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˜˜˜˜˜˜on my way ⊰ rachris
maybe life should be about more than just surviving

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07/05/2018 Dumbass*Angel non 136 Chloe Bennet Minibouh (avatar), ASTRA (signature) cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine 110


Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Jeu 23 Aoû 2018 - 6:18


   
On my way
#rachris

   
« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Je ne repensais plus à l’ultimatum que je prononçais, avant de commencer l’entraînement. En fait, c’est exactement comme si je ne l’aurais jamais dit. Je ne songeais plus tant à la difficulté de faire quoi que ce soit, sinon au simple fait de me souvenir de quelques trucs et de bien les comprendre. Une première partie qui fut dédiée rien qu’à cela, aux mouvements défensifs, et non au reste, quoique bon, certains sujets plus personnels refirent surface, d’une façon ou d’une autre. Et un restant de journée qui s’était déjà planifié de lui-même, alors que je ne rebrousserais pas chemin aujourd’hui. Une nuit que je passerais au campement ici, une impression que je me retrouvais dans le vaisseau, auprès de ceux et celles que je voyais de façon régulière. Des images qu’il me fallait sortir de ma tête, car ces moments-là, la légèreté d’esprit, l’appartenance à un groupe de personnes soudées, ça n’existait plus vraiment. En nous mettant en prison, puis en nous expédiant sur Terre, ils ont envoyé un message bien clair. Bien qu’ils ne veuillent pas nécessairement le reconnaître, ils avaient dressé un mur, une délimitation. Ainsi, ce soir, bien que ce ne soit pas l’une des idées qui me plait le plus, je resterais. À quoi bon tenir tête à Chris, de toute façon. Cependant, je repartirais tôt, le lendemain, question de ne pas croiser des visages un peu trop familiers, soit à cause de leur implication vis-à-vis mon incarcération, soit parce qu’ils ne m’avaient pas vu depuis un long moment, et voudraient sans doute me chanter la chanson des condoléances.

Le cœur et l’esprit qui se retournèrent vers la suite de l’entraînement, pour ne pas s’égarer trop longtemps. Un nouveau chapitre, ou devrais-je plutôt dire, une introduction, qui débutait maintenant. Le voilà qui faisait certaines démonstrations, cette fois, de mouvements plus offensifs. Une invitation à l’observer, afin que je puisse ensuite démontrer ce que j’avais appris En le scrutant, je ne sentais pas très sûre. Pouvais-je réellement reproduire tout ça, sans avoir l’air d’une parfaite idiote? Je n’en sais rien. C’était ça, la véritable frustration. Depuis quelques mois déjà, je m’exténuais à frôler la perfection en cuisine, m’y dédiant complètement, faute d’autres centres d’intérêt. Au niveau où j’en suis, je ne pense même plus à l’excellence, car elle ne m’importe plus. Mais là n’était pas le problème. Le fait est que je cherchais à atteindre ce niveau démesuré, ne serait-ce que pour ma pure satisfaction. Là, maintenant, je m’imaginais cette même barre à une telle hauteur, que je ne la voyais plus. Pour en arriver à des connaissances respectables, combien d’années est-ce que ça me prendrait? Ne serait-ce pas mieux pour moi de me concentrer dans les aires avec lesquelles je suis plus à l’aise? Léger plissement de front, me rendant compte que peu importe ce que je faisais, je trouvais toujours une manière de me tourmenter.

Heureusement pour moi, je réussis quand même à analyser ce qu’il faisait, y allant étape par étape, mémorisant un peu les postures, quoique cela soit mon talon d’Achille. Bientôt, il me demanda si j’avais des questions. Je ne tardais pas à lui en poser plus d’une, lui faisant comprendre mon manque flagrant d’assurance. Et lui, comment avait-il réagi? En rigolant, bien entendu. Je le fusillais du regard, un peu irritée à l’idée que mes craintes soient plus proche d’une peur de gamin que d’un souci à ne pas prendre à la légère. Eh oh! C’est lui, qui a les muscles pour ne pas craindre ce genre de résultat. Il peut bien soutenir que je ne me casserais rien, pendant qu’il est à côté, mais cela ne veut pas dire qu’en cas d’urgence, je ne vienne à me retrouver blessée justement à cause de ça. Ah, mais bien sûr … le ‘mauvais’ mouvement. Me connaissant, j’arriverais à ce genre de résultat, et ce, exactement au mauvais moment. C’est bien pour ça que je n’ai pas utiliser un seul des mouvements défensifs sur Terre, malgré les attaques des grounders. N’était-ce pas mieux de trouver une grotte, un endroit quelconque caché, que de jouer les héros et que ça se termine mal pour moi?

