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˜˜˜˜˜˜« Spirit of my silence I can hear you » Ezra&Wyatt
maybe life should be about more than just surviving


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01/08/2018 Totoro's Child. 96 Rami Malek ultraviolences - anesidora - gorillaz Conseiller Odysséen. - Botanique & Zoologie. 304


Sujet: « Spirit of my silence I can hear you » Ezra&Wyatt
Sam 11 Aoû - 0:01


« Chimney swift that finds me, be my keeper silhouette of the cedar what is that song you sing for the dead what is that song you sing for the dead i see the signal searchlight strike me in the window of my room well i got nothing to prove »

☁️ avril 2118
Il recommence tout juste à sortir, doucement, petit à petit. Wyatt regarde autour de lui et ne ressent plus les mêmes émotions qu'avant en voyant la Nature. Il ne la comprend plus et il vit cette tragédie comme une rupture. Les histoires des êtres qui en ont soufferts et les dégâts causés lui brisent le cœur à chaque fois qu'il en entend parler. Il a passé des mois sans plus sortir, enfermé à nouveau dans une cage mais cette fois ci sur la Terre. Au final, il y a quelque chose de rassurant dans cet espace clos et défini, quelque chose qu'il a connu toute sa vie. Il ne supportait plus l'immensité de la planète et toutes les choses qu'il ne savait pas d'elle.

Pourtant, lorsqu'il sort il retrouve cette terrible sensation enivrante, celle qui le fait vivre et permet à son cœur de battre correctement. Les bruits environnants et les odeurs de la forêt. Tout lui plaît, ses oreilles s'habituent à nouveau à chaque bruit, tentent de reconnaître le moindre d'entre eux. Il cherche à pardonner, respirer et oublier les images qui tournent dans sa tête. Wyatt cherche à effacer la tristesse, ne plus voir les visages endeuillés de la moitié des gens qu'il croise depuis ce fameux jour. Il soupire en avançant lentement, s'enfonce dans la forêt pour s'y perdre et tenter de se ressourcer. Mais ça marche pas, quelque chose manque et cloche, y a un mauvais réglage entre lui et la Nature.

Il se perd volontairement, cherche à retrouver les sensations qu'il a connu pendant longtemps. Il ne veut pas retrouver son chemin, se perdre vraiment, se faire mal, se démerder tout seul, faire des rencontres inattendues et trouver le retour dans quelques jours seulement. Il n'y pense pas en vérité, il avance sans but vers la forêt, s'y enfonce sans chercher à en revenir. Et son instinct naturel le guide en vérité. Il trace des chemins qu'il a déjà balayé et traversé. Se met en danger sans réellement s'y mettre. Il connaît les lieux et même si le cyclone a fait des dégâts, il reconnaît un peu tout partout. La nature s'est abîmée elle-même en faisant ça et il le voit enfin de ses propres yeux. Pendant quelques instants il oublie d'ailleurs sa colère et sa haine, il avance, touche les arbres qui saignent et tente de faire ce qu'il peut pour ceux qui semblent pouvoir s'en tirer debout. Il les traite comme des Hommes, comme ses semblables qu'il a voulu aider, qu'il veut sans cesse aider depuis ce jour maudit.

