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˜˜˜˜˜˜Fallen angel [Rachros]
maybe life should be about more than just surviving

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01/11/2015 Glacy Ezra 2349 Brett Dalton AVENGEDINCHAINS (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 258
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Sujet: Fallen angel [Rachros]
Mar 17 Juil - 17:59


   
Fallen angel
#rachros

   
« If we fall, we fall together. »
Le départ d'une expédition. Une mission de sauvetage. Une mission que nous nous étions fixés. Un objectif à remplir. L'idée que nous ne rentrerons pas bredouille. L'idée que nous ne reviendrons pas avant d'avoir accompli notre mission et atteint notre but, quitte à en mourir. Non le dernier point dramatique était oublié. Aucun de nous ne comptait mourir. Du moins je ne comptais pas mourir aujourd'hui et je doutais que Devos veuille se suicider. Ne comptant pas lui donner la corde pour se pendre. Un effet peut être plus dramatique qu'il était. Mais néanmoins, il était certain que nous ne comptions pas revenir les mains vides. D'un autre côté, nous allions bien revenir les mains vides. Certes nous n'allions pas revenir avec un bison tenu en laisse ou des fruits entre nos mains. Nous n'allons pas non plus la ramener elle de force au campement. Ce qui serait proche du kidnapping n'était pas non plus une option envisageable. Alors qu'elle s'était enfin décidée à sortir, à même venir nous rejoindre au campement, nous nous retrouvions désormais à vouloir la confronter. Ce qui n'était peut être pas non plus l'une des idées des siècles. Les possibilités qu'elle se brusque, se renferme étaient nombreuses. Mais nous avions fait notre choix. Certes le verdict qui ne serait que rendu plus tard ne serait qu'incertain, mais avec un peu de chance, elle comprendrait que nous voulions que son bien. Ce qui risquait d'arriver dans les meilleures circonstances possibles. C'était l'une des scénarios les plus positifs que je pouvais imaginer alors qu'il était au contraire que probable qu'elle se mette à nous hurler dessus. Potentiellement quelques gifles, ou qu'elle se mette à nous lancer ses regards noirs. Ce qui serait peut être préférable dans un autre sens, alors qu'au moins cela voudrait dire que son attention était captivée. Pourtant ce n'était pas contre elle que j'avais tenté d'instruire ces visites, uniquement un moyen de m'assurer qu'elle allait bien. Mais elle semblait le voir comme un châtiment. Comme si nous ne lui faisons pas confiance. Pourtant c'était le cas. La différence était que nous tenions à elle, voulant juste s'assurer qu'elle sorte de cet état dans lequel elle était plongée. Ne m'attendant cependant pas à une ovation lorsqu'elle nous verrait. Cela serait trop simple.

Et alors que nos pas continuaient de nous éloigner du campement de l'odyssée, je ne pouvais que stresser. N'étant pas ce genre de personnes qui s'inquiétait pour un rien mais soudainement je ne pouvais qu'envisager de nouvelles hypothèses. Si perdu dans mes pensées que je m'étais tu. Ne faisant plus attention à Devos qui m'accompagnait jusqu'au campement des 100. Des lames que j'avais sorti et que je faisais jouer entre mes doigts sans m'en rendre compte. Tic pourtant bel et bien nerveux. Et un sapin que j'évitais de peu. Quelques centimètres qui me séparaient du tronc. Poussant un juron. Les lames qui avaient manqué de me trancher la peau. Le sang qui n'avait pas coulé. Une catastrophe évitée. Reprenant mon souffle non sans m'écarter du tronc de l'arbre pour rapprocher de Devos. Tentant cette fois-ci de rester éveillé alors que je ne pouvais que ranger mes lames. Tentative d'éviter une soudaine réminiscence. Tentative pour éviter que je me perde de nouveau dans mon esprit. Comme un labyrinthe. Mon regard qui se posait sur Devos. « Je suis pas certain qu'elle le prenne bien. » Du style certain à 100% qu'elle ne le prendrait pas bien. Mais il était déjà trop tard pour faire demi-tour. Il était trop tard pour revenir au campement de l'odyssée. Celui des 100 qui se dressait devant nous. Le moment d'y aller. Il n'y avait plus de possibilités de reculer ni de faire demi-tour. Il était temps de se jeter dans la gueule du loup.

Des formalités accomplies. En venant par la suite à nous retrouver au coeur du campement des 100. « Elle doit se trouver au niveau des cuisines. » Attendant pour me recaler sur le rythme de Devos autant que je savais la définition des cuisines n'était pas tout à fait exact. Il ne s'agissait pas véritablement de cuisine comme à notre campement, plus un garde à manger avec les cuisiniers qui travaillaient autour. Des silhouettes repérées et la sienne aussi. Il était temps de se lancer. « Est-ce que tout le monde peut sortir s'il vous plait. » Une entrée direct en matière alors que je m'approchais de Rachel. Aucun bonjour d'entrée, souhaitant simplement avoir cette conversation au calme. A vrai dire ce plan était celui d'une embuscade. Ce que tout le monde semblait avoir compris alors que chacun sortait. L'entourant comme des loups prêts à se jeter sur sa proie. Des loups que nous n'étions pas. Une proie qu'elle n'était pas non plus. Ce qui ne voulait pas dire qu'elle n'était pas à son tour coincée. Ce que nous voulions, lui empêcher de s'échapper. « Hey mini-Miller. » Surnom que j'usais toujours. Une habitude. Néanmoins, il était certain que je n'étais pas tout à fait là pour rigoler. Mais pourtant tout ce plan soudainement bâti semblait bien être une rigolade. L'impossibilité de se défiler ou de se dégonfler toutefois. « On doit parler. »
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07/05/2018 Dumbass*Angel non 146 Chloe Bennet Minibouh (avatar), ASTRA (signature) cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine 210


Sujet: Re: Fallen angel [Rachros]
Mar 17 Juil - 22:44


   
Fallen angel
#rachros

   
« If we fall, we fall together. »
L’impact tant attendu, que de revoir Chris, après tant de temps passé à l’éviter. Je le savais bien, que ce petit jeu se terminerait un jour ou l’autre. Il finira par me tomber dessus, par hasard, ou vice-versa. L’envie de juste déguerpir, en le voyant près de l’étendue d’eau. L’instinct qui aurait pris le dessus, mais mon esprit critique m’en empêcha, me faisant remarquer qu’il entendrait mes pas. Son rôle de garde, ce n’est pas qu’un poste. Il avait réellement ça dans le sang. Il était un véritable soldat, ou presque. À quoi bon prendre mes jambes à mon cou, s’il viendrait à me rattraper. Mieux valait engager immédiatement la conversation, essayer de faire ça court en prétextant le travail et hop, le tour était joué. Malheureusement, ces plans tombèrent à l’eau dès qu’il se mit à insister, à parler des sujets qui me touchaient un peu trop. Je fis exactement ce que je craignais; je craquais, je lui racontais ce qui n’allait pas. Bien sûr, je savais qu’en agissant ainsi, il s’inquiéterait. Mais ce fut plus fort que moi. Là, juste devant lui, je perdis tout contrôle. Le mur de béton que j’avais érigé, pour mieux me protéger, montrait des signes de faiblesse. Et c’est qu’il avait certainement pris des notes, ne me permettant même pas de rentrer seule, et ce, dès la fin de cette atroce conversation. Que le début, alors que bientôt, on commença à se voir de façon plus régulière. Ses plans, bien calculés. Il ne me lâchait plus, essayant de trouver exactement ce qui m’aiderait à sortir de cette dépression horrible.

Il faisait encore nuit noire, lorsque je me réveillais en sursaut. Quelques heures de sommeil léger. C’est avec ça que je devais travailler tout le reste de la journée. Ne tentant même pas de me rendormir, mais ne faisant pas de bruit. Une petite échappée en douce, question de pouvoir laissser Liam et Ali dormir tranquillement. Mon regard qui se perdit dans l’immensité du ciel étoilé, mes pensées ne faisant qu’effleurer diverses idées, sans pour autant me concentrer sur quoi que ce soit. Rien. Il n’y avait vraiment rien qui m’impressionnait. Étrange, alors que normalement, je me serais émerveillée devant ce paysage nocturne. Et le lever du soleil qui se fit graduellement, après un long moment. Signe qu’il me fallait bouger d’ici, prétexter que tout allait bien, que je venais moi aussi de me réveiller et que maintenant, je me lançais dans ma journée. Un simple bonjour au duo s’éveillant dans la tente. Je les quittais ensuite, prenant la direction d’une petite source d’eau, pour me nettoyer un peu, avant de me rendre au jardin, voir comment allaient les légumes. Peu de récolte, pour aujourd’hui. Tant pis, je n’aurais pas autant de tâches. Et un chemin vers la forêt que j’empruntais rapidement, cueillant quelques plantes qui serviraient d’accompagnement pour la viande qu’on nous rapporterait.

Après ces détours habituels, je me rendis dans la cuisine, ou plutôt le garde-manger. Ouf! Pour l’instant, personne dans les parages. Je pouvais donc organiser un peu les choses, placer sur les divers recoins de la longue table ce qu’il faudrait couper ou juste ranger, mais de façon à ce qu’on puisse retrouver les choses rapidement. Un silence de mort qui se fit bien vite remplacer par les premiers bruits de pas. On me salua, et je répondis brièvement, avant de donner quelques ordres, à droite et à gauche, afin que tout se passe dans le calme. Je ne voulais pas qu’on me dérange, pendant que je réfléchissais aux portions et au ingrédients. Si je venais encore ici, c’est bien parce que ça restait un havre de paix. On pourrait bien me poser des questions, mais qu’on ne s’attende pas à engager une longue conversation. Je n’étais pas là pour ça. Je prenais mon travail très au sérieux. Peut-être un peu trop, en fait, car certaines fois, les autres cuisiniers ou aides en cuisine n’osaient même pas s’approcher, croyant que je n’étais pas de bonne humeur. Et c’est là que je sortais l’excuse la plus simple au monde; que je n’étais pas très sociable. Au moins un défaut qui me servait, en ce moment.

