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˜˜˜˜˜˜Fallen angel [Rachros]
maybe life should be about more than just surviving


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01/11/2015 Glacy Ezra 2138 Brett Dalton Murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 745
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Sujet: Fallen angel [Rachros]
Mar 17 Juil - 17:59


   
Fallen angel
#rachros

   
« If we fall, we fall together. »
Le départ d'une expédition. Une mission de sauvetage. Une mission que nous nous étions fixés. Un objectif à remplir. L'idée que nous ne rentrerons pas bredouille. L'idée que nous ne reviendrons pas avant d'avoir accompli notre mission et atteint notre but, quitte à en mourir. Non le dernier point dramatique était oublié. Aucun de nous ne comptait mourir. Du moins je ne comptais pas mourir aujourd'hui et je doutais que Devos veuille se suicider. Ne comptant pas lui donner la corde pour se pendre. Un effet peut être plus dramatique qu'il était. Mais néanmoins, il était certain que nous ne comptions pas revenir les mains vides. D'un autre côté, nous allions bien revenir les mains vides. Certes nous n'allions pas revenir avec un bison tenu en laisse ou des fruits entre nos mains. Nous n'allons pas non plus la ramener elle de force au campement. Ce qui serait proche du kidnapping n'était pas non plus une option envisageable. Alors qu'elle s'était enfin décidée à sortir, à même venir nous rejoindre au campement, nous nous retrouvions désormais à vouloir la confronter. Ce qui n'était peut être pas non plus l'une des idées des siècles. Les possibilités qu'elle se brusque, se renferme étaient nombreuses. Mais nous avions fait notre choix. Certes le verdict qui ne serait que rendu plus tard ne serait qu'incertain, mais avec un peu de chance, elle comprendrait que nous voulions que son bien. Ce qui risquait d'arriver dans les meilleures circonstances possibles. C'était l'une des scénarios les plus positifs que je pouvais imaginer alors qu'il était au contraire que probable qu'elle se mette à nous hurler dessus. Potentiellement quelques gifles, ou qu'elle se mette à nous lancer ses regards noirs. Ce qui serait peut être préférable dans un autre sens, alors qu'au moins cela voudrait dire que son attention était captivée. Pourtant ce n'était pas contre elle que j'avais tenté d'instruire ces visites, uniquement un moyen de m'assurer qu'elle allait bien. Mais elle semblait le voir comme un châtiment. Comme si nous ne lui faisons pas confiance. Pourtant c'était le cas. La différence était que nous tenions à elle, voulant juste s'assurer qu'elle sorte de cet état dans lequel elle était plongée. Ne m'attendant cependant pas à une ovation lorsqu'elle nous verrait. Cela serait trop simple.

Et alors que nos pas continuaient de nous éloigner du campement de l'odyssée, je ne pouvais que stresser. N'étant pas ce genre de personnes qui s'inquiétait pour un rien mais soudainement je ne pouvais qu'envisager de nouvelles hypothèses. Si perdu dans mes pensées que je m'étais tu. Ne faisant plus attention à Devos qui m'accompagnait jusqu'au campement des 100. Des lames que j'avais sorti et que je faisais jouer entre mes doigts sans m'en rendre compte. Tic pourtant bel et bien nerveux. Et un sapin que j'évitais de peu. Quelques centimètres qui me séparaient du tronc. Poussant un juron. Les lames qui avaient manqué de me trancher la peau. Le sang qui n'avait pas coulé. Une catastrophe évitée. Reprenant mon souffle non sans m'écarter du tronc de l'arbre pour rapprocher de Devos. Tentant cette fois-ci de rester éveillé alors que je ne pouvais que ranger mes lames. Tentative d'éviter une soudaine réminiscence. Tentative pour éviter que je me perde de nouveau dans mon esprit. Comme un labyrinthe. Mon regard qui se posait sur Devos. « Je suis pas certain qu'elle le prenne bien. » Du style certain à 100% qu'elle ne le prendrait pas bien. Mais il était déjà trop tard pour faire demi-tour. Il était trop tard pour revenir au campement de l'odyssée. Celui des 100 qui se dressait devant nous. Le moment d'y aller. Il n'y avait plus de possibilités de reculer ni de faire demi-tour. Il était temps de se jeter dans la gueule du loup.

Des formalités accomplies. En venant par la suite à nous retrouver au coeur du campement des 100. « Elle doit se trouver au niveau des cuisines. » Attendant pour me recaler sur le rythme de Devos autant que je savais la définition des cuisines n'était pas tout à fait exact. Il ne s'agissait pas véritablement de cuisine comme à notre campement, plus un garde à manger avec les cuisiniers qui travaillaient autour. Des silhouettes repérées et la sienne aussi. Il était temps de se lancer. « Est-ce que tout le monde peut sortir s'il vous plait. » Une entrée direct en matière alors que je m'approchais de Rachel. Aucun bonjour d'entrée, souhaitant simplement avoir cette conversation au calme. A vrai dire ce plan était celui d'une embuscade. Ce que tout le monde semblait avoir compris alors que chacun sortait. L'entourant comme des loups prêts à se jeter sur sa proie. Des loups que nous n'étions pas. Une proie qu'elle n'était pas non plus. Ce qui ne voulait pas dire qu'elle n'était pas à son tour coincée. Ce que nous voulions, lui empêcher de s'échapper. « Hey mini-Miller. » Surnom que j'usais toujours. Une habitude. Néanmoins, il était certain que je n'étais pas tout à fait là pour rigoler. Mais pourtant tout ce plan soudainement bâti semblait bien être une rigolade. L'impossibilité de se défiler ou de se dégonfler toutefois. « On doit parler. »
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07/05/2018 Dumbass*Angel non 95 Chloe Bennet Valtersen (avatar), ROGERS (signature) cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine 265


