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˜˜˜˜˜˜“ should we become monsters to save everyone from the devil ? ” (les rebelles)
maybe life should be about more than just surviving

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Devos Acciaro
20/12/2016 ELOW ; ĆIRO + IRINA + JONAS ; 1255 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 151
— Chi cerca, trova —






should we become monsters
to save everyone from the devil ?
31 JUILLET 2118


Son nez le dérange. La poussière dans le bunker est bien trop présente à son goût, mais il ne peut pas se lever maintenant et passer un coup de balai. Et puis, il y a un parfum très lourd dans l’air et c’est sans doute à cause de la conversation. Voilà ce qui reste des rebelles. Voilà où ils en sont, tous. Pour la première fois, Devos se sent responsable et décide de prendre les choses en main. Il est peut-être l’un des leaders, mais il n’a pas vraiment les épaules pour ça. Sa façon de penser et d’agir et si différente, qu’il craint toujours ne pas être compris, même pas eux. Pourtant, assis sur sa chaise, le regard jonglant d’un visage à un autre, il ne résiste pas. Il a besoin d’organiser un peu cette réunion, d’être certain que chacun est entendu. Il veut réellement savoir ce qu’ils pensent tous, même si cela peut le décevoir. Ils ont tous besoin de s’écouter, de se comprendre et d’avancer. La rébellion n’a aucune valeur si ceux qui en font partie ne sont pas capables de marcher, main dans la main, vers un objectif précis. Le problème, d’ailleurs, c’est bel et bien cet objectif. Ils se sont peut-être un peu dispersés, ces dernières années, sans doute dans le même état que le conseil, à chercher quoi faire et comment faire pour la survie de tous. Car ce qui compte, au fond, c’est la communauté. Devos s’est toujours battu pour que toutes les voix soient entendues, acceptées. C’est pour ça qu’il a rejoint les rebelles. Qu’il a rejoint Chris et qu’il a offert sa loyauté à Faust. Personne n’est parfait, pas même eux, mais au moins, ils ont à cœur une chose essentielle : le bien de chacun. Il ne dit pas que le conseil ne pense pas la même chose, mais au fond, est-ce qu’ils ont besoin d’un chancelier ? Est-ce qu’ils ont besoin d’un groupe de conseillers choisi à une autre époque de leur vie ? Car oui, il y a l’avant chute et l’après. Inutile de prétendre que cet événement n’a pas marqué un tournant dans leur existence. Depuis qu’ils vivent sur la planète, tout à changer et leur justice aussi. Ce n’est peut-être pas encore très clair, parce qu’il n’y a pas eu de crime à proprement parler, mais que se passera-t-il lorsqu’un meurtre adviendra dans le village . Comment le conseil va-t-il agir ? Il y a encore trop de questions sans réponse, trop de non-dit qui seraient pourtant nécessaire à la vie de tous. Il faut qu'ils s'ajustent, mais ils ne l'ont officiellement pas encore fait.

Il était le choix de Faust. Chris était le choix de Faust. Les yeux de Devos se posent sur Tennessee alors qu’elle ne termine pas sa phrase. Il peut presque l’entendre, dans sa tête et, quelque part, pour une raison qu’il ne comprend pas, ça lui tire le cœur. Machinalement, il tourne la bague à son doigt et se perd dans des images qui attaquent son esprit. Pas de leader, c’est le mieux. Chacun est égal à l’autre, tout simplement. Et puisque Faust hante son esprit, il ne peut que dévier son regard sur Murphy. Dans son coin, si silencieuse, si calme… Non, ce n’est pas elle ça. Devos le sait. Il n’aime pas la voir ainsi. Être aussi fermé, quand en réalité elle a tant de chose à dire, ça ne lui plaît pas. Alors quand elle s’exclame qu’ils ne sont pas des démons, il baisse les yeux. Il ne veut pas voir l’expression sur son visage. Il laissa ses mots arriver jusqu’à lui, bougeant négativement la tête quand elle affirma qu’ils étaient encore dans une démocratie. Ce n'est tellement pas son sentiment à lui, et ce n'était pas l'impression qu'elle avait elle aussi quand elle est arrivée chez les rebelles...

« Nous n’avons pas de chancelier, que je sache et la seule personne qui ait fait l’erreur, un jour, de prendre une décision pour tous sans prendre en compte de l’avis de chacun, c’est moi. » Répond-il automatiquement à Murphy sans lui laisser le temps d’ajouter quoi que ce soit. Comparer Chris ou Fasut, au chancelier, c'est se moquer de tout ce qu'ils avaient construit... Inutile de préciser qu’il y a de l’amertume dans sa voix, pas pour elle, mais pour lui-même. Quoi qu’il arrive, il se sent toujours particulièrement maladroit vis-à-vis de ce qu’il avait essayé d’accomplir. « Tu penses que depuis quelques années, ils ont regagné la confiance de tous ceux qui étaient prêts à se battre contre eux, là-haut ? Toi-même, as-tu confiance en eux ? Ou seulement en ceux que tu connais ? » Devos parle bien du conseil, en général. Pourtant, il connaît certains d’entre eux, comme Nadja par exemple. Et l’appréciation qu’il a de la jeune femme ne change pas l’avis qu’il a du conseil en lui-même. « Est-ce que c’est suffisant, selon toi, d’ignorer toutes ses décisions injustes prises durant notre vie dans l’espace, sous prétexte que sur terre, ils se soient montré plus à l’écoute ? Je te rappelle qu’on parle de ceux qui ont envoyé les jeunes sur terre, cela même qui est encore loin d’avoir décidé, en presque trois ans, si ces jeunes ont une place à nos côtés ou non ! Depuis le crash, ils ont été dans l’obligation de s’adapter, comme nous tous et ils ont pris certaines bonnes décisions, c’est vrai. Je ne dis pas qu’à leur place, nous aurions mieux fait, je dis simplement qu’on ne peut pas laisser les laisser agir seul comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes. » Son regard est planté dans celui de Murphy. « Aurais-tu oublié ce pour quoi tu as rejoint la rébellion ? » Il ne le dit pas comme un reproche, il se pose vraiment la question. Il se demande vraiment, ayant encore un parfait souvenir de ces discussions qu’ils avaient eu, de tout ce qu’il avait fait pour l’aider à rejoindre les rebelles. Pourquoi a-t-il la sensation qu’elle baisse les bras ? Ou alors, qu’elle a autre chose en tête. Il hésite. Il se lève alors, créant un son grave dans son mouvement alors que sa chaise glisse sur le sol. Il a soif et il fatigue.

Il peut, d’une façon ou d’une autre, comprendre qu’Isaiah soit paumé, que Chris soit déçu ou effrayé à l’idée de décevoir les autres – il le connaît bien assez pour ne pas avoir besoin d’explication. Il peut percevoir aussi, qu’il tente de recoller les morceaux, mais peut-être bien que ce n’est pas à lui de le faire. Peut-être bien que tout ça, c’est encore la faute de Devos et de sa soi-disant trahison. Les conséquences de son action passée sont encore là et il le sent. Chris essaye de se montrer fort, de prendre les choses en main, mais il y a quelque chose de différent. Il n’a pas tort, ceci-dit. Ils doivent d’abord décider entre eux, se comprendre entièrement, avant d’en parler à tous les autres. C’est logique.

« Peut-être bien, finalement, qu’on ne devrait pas rester dans l’ombre et qu’on devrait rejoindre le conseil. » Dit-il sans s’en rendre compte, alors qu’il se sert à boire dans un coin, assoiffé par cette conversation et ses idées. Mais Chris a raison, il faut voter, il faut décider. Son regard se pose sur Isaiah, dont l’idée de participer aux élections résonne autrement maintenant. « Peut-être bien que c’est à nous, de proposer des élections en amont à celle habituelle tout simplement pour répondre au mieux à ce dont chacun a besoin. Dans une société qui fonctionne correctement, nous ne devrions pas exister et c’est en ce sens que nous devons avancer. » Il y a comme quelque chose qui se réveille en lui et les hypothèses s’enchaînent à l’infini. C’est étrange, mais pourtant, c’est ça. Ils se battent pour les autres et ils devraient tout faire pour que la communauté soit soudée, équilibrés et justes. « Murphy a raison : nous ne devrions plus prendre de décisions dans notre coin. C’est d’ailleurs le problème qu’on a eu, par le passé. On ne devrait pas être la source d’une division, au contraire. » Quand ils voulaient déménager, où se battre pour intégrer les jeunes, ils s’étaient rendu compte qu’ils allaient imposer un choix à la communauté. Un choix qui diviserait. Peut-être finalement, devraient-ils utiliser le système actuel pour le transformer de l’intérieur, ainsi ils ne bouleverseront pas le monde dans lequel tout le monde a vécu pendant des années. Et surtout, ils doivent le faire pacifiquement. Devos peut voir un schéma se dessiner clairement dans sa tête : virer le chancelier, car ils n’ont plus besoin d’un capitaine de navire, mais garder un conseil d’individus qui a été élu par tous et qui se base pour eux. Son regard glisse sur chacun, se demandant alors si ces paroles ont résonné dans l’esprit des autres ou s’il a simplement divagué dans un monde qui n’appartient qu’à lui…

Spoiler:
 

Tennessee Brontë-Sand
14/11/2015 Isa & I My boy D'Arbanville & Oz & Hyacinthe & Elouan & Tam-Tam 3771 Katie Melua Kyran adorable & Avengedinchains & Lux aeterna Mécanique & Nanotechnologie 73
ψ Cat on a Hot Tin Roof ψ





Devos & Tennessee & Murphy & Isaiah & Chris @Who'sNext? #AnWhatNow



Sur sa chaise elle gigotait comme une anguille Tennessee, dans l'espoir qu'elle se transforma en fauteuil et qu'elle put s'étendre un peu mieux. Évidement elle n'y croyait pas vraiment, ce genre de magie ça n'existait pas, nulle part, à part dans les contes pour enfant. Et ...