L’impression qu’aujourd’hui, tout se passerait comme prévu, que ce ne serait qu’une journée parmi tant d’autres. Faux, alors que j’entendis la voix de Chris, coupant le silence qui s’était établit. Sortir? Venait-il de demander à tout le monde de foutre le camp? Moi qui coupait des poivrons, je m’arrêtais immédiatement dans mon mouvement. En fait, je figeais sur place, car je ne savais pas exactement à quoi m’attendre. Priant pour que personne ne bouge et qu’il soit obligé de remettre tout ça à plus tard. Le désespoir que d’entendre les pas des gens aux alentours, alors que ceux-ci quittaient la place. Mon regard qui ne quitta pas la table, essayant de me répéter que tout cela n’était qu’un rêve, que j’allais bientôt me réveiller. Mais en le sentant s’approcher, je compris que ce n’était pas le cas. Un détail, par contre, qui me laissa d’autant plus choquée. Non pas seulement sa présence, ni même l’utilisation constante de ce surnom, mais bien la présence de Devos. Chacun s’étant positionné d’un côté et de l’autre, me bloquant le chemin, en quelque sorte. Et sa dernière réplique qui tomba comme une douche froide. Quoi faire? Essayer de faire comme si rien n’était? Pas possible. Si Devos était présent, c’est bien parce qu’il lui en avait glissé un mot. Pourtant … « Non. » Un seul mot, dit sur un ton qui ne présageait rien de bon. « Je n’ai rien à vous dire. » J’avais une seule envie, de partir rapidement d’ici. Le mot qui se passerait bientôt, dans le campement. La tranquillité que je connu s’évaporerait bientôt. « J’ai des trucs à faire. »
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20/12/2016 ELOW ; ĆIRO + IRINA + JONAS ; 1204 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 96
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Sujet: Re: Fallen angel [Rachros]
Ven 27 Juil - 14:49





Fallen angel
17 juillet 2118

Il n’avait pas hésité, pas une seule seconde. Cette mission, elle était d’une importance capitale et si le métro commençait enfin à se déboucher un peu, Devos préférait laisser les plus compétents se chargeaient du chantier. Cette fois, il pouvait partir sans craindre la moindre catastrophe. D’une part, depuis qu’il avait ramené son prototype des cascades avec Murphy, les ingénieurs et lui s’étaient investi comme jamais dans l’idée de mettre en place une éolienne. Ils n’avaient jamais été aussi proches de leurs buts et ça rendait Devos assez fier. En plus, avec la météo actuelle et le peu de nuage dans le ciel, il imaginait mal le cyclone de la dernière fois refaire surface. Peut-être quelques orages, oui, en raison de la chaleur – ça il l’avait vite deviné, à force, il commençait à comprendre quelques détails sur le fonctionnement de la météo. Mais en dehors, qu’avait-il à perdre ? Rien. Ses recherches étaient toujours derrière le mur de boue, il ignorait encore ce qui restait utilisable ou non, ce qui avait touché le stock ou non. Alors autant faire quelque chose d’autres, quelque chose d’essentiels. Et puis malgré sa canne, la cheville de Devos allait de mieux en mieux. Il s’autorisait enfin à s’appuyer dessus, ne boitant quasiment plus. De toute manière, même s’ils avaient décidé de faire ça un mois après son accident, Devos aurait foncé. Rien à faire, il ne pourrait pas laisser Chris gérer ça seul. C’était le moment pour les deux frères de s’imposer face à Rachel. Pour lui ouvrir les yeux. Pour la ramener vers eux.

Laissant derrière eux le village, Chris et Devos s’enfoncèrent en direction du campement des plus jeunes et anciens criminels. C’était bien l’un des rares chemins que l’informaticien connaissait, même si parfois tout lui paraissait terriblement différent. Un sac sur le dos, quelques babioles utiles à toute sortie et une casquette sur la tête, Devos suivait le militaire sans un mot, s’accrochant à sa canne en métal si besoin. Malgré le rythme rapide dans lequel son ami s’est lancé, il arrivait à suivre. Ce qui était vraiment bon signe pour l’avenir de sa cheville. Soudain, il s’arrêta. Il observa Chris face à un sapin, lame à la main. Il devait être pensif, perdu dans ses idées. Pour lui montrer que tout allait bien, il posa sa main sur son épaule avant de le devancer.

« On s’en fiche. » Même s’il était complètement d’accord avec lui. Rachel n’allait pas du tout aimer ça. De les voir, tous les deux, d’un coup, c’était le risque qu’elle se referme encore plus sans doute. Cependant, Devos savait qu’ils ne pouvaient pas rester les bras croiser en la laissant s’enfoncer dans les plus profonds gouffres de son âme. Hors de question. D’ailleurs, ils n’étaient plus qu’à quelques mètres et Devos reconnus tout de suite le campement dans lequel il avait passé un mois. De voir qu’ils avaient réussi à reconstruire une bonne partie le rassura.

Sans un mot, Devos continua de suivre Chris, cherchant du regard l’espace où il s’était souvent retrouvé assis à goûter les préparations de Rachel. Il connaissait cet endroit comme sa poche. Ou plutôt le coin du garde-manger. Rachel était facile à reconnaître, mais elle n’était pas seule. Devos tâcha de sourire aux autres cuisiniers qui, sous les ordres de Chris, décidèrent de laisser la jeune fille seule. Sourire, c’était la moindre des choses pour dire qu’ils n’étaient pas là pour foutre la merde. Devos se mit alors dans un coin, Chris dans un autre. Rachel était coincée entre les deux.

« T’es sûre ? » L’informaticien pose son regard sur la cuisinière. Oh, des trucs à faire… Elle essayait de s’échapper. De trouver des excuses pour éviter cette conversation. Preuve ultime qu’il y a quelque chose qui cloche. « Oh oui, t’as des trucs à faire. » Devos s’approche, plantant son regard. « Comme parler avec nous. » Avec sa canne, il pointe sa cheville. « Après tout le chemin qu’on a parcouru, tu peux bien nous accorder 5 minutes, non ? » Oui, il la prenait par les sentiments, elle qui l'avait vu au tout début de sa blessure...



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01/11/2015 Glacy Ezra 2349 Brett Dalton AVENGEDINCHAINS (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 258
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Sujet: Re: Fallen angel [Rachros]
Ven 27 Juil - 16:56


   
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« If we fall, we fall together. »
Si ce n'était pas un kidnapping que nous comptions réaliser, il ne restait pas moins que nous allions la prendre en embuscade. Un mouvement qu'elle pouvait considérer comme traître alors même qu'elle était revenue me voir. Ayant anticipé ma visite. Mais celle-ci, elle ne s'y attendait pas. Une pointe de stress qui était désormais là alors que je me demandais comment elle allait réagir. Il semblerait que sa réaction serait forcément négative. 99% des probabilités qui étaient contre nous, parce qu'elle allait forcément le prendre mal. Une source d'inquiétude brève que je ne pouvais que partager à mon compagnon de route. Et sa réponse qui me rassura alors. En effet, cela n'importait pas. Ce qui importait était son bonheur, son état de santé. Un état qui n'était pas au top. Conscient qu'elle allait m'en vouloir mais parfois il valait mieux appuyer où cela faisait mal. Ce que nous comptions faire. Comme une action coup de poing. Une mission de sauvetage en quelque sorte. Elle était celle que nous voulions sauver, que nous voulions protéger. Aucun avertissement en préalable si ce n'était qu'elle pouvait se douter que je tenterai quelque chose de ce genre, en allant au-delà de son refus. Ce qui ne nous empêcha pas de la prendre en embuscade au niveau des cuisines. Et si les gens avaient l'habitude des commérages, qu'ils parlaient, cela ne faisait aucun doute que les rumeurs iraient bon train. Des personnes qui se trouvaient là auquel j'indiquais de sortir certes le plus poliment possible. Mais une demande qui ne soulèverait pas moins des questions. Là encore cela n'importait pas. Elle était celle qui importait à nos yeux à cet instant précis.

