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˜˜˜˜˜˜“ should we become monsters to save everyone from the devil ? ” (les rebelles)
maybe life should be about more than just surviving

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20/12/2016 ELOW ; ĆIRO + IRINA + JONAS ; 1204 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 96
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should we become monsters
to save everyone from the devil ?
31 JUILLET 2118


À peine entre-t-il dans le bunker qu’il éternue. Satanée poussière ! En même temps, quand est-il venu ici pour la dernière fois ? Des mois ! Son dernier souvenir remonte à un entraînement avec Chris. Autant dire que ce n’était pas prêt de recommencer tout de suite, même si Devos ne boitait presque plus. Et puis, il y avait eu tant à faire dans le campement que franchement, ce petit coin secret de la rébellion est passé à la trappe. Il fit tout de même attention de ne pas tomber en entrant dans l’obscur bunker, observant à la lueur d'une petite bougie portative l’espace. Rapidement, il retrouva ce que Tennessee avait laissé pour éclairer les lieux et se chargea des préparatifs. Il ne pensait pas arriver le premier, mais soit, ça ne le dérangeait pas vraiment. Puisque c’était une réunion et que cela faisait longtemps qu’ils ne s’étaient pas réunis, il tâcha de regrouper la lumière dans une pièce et d’assembler toutes les assises possibles. Il n’avait vraiment aucune idée de la manière dont les choses allaient se passer et ça, ça avait un côté un peu effrayant. Où en étaient-ils tous ? Vraiment ? Qu’est-ce qui les définissait, qu’est-ce qui les motivait ? Les liens actuels entre la communauté et les autres tribus, avaient évolué depuis le rassemblement qui avait eu lieu en avril. Si Devos ne faisait pas partie de ceux qui étaient allés aider, il n’en restait pas moins convaincu que c’était important de maintenir une relation de solidarité entre natifs et débarquer. Même si, franchement, il ne savait toujours pas à quoi s’attendre avec eux. À part les Naoris, il n’a jamais vraiment rencontré d’autres tribus et il n’avait que peu d’informations à leurs sujets. Comme les histoires sur les Rahjaks. De toute manière, il était inutile de faire confiance aveuglement et il savait que le conseil ainsi que le chancelier restaient sur leurs gardes quant à cette collaboration.

Mais tant que tout se passe bien, pourquoi se plaindre ? Ce village qui était le leur désormais, avait représenté une étape importante à leur intégration sur ces terres. Devos le savait. Le conseil n’était pas parfait, le chancelier encore moins, mais qu’avaient-ils fait ces derniers mois qui pouvaient être signe de danger ? Dans l’espace, ce danger était palpable. Plus maintenant. Si Devos croyait en une meilleure société, s’il avait toujours l’impression que c’était une oligarchie plutôt qu’à une démocratie, il savait qu’à l’heure actuelle, un changement risquait de faire plus de dégât que de bien. Mais plus que de changer leur politique, il y avait aussi l’éternelle question des jeunes cent envoyés sur terre. Contre, pour, le débat faisait toujours rage, mais s’efface légèrement face aux occupations des survivants.

Oh, Devos avait le temps de se poser de multitudes de questions et notamment concernant la rébellion. Il s’installa alors sur la première chaise qu’il trouva et croisa les bras. Il soupira, essayant alors de vider son esprit au maximum des multitudes de pensées qui l’envahissait. L’informaticien se pencha légèrement en arrière, fermant les yeux tout en respirant calmement. Généralement, Devos avait l’esprit très clair. Libérer de toutes interférences. Le problème, c’est que ces derniers mois, il s’était retrouvé hors de tout ce qu’il avait construit et qui le maintenait concentré. Il savait qu’il n’était plus très loin de ce quotidien qu’il appréciait, plus très loin d’accomplir des choses extraordinaires. La patience, il pouvait maintenant dire qu’il l’avait connue sous toutes ses fermes.

Plus loin, quelqu’un d’autres entra. Devos ne s’inquiéta pas de la future présence dans la pièce et garda la position dans laquelle il se trouva. Paisible, tranquille, presque endormie sur cette chaise, illuminée par quelques bougies dispersées aux quatre coins de la pièce.


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14/11/2015 Isa & I My boy D'Arbanville & Oz & Hyacinthe & Elouan & Tam-Tam 3733 Katie Melua Kyran adorable & Avengedinchains & Lux aeterna Mécanique & Nanotechnologie 99
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Devos & Tennessee @Who'sNext? #AnWhatNow


A l'aide d'une bande de tissu, déchirée dans un de ses vieux vêtements qui s'effilochait de partout. Au point qu'elle en eut bien fait une boule de laine, Tennessee  en entoura sa cuisse avec fermeté. Visiblement, les multiples éraflures - Brûlures - occasionnées par la mésaventure vécue en compagnie de Murphy, guérissaient moins vite que prévue. Même que ça prenait une couleur pas très jolie, elle soupçonnait une légère infection, ce qui expliquait la douleur qui vrillait sa jambe par moment depuis un ou deux jours.

La bouclée ne voulait pas que "ça" entrave la future discussion des rebelles, organisée par Chris. Plus secrètement elle tâchait d'éviter d'inquiéter la garde tant que ça ne semblait pas nécessaire. Et surtout, fière comme toujours, elle refusait d'apparaître plus faible que d'habitude en face de Devos, qui visiblement était réapparu d'entre les morts.

Elle se releva, sautilla sur place pour vérifier que tout tenait bien en place. Parfait ! Murphy viendrait les rejoindre, elles s'arrangèrent de la sorte, ce qui convenait parfaitement à Tennessee qui ne voulait pas risquer de claudiquer en marchant aux côtés de son amie. Ça lui permettait aussi de calculer son arrivée avant tous les autres, afin de s'installer d'une manière confortable qui lui dispenserait de circuler pendant la discussion.


Habituellement elle filait aussi vite qu'une bourrasque, maintenant ça s'apparentait à douce brise. La mécanicienne pour ne pas trébucher sur son merveilleux Antarès, insista pour qu'il s'en aille avec sa véritable Maîtresse. Qui si elle fut étonnée ne le manifesta pas. Malgré son manque d'agilité passagère, Tennessee parvint à se glisser hors des ruines, incognito, sans attirer l'attention de personne.

Malgré son entrain, car elle estimait cette réunion importante, ne fusse que pour faire le point clairement, elle se vit obligée de prendre une ou deux pauses quand la douleur crépitait si fort qu'elle lui arrachait des grimaces. Quelle galère ce corps parfois si faible pour un esprit qui aspirait à embrasser le monde entier. Elle dut s'y reprendre plusieurs fois pour réussir à ouvrir la trappe, provoquant un bruit d'enfer qui fit s'enfuir les quelques moineaux qui picoraient par loin. Tant mieux, elle ne se sentait pas prête à les affronter eux et tout la noirceur que contenait leurs esprits maléfiques.

Elle se glissa à l'intérieur tant bien que mal, refermant tout bien derrière elle. Car bien que leur activité ne fut pas au beau fixe manquerait plus qu'on découvre leur planque à cause d'une bête distraction. Elle descendit une à une les marches comme une boiteuse, souhaitant retrouver rapidement les petites bougies accumulées au fil du temps pour que les rebelles ne manquent jamais de clarté.


Concentrée sur sa souffrance intermittente elle n'a pas remarqué la faible lueur qui irradie d'un coin de la pièce, alors quand elle relève la tête, La mécanicienne elle s'imagine tombée droit dans un tableau de Delatour, qui se fut inspiré comme modèle de Devos. La voilà muette qui contemple la scène, et la Tennessee en elle qui retrouvait un membre de son cercle intime la poussait à courir vers le génie pour l'enlacer. Mais son incapacité à se déplacer avec sa fluidité habituelle l'arrêta

« Oh ben c'est là que tu planquais alors » Lui lança-t-elle en se rapprochant de la table, notant qu'il occupait la place qu'elle désirait s'accaparer pour bien dissimuler son léger problème. Elle saisit une chaise et s'assit rapidement « C'est bête que tu sois parti si vite l'autre fois, même déchiré le poisson grillé était délicieux. Et t'avais raison je l'ai mangé toute seule » Histoire de confirmer que Gen ( @Gen Deng ) ne pointa pas son nez cette fois-là.

Evidement elle ignorait que le génie ne se cachait pas d'elle pendant tout ce temps, mais que le cyclone le coinça, blessé dans une grotte. Et qu'il séjourné un certain temps chez les jeunes. Sinon bien entendu elle s'informerait dès cet instant de sa santé. Mais Devos c'est un roc n'est-ce pas, rien ne peut l'abattre ou le troubler, alors autant parler de ce pourquoi on leur a demandé de venir par ici « Et t'en pense quoi de notre mouvement désormais ? Est-ce que tu crois qu'on peut encore être utile ? »



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06/12/2015 Lux Aeterna Nuna Cortez 36420 Sophia Bush Lux Aeterna (vava & sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 1597
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❝ Should we become monsters
to save everyone from the devil ? ❞
Murphy Cavendish & les rebelles
(31 juillet 2118)


Contrairement à ce qu'elle aurait aimé et ce qu'elle aurait affirmé si on le lui avait demandé, Murphy avait beaucoup pensé à cette réunion entre rebelles. Elle se préparait depuis trop longtemps pour ne pas s'immiscer dans l'esprit inquiet de la brune. Elle n'attendait plus rien de la rébellion depuis un an déjà, et le sentiment n'avait eu de cesse de s'accentuer et de s'imposer au fil des mois, mais elle savait que cette réunion allait changer le cours des choses. Dans un sens ou dans l'autre. Depuis un an, tout avait mené à cette rencontre. Les réconciliations tatillonnes, les explications, les excuses, l'organisation... tout s'était reconstruit lentement pour mener à cette rencontre groupée. Mais Murphy, elle, en rejoignant le bunker, avait les idées bien arrêtées. Elles n'avaient pas bougé d'un iota depuis qu'elle les avait exposées à Chris. La rébellion ne servait plus à rien. Tout ce qu'ils pouvaient faire, c'était se donner l'illusion de former un groupe à nouveau, si jamais son existence s'avérait encore utile un jour -ou juste par bienséance, parce qu'ils ne pouvaient pas s'arrêter sur une note aussi négative que la dernière réunion qui avait fait monter les cris en ces lieux secrets.

