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˜˜˜˜˜˜« Spirit of my silence I can hear you » Ezra&Wyatt
maybe life should be about more than just surviving


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01/08/2018 Totoro's Child. TC Jones. 394 Rami Malek Ma Reine d'amour ♥ - imaginarium - ariana grande, breathin Conseiller Odysséen. - Botanique & Zoologie. Dana 828
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« Chimney swift that finds me, be my keeper silhouette of the cedar what is that song you sing for the dead what is that song you sing for the dead i see the signal searchlight strike me in the window of my room well i got nothing to prove »

☁️ avril 2118
Il recommence tout juste à sortir, doucement, petit à petit. Wyatt regarde autour de lui et ne ressent plus les mêmes émotions qu'avant en voyant la Nature. Il ne la comprend plus et il vit cette tragédie comme une rupture. Les histoires des êtres qui en ont soufferts et les dégâts causés lui brisent le cœur à chaque fois qu'il en entend parler. Il a passé des mois sans plus sortir, enfermé à nouveau dans une cage mais cette fois ci sur la Terre. Au final, il y a quelque chose de rassurant dans cet espace clos et défini, quelque chose qu'il a connu toute sa vie. Il ne supportait plus l'immensité de la planète et toutes les choses qu'il ne savait pas d'elle.

Pourtant, lorsqu'il sort il retrouve cette terrible sensation enivrante, celle qui le fait vivre et permet à son cœur de battre correctement. Les bruits environnants et les odeurs de la forêt. Tout lui plaît, ses oreilles s'habituent à nouveau à chaque bruit, tentent de reconnaître le moindre d'entre eux. Il cherche à pardonner, respirer et oublier les images qui tournent dans sa tête. Wyatt cherche à effacer la tristesse, ne plus voir les visages endeuillés de la moitié des gens qu'il croise depuis ce fameux jour. Il soupire en avançant lentement, s'enfonce dans la forêt pour s'y perdre et tenter de se ressourcer. Mais ça marche pas, quelque chose manque et cloche, y a un mauvais réglage entre lui et la Nature.

Il se perd volontairement, cherche à retrouver les sensations qu'il a connu pendant longtemps. Il ne veut pas retrouver son chemin, se perdre vraiment, se faire mal, se démerder tout seul, faire des rencontres inattendues et trouver le retour dans quelques jours seulement. Il n'y pense pas en vérité, il avance sans but vers la forêt, s'y enfonce sans chercher à en revenir. Et son instinct naturel le guide en vérité. Il trace des chemins qu'il a déjà balayé et traversé. Se met en danger sans réellement s'y mettre. Il connaît les lieux et même si le cyclone a fait des dégâts, il reconnaît un peu tout partout. La nature s'est abîmée elle-même en faisant ça et il le voit enfin de ses propres yeux. Pendant quelques instants il oublie d'ailleurs sa colère et sa haine, il avance, touche les arbres qui saignent et tente de faire ce qu'il peut pour ceux qui semblent pouvoir s'en tirer debout. Il les traite comme des Hommes, comme ses semblables qu'il a voulu aider, qu'il veut sans cesse aider depuis ce jour maudit.

Et plus va, plus il s'enfonce. Seulement entouré d'arbres et les humains qui s'envolent comme un lointain écho. Il respire et seule la forêt lui répond et pendant un foutu court instant il est apaisé, il arrive à nouveau à s'entendre penser. Il a du mal à y croire lui-même, persuadé que la sérénité ne va pas durer. Le brun a beau fermer les yeux pour tenter d'en profiter au maximum, y a une petite voix dans sa tête qui lui dit qu'il faut se méfier du retour, des retombées. Il veut la faire taire mais comme à son habitude il est incapable d'y arriver. Du coup il s'arrête, écoute le bruit de la rivière qui court à travers le vent qui vient se poser sur lui comme une accolade, le retour d'un vieil ami. Il se serait presque perdu juste là, pour toujours, seul dans sa quiétude. Mais rien ne se passe jamais comme prévu, il le sait, il en est conscient. Sa tête le rappelle à l'ordre, sa position inconfortable tire dans tous ses muscles alors qu'il finit par ouvrir à nouveau les yeux sur la réalité qui l'entoure et percevoir une silhouette au loin. Naturellement, comme des mouvements d'un autre temps il s'avance vers elle. Dans sa tête, tout s'efface pour ne laisser place qu'aux voix de Rowena et Harlan. Pendant des heures et des jours au cours des années il a appris à parler cette langue qui n'est pas la sienne, il s'est plié en quatre pour que son cerveau fasse s'associer les mots de sa langue et de la nouvelle. Le biologiste se racle la gorge pour signifier sa présence et tout en s'avançant doucement, il articule comme il peut. « ai laik Wyatt kom Skaikru » Son accent est dégueulasse, il n'a pas parlé la langue de la Terre depuis quelques mois maintenant, c'est à peine s'il a prononcé quelques mots d'anglais d'ailleurs. Pourtant il se force, il insiste alors que la femme face à lui prend la place des branchages et qu'il peut désormais distinguer son visage.  « Chon yu bilaik ? » Il essaie et s'évertue à se rappeler, les phrases qu'il a prononcées sont basiques, il a appris bien plus compliqué mais pour le moment il n'est pas capable de s'en rappeler. Alors c'est l'anglais qui prend place pour la suite, le débarqué se frustre, se rappelle du temps où ça lui venait plus naturellement, loin d'être bilingue et avec un accent à couper au couteau il était pourtant capable de tenir une conversation, du moins de la comprendre correctement et d'y répondre quelques mots. Mais là, il en est incapable alors il laisse les gestes prendre la place, comme tout être humain qui veut être sûr de se faire entendre. Une main sur son cœur et une main tendue vers elle, pour lui montrer qu'il ne lui veut aucun mal et qu'elle ne risque rien avec lui. Il pose ses pupilles dans celles de la brune et ajoute gêné. « Je ne te veux pas de mal, vraiment. »

Si les tensions entre les peuples se sont apaisées depuis son arrivée sur Terre, Wyatt n'en reste pas moins prudent, gardant les mots de ses alliés Naori en tête. Il n'a pas l'intention d'amorcer un nouveau mal-entendu alors il prend toutes les précautions qu'il peut et s'agace de ne plus être capable de se rappeler des mots qu'il faut, alors il marmonne pour lui tout seul. « Putain mais c'est pas possible d'être aussi con. » Et il affiche cet air désolé qui lui colle à la peau, il espère de tout son cœur qu'elle va pas fuir ou prendre peur la belle inconnue. Il veut tout sauf ça. Il a besoin de croire qu'il peut faire une rencontre comme avant.

