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˜˜˜˜˜˜on my way ⊰ rachris
maybe life should be about more than just surviving

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01/11/2015 Glacy Ezra 2319 Brett Dalton Murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 173
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Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Lun 30 Juil - 14:41


   
On my way
#rachris

   
« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
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La taquinant. Ne pouvant m'empêcher de vouloir ressentir de nouveau ce courant d'adrénaline dans mes veines. C'était plus fort que moi. Et sans doute était-il vrai de dire que j'étais addictif aux entraînements. Plus qu'une simple fascination d'enfants. Appréciant la salve combative. Appréciant de voir mes armes ne fait qu'un avec mon corps, en devenir une extension. Cette fascination elle existait et non seulement pour les armes. Certes pour les femmes aussi. Mais concernant les armes, elles devenaient un peu comme des objets précieux. Y tenant bien plus qu'aux reliques que j'avais reçues en héritage. Des objets ou des souvenirs que je n'avais pas tardé à échanger lors du troc contre une peau de chamois, parfaite pour me protéger du froid durant l'hiver. Un échange que je n'avais pas regretté. Aimant les armes, autant que j'aimais en découvrir de nouvelles. Cette fascination aussi pour les armes usées par les grounders que par les techniques de combat qu'ils usaient. Ma rencontre avec Arméthyse, rahjak qui n'avait pu qu'être bénéfique sur ce point. L'idée n'était pas de déclarer une guerre si ce n'était d'échanger, de confronter nos techniques et chacun n'avait pu que repartir ravi. La guerrière aux cheveux bruns qui devait se trouver désormais bien plus au nord, en fuite.

Une brève pensée pour elle. En fuite, nous ne l'étions pas. Ou du moins Rachel n'avait pu que vouloir me fuir. Et cela ne faisait aucun doute que si elle savait la vérité, elle prendrait ses jambes à son cou. Je n'en n'avais aucun doute. Dans un sens, l'idée même de faire des plans pour la confronter semblait être terrible. Elle n'apprécierait pas. Elle apprécierait encore moins ce sentiment de trahison et les plans faits dans son dos. Mais plus je me confortais dans ce projet, plus les doutes disparaissaient, et les regrets s'effaçaient. Elle semblait peut être aller bien pour le moment mais il ne restait pas moins que nous allions devoir parler. O combien elle en détesterait le fait. O combien elle ne savait pas qu'elle me tendait à son tour une perche alors même que je ne lui avais annoncer un semblant d'idée. Pourtant autant que c'était tentant, je ne pouvais pas lui lâcher la vérité. Ne pouvant la laisser face à face avec sa froideur implacable. Non pas parce qu'elle n'avait pas les épaules pour porter ce poids. Pensant qu'elle pouvait le porter, mais elle ne restait non moins Rachel. Ou mini-Miller encore autant que je devais me forcer à me retenir la langue et non la charrier à ce sujet.  « Et pourquoi tu me dis ça? J’espère que c’est pas dans tes plans, de commencer à venir m’embêter en cuisine, juste pour t’assurer que je sais réagir. » « Ne me tente pas ainsi, tu risquerais de le regretter. » Et si je n'avais pu qu'agiter ma main devant elle, la pointant du doigt comme si je voulais la forcer à reculer tout en riant, il ne restait pas moins que l'idée restait. En effet, je n'allais bien que pouvoir venir la voir pour savoir comment elle réagirait, comment elle allait. L'élément de surprise en ma faveur ou plutôt en la nôtre avec Devos.

Mais nonchalant comme si de rien n'était, je ne pouvais que me décaler. Comme si les mots qu'elle venait de prononcer s'étaient déjà éclipsés par mon autre oreille alors que j'en venais à faire tournoyer les lames entre mes mains. Une manie. Une manie qui était devenue trop fréquente. M'étant déjà blessé avec. Le risque. Seth qui me jetait un coup d'oeil. Conscient, lui que c'était un tic, que ce tic ne pouvait qu'apparaître un peu plus quand j'étais nerveux ou quand je me mettais à avoir cette foutue manie de passer ma main pour ébouriffer mes cheveux. Nerveux ou ennuyé. L'une des raisons principale au choix pour laquelle je ne pouvais que choisir de faire tourner mes lames. Des poignards que certains décriraient peut être plus comme des couteaux acérés qui restaient des armes de prédilection autant que de les lancer. Ayant plus d'affinités avec qu'avec les tasers ou les autres armes qu'on usait sur l'arche. Et concernant les armes à feu, si le rebellion en avait pu en voler, il ne restait pas moins que peu savait s'en utiliser.

Mon attention qui se reportait alors sur Rachel alors qu'elle reprenait la parole. « J’te ferais rappeler qu’à un certain moment, tu as arrêté de vouloir m’entraîner. Est-ce que c’était un signe que je ne suis pas la plus adéquate pour ce genre de chose? » « Je dirai plutôt que c'était un signe que ma patience était alors proche de zéro. » Si elle tentait de me décourager, elle n'y arriverait cette fois-ci pas. Mais elle avait toutefois raison. La première fois je n'avais pu que renoncer. J'avais bel et bien renoncer à l'idée de la former, d'en faire d'elle une soldat. J'avais renoncé. Et cette idée était restée en plan de mon esprit, à l'abandon jusqu'à nos retrouvailles sur terre. Ce jour qui était finalement arrivé, qui s'était annoncé grandiose la fois où à leur campement, elle avait accepté de s'entraîner. Son visage qui laissait transparaître alors une toute autre sorte d'émotion que maintenant. Un visage qui avait alors parut plus déterminé, plus enchanté que celui qu'elle laissait voir maintenant. Elle était alors bien plus énergétique et moins bien bougon et renfermé. Une motivation qui était alors proche de zéro mais qui en l'était pas à cet instant. Mon humeur qui était revenue. La pêche qui était de retour. Bel et bien de nouveau de bonne humeur alors que ce précédent nuage noir au-dessus de ma tête avait fini par disparaître. Ayant chassé l'idée qu'elle puisse faire face à des critiques, ou qu'elle puisse subir des rumeurs. L'entraînement qui m'avait permis de me défouler bel et bien même s'il s'était soldé par un match nul. Ce qui n'importait pas, ou un tout petit peu quand même. Ayant l'esprit de compétition autant que l'avait Seth. Et je ne pus que sourire alors qu'il espérait visiblement que Rachel puisse l'aider à m'achever. S'il ne pouvait que se mettre de mon côté, je ne pouvais qu'autant que sourire face au résultat qui se dessinait dans mon esprit. « Moi, l’achever? Seth, tu ne m’as pas vu m’entraîner, autrefois. C’est à peine si je fouette l’air. » « C'est vrai que tu lui demandes peut être beaucoup là. » Taquin. Comme si je pouvais enfoncer le clou un peu plus loin. Comme si ses sentiments ne m'importait pas ou que je ne me rendais pas compte que je pouvais la blesser involontairement si elle prenait cela au premier degré. Ce qui restait toutefois des taquineries. Toujours des taquineries entre nous autant que j'espérai qu'à force de exaspérer elle ne pourrait que craquer. « 5 minutes. Pas plus que ça. On en parle plus par la suite. » Un visage que je gardais de marbre. Un visage que je gardais de marbre pendant l'espace d'un instant soit jusqu'à ce qu'elle n'en vienne à se détourner pour attraper les affaires que j'avais ajouté en plus dans mon sac. Seth qui se détournait aussi en souriant alors que je ne pouvais que taper dans sa main. Nos habitudes. Ces accolades. Frères d'arme non pas pour rien alors qu'elle manquait le poing tendu vers le ciel que je levais. Sans doute heureusement. Sans aucun doute qu'il était préférable qu'elle n'assiste pas au sourire qui avait craquelé mon visage bien qu'elle ne pouvait qu'imaginer qu'il apparaîtrait. Après tout, elle avait enfin accepté de s'entraîner même si cela n'était que pour l'espace de quelques minutes. Il ne fallait rien de plus pour accroître ma bonne humeur. Un visage qui s'était toutefois recomposé de nouveau alors que je me tournais vers elle. Lui ayant autant laissé le temps de se changer et Rachel qui était partie aussitôt prendre place au centre. « Bon. Qu’est-ce tu veux voir, exactement? » « Exactement... j'aimerai que tu me montres ce dont tu te rappelles. » Levant les mains au ciel avant qu'elle ne dise quelque chose ou ne prenne la parole pour me dire qu'elle ne se souvenait de rien. « Je sais que tu n'as pas tout oublié, qu'il te reste forcément des acquis. » Des techniques que j'avais voulu celles du corps à corps. N'ayant pas voulu avant tout qu'elle sache attaquer si ce n'est qu'elle sache se défendre. Le début pour ensuite passer à l'offensif. Mon regard qui restait posé sur elle.  « Juste montre-moi ce dont tu te souviens. »