Avant de partir, Murphy s'était assise de longues minutes sur son lit, nerveuse, se demandant si elle parviendrait à respecter la promesse qu'elle s'était faite de se tenir comme observatrice. Elle savait que certains lui donneraient du fil à retordre, notamment l'un d'entre eux particulièrement, mais elle avait fini de crier sur un sourd. Il avait poussé sa patience à l'extrême de trop nombreuses fois déjà, sans se rendre compte que les chances qu'elle lui avait données jusque-là faisaient de lui un privilégié. De ce privilège-là, elle ne le laisserait pas abuser davantage. Elle se promettait donc de se poser en spectatrice sans intervenir, aussi difficile puisse le silence être pour elle. C'était peut-être qu'elle considérait avoir déjà joué son rôle, ou peut-être parce qu'elle voulait voir à quoi ressemblerait une réunion rebelle sans elle; peu importait, en réalité. Dans ses idées demeurait celle que ce serait peut-être la dernière à laquelle elle assisterait, parce que oui, elle en était persuadée, les choses, aujourd'hui, allaient prendre un tournant radical. Que ce soit parce que la rébellion serait officiellement considérée obsolète et hors de propos, parce que les choses étaient devenues irréparables entre eux, parce qu'ils avaient laissé couler trop de temps, ou parce que ses compatriotes rebelles refuseraient de remettre en question la place de Chris à leur tête, les choses allaient changer radicalement. Et Murphy n'était plus sûre, quelle que soit la situation qui découleraient de cette rencontre, que son chemin et celui de la rébellion étaient encore faits pour se rencontrer. Il ne s'agissait plus de Faust, de garder sa place au chaud jusqu'à son retour. Ses motivations initiales avaient disparu à mesure que la vérité cruelle de la mort de son amie s'était imposée à elle. Elle avait toujours été remplaçante ici. Et maintenant ? Maintenant, quoi ? La rébellion n'avait même plus de raisons d'exister. Le Conseil n'avait plus besoin d'un groupe minable pour les contrer. Ils prouvaient jour après jour qu'ils géraient mieux les changement qu'eux. Au mieux, ils pourraient servir à leurs côtés, comme ce qu'ils avaient toujours aspiré à faire -à moins que certains aient oublié les missions assignées à leurs postes.

C'est donc dubitative, nerveuse, et peut-être aussi un peu craintive que Murphy prit la route du bunker, sans trop savoir si elle avait été d'une patience raisonnable après le départ de Tennessee. Antarès, alourdi par la forte chaleur estivale, trottait mollement à ses côtés, comme s'il savait d'avance que s'il sortait, cette fois-ci, ce n'était pas pour chasser. Elle s'était demandé un instant ce qui avait retenu Tennessee de profiter de la présence d'Antarès, d'ailleurs, mais avait accepté volontiers la compagnie de son chien pour avancer vers un moment qu'elle redoutait autant qu'elle souhaitait ne pas le redouter.

En arrivant devant la trappe, Murphy souffla profondément. Elle ne savait pas qui pouvait déjà s'y trouver; au moins Tennessee, c'était sûr. Mais parmi tous ceux qui devaient se joindre à la réunion, il y avait celui qui se prétendait leur leader à tous, et elle attendait de lui presque autant que ce qu'elle redoutait de sa part. Après les précautions d'usage, elle finit par soulever la trappe métallique et s'engouffrer dans la cage d'escaliers qui déjà, apportait toute la fraîcheur dont elle avait presque oublié qu'elle avait besoin. Les lieux n'avaient été qu'à peine fréquenté depuis juillet dernier -pour dire vrai, Murphy n'y avait plus mis les pieds une seule fois depuis l'altercation et elle était presque surprise d'y faire à nouveau acte de présence. Elle mit mille précautions à la fermeture de la trappe pour éviter de faire raisonner un quelconque bruit métallique dans la forêt, et glissa derrière Antarès, qui courait déjà vers les coins les plus frais de la pièce. Il fallut à ses prunelles quelques instants pour se faire de l'aveuglement extérieur à l'obscurité des lieux, à peine éclairés par les quelques bougies qui avaient au moins profité de ce long silence pour gagner quelques années de vie supplémentaires. Utile ? La voix de Tennessee raisonnait dans la pièce et elle finit par reconnaître les deux silhouettes assises à côté de la table. « Salut », se contenta-t-elle de prononcer avec nervosité, même si elle considérait les deux personnes présentes comme parmi ses meilleurs alliés. Tendue à l'idée que leur cher leader n'arrive le suivant, elle passa devant eux pour aller chercher une vieille chaise et s'asseoir dans un coin à peine éclairé, accoudée au dossier de bois, bien décidée à être la spectatrice qu'elle voulait être. La plupart connaissait déjà son et ses avis, à eux d'en faire ce qu'ils souhaitaient.

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19/02/2018 Isis/Sara Artemia 516 Phoebe Tonkin philia informaticienne et mécanicienne Odyssey baby 154



Should we become monsters to save everyone from the devil ?

31 juillet 2118

T’as discuté avec Devos il y a un an déjà, au sujet de ton départ précipité. De ton impression de ne pas avoir ta place dans ce mouvement où chacun n’en faisait qu’à sa tête. Ca, on peut dire que les Rebelles portaient bien leur nom, à ce moment-là. Tu ne sais pas comment ça se passait dans l’espace… Tu n’en faisais pas partie. Contrairement aux autres. Quoique… Tu ne sais pas à quelle période Tennessee a intégré la Rébellion. Si ça se trouve, elle y était déjà là-haut. Tu ne sais pas. Ce que tu sais c’est que tu garderas toujours une rancune contre Chris à cause du tour joué à Ailina. Parce que mine de rien, et cela t’effleure de plus en plus l’esprit, ça aurait pu être toi au lieu de la blonde qui aurait pu être ainsi utilisée. L’aurais-tu fait ? Sans doute. Ton envie d’être aimée, acceptée, aurait été la plus forte. Et l’envie de faire quelque chose contre ton sal… de père aussi. Tu t’efforces de revenir au présent. Tu imagines revoir Murphy, Tennessee, Chris et Devos. Pour deux d’entre eux, tu en es sûre et certaine. Chris parce que c’est lui qui est passé pour te convoquer à la réunion. Tennessee parce que c’est elle qui t’a conseillé d’aller voir Chris pour revenir.   Mais comment ton retour sera-t-il pris par les autres ? Devos ? Tu espères qu’il sera presque content de te voir. Avec lui on ne sait jamais, après tout. Murphy ? Sans doute s’en moquera-t-elle un peu. Si vos rapports se sont améliorés depuis que tu as claqué la porte, elle est loin d’être ta meilleure amie. Tu pousses un petit soupir et regardes dehors. Tu aurais volontiers travaillé sur la maison que tu essayes de rénover pour toi, pour avoir un peu d’intimité, mais il faut reconnaitre que les températures bien trop chaudes en ce moment t’ont quelque peu coupé la chique. Bref… Tant pis. Tu fais autre chose, en attendant. Tu bricoles, comme tu sais si bien le faire. Pour être honnête, tu essayes de faire de mémoire le vélo que tu avais abandonné à la décharge lors de l’expédition. Mais… C’est compliqué. Pourtant, tu n’as pas envie de demander de l’aide à quelqu’un d’autre. Tu veux réussir par toi-même… Ca te redonnera un peu confiance, tu en es persuadée.

A la luminosité extérieure, tu te rends compte qu’il est plus que temps d’y aller. Avec une interrogation toutefois : retrouveras-tu le chemin du bunker ? Rien n’est moins sûr. Tu te mordilles la lèvre, songeant que tu aurais dû demander à Tennessee ou à Chris de d’accompagner. Mais… Ca aurait pu sembler bizarre. Sauf si tu avais accompagnée la brunette. Mais tu ne l’as pas fait. Tant pis pour toi, il va falloir que tu galères. Encore. Et pourtant, Dieu seul sait comment – s’il existe – tu trouves le chemin. Presque immédiatement. Presque du premier coup. Après avoir regardé autour de toi et t’être assurée qu’il n’y a personne, tu te faufiles à l’intérieur en prenant garde de bien refermer silencieusement. Tu descends dans les entrailles de la Terre, te demandant si d’autres personnes sont arrivées avant toi. La lumière vacillante que tu aperçois te rencarde à ce sujet. Tu n’es pas la première. Le silence, cependant te fait froncer les sourcils. Ca te rappelle de mauvais souvenirs. Bonjour l’ambiance… songes-tu en hésitant à te rapprocher davantage de la lumière. Une partie de toi a envie de rester là, en retrait au pied de l’escalier. Mais tu sais que tu ne le peux pas. T’es ridicule, Isa… Ca se trouve, personne parle parce qu’il y a qu’une seule personne et que ça serait ridicule de parler tout seul… Tu secoues la tête devant l’ineptie de ta réaction initiale. S’il n’y a qu’une seule personne, ça sera un bon moyen pour voir ce qu’il, ou elle, pense de ton retour.

Prenant ton courage à deux mains, tu te rapproches de l’origine de la lumière. Tu débouches dans la salle et aperçois trois visages, corroborant ta réaction initiale : « Bonjour l’ambiance ! On enterre qui ? » Tu n’as pas pu te retenir, Isaïah. A peine arrivée, tu mets déjà les pieds dans le plat. Tu tapes doucement la paume de ta main contre ton front avant d’esquisser un petit sourire d’excuse. T’es mal placée pour faire ce genre de réflexion. Clairement. Mais si tu n’étais pas maladroite, cela ne serait pas toi, n’est-ce pas ? Tu espères en tout cas qu’ils ne t’en tiendront pas rigueur. D’autant que te voilà désormais entrain de te mordiller l’intérieur de la lèvre et de te tortiller les doigts, plantée dans l’encadrement de la porte, ne sachant pas si tu dois avancer, ou… pas, en fait.