Tout au fond de son âme, elle ressentait cette impression que les rebelles tentaient de retourner leur mouvement comme on le fait d'un vêtement pour en admirer l'envers et le rapprocher du conseil. Elle estimait bien souvent que toutes ses chamailleries prenaient naissance dans de simples broutilles. Elle remarqua une goutte de sang coulant le long de sa cuisse et l'essuya rapidement pour effacer tous les témoins relevant ses prunelles brunes à la fin de la phrase de Murphy  @Murphy Cavendish

« Est-ce qu'on peut vraiment comparer Murphy ? Nous sommes nés dans l'ombre et le désespoir, nous n'avons jamais agi dans la lumière parce que sinon nos vies n'auraient pas valus très chères » En vérité son amie brune ne connaissait pas cette partie-là, elle n'y jouait pas quand elle se trouvait à bord de l'Odyssée, forcément elle ne pouvait pas se souvenir de tous les dangers qui les guettaient à n'importe quel faux pas « On fait comme ça parce qu'à l'époque ils nous ont forcés à le faire, on n'a jamais fonctionné autrement »

Oh elle ne prétendait pas par là qu'il fallait continuer, parce que visiblement ils aboutissaient dans une impasse.

« Mais c'est sur on doit évoluer »

Il serait facile de croire que la mécanicienne ne se comportait que comme un bon petit soldat qui obéissait sans poser de questions à l'époque. Mais non, pas le genre de la bouclée, simplement elle déposait toute sa confiance dans les paumes de Faust. Là-haut, ici maintenant tout s'entrechoquait dans le plus grand des chaos. Tennessee elle sondait au tréfonds de ses tripes les fondations de ce mouvement, les raisons de ne pas abandonner, d'empêcher ce rassemblement hétéroclite et atypique qu'ils formaient de se réduire au rien.

Silencieuse les phrases volaient au-dessus de sa tête pour la plupart mais celle D'isaïah @Isaïah Stowaway percuta son esprit « A moins d'être sourd personne ne va pouvoir faire comme si tu n'avais rien dit, le problème méritait d'être évoqué » Et envisagé au risque d'être rejeté. Mais sans mépris n'est-ce pas ? Parce qu'ici depuis toujours ils représentaient des âmes libres d'énoncer et d'allonger les idées puisque seul les échanges permettaient d'avancer dans les difficultés ou les problèmes « Chacun à le droit de s'exprimer même si tous les autres désapprouvent, ne représentons nous pas la liberté avant tout ? »

Alors ne devenons pas une prison qui transposeraient des barreaux à toutes les ébauches qui déplairaient aux uns ou aux autres. Sans doute ne l'écoutaient-ils pas chacun accroché à son fil, le défendant avec ardeur. La solution eut été de les relier tous afin que chacun capta le monde dans lequel ses compagnons s'immergeaient.

Un souffle s'échappa de ses lèvres tandis que Chris reprenait la parole, Quelle chaleur dans ce lieu ! il faudrait bien y installer un ventilateur ... Elle se pencha brusquement en avant sous une douleur fulgurante qui longea toute sa cuisse perdant un peu le cours de la conversation « Je ne sais pas » Fit-elle écho à Chris @Chris Wilson, un murmure qui se dilua dans la réponse de Devos. @Devos Acciaro

Tennessee elle fronça les sourcils pour se concentrer sur le cheminement que les mots du génie empruntaient. Ils se dirigeaient particulièrement dans la direction de Murphy qui se montra si virulente. Celle-ci y répondrait certainement, ainsi que les autres alors que la mécanicienne souhaitait une fois encore souligné un point continuellement biaisé dans cette histoire « Déjà nous sommes tous un peu responsable de cet état des choses pas seulement toi, nous sentions bien que la mécanique déclinait dans le fond de nos cœurs mais aucun ne l'a abordé, alors au bout du compte on ne peut pas toujours t'en vouloir d'avoir tenté un geste désespéré »

Et entendons-nous bien, il ne s'agissait plus de jouer les cachotiers, mais elle ne désirait pas que cette obstination à le mettre - ou se mettre lui tout seul - au pilori perdura « Après avons-nous vraiment besoin d'un chef ? Devons-nous vraiment nous joindre au conseil dont nous nous méfions pour la plupart ? Pourquoi ne pas soumettre nos suggestions régulièrement et voter chacun sans pour autant avoir un leader en particulier mais des voix qui s'exprimeraient ? Sans nous cacher, pour sortir enfin de l'ombre, croyez-vous qu'ils nous abattraient sur place ? »



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Murphy Cavendish
06/12/2015 Lux Aeterna Nuna Cortez 37581 Sophia Bush Lux Aeterna (vava & sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 759
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❝ Should we become monsters
to save everyone from the devil ? ❞
Murphy Cavendish & les rebelles
(31 juillet 2118)