J’étais toujours aussi étonnée de voir qu’il ne perdait plus autant espoir de me faire changer ma perspective. Sans relâche, en fait, alors qu’il dit remontrer les mouvements, un à un, au ralenti. Puis, il s’approcha justement pour corriger ma posture, non sans me signaler que le but n’était pas de se blesser, mais de faire attention. En fait, de faire autant attention que lorsque je cuisinais. « J’te ferais savoir que t’as pas besoin de te faire des muscles pour travailler en cuisine. Et puis c’est facile, de surveiller mes doigts. C’pas comme surveiller mon corps, la position dans laquelle je suis. Il me faudrait un miroir sur moi, pour ça. » Oui, je sais, je devais arrêter d’adopter cette personnalité un peu trop proche de la jeune Rachel, celle qui suivait constamment le groupe sans vraiment être à sa place. En tout cas, j’eus de la chance qu’il ne revienne pas sur le sujet, préférant plutôt répondre à ma deuxième question en mentionnant une fois de plus l’absence de Seth. Ces deux-là, on aurait dit … non, je ne finirais pas cette phrase. Je préférais l’effacer de mon esprit pour ne me concentrer que sur ses explications. « Je n’y avais pas pensé, mais c’est une très bonne idée. On verra si je m’en souviens encore, d’ici quelques jours. » Juste un petit rire … cela aurait été parfait, pour accompagner cette phrase. Un son que je ne réussis pourtant pas à faire, se traduisant à la place par un simple haussement d’épaule. « Ah bah voilà qui élucide le mystère : l’avantage … » Un soupçon d’ironie, comprenant parfaitement le sous-entendu. Je ne reprenais aucunement l’avantage, en ce moment. En fait, c’était tout le contraire, ne me laissant gouverner que par des automatismes.

Des non-dits qui cédèrent leur place à l’action, à l’essoufflement et à un retour à la base, aux mouvements plus lents, pour mieux les comprendre et les assimiler. « Je n’ai pas d’autres questions, donc tu peux y aller. » Il s’exécuta, répétant encore et encore chaque petite portion du coup de pied. Du positionnement du corps, jusqu’au mouvement rotatif, j’essayais de ne pas céder immédiatement à l’idée que je n’y arriverais pas. J’essayais de m’estimer assez douée pour ça, quoique ce ne soit pas le cas. Puis, il s’arrêta, non sans me dernier quelques derniers conseils et directives. « J’espère bien que tes attentes ne soient pas bien hautes, autrement, ça ne sera pas joli à voir. » Je me positionnais, mais mal, visiblement, puisqu’il me corrigea pour la énième fois. Il m’encouragea ensuite, me promettant que je ne me blesserais pas, que je viendrais que frapper le vide. Je me trouvais un point spécifique à fixer, de préférence pas trop haut ni trop bas, juste pour bien voir le mouvement de mes jambes. Une fois ces petits détails résolus, je commençais à lui montrer ce dont j’avais retenu, espérant que je ne fasse pas trop d’erreurs. Ce ne fut qu’après un long moment passé sur ces gestes que j’arrêtais finalement. « Et puis? Je doute de ta réponse, mais est-ce que tu en as assez pour aujourd’hui? » Lui, fatigué? Je m’en doute.
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01/11/2015 Glacy Ezra 2319 Brett Dalton Murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 173
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Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Jeu 23 Aoû 2018 - 18:16


   
On my way
#rachris

   
« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Tentant d'illustrer ce que je disais mais il semblerait que ce soit qu'un nouveau sujet pour nous chamailler. « J’te ferais savoir que t’as pas besoin de te faire des muscles pour travailler en cuisine. Et puis c’est facile, de surveiller mes doigts. C’pas comme surveiller mon corps, la position dans laquelle je suis. Il me faudrait un miroir sur moi, pour ça. »  Levant les yeux au ciel avant de lui répondre sur un ton moqueur. « Je crois avoir déjà entendu quelque part... » Bel et bien à la fois taquin et moqueur alors que je savais très bien qu'elle m'avait déjà sorti cet argument. Ou si elle ne m'avait pas donné cet exact argument, elle en avait sorti un similaire. Arguant contre moi et ma volonté à vouloir m'entraîner. Arguant qu'il n'avait pas besoin de porter des coups pour savoir porter des légumes. Des légumes qui ne pouvaient revenir à l'état vivant, qui ne pouvaient l'agresser. Des humains qui ne pouvaient non plus revenir à l'état de légume. Néanmoins à mes yeux je trouvais l'option intéressante. Certains qui feraient de très belles plantes vertes. Comme si se transformait en une plante permettrait de deviner l'identité d'une personne. Certains qui pourraient sans doute se transformer en ronce ou sortir leurs épines comme le faisait toute rose. Chaque plante qui n'était pas inoffensive alors que certaines étaient aussi cannibales. La radioactivité avait influencé sur le milieu naturel. La radioactivité avait influencé l'état des plantes, des animaux aussi. S'il était possible de voir des cerfs à deux têtes comme aperçu auparavant, de voir des papillons s'illuminaient, des fleurs étincelaient au coeur de la nuit, pourquoi ne pas imaginer que certaines étaient encore vivante. A mes yeux il était toujours utile d'avoir des notions pour se battre peut être même plus que de se servir d'un couteau. Mais c'était un sujet sur lequel nous serions sans doute toujours en désaccord, arguant toujours à tour à tour à ce sujet. L'un des sujets qui nous induisait le plus à nous comporter comme des enfants en train de se chamailler.