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01/11/2015 Glacy Ezra 2350 Brett Dalton AVENGEDINCHAINS (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 258
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Retenu. Ce que je n'avais pas exactement en tête. Cela ne faisait pas partie du plan. Mais les plans étaient faits pour être changés. Il était souvent nécessaire d’improviser. Il était souvent nécessaire d’adapter notre ligne de conduite ou de lâcher les rênes. Tout dépendait de chacun. Cependant à cet instant, il était certain que je n’allais pas être à l’heure. Un point qui restait embêtant alors que l’idée de même d’organiser une réunion à l’avance restait de pouvoir y être à l’heure. Ce qui ne serait toutefois pas le cas. Comme si nous n’avions pas assez de problèmes, j’allais sans aucun doute me faire remarquer. Une justification qui existait non moins alors qu’il m’était impossible d’arriver à temps. Pourtant j’y avais cru, jusqu’à ce que des nouveaux ordres interviennent. Une hiérarchie à suivre et des ordres plus précisément à exécuter. Ce qui n’était pas dérangeant normalement. Cependant cette fois-ci c’était un problème d’autant plus que ce n’était pas un jour ordinaire. Le mouvement de rebelles qui allait se réunir, voir si on allait pouvoir faire quelque chose de notre avenir. Des questions qui restaient en suspens. Des questions qui seraient répondues plus tard alors que je n’allais pas pouvoir arriver à temps. Jouant visiblement de la malchance et ne pouvant répondre que je n’avais pas le temps. Personne ne s’échappait sans raison. Ce n’était pas comme si nous comptions attirer l’attention sur nous. L’attirant déjà entre nous.

La sécurité qui passait pas moins avant tout. Chacun qui devait s’assurer de ne pas être suivi alors qu’il se déplaçait au cœur de la forêt profonde. C’était là-bas, non loin du nouveau campement de l’odyssée certes que se trouvait la trappe. Cette même trappe qui menait au bunker. Un bunker qui restait l’endroit parfait pour vouloir échapper à un nouveau apocalypse. Il était possible qu’il existe d’autres endroits, d’autres bunkers cachés un peu partout. Des lieux qui devenaient des planques, la possibilité pour les fuyards de s’y cacher et espérer survivre. Dans notre cas, cette découverte avait été l’une des meilleures. Le bunker qui restait une preuve de la présence humaine comme les ruines dispersées un peu partout sur terre. Des ruines et des structures en pierre qui restaient, survivant aux années. Cela ne faisait aucun doute que malgré les catastrophes naturelles, ils seraient encore là demain. L’idée ne pouvait d’ailleurs que faire rêver. Mais au-delà de cela, il était nécessaire que le bunker reste caché.

Raison de plus qui faisait que lorsqu’on m’indiqua mes nouveaux ordres de mission, je ne pouvais qu’hocher la tête et me taire. Il n’y avait rien à dire bien que j’allais être retardé d’au moins plusieurs minutes. Sans compter qu’il me faudrait encore faire le déplacement au sein de la forêt et trouver une nouvelle raison pour s’échapper. La discrétion qui restait de mise. Des excuses qu’ils restaient faciles de trouver alors qu’il fallait uniquement faire attention. Et sans doute que si les événements s’étaient déroulés correctement, je serai arrivé à temps. Mais là ne fut pas non plus le cas. Ne m’étant pas attendu à devoir à me rendre à l’infirmerie. Des explications qui étaient données. Les grognements de douleur de mon collègue qui ponctuaient chacune de mes explications alors que ce dernier s’était blessé. Là encore ce n’était pas volontaire mais je n’avais pu que le conduire aussitôt à l’infirmerie. Un rapport de fait tantôt. Une mission qui avait été accomplie mais mon partenaire d’arme qui se retrouvait désormais bloquée à l’infirmerie à son désarroi. Et le connaissant, il était certain qu’il n’allait pas être le patient de l’année. Ronchonnant ores et déjà et ronchonnant encore quand j’avais quitté l’enceinte médicale. Un regard que je posais autour, reprenant mon souffle avant de repartir l’instant d’après. Cette fois-ci je ne comptais pas m’arrêter et pour ainsi dire je m’arrêtais que brièvement à l’entrée du campement. Des formalités à remplir pour ainsi dire. Des formalités qui furent abrégées toutefois avant que je ne me remette en marche.

Alors que je me déplaçais parmi les arbres en direction du bunker, je ne pouvais que me demander si chacun avait pu se rendre aussi facilement que moi là-bas. Me demandant si certains avaient eux été aussi retardés mais j’en doutais. Tant pis. Un cas de force majeure alors que je n’avais pu que suivre les événements sans pour autant lâcher le fil rouge. Ce même fil rouge qui ne m’obligeait non moins à jeter des coups d’œil autour pour m’assurer que personne ne me suivait, quitte à emprunter des détours. Finalement je ne pouvais que m’accroupir pour soulever la trappe. Enfin là. Il ne me restait plus qu’à descendre au cœur des entrailles de la terre. Et ce que je m’apprêtais bien à faire. Mes pas qui résonnaient en écho jusqu’à ce que je touche finalement le sol. L’obscurité qui aurait pu être tout autour si des bougies n’avaient pas été allumées, éclairant la pièce principale. Des silhouettes qui se découpaient dans le contre-jour, leurs ombres projetés sur les parois du bunker. Non, après réflexion et après avoir découvert les visages qui m’entouraient, il était certain que j’étais le seul qui avait été retardé. « Désolé, j’ai été retardé avec les gardes et à l’infirmerie. Quelqu'un s'est blessé mais rien de grave au final. »

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20/12/2016 ELOW ; ĆIRO + IRINA + JONAS ; 1204 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 96
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31 JUILLET 2118


Ils avaient besoin de se retrouver. De s’exprimer et d’annoncer les choses. Après ce qui s’était produit l’été dernier, la rébellion était… bloqué. Il avait beau avoir parlé avec chacun, être certain que ce qu’il avait fait ne nuirait plus au groupe, c’était comme si la brèche s’était faite plus grande encore. Et comme toujours, une catastrophe avait envoyé la rébellion en second plan face au besoin de survie de la communauté. Lui, le premier, s’était retrouvé coincé chez les jeunes avant de revenir ici et, ensuite, il avait fait de son mieux pour aider malgré sa blessure. Mais, la rébellion n’avait jamais quitté son esprit. Dès qu’il croisait un membre du conseil, son instinct le poussait à se demander s’il ou elle prenait les bonnes décisions. Si c’était juste ou non. Si c’était nécessaire. Assis désormais dans le bunker, cheville au repos, il attendait patiemment le reste de la bande. Ils ne s’étaient pas retrouvés tous ensemble depuis… depuis une éternité. Cela allait leur faire du bien d’être ensemble, peut-être même raviver la flamme qui les avait si longtemps animé. Ou peut-être que cela allait mettre un terme au mouvement qu’ils représentaient… Devos n’en savait rien, mais une chose était certaine : ils en avaient tous besoin.

Il ouvrit doucement les yeux en entendant Tennessee. Pendant une seconde, il se demandait s’il n’était pas en train de rêver. Il passa outre sa remarque et se releva légèrement, observant la mécanicienne s’installer. Elle lui paraissait bien fatiguée, bizarrement. Elle avait l’air… différente. Ou alors, c’est le temps qui s’était écoulé qui l’avait marqué. Mais depuis combien de mois ne s’était-il pas retrouvé en sa compagnie, elle qui avait si longtemps représenté son seul sourire dans le campement ? Soudain, elle mentionna Gen et, Devos arrêta de rêver.

« Une prochaine fois, alors. » Il se gratta la tête, regardant en direction du couloir voir si quelqu’un d’autres finirait par arriver à son tour. Soudain, son vœu se réalisa. Voilà Antares… Naturellement suivi de Murphy. Après la sortie qu’ils avaient faite tous les trois, le chien ne tarda pas à venir saluer Devos comme un vieil ami, reniflant d’abord sa cheville puis sa main libre. Il tâcha de lui caressait la tête, toujours aussi mal habitué à la bête, avant que celle-ci ne retourne auprès de son maitre et flane dans les autres pièces. « Salut, Murphy. » Il lui offrit un sourire compréhensif, remerciant silencieusement celle-ci de sa présence. Ne voulant pas enclencher la conversation sans que tous soient présents, Devos croisa les bras. Jusqu’à l’arrivée d’Isa. Cela lui fit plaisir de la voir là, aussi.

« Bonjour Isa. » Il lui laissa le temps de s’installer aussi, avant de répondre à sa question. « On attend simplement que tout le monde soit là pour… » Un bruit lui indiqua qu’un nouvel arrivant était là et, rapidement, Chris fit son entrée. Ils étaient tous là. Les principaux, du moins. Et Isaïah parce que Devos lui avait promis que les choses iraient mieux et donc, il voulait lui prouver que c’était le cas. « Écoutez, on ne va pas y passer par quatre chemins. Je pense que le mieux, vous me dites si je me trompe, c’est que chacun donne son avis sur la rébellion à l’heure d’aujourd’hui. Personne n’interrompt personne, on fait d’abord un tour de table. » Il prenait ses précautions, refusant qu’on l’accuse lui ou Chris de vouloir forcer les rebelles à rester ensemble. Il voulait aussi prouver à Murphy qu’il faisait des efforts, qu’il voulait absolument entendre l’avis de chacun. « Si on est tous réunis aujourd’hui, c’est avant tout pour savoir où nous en sommes tous et si oui ou non, la rébellion a toujours un sens. » Il se tourne vers Chris, se demandant s’il avait bien fait de prendre les devants ainsi. Lui, il n’était pas habitué à jouer les leaders, mais pour le coup, il préférait que tout se fasse assez vite et que chacun puisse s’exprimer. « Tennessee ? » Dit-il pour lancer le tour.


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Devos & Tennessee @Who'sNext? #AnWhatNow



Elle s'imaginait, parfois, souvent, toujours, Tennessee que si on se comportait de la même manière, forcément le court de la vie reprendrait normalement. Et les longues discussions qu'elle partageait avec Devos renaîtraient tout naturellement. Une peu comme quand on appuyait sur un bouton On/Off d'un ordinateur. Encore fallait-il que le courant passe, mais quelque part entre La mécanicienne et Le génie existaient visiblement des courts-circuits. Experte en réparations techniques, la complexité apparaissait dès que la mécanique humaine éclatait en morceaux.