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07/05/2018 Dumbass*Angel non 136 Chloe Bennet Minibouh (avatar), ASTRA (signature) cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine 110


Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Mar 31 Juil - 5:20


   
On my way
#rachris

   
« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]N’ayant jamais vraiment compris Chris sur ce point. On dirait qu’il ne vivait que pour ça, que pour le combat. La poussée d’adrénaline dans ses veines, les armes dans ses mains … tout ce qui pouvait lui faire plaisir et tout ce que je détestais. La vie là-haut étant plus paisible, je n’avais pas vraiment besoin de ce genre d’apprentissage. Ce ne serait que de l’acquis quoique dans mon cas, je ne sais pas si ce n’était pas plutôt de la perte de temps. N’aimant pas sortir du moule dans lequel je m’étais forgée. Arrivée sur Terre, ce ne fut que plus simple pour moi de choisir le rôle de cuistot, un poste pas si énervant, qui me permettait beaucoup de temps sans tracas et surtout, pas les responsabilités accablantes que les gardes ont, c’est-à-dire de protéger le campement au grand complet. Je ne me décrirais pas nécessairement comme quelqu’un de sédentaire, quoique mes habitudes aient changé depuis la mort de mon frère. En fait, j’aimais les promenades et les voyages nécessitant quelques jours de déplacement, mais rien qui ne comporte du travail trop physique.  Puis de toute façon, ce n’est pas en cueillant des plantes et des légumes que l’on va vraiment se fatiguer. Je dirais donc que j’aime bien bouger, sans pour autant y perdre mon souffle. Ce qui allait contre tout entraînement, ceux-ci demandant beaucoup d’effort physique. Ce que Chris ne semblait pas comprendre. Ou ne voulait pas comprendre. Exactement comme lorsqu’il en vint à dire, sur un ton trop jovial, qu’il pourrait à tout coup faire irruption dans la cuisine. Une idée qui me plaisait qu’à moitié, car je ne savais pas s’il parlait ainsi pour blaguer ou s’il s’agissait d’une insinuation quelconque. Lui tirant la langue alors qu’il me pointait du doigt. « Je sais gifler, c’est déjà ça. » S’il osait me surprendre ainsi, il goûterait certainement à tout sauf de la nourriture. Comparativement au reste du campement, la cuisine restait mon petit recoin de paix, l’endroit où je n’avais pas tant besoin de me concentrer sur mon masque et les apparences. Tout ce qui importait, c’est que les repas soient terminés à temps, qu’il y en ait assez pour tous et que l’on puisse avoir des surplus de rations, au cas où quelque chose nous demandait un peu plus que l’habituel. Ça, c’était sous mon contrôle, car je triais toujours les tâches à faire, les légumes qui se terminaient et les plantes qu’il me faudrait aller chercher. S’il venait à m’interrompre pendant que je me trouve là, cela lui en coûterait beaucoup. Ronchonne, exactement comme en ce moment. Me sentir que l’on me tordait un peu le bras, ce n’était certainement pas la meilleure des sensations. Me visiter pendant que je prépare les plats, c’est me désorienter quand j’ai une routine très bien chronométrée. Me tendre un guet-à-pents, me disant que je pouvais bien venir tout simplement voir un combat, puis finalement, se jouer de moi en ramenant Seth à la charge, et me convaincre de montrer ce que j’avais retenu des autres entraînements, alors là … c’est jouer avec le feu.

Essayer un dernier argument, ressortant les fois où il baissa les bras comme preuve que je ferais mieux de ne pas me lancer dans ce genre d’activités. Peine perdue. Chris avait retrouvé un regain de jovialité telle que mes mots ne furent que vent dans ses oreilles. « Et à quoi dois-je cette soudaine patience et cette envie de perdre ton temps? » Je croisais une fois de plus les doigts, m’attendant à ce qu’il me sorte encore une réplique sarcastique, quelque chose prouvant qu’il ne cèderait pas, peu importe ce que je lui dirais. Le hic, c’est qu’il paraissait oublié mon état depuis plusieurs semaines déjà. N’avait-il pas compris que la Rachel qui arriva sur Terre, qui voulait apprendre à se battre et ne plus se retrouver en position de faiblesse n’était plus là? Je n’avais pas la force physique ni mentale de me lancer un tel défi. Je me fichais pas mal des attaques de ces sauvages, tant que je me creusais un trou, me trouvait une petite cachette, et y resterait un bon moment. Ça me suffisait amplement. Jouer les héros, je laisserais ça à d’autres, comme Chris et Seth. Ce dernier, justement, qui venait se rajouter à la conversation. Le pauvre ne savait-il pas que je n’arrivais pas à la cheville de Chris, et que même dans tout mon courage et ma détermination d’autrefois, je n’arrivais pas à le faire tomber par terre? « Dit celui qui ne sait même pas griller des légumes. » Mon pied cognant une petite roche, au sol. Oh, j’avais peut-être des énormes lacunes pour le combat, mais je pourrais tout autant lui en trouver, niveau cuisine. En tout cas, à force de jouer ainsi avec ma mauvaise humeur, il sut tirer les verres du nez, et provoquer une perte de patience totale. Je promis donc un petit 5 minutes d’entraînement, quoique bon, j’avais bien peur que ce ne soit que du vent, vu qu’il savait exactement comment me faire oublier le temps. Me tournant vers le sac, je ne me retournais pas, sachant qu’il fêterait avec Seth cette petite victoire. Je me changeais rapidement, à la place, et me dirigeais au centre de ce terrain, demandant ce à quoi il s’attendait. Une fois de plus, il dit vouloir voir ce dont je me souvenais, et ne me donna même pas le temps de lui rétorquer quoi que ce soit, soulignant qu’il se doutait bien des acquis m’étant rester en tête. Tout ce qu’il voulait, c’était que je lui montre ce dont je me souvenais. « Je … j’me souviens que pour les coups de poings, tu voulais que je me souvienne de les tourner, au dernier moment, pour frapper. Devant et de côté. Puis y’a celui par-dessus l’épaule. » Je lui démontrais un peu ce que je venais de lui dire, non sans regarder Seth, de temps en temps, me demandant ce qu’il pouvait bien penser de la nouille qui essayait de frapper. « Puis pour défendre, j’dois mettre à l’œuvre mes mains et mes coudes aussi. » Signe de tête, pour qu’il fasse comme s’il me frappait, plaçant mes mains devant mon visage et me protégeant de ses coups de côté en refermant mes bras sur moi. « Et finalement, quand quelqu’un essaie justement de me foutre un coup avec la technique par-dessus l’épaule, tu m’as dit de soit l’éviter ou alors l’empoigner, pour justement venir le bloquer. » Allant jusqu’à arrêter son coup, mais n’osant rien faire de plus. « Je sais pas qu… quoi d’autre. » Cherchant mes repères, ne sachant pas s’il était préférable d’arrêter là, vu que de toute façon, les 5 minutes devaient déjà être passées.
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01/11/2015 Glacy Ezra 2319 Brett Dalton Murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 173
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Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Mar 31 Juil - 21:18