Avant tout ça, avant qu'il se souvienne pas.
doctor sleep | quote : Sufjan Stevens, death with dignity.


Dernière édition par Wyatt Sheperd le Lun 8 Oct - 16:09, édité 1 fois

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28/02/2016 Glacy Chris Wilson 1483 Jessica Parker Kennedy pétra (avatar) esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée Rahjak 213
† Game of survival †



La fascination qui me guidait. La fascination envers ceux descendus du ciel qui me guidait cette fois-ci. Je m'étais éloignée de la plage. Je m'étais éloignée de cet havre de paix. Je savais qu'Arméthyse pouvait me comprendre. Nous en avons parlé. Si je ne pouvais qu'espérer vivre dans une bulle loin de l'ombre de mercenaire, il ne restait pas moins que je voulais aussi voyager. Voulant voyager et non seulement jeter un regard derrière mon épaule à chaque fois que j'entendrai un craquement de branche. La peur elle était toujours là mais de nouveau je tentais d'avancer malgré ce mauvais pressentiment. Malgré ce frisson, je pouvais tenter de prétendre être ignorante. Comme s'il était plus facile de faire semblant d'être aveugle que de vouloir regarder la réalité en face. La réalité n'était pas particulièrement jolie à voir. Parfois il était plus simple de juste l'accepter et passer outre. Parfois il était plus simple de préférer les illusions. Prétendant que cela en était une. Préférant ignorer la peur et voyager comme s'il n'en n'était rien.

Alors j'étais de nouveau partie. Argo qui m'accompagnait évidemment. Il m'était impossible de laisser le chameau derrière moi. Plus qu'un compagnon de route aussi simplement que cela soit. Après ma rencontre avec Isaïah un mois plutôt, je ne pouvais que me diriger vers l'endroit où je l'avais entrevue. J'étais restée sur ma faim. Je restais curieuse. J'avais envie d'en savoir plus même si cela était dangereux. Il était facile d'imaginer que mon ancienne tribu était dépeinte en de couleurs fort peu sympathiques. Il m'avait suffit de voir le visage de la jolie brune pour comprendre qu'elle avait peur. Terrorisée par moi. Ce que je n'aurai pas imaginé mais là était le cas. Pourtant, je n'étais pas une mercenaire simplement une esclave. Elle aurait dû être effrayée par eux, par des guerriers pas par un bout de femme. Mais elle l'avait été. Me demandant si c'était toujours ainsi. Me demandant s'ils craignaient les rahjaks à cause des histoires qui finissaient par être transmises de ce côté-ci aussi au fil des voyages. Me demandant s'ils nous craignaient à cause des réputations ou aussi à cause de ceux qui avaient vu. Ceux du ciel qui avaient été capturés, enfermés dans la cité. Ils étaient sortis vivants en général. En y réfléchissant, il paraissait logique que des marques douloureuses soient laissées derrière. Il paraissait logique qu'ils soient effrayés. Sans doute que de nombreux voulaient qu'ils soient effrayés. Pour ma part, je n'en savais rien non seulement parce que j'étais une esclave en fuite mais l'espoir qu'ils ne soient pas effrayés me permettrait d'en découvrir plus sur eux. A la différence, je n'étais pas effrayée par eux, pas par ceux venus du ciel en tout cas. Peut être étaient-ils eux effrayés des terriens en général mais là n'était pas mon cas, en était un. Les rahjaks qui avaient survécu à la fin du monde.

Et au-delà de cela, je me demandais comment ils avaient survécu eux. J'avais entendu des histoires mais il ne restait pas moins que je ne savais rien d'eux. J'avais simplement entendu des bribes d'histoire, les ayant entrevu. J'en avait rencontré si peu. Et si ces rencontres s'étaient bien passées, il y avait cette petite note d'anxiété. Ne sachant pas si j'allais les entrevoir cette fois-ci. Ne sachant pas si je pourrai les approcher, s'ils le voudraient ou me considéreraient comme l'ennemi. Ne sachant pas si je pourrai les trouver. Cette dernière rencontre qui avait relevé du hasard. Et pour ainsi dire, je me laissais de nouveau guider par le hasard. Une forêt que je ne connaissais pas. Espérant tantôt que je ne me perdrais pas, que je ne tomberai pas sur des mercenaires. Si je me laissais pour ainsi dire guider par le hasard, il ne restait pas moins que si je ne retrouvais pas mon chemin par la suite en direction du nord, je ne pourrai que paraître un peu plus écervelé. Image que je chassais. Là n'était pas encore le moment.

Au lieu de cela, je sifflais doucement. Le camélidé qui se stoppait l'instant d'après et je touchais le sol de nouveau. Attrapant une gourde pour boire une gorgée d'eau. Argo qui commençait à s'agiter quelques instants après. Une lame qui se retrouvait entre mes mains alors que je me retournais, aux aguets. Me forçant à rester immobile alors que la silhouette d'un homme s'approchait. Un homme au visage pâle. « ai laik Wyatt kom Skaikru » Un accent qui faisait mal aux oreilles mais des mots compréhensibles. Ma lame qui n'était pas rangée. Un poignard plutôt. Si j'étais à cet instant fasciné, il ne restait pas moins qu'il y avait toujours cette note de méfiance envers les étrangers. La fascination qui ne changeait rien. « Chon yu bilaik ? » Sa main qui se posait sur son coeur, l'autre en ma direction. Immobile alors que je tenais toujours la lame. Je ne connaissais rien aux formalités. L'homme qui reprenait la parole cette fois-ci dans sa langue. Des mots que je ne comprenais pas. Un choix à faire alors qu'il était devant moi. Me décidant à ranger ma lame au bout de quelques minutes de silence et d'hésitation. « Ai laik Ezra. » Je ne mentionnais pas ma tribu. Je ne mentionnais pas les rahjaks ni que j'étais une esclave. Je ne disais rien de cela bien que je pouvais finalement poser une main sur mon coeur. Le seul moyen pour qu'une conversation puisse être engagée. Le seul moyen que je ne connaissais ou que j'espérai serait suffisant pour qu'il assimile ce geste à des intentions pacifiques. « Ai nou chich op gonasleng. » Mon regard posé sur lui alors que je l'observais. Prudente alors que j'attendais de voir la suite.