En réalité, Murphy était à des lieues de la rébellion. Ce n'était pas nouveau, ça courrait depuis des mois, depuis avant les altercations de l'été précédent. A n'y plus voir aucun objectif tangible ou souhaitable, on perdait l'intérêt que l'on pouvait avoir eu en quelque chose qui avait pu tant représenter. Et à entendre ce que tous lui répondaient, le gouffre était encore plus important que ce qu'elle avait pensé jusque-là. Se refuser à comparer les groupes, c'était refuser de voir la vérité en face, mais surtout refuser de voir que les similitudes pouvaient rapprocher plutôt que de sonner comme des insultes. « On a un "leader" » répliqua-t-elle en accentuant le terme et désignant @Chris Wilson d'un mouvement du menton, puisque @Isaïah Stowaway avait été suffisamment bien introduite au mouvement avant d'y adhérer qu'elle manquait parmi les points les plus importants qui le concernaient. Quel amateurisme; et le voilà, Chris, qui voulait reprendre son rôle de recruteuse. Ne le lui avait-il pas déjà volé depuis quelques temps déjà ? Comme s'il y était plus compétent qu'elle, alors que le contraire venait d'être démontré en une question de sa jeune recrue. Murphy argumentait, tolérant difficilement que l'on puisse ne pas faire preuve de cette logique qu'elle s'apprêtait à démontrer pour la dernière fois, perdant foi en tout ce qui pouvait se passer ici. « On a un "leader" à la tête d'un groupe qui dirige le reste du mouvement. Expliquez-moi quelle est la différence avec la structure du Conseil, parce que moi je vois pas... » Elle leva soudainement l'index en l'air comme si elle venait d'avoir une épiphanie. « Ah, si ! La voilà la différence : ici, il n'y a pas eu d'élections. Notre leader a viré les anciens chefs parce que ça lui plaisait mieux comme ça. On est les maîtres de la démocratie, hein ! » Elle rit jaune en se frottant le front, hésitant déjà à quitter les lieux, convaincue qu'elle lançait un débat qui ne mettrait personne d'accord -ou tout le monde sauf elle, visiblement. « Je m'en fous de ce qu'il y avait avant. On utilise assez l'argument de la vie sur Terre dans ce qu'on attend du Conseil pour oublier l'avant. C'est pas à la carte. Maintenant, c'est comme ça. On a les mêmes structures, sauf que pour vous, ça vous dérange pas, et que pour le Conseil ça en fait des monstres assoiffés de pouvoir. Ca peut pas aller dans un seul sens. » Elle jeta un coup d'oeil à @Devos Acciaro, espérant voir dans son regard une bribe de compréhension. « Notre chancelier, et ça me tue de devoir le dire, c'est Chris. On peut jouer avec les termes pendant vingt minutes si vous voulez, mais les faits sont là. » Mais il était tenace, Devos, et il continuait d'abonder dans un sens qui lui déplaisait, lui faisait bouillir le sang jusqu'aux oreilles et, pour la première fois, lui donnait envie de s'effondrer en larmes. Ils ne se comprenaient plus, plus du tout, et peut-être qu'un espoir avait germé avec les quelques conversations qu'elle avait eues au fil des mois, parce que quelque chose venait de se briser en elle. C'était irréparable. On tournait en rond, on refusait d'accepter les faits et on ne retenait que ceux qui arrangeaient un combat qui n'avait plus lieu d'être. « Je sais pas, demande-leur ce qu'ils en pensent, les autres rebelles ! Oh, attends... » Elle parcourut la pièce d'un regard cynique et reporta son attention sur l'informaticien. « On a un seul membre rebelle pour représenter les autres. Pourquoi ? Pourquoi elle ? Oh, bah on sait pas. Mais on est bien organisés hein, bien mieux que le Conseil ! » Elle jeta un coup d'oeil à Isaiah, souhaitant lui faire comprendre que ce n'était pas dirigé contre elle mais contre la situation. Elle ne sut guère quel genre de regard elle lui offrit au final, et reporta son attention sur celui qui la poussait à bout. « Tu me demandes vraiment pourquoi j'ai rejoint la rébellion ? Parce que j'étais censée être une remplaçante, mais que le temporaire est devenu définitif ! C'est ça que tu voulais entendre ? » Elle se leva, les larmes aux yeux, le regard dégoulinant de vitriol, poussant violemment sa chaise derrière pour elle pour s'approcher de Devos, un index menaçant tendu vers lui. « Moi je te rappelle que s'ils avaient pas envoyé les jeunes dans l'espace, on serait tous morts. TOUS. Appelle ça une mauvaise décision si tu veux, moi j'appelle ça une décision sensée. For the greater good. Peu importent les conneries là-haut, ils en sont pas responsables. Ils étaient au pouvoir depuis à peine quelques mois quand les jeunes ont été envoyés sur Terre. Si on doit leur reprocher quelque chose, c'est d'avoir été à la tête de l'Odyssée au pire moment possible. Et je trouve qu'on s'en sort pas si mal ! » S'il avait voulu la faire réagir, elle espérait qu'il était satisfait. Elle, elle était à deux doigts d'exploser et de quitter les lieux pour laisser les irradiés faire avec ce qu'elle laissait derrière elle. Ca ne la regardait plus depuis longtemps. C'était une dernière main tendue -ou peut-être une dernière explosion avant de laisser mourir le peu de foi qu'elle avait pu retrouver dans le mouvement.  « Maintenant, du coup, j'espère que t'as l'idée parfaite pour réunir deux groupes qui se divisent sur la suite des choses. C'est pas toi qui a été emprisonné quand on a retrouvé les jeunes ! » Réunir Cents et Odysséens, c'était presque idyllique; ils y parviendraient un jour, elle voulait y croire donc elle y croyait. Mais on ne pouvait pas reprocher aux choses d'aller doucement, parce que c'était à force de mains tendues et de petits pas qu'on avançait. Pas en y allant à la machine de guerre, juste parce que c'est ce qu'on voulait. Il parlait de ses idées et de démocratie, mais savait-il au moins quel était l'avis général de leur village ? De celui des jeunes ? On tâtait la température, on y allait pas à pas. Ces choses-là ne se décidaient pas sur le caprice de quelques personnes. Si on allait trop vite, on prendrait le risque de tout faire péter une bonne fois pour toutes. Avait-il déjà oublié les violences des retrouvailles ? Ne subissait-il pas les regards lourds et haineux lorsqu'il visitait les jeunes ? Avait-elle été la seule avec laquelle on était venue aux mains, là-bas ? On n'apprenait pas à revivre ensemble parce qu'on y était contraint; on vivait à nouveau ensemble parce qu'on avait appris à se voir d'un autre œil. Il fallait se ré-apprivoiser, et ça, le Conseil y travaillait un peu chaque jour, à chaque occasion qui lui était présentée de le faire. « Alors puisque tu dis que ça va pas avec le Conseil, dis-moi ce qui va pas. » Elle croisa les bras sous sa poitrine, le regard empreint de défi, un sourcil haussé en sachant pertinemment qu'aucune réponse valable ne pourrait lui être donnée. Quelques minutes plus tôt, on parlait de surveiller, par méfiance, mais pas d'agir, puisqu'on n'avait plus rien à reprocher au Conseil, plus rien à attendre ou exiger de lui. Son regard vogua jusque @Tennessee Brontë-Sand, dont le soutien était allé à Devos. Il semblait à Murphy qu'elle revivait le cauchemar d'autrefois. Elle parlait mais personne ne l'écoutait -et finalement, elle jeta un coup d'oeil à Isaiah. « Oui, on s'est réparti les tâches et Chris était supposé nous leader. Il excelle en la matière. » Elle fusilla le garde du regard au passage. Il venait de lui voler son rôle à elle, et il n'y avait pas message plus clair. « Arrêtez de dire que vous fonctionnez comme ça parce que la rébellion a toujours fonctionné comme ça. C'est exactement ce que vous reprochez au Conseil. » Vous. Son ton était devenu plus plat, peut-être un peu plus calme, mais définitivement plus grave et las. Elle savait comment les choses fonctionnaient avant; Faust ne les lui avaient jamais cachées. Mais ces choses-là appartenaient à un contexte passé, et elles n'étaient pas un argument pour maintenant. Elles ne l'étaient plus depuis longtemps. Ils avaient réussi à la pousser dans ses retranchements, et vers la sortie. Elle siffla Antarès en s'avançant de quelques pas dans le bunker alors que Chris émettait dans son dos l'idée d'exposer les choses au reste du groupe. Exposer les choses, mais exposer quoi ? Exposer une union qui n'existait pas ? Et les projets, et les envies ? Quels projets, quelles envies, quels besoins, quelles revendications ? « Les sujets, mais quels sujets ? Vous vous rendez toujours pas compte que tout ce qu'on essaie de sauver, là, c'est le squelette d'un groupe qui a plus de raisons de se battre ? » Elle marqua une pause en fermant les yeux, se frottant le front d'un pouce et d'un index nerveux. « Non, sérieusement, quels sujets ? » Chris parlait d'une partie des demandes à laquelle le Conseil avait répondu, mais quelle était l'autre partie ?

Il n'y aurait pas de réponse pertinente à cette question, parce que même en se tordant les méninges dans tous les sens pour s'inventer une raison de continuer à être maussade et désenchanté, on ne pouvait plus guère en trouver. Il fallait avancer.

Maintenant que Murphy avait lâché tout ce qu'elle n'avait pas exprimé au début de la réunion, elle savait qu'il n'y avait plus que la porte de sortie qui l'attendait. La conversation s'apprêtait à nouveau à tourner en rond et bientôt on tenterait à nouveau de lui prouver qu'elle s'emballait, qu'elle avait tort, sans pouvoir y apporter des arguments pertinents ou tangibles. Elle n'était pas prête à revivre ça, pas encore une fois. Elle passa devant les autres, leur faisant dos, avant d'entendre Devos reprendre la parole derrière elle. En s'arrêtant net dans sa progression vers l'escalier qui menait à la sortie, elle souffla « mais la société fonctionne correctement... » C'était ça, peut-être, qui faisait que tout dialogue se rompait si facilement entre eux. Elle se retourna dans un soupir quand Tennessee répondit à Devos. A ses pieds, Antarès ne savait plus ce qu'il devait faire, et se contenta de traîner la patte à côté d'elle, guettant les réactions de sa maîtresse pour savoir ce qu'elle attendait de lui. « On est responsables de l'état de la rébellion, pas de décisions qui sont pas les nôtres » corrigea-t-elle sèchement alors qu'on revenait sur ce terrain-là, qu'elle préférait occulter plutôt que de retrouver des raisons d'en vouloir aux fautifs. « Devos, tu m'as demandé si je faisais confiance au Conseil. J'ai plus ma place avec vous, parce que oui, je lui fais confiance. » Elle ne parlait pas de ses amis conseillers, elle parlait du groupe politique qu'ils formaient, tous, avec à leur tête un chancelier qui n'avait pas failli aux idées qu'elle-même portait avec tant de passion. Murphy ne l'avait pas perdue, cette passion; elle savait juste, maintenant, que ce n'était pas dans l'ombre qu'elle la vivrait le mieux, et que le Conseil n'était là ni pour la faire taire ni pour s'y opposer. Ils n'étaient pas un adversaire. Ils étaient un allié. Les raisons qui avaient pu lui donner envie de rejoindre les rangs du mouvements des années auparavant s'étaient évanouies quand ils étaient arrivés sur Terre; avaient disparu quand ils avaient accédé à leurs revendications sans même en avoir conscience. Ils allaient tous dans le même sens, maintenant, comment pouvaient-ils ne pas voir ça ? Elle se tourna vers Tennessee en haussant les épaules avec des gestes de la main qui signifiaient que ce serait sans doute sa dernière réponse, puisqu'elle n'en avait plus d'autres. « Ils nous abattraient pas. Ce serait peut-être compliqué à digérer pour l'identité de certains d'entre nous, mais ils nous tueraient pas. On est plus dans le monde de là-haut depuis longtemps. » Et en réalité, ils n'auraient même pas besoin de se présenter comme des rebelles. Car avant d'être des rebelles, ils étaient des citoyens de ce village qu'ils construisaient tous ensemble. Certains d'entre eux n'avaient rien à voir avec les violences de là-haut. Peut-être que s’embarrasser de cette responsabilité n'était pas nécessaire; pas pour faire avancer la politique du village, en tout cas. Qu'est-ce qui pourrait être pire pour le Conseil qu'un groupe qui se dévoilait pour leur tendre la main et chercher à avancer ensemble ? Un groupe qui restait dans l'ombre, aigri, avide de faire basculer le pouvoir en place juste parce qu'il était né dans cette perspective et ne savait plus quoi faire d'autre pour continuer à exister. Elle claqua des doigts pour récupérer l'attention d'Antarès et fit un pas en arrière. Il était temps pour elle de se préserver, même si ça devait passer par la fuite. Elle avait trop donné d'énergie pour ne pas se faire entendre ou seulement à moitié. « Mon avis c'est qu'on a rien à craindre du pouvoir en place. Et que si un jour on a des propositions à leur faire, on peut leur faire sans se déclarer rebelles. Si on la demande, on a la parole. » Elle haussa les épaules d'un air de dire qu'elle s'en moquait et que, de toute façon, ce n'était plus vraiment ses affaires. « Mais faites comme vous voulez. On m'a bien fait comprendre que je servais plus à rien » Elle fusilla Chris du regard une dernière fois en plantant une main dans la poche de son jean et avant de laisser ses prunelles, plus douces, vagabonder sur les quatre personnes présentes d'un air presque nostalgique. Ce n'était pas à ses amis qu'elle disait au revoir, c'était à un mouvement auquel elle ne croyait plus et qui ne croyait plus en elle.