Mais pourtant elle était là en train de s'entraîner. « Je n’y avais pas pensé, mais c’est une très bonne idée. On verra si je m’en souviens encore, d’ici quelques jours. » Si elle paraissait plus détendue, plus festive, elle ne pouvait manquer le sourire qui s'était dessiné sur mon visage. La jolie brune qui me donnait de nouvelles cartouches. La jolie brune qui me tendait une perche. Me confirmant qu'elle s'était prise au jeu. Annonçant elle-même qu'elle pensait revenir d'ici quelques jours ou peut être qui sait rester plus longtemps. Ne pouvant pas m'empêcher de reprendre la parole aussitôt pour attaquer ce sujet. « Tu comptes revenir ? » Un sourire qui se voulait innocent mais qui ne pouvait contraster avec le fait qu'il s'était retroussé légèrement. Peut être une pointe d'arrogance aussi. « ... ou rester plus longtemps peut être ne pouvant résister à mon irrésistible compagnie ? » Ne pouvant m'empêcher de poser ces questions alors même qu'elle grimaçait un peu plutôt quand à l'idée de devoir rester pour la nuit. Ce qui semblait logique alors que je ne lui avais pas laissé le choix. Et sans doute aurais-je mieux fait de me taire, de savourer cette victoire silencieusement mais comme toujours je n'avais pas pu m'empêché de parler. Geste nonchalant que je faisais, parlant toujours d'une note légère alors que je reprenais de nouveau la parole. « En tout cas je suis content si cela te plait. » Sincère alors que c'était le cas. Satisfait par l'idée que cela puisse lui convenir. Satisfait à l'idée qu'elle était pris dans l'entraînement qu'elle avait pu oublié le reste. Me faisant espérer que peut être elle se prendrait de nouveau au jeu. Un ton plus ironique qu'elle usait après que j'ignorai. « Ah bah voilà qui élucide le mystère : l’avantage … » Ne comptant pas lui répondre cette fois-ci alors que comme je l'avais accueilli, mon moral était au plus beau fixe. Satisfait en effet par la tournure de situation. Satisfait par cet entraînement.

Un entraînement qui ne pouvait que se poursuivre non sans que je lui donne de nouvelles instructions, de nouveaux conseils. « Je n’ai pas d’autres questions, donc tu peux y aller. » Ne pouvant que de nouveau lui montrer les gestes à faire pour qu'elle les assimile, les comprenne. Prêt à répondre à toutes ces questions alors que j'appréciais cette petite extension de mon métier. Censé d'origine n'être qu'un soldat. Censé avant tout monter la garde, voir patrouiller mais j'adorais ces extras autant que la participation à des activités plus collectives. Ayant repris plaisir à travailler en groupe, à participer aux activités. Ayant repris plaisir à la vie. Ce qui en faisait partie. « J’espère bien que tes attentes ne soient pas bien hautes, autrement, ça ne sera pas joli à voir. » « Tu sais que je ne m'étais jamais attendu à beaucoup venant de toi. » C'était un ton taquin. Dans un sens, il pouvait être que facile à devenir pour elle le mensonge là-dedans. Ayant toujours estimé qu'elle avait du potentiel, des capacités. Ma motivation à l'entraîner qui s'était de nouveau réveillée sur terre. Sans doute là bien plus entrain à l'entraîner en me disant que peut être qu'on pouvait faire quelque chose d'elle. Des espoirs qui dans le fond n'étaient pas bien restés haut au départ. Ce n'était que maintenant sur terre qu'il était plus facile d'y croire. La jeune femme qui n'en venait d'ailleurs qu'à me montrer ce qu'elle avait retenu sans s'arrêter. N'hésitant pas à lui fournir des points d'appuis alors que je l'étudiais non moins, ajouter quelques annotations mais la laissant avant tout s'entraîner d'elle-même. Lui offrant tantôt la possibilité qu'elle prenne confiance en elle alors que je ne pouvais réaliser les gestes à sa place. Ce qu'elle était capable de le faire comme elle me le montrait. Finissant non moins par s'arrêter sous un hochement de tête de ma part. « Et puis? Je doute de ta réponse, mais est-ce que tu en as assez pour aujourd’hui? » Mon regard qui restait posé sur elle comme si je voulais faire durer le suspens. Ce qui était un peu le cas. « Non c'est bon. Repos soldat. » Ayant fait exprès de prendre un ton commando par amusement. Ce que je ne tardais à faire non moins était de lui tendre une bouteille d'eau. Mon regard qui se posait sur le local à côté, désert. Les heures avaient continué de filer à vrai dire. « Tu veux sans doute faire un brin de toilette avant d'aller manger un morceau ? » Certes les conditions d'hygiène n'étaient pas similaires et autant agréables que sur l'odyssée, mais on s'adaptait. Capables de fabriquer du savon, capable de faire chauffer de l'eau ou même de la filtrer. Il était possible d'améliorer notre niveau de confort et de quotidien petit à petit au plus grand bonheur de tous. Une hygiène sur laquelle il fallait être consciencieuse pour ne pas tomber malade comme sur l'alimentation. Lui offrant d'autant plus le gîte et le couvert pour la nuit.


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07/05/2018 Dumbass*Angel non 136 Chloe Bennet Minibouh (avatar), ASTRA (signature) cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine 110


Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Ven 24 Aoû 2018 - 6:37


   
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#rachris

   
« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Jamais deux sans trois. On ne trouve pas moyen de discuter de façon civilisée, entre nous. Il faut toujours que ça finisse par des chamailleries enfantines, lui prônant toujours l’entraînement et le combat, alors que pour moi, je préférais nettement la cuisine et la découverte de nouveaux ingrédients. La violence n’avait jamais été mon fort, et je ne m’estimais pas comme une bonne candidate pour le poste de garde. Les armes tranchantes restaient dans le garde-manger, et ne servaient qu’à couper et peler. Toute autre action impliquant des lames, je la laissais aux professionnels. Ce n’est donc pas étonnant que je reprenne l’exact même argument, celui qui, à la longue, pouvait devenir exaspérant. « Oui oui, je sais, je me répète. Mais je continue de soutenir ma position; je suis cuisinière, pas garde. » Des responsabilités pour le moins plus adaptées, vu que je détestais me retrouver au cœur de l’action. Ayant toujours cette tendance à paniquer, à ne plus penser logiquement … ou pire encore, de ne plus me rappeler de ce qu’il fallait faire. C’est bien beau, qu’il m’oblige à refaire la routine encore et encore, je figerais sur place, lors d’une attaque, comme à chaque fois. À quoi servait donc ce bagage de savoir, si en fin de compte, je n’y fais pas appel? Des questions que j’évitais de poser, ne voulant pas faire durer un tel sujet.