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Il s'en veut, Wyatt. Il s'en veut d'avoir le cerveau complètement embrouillé et de pas être foutu de se rappeler correctement des cours de Harlan et Rowena. Il voudrait exprimer sa colère contre lui même mais refuse de faire peur à l'inconnue face à lui. Alors c'est de l'anglais qui sort naturellement de sa bouche. De l'anglais pour s'insulter alors que son visage lui, affiche tout sauf de l'hostilité. Elle, en revanche, elle a une lame dans la main. Et si le brun a oublié des choses qui lui semblent essentielles, il n'a pas oublié qu'ici, on était facilement face à quelqu'un qui ne nous voulait pas du bien, alors il ne s'en offusque pas, n'a même pas vraiment peur de ce que la jeune femme dégage. Il respire simplement, attendant la réponse, s'il y en avait une, ou alors qu'elle s'en aille, et moins probable, qu'elle l'éventre. Décidé à ne pas bouger jusqu'à ce qu'elle le face, il sentait les muscles de son bras tendu vers elle le tirer alors que les minutes entre les deux inconnus semblent s'éterniser.

Le biologiste le sait, s'il fait un pas de trop, la suite de cet échange peut basculer du tout au tout, alors patiemment, comme on le lui a appris, il attend, posé là. Il attend que le geste vienne de l'autre afin d'analyser un peu plus la situation. Comme un fil qui se tend, prêt à lâcher à tout moment sur un détail insignifiant. Mais heureusement pour lui, ce que décide l'inconnue joue en sa faveur. Elle range sa lame de manière habile et lui, il respire à nouveau un peu plus tranquillement. Dans un léger soupir discret, il tente de ne pas laisser paraître l'angoisse qui était montée à une vitesse folle dans chaque nerf de son foutu corps.

Et puis la voilà qui élève la voix, casse le silence autrement que par le bruit d'une lame qui vient se ranger. Plus attentif que jamais, Wyatt ne met même pas un dixième de seconde à traduire la première phrase qu'elle lui sort. Son prénom. Ça, il ne l'avait pas oublié. Alors il se le répète, pour pouvoir ensuite mieux le répéter. Un silence alors que dans sa tête c'est un brouhaha sans nom. Ezra. Qu'il se dit. Elle s'appelle Ezra.

Jusque là tout va bien. Il acquiesce pour montrer qu'il a compris ce qu'elle voulait dire alors que le geste qui suit ses paroles le rassure d'autant plus. Elle pose à son tour une main sur son cœur. Un moyen primaire de se dire l'un à l'autre que malgré les soucis de compréhension, nous ne nous voulons aucun mal. Alors je lui souris, timidement, un peu bêtement, d'un air de dire que je comprends, enfin, vraiment.

Ezra. Elle s'appelle Ezra. Qu'il se répète malgré tout pour être sûr que sa tête ne l'oublie pas avant que ce soit à nouveau son tour de parler. Et Wyatt y pense à ce moment, ce moment de blanc qui va inévitablement s'installer entre eux un moment donné ou un autre et où il faudra qu'il parle. Et il en a peur, peur parce qu'il oublie tout, il a l'impression d'être comme au premier jour, un abruti du ciel pas foutu de communiquer sans créer un conflit géopolitique mondial et ça l'agace, ça l'agace profondément. Mais il se retient toujours de le montrer alors qu'elle ouvre à nouveau la bouche. Cette fois-ci, le temps de traduction dans la tête de l'odysséen est beaucoup plus marqué. Il la regarde perplexe et cherche dans chaque tiroir de sa mémoire pour trouver un sens à ce qu'elle vient d'articuler. Et puis d'un coup, au bout de secondes bien trop longues, il a le déclic. Ce n'était pourtant pas difficile, un des premiers trucs que Rowena lui avait appris, justement pour ne pas créer de conflit. Expliquer aux autres qu'on ne les comprend pas. Montrer que malgré notre bonne foi, on y arrivera qu'en faisant des mimes ridicules et encore, sans doute en s'éloignant de ce que l'on voulait dire au départ. Alors je fais un signe approbateur à nouveau et lève un doigt, marque une pause. J'espère du fond du cœur qu'entre mon air penseur et ce geste, elle va comprendre que je lui demande d'attendre, attendre que je trie le bordel de mon crâne pour trouver quoi et comment lui répondre.

Et puis finalement, au bout d'un bon moment, j'abaisse mon doigt et retrouve son regard pour me lancer, de manière approximative dans sa langue natale. « Pas grave. » Je crois, du moins, j'en suis presque sûr. « Je... comprends... ta langue ? » Un doute sur mes mots, un sourcil levé. J'aurais bien ajouté un à peu près ou pas tout à fait mais j'essaie mais c'est bien au dessus de mes capacités. Alors au lieu de ça, j'ajoute un geste de la main à mes mots, un geste d'une main sensé exprimer le doute. Je m'aventure dans une suite, une suite qui me coûte et qui me demande une concentration que je n'avais plus connu depuis des mois. « Que... que... faire tu ici ? » Je suis certain de louper des mots, louper des conjugaisons. Certain qu'elle saigne des oreilles en m'écoutant mais bon, si je n'essaie pas, alors il n'y aura rien. Du coup je hausse les épaules, d'un air de dire que je fais ce que je peux et que j'espère que ça suffira. Et finalement, jetant un œil sur son animal de compagnie plutôt étonnant, j'ajoute avec un sourire un peu idiot. « Comment... lui s'appelle ? » Toujours aussi peu sûr de moi mais avec toujours de la bonne foi.

Elle peut encore faire demi tour, laisser tomber, me tourner le dos et plus me regarder. Alors je fixe un peu ses yeux, me demande si j'ai fait les choses de la bonne façon, si Harlan serait en train de m'expliquer que je vais probablement rendre furieux un milliard de gens dont je n'ai pas idée ou si au contraire, il me dirait que ça va, cette fois-ci, j'ai pas trop merdé.