Sujet: Re: Fallen angel [Rachros]
Mar 17 Juil - 22:44


   
Fallen angel
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« If we fall, we fall together. »
L’impact tant attendu, que de revoir Chris, après tant de temps passé à l’éviter. Je le savais bien, que ce petit jeu se terminerait un jour ou l’autre. Il finira par me tomber dessus, par hasard, ou vice-versa. L’envie de juste déguerpir, en le voyant près de l’étendue d’eau. L’instinct qui aurait pris le dessus, mais mon esprit critique m’en empêcha, me faisant remarquer qu’il entendrait mes pas. Son rôle de garde, ce n’est pas qu’un poste. Il avait réellement ça dans le sang. Il était un véritable soldat, ou presque. À quoi bon prendre mes jambes à mon cou, s’il viendrait à me rattraper. Mieux valait engager immédiatement la conversation, essayer de faire ça court en prétextant le travail et hop, le tour était joué. Malheureusement, ces plans tombèrent à l’eau dès qu’il se mit à insister, à parler des sujets qui me touchaient un peu trop. Je fis exactement ce que je craignais; je craquais, je lui racontais ce qui n’allait pas. Bien sûr, je savais qu’en agissant ainsi, il s’inquiéterait. Mais ce fut plus fort que moi. Là, juste devant lui, je perdis tout contrôle. Le mur de béton que j’avais érigé, pour mieux me protéger, montrait des signes de faiblesse. Et c’est qu’il avait certainement pris des notes, ne me permettant même pas de rentrer seule, et ce, dès la fin de cette atroce conversation. Que le début, alors que bientôt, on commença à se voir de façon plus régulière. Ses plans, bien calculés. Il ne me lâchait plus, essayant de trouver exactement ce qui m’aiderait à sortir de cette dépression horrible.

Il faisait encore nuit noire, lorsque je me réveillais en sursaut. Quelques heures de sommeil léger. C’est avec ça que je devais travailler tout le reste de la journée. Ne tentant même pas de me rendormir, mais ne faisant pas de bruit. Une petite échappée en douce, question de pouvoir laissser Liam et Ali dormir tranquillement. Mon regard qui se perdit dans l’immensité du ciel étoilé, mes pensées ne faisant qu’effleurer diverses idées, sans pour autant me concentrer sur quoi que ce soit. Rien. Il n’y avait vraiment rien qui m’impressionnait. Étrange, alors que normalement, je me serais émerveillée devant ce paysage nocturne. Et le lever du soleil qui se fit graduellement, après un long moment. Signe qu’il me fallait bouger d’ici, prétexter que tout allait bien, que je venais moi aussi de me réveiller et que maintenant, je me lançais dans ma journée. Un simple bonjour au duo s’éveillant dans la tente. Je les quittais ensuite, prenant la direction d’une petite source d’eau, pour me nettoyer un peu, avant de me rendre au jardin, voir comment allaient les légumes. Peu de récolte, pour aujourd’hui. Tant pis, je n’aurais pas autant de tâches. Et un chemin vers la forêt que j’empruntais rapidement, cueillant quelques plantes qui serviraient d’accompagnement pour la viande qu’on nous rapporterait.

Après ces détours habituels, je me rendis dans la cuisine, ou plutôt le garde-manger. Ouf! Pour l’instant, personne dans les parages. Je pouvais donc organiser un peu les choses, placer sur les divers recoins de la longue table ce qu’il faudrait couper ou juste ranger, mais de façon à ce qu’on puisse retrouver les choses rapidement. Un silence de mort qui se fit bien vite remplacer par les premiers bruits de pas. On me salua, et je répondis brièvement, avant de donner quelques ordres, à droite et à gauche, afin que tout se passe dans le calme. Je ne voulais pas qu’on me dérange, pendant que je réfléchissais aux portions et au ingrédients. Si je venais encore ici, c’est bien parce que ça restait un havre de paix. On pourrait bien me poser des questions, mais qu’on ne s’attende pas à engager une longue conversation. Je n’étais pas là pour ça. Je prenais mon travail très au sérieux. Peut-être un peu trop, en fait, car certaines fois, les autres cuisiniers ou aides en cuisine n’osaient même pas s’approcher, croyant que je n’étais pas de bonne humeur. Et c’est là que je sortais l’excuse la plus simple au monde; que je n’étais pas très sociable. Au moins un défaut qui me servait, en ce moment.