   
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« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]« Je sais gifler, c’est déjà ça. » Ne pouvant qu'éclater de rire alors qu'elle prononçait ses mots. Enfin parlons de ce rire qui donna plus l'impression que j'avais un chat coincé dans la gorge, comme si je manquais de m'étouffer sous le regard moqueur de Seth. Un sort qui m'attendait très certainement. Ne devant pas me faire d'illusions alors que ce scénario était le premier dans ma liste quand elle découvrirait la vérité. Le premier dans une longue liste. Une possibilité parmi d'autres. Et il était certain que savoir gifler une personne était un très bon début. Il était certain que c'était une bonne chose tant que je n'étais pas la victime de cette gifle. Ce dont j'avais conscience qui pourrait arriver. Préférant autant retarder l'échéance. Reprenant un ton qui se voulait plus sérieux. « Non c'est bien vraiment, c'est déjà cela... tant que tu m'évites de me gifler moi cela me va. » L'éclat d'amusement visible dans mon regard autant que dans celui de Seth qui s'amusait visiblement de la scène que nous lui jouons. Nous donnant en spectacle comme ces fois sur l'odyssée où les chamailleries se mêlaient aux conversations.

« Et à quoi dois-je cette soudaine patience et cette envie de perdre ton temps? » « Un soudain accès de bonté de ma part voyons. » Un sourire étincelant. L'arrogance même. Ce n'était pas de la bonté. Ce n'était pas non plus un excès de zèle ou de la miséricorde. Ce n'était qu'une volonté de ma part de la voir se changer les idées, et de pouvoir m'entraîner, ou du moins assurer son entraînement à elle. Nécessaire qu'elle sache se défendre. Ce que j'avais tenté de vouloir pour elle. Mais cet excès de patience à son égard n'avait été que de trop courte durée la première fois. N'étant pas assez patient, non. J'avais renoncé trop vite. Je n'avais pas gagné ce pari. Ce défi s'était éteint alors que j'avais abandonné la partie. Ce n'était pas censé être compliqué, j'avais simplement baissé les bras. J'avais baissé les bras alors qu'à cette exacte époque, il était impossible d'en faire quoique ce soit. Mais sur terre, la motivation avait de nouveau été là. Et les efforts avaient fini de payer. Mais les divergences étaient toujours là alors qu'elle ne partageait simplement pas cette passion. Une passion différente qui suscitait toujours des débats et des piques, comme là. « Dit celui qui ne sait même pas griller des légumes. » « C'est faux ! » Ne pouvant la laisser blesser mon ego. Ne pouvant la laisser gagner la partie aussi facilement. Comme si nous étions de nouveau ces enfants ou presque sur l'odyssée en train de tenter de gagner. Des débats qui épuisaient tout le monde sauf nous. Ne pouvant pas laisser non plus Seth croire que je ne savais pas cuire des légumes. Un propos à démentir. « Ce n'est pas que je ne sais pas cuire des légumes ou même les griller. Tout le monde sait faire cela, simplement, je risque d'intoxiquer les derniers survivants sur terre, et cela, ce n'est pas un risque que je souhaite prendre. » Un sourire sur le visage. Des points qui étaient marqués. La possibilité que je la blesse au passage en rabaissant son niveau de compétences culinaires à celui d'un enfant qui restait possible. Mais cette probabilité semblait faible alors qu'au fond de moi je savais tellement elle était douée en termes de cuisine. Certes, les compliments étaient toujours arrachés difficilement de ma gorge mais ils étaient là. Cependant ces compliments n'avaient pas leur place dans cette mini-joute verbales où tous les coups étaient permis et bons dès lors qu'ils atteignaient leurs cibles.

Des coups que je savais qu'elle pouvait enchaîner. Sachant parfaitement qu'elle se souvenait forcément de quelque chose. Il y avait toujours des détails qui étaient mémorisés. Il y avait toujours des mouvements qui étaient mémorisés. La mémoire de chaque individu fonctionnait. Certes elle ne fonctionnait pas forcément de la même manière mais le résultat était là. Me rappelant au contraire les mouvements que je lui avais appris. Des mouvements simples car il ne servait à rien de faire dans le compliqué. Et soudain avant qu'elle ne puisse me montrer ce dont elle était capable, ce qu'elle s'apprêtait à faire je le voyais,je lui coupais l'herbe sous le pied. « Stooooop ! » Mon but n'était pas qu'elle se fige sur place, mais je voyais bien qu'elle allait manquer essentiel. Certes un point que nous avions passé outre avec Seth parce que nous étions déjà prêts, mais cela n'était pas son cas. « Règle n°1, on commence pas l'entraînement sans s'échauffer ! » Un rôle que je prenais peut être trop au sérieux, sans doute. Les cinq minutes qui seraient écoulées avant même que le réel entraînement ait commencé, avant même qu'elle m'ait montré ce dont elle se souvenait. Peu importait alors que les mouvements soient au ralenti, alors que l'échauffement passait avant. Et aussitôt je ne pouvais que lui indiquer la marche à suivre non sans l'accompagner histoire de la motiver non sans continuer à sourire suffisamment. Des sourires qui revenaient plus souvent, sans doute plus depuis que j'étais avec Chiraz alors que le masque créé il y a des années s'effritaient. Certes l'ancien Chris n'avait pas entièrement disparu mais sur certains points, je n'étais pas le même saligaud qu'auparavant.

Des minutes qui s'écoulaient. Les cinq minutes définitivement écoulées avant que nous revenons au centre et que je lui fasse signe de me montrer ce dont elle savait ou de m'expliquer à sa manière ce dont elle se souvenait. Ne m'attendant pas à ce que ce soit parfait ou qu'elle s'en souvienne de chacun correctement. Voulant simplement savoir ce dont sa mémoire se souvenait. « Je … j’me souviens que pour les coups de poings, tu voulais que je me souvienne de les tourner, au dernier moment, pour frapper. Devant et de côté. Puis y’a celui par-dessus l’épaule. » Et j'hochais la tête à ces mêmes mots. « Continue, c'est bien. Montre-moi ce dont tu te souviens. » Ne pouvant que lui confirmer qu'elle prenait la bonne direction. Voulant la guider dans la bonne voix sans pour autant qu'elle se referme sur elle-même. Alors je ne pouvais que continuer de regarder les mouvements qu'elle esquissait. Mon attention qui était focalisée sur chacun de ses gestes alors que je notais les erreurs commises, ses points de vulnérabilité et de force. « Puis pour défendre, j’dois mettre à l’œuvre mes mains et mes coudes aussi. » Son signe de tête qui me suffisait alors qu'aussitôt je ne pouvais que m'avancer vers elle tel un prédateur prêt à se jeter sur sa proie. Ce que j'avais déjà fait avec elle. La jolie brune qui ne pouvait que revoir et mettre à l'oeuvre ses souvenirs pour se défendre. « Et finalement, quand quelqu’un et [...]pour justement venir le bloquer. » Mais soudainement elle s'arrêter alors que cela devenait le plus intéressant. « Je sais pas qu… quoi d’autre. » « Ne t'arrête jamais. Peu importe si tu ne te souviens pas, ne t'arrête pas quand cela devient intéressant. Dis-toi que si tu arrêtes, tu es morte. » Un ton qui se voulait sérieux mais autant des conseils. Il était nécessaire de toujours rester en mouvement. « Tu deviens immobile, tu plonges dans une routine et bam ton adversaire prend le dessus. Tu es petite et fine, ce qui signifie que tu es plus rapide. Si aussitôt je t'attaque, certes je risque de frapper fort mais tu peux user ta vitesse à ton avantage et user ses techniques. » Des techniques basiques mais qui étaient toujours utiles. Cependant ces techniques pouvaient paraître un peu insignifiantes face à l'entraînement des grounders, tantôt différent. Mais c'était toujours cela de pris. « On va recommencer. Enfin tu vas recommencer et je vais corriger légèrement certains points que tu m'as montré. Mais l'important c'est que tu les as retenu ! Je t'avais dit que tu n'aurais pas tout oublié ! » Ce que je lui avais dit. Ce que je pouvais confirmer. « Et je vais te montrer la suite d'accord. Puis après si cela te plait, si tu as envie d'aller plus loin alors on passera aux choses les plus intéressantes. » Seth qui hochait la tête non loin, pensant à la même chose que moi. « Il y a rien de mieux que l'attaque. » Disons que ces techniques-ci n'étaient que plus intéressantes, elles.