Intelligente alors qu'elle comprenait ores et déjà l'objet de notre conversation. Ce qui n'était pas difficile d'autant plus que je n'avais pas fait le voyage seul. Devos qui était là malgré sa jambe en guérison. Un voyage de plusieurs heures pour deux personnes déterminées. Un refus aussi net alors qu'elle ne pouvait que chercher une issue. Comme une biche prise entre des phares. Aveuglée par la lumière, en train de chercher désespérément une porte de sortie. Ce qu'elle faisait. Faisant soudainement passer son travail avant tout. La cuisine qui était je le craignais l'un des seuls moyens pour lui arracher un sourire ces derniers temps. Certes, elle était revenue. Venue me voir et au lieu de l'encourager, il y avait de grands risques que je la pousse, que nous la poussions à se refermer sur elle-même. Comme si elle était déjà en train de se replier sur elle-même. Pour ainsi dire le mal à l'oeuvre alors qu'elle tentait de fuir la conversation qui se jouerait. Ce qui était compréhensible. Mais ce qui nous empêchait alors pas de faire bloc devant elle, de lui bloquer le passage. Mon regard qui se posait autant sur Devos alors qu'il était possible qu'il trouve un meilleur point d'accroche que je ne le pourrai. Un sourire que je manquais d'esquisser alors que Devos se mettait à user ses sentiments. L'une des armes possibles à choisir. L'arme qu'il avait choisi alors. Presque à en rajouter une note dramatique, même si à vrai dire la situation était caractérisée. Ce qui n'était facile pour lui de venir jusqu'à là avec sa jambe. « Tu pourrais au moins nous offrir un verre d'eau. » Ton que je voulais nonchalant alors que je tentais de suivre le mouvement. Mouvement que je suivais non moins, presque à m'appuyer sur la table. Un sourire que j'essayais d'esquisser alors que je gardais mon regard posé sur elle. « Au moins un verre d'eau non, qu'on ne soit pas venu pour rien. » Comme s'il était trop demandé de vouloir un sourire de sa part ou plus qu'un verre d'eau. Pourtant aucun de nous deux n'était là pour demander des verres d'eau et prendre le thé, seulement pour discuter sérieusement. Mais s'il fallait l'amadouer par les sentiments pour rester alors là était une solution. La préférence d'opter pour une méthode douce avant de passer par la méthode forte. Car au fond, nous n'étions pas prêt de repartir. Aucun de nous ne l'était. Aucun n'était prêt à repartir avant de lui avoir parlé sérieusement. Ce qui arriverait. Et si mon regard était posé sur elle, il ne restait pas moins que je ne pouvais que l'observer discrètement. Tentant de ne pas m'agiter alors que j'attendais sa réponse. Stupide attente où on ne pouvait que s'observer en attendant de savoir si elle nous allait à nous offrir à boire. A croire qu'on allait devoir lui forcer la main. Peut-être.
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07/05/2018 Dumbass*Angel non 146 Chloe Bennet Minibouh (avatar), ASTRA (signature) cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine 210


Sujet: Re: Fallen angel [Rachros]
Sam 28 Juil - 7:35


   
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« If we fall, we fall together. »
Pas un seul souci en traversant les portes du garde-manger. J’osais penser que je terminerais mes tâches sans problèmes, et que je pourrais faire le tour du campement ensuite. Peut-être irais-je faire un tour dans les bois, question de me dégourdir les jambes. Oui, on dirait que la normalité est ce qui me rend le moins anxieuse, ces jours-ci. Dès que je rentre dans cette routine et que je ne m’en détourne pas, j’ai l’impression d’avoir le contrôle sur tout. Les visites impromptues de Chris ont justement le don de me déboussoler, de me prendre au dépourvu, et changer mes plans pour la journée. Des discussions qui furent un peu catastrophiques, au début, mais qui me troublaient moins, vu qu’il venait toujours me voir seul. Sa promesse, j’avais bon espoir qu’il l’ait tenu, et que je ne doive pas donner d’explications à qui que ce soit. Une confiance que je lui accordais aveuglement. Peut-être ne devrais-je pas, car il en revient toujours à ce même sujet, au fait que je ne devrais pas m’engager sur cette sordide route dont le dernier arrêt ne me garantissait que la perte de soi. Ses paroles auraient dû me sauter aux yeux, car il ajoutait constamment à tout ça que de parler à quelqu’un d’autre me ferait du bien. Encore et encore. Les signes bien là, et pourtant, rien ne m’aurait préparé à ce qu’il débarque dans la cuisine, avec Devos. En fait, je ne sus qu’il était accompagné qu’au moment où j’entrevis une silhouette le suivant, et un bruit autre que leur pas. Serait-ce … une canne? Oh non. Non. Il m’avait promis. Un choix qu’il ne comprenait pas, mais qu’il acceptait. Mot pour mot ce qu’il me dit. Et pourtant, les voilà qui s’approchent, dans une cuisine complètement vidée, l’endroit propice pour une conversation que je préfère toujours éviter.

Des réponses sèches, directes, désirant un minimum qu’ils me croient, lorsque je disais être occupée, que j’avais des tâches à terminer. Pas le temps de discuter, ou plutôt pas le cœur à ça, alors que j’ai évité montrer cette part de ma personnalité à Devos, quand il était ici, parmi les nôtres, blessé parfois en souffrance. Et c’est ce même homme, un frère duquel je m’éloignais sans nécessairement le vouloir, qui parla en premier, me faisant comprendre que la seule chose sur ma liste, en ce moment, ce serait de leur parler. Son regard planté dans le mien, je ne pus que craindre la suite des choses, comme la tournure que prendrait la conversation. Déjà, avec Chris, ce ne fut pas beau. Mais là, avec Devos, celui qui comprit le lot de mensonges que je lui ai jeté en pleine figure, pendant son séjour ici … je ne sortirais pas de ce garde-manger avant d’avoir avouer tout, et promettre de changer. Et c’est qu’il savait s’y prendre, en me pointant sa cheville. Pourquoi diable jouer avec mes sentiments, alors qu’il se remémorait tout autant que moi le désarroi qui m’habitait à chaque fois que je le voyais souffrir. Pas besoin de me faire rappeler ça, merde.

Et c’est que Chris s’ajoutait à cette embuscade, en y ajoutant son grain de sel. De l’eau. Étais-je supposée les croire? Je n’étais pas dupe, et à vrai dire, eux non plus. C’est exactement ce détail qui m’irritait. Me retrouver sans choix, sans possibilité de partir, comme un animal en cage. S’entêter de la sorte, ce devrait réellement devenir un crime. « Faire tout ce chemin pour un verre d’eau? Tu me crois si stupide? » Ma voix monta d’une octave, montrant que j’étais très irritée, à ce moment précis. Je ne pouvais pas le croire, qu’il me sortait une excuse aussi bidon que celle-là. « Mais d’accord, si vous êtes si assoiffés que ça. » J’agrippais deux verres venant à peine d’être lavés, et je les remplis d’eau. Je les tendis ensuite à chacun d’entre eux, mais ne pu m’empêcher de laisser l’amertume et la tristesse de comprendre que Chris m’avait menti. Ainsi, je lui jetais le contenu en pleine figure. « J’espère que t’es plus rafraîchi, maintenant. » Le regard noir, je ne m’excusais pas une seule seconde, le toisant presque de haut en bas. Mon attention se reporta ensuite sur Devos. « Il y a des chaises et une table, là, au fond de la salle. Si vous voulez parler, alors ce sera assis, puisque tu as marché assez longtemps. Mais je n’ai rien à dire, donc j’espère que tu es adepte des longs monologues devant un miroir. » De toute façon, il y avait quelqu’un qui s’était déjà occupée de lui raconter les détails, j’en étais sûre et certaine. Inquiète de savoir ce qu’il avait avoué à Devos, à vrai dire, car ils étaient bien trop déterminés à me parler pour que ce soit un simple ‘elle ne va pas bien’. Il lui avait dit des trucs, et maintenant, il était mouillé, pendant que je restais statique, malgré ma proposition d’il y a quelques minutes. J’avais encore vain espoir qu’ils me croient prête à discuter et qu’ils délaissent leurs positions actuelles et créent ainsi une faille. Ainsi, je pourrais m’échapper à la discussion en douce.
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Sujet: Re: Fallen angel [Rachros]
Dim 5 Aoû - 19:22





Fallen angel
17 juillet 2118

Cette situation pouvait dégénérer. Se transformer en très mauvaise idée. Rachel pouvait se fermer entièrement et eux, ne plus réussir à l’approcher. Mais Devos a toujours eu une manière de concevoir les choses assez simples : ne pas essayer, c’était pire qu’échouer. Alors, avec Chris, ils étaient prêts à tout remettre en jeu. Ils étaient prêts à la bousculer plus encore afin qu’elle s’ouvre enfin et que cette situation s’améliore. Devos ne savait pas clairement qu’elle était le souci, mais il avait confiance en Chris. Il était plus proche de Rachel que lui, quelque part. Ce n’était pas grave, mais Devos se sentait mal de ne pas avoir fait l’effort de prendre davantage de nouvelle concernant la jeune fille après son départ du campement des jeunes. Il était persuadé qu’elle avait fait son deuil, mais il aurait dû s’en douter. Chacun prenait son propre temps concernant ce genre de moment. Lui le premier, il n’avait toujours pas fait une croix sur Faust. Il ne souffrait plus du vide qu’elle avait laissé, mais une part de lui ne s’en remettra jamais. Avait-il perdu un morceau de son être avec cette disparition ? Aucune idée. Devos n’était pas le genre à s’auto-analyse. Il était plutôt du genre à tout refouler et à tout ignorer. Ainsi, de savoir que Rachel était prête à nier toutes ses émotions, ne lui plaisait pas. Il vivait ainsi, elle, elle allait se détruire à vouloir une chose pareille.

Mais pour réussir à secouer Rachel, ils devaient d’abord la trouver et l’encercler. La forcer à accepter leur présence, la forcer… c’était terrible d’en arriver là. Il sait pourquoi il sait parfaitement ce qu’elle désire. Il sait. Mais ça ne marchera pas. S’enfermer dans un quotidien parfaitement rythmé ne la protégera pas de la souffrance qu’elle pourrait ressentir dans le futur, ni de celle qui est encore présente.

« Tu sais bien qu’on est là pour toi, inutile de faire semblant. » Dit-il, tout à fait sérieux et complètement détaché de la moindre envie de tourner autour du pot. Mais de l’eau ne lui ferait pas de mal, alors il ne rajouta rien et laissa la jeune demoiselle remplir deux verres et balancer le continue de Chris sur son visage même. Devos aurait pu rire, il se contenta de soupirer abandonnant l’idée de boire sur la table la plus proche. Elle indiqua ensuite un espace dans la pièce et Devos partagea un regard avec Chris, qui était trempé. Ses sourcils firent un mouvement, signe qu’il trouvait ça plutôt drôle pour l’instant, puis il se dirigea vers la chaise.