L’impression qu’aujourd’hui, tout se passerait comme prévu, que ce ne serait qu’une journée parmi tant d’autres. Faux, alors que j’entendis la voix de Chris, coupant le silence qui s’était établit. Sortir? Venait-il de demander à tout le monde de foutre le camp? Moi qui coupait des poivrons, je m’arrêtais immédiatement dans mon mouvement. En fait, je figeais sur place, car je ne savais pas exactement à quoi m’attendre. Priant pour que personne ne bouge et qu’il soit obligé de remettre tout ça à plus tard. Le désespoir que d’entendre les pas des gens aux alentours, alors que ceux-ci quittaient la place. Mon regard qui ne quitta pas la table, essayant de me répéter que tout cela n’était qu’un rêve, que j’allais bientôt me réveiller. Mais en le sentant s’approcher, je compris que ce n’était pas le cas. Un détail, par contre, qui me laissa d’autant plus choquée. Non pas seulement sa présence, ni même l’utilisation constante de ce surnom, mais bien la présence de Devos. Chacun s’étant positionné d’un côté et de l’autre, me bloquant le chemin, en quelque sorte. Et sa dernière réplique qui tomba comme une douche froide. Quoi faire? Essayer de faire comme si rien n’était? Pas possible. Si Devos était présent, c’est bien parce qu’il lui en avait glissé un mot. Pourtant … « Non. » Un seul mot, dit sur un ton qui ne présageait rien de bon. « Je n’ai rien à vous dire. » J’avais une seule envie, de partir rapidement d’ici. Le mot qui se passerait bientôt, dans le campement. La tranquillité que je connu s’évaporerait bientôt. « J’ai des trucs à faire. »
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20/12/2016 ELOW ; ĆIRO ALDARIM & IRINA DRAGHSTEEL ; 1076 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 93
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Sujet: Re: Fallen angel [Rachros]
Ven 27 Juil - 14:49





Fallen angel
17 juillet 2118

Il n’avait pas hésité, pas une seule seconde. Cette mission, elle était d’une importance capitale et si le métro commençait enfin à se déboucher un peu, Devos préférait laisser les plus compétents se chargeaient du chantier. Cette fois, il pouvait partir sans craindre la moindre catastrophe. D’une part, depuis qu’il avait ramené son prototype des cascades avec Murphy, les ingénieurs et lui s’étaient investi comme jamais dans l’idée de mettre en place une éolienne. Ils n’avaient jamais été aussi proches de leurs buts et ça rendait Devos assez fier. En plus, avec la météo actuelle et le peu de nuage dans le ciel, il imaginait mal le cyclone de la dernière fois refaire surface. Peut-être quelques orages, oui, en raison de la chaleur – ça il l’avait vite deviné, à force, il commençait à comprendre quelques détails sur le fonctionnement de la météo. Mais en dehors, qu’avait-il à perdre ? Rien. Ses recherches étaient toujours derrière le mur de boue, il ignorait encore ce qui restait utilisable ou non, ce qui avait touché le stock ou non. Alors autant faire quelque chose d’autres, quelque chose d’essentiels. Et puis malgré sa canne, la cheville de Devos allait de mieux en mieux. Il s’autorisait enfin à s’appuyer dessus, ne boitant quasiment plus. De toute manière, même s’ils avaient décidé de faire ça un mois après son accident, Devos aurait foncé. Rien à faire, il ne pourrait pas laisser Chris gérer ça seul. C’était le moment pour les deux frères de s’imposer face à Rachel. Pour lui ouvrir les yeux. Pour la ramener vers eux.

Laissant derrière eux le village, Chris et Devos s’enfoncèrent en direction du campement des plus jeunes et anciens criminels. C’était bien l’un des rares chemins que l’informaticien connaissait, même si parfois tout lui paraissait terriblement différent. Un sac sur le dos, quelques babioles utiles à toute sortie et une casquette sur la tête, Devos suivait le militaire sans un mot, s’accrochant à sa canne en métal si besoin. Malgré le rythme rapide dans lequel son ami s’est lancé, il arrivait à suivre. Ce qui était vraiment bon signe pour l’avenir de sa cheville. Soudain, il s’arrêta. Il observa Chris face à un sapin, lame à la main. Il devait être pensif, perdu dans ses idées. Pour lui montrer que tout allait bien, il posa sa main sur son épaule avant de le devancer.

« On s’en fiche. » Même s’il était complètement d’accord avec lui. Rachel n’allait pas du tout aimer ça. De les voir, tous les deux, d’un coup, c’était le risque qu’elle se referme encore plus sans doute. Cependant, Devos savait qu’ils ne pouvaient pas rester les bras croiser en la laissant s’enfoncer dans les plus profonds gouffres de son âme. Hors de question. D’ailleurs, ils n’étaient plus qu’à quelques mètres et Devos reconnus tout de suite le campement dans lequel il avait passé un mois. De voir qu’ils avaient réussi à reconstruire une bonne partie le rassura.

Sans un mot, Devos continua de suivre Chris, cherchant du regard l’espace où il s’était souvent retrouvé assis à goûter les préparations de Rachel. Il connaissait cet endroit comme sa poche. Ou plutôt le coin du garde-manger. Rachel était facile à reconnaître, mais elle n’était pas seule. Devos tâcha de sourire aux autres cuisiniers qui, sous les ordres de Chris, décidèrent de laisser la jeune fille seule. Sourire, c’était la moindre des choses pour dire qu’ils n’étaient pas là pour foutre la merde. Devos se mit alors dans un coin, Chris dans un autre. Rachel était coincée entre les deux.