Seth qui prenait alors la parole pour s'annoncer qu'il s'éclipsait. Son estomac qui gagnait la partie. Une préoccupation alimentaire reportée. Mon regard reposé sur Rachel alors que je me repositionnais au centre du terrain d'entraînement. « Prête ? On y va pas à pas puis on accélérera le rythme pour que ce soit plus fluide. » Cela ne faisait aucun doute que je préférai commencer en douceur avant de continuer crescendo. Préférant autant qu'elle acquière bien les techniques lui permettant de se défendre avant de passer à d'autres bien plus offensives. Prêt de mon côté plus que jamais et n'attendant que son feu vert.
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07/05/2018 Dumbass*Angel non 136 Chloe Bennet Minibouh (avatar), ASTRA (signature) cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine 110


Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Mer 1 Aoû - 5:59


   
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« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Je ne sais pas s’il comprit que la gifle pourrait directement le concerner, mais en tout cas, il en rigola, ce qui provoqua chez moi une moue telle une enfant de qui on se moquerait. Oh, ce n’étaient pas que de simples menaces. Je ne tenais ces jours-ci qu’à un fil de perdre complètement patience avec certains des gens au campement. Donc si j’apprenais que Chris complotait quoi que ce soit derrière mon dos, me concernant directement, eh bien je lui montrerais exactement ce que ça coûte de me cacher des choses. Certaine qu’une personne telle que lui ne céderait pas avec de simples demandes de ma part. Rien que sa réaction, lorsqu’il me vit complètement hors de moi, à lui avouer ce qui n’allait pas, je comprenais bien qu’il ne cesserait de chercher la façon de me faire regagner la surface, de me réveiller, et ce, même si je ne serais pas d’accord. Prenant les dernières supplications de Robb très au sérieux, rien qu’à ses visites bien plus constantes, ces derniers temps. « Je ne gifle que lorsque la personne l’a cherché. » Je ne le menaçais ainsi pas directement, mais lui faisais comprendre que je pourrais en arriver à cette méthode, si je me voyais contrainte de l’utiliser. Cet argument-ci, comme tant d’autres dans cette conversation, de véritables exemples de nos chamailleries sur l’Odyssée.  

Et c’est qu’on ne s’arrêta pas là. « M’ouais. Anguille sous roche, si tu veux mon avis. » Un visage sterne en réponse à son sourire presque arrogant. Il ne faisait pas ça que parce qu’il voulait ‘partager’ ses connaissances au niveau du combat, ni même parce qu’il souhaitait s’entraîner un peu plus. Seth était là, il pourrait le faire à ma place. Non. Ses plans étaient tout autre. Il avait certainement l’intention de me changer les idées, de faire en sorte que j’en vienne à oublier mes nouvelles habitudes et peut-être retrouver, sous cette couche de ténèbres, la jeune femme d’autrefois. Ce qu’il ne comprenait pas, c’est que c’était impossible pour moi de me remettre à vivre de cette façon-là. Je n’avais plus mon frère pour me soutenir, je n’avais plus la même joie de vivre. Chris devrait un jour ou l’autre se rendre à l’évidence que je n’irais plus revisiter cette ancienne version de ma propre personne. Déjà qu’à la base, de toute façon, je n’appréciais déjà le combat auparavant. Un sujet sur lequel on ne cessait d’argumenter, chacun d’entre nous possédant des spécialités assez divergentes. Tout comme il le fit pour moi, je ne pus m’empêcher de verbaliser ses faiblesses au niveau de la cuisine. C’est à ce moment qu’il se défendit avec une phrase qui me laissa presque enragée. Encore? Mais que pourrais-je faire pour lui prouver que je n’intoxiquais personne? « J’te ferais remarquer que du côté des Cents, il n’y a personne mort d’une intoxication alimentaire. Donc si t’as peur, c’est parce que tu mettrais la vie des Odysséens en péril, avec tes plats. » Coup pas après coup bas, on ne cessait de pointer du doigt les défauts de l’autre, tels des enfants.

Mais j’en vins à céder à sa demande. Une partie perdue d’avance, alors que les vêtements en surplus témoignaient déjà de ses intentions. Pas d’excuse, pas de façon de contourner l’entraînement. En tenant compte de ses diverses répliques destinées à me courroucer, ce n’est pas bien étonnant que j’accepte de montrer ce dont je me souvenais. C’est ainsi que, une fois changée, je marchais doucement vers l’endroit où les deux hommes s’en donnèrent à cœur joie, quelques minutes plus tôt. Prête à me débarrasser tout de suite de cette honteuse démonstration. Un regard fixé au sol, posant fermement mes pieds, je m’apprêtais à lui mimer quelques mouvements lorsque soudainement, il me dit immédiatement de m’arrêter. « On se calme. » Les yeux écarquillés, je le regardais, surprise. Je ne réussis à comprendre sa soudaine intervention que ne lors de son explication. En fait, il n’avait pas tort. Avant que je ne me mette à bouger comme une pauvre folle, il me faudrait peut-être préparer mon corps. « D’accord. » Petit hochement de tête, avant d’observer la marche à suivre et essayer de reproduire ses mouvements. Son sourire, bien qu’il ne me poussât pas à en faire autant, aida tout de même à comprendre que le temps qu’il passait avec moi était de bon cœur. Me voilà un peu plus rassurée, quoi que je ne le laissais pas transparaître sur mon visage.