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Isaïah Stowaway
19/02/2018 Isis/Sara Artemia 520 Phoebe Tonkin philia informaticienne et mécanicienne Odyssey baby 10



Should we become monsters to save everyone from the devil ?

31 juillet 2118

Faites comme si j’avais rien dit. Ces mots, tu les penses, Isaïah. Terriblement. Par rapport aux autres membres lambdas dont tu fais partie, t’as l’impression d’être une privilégiée parce que toi, tu assistes à cette réunion et pas eux. Tu comprends pas pourquoi, d’ailleurs. Est-ce parce que tu as échangé avec Devos, Tennessee et Chris entre ton claquage de porte et aujourd’hui? Est-ce parce que tu es supposée les représenter sans même savoir pourquoi? T’en sais rien. Mais tu te dis que, en tant que privilégiée, t’aurais pas dû prendre la parole et te contenter d’écouter. Ca aurait été bien mieux. Ca t’aurait évité de soulever des lièvres et d’empirer la situation. Parce que t’as l’impression que, dès que tu prends la parole, les choses s’enveniment. Pourtant, c’est plus fort que toi. Quand Chris parle de remettre en cause sa place de leader, tu poses une question bête. Particulièrement débile, même si t’en crois la réaction de Murphy. “On a un leader. On a un "leader" à la tête d'un groupe qui dirige le reste du mouvement. Expliquez-moi quelle est la différence avec la structure du Conseil, parce que moi je vois pas... ” Tu tournes la tête vers elle, surprise par la virulence de sa réaction. Est-ce contre toi? Ou parce qu’elle semble au moins autant remontée que tu l’étais toi un an plus tôt? Parce que clairement, t’as l’impression d’être de retour à l’année précédente. Lorsque tu as, toi, claqué la porte de ce mouvement que tu venais juste de rejoindre. Quelle ironie songes-tu alors que Chris reprend la parole, expliquant comment les choses se sont passées, réellement.”On a repris le flambeau après Faust. On a partagé les tâches en fonction de chacun. Et clairement on a pas géré du tout.” Pas géré du tout? Ils sont toujours là, pourtant. Même si… Même s’ils semblent être sur le point d’imploser. Pire que l’été précédent. Chris enchaîne rapidement, émettant la possibilité de faire une réunion avec tout le monde, ce que Murphy relève rapidement d’ailleurs, te pointant encore du doigt “Je sais pas, demande-leur ce qu'ils en pensent, les autres rebelles ! Oh, attends... On a un seul membre rebelle pour représenter les autres. Pourquoi ? Pourquoi elle ? Oh, bah on sait pas. Mais on est bien organisés hein, bien mieux que le Conseil !” T’as l’impression de t’en prendre plein la gueule, Isaïah. Tu sais pas si c’est fait exprès ou pas, mais t’as l’impression que Murphy a à nouveau une dent contre toi. Et quand elle te regarde, t’as envie de te cacher dans le sol. Tu ne le peux pas, bien entendu. Alors tu détournes le regard, pas certaine de ce qu’il y a dans les yeux de la militaire. T’en veut-elle d’être là et pas les autres? Juge-t-elle que tu n’as pas ta place dans le mouvement parce que tu as eu un mouvement d’humeur l’année précédente? Son regard dur est-il lié à autre chose qu’à toi? T’en sais rien. Mais t’appréhendes, c’est un fait. Néanmoins, à sa suite, tu reprends la parole. “Murphy n’a pas tort… Pourquoi moi je suis là, et pas les autres?” Autant pour le fait que tu voulais garder le silence…

Mais Murphy n’est, semble-t-il, pas décidée à se calmer. Elle qui faisait pourtant jusque là office de voix de la raison pour toi dans le mouvement semble avoir pris le rôle que tu as assumé l’année précédente: l’électron libre qui va claquer la porte. Parce que c’est l’impression que tu as de plus en plus lorsqu’elle s’en prend cette fois à Devos. Et toi, Isaïah, tu assistes impuissante à tout ça. Tu sais plus à quoi te raccrocher à cet instant. Tu as du mal à croire que Murphy puisse réellement penser tout ça. Qu’elle compare la Rébellion au Conseil. Qu’elle fasse confiance au Conseil pour prendre la meilleure décision pour le bien du plus grand nombre. Ce plus grand nombre, il est mort dans le crash de l’Odyssée. Une petite voix dans ta tête te glisse soudain que tous les Conseillers étaient dans la partie de l’Odyssée qui a survécu à l’arrivée sur Terre. Est-ce un hasard? Ou ont il décidé de lâcher une partie de la station pour être sûrs de sauver leur peau? Bien sûr, tu ne le dis pas à voix haute. Mais soudainement, ça a pulsé dans ton esprit et tu ne peux t’empêcher de te demander s’il n’y a pas un peu de vrai dans cette idée paranoïaque. Tes épaules sont d’ailleurs secouées d’un frisson à cette pensée. Et tu secoues la tête alors que Murphy se lève et commence à se diriger vers la sortie.

La vie est un éternel recommencement songes-tu en la regardant, un instant figée. Pourtant, tu te lèves à ton tour et tu t’entends dire à tous: “Je peux essayer de lui parler, si vous voulez. Je sais ce que ça fait d’être trop en colère pour écouter ce que les autres peuvent avoir à dire. Peut-être que… Je pourrai la convaincre de rester?” Même toi, tu entends la faible conviction de ton ton. Tu peux toujours essayer ceci dit. Pourtant, à nouveau, tu te figes en voyant ton amie se pencher brusquement en avant avant de se redresser et de reprendre la parole presque comme si de rien n’était. “Tennessee? Ca va?” demandes-tu, soucieuse, ton regard allant d’une brune à l’autre.