« T’es sûre ? » L’informaticien pose son regard sur la cuisinière. Oh, des trucs à faire… Elle essayait de s’échapper. De trouver des excuses pour éviter cette conversation. Preuve ultime qu’il y a quelque chose qui cloche. « Oh oui, t’as des trucs à faire. » Devos s’approche, plantant son regard. « Comme parler avec nous. » Avec sa canne, il pointe sa cheville. « Après tout le chemin qu’on a parcouru, tu peux bien nous accorder 5 minutes, non ? » Oui, il la prenait par les sentiments, elle qui l'avait vu au tout début de sa blessure...



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Sujet: Re: Fallen angel [Rachros]
Ven 27 Juil - 16:56


   
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« If we fall, we fall together. »
Si ce n'était pas un kidnapping que nous comptions réaliser, il ne restait pas moins que nous allions la prendre en embuscade. Un mouvement qu'elle pouvait considérer comme traître alors même qu'elle était revenue me voir. Ayant anticipé ma visite. Mais celle-ci, elle ne s'y attendait pas. Une pointe de stress qui était désormais là alors que je me demandais comment elle allait réagir. Il semblerait que sa réaction serait forcément négative. 99% des probabilités qui étaient contre nous, parce qu'elle allait forcément le prendre mal. Une source d'inquiétude brève que je ne pouvais que partager à mon compagnon de route. Et sa réponse qui me rassura alors. En effet, cela n'importait pas. Ce qui importait était son bonheur, son état de santé. Un état qui n'était pas au top. Conscient qu'elle allait m'en vouloir mais parfois il valait mieux appuyer où cela faisait mal. Ce que nous comptions faire. Comme une action coup de poing. Une mission de sauvetage en quelque sorte. Elle était celle que nous voulions sauver, que nous voulions protéger. Aucun avertissement en préalable si ce n'était qu'elle pouvait se douter que je tenterai quelque chose de ce genre, en allant au-delà de son refus. Ce qui ne nous empêcha pas de la prendre en embuscade au niveau des cuisines. Et si les gens avaient l'habitude des commérages, qu'ils parlaient, cela ne faisait aucun doute que les rumeurs iraient bon train. Des personnes qui se trouvaient là auquel j'indiquais de sortir certes le plus poliment possible. Mais une demande qui ne soulèverait pas moins des questions. Là encore cela n'importait pas. Elle était celle qui importait à nos yeux à cet instant précis.

Intelligente alors qu'elle comprenait ores et déjà l'objet de notre conversation. Ce qui n'était pas difficile d'autant plus que je n'avais pas fait le voyage seul. Devos qui était là malgré sa jambe en guérison. Un voyage de plusieurs heures pour deux personnes déterminées. Un refus aussi net alors qu'elle ne pouvait que chercher une issue. Comme une biche prise entre des phares. Aveuglée par la lumière, en train de chercher désespérément une porte de sortie. Ce qu'elle faisait. Faisant soudainement passer son travail avant tout. La cuisine qui était je le craignais l'un des seuls moyens pour lui arracher un sourire ces derniers temps. Certes, elle était revenue. Venue me voir et au lieu de l'encourager, il y avait de grands risques que je la pousse, que nous la poussions à se refermer sur elle-même. Comme si elle était déjà en train de se replier sur elle-même. Pour ainsi dire le mal à l'oeuvre alors qu'elle tentait de fuir la conversation qui se jouerait. Ce qui était compréhensible. Mais ce qui nous empêchait alors pas de faire bloc devant elle, de lui bloquer le passage. Mon regard qui se posait autant sur Devos alors qu'il était possible qu'il trouve un meilleur point d'accroche que je ne le pourrai. Un sourire que je manquais d'esquisser alors que Devos se mettait à user ses sentiments. L'une des armes possibles à choisir. L'arme qu'il avait choisi alors. Presque à en rajouter une note dramatique, même si à vrai dire la situation était caractérisée. Ce qui n'était facile pour lui de venir jusqu'à là avec sa jambe. « Tu pourrais au moins nous offrir un verre d'eau. » Ton que je voulais nonchalant alors que je tentais de suivre le mouvement. Mouvement que je suivais non moins, presque à m'appuyer sur la table. Un sourire que j'essayais d'esquisser alors que je gardais mon regard posé sur elle. « Au moins un verre d'eau non, qu'on ne soit pas venu pour rien. » Comme s'il était trop demandé de vouloir un sourire de sa part ou plus qu'un verre d'eau. Pourtant aucun de nous deux n'était là pour demander des verres d'eau et prendre le thé, seulement pour discuter sérieusement. Mais s'il fallait l'amadouer par les sentiments pour rester alors là était une solution. La préférence d'opter pour une méthode douce avant de passer par la méthode forte. Car au fond, nous n'étions pas prêt de repartir. Aucun de nous ne l'était. Aucun n'était prêt à repartir avant de lui avoir parlé sérieusement. Ce qui arriverait. Et si mon regard était posé sur elle, il ne restait pas moins que je ne pouvais que l'observer discrètement. Tentant de ne pas m'agiter alors que j'attendais sa réponse. Stupide attente où on ne pouvait que s'observer en attendant de savoir si elle nous allait à nous offrir à boire. A croire qu'on allait devoir lui forcer la main. Peut-être.
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Sujet: Re: Fallen angel [Rachros]
Sam 28 Juil - 7:35