Et voilà qu’une mauvaise tournure de phrase me coûtait encore des taquineries de sa part. Avais-je donc spécifié, que j’allais revenir ou que je voulais rester à ce campement plus longtemps? Ce n’est pas ce que j’avais dit, pourtant. « Eh oh, tu f’rais mieux de pas sourire trop longtemps. » La mine presque déconfite, sachant déjà qu’il avait les moyens pour déformer tout ce que je disais, simplement pour que ça rentre dans le moule qu’il s’était créer. « J’ai jamais parlé de revenir ni de rester, n’invente pas des mots. Je faisais juste référence à ma mémoire, c’est tout. Puis tu sais pertinemment que je suis une Cent, et donc que ma place n’est pas ici. » Un trait sur sa dernière idée, ne pouvant croire que je ferais un long séjour ici. En fait, la seule façon que ça n’arrive, c’est probablement si quelqu’un de l’équipe médicale croise mon chemin et voit mon état. Les Odysséens, ces gens qui se souciaient tant du ‘bien-être’ des autres. Peut-être auraient-ils dû penser au nôtre aussi, il y a longtemps. « M’ouais … » Je fixais le sol, une partie de moi un peu déçue de me voir ainsi prendre goût à l’entraînement, alors que je me m’étais promis tout le contraire. Un pur réflexe que d’utiliser l’ironie justement pour masquer tout le reste. Heureusement, Chris ne rajouta rien de plus, préférant la satisfaction de me voir faire des progrès auxquels je ne m’attendais aucunement.

Un autre coup de départ, cette fois pour me montrer les nouveaux mouvements une dernière fois, avant que je lui montre ce que j’avais compris. Un véritable plaisir qu’il prenait à me montrer les gestes, se sentait probablement plus distancé du simple rôle de soldat. Travailler et communiquer avec les autres, une facilité que je possédais également autrefois. Mon attitude qui changea à un tel point que je me demandais parfois si je n’étais pas mieux de trouver un coin juste pour moi. « Ouais, c’est ça. » Toujours à essayer de me faire sourire, de me faire rigoler. Il mentait, j’en étais certaine. Il s’attendait, au contraire, à mieux. Du moins, c’est ce que je pensais, vu mon silence et mon éloignement. Je ne lui avais rien dit, ce qui le fit croire pendant un moment que ça allait, que je n’avais pas de problème. Faux, puisque le fardeau s’accumulait, et que je n’agissais plus tant en adulte. On pourrait plutôt me qualifier de fantôme ou de zombie. Ce qui n’étais pourtant pas le cas maintenant, vu ma concentration complète sur mes mouvements et sur le coup en soit. J’écoutais toujours ce qu’il me disait et corrigeait ce qu’il me pointait. Une suite répétitive que je ne conclus que lorsque je vis son signe de tête. Pour aujourd’hui, ça en serait assez. Ou pas … Sa réponse tardive me fit craindre qu’il ne me demande de continuer. Heureusement, il prit bientôt le ton de voix d’un commando pour me confirmer que l’entraînement avait pris fin. Soupir de soulagement, satisfaite de savoir que je n’aurais besoin de faire d’autre effort dans le genre. Puis, je pris la bouteille qu’il me tendit. « Merci. » J’en bu quelques gorgées avant de m’arrêter. « Ce serait mieux oui. » Je bifurquais complètement sur le sujet de la nourriture, ne sachant pas trop à quel moment lui dire que je ne savais même pas si j’avais envie de l’accompagner. Je ne voulais pas croiser d’autres personnes contre qui j’avais une rogne.
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Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Ven 24 Aoû 2018 - 17:45


   
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« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]L'entrainement qui venait de se terminer. Prenant fin sur une note positive. L'ambiance qui restait légère à mes yeux. Si certes, il y avait toujours quelques sujets de désaccord où je ne pouvais qu'arguer voir laisser couler comme quelques instants auparavant, il ne restait pas moins que dans un sens plus général j'étais heureux de la voir ainsi. Il n'était pas dit qu'elle allait mieux mais elle paraissait plus détendue. Certainement plus à l'aise dans ce genre de situation que dans celle où je me retrouvais à la conforter, dans celle où elle finissait en larme. Et si je savais qu'elle préférait continuer de ronchonner le plus souvent quand je revenais l'embêter sur certains sujets jugés trop délicats, j'aimais cet aspect de la journée. J'aimais les après entraînement ou même les entraînements tout court. J'aimais quand les heures se succédaient jusqu'à le crépuscule fasse son apparition. Le ciel qui changeait de couleur. Les étoiles qui domineraient bientôt la voûte céleste. Il n'y avait rien de plus magnifique que ces moments-ci. La possibilité de voir le ciel d'une toute autre perspective. La possibilité d'entrevoir la voûte céleste du sol même. Il n'y avait plus de raison de la regarder à travers les interstices de la carcasse métallique qui nous avait permis de vivre au coeur de l'espace. C'était d'autres options qui s'offraient à nous. Une autre vision du monde.