Et plus va, plus il s'enfonce. Seulement entouré d'arbres et les humains qui s'envolent comme un lointain écho. Il respire et seule la forêt lui répond et pendant un foutu court instant il est apaisé, il arrive à nouveau à s'entendre penser. Il a du mal à y croire lui-même, persuadé que la sérénité ne va pas durer. Le brun a beau fermer les yeux pour tenter d'en profiter au maximum, y a une petite voix dans sa tête qui lui dit qu'il faut se méfier du retour, des retombées. Il veut la faire taire mais comme à son habitude il est incapable d'y arriver. Du coup il s'arrête, écoute le bruit de la rivière qui court à travers le vent qui vient se poser sur lui comme une accolade, le retour d'un vieil ami. Il se serait presque perdu juste là, pour toujours, seul dans sa quiétude. Mais rien ne se passe jamais comme prévu, il le sait, il en est conscient. Sa tête le rappelle à l'ordre, sa position inconfortable tire dans tous ses muscles alors qu'il finit par ouvrir à nouveau les yeux sur la réalité qui l'entoure et percevoir une silhouette au loin. Naturellement, comme des mouvements d'un autre temps il s'avance vers elle. Dans sa tête, tout s'efface pour ne laisser place qu'aux voix de Rowena et Harlan. Pendant des heures et des jours au cours des années il a appris à parler cette langue qui n'est pas la sienne, il s'est plié en quatre pour que son cerveau fasse s'associer les mots de sa langue et de la nouvelle. Le biologiste se racle la gorge pour signifier sa présence et tout en s'avançant doucement, il articule comme il peut. « ai laik Wyatt kom Skaikru » Son accent est dégueulasse, il n'a pas parlé la langue de la Terre depuis quelques mois maintenant, c'est à peine s'il a prononcé quelques mots d'anglais d'ailleurs. Pourtant il se force, il insiste alors que la femme face à lui prend la place des branchages et qu'il peut désormais distinguer son visage.  « Chon yu bilaik ? » Il essaie et s'évertue à se rappeler, les phrases qu'il a prononcées sont basiques, il a appris bien plus compliqué mais pour le moment il n'est pas capable de s'en rappeler. Alors c'est l'anglais qui prend place pour la suite, le débarqué se frustre, se rappelle du temps où ça lui venait plus naturellement, loin d'être bilingue et avec un accent à couper au couteau il était pourtant capable de tenir une conversation, du moins de la comprendre correctement et d'y répondre quelques mots. Mais là, il en est incapable alors il laisse les gestes prendre la place, comme tout être humain qui veut être sûr de se faire entendre. Une main sur son cœur et une main tendue vers elle, pour lui montrer qu'il ne lui veut aucun mal et qu'elle ne risque rien avec lui. Il pose ses pupilles dans celles de la brune et ajoute gêné. « Je ne te veux pas de mal, vraiment. »

Si les tensions entre les peuples se sont apaisées depuis son arrivée sur Terre, Wyatt n'en reste pas moins prudent, gardant les mots de ses alliés Naori en tête. Il n'a pas l'intention d'amorcer un nouveau mal-entendu alors il prend toutes les précautions qu'il peut et s'agace de ne plus être capable de se rappeler des mots qu'il faut, alors il marmonne pour lui tout seul. « Putain mais c'est pas possible d'être aussi con. » Et il affiche cet air désolé qui lui colle à la peau, il espère de tout son cœur qu'elle va pas fuir ou prendre peur la belle inconnue. Il veut tout sauf ça. Il a besoin de croire qu'il peut faire une rencontre comme avant.

Avant tout ça, avant qu'il se souvienne pas.
doctor sleep | quote : Sufjan Stevens, death with dignity.

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28/02/2016 Glacy Chris Wilson 1314 Jessica Parker Kennedy praimfaya (avatar) esclave de Roan en fuite ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée Rahjak 663
† Game of survival †


Sujet: Re: « Spirit of my silence I can hear you » Ezra&Wyatt
Dim 12 Aoû - 9:38

La fascination qui me guidait. La fascination envers ceux descendus du ciel qui me guidait cette fois-ci. Je m'étais éloignée de la plage. Je m'étais éloignée de cet havre de paix. Je savais qu'Arméthyse pouvait me comprendre. Nous en avons parlé. Si je ne pouvais qu'espérer vivre dans une bulle loin de l'ombre de mercenaire, il ne restait pas moins que je voulais aussi voyager. Voulant voyager et non seulement jeter un regard derrière mon épaule à chaque fois que j'entendrai un craquement de branche. La peur elle était toujours là mais de nouveau je tentais d'avancer malgré ce mauvais pressentiment. Malgré ce frisson, je pouvais tenter de prétendre être ignorante. Comme s'il était plus facile de faire semblant d'être aveugle que de vouloir regarder la réalité en face. La réalité n'était pas particulièrement jolie à voir. Parfois il était plus simple de juste l'accepter et passer outre. Parfois il était plus simple de préférer les illusions. Prétendant que cela en était une. Préférant ignorer la peur et voyager comme s'il n'en n'était rien.