   
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« If we fall, we fall together. »
Pas un seul souci en traversant les portes du garde-manger. J’osais penser que je terminerais mes tâches sans problèmes, et que je pourrais faire le tour du campement ensuite. Peut-être irais-je faire un tour dans les bois, question de me dégourdir les jambes. Oui, on dirait que la normalité est ce qui me rend le moins anxieuse, ces jours-ci. Dès que je rentre dans cette routine et que je ne m’en détourne pas, j’ai l’impression d’avoir le contrôle sur tout. Les visites impromptues de Chris ont justement le don de me déboussoler, de me prendre au dépourvu, et changer mes plans pour la journée. Des discussions qui furent un peu catastrophiques, au début, mais qui me troublaient moins, vu qu’il venait toujours me voir seul. Sa promesse, j’avais bon espoir qu’il l’ait tenu, et que je ne doive pas donner d’explications à qui que ce soit. Une confiance que je lui accordais aveuglement. Peut-être ne devrais-je pas, car il en revient toujours à ce même sujet, au fait que je ne devrais pas m’engager sur cette sordide route dont le dernier arrêt ne me garantissait que la perte de soi. Ses paroles auraient dû me sauter aux yeux, car il ajoutait constamment à tout ça que de parler à quelqu’un d’autre me ferait du bien. Encore et encore. Les signes bien là, et pourtant, rien ne m’aurait préparé à ce qu’il débarque dans la cuisine, avec Devos. En fait, je ne sus qu’il était accompagné qu’au moment où j’entrevis une silhouette le suivant, et un bruit autre que leur pas. Serait-ce … une canne? Oh non. Non. Il m’avait promis. Un choix qu’il ne comprenait pas, mais qu’il acceptait. Mot pour mot ce qu’il me dit. Et pourtant, les voilà qui s’approchent, dans une cuisine complètement vidée, l’endroit propice pour une conversation que je préfère toujours éviter.

Des réponses sèches, directes, désirant un minimum qu’ils me croient, lorsque je disais être occupée, que j’avais des tâches à terminer. Pas le temps de discuter, ou plutôt pas le cœur à ça, alors que j’ai évité montrer cette part de ma personnalité à Devos, quand il était ici, parmi les nôtres, blessé parfois en souffrance. Et c’est ce même homme, un frère duquel je m’éloignais sans nécessairement le vouloir, qui parla en premier, me faisant comprendre que la seule chose sur ma liste, en ce moment, ce serait de leur parler. Son regard planté dans le mien, je ne pus que craindre la suite des choses, comme la tournure que prendrait la conversation. Déjà, avec Chris, ce ne fut pas beau. Mais là, avec Devos, celui qui comprit le lot de mensonges que je lui ai jeté en pleine figure, pendant son séjour ici … je ne sortirais pas de ce garde-manger avant d’avoir avouer tout, et promettre de changer. Et c’est qu’il savait s’y prendre, en me pointant sa cheville. Pourquoi diable jouer avec mes sentiments, alors qu’il se remémorait tout autant que moi le désarroi qui m’habitait à chaque fois que je le voyais souffrir. Pas besoin de me faire rappeler ça, merde.

Et c’est que Chris s’ajoutait à cette embuscade, en y ajoutant son grain de sel. De l’eau. Étais-je supposée les croire? Je n’étais pas dupe, et à vrai dire, eux non plus. C’est exactement ce détail qui m’irritait. Me retrouver sans choix, sans possibilité de partir, comme un animal en cage. S’entêter de la sorte, ce devrait réellement devenir un crime. « Faire tout ce chemin pour un verre d’eau? Tu me crois si stupide? » Ma voix monta d’une octave, montrant que j’étais très irritée, à ce moment précis. Je ne pouvais pas le croire, qu’il me sortait une excuse aussi bidon que celle-là. « Mais d’accord, si vous êtes si assoiffés que ça. » J’agrippais deux verres venant à peine d’être lavés, et je les remplis d’eau. Je les tendis ensuite à chacun d’entre eux, mais ne pu m’empêcher de laisser l’amertume et la tristesse de comprendre que Chris m’avait menti. Ainsi, je lui jetais le contenu en pleine figure. « J’espère que t’es plus rafraîchi, maintenant. » Le regard noir, je ne m’excusais pas une seule seconde, le toisant presque de haut en bas. Mon attention se reporta ensuite sur Devos. « Il y a des chaises et une table, là, au fond de la salle. Si vous voulez parler, alors ce sera assis, puisque tu as marché assez longtemps. Mais je n’ai rien à dire, donc j’espère que tu es adepte des longs monologues devant un miroir. » De toute façon, il y avait quelqu’un qui s’était déjà occupée de lui raconter les détails, j’en étais sûre et certaine. Inquiète de savoir ce qu’il avait avoué à Devos, à vrai dire, car ils étaient bien trop déterminés à me parler pour que ce soit un simple ‘elle ne va pas bien’. Il lui avait dit des trucs, et maintenant, il était mouillé, pendant que je restais statique, malgré ma proposition d’il y a quelques minutes. J’avais encore vain espoir qu’ils me croient prête à discuter et qu’ils délaissent leurs positions actuelles et créent ainsi une faille. Ainsi, je pourrais m’échapper à la discussion en douce.
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Sujet: Re: Fallen angel [Rachros]
Dim 5 Aoû - 19:22