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Chris Wilson
01/11/2015 Glacy Ezra 2426 Brett Dalton perlman(avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 160
- Whatever it takes -




Murphy qui se retournait vers moi aussitôt, plus haineuse que jamais. Ne restant pas cette fois-ci sans rien dire bien que je la laissais vociférer. Si elle était tant contre, pourquoi n'avait-elle pas refusé ma proposition quand elle avait été faite. Au lieu de cela, elle n'avait rien dit, elle avait accepté. Elle n'avait jamais soulevé ce problème avant que Devos ne réalise cette action qui avait tout changé. Elle n'avait jamais eu aucun problème avant cet épisode. N'ayant jamais rien dit quand les anciens leaders avaient laissé leur place. Là où elle savait tout autant que moi qu'ils avaient accepté, ne les ayant pas non plus jetés dehors à coup de pied alors qu'ils s'étaient retrouvés sur terre désemparé, ayant laissé le mouvement s'enfonçait dans la mortitude. Elle n'avait alors rien dit mais maintenant elle ne pouvait que contester chacun des choix faits. Des choix certes pour lequel j'étais responsable mais auquel elle ne s'était pas opposée. Ayant aussi sa part. N'ayant jamais rien dit non plus quand la dernière fois la réunion s'était réalisée en petite structure alors même que le but de petites réunions était d'en préparer une plus grande. Semblant me retrouver soudainement l'ennemi n°1 pour elle. Suffisant d'un mot pour qu'elle se mette à vouloir ronger son os. Un débat que je savais déjà vain d'avance. Un débat que je savais qui ne servirait à rien. Voulant lui crier dessus. Voulant lui demander pourquoi elle n'avait jamais contesté chacune de ses décisions dès le début, pourquoi elle n'avait pas refusé dès le départ mais aucun son ne retentit. Je n'en dis rien. Ne prononçant pas un mot pendant quelques instants avant de finalement prendre la parole en tentant de paraître calme. Ouvrant la bouche pour parler pour lui dire qu'elle aurait pu dire quelque chose avant de la refermer. Ayant oublié qu'elle avait parlé, qu'elle avait dit quelque chose à ce sujet. Ayant oublié de nouveau. Oubliant à chaque fois, sans arrêt. Blush de rose qui couvrait mes joues avant d'en venir pas moins à me tourner ensuite vers Isaïah pour répondre à sa question. « Pas tous les membres rebelles n'étaient convoquées parce qu'il était préférable de mettre les choses au point entre nous au premier, que chacun ait partagé son avis avant de faire une réunion plus complète avec tout le monde où chacun aurait participé, débattu sur les points précédemment abordés, déterminés un peu plus. »

Devos. Tennessee. Ils marquaient des points. Soulevant des points du sujet sur lesquels j'estimais qu'ils avaient raison. Estimant bel et bien encore difficile de faire confiance au conseil. Personne n'avait eu le choix là-haut. Chacun avait du suivre le mouvement. Personne qui n'avait su pour l'éjection des 100 avant que cela ne soit annoncé, avant qu'il ne soit trop tard. De nombreux avaient encore ces souvenirs douloureux en mémoire pas tant les jeunes que les adultes. Alors certes, il était aussi vrai d'affirmer que des progrès avaient été faits. Ne pouvant cracher sur le nouveau campement. Le conseil qui avait répondu à nombre de nos demandes qui n'avaient toujours été qu'évoquées que dans l'ombre, invisiblement. Des demandes que certains anciens leaders du rébellion qui avaient été portées et qui avaient été réalisées. Et il était vrai que certains avaient un visage un peu plus sympathique pour ainsi dire, mais cela ne voulait pas non plus dire que la confiance était acquise pour des années. Cela ne voulait pas dire qu'ils ne décideraient pas de nouveau de prendre une décision radicale. Ce qui n'avait pas été encore le cas mais qui ne changeait rien au fait que nombreux étaient encore sur leurs gardes. Toujours sur mes gardes bien qu'il semblait autant difficile de voir des nouvelles actions du mouvement rebelle quand nous restions déchirés, face à ces soudaines évolutions plus confortables. N'ayant pu que finalement accepter cette réalité. Ayant finalement accepté avec bien du recul et bien du retard qu'il ne servait plus à rien de batailler pour le moment. Ce qui avait été dur à accepter.

Ce qui avait autant été une source de discussion avec Murphy. Celle-ci entre autre que celle de mon post de leader. Non pas que j'avais alors pensé à la virer. Non pas que je pensais que virer qui que ce soit mais tentant aussi de reconnaître mes erreurs. Un autre qui pouvait être plus qualifié que moi pour jouer ce rôle. Un rôle que je n'étais pas certain d'avoir mené parfaitement à bien, que j'avais reconnu n'avoir pas mené à bien. Chacun qui avait sa propre opinion sur le sujet. Et des questions qui ne pouvaient qu'être soulevée pas tant sur les leaders du mouvement rebelle que sur le conseil même. En revenant toujours à ces sujets de politique face auquel j'étais moins à l'aise. Isaïah qui n'avait que soulevé l'un des nombreux problèmes. Certes le sujet était délicat et quand bien même plus en voyant les avis se transformaient. Devos qui ne pouvait que proposer de se joindre au mouvement rebelle alors qu'un point restait certain, que le mouvement des rebelles allait sans doute plonger dans l'ombre. Ce qui semblait une évidence. Partant de là, il ne paraissait plus servir à rien de se demander qui serait le leader de demain au sein du mouvement rebelle. Mais des questions qui restaient en train de se poser alors que sans dire un mot j'écoutais les arguments de Devos et de Tennessee. Se joindre au conseil qui pourrait être une idée mais dans tous les cas les élections ne prendraient pas place aussitôt. Il faudrait encore attendre avant que la couleur change.

Et toutefois face aux derniers mots de Tennessee, je ne pouvais que frissonner. Ne pensant pas qu'il soit une bonne idée d'annoncer ouvertement faire partie d'un mouvement rebelle, encore moins d'en avoir constitué un. Sortie de l'ombre qui serait tout sauf stratégique à mes yeux. Si l'idée était de sortir de l'ombre quand nous avions des arguments, des idées assurées, là n'était pas le cas. La situation parmi nous autre leaders n'était pas encore stabilisée. Comme si la situation était toujours prête à exploser au moindre mouvement, à la moindre étincelle. Tout plus ou moins reconnaissant que le conseil avait accédé à chacune de nos attentes. Partant de ce point, il semblait tout sauf favorable de s'annoncer comme appartenant au mouvement rebelle. Mais ce n'était pas tant sur ce point que je pensais. Le conseil qui avait cru qu'un mouvement rebelle existait, incarné par certains membres plus extrémistes de l'odyssée qui avaient enfermé les 100 lors d'une rencontre, et qui avait décidé de ce fait d'en bannir certains. Un sort qu'aucun d'entre nous ne voulait affronter. Ne le pensant pas. Mais se révéler membres du mouvement rebelle à cet instant reviendrait aussi à avouer que le mouvement avait existé avant, révélant les actions qui avaient prises place sur l'arche. Des actions pour obtenir des informations, aider les plus pauvres illégalement. Chacun des membres du mouvement rebelle sur l'arche qui avaient risqués sa peau. Des sacrifices qui avaient été faits. Des prix qui avaient été payés lourdement. Ayant sacrifié sans hésité Ailina pour le mouvement rebelle, pour assurer que les éléments de première nécessités tant recherchés soient transmis à ceux qui en avaient désespérément besoin. Mais ce ne serait pas tant toutes ces opérations qui pourraient être révélées, que le fait que nous détenions des armes. Des armes que nous avions illégalement récupérés avec Faust. Des armes qui avaient été cachées. Des armes qui avaient été désormais transmises à Tennessee qui les avaient cachées à son tour. Et si ce vol était révélé, il était certain que ce ne serait pas une simple voix que nous obtiendrons. Le châtiment qui me semblerait bien pire. Alors il était certain que j'étais contre l'idée de révéler le mouvement rebelle maintenant, pouvant accepter de plonger dans l'ombre mais l'autre idée, bien moins.

Murphy qui reprenait de nouveau la parole, affirmant avoir confiance au conseil. Un point sur lequel je divergeais à mon tour, rejoignant celui de Devos et Tennessee. Ne pouvant pas réussir à faire totalement confiance au mouvement. « Pour ma part, je ne peux pas non plus faire totalement confiance au conseil même maintenant. » Ce qui était un fait. « Je suis d'accord avec toi Murphy on n'est plus dans le même monde qu'avant. Mais est-ce qu'on peut affirmer à 100% qu'ils ne nous sanctionneraient pas durement pour nos actions passées ? » Pensant plus qu'aux Tennessee et surtout j'avais mes raisons comme je pouvais l'expliquer bien que je ne répondais pas tellement à Murphy qui paraissait avoir d'autres idées en tête quant à la suite de cette conversation qu'à l'attention de Devos, Ten, Isaïah. «  Sur l'arche, au sein du mouvement, il n'y a pas eu qu'une seule opération de réalisée pour aider ceux qui étaient dans le besoin, pour obtenir des informations... Tous ceux qui étaient dans le mouvement à cette époque comme moi, Faust, on y a tous pris part, on a tous fait des sacrifices parce qu'on croyait à cette cause. Et ici sur terre, on a tous, et je ne parle pas de vous, mais de moi et de Faust avant tout, on a continué les actions sans hésiter. On a volé des armes. Ce n'est pas rien. Alors certes, toutes nos demandes ont été réalisées sans qu'on ait besoin de demander quoique ce soit, on n'a réalisé aucune de nos actions que nous avions prévus au départ, mais cela ne veut pas autant dire qu'on n'est pas responsables. Certes, ils ne peuvent plus nous éjecter dans l'espace, ils ne vont pas nous tuer mais ... il faut qu'on réfléchisse aux conséquences si on s'annonce devant tout le monde, on sera pas les seuls concernés...» Ne pouvant que me baser sur des faits. Et il y avait toujours des doutes, des questions de confiance. Personne n'était incapable de prédire l'avenir. Il y aurait des conséquences pour chaque personne. Reprenant mon souffle. « Toutefois je suis d'accord avec Murphy sur le fait qu'on a la parole, qu'on peut très bien prendre la parole devant le conseil sans se déclarer rebelle. » Ce que toutefois aucun d'entre nous n'avait fait.