« Pas de souci, je peux parler des heures, des jours même. Et maintenant que Chris est aussi frais que le matin… » Il posa sa canne et fit attention à ne pas abuser sur sa cheville en s’installa. Il tendit ensuite son genou et posa son regard sur Rachel. « Assis-toi, tu veux bien ? » Il savait qu’elle ne profiterait pas du fait qu’il se soit éloigné pour s’enfuir, tout simplement parce qu’elle risquait de le regretter et Devos ne manqua pas de le lui rappeler. « Tu n’oserais pas me faire courir dans cet état quand même ? » Il tapota la table de ses doigts, sachant que Chris ne s’installerait pas tant que la jeune femme n’aurait pas décidé. « Parce que c’est ce que je ferais, sans la moindre hésitation… » Courir, la rattraper, la poursuivre. Si elle profite de cet instant pour disparaître, Devos était prêt à mettre en péril ses derniers mois de repos pour la rattraper.



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Sujet: Re: Fallen angel [Rachros]
Mar 7 Aoû - 15:07


   
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« If we fall, we fall together. »
Alors que nous arrivions enfin, les portes se refermaient sur nous. Bien entendu qu’elle ne voulait visiblement pas nous recevoir. Ne m’étant pas non plus attendu à ce qu’elle nous accueille les bras ouverts. Pourtant ce n’était pas comme si l’un d’entre nous comptait partir. Et quitte au moins à avoir souffert de la chaleur le long du trajet, un verre d’eau semblerait qu’appréciable. Cependant, elle avait toujours eu ce goût pour le dramatique, tout comme moi ou même Robb. Et ce même goût pour un côté théâtral n’avait plus que montrer crescendo alors qu’elle s’énervait. Irritée. « Je ne pense pas que tu es stupide, simplement qu’un verre d’eau serait appréciable. » Toujours aussi nonchalant autant que cela avait le don de l’irriter encore plus. Un sourire que je continuais de garder alors que dans ces moments-là, elle était comme une mini-tornade qu’il était impossible d’arrêter. La douche glacée l’instant d’après. Visiblement elle n’avait pas compté accéder à ma demande. Enfin, j’avais en quelque sorte obtenu ce verre d’eau. Excepté que je n’avais pas pu en boire une gorgée. J’avais seulement bu la tasse. De l’eau qui gouttait le long de mon visage. Pas au point d’être dégoulinant mais tout de même alors que je passais la main sur mon visage pour effacer une partie de son exploit. Il n’y avait pas à dire elle savait viser. Et sans doute que j’avais mérité ce verre d’eau alors que nous avions monté ce plan contre son avis, alors même que je lui avais dit que je ne m’en mêlerai pas, que je ne la forcerai à rien. Le résultat premier de cette action. Un excès de colère de sa part bien que j’avais pour le moment réussi à échapper à une gifle magistrale qu’elle aurait pu m’administrer. A choisir il était certain que je préférai me prendre néanmoins un verre d’eau qu’une gifle ou des coups. Non pas que je ne pouvais pas les encaisser mais avec cette chaleur, alors que les heures avaient défilées tandis que nous faisions le trajet jusqu’à son campement, le verre d’eau apparaissait même comme rafraichissant. Alors je ne disais rien, ne m’énervant pas sachant en soit que sa réaction était justifiée bien que peut être certes démesurée. Ce que le soupir de Devos me faisait comprendre alors que ce dernier ne tardait pas à abandonner son verre d’eau. Visiblement, cette douche avait eu raison de lui. Mais autant que possible il me suffisait de partager son regard, de voir le froncement de sourcil pour savoir qu’il était amusé. Ce qui manquait de me faire sourire à mon tour. Lui ne pouvant presque qu’en rire alors qu’il n’était pas celui qui s’était fait trempé. Mais venant de Devos, cela serait sans aucun doute l’expression la plus proche que je pourrai assimiler pour le moment à un rire.

Tenté d’aller remplir mon verre ou même d’aller poser celui de Devos près de lui. Ce dernier qui ne pouvait qu’indiquer un espace dans la pièce à la jolie brune où il allait s’asseoir. Mais je n’en fis rien car c’était là que les choses sérieuses continuaient de commencer. Lui ayant raison de dire que nous pouvions parler des heures ou même attendre des heures maintenant qu’elle était là, que j’étais plus particulièrement rafraichi. « Oh on ne peut plus faire plus frais. » Amusement bien que je me doutais que la scène n’amusait pas autant qu’elle nous amusait la jeune femme. Et si j’étais tenté d’aller chercher un verre ou plutôt de le remplir de nouveau pour me désaltérer, je n’en fis toutefois rien. Il y avait la possibilité qu’elle cherche à s’enfuir. Mais il était aussi certain que là ne serait pas le mouvement le plus intelligent à réaliser, venant de sa part. La facilité de la rattraper en quelques mouvements et la question de Devos qui n’en n’était pas une. S’il y attachait la politesse et la gentillesse qui le caractérisait derrière cette façade de gros nounous, il ne restait pas moins que la décision restait sans appel. Elle ne pouvait que s’asseoir et nous attendre qu’elle le fasse pour espérer ensuite se détendre un peu. Attendant qu’elle se décide bien que je ne pouvais que tenter d’hâter son jugement non sans pour autant vouloir m’asseoir tout de suite. « Plus vite tu seras assis, plus vite cela en sera fini. » Du moins c’était ainsi qu’elle pouvait voir le système fonctionnait. Ce qui n’était pas non plus certain. Espérer que la conversation se terminerait plus rapidement si elle s’asseyait plus rapidement restait une faible probabilité. Doutant que la conversation puisse être rapidement conclu alors que nous avions besoin de faire le point, voulant plus que tout nous assurer qu’elle allait repartir sur des bonnes rails. Un coup de pied dans le derrière que nous voulions lui donner bien que je savais qu’elle faisait des efforts. Quoiqu’il en soit, il était trop tard pour reculer. Et face au silence j’en venais qu’à tirer la chaise devant elle pour qu’elle s’assoie finalement. « Juste écoute ce qu’on veut te dire s’il te plait. » Ce que nous voulions. Voulant qu’elle nous écoute et réponde à nos questions bien qu’en parallèle je ne pouvais que me déplacer pour attraper le verre d’eau de Devos que je lui rapportais. « Tiens, je vais aller m’en chercher un autre. » Comme si ce n’était qu’une conversation anodine entre des amis. Si je n’étais jamais réellement resté là, il ne restait pas moins qu’il était facile de circuler entre les plans de travail pour obtenir ce que nous voulions. Presque tenté de lui demander ce qu’elle faisait avant mais je n’en fis toutefois rien, parce que cela l’irriterait sans doute encore plus que je me mette à lui parler de la cuisine, ou de la pluie et du beau temps. Les préavis de politesse qui ne servaient tantôt à rien même si en général on pouvait espérer qu’ils servent à créer une atmosphère plutôt agréable. Ce qui semblait raté après le verre d’eau qu’elle m’avait envoyée à la figure. Un verre d’eau que je me servais non moins sans lui rapporter un autre à elle aussi. « Evite de me l’envoyer à la figure celui-là. » Ce que j’espérai qu’elle éviterait bel et bien non sans que j’en vienne à m’appuyer contre le plan du travail le plus proche au lieu de m’asseoir. « Tu es prête à nous écouter maintenant ? »
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Sujet: Re: Fallen angel [Rachros]
Mar 14 Aoû - 6:51


   
Fallen angel
#rachros

   
« If we fall, we fall together. »
Leur arrivée n’était que la pointe de l’iceberg. Certes, je me sentais irritée au fait qu’on me dérange lors du seul petit moment dans la journée où je n’avais pas à me soucier de quoi que ce soit. Néanmoins, cela n’équivalait guère l’angoisse de deviner là où se dirigerait la conversation. Pas besoin d’être devin, pour découvrir la raison de leur présence, une visite pourtant si soudaine. Chris n’avait pas tenu parole, il dût en parler à Devos, bien qu’il m’ait promis qu’il ne le ferait pas. Une confiance que je lui accordais, il y a de cela un certain temps, mais que je regrettais maintenant. Pourquoi diable avais-je pleuré et avoué quelques-uns de mes secrets à Chris? Pour que le duo vienne me voir ainsi, c’est qu’il révéla tout à Devos. Et aux dires de ce dernier, il n’y aurait pas moyen pour moi de mentir, de trouver une faille pour éviter la conversation. Ils étaient là … pour moi. Oh, je n’osais même pas penser à ce qui adviendrait pendant et même après cette stupide intervention de leur part. Tout ce dont j’étais sûre, c’est que la rage qui bouillait en moi devait sortir, d’une manière ou d’une autre. Ce fut donc sur Chris, un verre d’eau en plein visage, en guise de réponse à sa demande, mais aussi à sa réponse, car je savais pertinemment qu’il voulait essayer de dédramatiser la situation.