Fallen angel
17 juillet 2118

Cette situation pouvait dégénérer. Se transformer en très mauvaise idée. Rachel pouvait se fermer entièrement et eux, ne plus réussir à l’approcher. Mais Devos a toujours eu une manière de concevoir les choses assez simples : ne pas essayer, c’était pire qu’échouer. Alors, avec Chris, ils étaient prêts à tout remettre en jeu. Ils étaient prêts à la bousculer plus encore afin qu’elle s’ouvre enfin et que cette situation s’améliore. Devos ne savait pas clairement qu’elle était le souci, mais il avait confiance en Chris. Il était plus proche de Rachel que lui, quelque part. Ce n’était pas grave, mais Devos se sentait mal de ne pas avoir fait l’effort de prendre davantage de nouvelle concernant la jeune fille après son départ du campement des jeunes. Il était persuadé qu’elle avait fait son deuil, mais il aurait dû s’en douter. Chacun prenait son propre temps concernant ce genre de moment. Lui le premier, il n’avait toujours pas fait une croix sur Faust. Il ne souffrait plus du vide qu’elle avait laissé, mais une part de lui ne s’en remettra jamais. Avait-il perdu un morceau de son être avec cette disparition ? Aucune idée. Devos n’était pas le genre à s’auto-analyse. Il était plutôt du genre à tout refouler et à tout ignorer. Ainsi, de savoir que Rachel était prête à nier toutes ses émotions, ne lui plaisait pas. Il vivait ainsi, elle, elle allait se détruire à vouloir une chose pareille.

Mais pour réussir à secouer Rachel, ils devaient d’abord la trouver et l’encercler. La forcer à accepter leur présence, la forcer… c’était terrible d’en arriver là. Il sait pourquoi il sait parfaitement ce qu’elle désire. Il sait. Mais ça ne marchera pas. S’enfermer dans un quotidien parfaitement rythmé ne la protégera pas de la souffrance qu’elle pourrait ressentir dans le futur, ni de celle qui est encore présente.

« Tu sais bien qu’on est là pour toi, inutile de faire semblant. » Dit-il, tout à fait sérieux et complètement détaché de la moindre envie de tourner autour du pot. Mais de l’eau ne lui ferait pas de mal, alors il ne rajouta rien et laissa la jeune demoiselle remplir deux verres et balancer le continue de Chris sur son visage même. Devos aurait pu rire, il se contenta de soupirer abandonnant l’idée de boire sur la table la plus proche. Elle indiqua ensuite un espace dans la pièce et Devos partagea un regard avec Chris, qui était trempé. Ses sourcils firent un mouvement, signe qu’il trouvait ça plutôt drôle pour l’instant, puis il se dirigea vers la chaise.

« Pas de souci, je peux parler des heures, des jours même. Et maintenant que Chris est aussi frais que le matin… » Il posa sa canne et fit attention à ne pas abuser sur sa cheville en s’installa. Il tendit ensuite son genou et posa son regard sur Rachel. « Assis-toi, tu veux bien ? » Il savait qu’elle ne profiterait pas du fait qu’il se soit éloigné pour s’enfuir, tout simplement parce qu’elle risquait de le regretter et Devos ne manqua pas de le lui rappeler. « Tu n’oserais pas me faire courir dans cet état quand même ? » Il tapota la table de ses doigts, sachant que Chris ne s’installerait pas tant que la jeune femme n’aurait pas décidé. « Parce que c’est ce que je ferais, sans la moindre hésitation… » Courir, la rattraper, la poursuivre. Si elle profite de cet instant pour disparaître, Devos était prêt à mettre en péril ses derniers mois de repos pour la rattraper.



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Sujet: Re: Fallen angel [Rachros]
Mar 7 Aoû - 15:07


   
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« If we fall, we fall together. »
Alors que nous arrivions enfin, les portes se refermaient sur nous. Bien entendu qu’elle ne voulait visiblement pas nous recevoir. Ne m’étant pas non plus attendu à ce qu’elle nous accueille les bras ouverts. Pourtant ce n’était pas comme si l’un d’entre nous comptait partir. Et quitte au moins à avoir souffert de la chaleur le long du trajet, un verre d’eau semblerait qu’appréciable. Cependant, elle avait toujours eu ce goût pour le dramatique, tout comme moi ou même Robb. Et ce même goût pour un côté théâtral n’avait plus que montrer crescendo alors qu’elle s’énervait. Irritée. « Je ne pense pas que tu es stupide, simplement qu’un verre d’eau serait appréciable. » Toujours aussi nonchalant autant que cela avait le don de l’irriter encore plus. Un sourire que je continuais de garder alors que dans ces moments-là, elle était comme une mini-tornade qu’il était impossible d’arrêter. La douche glacée l’instant d’après. Visiblement elle n’avait pas compté accéder à ma demande. Enfin, j’avais en quelque sorte obtenu ce verre d’eau. Excepté que je n’avais pas pu en boire une gorgée. J’avais seulement bu la tasse. De l’eau qui gouttait le long de mon visage. Pas au point d’être dégoulinant mais tout de même alors que je passais la main sur mon visage pour effacer une partie de son exploit. Il n’y avait pas à dire elle savait viser. Et sans doute que j’avais mérité ce verre d’eau alors que nous avions monté ce plan contre son avis, alors même que je lui avais dit que je ne m’en mêlerai pas, que je ne la forcerai à rien. Le résultat premier de cette action. Un excès de colère de sa part bien que j’avais pour le moment réussi à échapper à une gifle magistrale qu’elle aurait pu m’administrer. A choisir il était certain que je préférai me prendre néanmoins un verre d’eau qu’une gifle ou des coups. Non pas que je ne pouvais pas les encaisser mais avec cette chaleur, alors que les heures avaient défilées tandis que nous faisions le trajet jusqu’à son campement, le verre d’eau apparaissait même comme rafraichissant. Alors je ne disais rien, ne m’énervant pas sachant en soit que sa réaction était justifiée bien que peut être certes démesurée. Ce que le soupir de Devos me faisait comprendre alors que ce dernier ne tardait pas à abandonner son verre d’eau. Visiblement, cette douche avait eu raison de lui. Mais autant que possible il me suffisait de partager son regard, de voir le froncement de sourcil pour savoir qu’il était amusé. Ce qui manquait de me faire sourire à mon tour. Lui ne pouvant presque qu’en rire alors qu’il n’était pas celui qui s’était fait trempé. Mais venant de Devos, cela serait sans aucun doute l’expression la plus proche que je pourrai assimiler pour le moment à un rire.