Les 5 minutes étaient réellement passées. Malheureusement, comme je n’avais pas encore débuté ma petite démonstration, je ne pouvais pas juste partir. Le beau brun ne me laisserait certainement pas partir avant de lui avoir montrer ce dont je me souvenais. Je me rajoutais donc un autre 5 minutes, le temps de mettre quelques mouvements en pratique, et hop, ce serait fini. D’abord, je lui expliquais et mettais en pratique les coups de poings et leurs variations. Il sembla enthousiaste de me voir à l’œuvre. Serait vraiment un bon signe, ou simplement qu’il a pitié du peu de choses que je connais? Je ne saurais le dire. Mais cela ne me découragea pas, poursuivant avec les mouvements de défense et un de contre-attaque, … jusqu’à ce que je m’arrête complètement. Je ne souvenais de rien d’autre, alors pourquoi me disait-il de ne jamais arrêté? « Mais j’vais pas répéter ces mouvements 46 fois, si j’me souviens plus de quoi que ce soit d’autre! On va finir par comprendre ma routine. » Je détestais avoir la sensation que tout le monde faisait du progrès alors que je faisais du sur-place. Combien de temps ça me prendrait, avant d’en arriver à un niveau convenable? Est-ce que j’y arriverais vraiment, un jour? Je ne gardais pas espoir que ce soit le cas. « Je suis peut-être petite et fine, mais je ne suis pas plus rapide à cause de ça. Quelle vitesse? Quel avantage? » Je m’attendais déjà à ce qu’il perdre patience rapidement, et que cet entraînement prenne fin aussi abruptement que le dernier sur l’Odyssée. « Tu parles. J’ai pas oublié les mouvements qui me protégerons d’un arbre. Pas d’un terrien. » Soupir assez sonore, prouvant que j’étais irritée contre moi-même. « Mais si tu veux continuer à perdre ton temps, d’accord, je recommence. » Me remettant en position, non sans l’écouter attentivement. Oh … attendez … venait-il de parler de techniques pour l’offensive? Un mélange d’envie et de crainte me saisit. Serait-ce vraiment une bonne idée? « Tu crois vraiment qu’on en arrivera à cette étape-là? Je … je ne sais pas si je suis prête. » Et soudainement, au même moment, Seth annonça qu’il partait manger. Je le saluais rapidement avant de me retourner vers Chris, non sans sentir le coup du stress me faire chanceler légèrement. « Quoi? On va l’accélérer? Mais … » Me grattant la tête, je réfléchissais aux pours et aux contres d’une telle façon de faire. Ne serait-ce pas dangereux, que de me lancer ainsi, sans préparation mentale auparavant? « Bon, bon. Je … je suis prête. » Une seconde après, je lui fis signe de débuter. S’entama alors une sorte de danse, des pas et des coups qui se répétèrent de façon assez similaire, la vitesse s’installant doucement, sans que je ne m’en rende compte. Je ne comptais plus le temps, mes yeux et mon esprit concentrés sur ses mouvements et les miens.
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01/11/2015 Glacy Ezra 2319 Brett Dalton Murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 173
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Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Mer 1 Aoû - 19:03


   
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« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] La conversation qui prenait une autre tournure. Cette fois-ci un terrain glissant alors que je jouais avec le feu, dansant avec. « Je ne gifle que lorsque la personne l’a cherché. » « Chanceux que je suis alors de ne rien rechercher. » Ne voulant pas qu'elle croit que je cherchais délibérément à ce qu'elle me gifle. Ce qui n'était pas le cas. Certes cela risquait d'arriver mais pour le moment je préférai autant d'éviter de me retrouver sur la liste rouge. Une liste sur lequel je ne comptais pas figurer, ni même appartenir à cette catégorie, du moins pas pour le moment. Préférant reculer l'échéance pour le moment bien qu'elle ne pouvait que me regarder suspicieusement. Craignant sans doute l'enterloupe. Craignant sans doute que je l'embarque dans un projet insensé même si cela était déjà le cas. En train de l'entraîner sur ce terrain glissant pour elle et non pour moins. Un terrain sur lequel j'étais à l'aise et elle non. « M’ouais. Anguille sous roche, si tu veux mon avis. » Ne pouvant que répondre par un sourire arrogant à son commentaire. Poker face. Ce n'était qu'illusions au final. Il ne s'agissait que cela. Quoiqu'il y avait toujours cette pointe d'amusement alors qu'aussitôt, un autre débat prenait lieu. Un terrain plus glissant pour moi. Un terrain sur lequel je ne voulais pas me retrouver entraîné. Il n'y avait rien de plus insatisfaisant pour son ego que de voir être souligné ses faiblesses. Alors qu'elle je l'encourageais elle ne pouvait que pointer du doigt mes piètres qualités en tant que cuisiner. Après tout c'était de bonne guerre alors que personne ne me faisait suffisamment confiance pour cuisiner. Déjà que j'avais mis du temps à arriver à avoir le correct mouvement pour vider du gibier. Couper des légumes, les griller j'y arrivais mais il ne fallait pas forcément me demander plus. Ne comptant pas non plus voler le travail de ceux qui étaient spécialisés de ce côté. Chacun dans son domaine de compétences, ce qui empêchait pas des écarts, de découvrir de nouveaux attraits à d'autres activités mais quand même. Au moins ainsi tout accident diplomatique était évité. L'un des butes sur terre. L'objectif d'éviter de déclencher une nouvelle guerre. L'objectif d'éviter d'accuser les voisins pour une intoxication alimentaire que je pourrai causer. Il était certain que je préférerai éviter ce genre de situation pour de bonnes raisons. « J’te ferais remarquer que du côté des Cents, il n’y a personne mort d’une intoxication alimentaire. Donc si t’as peur, c’est parce que tu mettrais la vie des Odysséens en péril, avec tes plats. » « Ou peut être qu'il y a eu une intoxication alimentaire et que vous avez gardé le secret. » La regardant soudainement suspicieusement. Plaisantant à moitié comme si je crois en la théorie du complot. Ce qui n'était pas le cas que conscient de la véracité de ses propos. La possibilité que des lutins soient cachés parmi eux comme Liam. Cela j'en étais presque certain. Ayant trop un visage innocent pour juste l'être. Aucun complot qui n'existait pourtant sauf celui qu'avait mis en place le conseil pour envoyer délibérément cent jeunes sur terre. Ce qui s'était passé. Ce dont personne n'avait été au courant. Ce qui était arrivé. Le passé qui restait le passé mais qui nous marquait toujours.

La conversation qui laissait place à un entraînement bien plus réel cette fois-ci, non sans oublier la partie échauffement. Autant éviter les blessures. Et autant revoir véritablement ce qu'elle avait appris. Un éclat de fierté auquel elle ne prêta pas attention, trop concentré sur les mouvements qu'elle me montrait à tour de rôle. Ce qui était bien. Les réalisant correctement même s'il y avait quelques erreurs. Ce qui était normal. Des mois s'étaient écoulés, il était donc normal qu'elle oublie certains points. Mais le point essentiel à retenir restait qu'elle s'en souvenait, des plus important, ce qui comptait. Et finalement je ne pouvais que lui donner des conseils non sans lui faire comprendre que nous allions recommencer. Comptant bien recommencer jusqu'à ce qu'elle y arrive, qu'elle frise la perfection. Alors seulement là les choses pourraient devenir réellement intéressantes. « Mais j’vais pas répéter ces mouvements 46 fois, si j’me souviens plus de quoi que ce soit d’autre! On va finir par comprendre ma routine. »« On ne combat pas encore. Tu n'as pas besoin d'avoir de routine pour l'instant et tu ne pourras pas gagner si tu ne sais pas avant exécuter ses mouvements. » La nécessité qu'elle les connaisse pour pouvoir ensuite étendre son champs de possibilité. Ce qui n'était pas encore possible. Ce qu'elle ne pouvait pas encore faire car justement elle n'avait pas encore cette facilité à les enchaîner. La routine qui venait après et la routine qu'il fallait ensuite briser. Mais il était moins important pour elle que pour nous qu'elle sache briser cette routine. Là pour protéger les civils tout comme pour la protéger elle. Quoique civil, le terme était sans aucun doute très mal placé. « Je suis peut-être petite et fine, mais je ne suis pas plus rapide à cause de ça. Quelle vitesse? Quel avantage? » « Tu l'es, ton gabarit est fait pour. » Chaque type de silhouette qui était différente de la prochaine. Et en effet, en vue de sa stature, la vitesse ne pouvait qu'être un avantage. Devos qui était lui au contraire plus lent mais qui pouvait envoyer des coups puissants. « Je vais te donner un exemple. Devos il peut frapper hyper fort mais il est plus lent, ce qui permet à quelqu'un de plus rapide d'éviter de ses mouvements. Vois cela comme le jeu du chat et de la souris. » L'objectif qui restait de ne pas se faire toucher. Le but de rester en vie, d'éviter les attaques pour au contraire attaquer. « Tu parles. J’ai pas oublié les mouvements qui me protégerons d’un arbre. Pas d’un terrien. » « Tout de suite à imaginer le pire des scénarios. Certes ce que tu as retenu pour le moment te permettra peut être pas de prendre le dessus mais de gagner cette seconde de temps où tu pourras alors prendre la fuite. C'est tout ce qu'il faut, une seconde. » Une seconde qui pouvait changer la donne. C'était ce qui était suffisant dans un combat. Une seconde. Une minute. Il suffisait de moins que rien, d'un éclat de temps pour tout changer. Cet instant où votre instinct de survie pouvait prendre le dessus, vous dire de fuir ou de frapper aussi fort que vous pourrez.