Au cœur de toute cette action, mon esprit s’éparpillait partout, pensant d’abord à ce qui se passerait dans quelques minutes, quand ils se mettraient à parler. Puis, je me surpris à échafauder un plan pour m’éclipser du garde-manger en douce. Bien entendu, je ne pouvais leur laisser voir ce à quoi je réfléchissais. Voilà pourquoi je préférais leur indiquer une table, non loin, prétextant me joindre à eux, non sans préciser que je n’avais rien à dire. Cela n’impressionna guère Devos qui, visiblement, eut l’appui de Chris dans sa petite blague à propos de l’eau qui dégouttait encore au sol, dû à ma soudaine contre-attaque. Parler des heures? Des jours? Je ne la sentais pas du tout. Vraiment pas. Ma seule envie, en ce moment, c’était de trouver la porte la plus proche et déguerpir. Malheureusement, Devos me rappela bien vite à l’ordre, en me suggérant très peu subtilement de venir m’assoir. « Je suis bien, debout. » Pire encore, il me fit comprendre que j’en reviendrais à cette place, à cette conversation, peu importe mes tentatives. Devos était-il vraiment prêt à mettre ses derniers mois de repos en péril juste pour me rattraper, advenant une escapade en douce? Je ne le quittais pas des yeux, ne sachant pas trop quoi faire ni dire. J’avais encore vain espoir de les convaincre qu’il n’y avait rien, que j’allais bien et que je devais continuer ce que j’avais débuté. Mais il y avait quelqu’un dans cette salle qui en savait trop, et c’est exactement lui qui voulut agrémenter la conversation, en croyant trouver les bons mots pour me convaincre de m’assoir. Mon regard quitta le temps d’un instant Devos pour toiser Chris, mais sans lui dire un seul mot. Je ne voulais pas que ça finisse plus vite; je voulais juste qu’on n’en parle pas. Point.

Un message clair, du moins, je croyais que ça l’était. Pas besoin de verbaliser ce que je pensais; il pourrait facilement le lire dans mes yeux. Un avertissement qu’il préféra pourtant ignorer, et face au silence qui régnait maintenant en ces lieux, il vint tirer la chaise devant moi, insistant sur le fait de les écouter. Statique, je ne sourcillais pas. Ma posture devait en dire long, sur la colère que je ressentais mais que je préférais ne pas exprimer. Étrangement, face à toute cette tension, Chris crut bon d’en revenir aux verres d’eau, allant en chercher pour lui, Devos … et moi. En me le donnant, il précisa ne pas vouloir que je lui balance un autre en pleine figure. C’est que l’envie était bien là, pour un deuxième round. Mais il ne resta pas assez longtemps près de moi pour que je le fasse. À la place, il s’appuya sur l’un des plans de travail, celui le plus proche, avant réitérer ses propos de tout à l’heure. « Je n’ai pas soif. » Pas de merci, rien. Je déposais le verre de façon très brusque sur la table. J’étais frustrée de voir que mes plans tombaient à l’eau, littéralement, et que maintenant, je ne pouvais sortir du garde-manger sans les écouter parler. Essayer de courir, de prendre la poudre d’escampette ne me servirais à rien. Mon seul choix était de prendre place, à table. Résolue, je me décidais donc à m’assoir, mais préférais ne pas prendre la chaise que Chris avait tirée, se trouvant bien trop près de Devos. Je choisis plutôt celle se trouvant à l’opposée, devant ainsi lui faire face. Étrange, croyez-vous? Non, car derrière moi, à quelques pas, se trouvait la porte de sortie. Advenant la moindre question que je jugeais ‘de trop’, et j’aurais la possibilité de prendre un peu d’avance sur eux. « Allez-y, parlez. C’est vous qui sentez le besoin d’avoir une telle conversation. Moi, je vis très bien avec mes décisions. » Je m’accotais complètement sur la chaise, n’évitant plus le sujet. À quoi bon, si de toute manière, ils s’étaient déplacés pour ça? Autant leur faire face, et montrer les bienfaits de mon choix, de me déconnecter de mes sentiments superflus, des gens du campement, et de la vie en général? Je saurais faire preuve de force, comparativement à la dernière fois.
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Sujet: Re: Fallen angel [Rachros]
Sam 25 Aoû - 16:08





Fallen angel
17 juillet 2118

Elle était têtue, Rachel. Se retrouvait ainsi piégé par Chris et Devos ne faisaient que rajoutait à cet entêtement. Elle ne voulait pas parler et, pour rien au monde, elle n’allait le faire. Devos l’imaginer déjà assise et silencieuse, cherchant une sortie de secours différente pour disparaître à l’instant où la conversation risquait d’être plus difficile encore. Évidemment que ça allait difficile ! Ils allaient parler de Robb ! Et peut-être bien que ça allait être dur pour Chris aussi, de repenser à tout ça, de repenser à la mort d’un de ses plus fidèles amis. C’était bien beau de blaguer un peu, de trouver un moyen de la force à s’asseoir, mais ce n’était rien comparer à la réelle tâche : celle de pousser Rachel à s’ouvrir vraiment. Même un peu serait suffisant pour enclencher quelque chose d’essentiel. Ils devaient réveiller la jeune femme, la sortir du cercle vicieux dans lequel elle était tombée. Quitte à rester dans les alentours du campement dans les prochains jours à suivre. Quitte à lui rappeler chaque jour qu’eux, ils sont là. Qu’eux, ils ne sont pas prêts à disparaître et à s’enfuir. Qu’eux, ils sont encore en vie.

Chris, malgré la douche froide, gardait son calme et tentait de faire comprendre à Rachel qu’ils étaient là pour les bonnes raisons. C’était difficile de la faire s’asseoir, mais elle tâcha de prendre place en face de Devos. Son ami se chargea de rapporter à boire pour tout le monde avant de s’accouder au plan de travail le plus proche. Ils formaient un triangle. Devos et Rachel se faisaient face et Chris, un peu plus loin, était accoudé et prêt à bondir si nécessaire. C’était un début et Devos ne pouvait pas attendre plus longtemps.

« Tu vis très bien dans le déni parce que c’est facile. » Dit-il à la seconde où Rachel avait terminé sa petite phrase parfaitement pensée. Il pouvait sentir qu’elle n’était pas du tout ravie de cette situation, pas du tout prête à les écouter. Ils pouvaient parler, mais ils devaient utiliser les bons mots. Ceux qui la bousculeront aussitôt et qui la prendront au dépourvu. « C’est facile, n’est-ce pas ? » Encore une fois, c’était une question sans être une. Se déconnecter de tout, lui le faisait naturellement. Mais c’était plus différent, parce que lui, il n’ignorait pas les choses, il essayait de les comprendre sans y parvenir à chaque fois. Oui, Devos pouvait paraître froid. Très souvent, son ignorance pouvait être interprétée comme de l’arrogance et de dédain. Cependant, c’était son caractère qui était tout simplement atypique. Il devait faire dix fois plus d’efforts pour comprendre des émotions que d’autres n’avaient même pas besoin de nommer. Il lança un coup d’œil à Chris, qui avait sans doute déjà repéré toutes les sorties et entrées possibles de la pièce.

« Mais le jour où l’un de nous va aussi disparaître, probablement emporté par une autre tempête, tu vas me faire croire que tu ne ressentiras rien ? » Elle croyait se protéger à choisir un monde sans inquiétude, sans savoir que ce choix resterait toujours fragile face aux surprises de cette planète dangereuse. Peu importe le bouclier choisi, ce n’était pas en ignorant les dangers que l’avenir serait plus simple à entreprendre.


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Sujet: Re: Fallen angel [Rachros]
Lun 27 Aoû - 19:05


   
Fallen angel
#rachros

   
« If we fall, we fall together. »
Elle changea de chaise non sans avoir refusée mon verre d'eau. Ce qui était légèrement prévisible. Ne m'étant pas attendu à ce qu'elle l'accepte complètement bien qu'elle acceptait finalement de rentrer dans le sujet. Cependant il continuait de sembler qu'elle traînait des pieds. Trahie visiblement. Elle l'avait été, c'était certain. Non pas que je m'en voulais complètement. Au moins elle acceptait de nous parler ce que je notais comme un point positif. Certes, elle n'était pas en train de prendre la parole entièrement, elle n'était pas en train de dévoiler son âme mais elle acceptait de nous laisser parler, nous. S'étant résigné.

Et si j'aurai pu parler, je n'en fis rien de plus. N'ajoutant rien alors que Devos attaquait la jeune femme. Ou plutôt il entrait aussitôt dans le vif du sujet. Dans un sens il n'avait aucune raison d'attendre alors que je ne pouvais que vouloir les observer. Voulant savoir comment la jeune femme allait réagir en compagnie de Devos, comment elle allait réagir si c'était lui son interlocuteur et non moi. Avec Devos, il n'était pas aussi certain qu'elle en viendrait à se braquer. Il n'était pas certain qu'elle se taise complètement. Peut être que lui réussirez à lui faire entendre raison bien plus que je ne le pouvais. Avant tout butée. Ce que j'espérai ne m'amènerait pas à devoir arguer devant elle comme je le faisais habituellement en sa compagnie. Ce que je faisais avant. Ce que je faisais aussi maintenant dès lors qu'il s'agissait de débattre sur les mérites de la cuisine ou des combats. Des points de vue bien opposés et tranchés. Ce qui était aussi le cas à cet instant. Dans un sens nous ne pouvions qu'avoir un point de vue différent du sien. Espérant qu'elle puisse légèrement changer le sien ou prendre en considération notre affection pour elle au point que nous avons monté ce plan. Certes j'en étais surtout l'auteur mais un allié de la taille de Devos n'était jamais de trop. Derrière sa stature baraquée, il ne restait pas moins que son coeur était toujours semblable à celui d'un chamallow. Ce que je pensais. Pensant en effet que derrière l'homme et l'apparence mal léché, se trouve dans le fond un ours en peluche. Ce que je ne lui disais toutefois pas à cet instant, préférant le laisser entamer les hostilités.

Au lieu de cela, mon regard se déplaçait de leurs silhouettes au centre de la pièce alors que je notais les détails. Il n'y avait plus personne. Le silence régnait dans la cuisine. Il n'y avait que nous trois. Personne qui ne viendrait nous déranger. C'était aussi important. Ne voulant pas que les murs aient des oreilles. Ne voulant pas que des oreilles indiscrètes en viennent à s'approcher de nous pour nous interrompre. Ne voulant pas non plus que ces oreilles indiscrètes viennent écouter notre conversation. Je savais qu'elle en voulait pas que les autres s'en mêlent déjà que certains posaient des questions. Ne voulant pas qu'il y ait plus de rumeurs bien que je craignais que ce soit le cas. Toujours des gens pour parler malheureusement.