Et avis que je ne savais pas si elle prenait en compte alors que déjà elle s'était s'élancer en direction de la sortie, à mi chemin au niveau de l'escalier maintenant, annonçant ainsi peut être silencieusement ne plus faire partie du mouvement. Faisant une grimace, tout pour discuter. Attention que je ne portais soudainement plus sur Murphy que sur Isaïah qui demandait à Tennessee si tout allait bien. Regard qui n'avait pu ensuite que se porter sur la jolie brune pour savoir si elle voulait dire quelque chose ou si quelque chose clochait au contraire.

Spoiler:
 

Devos Acciaro
20/12/2016 ELOW ; ĆIRO + IRINA + JONAS ; 1255 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 151
— Chi cerca, trova —






should we become monsters
to save everyone from the devil ?
31 JUILLET 2118


Tout comme la dernière fois, la pression monte. Les échanges se font plus nombreux et la parole se perd. Devos entend tout, il essaye de tout catégoriser pour ne rien manquer. Il essaye de ne pas s’égarer dans ses propres idées pour ne pas perdre de vue l’avis des autres. Après tout, ils sont là pour ça. Ils sont là pour s’entendre, pour s’exprimer, pour se comprendre vis-à-vis d’un mouvement qui a, pendant trop longtemps, garder le silence. L’ajustement ne s’est jamais vraiment fait et c’est un peu le chaos qui a pris le dessus depuis la disparition de Faust. Pourtant, est-ce que cela aurait changé la situation ? Devos n’en est pas certain. Une partie de lui-même est convaincu que ce moment aurait existé, avec ou sans elle. Que ce point est un instant vital au destin de tous.

Malheureusement, cela ne veut pas dire qu’ils vont trouver la solution rapidement. Il n’est pas habitué à prendre autant la parole, Devos, alors il a l’impression de dire des choses qui ne résonnent dans le cœur de personne. Pourtant, quand Tennessee est de son côté, qu’elle pointe du doigt que la rébellion ne devrait pas être comparé au conseil, il ne peut que poser sur elle un regard tendre. Ils sont nés dans l’ombre et le désespoir. Ils sont le fruit de cœur vaillant prêt à se battre contre l’oppression, contre l’injustice. C’est étrange, car pour une fois, c’est Murphy qui se ferme à l’émotion qui a toujours englobé la rébellion, pour ne voir que sa structure et son mécanisme. Comparer Chris au chancelier, c’est presque insultant. Dans sa négativité, il voit où elle veut en venir et ils sont tous d’accord pour transformer la structure des rebelles. Pour qu’il n’y ait plus un seul leader, pour que chacun puisse donner son avis, mais même ce changement ne saurait satisfaire la jeune femme. La fissure qu’il avait aperçu en elle, lorsqu’il était allé lui parler à cafétéria, elle s’agrandie. Bientôt, ça sera une cicatrice si grande que personne ne pourra la refermer.

« Tu te trompes. » A ses yeux, elle n’a jamais été une remplaçante. Mais comment la convaincre de ce en quoi elle ne croit plus ? Il ne sait pas. Murphy est désormais debout, devant lui, des yeux profonds englouti par les larmes. À première vue, il n’a pas l’air atteint par cette proximité, par ces larmes, mais au fond, il se sent démuni face à ce qu’il ne peut comprendre et contrôler. Il aimerait lui dire qu’il n’y avait aucune certitude, que l’Odyssée aurait pu venir sur Terre avant même que les jeunes y soient envoyés, que la solidité de leur infrastructure spatiale était décadente bien avant que le conseil soit réélis. D’ailleurs, cette élection n’a probablement été qu’une diversion face à la réalité. Pourtant, rien ne sort. Il maintient son regard sur elle, sans la défier, sans pour autant accepter ce qu’elle juge comme étant l’unique vérité, l’unique logique. Ce qu’il retient, cependant, c’est la haine avec laquelle elle se détache d’eux. Comme si elle n’avait jamais eu une place à leurs côtés. Comme si son seul rôle était de pointer du doigt des problèmes, sans voir l’intérêt de proposer des solutions. Il laisse donc Murphy sombrer dans ses paroles, lâchant alors la jeune femme du regard pour retourner s’asseoir. Il aperçoit alors du coin de l’œil Tennessee gigoter, quelque chose ne vas pas chez elle. Quelque chose l’empêche de se concentrer, mais quoi ? Il ne sait pas.

« Non, ce n’est pas nécessaire Isa, mais c’est gentil à toi. » Inutile de courir après quelqu’un qui a fait une croix sur le mouvement. Murphy ne reviendra pas vers eux. « Je pense qu’on est tous, ici, d’accord pour ne pas détruire une rébellion qui avait toutes ses raisons d’être, sans savoir si on a encore besoin de nous ou pas. Personne ne sait ce qui se passera demain et il est préférable qu’on soit toujours prêt à faire le nécessaire si la situation se dégrade. Nous sommes aussi tous d’accord pour qu’aucun de nous ait une place plus importante qu’un autre et, nous nous chargerons d’en parler aux rebelles restants et de collecter leurs avis respectifs. » Il croise de nouveau les bras, le regard dans le vide. Il évalue dès à présent les différentes situations futures. Il aperçoit les chemins qu’ils peuvent tous emprunter. Il aperçoit des futures, là, sous ses yeux.

« En attendant de voir s’il y aura des élections ou non, je propose qu’on garde le silence et qu’on essaye de prendre en compte l’avis général. Nous sommes moins nombreux que là-haut, ça ne sera pas compliqué de savoir si la majorité est pour ou contre un changement au sein du conseil. Sans parler de nos règles, de notre justice, rien n’a jamais été officiellement déclaré. Peut-être qu’il faudrait davantage de clarté, car comme tu le dis, Chris, rien ne les empêche de nous bannir ou de nous exécuter. Qui sait réellement où est la limite ? » Personne. Ils sont tous dans un monde de survies, à se battre pour la reconstruction d’un village, pour trouver de la nourriture et pour se préparer à d’éventuels dangers. Mais les règles de là-haut s’implique-t-elle toujours ici ? Qu’est-ce qui a changé ? « Si nous considérons que la situation est propice à la paix et que pour ça, il faut annoncer la fin des rebelles, ouvertement, alors je le ferais. » Il marque une pause, son regard s'arrête sur Chris. « Si c’est nécessaire pour la communauté, pour apaiser certains et pour partir sur la paix qu’on souhaite tous, je le ferais. Les conséquences ne me font pas peur. » Et comme Devos est un personnage assez solitaire, toujours fourré sous le métro, rarement à partager une complicité évidente avec les autres, cela sera peut-être compliqué de deviner qui, dans son entourage, aurait réellement fait partie des rebelles par le passé...


Tennessee Brontë-Sand
14/11/2015 Isa & I My boy D'Arbanville & Oz & Hyacinthe & Elouan & Tam-Tam 3771 Katie Melua Kyran adorable & Avengedinchains & Lux aeterna Mécanique & Nanotechnologie 73
ψ Cat on a Hot Tin Roof ψ





Devos & Tennessee & Murphy & Isaiah & Chris @Who'sNext? #AnWhatNow



« Et bien il ne dirige pas grand-chose pour ce moment » Remarqua Tennessee en écho à Murphy @Murphy Cavendish. La bouclée, dont la peau s'harmonisait présentement avec la blancheur de la neige, savait faire preuve de cynisme sans même le rechercher. Elle n'énonçait que des vérités la mécanicienne, à quoi bon argumenter sur ce sujet pendant des lustres ? Souhaitant retourner rapidement au vif de sujet elle replia ses jambes vers l'intérieur de sa chaise, puis laissa échapper une grimace que la luminosité des bougies abandonna dans l'ombre.

Sa tête éclatait sous les coups de marteaux imaginaires, et les voix des uns et des autres se confondaient dans un étrange Kaléidoscope. Pourquoi soudainement tout basculait de cette manière ? Elle et ce groupe en une étonnante synchronicité ? Oh elle ne s'enfonçait pas vers des explications mystiques, il lui suffisait de le déplorer. La mécanicienne, elle grignotait ses dernières forces à se contrôler, afin qu'aucun d'eux ne puisse douter de son état de faiblesse. Chuut ! Chuut même dans le tréfonds de son cerveau ce mot ne devait pas apparaître


« Faut pas s'en foutre du passé pour comprendre que ce sont ces anciennes dynamiques qui imprègnent les plus anciens d'entre nous » Murmura-t-elle si bas que seul Antarès leva l'oreille pour fourrer une truffe humide dans la paume de la jeune femme, et cette fois-ci il n'y cherchait pas de nourriture mais quelque chose qui ressemblait à du réconfort.