Dernière édition par Wyatt Sheperd le Sam 15 Sep - 16:41, édité 1 fois

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L'observant, il faisant une créature bien étrange. Ils étaient différents. Ils n'étaient pas les mêmes. Ils venaient du ciel. Ils n'avaient pas les mêmes moeurs. Ils n'avaient pas les mêmes traditions. En soit avant d'être ici je doutais qu'ils puissent avoir su ce qu'il en était vraiment de la terre. Nous étions différents. Nous étions là depuis des siècles alors qu'ils étaient ici depuis si peu. Si différents alors que même là au coeur de la nature, au coeur des arbres ils détonnaient.

Dans un sens je détonnais aussi. Je détonnais aussi sur le paysage alors que je me retrouvais là au coeur de la nature en compagnie d'un camélidé. Ce n'était pas rien. Je ne venais pas non plus ici. Etrangère comme lui cette fois-ci mais pourtant tout n'était pas si différent. La terre avait toujours le parfum de la maison. L'impression d'être là où devait être ma place. L'impression d'être au bon endroit quand bien même la première fois que j'étais venue ici je ne m'étais pas sentie à l'aise. Mais tout comme eux lorsqu'ils étaient sortis de la carcasse métallique, j'avais dû apprendre à découvrir ce nouvel environnement. J'avais du apprendre à l'apprivoiser tout comme j'avais appris à apprivoiser le désert. Cela serait sans doute mentir de dire que je n'étais pas tentée par moment de m'approcher de nouveau du désert ne serait-ce que pour ressentir la texture des grains de sable sous mes pieds. Un sable qui n'avait pas la même texture que le sable qu'il était possible de trouver le long des plages calusa. Mais les choix avaient été faits. Alors peut être qu'ici ce n'était pas tout à fait la maison, là-haut sur la plage calusa, mais je m'étais habituée. On ne pouvait pas tout avoir, je l'avais compris. Au moins ici j'étais libre. Libre de faire mes propres choix, libre de sentir sans remord le vent dans mes cheveux bruns. Libre alors que je pouvais partir sans aucun regret; sans faire face à aucune hostilité ne serait-ce que pour explorer les environs comme je le faisais maintenant.

Alors peut être que dans un sens je pouvais comprendre le sentiment qui les avait habiter la première fois qu'ils avaient posés le pied sur terre. Pouvant comprendre qu'ils soient dévorés par la curiosité comme je l'étais. Au final, c'était ce qui se passé. Cette même curiosité qui me dévorait et qui me conduisait désormais à le regarder. Ne pouvant que noter chaque détail. S'il détonnait, si j'aurai pu être méfiante pendant des années, il ne restait pas moins que l'un des sentiments qui m'habitaient rester la curiosité. Curieux qu'il devait être aussi. Des signes de paix qu'il traçait maladroitement. Pendant un bref instant, il avait été là comme s'il était prêt à mourir de peur. Me demandant ce qu'il pensait de moi. Me demandant si tout comme moi, il trouvait que je détonnais dans ce décor sombre. Me demandant ce qu'il pensait. Curieuse alors que je n'avais aucune idée de savoir ce qu'ils pensaient. Curieuse de le savoir même si cela ne serait jamais possible. Un pouvoir que personne ne possédait mais dont je ne me doutais pas devait être bien utile. Il serait sans doute plus facile de communiquer sans avoir besoin de prononcer le moindre mot, en lisant simplement les mots dans l'esprit de l'autre. Une langue que je ne pouvais parler, en comprenant simplement les mots de base comme un enfant. Arméthyse qui parlait cette langue bien mieux que je ne le faisais. Nombreux la parlaient mieux que moi mais je tentais d'apprendre petit à petit. Sachant que là ce serait utile dans cette partie du monde. Une partie du monde dans laquelle je comptais rester un peu plus longtemps. Et il prenait la parole. « Pas grave. » Un hochement de tête rapide alors qu'il avait prononcé les bons mots. Certes il n'était pas prononcé parfaitement mais au moins il nous serait plus facile de converser. « Je... comprends... ta langue ? » Son geste de main qui me suffisait pour me faire comprendre ce que j'estimais déjà. C'était un début, au moins il essayait. Ne lui demandant pas comment il avait appris à parler la langue de mon peuple, me doutant que c'était au contact des autres terriens. Et des mots que je ne pouvais que rectifier du moins pour le dernier pour qu'il puisse à son tour le prononcer correctement. « Que... que... faire tu ici ? » Faisant une petite grimace face à sa prononciation à couper. « Je voyage. » Une question auquel je répondais tout aussi vaguement. Une réponse vague pour ne pas trop en dévoiler. Une réponse vague alors qu'il était plus simple de dire que je voyageais plutôt d'annoncer que j'explorais les lieux mais que j'étais autant une esclave en fuite. « Toi ? » Un ton qui restait neutre bien que je l'observais. Peu à peu j'avais compris qu'il n'était pas dangereux non seulement en vue des gestes qu'il avait fait mais aussi parce qu'il n'avait pas la structure d'un guerrier. S'il devait faire face à un combat, il serait l'un des premiers à mourir. Sans doute que la meilleure solution pour lui serait de se mettre à courir mais là encore, cela ne serait pas pour autant qu'il survivrait. Si la guerre avait lieu, il était certain qu'il y aurait des morts. Des morts qui ne se trouveraient pas tant dans notre campement que dans le leur. Des hostilités qui existaient toujours, qui étaient parfois qu'un peu plus prononcés envers mon peuple. Une raison supplémentaire pour faire taire mon appartenance à la tribu que nombreux considéraient comme belliqueuse. N'étant pas là pour cela à vrai dire. Bien plus curieuse de savoir ce qu'il faisait là et d'en savoir plus sur son peuple. Une des questions qui me tenait éveillée à chaque fois que je voyais un d'entre eux. Ne pouvant m'empêcher d'être curieuse alors qu'au final j'en venais toujours à m'approcher. Comme un enfant qui découvrirait pour la première fois le soleil. Mon regard qui continuait de se poser sur lui alors pendant de longues minutes il n'y avait qu'un jeu d'observation. « Comment... lui s'appelle ? » « Comment il s'appelle ? » Le corrigeant non sans désigner Argo de la main avant de m'approcher un peu plus du camélidé. Argo qui semblait tour à tour l'observait aussi. « Argo. » Et dans ce simple prénom résonnait trop d'amour, d'affection et de souvenirs.
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Wyatt n'a jamais pris la peine de s'intéresser de trop près aux histoires des tribus de la Terre. Non pas qu'il s'en fiche, simplement que son cerveau est déjà rempli suffisamment avec ses propres histoires et surtout sa passion pour la Terre au sens propre pour venir s'occuper de ses semblables. Pour lui, qu'importe la tribu, ils sont humains. Harlan lui a expliqué et expliqué encore qu'ils étaient quand même un peu différents, et surtout, certains moins aptes à la discussion que d'autres. Ça n'avait rien à voir avec la barrière de la langue d'ailleurs, non c'était juste une question de culture. Dire bonjour avec des mots ou trancher la langue avec un couteau.