Une bataille qui pouvait être contre soi-même aussi. Ce qui était un peu le cas là. Ne croyant visiblement autant que moi en ces possibilités. Ce qu'elle ne tardait à me faire comprendre alors que je lui indiquais la marche à suivre. Lui faisant comprendre qu'on allait recommencer. « Mais si tu veux continuer à perdre ton temps, d’accord, je recommence. » « J'ai du temps devant moi de tout façon. » Ce qui était véridique. Ayant ce laps de temps qui me permettait de m'entraîner. N'ayant plus à user ce temps pour réparer les ruines, qui n'étaient plus des ruines. Du temps que je pouvais continuer de me servir comme je le souhaitais et une journée certes décousue à comparée de certaines autres que j'avais terminée. Ne pouvant que tendre devant elle une carotte en espérant qu'elle s'en saisisse. Les techniques d'attaque bien plus intéressantes. « Tu crois vraiment qu’on en arrivera à cette étape-là? Je … je ne sais pas si je suis prête. » « ... pour le moment. Fais-moi confiance. » Ce que je lui demandais alors que je savais qu'elle pourrait réussir même si intérieurement je ne pouvais que penser qu'il serait fort probable qu'elle doive revenir. Une bonne opportunité si elle appréciait l'idée. Ce qui semblait être le cas. Ne semblant se rendre compte que lorsqu'elle se focalisait sur les techniques offensives, elle oubliait le reste. Un des objectifs.

Et bien entendu je lui indiquais que le mouvement risquait de s'accélérer par la suite. « Quoi? On va l’accélérer? Mais … » « Pas tout de suite mais quand tu les aura reproduit correctement, oui. » Un hochement de tête alors que j'attendais de savoir si elle était prête. « Bon, bon. Je … je suis prête. » Aussitôt je m'avançais vers elle comme auparavant. Une danse qui commençait à s'esquisser doucement. Un début de danse, de synchronisation. Des mouvements certes encore réalisés lentement alors que je ne pouvais que m'approcher d'elle pour corriger sa position. M'approchant d'elle pour repositionner ses appuis. Mes mains qui se posaient sur sa taille alors que je n'hésitais pas à me rapprocher d'elle pour corriger ses techniques. Un rôle que je prenais au sérieux comme toujours. Des arrêts que j'imposais avant de reprendre ce ballet lent. La cadence que j'augmentais pas à pas non sans l'obliger à se déplacer en même temps. L'obligeant à se mouvoir autour du point central duquel elle avait pris place. Un terrain d'entraînement pratique et qui nous offrait de nombreuses possibilités. Des possibilités que j'exploitais alors. Concentré bien que je ne pouvais que l'encourager d'un signe de tête.

Les minutes continuant de s'écouler sans que je m'arrête. Des mouvements certes répétitifs mais qui me permettaient de m'assurer qu'elle avait bien compris ce que je lui avais dit. Vérifiant qu'elle assimilait ses conséquences. Ayant remarqué tantôt avec satisfaction qu'elle n'avait pas plus rechigné que cela sur les cinq minutes. Ce laps de temps bel et bien écoulé. Mais elle n'avait rien dit. Elle n'avait rien dit non plus quand Seth avait indiqué qu'il allait s'éclipser pour manger un morceau. Elle n'avait pas fait de commentaire. Elle n'avait pas précisé qu'elle avait faim. Elle ne m'avait pas non plus arrêté pour me dire qu'elle en avait marre. Ne m'ayant pas fait remarqué non plus que le laps de temps pour lequel elle était disposée à s'entraîner s'était arrêté depuis longtemps. Pointe de fierté alors que je pouvais bel et bien espéré qu'elle allait être mordue. Ou cette possibilité qu'elle soit trop prise dans le jeu pour qu'elle puisse penser à s'arrêter. L'une des raisons pour lesquels je ne me figeais pas. Ne me figeant pas pour reprendre mon souffle alors que comme n'importe quelle personne je la forçais à continuer. La laissant certes le temps de reprendre son souffle non sans repartir à l'assaut après parfois lentement, parfois non. Des coups qu'elle ne réussit parfois pas à éviter. Ce n'était pas non plus comme si je tentais de l'épargner. N'ayant jamais épargné personne. Ce serait une erreur de commencer à épargner qui que ce soit. Ne l'épargnant pas non plus parce qu'elle était une femme. Les femmes étant parfaitement capables de se battre, aussi bien que les hommes. Ne l'épargnant pas non plus parce que je la connaissais. Ne l'épargnant pas parce qu'elle était mini-Miller ou comme la petite soeur de Robb. Elle m'avait demandé d'arrêter d'user ce surnom pour ainsi dire la considérer plus comme une adulte. C'était ce que je faisais. N'usant pas ce surnom pour lui demander comment elle allait. N'usant pas ce surnom pour lui demander si elle voulait faire une pause ou boire une gorgée d'eau. Comme elle me l'avait demandée, je me contentais de la traiter comme n'importe qui. Excepté que là n'était pas une simple conversation. Il s'agissait d'un entraînement, certain que ce genre de situation était un peu plus rude que de tenir de belles paroles. Mais pour autant, en dépit de cette situation, cela ne m'empêchait pas de continuer non sans me demander si oui ou non elle allait craquer. Me demandant si oui ou non elle allait me demander de s'arrêter pour mettre fin à ce supplice, qui n'en n'était peut être pas un.

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Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Mar 14 Aoû - 6:49


   
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« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Ne jamais prendre ses propos à la légère. C’est ce que je devrais suivre, comme conseil, quoique mon cœur surpasse souvent ma logique. Rien que des plaisanteries, oui, mais comment ne pas devenir suspicieuse lorsqu’il me parle de le gifler. Bien que surprise et malaisée que l’attention me retombe dessus et qu’on me demande de participer à une activité que je n’apprécie guère, ce n’est pas pour autant que j’userais d’un tel moyen. « M’ouais, t’as de la chance pour le moment … mais fait gaffe. » Voir, analyser sa réaction, question de découvrir un quelconque secret, une manigance dont je ne serais pas au courant. De vains espoirs, car vu sa personnalité et son poste dans le campement, il ne se ferait jamais prendre dans un tel guet-à-pents. Je ne pouvais que tendre la perche, avec l’hameçon accroché, et attendre, patiemment. Pas si difficile à faire, quand de toute façon, on me force à faire quelque chose qui ne me plaît pas du tout. Toutes mes remarques pourraient facilement être associées à mon manque d’entrain et mon dédain pour ce qu’il me proposait, surtout devant un public. Ça, ou alors un moyen de défense face à ses critiques … ou ce qu’il croirait être des encouragements. Pfff, pathétique. Avait-il vraiment foi que de pointer un supposé manque de connaissance en cuisine me pousserait à prouver le contraire, dans un affrontement plus physique? Voyons! Je n’étais pas de celles-là. À la place, je pris un malin plaisir à en faire de même, essayant de prouver que Chris ne savait pas grand-chose à la cuisine, et encore moins en ce qui attrait à la cuisson. J’ajoutais même que sa théorie d’intoxication dans le campement des Cents ne tenait pas la route, manque de preuves. Mais c’est qu’il devait toujours avoir le dernier mot! « Sans que votre campement ne le sache? Il me semble que vous êtes de vraies mégères. Un tel détail ne vous aurait pas échappé. » Ce qu’il me manquait en musculature au niveau du corps, eh bien, je compensais par mes tendances trop agressives, lorsqu’il s’agissait de ce genre de discours. Habituel, que ce soit ici sur le vaisseau, car nous nous retrouvions toujours à nous quereller, lui et moi.