Tenté d’aller remplir mon verre ou même d’aller poser celui de Devos près de lui. Ce dernier qui ne pouvait qu’indiquer un espace dans la pièce à la jolie brune où il allait s’asseoir. Mais je n’en fis rien car c’était là que les choses sérieuses continuaient de commencer. Lui ayant raison de dire que nous pouvions parler des heures ou même attendre des heures maintenant qu’elle était là, que j’étais plus particulièrement rafraichi. « Oh on ne peut plus faire plus frais. » Amusement bien que je me doutais que la scène n’amusait pas autant qu’elle nous amusait la jeune femme. Et si j’étais tenté d’aller chercher un verre ou plutôt de le remplir de nouveau pour me désaltérer, je n’en fis toutefois rien. Il y avait la possibilité qu’elle cherche à s’enfuir. Mais il était aussi certain que là ne serait pas le mouvement le plus intelligent à réaliser, venant de sa part. La facilité de la rattraper en quelques mouvements et la question de Devos qui n’en n’était pas une. S’il y attachait la politesse et la gentillesse qui le caractérisait derrière cette façade de gros nounous, il ne restait pas moins que la décision restait sans appel. Elle ne pouvait que s’asseoir et nous attendre qu’elle le fasse pour espérer ensuite se détendre un peu. Attendant qu’elle se décide bien que je ne pouvais que tenter d’hâter son jugement non sans pour autant vouloir m’asseoir tout de suite. « Plus vite tu seras assis, plus vite cela en sera fini. » Du moins c’était ainsi qu’elle pouvait voir le système fonctionnait. Ce qui n’était pas non plus certain. Espérer que la conversation se terminerait plus rapidement si elle s’asseyait plus rapidement restait une faible probabilité. Doutant que la conversation puisse être rapidement conclu alors que nous avions besoin de faire le point, voulant plus que tout nous assurer qu’elle allait repartir sur des bonnes rails. Un coup de pied dans le derrière que nous voulions lui donner bien que je savais qu’elle faisait des efforts. Quoiqu’il en soit, il était trop tard pour reculer. Et face au silence j’en venais qu’à tirer la chaise devant elle pour qu’elle s’assoie finalement. « Juste écoute ce qu’on veut te dire s’il te plait. » Ce que nous voulions. Voulant qu’elle nous écoute et réponde à nos questions bien qu’en parallèle je ne pouvais que me déplacer pour attraper le verre d’eau de Devos que je lui rapportais. « Tiens, je vais aller m’en chercher un autre. » Comme si ce n’était qu’une conversation anodine entre des amis. Si je n’étais jamais réellement resté là, il ne restait pas moins qu’il était facile de circuler entre les plans de travail pour obtenir ce que nous voulions. Presque tenté de lui demander ce qu’elle faisait avant mais je n’en fis toutefois rien, parce que cela l’irriterait sans doute encore plus que je me mette à lui parler de la cuisine, ou de la pluie et du beau temps. Les préavis de politesse qui ne servaient tantôt à rien même si en général on pouvait espérer qu’ils servent à créer une atmosphère plutôt agréable. Ce qui semblait raté après le verre d’eau qu’elle m’avait envoyée à la figure. Un verre d’eau que je me servais non moins sans lui rapporter un autre à elle aussi. « Evite de me l’envoyer à la figure celui-là. » Ce que j’espérai qu’elle éviterait bel et bien non sans que j’en vienne à m’appuyer contre le plan du travail le plus proche au lieu de m’asseoir. « Tu es prête à nous écouter maintenant ? »
(c) DΛNDELION

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07/05/2018 Dumbass*Angel non 95 Chloe Bennet Valtersen (avatar), ROGERS (signature) cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine 265