Mon regard qui se reposait ensuite sur eux. Ne sachant pas à quel point ils comptaient à mes yeux à cet instant. Mon regard qui s'attardait sur eux alors qu'en effet la place qu'ils avaient dans mon coeur était très importante. La famille. Ayant changé je le savais autant qu'eux. Et Devos qui ne pouvait que poser la bonne question. Les gens disparaissaient. Ce qui était le pire comme la mort. Les espoirs qui disparaissaient. Les espoirs qui s'éteignaient aussi au fil des jours ou qui perduraient au contraire malgré tout. Ne pas savoir était terrible à mes yeux. Elle le savait. Et pouvant que croire comme Devos qu'il lui serait impossible de ne rien ressentir si on annonçait notre disparition. Ne comptant pas disparaître mais là n'était pas le problème. Des risques qui existaient. Hésitant de nouveau à prendre la parole, ne sachant comment elle allait réagir si je prenais la parole. Hésitant alors qu'il était sans doute préférable de laisser Devos parler. Il était sans doute préférable qu'il fasse la conversation. Si j'avais ouvert la bouche pour parler, je n'en venais pas moins à la refermer soudainement. Non il était mieux que je ne dise rien pour le moment. Redevenant cette soudaine statue comme si cela était le cas. Redevenant une sorte de statue qui préférait attendre à prendre la parole. Ayant hésité bel et bien à lui demander ce qu'elle ressentirait si elle apprenait que nous étions blessés comme l'avait été Devos ou si quelqu'un ramenait notre cadavre. Personne ne voulait mourir ou être blessé mais cela pouvait arriver. Personne ne savait de quoi le jour suivant était fait. Ce que j'avais hésité à lui demander, ayant hésité à lui demander si là aussi elle allait faire comme si elle ne ressentait rien avant de me taire. Sans doute parce que si je posais cette question, il était aussi possible que j'aille trop loin. Y aller franchement ne marchait pas toujours avec elle comme je l'avais vu alors qu'elle semblait toujours trouver une réponse à chacun de mes arguments, sachant toujours quoi répondre. Alors au lieu de cela, je laissais Devos commençait pour préférer prendre la parole plus tard. Mieux valait pour le moment aussi que je m'assure qu'elle ne s'enfuie pas ou ne tente pas d'attaquer Devos. Il serait cruel de sa part de s'attaquer à lui mais elle pouvait toujours se transformer en un mini ouragan. Attendant pour le moment de voir si elle allait se transformer en mini cyclone ou si elle allait réagir posément. Ce qui était un mystère pour le moment.
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Sujet: Re: Fallen angel [Rachros]
Jeu 30 Aoû - 12:22


   
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« If we fall, we fall together. »
Une véritable porte qui se refermait devant moi, lors de l’arrivée de Devos et Chris. Ce n’était pas une coïncidence qu’ils se retrouvent ici et qu’ils annoncent vouloir me parler. Une seule seconde de réflexion me suffit pour comprendre qu’ils étaient maintenant tout les deux sur la même longueur d’onde, et que le secret que je trimballais depuis un bon moment déjà a éclaté au grand jour. Devant cette constatation, j’essayais de trouver une quelconque excuse pour me sortir d’ici rapidement. Merde, même mon verre en plein visage ne suffit pas à leur signaler que je ne voulais rien savoir! Que devrais-je faire pour qu’ils partent? Dure réalité, mais hélas, je ne pouvais rien faire. Ils avaient joué sur la surprise, sur mon grand respect envers Devos et sur des tactiques bien plus militaires, en laissant à Chris le soin de surveiller. Bah quoi, il était debout, en plein milieu de la salle, prêt à s’élancer pour me rattraper dès que j’essayerais de déguerpir. Un plan qu’ils avaient sans aucun doute concocté d’avance, à mon grand désarroi. Je n’avais plus le choix; il fallait que je m’assoie. Je pris donc place juste devant Devos, à l’opposée de la table, là où, espérons-le, j’aurais la chance de prendre mes jambes à mon cou un peu plus vite, puisque j’étais proche de la sortie.

Je n’acceptais pas le verre d’eau que Chris m’apportait, le tenant comme responsable de cette fichue intervention. Une perte de temps, je vous le dis! Ce n’est pas comme si j’avais préféré prendre cette voie. Ils s’imaginent probablement que j’ai tout de suite choisi de vivre de cette façon, mais ils n’ont aucune idée de l’horreur des premières semaines. Les yeux plus rouges que n’importe quoi, l’impression que n’importe quoi me ferait crouler sous les larmes pour la énième fois, sans compter les souvenirs qu’il me restait dans la tente. Tout, tout y passa, afin de m’aider à me délivrer de cette douleur qui me collait à la peau. Brûler, enterrer … il n’y a rien qui échappa à ce besoin d’oublier, d’effacer. S’il me fallait absolument continuer à vivre, alors ce serait exactement comme ça, et s’ils n’étaient pas heureux de mon choix, ils n’auraient qu’à m’éviter, garder un meilleur souvenir d’autrefois et de m’imaginer pareil. Chris le com… en fait non. Je croyais qu’il l’avait compris, qu’il irait de l’avant et accepterait ce changement. Visiblement, il me mentit. Il fit ses plaintes à Devos, et bien entendu, ils crurent devoir jouer les héros et venir sauver la princesse en détresse. Faux. Ils devraient bien voir que la princesse avait grandi et allait résoudre ses problèmes seule.

Un point de vue qu’on ne partagea pas, et que, pire encore, on semblait trouver répugnant. Vivre dans le déni … je ne niais rien du tout. En fait, je passais outre tout ce charabia des êtres chers qui sont toujours là, qui gardent un œil sur leurs proches. Foutaises! Au moins, je vivais dans le concret. Robb était mort, il ne reviendrait plus, il n’existe plus. En me fixant ces faits, je ne pensais pas à des trucs complètement décousus. « Dans le déni? Non. J’ai simplement tourné la page, et c’est ça, qui est plus facile. » Ma gorge semblait se resserrer momentanément, probablement puisqu’elle commençait à être sache. C’était la crainte de ce qu’ils me réservaient encore. « Au moins, je ne croule plus sous ces vaines émotions qui ne servent qu’à te faire souffrir, jour après jour. » Je parlais bien sûr de cette sensation que mon cœur se déchirait, que mes yeux ne connaîtraient pas une seconde de répit, que le monde entier était à la fois trop vaste mais également bien trop vide. C’est tout ça et bien plus encore qui m’envahit, lorsque je m’enfermais dans la tente, quand je hurlais presque pour qu’on s’éloigne, qu’on me laisse seule, avec ma peine parce que je ne voulais pas de ces futilités que des simples mots. Condoléances. Non mais quelle connerie. Ce n’était qu’un Cent parmi tant d’autres qui était mort. Ils ne faisaient ça que par politesse, que parce que c’était dans les coutumes. Pas parce qu’ils souffraient autant que moi.

Je crus être clair, dans mes propos, et que cet interrogatoire s’arrête là. Je pris donc une gorgée du verre d’eau, m’attendant à ce que Chris renchérisse ou ne vienne avec ces arguments. Cependant, ce fut Devos qui prit la parole de nouveau. Et sa phrase ne me laissa certainement pas de glace, bien au contraire. Cette pensée me traversa l’esprit plus d’une fois. Que ferais-je, si l’un d’eux perdait la vie? « Je sais très bien que ce n’est pas ce que tu voudrais entendre, mais je préfèrerais nettement ne rien ressentir. » Je déposais le verre avec force sur la table. « Parce que je ne veux pas devoir subir le même parcours. » Heureusement que j’avais appris à contrôler mes émotions, car autrement, je me retrouverais dans le même état que lorsque j’avouais mon secret à Chris. « Je ne veux pas avoir à hurler de douleur, à tous les soirs, parce que je sens que j’étouffe quand je me mets à pleurer. Je ne veux pas avoir à parcourir des souvenirs qui ne donnent lieu qu’à plus de souffrance. Je ne veux pas avoir à enterrer d’autres objets et photos pour essayer d’adoucir un peu la plaie béante. Je veux juste … arrêter de penser à ce qui n’existe plus, et essayer de vivre au jour le jour. » Je me levais d’un bond, mais du coin de l’œil, je pus apercevoir Chris bougé. À la place de prendre la fuite, je m’accrochais au dos de la chaise, non sans le fusiller du regard. « T’es content ? T’aurais très bien pu garder ça pour toi, mais non, il fallait que tu en parles. »  Mes poings se resserraient sur le bois; je détestais qu’on me place dans une telle situation. « J’étais seule, je me suis débrouillée seule, et je continue de faire ce qu’il faut pour le campement. Si ça vous ne suffit pas, la porte est juste là. » Je les regardais, tour à tour, et pointa la porte derrière moi.  
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Sujet: Re: Fallen angel [Rachros]
Sam 22 Sep - 20:40





Fallen angel
17 juillet 2118

Devos n’était pas le genre à posséder beaucoup de délicatesse. Quand il disait un truc, il allait au plus simple. Au plus compréhensif. À force de se répéter, il avait bien appris deux ou trois choses avec les autres. Les autres étant toutes personnes qui venaient l’aborder pour une raison ou pour une autre. La communauté, donc. Pourtant, avec Rachel, il ne s’était jamais pris la tête. Il n’avait jamais essayé d’édulcorer ses propos pour elle. Pas la peine, elle était assez maline. Assez futé pour le comprendre, lui et ses ambitions étranges. Le temps qu’il avait donc passé à ses côtés, pendant le mois où il s’était retrouvé bloqué, lui avait paru agréable et fluide. Comme si sa présence était naturelle, pas dérangeante. Lui, le vieil adulte parmi les jeunes.