Peut être était-ce aussi pour cela que j'appréciais tant voyager, que je profitais de chaque expédition pour découvrir de nouveaux recoins. Il nous avait jamais été possible avant d'entrevoir un autre monde et d'autres paysages. Il n'y avait jamais eu la possibilité de laisser la réalité donner sens à notre imagination. Maintenant c'était le cas. Pouvant confirmer ou non ce que j'imaginais avant. Bien que certes, il fallait avouer que je n'avais jamais complètement adhéré à la théorie que d'autres personnes aient pu avoir survécu, puissent habiter cette terre. N'en n'étant jamais venu à arguer jusqu'au coeur de la nuit qu'un coin de cette terre était habitable. N'étant pas autant passionné que d'autres mais comme chacun j'avais pu m'imaginer pendant l'espace d'un instant ce qu'il pourrait en être. C'était seulement là quand la structure métallique s'était écrasée au sol que tout avait pris forme. Toutes les théories s'étaient confirmées tandis que d'autres, fausses, étaient tombées aux oubliettes. Il n'y avait pas à dire, il était tentant désormais de voir le monde. Alors je ne pouvais pas hésiter, je n'hésitais jamais à sortir. Contrairement à d'autres qui étaient plus terrorisés ou ne voulaient quitter le confort offert par le campement, j'appréciais de m'engager au coeur de la forêt, j'appréciais d'en voir les profondeurs. J'appréciais chacune de ces rencontres avec ces survivants, avec ces grounders qui vivaient différement. Chaque rencontre qui était enrichissante. Et de nouveau, je savais que je serai l'un des premiers à me porter volontaire pour porter un coup de main ou même pour aller plus loin sur le territoire. Trop tentant. Il était trop tentant de ressentir ce frisson.

Ce même frisson que je ressentais quand je prenais part aux entraînements, au combat. Ce même frisson que je ressentais quand je me retrouvais en seule compagnie de la voûte céleste. Ce qui n'était pas toujours le cas néanmoins. N'étant pas toujours seul. Parfois un se joignait à moi. Une compagnie des autres que je me rendais compte que j'appréciais plus souvent la nuit. Peut être aussi parce que la nuit ajoutait une dimension mythique. Peut être parce que la nuit tout était différent. Il n'y avait plus de lumière du jour pour nous éclairer. Ne pouvant nous éclairer que grâce aux rayons de la lune, au scintillement des étoiles ou aux feux de camp. Des brasiers qui étaient allumés bien souvent durant l'hiver, éclairant une partie du campement et permettant à chacun de venir se réchauffer près des flammes. C'était au coeur de la nuit aussi que le travail des gardes pouvait se compliquer. Appréciant à vrai dire être de garde la nuit où tout était silencieux. Mais rester debout de nuit à surveiller les horizons, à guetter les moindres signes de prochains adversaires ou à patrouiller pouvait aussi s'avérer une tâche ardue. Surtout quand les températures diminuaient ou quand l'ennui commençait à se faire sentir car bien souvent il ne se passait rien. N'ayant jamais été attaqué, ce qui ne voulait pas dire que nous n'étions pas aux aguets à chaque fois. La prudence de mise. Mais je n'étais pas de garde cette nuit, libre de pouvoir espérer dormir. Ne comptant toutefois rejoindre les bras de Morphée tout de suite. Comptant attendre encore un peu.

Attendant encore pour aller dormir alors qu'au lieu de cela, j'emmenais mon matériel avec moi. Entraînant Rachel à ma suite pour qu'elle puisse faire un brin de toilette elle aussi. Ce qui était nécessaire. La sueur qui avait coulé sur nos fronts à chacun. Une tâche nécessaire comme une autre. Un prochain objectif qui restait de se remplir l'estomac. Les chemins qui menaient au bâtiment central qui différaient. Le campement qui avait innové de plus en plus. Les bâtiments qui avaient été rénovés, renforcés avec le cyclone. Un dortoir principal qui restait mais en parallèle d'autres avaient construit leur propre demeure comme je l'avais fait. Et en face du bâtiment principal, un autre bâtiment avait été aménagé pour permettre d'accueillir des cuisines. Des tables qui s'y trouvaient et même une cheminée. Ne pouvant que me douter que l'endroit lui plairait ou lui permettrait d'avoir des étincelles dans les yeux. « Viens on arrive au bon moment : à l'heure du repas ! »
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Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Jeu 30 Aoû 2018 - 12:23


   
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« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Maintenant que je prenais le temps de me poser, d’arrêter ma gestuelle et de ne plus me concentrer sur mon corps, je pus me rendre compte du temps passé à m’entraîner. Mais où étaient donc passées mes cinq ou dix minutes? J’avais pourtant été très clair dans mes propos. Étrangement, on aurait dit que je m’étais vraiment abandonnée à cette activité physique, presque aussi facilement qu’à mes véritables passions. Serait-ce possible que … Léger froncement de sourcils, puis une voix silencieuse vint rétorquer que ce ne pouvait pas être le cas. Franchement, comment aurais-je pu tant changer? Il me semblait qu’hier encore, j’observais quelques Cents en train de se pratiquer en combat, et que je me dégoûtais de croire qu’on puisse tant apprécier ce genre de chose. Après tout, il ne s’agissait que de violence, coup après coup. Ce n’est pas comme ça qu’on réussi à résoudre des problèmes. Employer ce genre de méthode pour oublier ce qui n’allait pas, c’était efficace pendant un cours laps de temps, mais comme pour la cuisine, j’en revenais toujours à mes démons, à ce qui me préoccupait et ne me laissait pas une seule seconde de répit. Là, pour l’instant, je ressentais un mélange de satisfaction et de contrôle. Cela n’irait qu’en empirant, au courant de la journée, un peu comme l’adrénaline qui quitte mon corps mais qui traîne, sur son passage, les troubles m’habitant constamment.