Pourtant, toutes les lamentations du monde ne réussirent pas à m’empêcher de m’engager dans un entraînement. Cinq minutes, c’est exactement ce que je lui avais dit. Celles-ci ne servirent qu’à l’échauffement, et intérieurement, je me jurais ne passer que cinq minutes de plus pour lui montrer les mouvements que j’avais retenu, depuis la dernière fois. Des erreurs, ce qui ne fut guère étonnant. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas entraînée. Des souvenirs relayés aux oubliettes, ou du moins, c’est ce que je croyais. Le contraire qui survint. Et Chris qui m’indiqua qu’on recommencera donc ces mouvements, question qu’ils redeviennent naturels, qu’ils s’enchaînent sans la moindre hésitation. Autrement, je ne pourrais jamais progresser. Il poussa la conversation au-delà des mouvements, même, en m’indiquant que de part ma stature, je pourrais sans doute gagner en rapidité et en esquive. Démontrant sa théorie, il parla de Devos et de la puissance de sa frappe, mais qui serait inévitablement plus lent. Oui, bon, je visualisais parfaitement ce qu’il voulait dire, mais ce n’est pas pour autant que j’aimais l’idée de jouer au jeu du chat et de la souris. Et puis quoi, si je choisissais le pire des scénarios? Au moins comme ça, je ne peux pas être surprise, ayant déjà pensé à tout, ou presque. « Mais s’il est simplement question de fuite, c’est tout ce que j’ai fait, jusqu’à maintenant, lors de nos confrontations avec les grounders. Je ne vois pas comment un entraînement peut améliorer mon instinct de survie, qui est, je te le rappelle, de courir le plus loin possible. » N’en venant jamais aux poings, n’ayant jamais eut à me défendre. Je prenais mes jambes à mon cou et trouvais l’endroit le plus propice pour me cacher. Je crois que c’est la meilleure façon de se sortir indemne de toute attaque. « Ça fait longtemps, que je joue les souris. » Autant une référence au fait que je fuis pour m’abriter dans un trou, mais aussi au fait que je me faisais petite, ces temps-ci, afin qu’on ne remarque rien d’étrange dans ma personnalité. Pas besoin de lui faire un dessin, il comprendrait.

Tentative après tentative, j’osais croire qu’il se lasserait, qu’il viendrait à me dire que rien ne va, qu’il n’en peut plus, et qu’on n’en reparle plus, de cet entraînement. Malheureusement, c’est tout le contraire qui se produisit, autant chez lui que chez moi. Il avait beaucoup de temps devant lui, et moi, je ne me voyais pas vraiment rentrée au campement tout de suite. Je suffoquais, parfois, à vouloir porter le masque de mensonges que je posais sur mon visage à chaque personne que je croisais. Au moins là, avec lui, je n’avais pas besoin de jouer la comédie. Comment y penser, de toute façon, alors qu’il reprenait de plus bel, avec ce même enthousiasme presque énervant. Lui faire confiance? Normal, après ce que je lui avais révélé, à propos de ce qui n’allait pas, dans ma vie, présentement. Petit hochement de tête plus timide, et retour à une concentration hors-norme, équivalente à lorsque je travaillais en cuisine. Je surveillais mes mouvements de très près, oubliant tout le reste. En fait, les seules fois où je sortais de cette bulle qui se formait dans mon esprit, c’était pour entendre Chris révéler le déroulement de l’entraînement, notamment, que tout ça gagnerait en vitesse. Sans étonnement, j’en restais inquiète, mais cela se dissipa pour ne laisser place qu’à ce qu’on pourrait presque qualifier de danse. Un laps de temps que je voulais voir durer, à certains moments, alors qu’à d’autres, quand je le sentais un peu trop proche de moi, mon cœur se mettait à battre trop vite et je brisais moi-même le contact. Non. Je n’étais pas là pour ça. Et de toute façon, il voyait déjà quelqu’un.

Pas un seul mot échangé, que des coups, que la répétition acharnée de mouvements variés. Un entraînement qui débuta doucement mais qui maintenant, semblait gagné en vitesse et en intensité. Je ne faisais plus attention au temps, si ce n’est aux coups de Chris, lui qui ne me ratait pas, dû à ma difficulté à bloquer constamment, à faire toujours appel à cette défensive. Reprendre mon souffle, à peine en une seconde, pour me relancer dans ce manège. Est-ce que j’y prenais goût? Je n’en savais rien. Oui, certes, je savais maintenant qu’il me traitait comme toute autre personne, non plus comme la gamine d’autrefois. Pourtant, plus l’entraînement avançait, et plus j’avais envie que ça s’arrête. Comment expliquer tant de contradiction? C’est très simple. Je comparais cela avec quelqu’un qui gravit un mont et s’approche toujours plus du sommet. Chaque étape est un progrès. Et c’est ce que je n’avais pas fait, en restant coincée dans mes émotions fortes. Si je continuais ce combat, si je n’interrompais pas tout ça, je craignais d’y prendre goût, de franchir des étapes bien trop hautes, au-delà de mes véritables capacités. « Pause. J’ai besoin d’une pause. » J’attendis qu’il s’arrête avant de faire deux pas en arrière et de m’éloigner pendant quelques instants. Est-ce que Robb s’est battu ainsi, de façon désespérée, dans ses derniers moments? Des flashs qui me bombardèrent, pendant que je marchais, d’un passé préférablement à oublier. Sans m’en rendre compte, je faisais exactement comme à ma nouvelle habitude, c’est-à-dire me renfermer immédiatement. On aurait dit une torture qui se replie dans sa carapace.
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Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Mar 14 Aoû - 14:16


   
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« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Des techniques qui pouvaient l'aider. Ce que je pensais. Des techniques de combat qui pouvaient tous nous aider ne serait-ce que pour nous défendre. Certes, parfois il était préférable de fuir. Il serait stupide de rester et mourir bêtement, vainement. La fuite était sans aucun doute la meilleure solution, ce que notre instinct de survie pouvait nous pousser de faire. Mais pour autant la fuite n'était pas toujours la solution. « Mais s’il est simplement question de fuite, c’est tout ce que j’ai fait, jusqu’à maintenant, lors de nos confrontations avec les grounders. Je ne vois pas comment un entraînement peut améliorer mon instinct de survie, qui est, je te le rappelle, de courir le plus loin possible. » « Je dis pas que c'est une mauvaise chose de fuir seulement... » Des mots qui flottaient dans le vent. Me rendant compte du sous-entendu. Et dans un sens, ce n'était pas si alors j'avais envie d'aller plus loin. Fuir ce qu'elle faisait. Elle pouvait préféré fuir lorsqu'elle était attaquée, mais même là dans cette réalité, entre nous elle préférait fuir. Non pas que je pouvais la juger.