Alors, naturellement, il espérait qu’elle s’ouvre à lui. Qu’elle puisse sentir la raison de sa présence, de celle de Chris, qu’elle parvienne à dire toutes ses choses qui étaient coincées au fond de son âme. Devos ne pouvait pas se permettre d’avancer ce qu’il ne comprenait pas, mais il pouvait deviner ce qu’il avait déjà observé, par le passé, chez son meilleur ami. Le deuil, chacun l’abordait à sa façon. Peut-être que c’était ce qui était arrivé pour Rachel. Peut-être que l’impact a été plus tardif et qu’elle ne s’était remise en question qu’à ce moment-là. En revanche, pour Chris, ça avait été direct. Il s’était retrouvé au plus bas, traumatisé, blessé, triste. Alors oui, il avait compris une chose après toutes ses années sur cette planète. Le déni était une option trop aisée. À ses yeux, c’était ce que Rachel avait décidé. Faire comme si elle ne ressentait rien, comme si elle n’avait rien vécu. Faire comme si, au final, c’est imiter quelque chose d’impossible, car elle ne pourrait jamais y parvenir entièrement. Cette tentative d’autoprotection était, tout bonnement, inutile.

Sans quitter Rachel du regard, Devos se demandait. Quelles étaient les pensées qui la traversaient ? Que ressentait-elle réellement ? C’était quoi, la sensation et les réactions qu’elle avait face à la perte de Robb ? Puisque Chris n’ajoutait rien, Devos enchaina alors avec une question très simple. Toujours à imaginer les hypothétiques situations du futur, il lui demanda alors ce qu’elle ferait face à sa mort à lui, l’informaticien, ou à celle de Chris. Ne représentaient-ils rien ? Après tous les efforts qu’elle avait fournis, quand Devos était là, celui-ci se doutait bien que cette pensée, elle l’avait déjà entendu.

« Tu dois apprendre à vivre avec, pas à l’ignorer. » Venant de la part de Devos, le pro pour trier ses souvenirs et ses émotions, c’était assez osé. Son regard se posa sur Chris, à qui Rachel reprochait d’avoir vendu la mèche. « Tu ne peux pas lui en vouloir de m’en avoir parlé. Il s’inquiète pour toi, autant que moi. Mais toi, seras-tu capable de t’inquiéter pour qui que ce soit si tu décides de ne plus rien ressentir ? » Malgré sa cheville, Devos se leva. « Et tu crois que Chris n'a pas essayé, lui aussi, cette option futile qui n’est qu’une perte de temps ? » Il se tourne vers son ami. À lui de lui dire, de lui faire comprendre, de la secouer. Il peut le faire, il peut trouver les mots qui sauront la toucher. Sans doute, y parviendra-t-il mieux que Devos.

Une chose, cependant, était certaine : ils n'allaient pas la laisser si facilement. Pointer la sortie était donc inutile.


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01/11/2015 Glacy Ezra 2349 Brett Dalton AVENGEDINCHAINS (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 258
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Sujet: Re: Fallen angel [Rachros]
Dim 30 Sep - 13:21


   
Fallen angel
#rachros

   
« If we fall, we fall together. »

« Est-ce que j'ai l'air heureux de me retrouver là selon toi ? » Ce n'était pas comme si un sourire s'étalait réellement sur mes lèvres alors que je la regardais. Etant loin d'être enchanté face à cette situation. Et si pour elle c'était sa signification du bonheur alors cela ne faisait aucun doute que je n'avais pas la même définition. N'étant pas content d'en être arrivé là mais ne comptant pas m'excuser parce que j'avais parler. Ne comptant pas m'excuser pour avoir trouver Devos alors que j'avais besoin de parler de cette situation, de parler de ce qui se passait. Certes cela ne lui plaisait pas. Lui plaisant encore moins que nous nous trouvons là devant elle, pour autant ce n'était pas comme si j'allais ignorer la situation. Et si j'ajoutais une note de sarcasme à mes propos, il ne restait pas moins que dans le fond je restais de marbre. N'étant pas heureux de la voir cesser de ressentir, de la voir plonger. N'étant pas heureux de la voir vouloir devenir un zombie. Mais autant que je pouvais avoir trahi sa confiance, il ne restait pas moins que sur ce point je ne le regrettais pas. Pas entièrement. Les doutes qui pouvaient surgir qui s'effaçaient autant que je la voyais se tenir devant nous, si bornée. Une mini-tempête. Un ouragan en train de se déchaîner. Des mots qui sonnaient réels. Des mots qui étaient pour elle la vision de son histoire, de la réalité. J'avais déjà entendu son histoire, je savais déjà ce qu'elle allait dire. C'était comme jouer la même scène une seconde fois. Tout aussi pénible à assister qu'à prendre part. Que conscient qu'en remettant les pieds dans le plat, je tournais le couteau dans la plaie. Elle revivait de nouveau cette conversation tout aussi douloureuse qui avait eu lieu entre nous. Coupable de cela. Mais pourtant immobile. Immobile comme si j'étais de marbre alors que je suivais le regard de Rachel si c'était de Devos. Je lui avais expliqué la situation, ce que je pensais de la situation mais il ne restait pas moins que c'était une autre affaire d'entendre réellement l'histoire. Faisant un piètre conteur. Mais il était qu'intéressant de voir le visage de Devos alors que je voyais les rouages de son cerveau s'entrechoquaient tandis qu'il réfléchissait, faisait sans aucun doute peser chaque mot qu'elle prononçait dans sa tête. Personne ne réagissait de la même manière, avait forcément le même avis sur la question mais au final peu importait les désaccords, on en venait à se serrer les coudes.

Un regard qui s'était posé sur Devos avant de se poser de nouveau sur Rachel qui serrait désormais fermement le dossier de la chaise. Des mains qui pourraient être tournées en main de combattante. Et une idée que je chassais de mon esprit alors que là n'était pas le moment. Me dissipant trop rapidement ou paraissait peut être trop indifférent en étant juste là à les observer. Elle savait ce que je pensais alors je préférai que ce soit Devos qui se charge avant tout de la conversation, me laissant le loisir de l'étudier avant d'être finalement intégré dans la conversation. « Oh elle sait ce que je pense de cette situation rassure-toi. » Ton presque moqueur cette fois-ci parce que je n'avais pas pu m'en empêché, parce qu'elle était tant bornée. La jeune femme qui savait que c'était futilité, que cela n'allait pas fonctionner. Lui ayant exactement expliqué qu'elle ne pouvait juste décider de ne rien ressentir, que cela ne fonctionnait pas. J'avais tenté de m'assurer qu'elle ne reproduise pas les mêmes erreurs mais elle le voulait. Ou bien elle ne voulait pas m'écouter, continuant d'agir. Enfin, si je savais qu'elle m'écoutait par moment ou disons plutôt seulement parce que je la poussais à le faire, l'y contraignant. « Peut être qu'en fait, on devrait juste faire comme elle nous demande. Juste prendre la porte. La regarder reproduire les mêmes erreurs que moi. La voir comprendre par elle-même à quel point c'est futile de perdre tout ce temps quand il voudrait juste qu'on profite de notre vie. » Pas tant moqueur, sarcastique que peut être en colère. N'arrivant pas à lui parler complètement. A un moment de la conversation l'un ou l'autre finissait toujours par perdre ses moyens ou commencer à s'énerver. On était habitué à se taquiner, à se chamailler mais avant ici nous avions eu jamais besoin d'avoir de réelles discussions. Ils pouvaient en avoir avec Robb mais je m'étais toujours montré indifférent à ces discussions à coeur ouvert. Les temps ayant changés. N'étant pas certain que c'était ce à quoi pensait Devos quand il avait souhaité que je prenne la parole à sa suite, que je poursuive dans sa lancée pour l'atteindre. « Après tout tu l'as dis toi même mini-miller... » Usant ce surnom volontairement alors que je continuais sur ma lancée, non totalement sous contrôle. « tu n'es plus un enfant, tu veux nous montrer que tu peux te comporter en adulte. C'est l'opportunité tu ne penses pas Devos ? » Me tournant vers lui. « La parfaite opportunité pour nous montrer que tu agis comme un adulte, et qu'au final c'est nous qui avions tort. Après tout qu'est-ce qu'on en sait j'ai perdu mon temps, mais elle le perdra peut être pas en se coupant de nous. On devrait peut être juste respecter son choix, c'est ce que tu veux non ? qu'on disparaisse de ta vie comme ça tu auras plus besoin de ressentir ? » Allant sans doute trop loin en faisant valoir que ses choix étaient ceux d'un enfant, comme si je cherchais qu'à l'énerver ou juste la faire réfléchir. Je ne savais plus trop moi-même.