Je pris quelques gorgées d’eau et appréciait un peu le paysage, devant moi. C’était fou, que de voir au combien l’Odyssée avait progressé dans sa reconstruction. On aurait presque eu l’impression qu’un village se formait. Loin étaient les jours où on pouvait encore les considérer comme des débarqués. Ils avaient su construire une vie, sur Terre, et sincèrement, j’aurais aimé pouvoir en faire autant. À peine avait-on commencé à explorer les lieux que je m’imaginais déjà une petite habitation, des fleurs tout autour, et surtout, la possibilité de vivre de façon bien plus sereine. Malgré ma haine inconditionnelle envers certaines personnes sur le vaisseau, je ne pouvais cacher le fait que je préférais nettement vivre ici, que cela devint comme une deuxième chance pour moi et mon frère. Et puis les premiers Grounders arrivèrent pour foutre la pagaille dans le campement. Dès cette attaque, il y eut comme un déclic. Mon amour pour ces lieux supposément si enchantés déferla du haut de la montagne et s’écrasa tout en bas. Je devins craintive et suspicieuse de tout ceux et celles n’étant pas des Cents. Mes nuits passées à scruter le ciel, à apprécier les étoiles et les formes que j’apercevais, eh bien elles prirent fin rapidement. Dès qu’il se faisait tard, j’obligeais Robb à rentrer dans la tente et à ne plus en sortir d’ici le lendemain matin. Je sais bien qu’il n’aimait pas ça, qu’il disait que je devrais ne pas céder à la peur, mais encore aujourd’hui, c’est ce qui me vient le plus naturellement.

Ironiquement, après la mort de mon frère, je passais bien plus de temps à l’extérieur, le soir. Non pas que je ne craignais plus de me faire attaquer, bien au contraire. En fait, j’associais les Grounders au terme sauvage, constamment, car à mes yeux, c’est exactement ce qu’ils étaient. Tuer gratuitement, sans réfléchir une seule seconde aux gens qui se trouvent là, aux innocents qui n’ont jamais voulu faire quoi que ce soit d’autre que débuter une vie hors de l’espace, … comment les surnommer autrement? Mais qu’importe, ce n’était pas ce qui prévalait lors de mes nuits blanches, à contempler le ciel. Être à l’extérieur lorsque le soleil ne nous éclaire plus, c’est horriblement froid parfois, et vous savez quoi? Au moins, ça me gardait alerte, et ça me permettait de rêver à l’espace, à la protection qu’offrait l’Odyssée, de là-haut. Pas de ces terriens agressifs ni des fauves mortels. Même, à la rigueur, je serais prête à retourner en prison, pour le simple fait que je n’avais pas besoin de me casser la tête, que j’avais tout le temps du monde pour penser et ce, sans que l’on me dérange. Vivre en communauté, sur Terre, ça ne m’aurait pas dérangé, si les gens avaient cessé de me regarder avec de la pitié dans les yeux.

Il me fallait sincèrement me rafraîchir, et essayer de taire, pour le moment, ce qui me tracassait. Je suivais donc Chris, désirant avant tout nettoyer la sueur sur mon front et sur le reste de mon corps, preuve que je n’avais pas hésité à donner mon 100% rien que pour cet entraînement. Chacun de son côté, on fit notre brin de toilette avant de reprendre la route. Le chemin me laissait d’autant plus étonné de ce qu’ils avaient accomplis, après la catastrophe, mais ce fut certainement les tables et la cheminée se trouvant dans les cuisines qui me laissèrent bouche-bée. C’était un rêve, que de travailler dans un endroit pareil. Si grand, si bien fourni … je ne pouvais en croire mes yeux. « Je n’ai pas vraiment faim, Chris. Puis de toute façon, j’préfère regarder ce qu’ils font. » J’étais trop distraite par ce que les cuisiniers faisaient pour me rendre compte de ce que mon estomac me disait. Sans compter que normalement, lorsque je suis au campement, je ne mange que très rarement le soir, n’ayant guère d’appétit, vu que je savais déjà ce qui m’attendrait, une fois dans la tente.
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01/11/2015 Glacy Ezra 2319 Brett Dalton Murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 173
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Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Jeu 30 Aoû 2018 - 22:10


   
On my way
#rachris

   
« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]N'ayant pu que l'entraîner en direction des cuisines. Un lieu qui avait été aménagé tantôt un réfectoire. Il existait des lieux comme celui-ci qui se transformait. IL ne se transformait pas au grès des saisons. Des lieux comme celui-ci n'étaient pas comparable aux arbres. Les arbres qui perdaient leur verdure avant l'hiver après que les feuilles se soient teintées d'une couleur orangée avant d'en être dénudés. Ce lieu-ci n'était pas impacté à cause des saisons. Il n'était pas impacté à cause des catastrophes qu'elles soient naturelles ou provoquées par la main de l'homme. Ces mêmes paysages qui pouvaient être transformés de but en blanc, atteint par la radioactivité. Des lieux comme celui-ci n'étaient pas atteint par le mal qui en pourrissait le trognon, non c'était différent là encore. Des lieux comme celui-ci étaient simplement aménagés au bon vouloir, se transformant les opportunités. Tout comme le rez-de-chaussée du bâtiment principal, il n'était pas surprenant de voir les cuisines sous une autre perspective. Certes les éléments principaux restaient inchangés comme des rocs qui ne bougeraient pas d'un pouce. Mais certains détails étaient modifiés, transformés parce qu'il était préférable de faire ainsi, parce que la situation l'ordonnait.