Alors j'étais de nouveau partie. Argo qui m'accompagnait évidemment. Il m'était impossible de laisser le chameau derrière moi. Plus qu'un compagnon de route aussi simplement que cela soit. Après ma rencontre avec Isaïah un mois plutôt, je ne pouvais que me diriger vers l'endroit où je l'avais entrevue. J'étais restée sur ma faim. Je restais curieuse. J'avais envie d'en savoir plus même si cela était dangereux. Il était facile d'imaginer que mon ancienne tribu était dépeinte en de couleurs fort peu sympathiques. Il m'avait suffit de voir le visage de la jolie brune pour comprendre qu'elle avait peur. Terrorisée par moi. Ce que je n'aurai pas imaginé mais là était le cas. Pourtant, je n'étais pas une mercenaire simplement une esclave. Elle aurait dû être effrayée par eux, par des guerriers pas par un bout de femme. Mais elle l'avait été. Me demandant si c'était toujours ainsi. Me demandant s'ils craignaient les rahjaks à cause des histoires qui finissaient par être transmises de ce côté-ci aussi au fil des voyages. Me demandant s'ils nous craignaient à cause des réputations ou aussi à cause de ceux qui avaient vu. Ceux du ciel qui avaient été capturés, enfermés dans la cité. Ils étaient sortis vivants en général. En y réfléchissant, il paraissait logique que des marques douloureuses soient laissées derrière. Il paraissait logique qu'ils soient effrayés. Sans doute que de nombreux voulaient qu'ils soient effrayés. Pour ma part, je n'en savais rien non seulement parce que j'étais une esclave en fuite mais l'espoir qu'ils ne soient pas effrayés me permettrait d'en découvrir plus sur eux. A la différence, je n'étais pas effrayée par eux, pas par ceux venus du ciel en tout cas. Peut être étaient-ils eux effrayés des terriens en général mais là n'était pas mon cas, en était un. Les rahjaks qui avaient survécu à la fin du monde.

Et au-delà de cela, je me demandais comment ils avaient survécu eux. J'avais entendu des histoires mais il ne restait pas moins que je ne savais rien d'eux. J'avais simplement entendu des bribes d'histoire, les ayant entrevu. J'en avait rencontré si peu. Et si ces rencontres s'étaient bien passées, il y avait cette petite note d'anxiété. Ne sachant pas si j'allais les entrevoir cette fois-ci. Ne sachant pas si je pourrai les approcher, s'ils le voudraient ou me considéreraient comme l'ennemi. Ne sachant pas si je pourrai les trouver. Cette dernière rencontre qui avait relevé du hasard. Et pour ainsi dire, je me laissais de nouveau guider par le hasard. Une forêt que je ne connaissais pas. Espérant tantôt que je ne me perdrais pas, que je ne tomberai pas sur des mercenaires. Si je me laissais pour ainsi dire guider par le hasard, il ne restait pas moins que si je ne retrouvais pas mon chemin par la suite en direction du nord, je ne pourrai que paraître un peu plus écervelé. Image que je chassais. Là n'était pas encore le moment.

Au lieu de cela, je sifflais doucement. Le camélidé qui se stoppait l'instant d'après et je touchais le sol de nouveau. Attrapant une gourde pour boire une gorgée d'eau. Argo qui commençait à s'agiter quelques instants après. Une lame qui se retrouvait entre mes mains alors que je me retournais, aux aguets. Me forçant à rester immobile alors que la silhouette d'un homme s'approchait. Un homme au visage pâle. « ai laik Wyatt kom Skaikru » Un accent qui faisait mal aux oreilles mais des mots compréhensibles. Ma lame qui n'était pas rangée. Un poignard plutôt. Si j'étais à cet instant fasciné, il ne restait pas moins qu'il y avait toujours cette note de méfiance envers les étrangers. La fascination qui ne changeait rien. « Chon yu bilaik ? » Sa main qui se posait sur son coeur, l'autre en ma direction. Immobile alors que je tenais toujours la lame. Je ne connaissais rien aux formalités. L'homme qui reprenait la parole cette fois-ci dans sa langue. Des mots que je ne comprenais pas. Un choix à faire alors qu'il était devant moi. Me décidant à ranger ma lame au bout de quelques minutes de silence et d'hésitation. « Ai laik Ezra. » Je ne mentionnais pas ma tribu. Je ne mentionnais pas les rahjaks ni que j'étais une esclave. Je ne disais rien de cela bien que je pouvais finalement poser une main sur mon coeur. Le seul moyen pour qu'une conversation puisse être engagée. Le seul moyen que je ne connaissais ou que j'espérai serait suffisant pour qu'il assimile ce geste à des intentions pacifiques. « Ai nou chich op gonasleng. » Mon regard posé sur lui alors que je l'observais. Prudente alors que j'attendais de voir la suite.
 

« Spirit of my silence I can hear you » Ezra&Wyatt

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