Une lumière scintilla malgré tout dans sa tête quand il proposa de recommencer une prochaine fois, qui s'éteignit aussitôt tandis que le visage de son ami - ? - se refermait. Développait-elle, la bouclée, la capacité de l'agacé au-delà du réel ? Elle n'eut pourtant pas le temps d'enchaîner car Murphy fit son apparition. Elle se serait bien jetée à sa tête selon ses habitudes brouillonnes depuis leur réconciliation sous la lune enneigée,  mais une douleur fulgurante à la cuisse l'en empêcha.

Aussi resta-t-elle assise sagement, alors qu'elle observait Antarès faire la fête à Devos avant elle. Quoi ? Il la boudait ? Il la remplaçait ? Une pointe désagréable chatouilla son palpitant tandis que l'homme accueillait le canidé avec bien plus de chaleur qu'elle-même.


« Salut Murphy » Entonna gaiement la mécanicienne qui désirait ne pas tenir compte des déconvenues qu'elle venait de subir. Ceci tout en croquant une pomme qu'elle sortit de sa poche, et dont l'odeur attira aussitôt sa peluche à quatre pattes

« Ah Gourmandise quand tu nous tiens ... » Plaisanta-t-elle en lançant sa pomme dans l'air afin que Major la rattrape.

Et ceci juste au moment où Isaïah montra sa bouille. Le chien beige en fut légèrement distrait, alors le fruit roula entre les deux jambes de l'arrivante, s'ensuivit une course poursuite ou Antarès s'engouffra derrière l'appétissante nourriture et faillit renverser leur dernière recrue
« Oh quelqu'un est mort ?  » Interrogea surprise la bouclée qui venait  de zapper complètement la note d'humour de sa camarade.

Avant que cette dernière puisse lui expliquer tout ça de A à Z leur chef se pointa, s'excusant de son retard qui finalement n'était pas si terrible que ça
« Ah bien tu vois Isaiah, que des blessés pas de morts ! »

Tant mieux, bien qu'elle ne fut pas attachée à grand monde, et ne pleura jamais - ou presque -, elle ne souhaitait pas que leur campement se dépeupla trop vite non plus. Ainsi elle regardait Chris, supposant qu'il prendrait la parole puisque la convocation - ou l'invitation - découlait de lui ...

Une voix dans son dos la fit sursauter. Devos s'emparait des commandes. Clair, bref, droit au but, sans chichi comme il parvenait toujours si bien à le faire. Ça ne la gênait pas particulièrement qu'il prenne la parole, après tout voilà ce qu'ils revendiquaient tous non ? Que chacun puisse s'exprimer comme il le désirait. Une truffe humide vint farfouiller dans ses jupes alors que Devos la désignait en premier pour partager son avis. Le bel animal s'appuya un peu trop sur sa jambe ce qui lui fit tourner la tête pour mieux réprimer la douleur en silence

« Et bien, honnêtement je ne sais plus si on a vraiment une utilité maintenant, je veux dire tout va un peu dans notre sens. Pour le moment. Ceci dit ça ne veut pas dire que ce sera toujours le cas. Qui sait si tout d'un coup certains s'improvisaient dictateurs, ou que des décisions soient prises qui ne nous conviennent pas à nous, aux autres ... Je me dis qu'on devrait devenir une cellule dormante pour le moment. Que l'on reste à l’affût au cas où... Qu'on garde ce lui, qu'on y emmagasiné des choses utiles, pour nous ou pour d'autres plus tard. Et si quelqu'un remarque un truc pas catholique par exemple qu'il nous en fasse part pour qu'on puisse déterminer si ça vaut la peine d'agir ou non. Voilà ce que j'en pense et toi  » Demanda-t-elle en se tournant vers Murphy avant de rajouter « Et toi Devos faudra aussi que tu partages avec nous ton avis quand tout le monde aura parlé »

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06/12/2015 Lux Aeterna Nuna Cortez 36420 Sophia Bush Lux Aeterna (vava & sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 1597
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❝ Should we become monsters
to save everyone from the devil ? ❞
Murphy Cavendish & les rebelles
(31 juillet 2118)


L'ambiance n'était pas morose, elle était lourde. Les trois personnes présentes savaient quels étaient les enjeux des prochaines heures. Murphy en oublia presque Antarès, qui fit sa fête à Devos sans qu'elle ne le remarque. Une pomme vola dans les airs pour atterrir entre les jambes de la dernière arrivée. Murphy accueillit une pointe de soulagement en réalisant qu'Isaiah était de la partie. Ainsi donc, elle n'avait pas totalement quitté la rébellion lorsqu'elle avait tapé du poing sur la table l'été précédent, et ce n'était pas sans rassurer la brune. Sur le coup, elle avait été la seule à démontrer d'une vision sensée des choses. Peut-être qu'aujourd'hui, elle serait capable de sauver les quelques choses qui pouvaient l'être. « Personne, juste la rébellion » répondit malgré tout la brune à la remarque amusée d'Isaiah. Elle n'était pas d'humeur à plaisanter, pas quand les enjeux étaient aussi importants. La diplomatie et le pragmatisme de Gustave et Marlene auraient probablement été utiles aujourd'hui, mais Murphy doutait que Chris ait pensé à les inviter à les rejoindre.

Leur leader ne tarda pas davantage. Il s'excusa d'un retard qui existait à peine, faisant arquer un sourcil de la lieutenant, qui se demandait s'il était médecin pour avoir été utile à un blessé comme ça. Elle connaissait pertinemment la réponse mais se retint de soupirer, bien décidée à suivre les lignes directrices qu'elle s'était imposées pour cette réunion. Calme, rester calme. Et la remarque amusée de Tennessee l'aida à s'y tenir, au moins pour cette fois. Etait-elle donc la seule à autant redouter ces retrouvailles ? Pour un peu, on se serait cru un an auparavant. Ne manquaient que les cris et rien ne garantissait qu'ils ne rejoindraient pas bientôt la partie, eux aussi.

Pour son plus grand soulagement, c'est Devos qui prit les rennes. Chris allait-il apprendre à écouter ? Et Devos, lui, avait-il retenu ses remarques ? Peut-être était-ce là le début de quelques miracles à venir... Affalée sur sa chaise posée à l'envers, Murphy observait les regards, les réactions, les questions. Tennessee fut la première à répondre sous le regard approbateur de son amie patrouilleuse, mais celle-ci se raidit sur sa chaise lorsqu'elle fut prise à parti. « Comme elle dit », se contenta-t-elle de répondre en désignant son amie du regard. Son opinion était connue des trois autres leaders. Il n'y avait plus aucun combat à mener, et ça, c'était une victoire, non ? Il fallait qu'ils l'acceptent comme tel. Et s'ils voulaient demeurer un groupe pour veiller à la suite des choses, alors il faudrait reconsidérer la façon dont elles tournaient ici. A voir si Chris aurait les couilles de remettre lui-même sa place en jeu. Du regard, elle invita Isaiah à s'exprimer, elle aussi. Maintenant qu'on leur demandait leur opinion, il fallait en profiter.

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19/02/2018 Isis/Sara Artemia 516 Phoebe Tonkin philia informaticienne et mécanicienne Odyssey baby 154



Should we become monsters to save everyone from the devil ?

31 juillet 2118

Tu la sens lourde, l’atmosphère quand tu entres. Comme si personne n’osait réellement se parler sans que tu comprennes pourquoi. Après tout, t’es pas devin et les sentiments et toi… Disons que c’est une histoire d’incompréhension mutuelle. Tu as depuis longtemps baissé les bras à l’idée de comprendre comment les gens faisaient pour se comprendre et pour communiquer comme il fallait. Et comment les gens faisaient pour s’aimer, aussi. Quand tu y repenses, ça fait un moment que tu n’as pas passé un peu de temps avec lui. A-t-il trouvé une autre femme ? C’est bien la première fois que tu songes à cette éventualité et tu sens les affres de la jalousie te serrer les entrailles. Tu sers les poings malgré toi alors qu’une pomme te roule entre les jambes, bientôt suivit par un chien qui manque de te faire tomber. Heureusement, tu as des réflexes et tu te rattrapes aux murs en poussant un petit « AAAAAaah ! » de surprise. Devos te salue juste à ce moment-là mais tu prends le temps de te remettre de tes émotions en te mettant la main sur le cœur avant de répondre. Cela laisse amplement le temps à Tennessee de s’inquiéter de la mort de quelqu’un – du grand Ten – et à Devos d’expliquer qu’ils attendent juste que tout le monde soit là. « Il manque encore beaucoup de monde ? » demandes-tu alors que Murphy rétorque que c’est simplement la Rébellion qui est morte. Tu fronces les sourcils, Isaïah. Tu espères que ce n’est pas le cas et que les choses peuvent encore être sauvées. C’est en tout cas pour cela que tu es revenue. Tu fronces les sourcils alors qu’un bruit derrière toi te signale l’arrivée d’une autre personne et tu t’empresses d’aller t’asseoir, te retrouvant ainsi à côté de Murphy, ne voulant pas être trop sur le devant de la scène. Surtout après ton scandale un an plus tôt.