Un de ces lieux où une activité régnait toujours. Il y avait toujours cette effervescence, cette énergie qui vibrait non seulement à travers les acteurs qui jouaient sur cette scène que dans toute la salle. Une cuisine qui s'animait dans un mouvement précipité aux heures de repas comme à cet instant. L'impression qu'il était parfois impossible de suivre le mouvement de ces protagonistes. Certains qui courraient dans tous les sens, dont le regard s'allumait alors qu'ils s'emparaient d'un couteau, d'un plat ou qu'ils s'approchaient de la cheminée pour rallumer les braises.

Un feu qui était toujours en train de flamber. Une de ces sources de chaleur que personne ne voulait voir s'éteindre, encore moins au coeur de l'hiver et encore moins pendant la nuit. Une source de chaleur que les gardes n'aimaient pas forcément contempler mais conserver près d'eux pour se réchauffer, pour survivre aux nuits. Des nuits pendant lesquels nous étions de garde, des nuits pendant lesquels il pouvait être dû de faire face à la froideur ou aux basses températures. Le feu qui avait son utilité, permettant de cuire les aliments si ce n'est d'éloigner les bêtes sauvages. Le feu qui pouvait être aussi dangereux, auquel on pouvait se brûler. Il suffisait de s'approcher trop près pour s'en brûler les ailes. Amusant comme il suffisait de si peu.

Mais au-delà de cela à cet instant, il n'était que tentant de se joindre à la foule de personnes qui faisaient la queue. Un nombre qui était encore acceptable. Certains qui étaient encore dehors, occupés avec leurs tâches. D'autres qui étaient déjà en train de manger. Il y avait l'écho des conversations alors que les uns se mêlaient aux autres. Il y avait le raclement des gamelles alors que chacun n'était que tenté de se servir allègrement. S'il y avait moins de restrictions, qu'il était possible de diversifier ses repas bien plus que là-haut sur l'odyssée avec les rations, il y avait toujours un point de surveillance. Si avant le hangar à provision était surveillé, gardé, là aussi les provisions étaient contrôlés. Obligés de se serrer les coudes quand l'hiver tombait alors que chaque proie, chaque aliment, chaque fruit était le bienvenue pour agrémenter notre repas. Mon estomac qui n'avait pu que me rappeler à l'ordre alors que je me dirigeais en direction de ceux qui faisaient la queue. Seth qui était aussi passé par là. Espérant qu'il nous ait laissé de quoi manger.

Mon regard qui se reposait non moins sur Rachel, fascinée. Il n'y avait pas d'autres mots. « Je n’ai pas vraiment faim, Chris. Puis de toute façon, j’préfère regarder ce qu’ils font. » « Ok. » N'insistant pas. Voyant bien qu'il serait impossible de la sortir de cet état de contemplation. Il ne manquerait plus qu'elle rentre en transe. Enfin peut être qu'ainsi une nouvelle lueur s'allumerait dans son regard. Ce que j'espérai alors qu'il était certain qu'elle était dans son élément ici. Bien plus que moi, ne me retrouvant que sur le terrain d'entraînement ou ici mais seulement pour manger comme ceux qui se trouvaient là. La laissant donc dans son état de contemplation pour me servir. Et si elle m'avait indiqué ne pas avoir faim, je n'en venais pas moins qu'à remplir une seconde assiette ne serait-ce qu'au cas où. L'idée de base bien qu'il était certain que si elle n'en voulait pas, cela ne serait pas de la nourriture jetée par les fenêtres. La pêche qui avait été aussi bonne alors que la viande était fraîche. Ayant été ramenée au coeur de la journée. Saluant quelques uns avant de prendre place un peu plus loin d'autres sur une table. Mon regard qui se reposait de nouveau sur la jeune femme alors que je me demandais si elle se rendait compte qu'elle se trouvait toujours au centre de la pièce. Mais au moins de lui en faire la remarque ou de la sauver d'un danger inexistant, je n'en venais qu'à commencer à manger. Ayant faim. Ce qui était véridique, d'ailleurs étonné qu'elle n'ait pas l'estomac aux talons non plus après le temps que nous avions passé à nous entraîner. La faim qui surgissait toujours dans ces moments-là. Un enchaînement logique alors que de nombreux calories avaient été brûlées, que nous avions pu que nous dépenser avec grâce et conviction. Ne m'en faisant pas pour elle alors que je continuais de me remplir la panse. A vrai dire le seul risque pour elle serait que je ne l'attende pas et dévore à son tour son assiette quand bien même elle se serait décidée trop tard pour se remplir l'estomac.
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07/05/2018 Dumbass*Angel non 136 Chloe Bennet Minibouh (avatar), ASTRA (signature) cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine 110


Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Mar 4 Sep 2018 - 6:24


   
On my way
#rachris

   
« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Des plans chamboulés, de A à Z, alors que je croyais ne venir que visiter Chris brièvement. La seule personne à qui je m’étais confiée pleinement, qui en savait déjà beaucoup sur moi, et qui détenait maintenant un sombre secret que j’aurais préféré ne pas dévoiler. Ne sachant pas nécessairement tout, heureusement, car il ne serait sans doute pas fier du genre de pensées que j’eus à un certain moment donné. Je n’abordais pas la conversation, déviait plutôt de ce sujet pour ne me concentrer que sur l’entraînement. Un geste qui continuait de m’étonner et auquel je ne cessais de réfléchir. Comment était-ce possible que je me souvienne encore de ce qu’il m’avait montré, alors que ça faisait très longtemps? Normalement, on a tendance à oublier ce qu’on ne pratique pas. Et c’est que je n’avais pas levé le seul petit doigt depuis … eh bien, depuis notre arrivée ici. Malgré les attaques que subirent les Cents, jamais ne n’en vint aux armes. Je comptais sur les autres, qu’ils me défendent comme ils le pouvaient, et non le contraire. Pourquoi croyez-vous que je me définisse par mon poste au campement? Eh bien c’est assez simple; celui-ci me donne la chance de m’échapper aux exercices plus physiques. Être cuistot, c’est une véritable carte passe-partout, je vous le jure! Même lorsque la frustration me donnait envie de frapper, d’exprimer ma rage, eh bien je pouvais facilement me défouler sur les dépouilles d’animaux qu’on recevait.

Le campement de l’Odyssée que je connaissais peu, n’osant pas vraiment m’y promener, question de ne pas non plus créer plus de tension. À bien m’exprimer, compte tenant de la confusion de rage et de peine, je serais certainement un véritable ouragan qui déferlerait sur les gens. On m’interdirait peut-être d’y remettre les pieds, ce qui ne me déplaisait qu’à moitié, car cela voudrait peut-être dire que Chris viendrait moins souvent s’assurer que j’allais bien. Oui, je sais bien, penser ainsi, c’est également tenter le diable. Mais j’en voulais tellement à certains. Nous avoir envoyé sans nous expliquer une seule seconde ce qui se produisait, eh bien, on pourrait presque les appeler des lâches. Pas le courage de nous avouer quoi que ce soit, ni même de se mettre en danger. Ils prirent la route la plus facile, celle qui leur fit probablement plus de sens. Trop de criminels, et aucun moyen de s’en débarrasser. Deux pierres d’un coup, dans ce cas, car non seulement ils évitaient une surcharge sur l’Odyssée, mais en plus, ils s’assureraient de voir si la Terre est vivable. Une vraie chance, que ce soit le cas, mais admettons que cette aventure se soit mal déroulée … qui est-ce qui aurait payé le prix pour tout ça? Est-ce qu’ils se seraient vraiment voulu? Selon moi, on aurait utilisé l’excuse typique d’un faux calcul ou résultat. Oups, ils sont morts. Meilleure chance la prochaine fois?

Heureusement pour tout le monde, je n’étais pas seule. En suivant Chris un peu partout, je faisais gaffe à mes mots. En fait, je ne pris aucune chance, gardant plutôt le silence et le regard bas. Un changement complet dans mon comportement se fit néanmoins lorsque je me retrouvais dans l’énorme cuisine. Alors là, je n’en revenais pas. Oserais-je dire … j’en était presque jalouse! J’adorerais travailler dans un endroit pareil. Oui, c’est bondé. Oui, le personnel court partout. Et vous savez quoi, c’est exactement ça, la vie de cuisinier. Le seul hic, c’est que le garde-manger dans le campement des Cents était bien plus petit, en comparaison. On devait se partager des plans de travail afin que tous puissent y mettre du leur. Ici, elle pouvait tout apercevoir, et ce, même de loin. Le feu, en soit, devenait l’attraction principale, avec les aliments qui y cuisaient et les gens qui venaient déposer d’autres ingrédients non loin ou qui venaient ramasser le produit fini. Fascinée, bouche-bée … on ne pouvais pas s’étonner de la statue que je faisais, en observant chaque recoin. Ayant vaguement entendu Chris intervenir, en clamant qu’il s’agissait du bon moment, l’heure du repas. Comme à mon habitude, je préférais décliner l’offre d’une assiette de quoi que ce soit, la faim ne cognant pas nécessairement à ma porte.

Et subitement, on me fit comprendre, même indirectement, que j’étais dans le chemin. C’est à ce moment que je me rendis compte du fait que je me tenais en plein milieu de la pièce. Ma réaction, comme toujours, fut de m’excuser sans parler à haute voix, puis à chercher Chris du regard. En l’apercevant, je passais à côté de certaines personnes, parfois des visages étrangers ou alors certains familiers, dont certains me saluèrent. Je ne répondis pas, guettant le moment où je me retrouverais enfin assisse, éloignée. Pourquoi me parlaient-ils, si soudainement, alors que je me doutais de la véracité de ces formalités. Heureusement pour moi, j’arrivais en quelques minutes à la table où Chris était, et j’y pris place. « Tu as bien fait, de prendre deux plats. Tu pourras doublement te remplir l’estomac. » Je ne savais pas si c’est ce qu’il voulait entendre, mais c’est ce que je réaffirmais. Je me tus par la suite, m’accoudant sur la table et posant ma tête sur ma main droite, fermant mes yeux car la fatigue me gagnait, de toute façon. En fait, maintenant, je n’attendais que le moment où on partirait ‘dormir’, quoi que dans mon cas, c’est surtout le corps, qui devait s’allonger. Le cerveau lui ne me permet jamais de me reposer, sautant toujours de souvenir en souvenir, de soucis en soucis.

SUJET TERMINÉ
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