Si les Naoris lui aillant contés les histoires de la grande bleue semblaient vraiment convaincus par ce qu'ils disaient, lui n'y voyait que des croyances un peu différentes. Sur l'Odyssée, alors qu'il lisait un peu tout et n'importe quoi pour ne surtout pas parler à la personne en face de lui, Wyatt était tombé sur des histoires un peu barbares tout au long de l'Histoire de l'Humanité. Alors ça ne le choque pas plus que ça, il se dit simplement qu'ils communiquent autrement. Parce qu'il est un peu stupide et surtout parce qu'il n'a aucune envie de se prendre la tête avec ces histoires de politiques. Ironique, connaissant sa place parmi les siens. Mais ça, ça le touche pas vraiment. Alors de voir une jeune femme avec un chameau dans une forêt, ça l'intrigue pas vraiment non plus. Oui, il a entendu parler d'un peuple du désert. Oui, quelque part dans son crâne il lui semble qu'il est coutume de dire d'où l'on vient. Mais bon, elle veut pas, Ezra, et il s'en fout un peu.

C'est pas tellement ça qui l'intéresse. Lui, il veut ouvrir le dialogue avec elle. Malgré ce crâne qui gratte en quête de réponse qu'il connaît déjà, d'une langue qu'il a travaillé et retravaillé jusqu'à s'en épuiser. La brune vient clairement d'ailleurs. D'une de ces tribus nommées ci et là mais qu'il ne connaît pas vraiment, avec lesquelles il n'a pas pu interagir pleinement. Et c'est tout ce qu'il veut, en vérité. En savoir plus, toujours plus. Il imagine pas qu'il peut toucher des cordes sensibles ou déclencher une nouvelle catastrophe, encore moins dans la vie d'une inconnue. Non ça, ça lui passe bien au dessus. Alors il s'évertue à se faire comprendre comme il peut. L'accent dégueulasse qui passe ses lèvres lui arrache ses propres oreilles, il s'en excuserait presque s'il se souvenait encore comment faire. Mais il écoutait sagement la terrienne le corriger quand elle le faisait. S'évertuer à imprimer son accent, ses tics de langages et autres. Il cherche à faire réagir son cerveau, finir un échange sans qu'elle saigne en l'écoutant, ce serait déjà un premier pas.

Mais il continue, il pose une question, fait un pas vers elle sans trop savoir dans quelle direction. Sa prononciation lui pose clairement problème et il lui offre une moue réellement désolée en réponse à sa grimace assumée. Elle voyage, dit-elle. Il comprend rapidement, l'association entre des mots déjà entendu et l'animal à ses côtés n'est pas vraiment très dure à faire. Alors Wyatt s'en contente, après tout, n'est-ce pas ce qu'il fait lui ? Passer son temps à voyager, sans chameau mais quand-même, ça reste un peu l'idée ? Peut-être qu'il lui faudrait un chameau. Il demandera sans doute à Rowena ou Harlan en rentrant.

Elle le coupe de son cheminement de pensée en lui posant la question retour, logique, fatale à laquelle il n'avait pas vraiment songé. Wyatt pourrait lui dire qu'il tente de ré apprivoiser la Terre après une sale dispute, mais en plus d'être pas foutu de le prononcer, elle le prendrait probablement pour un fou. Alors il réfléchit, il s'arrête d'observer, Ezra comme son compagnon d'infortune, et il se perd une fois de plus dans son crâne un peu cassé. Il lui dirait bien qu'il voyage aussi, sachant pertinemment que ça n'a rien de vrai. Il ne voyage plus, pas comme il l'a eu fait. Il ne prend plus ce plaisir à visiter la Terre et se perdre à chaque foutu pas qu'il fait. Là, c'est juste un mec paumé, en fait. Y a rien d'autre à dire. Mais ça, il sait pas trop le dire. Alors il hausse les épaules et il lui répond finalement, toujours avec ce petit décalage qui s'installe entre eux. « Je sais plus. » L'accent reste à couper au couteau mais il pouvait pas être plus franc. Il sait plus trop ce qu'il fout là mais pour la rassurer et qu'elle le prenne pas pour il-ne-sait-trop-qui, il ajoute quand-même, sans grande conviction. « Voyage aussi. » Du moins ça peut se qualifier comme ça, il croit.

Mais il se rattrape, sourire au coin des lèvres en fixant la magnifique bête à ses côtés. Il demande son nom, rate forcément les conjugaisons et elle le corrige instantanément. Il sourit, Wyatt. « Merci » qu'il prononce sans vouloir la couper, la forcer. Merci de le corriger, sans animosité, juste pour l'aider. Du moins, il le ressent comme ça. Alors il se détend un peu, son sourire aussi, s’agrandit un peu. Et puis elle s'approche de l'animal, prononce son nom à lui. Et Wyatt, lui, garde ce sourire en tentant de répéter sans trop écorcher. « Argo ? », il s'arrête encore, quelques instant. Comme à chaque fois qu'elle parle, à chaque fois qu'il doit savoir comment continuer, faire un pas en avant et non pas deux en arrière. « C'est.... joli ? » Il le pense, doute du terme pourtant. Son visage montre sa détermination malgré les mots qui s'emmêlent et les langues qui s'entremêlent. « Où toi aller ? » Ajoute-t-il, question complètement stupide, probablement, puis, il se rend compte au fur et à mesure qu'il a un peu peur de la vexer alors il ajoute, un peu désolé. « Toi pas obligée... rester ? » Il hésite, toujours maladroit dans ses mots, voulant se cogner la tête contre le premier arbre venu et surtout, voulant éviter à Ezra ce supplice qui s'éternise à ses yeux. Et ça se lit, dans son regard, son désespoir. Ce besoin qu'il a d'en savoir plus, d'en vouloir plus sans savoir comment s'y prendre ni par quel chemin. Il entend Harlan dans un coin, Rowena dans l'autre et lui dans le troisième. Il a juste envie de dire à tout le monde de se taire, qu'on s'entend plus penser. Mais il peut pas faire ça non plus, pas devant une sombre inconnue. Alors à la place il soupire de ses maladresses et conclut par un simple et facile, celui-ci prononcé avec bien moins de difficulté. « Désolé. »