C’est finalement Chris qui fait son apparition, en s’excusant pour le retard et expliquant qu’il y avait eu un blessé à l’infirmerie. « Depuis quand tu t’inquiètes des blessures des autres ? » ne peux-tu t’empêcher de piquer Chris alors que dans ta tête, ta conscience, sous la forme d’un petit ange t’exhorte à te taire et à faire profil bas. Dans le fond, tu aurais aussi bien pu te mettre à la pleine lumière des bougies. Cela aurait été plus rapide. Heureusement, Ten ne semble pas prêter attention à ta remarque et se contente de tenter de te rassurer - ? – en disant que personne n’est mort. Tu ne peux t’empêcher de sourire devant le côté un peu naïf que peut avoir la jeune femme. En fait non… Elle n’est pas réellement naïve. C’est simplement qu’elle ne comprend pas le second degré. Si c’est parfois gênant parce qu’elle peut être blessante malgré elle, c'est le plus souvent adorable. Je t’adore Ten… songes-tu en posant sur la bouclée un regard attendri. Comme elle t’a manqué, cet hiver…

La prise de parole de Devos, autoproclamé président de la séance interrompt le fil de tes pensées et tu reportes ton attention sur lui. Tu esquisses un sourire, parce que tu as l’impression que ce que tu lui as dit après ton coup de gueule a servi. Que ce qu’il fallait, c’était parler entre vous. Tu hoches la tête à son adresse. Au fond, tu t’étonnes toi-même d’avoir été de bon conseil. Peut-être muris-tu ? Mmmh… Difficile à dire. Très peu probable, même. Mais bon. En tout cas, tu ne peux qu’être d’accord avec sa façon de procéder : un tour de table où personne ne doit interrompre personne. Attendre de savoir si le mouvement a toujours un sens. Ton cœur se sert à l’idée que ce ne soit pas le cas. A la crainte que tu ne sois revenue pour rien. C’est Tennessee qui ouvre le bal et tu la regardes pour concentrer son attention sur elle. Tu ne comprends pas pourquoi elle tourne la tête, ce qui te fait légèrement froncer les sourcils, mais déjà, elle commence à parler et ton froncement de sourcils s’accentue. Elle ne sait pas si le mouvement a encore une utilité ? Tu as l’impression qu’elle est déjà prête à tout enterrer. Mais les règles sont les règles. Tu te tais et tu l’écoutes parler. Pour le moment. Ca ne veut pas dire que ça sera toujours le cas. Ouf… Elle ne veut pas enterrer la Rébellion. Tu penses à ceux qui comme Ailina ont agi pour d’autres et ont été condamnés. Certes, tu n’appartenais pas alors à la Rébellion. Si tu condamnais les actions, tu étais d’accord avec les idées. Mais tu n’as jamais apprécié que d’autres portent le chapeau. Mais le Conseil était pire encore, dans l’espace.

Tu apprends, Isaïah. A relativiser, à prendre la pleine mesure des choses. Et Tennessee continue, parlant de potentiels dictateurs de décisions qui ne conviendraient pas aux autres. A l’éventualité de devenir une cellule dormante. De rester à l’affut. Ce n’est pas bête, comme idée. Pas bête du tout, même. Et pourtant, tu ne peux t’empêcher de t’agiter sur ton siège. Parce qu’il y a une bonne façon pour la Rébellion de pouvoir agir. Mais tu n’es certainement pas la personne la mieux placée pour ça. Enfin non. Pas certainement. C’est sûr et certain, même.

C’est finalement au tour de Murphy de se jeter à l’eau, après que Tennessee ait précisé que Devos devra y passer, lui aussi. Tu te tournes vers ta voisine, attendant qu’elle prenne la parole à son tour et c’est avec surprise que tu l’entends simplement dire qu’elle est d’accord avec ce qu’a dit la bouclée. Tu hausses les sourcils, Isaïah. Tu es bien placée pour avoir remarqué qu’elle n’avait pas vraiment envie de parler et qu’elle s’est raidie. Mais elle n’ajoute rien de plus et se tourne vers toi pour que tu prennes la parole à ton tour. A cet instant, tu te sens toute petite et insignifiante. Après tout, les quatre personnes qui t’entourent ne sont autre que les leader de ce mouvement. Toi, tu n’en es qu’une recrue qui a claqué la porte avant de revenir. Tu remarques, d’ailleurs, que tu es la seule membre lambda de la Rébellion présente. « Je ne pense pas que mon avis soit réellement important pour l’instant. » dis-tu en regardant chacun des quatre autres en secouant la tête. Finalement, l’insistance de leurs regards te pousse à dire ce que tu as en tête, même si t’es pas à l’aise. Etre le centre de l’attention, tu l’as déjà été. Mais jamais pour les bonnes raisons. Plus parce que tu te mettais dans l’embarras. Bref. Reste à espérer que ce ne soit pas le cas ici. « Si je suis revenue, c’est parce que je crois qu’on a toujours un rôle à jouer dans le bien être de notre groupe. » commences-tu. « Enfin… Bien être, c’est pas le terme. Plus dans la… Pérennité. Voilà. C’est ça. Nous, les Odysséns, nos jeunes, on est pas encore réunis. Et je crois que tant que nous ne parviendrons pas à l’être, la Rébellion aura encore des beaux jours devant elle. Par le passé, le Conseil a pris de très mauvaises décisions. Des décisions qui auraient pu tous nous entrainer à la mort autant que nous sommes. Des décisions qui ont tué des milliers de personnes. On ne peut pas s’attendre à ce que cela change sous prétexte qu’ils ont fait une fois quelque chose qu’on voulait. Le déménagement. » Tu poses un regard appuyé sur Devos à cette remarque avant de poursuivre : « Ils ont senti le vent tourner, alors ils ont écouté les bruits. Une fois. Ils ne le feront pas forcément une fois de plus. Il faut s’attendre à ce qu’ils continuent à chercher leur intérêt propre sous prétexte de l’intérêt du plus grand nombre. Personnellement, je ne leur fais toujours pas plus confiance aujourd’hui qu’hier. Et… »

Tu marques un nouveau silence Isaïah, parce que tu n’es pas certaine que ce que tu t’apprêtes à soumettre emporte l’adhésion de tous. « Je crois que pour que… Enfin… Il faudrait profiter des élections pour les infiltrés. Pour que l’un d’entre vous intègre le Conseil. Vous êtes tous les quatre les leaders du mouvement rebelle. Qui serait mieux placer pour les observer de l’intérieur, pour influencer réellement ? Pour agir ? » Tu les regardes tous les quatre et finis par rester posée sur Murphy à qui tu adresses un sourire. Elle est, pour toi, la mieux placée pour ça. Tu conclus en posant finalement ton regard sur tes mains jointes sur tes genoux par un : « Enfin… Ce n’est que mon avis. »

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01/11/2015 Glacy Ezra 2350 Brett Dalton AVENGEDINCHAINS (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 258
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@Isaïah Stowaway, toujours aussi piquante et rafraichissante. Car il y avait toujours quelqu'un pour dire quelque chose. Lui adressant un sourire. Ne lui envoyant pas de piques en retour, me contentant de lui sourire comme si j'étais content de la voir ici. Ce qui était un peu le cas. Elle était comment dire un terrain familier. Mais ne prenant pas le temps de lui répondre à ses chamailleries parce qu'on savait tous qu'on n'était pas là pour cela. Au-delà de cela, je ne prenais pas la parole non plus. Je ne lançais pas les hostilités, me contentant pendant ces quelques instants suivant mon arrivée d'observer ceux qui étaient là. Comme si j'essayais de me faire un état bilan. Comme si j'essayais de prendre la température. Ce qui était le cas. Je ne savais pas s'ils étaient arrivés depuis des années. Mais le fait qu'ils n'aient rien dit me signifiait que je n'avais sans doute pas un retard d'une grande importance. Ils avaient sans doute échangé quelques banalités s'il était encore possible d'échanger quelques banalités parmi nous sans se faire incendier. Mais là encore personne n'était ici pour les banalités, les formalités ou là pour prendre le thé.

La conversation qui ne tardait à être lancé. Adressant juste un regard à @Devos Acciaro parce que cela ne me dérangeait pas qu'il lance le débat, qu'il prenne la parole. Le tour de table qui me convenait. M'installant un peu plus confortablement contre le mur pour avoir un aperçu de tout le monde. Mon regard qui se focalisait sur chaque silhouette dès lors qu'elle prenait la parole. @Tennessee Brontë-Sand qui était la première à se lancer suivi de @Murphy Cavendish. Cette dernière qui ne disait quasiment rien, ne confirmant que les propos de Ten. Puis ce fut au tour d'@Isaïah Stowaway. Cette dernière qui proposait tantôt de s'infiltrer au sein du conseil. Y avoir une nouvelle taupe. Les élections du conseil qui viendraient tôt ou tard en effet. « Je pense qu'il est plus difficile de garder un cap maintenant qu'une partie de nos demandes ont été accédées. Je pense pas pour autant que cela signifie qu'on devrait laisser le mouvement rebelle en plan. Ce n'est pas parce qu'ils ont pris des décisions, qu'on peut qualifier de bonne ou non selon chacun, que cela va continuer, qu'on n'a plus de but. » Comme avait dit @Isaïah Stowaway ils avaient écouté le peuple. Ils avaient répondu à nos demandes sans qu'on ait besoin de les formuler quand les rumeurs étaient là. Et il y avait des progrès. Ne pouvant cracher sur le campement ou quoi. Mais cela ne voulait pas non plus dire que je pensais qu'il fallait disparaître bien qu'en effet pour le moment d'un point de vue extérieur on ne pouvait que paraître comme piétinant. Ne répondant pas à la proposition d'@Isaïah Stowaway sur la proposition d'infiltrer le prochain conseil. Mieux valait attendre de voir ce qu'il en ressortirait après. « Pour les élections je préfère attendre pour me prononcer. »

Un autre sujet que j'aimerai non moins aborder. Un sujet que j'avais déjà abordé avec @Murphy Cavendish. « Et je voudrai savoir si vous voulez que je reste à la tête du mouvement rebelle ou non. » Ce qui était aussi le cas. Reprenant la parole non moins avant qu'ils ne puissent avoir l'opportunité de m'interrompre ou de poser les questions. Des questions auquel je pouvais répondre. « Comme je l'ai dit à Murphy, je suis plus doué dans l'action qu'avec les mots. Et certains d'entre vous peuvent estimer que je n'ai pas les compétences nécessaire en tant que leader du groupe. » Ce qui s'était passé la dernière fois. Ayant pris le parti de Devos. « Je suis plus doué pour sélectionner les potentiels membres ou me charger de cette partie là comme je le faisais avant auprès de Faust. » Recruteur. Ce que je faisais avant, autant que j'étais plus doué pour entraîner les gamins que pour jouer avec les mots comme d'autres savaient si bien le faire. « Donc j'aimerai aussi qu'on fasse un tour de table pour savoir si vous voulez que je reste en tant que leader ou que je cède ma place à quelqu'un de plus qualifié. » N'ayant rien contre. On était là pour faire des tours de table après tout, non.