Les paroles de Murphy coloraient les lieux, pareilles à un feu d'artifice dont toutes les petites étincelles retombaient comme des étoiles filantes sur les habits, les meubles, le sol... Alors que les doigts de Tennessee traversaient la douce fourrure du canidé. Il eut fallu ramasser toutes ces parcelles pour en faire un tout qui conviendrait à chacun. Cependant la Future ex-Rebelle se révoltait contre leur mouvement. Et l'attention de la bouclée sautait d'un fil d'araignée à l'autre.

Elle adorait Murphy, après tout elles avaient vaincues toutes les deux leur phobie dans la pire des situations, rien ne renforçait plus un lien qu'une telle expérience. Mais malgré certains très bons arguments de la garde, elle se refusait de voir dissoudre si vite ce combat-là


« Isaïah » @Isaïah Stowaway S'exclama-t-elle en levant le doigt pour attirer son attention à travers le discours qui les englobait avec tant de chaleur mais aussi de férocité « Isaïah, je pense que tu es là parce que tu as assistée à la dernière discussion particulièrement explosive, et que tu y as soulevé de très bons arguments. Alors je crois que c'était important de savoir comment tu voyais les choses » D'ailleurs il se pouvait très bien que Chris @Chris Wilson lui expliqua la même chose en ses propres termes. Une fine rigole de sueur zigzagua le long de sa tempe, qu'elle essuya avec sa paume. Quelle fournaise, à croire qu'un foyer invisible se blottissait dans un coin avec l'intention de les rôtir.
 
Son regard se perdit à la recherche d'un verre quand elle rencontra le visage d'Isaïah dont les lèvres s'adressaient à elle « Bien ... Oui je vais bien  » Lui assura-t-elle alors qu'elle prenait conscience du mouvement vers la sortie de Murphy. Juste là où la fraîcheur l'attendait. Alors elle partait, elle les quittait ? Pas besoin de poser cette question à la cantonade. La fuite de l'animal vers sa maîtresse la renseigna, tout en lui évitant de trahir à quel point elle divaguait un peu ( beaucoup, tendrement, passionnément, à la folie.. ).

Alors elle se leva, en clopinant derrière Murphy, comme une gamine, pour faire semblant, pour jeter de la poudre d'illusion à la face de tous ceux qui restaient. Mais les modulations sombres de Devos @Devos Acciaro captivèrent son Oreille alors qu'elle dépassait la garde. Elle se retourna subitement, les pupilles grandes ouvertes, à l'écoute, entière, vivante, présente. Oh non, non, La bouclée elle se méfiait encore du conseil qui se préservait loin des autres dans un seul étage. Un chat se roule bien au soleil, se frotte doucement contre vous avant de vous griffer le visage. Elle n'espérait rien de bon d'une dénonciation Tennessee. Spontanée elle s'écria
« Et bien tu l'annonceras peut-être Devos, mais tu mentiras parce que moi je le demeurerais toujours »


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Murphy Cavendish
06/12/2015 Lux Aeterna Nuna Cortez 37581 Sophia Bush Lux Aeterna (vava & sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 759
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❝ Should we become monsters
to save everyone from the devil ? ❞
Murphy Cavendish & les rebelles
(31 juillet 2118)


Ca avait été son dernier cri, à Murphy. Maintenant, c'était trop. Elle avait explosé, et tirait sa révérence une bonne fois pour toutes. Une dernière fois, elle avait tenté d'expliquer qu'ils n'étaient pas si différents du Conseil, autant dans leur structure que dans leurs idéaux. Une dernière fois, elle avait essayé de les pousser à enterrer la hache de guerre avec le Conseil, puisqu'il n'y avait plus de guerre, plus aucune raison de scinder un village qui n'avait plus d'autre choix que de s'unifier pour survivre. Et ça, ne le voyaient-ils pas ? S'accrochaient-ils à la rébellion parce qu'elle donnait un sens à leur existence ? Se sentaient-ils disparaître à la simple perspective de passer à autre chose ? Les arguments qu'ils avançaient provoquaient chez la brune des visions d'hommes apeurés, paniqués, s'accrochant à la moindre branche pour tenter de survivre à quelque chose qui s'effondrait sous leurs pieds. @Chris Wilson continuait d'ignorer la logique en avançant qu'ils devaient se voir avant, mais qui, "ils" ? Personne n'était encore capable de répondre à sa question. Eux, et puis @Isaïah Stowaway. Tennessee émettait des suppositions, démontrant à Murphy qu'elle n'avait pas plus de réponses qu'elle. Et ça ne troublait personne, ce manque de structure ? Ce qu'ils reprochaient au Conseil, étaient-ils incapables de le remettre en question chez eux ? Étaient-ils à peine capables de le remarquer ? Et si un inconnu pioché parmi les Odysséens s'était joint à un conseil parce qu'il avait des liens privilégiés avec le chancelier, qu'en auraient-ils pensé ? Avaient-ils donc besoin de deux colonnes griffonnées sur un vieux bout de papier pour être capables de faire ces comparaisons là ? Ce n'était pas contre Isaïah qu'elle avait quelque chose, c'était contre la logique qui faisait cruellement défaut dans ce bunker. C'était contre l'hypocrisie latente en laquelle cette absence de raison s'était transformé. Chris semblait encore coincé dans le passé, comme si la rébellion qu'il voulait garder intact était un souvenir qu'il chérissait, comme s'il était incapable de s'en débarasser. Était-ce donc une fierté, d'être rebelle ? A en croire le nombre de personnes auprès desquelles il s'en vantait, ce n'était pas une possibilité à exclure. Mais les actions dont il parlait, quelles étaient-elles ? Les armes, c'était Faust, et Faust seule, qui les avait volées. Qu'avaient-ils fait, qu'avaient-ils fait ? Et s'ils n'avaient rien fait, qu'avaient-ils envisagés ? Quelle pouvait être une solution, ici, qui n'avait rien à voir avec une discussion avec leurs dirigeants ? Avaient-ils parlé de voler des provisions ? Avaient-ils été suffisamment auto-centrés pour s'imaginer que eux, rebelles, les méritaient davantage que les autres odysséens ? L'avis de Murphy, c'est qu'ici, sur Terre, ils n'avaient jamais rien prévu, jamais rien organisé, jamais rien imaginé. Sinon, les anciens leaders n'auraient laissé leur place qu'après une bataille acharnée. Chris brassait du vent, encore. Oui, @Tennessee Brontë-Sand avait raison; il ne dirigeait plus grand chose et ne l'avait jamais vraiment fait. Il n'avait occupé le statut de leader que pour satisfaire son ego pourtant insatiable. Et dans son dos, maintenant, @Devos Acciaro n'était guère plus convaincant. Murphy était donc la seule à faire confiance au Conseil. Et s'ils ne croyaient pas en lui, alors croyaient-ils au moins en la logique dont ils semblaient définitivement manquer ? Même en considérant que le Conseil puisse ne pas être convaincu par la rédemption d'anciens rebelles, il saurait au moins se montrer convaincu par les mains qu'ils représentaient et le travail qu'ils abattaient, au même titre que tout le monde, pour le bien de tous. Bannir ou exécuter les rebelles qui se dévoileraient ou n'importe qui d'autre, c'était perdre autant de paires de mains. L'Odyssée ne pouvait pas se le permettre. Ils étaient déjà trop peu nombreux pour le travail qu'il y avait quotidiennement à abattre. Mais avaient-ils seulement pensé à ça ? Le monde d'aujourd'hui n'était plus celui d'hier, mais ça ils ne semblaient le voir que lorsque ça les arrangeait, que lorsqu'il s’agissait de discréditer ceux à leur tête parce qu'ils ne connaissaient pas ce monde. Et eux, les rebelles, le connaissaient-ils mieux, ce monde ? Si elle posait la question à ceux qu'elle avait devant elle, Murphy était persuadée qu'elle obtiendrait une réponse positive sans arguments probants pour la justifier. Comment pouvaient-ils prétendre mieux connaître ce monde alors qu'ils n'étaient pas capables de comparer leurs expériences personnelles à celles de ceux qui les dirigeaient ?

Et en affirmant que tout le monde était d'accord pour que personne ne dirige la rébellion, Devos confirmait qu'il semblait parfois aussi peu enclin à l'écoute que son grand ami Chris. Un groupe politisé qui n'avait pas de leader, c'était un groupe qui ne servirait à rien, ne serait jamais structuré, ne saurait résoudre aucun dilemme. Les groupes destinés à mener quoi que ce soit, un travail ou une révolution, avaient besoin de quelqu'un pour les diriger, et lorsque personne n'était délibérément mis à sa tête, alors les choses se faisaient d'elles-mêmes. Dans les groupes, il y avait toujours un ou des dirigeants, c'était l'équilibre naturel des choses, et croire l'inverse était à la fois naïf et une preuve que personne ici ne savait penser aussi loin que Murphy l'aurait aimé.