Sujet: Re: Fallen angel [Rachros]
Mar 14 Aoû - 6:51


   
Fallen angel
#rachros

   
« If we fall, we fall together. »
Leur arrivée n’était que la pointe de l’iceberg. Certes, je me sentais irritée au fait qu’on me dérange lors du seul petit moment dans la journée où je n’avais pas à me soucier de quoi que ce soit. Néanmoins, cela n’équivalait guère l’angoisse de deviner là où se dirigerait la conversation. Pas besoin d’être devin, pour découvrir la raison de leur présence, une visite pourtant si soudaine. Chris n’avait pas tenu parole, il dût en parler à Devos, bien qu’il m’ait promis qu’il ne le ferait pas. Une confiance que je lui accordais, il y a de cela un certain temps, mais que je regrettais maintenant. Pourquoi diable avais-je pleuré et avoué quelques-uns de mes secrets à Chris? Pour que le duo vienne me voir ainsi, c’est qu’il révéla tout à Devos. Et aux dires de ce dernier, il n’y aurait pas moyen pour moi de mentir, de trouver une faille pour éviter la conversation. Ils étaient là … pour moi. Oh, je n’osais même pas penser à ce qui adviendrait pendant et même après cette stupide intervention de leur part. Tout ce dont j’étais sûre, c’est que la rage qui bouillait en moi devait sortir, d’une manière ou d’une autre. Ce fut donc sur Chris, un verre d’eau en plein visage, en guise de réponse à sa demande, mais aussi à sa réponse, car je savais pertinemment qu’il voulait essayer de dédramatiser la situation.

Au cœur de toute cette action, mon esprit s’éparpillait partout, pensant d’abord à ce qui se passerait dans quelques minutes, quand ils se mettraient à parler. Puis, je me surpris à échafauder un plan pour m’éclipser du garde-manger en douce. Bien entendu, je ne pouvais leur laisser voir ce à quoi je réfléchissais. Voilà pourquoi je préférais leur indiquer une table, non loin, prétextant me joindre à eux, non sans préciser que je n’avais rien à dire. Cela n’impressionna guère Devos qui, visiblement, eut l’appui de Chris dans sa petite blague à propos de l’eau qui dégouttait encore au sol, dû à ma soudaine contre-attaque. Parler des heures? Des jours? Je ne la sentais pas du tout. Vraiment pas. Ma seule envie, en ce moment, c’était de trouver la porte la plus proche et déguerpir. Malheureusement, Devos me rappela bien vite à l’ordre, en me suggérant très peu subtilement de venir m’assoir. « Je suis bien, debout. » Pire encore, il me fit comprendre que j’en reviendrais à cette place, à cette conversation, peu importe mes tentatives. Devos était-il vraiment prêt à mettre ses derniers mois de repos en péril juste pour me rattraper, advenant une escapade en douce? Je ne le quittais pas des yeux, ne sachant pas trop quoi faire ni dire. J’avais encore vain espoir de les convaincre qu’il n’y avait rien, que j’allais bien et que je devais continuer ce que j’avais débuté. Mais il y avait quelqu’un dans cette salle qui en savait trop, et c’est exactement lui qui voulut agrémenter la conversation, en croyant trouver les bons mots pour me convaincre de m’assoir. Mon regard quitta le temps d’un instant Devos pour toiser Chris, mais sans lui dire un seul mot. Je ne voulais pas que ça finisse plus vite; je voulais juste qu’on n’en parle pas. Point.

Un message clair, du moins, je croyais que ça l’était. Pas besoin de verbaliser ce que je pensais; il pourrait facilement le lire dans mes yeux. Un avertissement qu’il préféra pourtant ignorer, et face au silence qui régnait maintenant en ces lieux, il vint tirer la chaise devant moi, insistant sur le fait de les écouter. Statique, je ne sourcillais pas. Ma posture devait en dire long, sur la colère que je ressentais mais que je préférais ne pas exprimer. Étrangement, face à toute cette tension, Chris crut bon d’en revenir aux verres d’eau, allant en chercher pour lui, Devos … et moi. En me le donnant, il précisa ne pas vouloir que je lui balance un autre en pleine figure. C’est que l’envie était bien là, pour un deuxième round. Mais il ne resta pas assez longtemps près de moi pour que je le fasse. À la place, il s’appuya sur l’un des plans de travail, celui le plus proche, avant réitérer ses propos de tout à l’heure. « Je n’ai pas soif. » Pas de merci, rien. Je déposais le verre de façon très brusque sur la table. J’étais frustrée de voir que mes plans tombaient à l’eau, littéralement, et que maintenant, je ne pouvais sortir du garde-manger sans les écouter parler. Essayer de courir, de prendre la poudre d’escampette ne me servirais à rien. Mon seul choix était de prendre place, à table. Résolue, je me décidais donc à m’assoir, mais préférais ne pas prendre la chaise que Chris avait tirée, se trouvant bien trop près de Devos. Je choisis plutôt celle se trouvant à l’opposée, devant ainsi lui faire face. Étrange, croyez-vous? Non, car derrière moi, à quelques pas, se trouvait la porte de sortie. Advenant la moindre question que je jugeais ‘de trop’, et j’aurais la possibilité de prendre un peu d’avance sur eux. « Allez-y, parlez. C’est vous qui sentez le besoin d’avoir une telle conversation. Moi, je vis très bien avec mes décisions. » Je m’accotais complètement sur la chaise, n’évitant plus le sujet. À quoi bon, si de toute manière, ils s’étaient déplacés pour ça? Autant leur faire face, et montrer les bienfaits de mon choix, de me déconnecter de mes sentiments superflus, des gens du campement, et de la vie en général? Je saurais faire preuve de force, comparativement à la dernière fois.
(c) DΛNDELION

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Sujet: Re: Fallen angel [Rachros]

 

Fallen angel [Rachros]

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