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28/02/2016 Glacy Chris Wilson 1483 Jessica Parker Kennedy pétra (avatar) esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée Rahjak 213
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Il était étrange. Il était difficile de présumer autrement alors que je pouvais le voir se perdre dans ses pensées. Comme s'il était là pendant l'espace d'un moment puis disparu juste après. Envolé. Il se perdait dans les limbes de son esprit sans pouvoir retrouver le chemin de la sortie. Aucune possibilité n'existait pour l'aider. Il était alors seul. Seul dans son esprit. Seule comme je pouvais l'être lorsque je me retrouvais dans ce même état d'esprit. Il était si facile de se perdre dans cet entrecheminement de pensées, dans ce labyrinthe qui se présentait sous un autre jour à chaque seconde. Ne pouvant l'y suivre, seulement l'observer. Une curiosité manifeste pour ces êtres venus du ciel qui étaient peut être ores et déjà de nouveau dans la lune. Des questions qui existaient alors que tout était différent, alors que je me demandais ce qu'il en était de vivre là-bas, me demandant ce qu'ils faisaient. Une expérience que je ne connaîtrait jamais. Ne sachant pas ce qu'il serait de vivre dans l'espace. Ne pouvant que rester là à attendre, à patiente qu'il revienne à cette réalité. « Je sais plus. » Un accent horrible mais une réponse tout aussi franche. Ce genre de réponse auquel on adhérait aussitôt parce que dedans résonnait l'élan de la vérité. Une réponse qui sonnait comme sincère et que je ne pouvais que croire. A vrai dire il serait plus compliqué d'imaginer le contraire, de trouver une raison pour laquelle il pourrait cacher sa venue là. Il n'avait pas ce poids des secrets bien que sa seconde réponse ne fut que vague. « Voyage aussi. » Ne cherchant pas à en savoir plus. Certes j'étais curieuse mais en gardant ma langue pour moi, j'espérai ainsi qu'il ne me poserait pas d'autres questions. Ce qui semblait difficile en vue de la présence d'Argo mais là encore je ne pourrai que prétendre. Une question d'esquive et du jeu du chat et de la souris. Des questions auquel je ne pouvais pas à toutes donner réponse. Il y avait plus important que des réponses parfois. Il y avait parfois des choses plus importantes à préserver que des réponses. Ce que je faisais alors, me préservant. Comptant rester sauve, comptant rester hors des griffes des mercenaires de la cité. Comptant survivre. Alors voyager était une alternative adéquate, une de ces réponses passe partout qu'il me donna aussi. Ne rechignant pas pour l'accepter alors que je me décalais légèrement.

Mais si je comptais me taire, je ne pouvais qu'après me contredire. Me contredisant en parlant d'Argo. Il y avait trop d'amour pour taire ce lien. Un lien qui m'unissait à mon fidèle compagnon de route, au camélidé. Je ne m'étais pas séparée de lui. Sans doute que pour éviter les questions, j'aurai dû mais je ne le pouvais pas. Alors on inventait des histoires, prête à vendre corps et âme pour qu'il soit sauf. Mais là encore, il paraissait plus facile de répondre car la curiosité de l'homme descendu des étoiles n'était pas malsaine. Il n'y avait pas cet éclat dans son regard qui vous donnait des frissons. Il ne semblait être prêt à arracher mes secrets, ma peau. Il n'y avait pas cette lueur vicieuse ou maléfique à trouver, cette même lueur qui vous incitait à prendre vos jambes à votre cou. Il n'y avait pas de lueur que je pouvais découvrir qui aurait pu m'inciter à fuir. Au lieu de cela, je n'y voyais qu'un simple élan de curiosité naturel. Le même qui me poussait à vouloir lui poser de nouvelles questions, naturellement, pour en savoir plus sur son peuple. « Argo ? » J'hochai la tête. C'était son prénom. Et autant qu'il dansait pour savoir s'il allait parler plus ou non, je me replongeais dans le silence. Il m'offrait ces quelques secondes, il m'offrait cette opportunité de me taire avant que je n'en dise trop, avant que je n'en dévoile trop. Il y aurait certainement des mots qu'il ne comprendrait pas, mais intelligent il pourrait aussi additionner les nombres. Il n'était pas compliqué de deviner des parts d'histoire. Ce que je préférai qu'il s'abstienne de faire. Alors au lieu de cela, je me contentais de l'observer simplement. « C'est.... joli ? » Un hochement de tête approbateur. Il ne s'était pas trompé bien que là résonnait une question. La beauté qui dépendait du point de vue subjectif de chacun mais qui était à mes yeux caractérisée. « Où toi aller ? » « Ici et là. » Des réponses qui étaient que plus vagues, comme si je voulais l'emmêler. Ce qui était aussi le cas bien que je me contentais d'un sourire et d'un haussement épaule nonchalant. Comme s'il ne me suffisait pas qu'il ait du mal avec la langue pour vouloir le confondre un peu plus, le forcer à se creuser un peu plus ses méninges. « Toi pas obligée... rester ? » Si maladroit. Ce qui était amusant en vue de la stature de l'homme. Un masque de vulnérabilité que je ne verrai s'afficher sur les colosses de la cité. Là-bas, les émotions étaient trop souvent synonymes de faiblesse. Ce n'était pas dans la maladresse qu'ils donnaient si ce n'était dans la force. Alors j'en étais amusée, même presque déconcertée. Ils étaient tant différents avec leur peau pâle et leur accent de nouveau presque à me faire mal aux oreilles quand il s'excusait. Peut être que le mot que je cherchais était qu'il en était presque attendrissant à l'opposé des membres de la cité rahjak. M'avançant vers lui souplement et agilement alors que je m'arrêtais de nouveau à quelques pas. « J'ai du temps. » Ce qui n'était pas entièrement vrai mais l'opportunité m'était donné de pouvoir jouer les curieuses, alors je le faisais même avec joie. « Où vas-tu ? » Des questions que je comptais en effet assouvir.