On pouvait lui assurer qu'elle se trompait, Murphy, elle n'y croyait plus. Elle avait toujours été une remplaçante, et chacun des leaders l'avaient toujours été. Tous semblaient oublier le temporaire qui avait été attribué à leurs rôles respectifs, quand Faust avait disparu. Mais c'était elle qu'on regardait de travers, elle qu'on pointait du doigt, elle qui ne comprenait rien, elle qui se trompait. Elle n'y croyait plus; elle ne croyait plus à grand chose. Ils avaient trop tourné en rond, le faisaient encore trop, et elle y perdait le peu de forces que le reste de ses journées, questionnements et préoccupations lui laissaient. On la poussait dehors parce qu'on refusait d'admettre la réalité des choses pour passer à autre chose, parce qu'on s'accrocher au mouvement comme s'il s'agissait d'un vestige d'autrefois à vénérer. Mais tout ce qui appartenait au passé n'était pas forcément mieux, et peut-être que ce que certains recherchaient n'avaient pas grand chose à revoir avec la remise en question du Conseil mais tout à voir avec la leur, une fierté mal placée et le refus d'abandonner quelque chose pour laquelle ils s'étaient battus. Peut-être que de voir disparaître un combat parce qu'ils avaient gagné par forfait, parce que l'autre camp leur avait silencieusement donné raison, heurtait des egos qui ne s'autorisaient à exister que par cette appartenance secrète, parce qu'ils se sentaient plus grands, plus investis, plus intelligents, plus impliqués, plus vigilants que les autres. Mais la vérité, c'était qu'ils n'étaient rien de tout ça. Ne pas appartenir à la rébellion ne faisait pas des odysséens des gens stupides, naïfs ou aveugles. On pouvait demeurer vigilant et critique sans se réunir tous les quatre matins dans une crypte au milieu de la forêt, pour gueuler plus fort que si nous arrachait deux membres à la fois. On pouvait avoir appartenu à la rébellion et considérer qu'elle n'avait plus de raisons d'exister, ou qu'on n'avait plus de raisons d'y croire, de s'y sentir ou de lui trouver un rôle. En leur tournant le dos, Murphy avait pris sa décision, bien déterminée à laisser ce pan de sa vie derrière elle, là où les contradictions, l'hypocrisie, l’inefficacité, les dialogues de sourds ne pourraient plus l'atteindre que dans des souvenirs qui deviendraient progressivement vagues et flous.

Si une forme de mélancolie ne la retenait pas un peu, elle aurait probablement gravi les marches quatre à quatre pour retrouver l'air frais de la forêt et sa liberté. Plus rien à cacher à Richard, à Skylar, à Nadja. Devos pouvait bien lui annoncer les choses les plus ridicules dans son dos, ça ne comptait plus vraiment. Jusqu'à ce que la silhouette sombre de Tennessee ne frôle ses épaules pour passer devant elle et se retourner, ça ne comptait plus vraiment. Les sourcils haussés, un petit sourire moqueur au coin des lèvres, elle lui passa devant, Antarès glissant entre les quatre jambes pour finir près de la trappe, attendant patiemment que sa maîtresse ne lui ouvre la voie. Même maintenant, à cet instant précis de rupture, personne n'était d'accord sur rien. Murphy, elle, continuant de grimper les dernières marches, tourna vaguement la tête pour que sa voix s'engouffre jusqu'aux pièces en contrebas. « Vous savez, maintenant, j'arrive à rire de tout ce bordel. » Maintenant. Maintenant que j'en ai plus rien à faire, maintenant que c'est votre problème, maintenant que j'ai choisi de me débarasser de cette putain de responsabilité. Et puis, il y avait des choses plus importantes que ces petits combats qui ne servaient pas à grand chose, qui ne servaient plus à rien depuis trop longtemps sans que personne ne parvienne à se l'avouer. « Amusez-vous bien. » Le contraste entre aujourd'hui et la veille, quelques heures plus tôt à peine, rendait le moment encore plus risible, et Murphy ouvrit doucement la trappe, hâtive de laisser le passé embourbé pour retrouver cet univers-là, celui qui dessinait leur avenir, quel qu'il soit, parsemé d'autant d'embûches que de promesses. Celui qui comptait vraiment, maintenant, c'était le reste du monde, celui qui vous bouffait à la moindre erreur, les monstres aquatiques qui laissaient des marques sur vos côtes et rendaient la moindre de vos respirations douloureuses, l'eau qui envahissait vos poumons, l'impression d'avoir perdu la tête, et puis la perdre pour de vrai. C'était ce monde là qui était le leur, c'était pour et contre celui-là qu'ils devaient se battre, et contre et pour lui qu'ils devaient faire leurs choix. Pas contre des alliés, par contre les leurs, mais contre un monde qui pourrait vous bouffer en quelques secondes à peine ou pire encore : vous voler vos raisons de vous battre. Faust n'avait pas été tuée par le Conseil; elle avait avalée par ce qui les entourait. C'était du reste du monde dont venaient les vraies menaces.

Spoiler:
 


Isaïah Stowaway
19/02/2018 Isis/Sara Artemia 520 Phoebe Tonkin philia informaticienne et mécanicienne Odyssey baby 10



Should we become monsters to save everyone from the devil ?

31 juillet 2118

T’essaye de rester concentrée sur la conversation qui se déroule dans la salle. Conversation qui prend un tour que tu n’aimes pas lorsque tu as la sensation que tout se disloque. Tu ne peux t’empêcher de repenser à l’été précédent, lorsque tu as claqué la porte presque aussitôt après avoir rejoint le mouvement. Parce qu’ils ne parvenaient pas à s’entendre. Et là, aujourd’hui, tu revis la même chose. Sauf que ce n’est pas toi qui la claque, cette porte. C’est la militaire. Cette fois, tu écoutes ce que les autres ont à dire. Chris, d’abord, qui explique pourquoi les autres n’étaient pas convoqués. Cela n’explique pas ta présence ici, avec les quatre leader, pourtant. Heureusement que Ten a dit que si t’es là, c’est à cause des lièvres que tu as soulevés un an auparavant. Lèvres qui sont à nouveau soulevés aujourd’hui. Dialogue de sourds… songes-tu, incapable de te souvenir où vous en êtes dans la discussion. Enfin… Si tu te souviens. Vous discutez de l’avenir de la Rébellion et de votre confiance ou défiance au Conseil. Toi, personnellement, t’as pas confiance, Isaïah. Les individus un par un, c’est une chose. Mais ils ont trop de pouvoir entre les mains. Ils sont tout puissants, et ils le savent. Même s’ils n’ont plus les mêmes moyens de pression qu’avant, dans l’espace. Mais tu te tais. Tu ne dis rien. Toi, la grande gueule qui parle avant de penser, tu choisis le silence. Parce que ce n’est pas à toi de prendre la décision pour eux. Toi, t’as juste à suivre.

Suivre et t’inquiéter pour ton amie qui a eu un mouvement étrange que t’as remarqué. Elle a beau te dire que tout va bien, et qu’elle va suivre Murphy,  t’es sceptique sur son état. Mais c’est ni le lieu ni le moment de creuser les choses. Alors tu te contentes de froncer les sourcils. Mais la conversation continue, entre Devos et Chris - et toi. Tu te tournes vers Devos lorsqu’il conclut, comme si t’avais occulté tout le reste. Et d’une certaine façon, c’est un peu ça. Ce que tu retiens, c’est ça: “Attends… T’es sérieux, là? T’es vraiment en train d’envisager la fin de tout ça? T’es vraiment en train de me dire qu’on fait ça pour rien? Que maintenant, on va devoir se taire et continuer à dire amen à tout, comme je le faisais dans l’espace?” Parce que toi, contrairement à eux, t’étais pas dans le mouvement, là-haut. Même si tu comprenais la cause, les moyens là-haut ne te convenaient pas. Parce qu’il s’agissait, parfois, d’utiliser des innocents pour se protéger. Innocents qui se retrouvaient à porter le chapeau. Pourtant cette cause, tu y croyais. Et tu n’as jamais vendu la mèche concernant l’un des rebelles ici présents que tu savais faire partie du mouvement: Chris. “Si vous envisagez vraiment d’y mettre un terme, c’est trahir la mémoire de tous ceux qui ont donné leur vie pour vous. Pour nous.” Tu secoues la tête, quelque peu dépitée, voire dégoûtée. T’en veux à Murphy, sur ce coup. Parce que si elle n’avait pas balancé tout ça, tu serais peut-être revenue dans quelque chose qui a encore un avenir.

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“ should we become monsters to save everyone from the devil ? ” (les rebelles)

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