelques minutes que je préférai sans dire ce mode de transport maritime bien plus léger.

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(c) DΛNDELION
 

Septembre 2117 - Quel trésor d'or bleu...[Ezra et James]

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