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01/08/2018 Totoro's Child. TC Jones. 394 Rami Malek Ma Reine d'amour ♥ - imaginarium - ariana grande, breathin Conseiller Odysséen. - Botanique & Zoologie. Dana 828
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Il en chie vraiment à se souvenir des mots même si ça revient doucement. Il prend son temps, articule mal et a un accent horrible. Parfaitement au courant de sa condition la rencontre avec la jeune femme lui rappelle d'ailleurs ses premières rencontres, il y a deux ans de ça. Sans la sécurité des Naoris, seul avec sa mémoire pour se rappeler des mots, les prononcer correctement lorsqu'un passant traverse sa route. Certains avaient été compréhensifs et d'autres moins. Peu à peu son accent s'était amélioré et son parlé aussi. Mais voilà des mois qu'il n'a pas pratiqué. Des mois qu'il s'est terré comme un animal blessé. Alors ça met du temps, trop de temps. Ezra est d'une patience d'or avec lui, elle ne bouge pas, ne s'impatiente pas. Non, au lieu de ça elle l'écoute. Lorsqu'il répète le nom de l'animal qui l'accompagne – animal qu'il n'a jamais vu dans la forêt, il lui sourit. Wyatt se lance dans des essais un peu au pif, histoire de voir ce que ça va donner. Pas tellement sûr de ce qu'il dit, presque sûr de ne pas l'insulter et de dire à peu près ce qu'il a en tête.

La brunette semble le lui confirmer par son hochement de tête et le détend un peu plus. C'est toujours pareil, moins il se torturera l'esprit plus ça lui viendra naturellement. Plus il se détendra, plus il comprendra. Mais une question à la fois, un pas après l'autre. Alors il lui demande où elle va, histoire de tenter de la garder un peu plus avec lui. Cette rencontre précieuse après des mois d'agonie. Mais elle reste vague, très vague. Peut-être même un peu trop. À sa réponse pourtant, il ne s'offusque pas pour un sou. Non parce qu'en même temps, ne fait-il pas la même chose ? Ne va-t-il pas lui aussi par ci et par là ? Il soupire, l'idée lui traversant la tête que peut-être il est de trop, un bloc de pierre sur son passage à elle et qu'elle est juste trop polie pour le lui dire. Alors il lui offre une porte de sortie, signe la fin de son agonie à elle, du moins celle de ses oreilles. Pourtant la jeune femme s'avance au lieu de reculer, elle casse lentement la distance qui s'était collée naturellement entre eux pour venir se planter à quelques pas de lui. Ces quelques pas que l'on colle tous dans une conversation avec un inconnu mais un inconnu qui nous fait tout sauf peur. Elle ne prend pas la fuite, au contraire, malgré son accent et ses difficultés à communiquer elle reste, s'approche et lui offre un nouveau souffle.

Celui de se dire que tout n'est peut-être pas si catastrophique que ça, qu'il a une chance de s'en sortir, de s'améliorer de nouveau. Tout n'est peut-être pas aussi perdu que lui en cet instant précis. Alors il lui sourit, de ce demi sourire un peu maladroit, il détourne le regard vers l'animal qui semble connaître sa maîtresse par cœur et lui obéir au doigt et à l’œil. C'est à son tour de se taire, incapable de savoir quoi dire pour bien faire, il lui laisse la place, toute la place alors qu'elle parle de nouveau, laisse la forêt éterniser sa voix entre les arbres et le vent. Ses yeux se posent à nouveau sur elle, concentré sur ce qu'elle vient de dire, le déchiffrage qui devient lentement plus facile. S'il n'est pas certain des tournures de phrases il est désormais sûr d'en comprendre le sens. Alors il leur fait gagner du temps à tous les deux. Réduits les silences où on l'entend penser pour le voir acquiescer à son tour. Elle a le temps, lui a t-elle dit, ou du moins quelque chose s'en rapprochant. Elle reste là, c'est tout ce qui compte pour le moment. Alors il la remercie dans un silence, pour ses oreilles à elle, juste d'un geste de la tête et d'une moue encore un peu gênée.

Et puis elle lui retourne la question, bien mieux posée mais qui va sensiblement dans le sens de celle qu'il lui avait précédemment posé. Où va-t-il ? Wyatt prend son temps, un temps différent. Pas parce qu'il n'a pas compris mais parce qu'il n'a pas la réponse à sa question. Il pourrait lui répondre ce qu'elle lui a répondu mais avec ça, la pauvre, elle finirait par reculer de trois pas en arrière. Alors il cherche à bien faire, trouver une réponse honnête mais qui puisse lui donner un peu de quoi faire. Entamer une vraie discussion, ce qu'il peine à faire. « Je me balade simplement. » Qu'il dit en haussant les épaules, peu satisfait de ce qu'il vient de lui donner. Mais comment lui exprimer ce qu'il fait vraiment ? Déjà qu'il n'est pas foutu de le faire dans sa langue natale alors dans cette langue-ci, ça paraît impossible. Du coup il se mordille l'intérieur de la lèvre, cherchant comment faire et surtout comment désamorcer tout ce qui s'est enclenché après les premiers mots et ses premières difficultés. « Tu voyages avec il, toujours ? » Qu'il ajoute en montrant Argo d'un coup d'oeil simple mais précis. Wyatt n'est décidément pas très doué lorsqu'il s'agit des autres êtres humains et encore moins pour les mettre à l'aise. Du coup il passe une main derrière son crâne et cherche à en sortir bêtement une idée. Comme si c'était si facile, comme si c'était si simple. « Tu as besoin eau, nourriture ? » Il cherche à se rendre utile à défaut de savoir comment l'aborder. Un autre point d'appui pour cette parfaite inconnue à l'accent particulier, à l'animal de compagnie qui ne trompe personne et au regard peut-être un peu abîmé. « Tu veux marcher un peu, ensemble ? » Wyatt s'essaie à des solutions sans réellement savoir si elles vont aboutir mais pourtant il s'acharne et refuse de l'avoir vue s'avancer vers lui, faire un pas ainsi, pour lui faire faire demi tour aussi sec. Alors il tente un pari, pour la demoiselle trop vague face à lui. S'il n'a jamais vu personne qui lui ressemble alors peut-être n'a-t-elle pas non plus croisé grand monde de son peuple à lui. Du coup, il s'y aventure, les pieds dans le plat. Un ça passe ou ça casse comme il sait si bien le faire, comme Harlan lui dit souvent de pas le faire. « Tu... as questions ? » Il est peut-être pas assez précis donc il ajoute à ça un geste, d'abord un doigt sur sa propre poitrine et ensuite vers le ciel, de là où il vient, sa belle cage en fer qu'il ne regrette que depuis qu'il a réalisé qu'il ne comprenait rien au monde. Si elle ne veut pas parler d'elle, peut-être veut-elle en savoir plus sur lui. Pourvu qu'elle reste, et que ce soit le bon pari.