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20/12/2016 ELOW ; ĆIRO + IRINA + JONAS ; 1204 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 96
— Chi cerca, trova —






should we become monsters
to save everyone from the devil ?
31 JUILLET 2118


Il était vraiment rare que Devos prenne les choses en main. Ce n’était pas vraiment ce qu’on appelait un leader. Mais son besoin d’organisation parfaite, le poussait à structurer un peu cette réunion. Voilà longtemps qu’ils ne s’étaient pas retrouvés et la question qu’ils allaient aborder, était importante. Vitale, même. Il avait donc besoin de savoir ce que chacun pensait, de savoir comment les opinions pourraient se regrouper et surtout, quelles actions ils pourraient entreprendre. Oui, il avait déjà agi seul par le passé, mais il fallait mettre ça de côté, car aujourd’hui il essayait vraiment de ne pas refaire les mêmes erreurs. Il essayait vraiment de penser aux autres, à leurs modes de fonctionnement. Comme un serveur connecté à d’autres, dont les codes internes doivent être modifiés pour communiquer avec chacun des autres. Quelque part, de savoir qu’ils étaient encore capables de se retrouver, même pour une petite heure, le rassurerait. Il se disait que tout n’était pas perdu. C’était nécessaire.

Ignoré Tennessee, c’était comme essayer de réfléchir dans un autre langage. Il ne pouvait pas. Il n’y parvenait pas. Elle revenait sans cesse le hanter, sans qu’il ne puisse y faire quoi que ce soit. Elle n’était pas quelqu’un qu’il pouvait effacer de son esprit et l’éloignement ne faisait qu’accentuer le nombre de fois où elle entrait dans ses songes. Pourtant, il était en face à un paradoxe étrange. Entre l’envie de se rapprocher d’elle et celle de s’éloigner. Il ne savait pas, il ne comprenait pas ses propres actions, néanmoins, une fois tous là, une fois la conversation lancée, c’est vers elle qu’il se tourne. C’est vers elle qui posa son regard, observant alors une étrange expression quand Antarès se rapprocha d’elle, mais il n’a pas le temps de se poser des questions qu’elle admit ne plus se sentir utile. Ou plutôt, c’est la rébellion qu’elle ne jugeait plus vraiment nécessaire. Une crainte qu’il sentait venir, l’informaticien. « Je donnerais mon avis à la fin, ne t’inquiète pas. » Il observa Murphy, dont il espérait quelque chose. Oui, elle qui trouvait toujours des choses à dire, à ajouter… Mais rien. La déception était grande, mais il acceptait la situation et observa Isaïah.

« Ne dis pas de bêtise, ton avis compte. » Ajouta-t-il aussitôt que la jeune Isaïah tenta d’échapper à ce petit exercice néanmoins important. D’ailleurs, elle disait des choses assez justes qui rejoignait assez ce que lui, Devos, pensait de tout ça. Chris, ensuite, parla. Attentif, Devos acquiesça, suivant parfaitement son résonnement. Son regard s’étonna de l’envie du leader, mais, rapidement, cela alluma une ampoule dans sa tête. Si le conseil devait changer leur hiérarchie, eux aussi. D’une façon, ça lui paraissait terriblement évidente. Surtout maintenant. Il laissa un silence se posait avant de prendre la parole, signe qu’il essayait de prendre en compte tout ce qu’il avait entendu jusqu’ici. Bien adossait à sa chaise, toujours les bras croisés, il observa chacun d’eux, puis s’arrêta sur Tennessee et Murphy.

« Je comprends votre volonté de devenir une cellule dormante, le temps de voir la suite des événements, de voir ce que le conseil va faire à l’avenir, notamment avec les Terriens et les jeunes. Quelque part, c’est déjà le cas. Cependant, je suis, malheureusement, incapable de faire confiance à un groupe de décideur qui peut, du jour au lendemain, changer d’avis ou imposer des choses qui ne conviendraient pas à tous. Ce conseil est toujours dirigé par un chancelier qui a son mot final et un groupe d'individus qui ne sont, peut-être, plus tous approprié pour notre vie sur terre. Ça, c'est une chose qui doit changer. Donc, comme tu le disais Tennessee, même si nous restons dans l’ombre, nous devons rester alerte. » Il jeta son attention sur Murphy. « La rébellion ne doit pas être dissoute, mais simplement se préparer à de nouvelles éventualités et agir en conséquence. » Il se tourna ensuite vers Isaïah. « Qui sait si les élections vont avoir lieu ? Et même si ton idée est à prendre en compte, je peux déjà te dire que je suis contre. Je n’adhère pas à la hiérarchie du conseil et, que l’un de nous l’infiltre, me pose problème. Mais cela sera sans doute une question pour plus tard et je ne préfère pas donner plus de détail là-dessus. » Puis, son regard se posa sur Chris. « Je vote pour qu’il n’y ait pas de leader, tout simplement. Voilà mon avis. Je te laisse la parole, Ten. »


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14/11/2015 Isa & I My boy D'Arbanville & Oz & Hyacinthe & Elouan & Tam-Tam 3733 Katie Melua Kyran adorable & Avengedinchains & Lux aeterna Mécanique & Nanotechnologie 99
ψ Cat on a Hot Tin Roof ψ





Devos & Tennessee @Who'sNext? #AnWhatNow


Du bout des doigts la bouclée jouait avec la flammèche d'une bougie, provoquant des ombres chinoises, qu'elle s'amusait à identifier pendant que les autres s'exprimaient. Ça l'aidait à ignorer la douleur qui lui vrillait parfois la jambe, il lui devenait difficile de rester immobile, mais elle ne pouvait se permettre de gesticuler au risque de distraire les autres au moment le moins opportun.

Tennessee ne fut pas particulièrement perturbée du peu de paroles que prononça Murphy @Murphy Cavendish, après tout même les plus bavards savaient résumer leur opinion en une seule phrase. Et dieu sait qu'elle et la garde estimaient le sujet usé jusqu'à la corde, elles ne l'évoquaient plus vraiment entre elles préférant se concentrer sur leur amitié renaissante et la construction de leurs maisons respectives.

Elle releva la tête pour observer Isaiah @Isaïah Stowaway suite à sa remarque envers Chris, @Chris Wilson à propos des blessures des autres. Un léger sourire parcouru ses lèvres tout en écoutant avec intérêt ce que l'autre mécanicienne souhaitait partager avec eux. La bouclée échangea d'ailleurs un regard chaleureux avec celle-ci, trop heureuse de pouvoir à nouveau partager de beaux moments avec elle « Oh si il est important » Laissa échapper Tennessee juste avant que Devos @Devos Acciaro affirma l'identique après elle. Heureusement Isaiah décida de continuer, ainsi la bouclée déposa sagement ses mains sur ses genoux pour appeler le calme et la maîtrise en elle.

Oui s'écria son esprit quand la plus jeune recrue évoqua les cent, et aussitôt ses pupilles cherchèrent Devos au souvenir de leur passage chez les jeunes. Ce point demeurait important et elle le balayait trop vite de son paysage, Tristam n'eut pas été fier d'elle à ce moment précis. Néanmoins, il lui paraissait plutôt impossible de forcer les uns ou les autres à s'accepter tant qu' ils ne le désiraient pas. Une question de choix, de liberté ... Aussi Tennessee n'imaginait pas comment aucun d'eux pourraient véritablement intervenir à ce sujet. Çà valait probablement la peine de s'y pencher mais cela mènerait-il quelque part ? Elle en doutait fortement.

Pour la suite, elle accordait une bonne logique à sa compagne mécanicienne, oui, rien n'empêchait les leaders de sévir à nouveau, de se croire tout puissants, mais ça s'avérerait certainement plus difficile dans les circonstances présentes. Quant à s'infiltrer grâce aux élections, pourquoi pas mais  « Pas moi en tout cas, vous savez que je suis une vraie catastrophe en relations sociales » Et dans ce cas il serait nécessaire de lui coller un conseiller aux basques qui ne la quitta pas d'une semelle « Après, est ce que le ou la plus susceptible d'y parvenir le désirerait ? » Parce que sans désir ou passion personne ne parvenait, ou très rarement à son but premier. Avancer le nom d'une personne était une chose, mais obtenir son accord une bien différente !

Entraînée dans ses réflexions face aux paroles d'Isaiah, la bouclée n'entendit pas le début du discours de Chris. Tout au moins jusqu'à ce qu'il propose de ne plus être le chef, elle se redressa, tout en haussant les épaules « Tu étais le ... »


*Choix de Faust* Qu'elle ne remettrait jamais en question. Mais sachant à quel point ce prénom heurtait encore pas mal de sensibilité, elle pensa que diriger ses idées vers d'autres horizons éviteraient les écueils de la douleur chez ceux qu'elle aimait  « C'est toi qui le sent mieux Chris, si tu préfères être moins dans la lumière je ne pense pas que qui ce soit te forcera à le faire » Sur ce son regard tomba sur le visage - Fermé ? - de Devos. Pourquoi le comparait-elle soudain à un iceberg dont n'émergeait que la pointe, la menaçant de la faire naufrager si elle continuait à voguer autour ? Pourquoi quand il ouvrait sa bouche elle n'arrivait plus à trouver du sens à ce qu'il disait ? Tout simplement parce que ses oreilles bourdonnaient si fort que sa tête menaçait d'éclater.