(c) DΛNDELION

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07/05/2018 Dumbass*Angel non 146 Chloe Bennet Minibouh (avatar), ASTRA (signature) cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine 210


Sujet: Re: Fallen angel [Rachros]
Sam 6 Oct - 7:35


   
Fallen angel
#rachros

   
« If we fall, we fall together. »
J’en venais à regretter beaucoup de choses, en me retrouvant ainsi coincée dans la cuisine. Pourquoi avais-je fait confiance à Chris, pour qu’il garde le secret? J’étais stupide ou quoi? Lui et Devos se parlaient bien trop souvent, et vu l’amitié qu’ils partagèrent avec Robb et moi, j’aurais dû me douter que la situation présente serait une possibilité. Je déplorais également mon incapacité à garder une allure calme, à porter le masque adéquat, exactement comme je le fis lorsque je m’occupais de Devos, alors blessé à la cheville. Pourtant, cela s’est bien passé, il ne soupçonna rien du tout. Il n’aborda pas vraiment le sujet, ni me posa de question, comparativement à ce qu’il se passait ici. Peut-être bien que cela me semblait plus simple de ne jamais dévoiler ce côté plus sombre de moi-même, vu qu’il avait besoin de mon aide. La douleur et l’angoisse devaient certainement tenir son esprit occupé. Quant à moi, je prenais soin de lui, profitant toujours de sa présence, non sans que cela ne comble le vide que je ressentais encore. En fait, nous étions trop concentrés sur nos problèmes personnels pour s’apercevoir de quoi que ce soit d’autre, et maintenant, eh bien, Devos devait sûrement se poser des questions, essayer de s’aventurer dans le passé, à la recherche d’un quelconque indice.

Ça, ou alors il espérait que ce lien presque fraternel qui nous liait tous me pousserais à avouer ce qui n’allait pas, verbaliser ce que je gardais au fond de moi. Il n’y a pas à dire, il était très optimiste. N’avait-il pourtant pas vu le dur moment que Chris passa, après la mort de Robb? Comment pouvait-il croire que je me mettrais à lui avouer tout, alors qu’à l’intérieur, je sens mon âme se recroquevillée. Ils ne pouvaient rien faire, ni l’un ni l’autre. J’avais choisi cette voie non par envie, mais par obligation. Quelqu’un de confus, en proie à une souffrance psychologique … ça n’aide personne à survivre. Pire encore, elle n’apporte rien au développement du campement. D’écouter mes émotions à la place d’en faire fi, c’est d’accepter que je ne serais jamais sereine, qu’il y aurait toujours cette petite voix mélancolique et ces images d’un passé à oublier ainsi qu’un futur impossible. Je continuerais à crouler sous les larmes à chaque fois que je mets à penser un peu trop sur certains sujets. C’était mon fardeau, et je l’acceptais sans rechigner. Tant pis, s’ils ne l’acceptent pas. Puis de toute façon, ils sont bien occupés dans leur campement respectif pour venir me superviser.

Autant leur signaler, donc, qu’il n’y avait rien d’autre à faire, que je saurais faire les choses à ma manière. Je les voulais dehors, loin d’ici, sans que je ne puisse les entendre me faire la morale. Secouant vivement la tête, je refusais de croire ce que Devos me disait. Apprendre à vivre avec ne m’a pas servi, dans les semaines suivant le décès de mon frère. En effet, à vouloir tout ressentir constamment, je ne mettais même plus le nez dehors, je ne laissais personne entrer dans la tente … dans notre tente. Voulait-il que j’y retourne, que je passe le temps qu’il me reste cloîtrée dans une tente? Car c’est ce qui arriverait, j’en étais certaine. M’enfin, … maintenant que le duo était au courant, je me doute qu’en s’informant de mon état, ils feraient exactement la même chose que maintenant. Chris, mon dieu! N’aurait-il pas pu garder le silence? Je lui en voulais terriblement, n’hésitant pas une seule seconde à le lui faire savoir. Bien entendu, il su exactement quoi me répondre, toujours prêt à trouver le moyen de me rendre encore plus grincheuse. « Bah si t’es pas heureux, t’as une solution. » Des insinuations comme quoi il pourrait partir à tout moment. Devos intervint à ce même moment, se levant de sa chaise malgré sa blessure. « J’ai fait mon choix, je ne reviendrais pas dessus. Si je ne m’inquiète de personne, je ne me retrouvais pas dans un sale état. » Certes, j’en viendrais à perdre Chris, Devos et bien des amis. Mais n’était-ce pas un sacrifice nécessaire, pour un peu plus de ‘self-control’ ?

On en vint bien entendu à parler du deuil de Chris, de ses réactions et de ses mauvaises décisions. Un bref regard échangé entre les deux hommes, avant que la personne concernée ne prenne le contrôle de la conversation. Il avait raison sur un point; je savais bien son avis sur mes décisions, et je me doutais qu’il ne les acceptait pas, malgré son acquiescement lors de notre confrontation près du ruisseau. « Et si je ne veux pas profiter de ma vie? À quoi bon le faire quand il y a quelqu’un qui n’est plus là? C’est comme finir un puzzle avec une pièce manquante. C’est vain, ça n’aboutit à rien. » Mais je n’étais pas contre le fait qu’ils prennent la porte et croient attendre le moment où je viendrais cogner, demander qu’on m’aide. Trop d’amour propre pour ça, je ne risquais pas d’en arriver à ce point. Une détermination sans faille … ou presque. Le masque n’est pas si solide, car parfois, il y a des mots qui blessent. Entre autres, en entendant le surnom que je ne voulais plus entendre depuis un moment, je ne pus cacher la colère qui me parcouru. D’autant que Chris n’attendit pas une seconde de plus pour sous-entendre la stupidité de mes choix, me comparant un peu trop directement à un enfant. « Je t’ai déjà dit, Chris. Je ne veux plus entendre ce surnom. » Une voix sombre, celle qui voulait mettre un trait à tout ça, qui souhaitait partir en courant, même en sachant qu’ils me rattraperaient s’il le faut. « Mais tu as raison, vous devriez respecter mon choix, et disparaitre de ma vie. » Je repris ma place, sur la chaise, de façon très posée, essayant tant bien que mal de garder mon calme. Je restais là, à fixer le fond du garde-manger, pendant quelques minutes, mais la colère provoquée par les mots que j’avais prononcer en dernier eut raison de moi. D’un seul trait, je saisis mon verre et le lança contre le mur, avalant tant bien que mal l’envie de pleurer, mon visage se tordant malgré mes efforts surhumains. « Je ne veux ressentir plus rien. Plus rien du tout. » Posant mes coudes sur la table, je me cachais le visage, tentant de reprendre le contrôler, respirer tranquillement et retourner vaquer à mes occupations, après qu’ils soient partis.
(c) DΛNDELION

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20/12/2016 ELOW ; ĆIRO + IRINA + JONAS ; 1204 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 96
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Sujet: Re: Fallen angel [Rachros]
Sam 3 Nov - 11:30





Fallen angel
17 juillet 2118

Est-ce que Rachel a peur ? Peur d’être elle-même, de se livrer entièrement . Peur d’être un boulet à sa communauté, un poids pour la survie de tous ? Est-ce qu’elle a peur, tout simplement, qu’en étant honnête avec ses douleurs, elle mette en danger ceux qu’elle aime encore ? Devos sait, que durant son temps au campement, elle lui avait paru tout à fait normale. Ou peut-être, finalement, qu’ils avaient eu besoin de cette pause. Peut-être, oui, qu’ils avaient besoin de calme et de routine pour ne pas accentuer les problèmes qui étaient les leurs, à ce moment-là. Mais aujourd’hui, tout est différent. Aujourd’hui, Devos sait. Il sait la peine qui traverse l’esprit de Rachel et il sait que ça ne va pas. Que sa solution n’est pas la bonne et avec Chris, ils sont décidés. Il est hors de question de la laisser faire, de la laisser se perdre dans une voie qui n’est pas la bonne. De sombrer sans se rendre compte qu’il y a deux personnes sur cette terre, prête à tout pour elle. Pour son bonheur, pour son sourire. Il peut, cependant, comprendre sa logique. Ne pas s’inquiéter pour les autres, ne pas vouloir pleurer la mort, ne pas se retrouver face à des vides encore et encore. Mais ça, c’est la vie. Aujourd’hui, demain, quelqu’un va naître, quelqu’un va mourir. Et malgré tout ce qui s’est passé autrefois, certains sont encore là aujourd’hui. Les tribus sont la preuve que l’homme peut survivre au pire et Devos sait que Rachel pourra aller mieux.

Le deuil. C’est compliqué à comprendre pour Devos qui préféra se taire plutôt que de dire que sa métaphore est une erreur. Après tout, les pièces d’un puzzle peuvent être remplacées. Mais ça serait bien bête de dire ça des hommes, vraiment. Ou alors, il devrait dire que ça ne devrait pas l'arrêter à vouloir avancer, qu'il y aura toujours quelque chose qui manque. Ou quelqu'un. Chris, de son côté, a réussi à exploit particulier : celui d’énerver Rachel encore plus. Mini-Miller, ça lui va si bien, d’ailleurs. Devos ne l’a jamais appelé ainsi. Il n’a jamais donné de surnom à qui que ce soit, en fait. Mais cette colère prouve qu'elle n'est pas insensible, qu'elle ressent encore, beaucoup, énormément. Que c'est là, au fond d'elle. Chris a déclenché ça et il peut aller plus loin... Il y a entre eux un lien qui dépasse ce que Devos possède avec Rachel. Quelque chose de fort, d'explosif aussi...

« Tu ne peux pas y échapper… » Dit-il en regardant le verre qui s’est écrasé, quelques secondes plus tôt, contre le mur derrière lui. « Mais je n’ai pas besoin de te dire un truc que tu sais déjà. » C’est inutile de croire qu’elle peut, si facilement, tout ignorer. Alors, elle n’a pas le choix que demander aux autres de partir. À ceux qui pourraient, un jour, ajouter à cette peine. « On va partir, si c'est ce que tu veux, on va y aller. Mais n'oublie pas, Rachel. Chris et moi sommes encore là, en vie. On tient à toi et on veut être là pour toi. Ce n'est pas parce que Robb est mort que tu dois te fermer à tout ce qui pourrait te rendre heureuse. Même toutes la bonne volonté du monde n'effacera pas le regret que tu vas éprouver le jour où tu ne pourras plus nous trouver. » Et le regret, Devos en est expert.



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