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L'homme qui reprenait alors la parole. « Je me balade simplement. » Un hochement de tête rapide, plus acceptant l'idée qu'il ait pu prononcer ses mots sans s'arrêter, sans aucun problème. Ne doutant pas qu'il n'avait que besoin de pratiquer. Ce que je devais faire aussi si je voulais apprendre plus à parler leur langue. Mais il semblait plus simple, plus aisé d'user les mots de la langue des grounders. Il était plus simple de parler cette langue que je connaissais depuis que j'étais enfant. Comptant d'autant rester discrète autour. Préférant éviter d'attirer l'attention, ou plutôt éviter d'attirer une attention indésirable. Se faire discrète, tenter de ne pas se faire remarquer et éviter le chemin des mercenaires. Ce qui était contradictoire avec la présence d'Argo ou cet éclat de curiosité qui faisait que j'étais désormais devant lui. Et des questions qu'il avait tout aussi. « Tu voyages avec il, toujours ? » « Oui. » Ce qui là encore n'était pas tout à fait exact. Je n'avais jamais voyagé avec Argo avant. Je n'avais jamais découvert le monde en sa compagnie ou vécut des aventures plus folles les unes que les autres. Il n'était pas comme l'un de ses équidés que les mercenaires empruntaient, que certains possédaient. Ne le considérant pas comme une monture, plus comme un ami. Et il était tout aussi certain que je n'avais jamais fait de grands voyages avec lui. N'étant jamais partie avant de la cité, n'ayant pu voir les contours du désert que de rares fois. Je n'avais jamais été sinon plus loin que les portes de la cité jusqu'à ce réel départ. C'était le jour que j'avais pris la fuite, que je l'avais volé à Shanareth que cette affirmation s'était révélée vraie. Ne l'ayant pas quitté depuis. J'aurai pu le perdre pourtant lors de ma rencontre avec la mercenaire aux cheveux bruns, mais elle me l'avait laissé. Le camélidé qui m'avait retrouvé alors que je fuyais dans la forêt profonde. Me retrouvant quand j'avais besoin de lui et depuis il était toujours là. Un choix dangereux que d'être vue en sa compagnie mais ne quittant pas l'abandonner. L'animal qui s'était habitué bien plus que je l'aurai cru tantôt à cet autre monde. Chacun qui finissait par s'habituer. Et si j'avais découvert que récemment cette part-ci du monde, là était aussi son cas. N'ayant pas eu qu'un crash si ce n'était deux. Eux aussi avaient dû s'habituer, et ils continuaient de le faire à cet instant, j'en étais certaine. Ayant à apprendre. Une quête du savoir qui ne finissait pas demain.

Mon regard qui se reposait sur lui alors qu'il reprenait la parole. « Tu as besoin eau, nourriture ? » Un froncement de sourcils. Au lieu de paraitre rassurée, l'homme faisait ressortir ces éclats de méfiance. Je n'étais pas habituée à ce qu'on m'offre eau et nourriture. Si je savais qu'il était différent, il ne restait pas moins que de nouveau je semblais sur le point de retomber dans la méfiance. Ne pouvant m'empêcher de chercher un double sens à ses mots. Il y avait toujours une autre raison. N'ayant jamais rencontré une personne qui avait eu de réelle pure intention, chacun cherchait quelque chose. Et si j'avais découvert ne serait-ce qu'au contact des calusas, que les autres étaient différents des rahjaks, je restais toujours sceptique. Ayant toujours de légère difficulté à croire que certains avaient des coeurs plus purs quand bien même que je pouvais l'espérer. Lui répondant ainsi après un instant de silence, peut être un peu trop rudement. « Non. »  Ce qui n'était pas tant le résultat d'un méfiance que la vérité alors que je n'avais pas besoin de vivre. Bien plus préparée à partir en expédition désormais que je n'avais pu l'être quand j'avais quitté la cité, ayant manquer de mourir. Et cette impression de malaise qui s'installait alors qu'il reprenait de nouveau la parole, tentant de faire la conversation. « Tu veux marcher un peu, ensemble ? » Hésitante bien que je savais aussi que j'étais armée. Continuant de le regarder pendant l'espace d'un instant comme si je tentais de savoir si là existait encore des doutes avant d'en venir à hocher la tête. Trop curieuse pour retomber totalement dans la méfiance. « Tu... as questions ? » Et il réussissait de nouveau à amoindrir ma méfiance alors qu'en effet comme il se doutait j'avais des questions. Aussi contradictoirement, des étincelles apparaissaient dans mon regard alors que je ne pouvais qu'avoir des questions sur son peuple, sur les hommes venus du ciel. Une conversation que j'étais cette fois-ci plus à l'aise de menée, qui serait différente de la précédente que j'avais pu avoir avec les siens. « Comment c'était là-haut ? » Ce dont je n'avais pas idée. Voulant comprendre pourquoi ils pouvaient être si différents, lui capable de réussir à m'arracher des réponses, ne lui suffisant au final qu'éveiller un peu plus ma curiosité. Curiosité qui restait alors que cette question n'avait pu que fuser, alors que je n'avais que mon imagination pour m'aider. Cette même imagination par le biais de laquelle j'avais rêvé d'un autre monde.


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