Tennessee bougea brusquement afin de se reprendre et ne pas se laisser entrainer vers des songes trop illusoires qui ne lui ressemblaient pas. Mais ce geste déclencha une telle souffrance le long de sa cuisse qu'elle se pencha brusquement pour dissimuler sa grimace dans les poils d'Antarès avant de se redresser  « Oui pas de Leader c'est une bonne idée, Non ?  » Parce qu'en vérité il s'agissait de la seule chose que son Ouïe lui laissa percevoir de l'avis de Devos


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Murphy Cavendish & les rebelles
(31 juillet 2118)


Etre observatrice, pour quelqu'un comme Murphy, était contre l'instinct. Elle le sentait à chaque instant et à chaque réplique ou remarque qu'elle retenait, mais elle s'était promis trop de fois de rester spectatrice pour briser cet engagement sur un coup de tête. Dès le début, dès qu'elle avait fait le choix de rester en arrière, elle avait considéré et réalisé les difficultés de sa démarche. Mais les mois qui avaient précédé cette rencontre lui avaient permis de planter quelques graines qui, elle l'espérait, avaient peut-être eu le temps de germer ça et là. Elle avait parlé à @Tennessee Brontë-Sand, parlé à @Devos Acciaro, hurlé à @Chris Wilson. La seule personne dans la pièce qui ignorait ses points de vue les plus récents était la dernière arrivée au sein du mouvement. Ce qu'elle faisait là, d'ailleurs, Murphy n'en avait aucune fichtre idée. Ou plutôt, si elle était là, pourquoi ce n'était le cas de personne d'autre ? Chris était probablement celui qui avait été responsable de l'organisation de cette réunion, et sa partialité avait encore une fois fait sensation. D'un œil morne et las, elle regarda @Isaïah Stowaway prendre peur face à une pomme en pleine prise de vitesse. Antarès était sans doute celui qui se retrouvait le plus dans cette réunion. Avec Tennessee dans les parages -et à fortiori un petit stock de pommes-, il était toujours gagnant. « J'en sais rien » répondit-elle à Isaiah en haussant les épaules, les bras croisés sur le dossier de sa chaise, l'air fermé. Il aurait été judicieux d'inviter au moins une dizaine d'entre eux ici, maintenant que l'on semblait décidé à accueillir le plus d'opinions possibles.

C'est l'arrivée de Chris qui marqua le début des hostilités -du débat. Devos prit la main, peut-être conscient que c'était la meilleure chose à faire pour ne pas échauffer l'esprit de Murphy dès le début de la conversation. En quelques mots posés, se forçant à ne pas fulminer sur le reste, Murphy se contenta donc d'approuver le point de vue de Tennessee et de laisser la parole à Isaiah. Cette dernière jeta des coups d'oeil hésitants aux rebelles avant qu'ils ne l'encouragent un à un, par quelques mots pour certains, par un regard engageant pour Murphy. Elle était là pour une raison, non ? Le flot de remarques qui suivit vit passer de nombreuses et diverses expressions sur les traits de la militaire. Pour chaque phrase prononcée par Isaiah, Murphy en avait deux de réponse. Les jeunes et les Odysséens ne seraient probablement pas réunis avant des années, si tant était qu'ils se réunissent un jour. Cette décision serait aussi lente à être prise que les plus récalcitrants à changer d'avis; autant dire que ça ne risquait pas d'arriver un bon moment. Forcer les choses ne servirait rien; à trop forcer un roseau, il pétait. A forcer ceux qui ne voulaient pas se laisser faire, on risquait des violences, des représailles pour une décision qu'ils n'acceptaient pas. Si une réunification devait se faire un jour, elle devrait se faire dans une libre continuité des choses. Murphy ne chercha même pas à masquer son soupir lorsqu'Isaiah accentua la malveillance du Conseil, comme ils étaient encore trop nombreux à le faire. Si Murphy avait eu besoin d'une preuve qu'elle n'avait plus ou jamais eu sa place ici, la voilà. Si on diabolisait le Conseil, elle avait besoin d'exemples concrets de mauvaises décisions qu'il aurait pu prendre, même là. Au pire, elles étaient discutables. Mais toutes à leur façon, elles étaient justifiables. Les décisions du Conseil avaient été prises au mieux, et Murphy ne pouvait pas leur reprocher la perte de sa mère et de tous ceux qui étaient probablement allés s'écraser au fond de l'océan, malgré toute la volonté qu'elle avait d'y trouver un responsable. Qui aurait mieux géré la chose ? Certainement pas eux, pauvres rebelles, peu importent les reproches et les idéaux qui grouillaient dans leurs cervelles un peu naïves des grandes vérités des gouvernants. Une chose qu'ils voulaient ? Le déménagement. La reprise du contact avec les Cents, quelques années auparavant. La main tendue vers les Terriens. Que pouvaient-ils revendiquer de plus ?

Les bruits ? Un nouveau soupir raisonna dans le coin de Murphy. Rien ne prouvait qu'ils aient écouté Devos. Rien ne prouvait que l'idée n'ait pas germé bien avant parmi le groupe du Conseil. Ils n'étaient pas stupides, et les rebelles, en se prétextant plus futés qu'eux, semblaient oublier que Murphy comptait quelques proches parmi les rangs des gouvernants. La brune s'accouda à sa chaise pour se frotter le front et les sourcils, impatiente, nerveuse. « Y'a rien à influencer, arrêtez d'en faire des démons, bordel ! » Les paupières mi-closes, Murphy fulminait, se retenant d'exploser dans un discours qui reprendrait point par point tous les arguments qui lui trottaient en tête. Elle entendit la voix de Tennessee répliquer à la proposition d'infiltration de l'un d'entre eux au sein du Conseil à l'occasion de prochaines élections, mais son esprit restait bloqué sur tout ce qui avait précédé. « On sait même pas quand y'aura à nouveau des élections ou combien de temps le système actuel restera en place. Ca c'est des discussions normales qu'on peut avoir avec le Conseil, on vit encore sous une démocratie, quoi, merde. » Elle ouvrit enfin les yeux pour fusiller quiconque se trouverait sur la trajectoire de son regard et trouva furtivement le sourire d'Isaiah, auquel elle répondit par un sourcil arqué, redoutant de comprendre ce dont il s'agissait. Elle tendit un index devant elle, les sourcils froncés, prête à refuser catégoriquement la proposition de la jeune femme et à lui expliquer tout ce qui dans son discours la poussait plutôt vers la sortie que n'importe quelle autre direction. Elle réalisait seulement maintenant et plutôt violemment toutes les oppositions de leurs idées, avec Isaiah. Elle qui y avait trouvé un soutien lors de la dernière réunion se retrouvait confrontée à la dure réalité de la rébellion. Elle était l'une des seules à avoir la moitié du cœur aux côtés du Conseil et l'autre en veille, en soutien à leurs dirigeants. C'était une bien drôle de chose, pour une rebelle. Dans son geste, alors que ses lèvres prenaient la forme de la multitude de 'non' à venir, Murphy fut interrompue par Chris, qui, chose aussi ahurissante qu'exceptionnelle, calma son instinct viscéral d'exprimer ses désaccords. Finalement, ce n'était pas de celles de Chris dont ses opinions étaient les plus éloignées. Elle grogna pourtant, se refermant en croisant à nouveau les bras sur le dossier de sa chaise. Avec lui aussi demeurait cette obstination de garder la rébellion active. Elle croisa son regard au moment où il annonçait enfin ce qu'elle avait tant attendu : la remise en jeu de son rôle de leader dans tout ce joyeux bordel. Elle eut le temps d'être soulagée quelques secondes à peine, le temps de réaliser qu'il briguait son rôle à elle, celui du recrutement de potentiels nouveaux rebelles. Elle aurait du la voir venir, celle-là. A force d'hurler à tort et à travers que la rébellion existait et qu'ils recrutaient, nul doute qu'il cherchait à gonfler les rangs. Alors qu'il n'y avait plus guère que le fantôme d'un ancien quelque chose... s'ils voulaient reconstruire quelque chose, même si elle n'en faisait plus partie, il faudrait au moins reprendre les bases avant de considérer s'étendre. Trop s'étaler, c'est peut-être ce qui causerait leur perte. Elle leva la main silencieusement et à la seule attention de Chris, le visage signifiant dans une expression claire et presque exagérée qu'elle avait compris où il voulait en venir. Il l'expédiait dehors, maintenant. Parfait, j'ai compris. Mais les dés avaient été jetés, et c'était pas à son tour de jouer. Elle attendait les réactions. Elle attendait de prendre la température. C'est Tennessee qui répondit la première, rappelant entre les mots qui avait propulsé Chris à cette place qu'il occupait aujourd'hui. Un silence presque religieux vint ponctuer ce début de phrase, comme pour la terminer. Quand son amie reprit la parole, ce fut pour conclure à la proposition de Chris d'une façon qui laissa un goût doux-amer à Murphy. En gros, elle n'avait rien à reprocher à Chris. Elle jeta un bref coup d'oeil un peu interloqué à la mécanicienne alors que Devos enchaînait. « Attends, ça on peut le dire de n'importe quel groupe dirigeant. On pourrait le dire de nous si on était à leur place. Quand quand on vote pour que quelqu'un endosse des responsabilités, c'est sous-entendu qu'on lui fait confiance. Et là y'a aucune raison de croire qu'ils vont se retourner brusquement pour partir dans la direction opposée de tout ce qu'ils ont fait jusqu'à maintenant. » Son ton se voulait calme alors qu'elle fixait Devos, essayant de prouver une ultime fois qu'ils n'avaient pas à se méfier du Conseil autant qu'ils le faisaient. Même s'ils ne tenaient compte que de ce qu'ils avaient mis en place depuis qu'ils étaient sur Terre, qui étaient-ils, eux, rebelles de pacotille, pour prétendre qu'ils auraient été capables de faire mieux ? Les objectifs des rebelles étaient incroyablement parallèles à ceux du Conseil. Peu importe les maladresses, le temps qu'ils avaient pu mettre à prendre certaines décisions, pourquoi en faire des opposants ? Quand comprendraient-ils qu'il fallait en faire des alliés, en devenir des partenaires ? Etre partenaire, c'était ramener le terrain au plus près du Conseil, comme lorsqu'elle avait soufflé quelques mots des conseils d'@Isdès Hakantarr à @Wyatt Sheperd. Ce n'était pas fou ou insurmontable. C'était avancer ensemble. « C'est marrant que tu sois contre la hiérarchie du Conseil, on a la même ici » fit-elle remarquer avec un petit sourire cynique en coin avant de suivre le regard de Devos et de trouver Tennessee dans un drôle d'état. Elle eut un geste brusque, comme pour se relever, et prit sur elle pour éviter d'attirer l'attention des autres sur l'état de son amie. Serrant les dents, elle fixait son amie et cherchait dans son regard la moindre raison de se rassurer. Quelques bêtes souvenirs marqués dans la jambe. L'acquiescement de Tennessee à la proposition de Devos la laissa silencieuse, alors qu'elle reportait son attention sur les autres, se demandant ce qui allait ressortir de tout ça. « On est juste entre nous pour un truc aussi important ? On attend plus personne ? » Dans un soupir, elle eut un geste de la main, comme si elle démontrait l'évident. « Vous reprochez au Conseil de prendre les décisions dans son coin, mais on fait exactement pareil avec la rébellion, là. Ou ce qu'il en reste, peu importe. »

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19/02/2018 Isis/Sara Artemia 516 Phoebe Tonkin philia informaticienne et mécanicienne Odyssey baby 154



Should we become monsters to save everyone from the devil ?

31 juillet 2118

“Enfin ce n’est que mon avis.” Tes mains sont jointes sur tes genoux, ton regard posé dessus. T’es nerveuse, Isaïah, parce que tu ne sais pas comment va être prise ton opinion. Surtout, tu ne fais pas partie des leaders. Et aujourd’hui, à part toi, il n’y a que des leaders, dans cette réunion. Surtout, tu as fraîchement réintégré le mouvement, toi qui n’avais jamais eu l’intention de le quitter. Mais tes actes, un an auparavant ont été pris ainsi. Alors non, t’es pas à l’aise d’avoir pris la parole et tu te retiens de tortiller tes mains dans tous les sens. Tu inspires et tu expires le plus discrètement possible, tandis que dans ta tête, tu as l’impression qu’un silence de plomb a suivi tes paroles. T’es persuadée qu’ils ne sont pas d’accord avec toi. et tu les comprends, d’ailleurs. T’as pas ton mot à dire là dessus. Même si Devos t’a encouragée à parler, soutenu en ce sens par Ten. Mais alors… Pourquoi n’y a-t-il aucun des autres membres “de base” du mouvement? Celui-ci s’est-il à ce point cassé la figure que vous êtes les seuls qui restent? C’est l’impression qui te serre le coeur à cet instant et tu relèves la tête vers Devos à cet instant, cherchant dans son regard la réponse à la question muette que tu te poses: est-ce tout ce qu’il reste du mouvement rebelle? Mais, déjà, Chris prend la parole, pour appuyer sur certains de tes arguments. Tu ne sais pas quoi penser du fait qu’il est d’accord avec toi sur ce point. Sur le fait que si oui, ils ont écouté la majorité en bougeant - et bien leur en a pris car quelques mois seulement après, un cyclone se déchaînait sur le continent et que rien ne prouvent que vous vous en seriez sortis si vous étiez restés là où vous vous êtes écrasés - rien ne prouve qu’ils continueront à faire passer d’abord le bien du plus grand nombre si leur propre bien ne va pas dans le même sens.

T’es pas vraiment surprise, par contre qu’il ne veuille pas se mouiller sur les prochaines élections du Conseil. T’as hésité à en parler toi aussi. Déjà parce que les filles veulent que la cellule devienne dormante. Ca te fait mal, d’un côté, de te dire que tu es peut-être revenue pour voir ce magnifique projet tomber en miette. Tu sais pas quoi en penser, à dire vrai et tu te replonges dans le silence pour écouter la suite des propos de Chris qui remet sa place de leader en jeu, puis de Devos, qui, à son tour démonte ton idée d’un ou une candidat(e) aux élections. Okay… Okay… Elle est mauvaise mon idée, c’est bon… songes-tu avant de sursauter lorsque Murphy reprend la parole pour soutenir, d’une certaine façon, le Conseil. Du moins c’est comme ça que tu l'interprètes. Et tu sursautes, d’ailleurs, lorsqu’elle reprend la parole. Tu comprends pas, mais tu décides de la fermer, sur ce point. T’as bien compris que ton avis n’était pas partagé et que t’aurais mieux fait de le garder pour toi. Même si Devos partage ta méfiance envers le Conseil. Tu le savais, au fond, que c’était une mauvaise idée de parler de ça. Mais comme d’habitude, t’as pas réussi à te taire. Il a fallu que tu ouvres ta grande gueule et que tu donnes ton opinion, jusqu’au bout, même si ça ne plaisait pas à tout le monde. C’est tout toi, ça, en même temps. T’as jamais su tourner sept fois ta langue dans ta bouche avant de parler. Clairement, tu te sens mal et, une fois encore, tu parles sans réfléchir: “Faites comme si j’avais rien dit pour la question des élections. Ca vaudra mieux.” Mais t’es rouge comme une tomate tellement tu as honte. T’as l’impression que si on posait un oeuf sur tes joues, il ne tarderait pas à cuire. Comme un au auparavant, tu te demandes ce que tu fais là. Parce que t’as l’impression de pas être à ta place dans cette réunion. Tu te considères comme un pion, dans la rébellion. Pour toi, ton avis ne compte pas. Et c’est impuissante que t’as l’impression d’assister à nouveau à une joute verbale. Est-ce ta présence qui rend ainsi les choses aussi électriques?

D’autant que, visiblement, la proposition de Chris de laisser sa place divise le groupe. Toi, tu ne sais pas quoi en penser. Au fond, tu t’en fous un peu qu’il soit leader ou pas. Mais il y a quand même un truc que t’avais pas compris dans cette histoire: “Euh… Je croyais qu’il n’y avait pas vraiment de leader… Que vous étiez tous les quatre au même niveau…”

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01/11/2015 Glacy Ezra 2350 Brett Dalton AVENGEDINCHAINS (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 258
- Whatever it takes -




Ne voulant pas le décevoir. Et pourtant c'était l'impression que j'avais. Ayant l'impression de les décevoir. Ayant l'impression de décevoir encore plus particulièrement @Murphy Cavendish. Ce qui n'était pas sans faire mal. Ce que je n'étais pas ce que je voulais. Ayant autant conscience qu'elle ne devait avoir plus aucune estime désormais. Ce qui blessait. Ce dont j'étais responsable aussi avec mes décisions, avec mes mots, avec mes actions, parce qu'aussi je m'étais éloigné d'elle, l'ayant repoussé comme si elle était une paire de chaussette. M'en voulant à juste titre même si j'avais du mal à l'admettre parce qu'il y avait trop de fierté. Le monstre qui refusait de lâcher prise. Tout qui ne pouvait être réparé. Et doutant que je pourrai un jour réparer ce que je lui avais fait. Il y avait trop de blessures. Sachant que j'avais aussi déçu @Isaïah Stowaway, et ces derniers mots qui n'étaient qu'une preuve de plus. Ayant déjà vu son regard chargé de déception, de colère, peut être aussi d’incompréhension lors de notre première discussion quand je lui avais annoncé que tout n'était pas réglé. Car non tout ne l'était pas. Mon regard qui se posait ensuite sur @Tennessee Brontë-Sand, @Devos Acciaro. Ils étaient les plus compréhensibles, ne disaient quasiment rien, me soutenant et pourtant j'avais aussi l'impression de les décevoir eux. Ce qui était autant pire alors qu'ils y croyaient tellement. Mais chaque espoir était en train de s'éteindre. On s'était tant impliqué au départ et maintenant le château de cartes était en train de s'écrouler. Le mal nous rongeait de l'intérieur. N'ayant pas eu besoin du conseil, non. On y avait réussi nous-même et maintenant le conseil évoluait, réussissant là où on échouait. Echouant ores et déjà entre nous. Ayant l'impression de décevoir ceux qui avaient mis leur espoir dans le mouvement. Plus qu'une impression, plus qu'un sentiment. Ce qui semblait être fait. Sachant que les anciens leaders se retourneraient tous. Sachant que Faust serait déçue. Elle n'aurait jamais voulu cela. N'étant pas à la hauteur. Partie pour cela que je remettais aussi le poste. Ne voulant pas causer plus de mal. Ce que j'avais fait volontairement ou non. Le sentiment d'être en partie responsable de la chute du mouvement. Et si des nouvelles idées fusaient comme celle de remettre à plat le mouvement, non seulement de disparaître dans l'ombre mais de ne plus avoir de leaders, aucune idée ne semblait la bonne. Fermant les yeux l'espace d'un instant avant de reprendre finalement la parole pour répondre à Isaïah.

« On a repris le flambeau après Faust. On a partagé les tâches en fonction de chacun. Et clairement on a pas géré du tout. » Ce qui était un fait. « On peut bien entendu faire une réunion avec tout le monde... » Parlant d’inclure tous les membres du mouvement rebelle. Ce qui n'était pas un problème. Ce qui n'était pas ce que je redoutais. « Je vois aucun problème à cela pour ma part, mais ce serait bien qu'on sache quoi leur dire, qu'on se montre plus unis ou qu'on soit d'accord au moins sur les sujets dits que ce soit une dernière réunion avant un long moment ou une nouvelle... qu'on évite juste de répéter les erreurs du passé. » Ce qui n'avait pas été fait la dernière fois. Aucun avis pris en question au final, chacun agissant dans son coin sans aucune organisation, cohésion. N'étant pas unis. Et ne sous entendant pas que nous l'étions plus maintenant ou que nous pouvions l'être plus dans le futur. N'en sachant à ce moment strictement rien, ne sachant pas ce qui pouvait encore se passer dans la réunion. Mais proposant non moins de passer à l'action. « Est-ce qu'on peut voter point par point sur chacun des sujets ? Répondre si oui ou non le mouvement passe dans l'ombre ? Je pense qu'on a tous conscience que le conseil a accompli une partie des demandes qu'on avait à la base. Faire une réunion avec tout le monde ? Parler du changement entre nous ? » Ne proposant que des idées. Voulant savoir ce qu'ils pensaient ou qu'au moins tout le monde agisse, passent au vote même Isaïah. A un moment, il fallait agir. Dans tous les cas, on n'avait dépassé le stade où on accomplissait nos promesses de base, peut être qu'il était temps simplement de se décider. Prêt à tendre la main pour attraper une feuille de papier, de la diviser pour que chacun vote ou ne serait-ce que ne le fasse à main levée, qu'on soit fixée. Espérant qu'il y avait encore de l'espoir. Mais il restait difficile de le croire désormais.

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“ should we become monsters to save everyone from the devil ? ” (les rebelles)

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