Au final nous étions dans un sens trop semblable. Ce qui était sans aucun doute dérangeant. Non pas que je voulais qu'elle voit cette part plus sombre. Préférant qu'elle puisse conserver cette image qu'elle avait. Préférant qu'elle conserve cette idée-ci, qu'elle me voit comme le gentil. Ne l'ayant pas autorisé à me voir jusqu'au j'étais au plus bas, elle avait simplement vue une éclipse de cet épisode. Ce qui n'était rien. Préférant qu'elle conserve des images positives. Non pas que j'étais mort ou que je comptais mourir, cependant je comptais m'assurer que ce qu'elle pensait à mon égard était toujours la même chose. Ne souhaitant pas qu'elle voit ce qu'il y avait derrière le masque. Si elle pouvait m'entrevoir comme l'enquiquineur de service ou comme celui qui se prétendait désormais trop protecteur, il ne restait pas moins pas moins que je ne voulais pas qu'elle voit cette part plus obscure. Des ténèbres autour, là non, mais tôt ou tard elles seraient de retour. Une part plus sombre que je ne comptais pas lui montrer, non. Ne comptant pas ternir cette image qu'elle tenait. Restant sacrée. Cette note lumineuse qu'elle avait que je ne comptais pas éteindre. Elle ne savait rien de mes secrets. Elle ne savait rien à propos de mon enfance. Elle ne savait rien à propos des injures. Elle ne savait rien à propos de sa dénonciation. Elle ne savait rien à propos de mes actes. Elle ne savait rien à propos du mouvement rebelle, mon appartenance. Ne sachant rien de mes erreurs et regrets à la différence de Chiraz. Ne comptant pas les partager, pas maintenant. Une idée qui ne m'effleurait pas alors que je ne voulais pas que son opinion à mon sujet en vienne à changer. Non pas que je voulais qu'elle m’idolâtre non, qu'elle me croit si parfait comme elle pensait que Robb l'était. Ne voulant pas qu'elle croit en des mensonges totalement, en des illusions mais pour autant je ne voulais pas non plus lui annoncer cette vérité brute et implacable. Ne voulant pas lui annoncer que si elle savait tout, elle serait déçue. Et quand bien même elle pouvait être déçue à l'idée que je m'acharne pour l'aider, la sauver, je préférai cela. Elle méritait d'être sauvée. Elle méritait d'être heureuse. Et ce n'était pas pour rien que j'avais prévenu Devos, ce n'était pas pour rien que je m'étais confié à lui. Un but que nous avions que celui de la protéger parce que nous tenions à elle. En effet, je tenais à elle.

Mais autant que je tenais à elle, quand bien même je pouvais vouloir qu'elle se bouge. Quand bien même je pouvais vouloir un sourire se dessinait sur son visage, ce n'était pas comme si je pouvais la juger. Si j'étais moins arrogant, moins un connard qu'avant, que là-haut au sein de la structure métallique, il ne restait pas moins que tout n'avait pas changé. Ne pouvant la juger alors que chacun réagissait différemment face à la perte des proches. Voulant juste qu'elle s'en remette. Voulant juste qu'elle se mette à sourire de nouveau comme elle avait l'habitude de faire. Et si je n'avais pu que la taquiner à de multiples reprises sur sa tendance à emmener son lapin en peluche avec elle, sur sa passion pour la collecte de fleurs, il ne restait pas moins que c'était une image que j'appréciais. Une image que j'aimerai revoir. Celle sur laquelle elle transparaissait rayonnante, heureuse.

« Ça fait longtemps, que je joue les souris. »
« Tu n'as pas à le faire. » Elle n'avait pas à le faire non. Rien ne l'y forçait. Rien ne la forçait à disparaître parmi les ombres. Rien ne la forcer à se faire plus discrète jusqu'à ce qu'on l'oublie. Rien ne la forcer à s'évanouir. Et si je craignais de la froisser, je n'en venais pas moins à reprendre la parole. « Tu te rappelles nos premières retrouvailles sur terre ? Tu étais belle et si insouciante. J'imagine que ces moments-ci où le sourire se dessinait si facilement sur ton visage me manque... » Sincère. Cette fille qui souriait et avec qui je pouvais rire pendant des heures me manquait. Non pas que je n'aimais pas cette nouvelle version d'elle. Simplement que je n'aimais pas la voir malheureuse ou si renfermée sur elle-même. N'aimant pas la voir se replier sur elle-même, dans sa carapace comme si elle était une tortue. Non pas que j'espérai retrouver totalement cette fille. Espérant juste qu'elle n'ait pas à se cacher. N'étant pas là pour la juger. Espérant sans doute trop d'elle.

Tout comme j'avais espéré qu'elle soit une pro dans les combats avant, qu'elle développe de techniques exceptionnelles. Ce que j'avais réellement espéré alors. Des rêves que j'avais trop pris au mot. Mais pourtant, je savais au fond de moi que je ne m'étais pas trompé. Je savais que je ne m'étais pas trompé lorsque j'avais vu cette lueur en elle. Je savais que je ne m'étais pas trompé quand j'avais estimé qu'elle avait du potentiel. Du potentiel elle en avait. Des facettes cachées qui ne manquaient que d'être découvertes. Un rythme avant tout lent qui me permettait de m'assurer qu'elle avait en effet retenu des techniques. Un rythme qui s'accélérait doucement alors que j'y allais crescendo sans pour autant l'épargner. La forçant à travailler ses appuis. La forçant à prendre conscience des éléments qui l'entouraient, de ses forces et faiblesses. Des détails que je lui indiquais au fur à mesure de notre danse silencieuse. Lui pointant les détails qu'elle ne voyait pas. L'obligeant à faire des courtes pauses pour améliorer sa posture, pour corriger sa position avant de l'entraîner de nouveau dans ce ballet que certains pourraient décrire comme étant magnifiques. Un ballet que j'aurai sans aucun doute tendance à décrire comme tel alors que chaque combat était différent du précédent mais tout aussi passionnant. Des bleus qu'elle allait aussi garder en souvenir. Son visage qui n'avait jamais été touché alors que je contrôlais mes coups. Me ménageant. N'y allant pas à pleine puissance. Le but n'était pas qu'elle se prenne plein la tête et qu'elle tombe par terre bien que j'étais ne pouvais que la regarder évoluer. Pour autant, certaines fois sa garde était trop basse. Ce qui était logique, elle continuait de débuter. Elle ne s'entraînait pas chaque jour, non. Cependant elle était concentrée tout comme je le voyais. Elle était dedans, et cela faisait sans aucun doute plaisir à voir. Le monde qui s'effaçait alors que tout comme elle j'étais uniquement concentré sur ce combat. Mais soudainement ce cri du coeur. « Pause. J’ai besoin d’une pause. »  Un hochement de tête alors que je m'arrêtais. Reprenant mon souffle avant de reculer de deux pas derrière. Mon regard qui était posé sur elle. M'apprêtant à aller chercher une bouteille d'eau quand je voyais les traits sur son visage se modifiaient. « ... ça va ? » Note que je voulais légère et non soucieuse bien que mon regard restait positionné sur elle. Ne la quittant pas alors que je ne pouvais que l'observer. Et pourtant incapable de la conjurer de me parler si elle ne le souhaitait pas.
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07/05/2018 Dumbass*Angel non 136 Chloe Bennet Minibouh (avatar), ASTRA (signature) cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine 110


Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Mer 15 Aoû - 7:20


   
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« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Faire face à une autre attaque des grounders, bien qu’un peu moins plausible, pouvait néanmoins se produire. Et si c’était le cas, ma seule solution serait la même que d’habitude; compter sur ceux protégeant le campement des ennemis, afin qu’ils ne réussissent pas à en arriver au garde-manger. Le risque non pas qu’ils essaient d’agresser les gens se trouvant à l’intérieur, si ce n’était plutôt qu’à le brûler, afin que les rations disparaissent et qu’ils finissent tous par mourir de faim. Le besoin de trouver une meilleure cachette, mais devant me mettre en tête que de marcher à l’extérieur, lors d’un affrontement, ce n’est pas du gâteau. Les leçons de Chris pouvaient donc m’être fortement utiles, mais encore me fallait-il les mettre en pratique, avoir l’instinct d’y faire appel lors d’une telle situation. Malheureusement, je n’ai pas l’âme d’un guerrier, ce qui se voit facilement, puisque je choisis toujours la fuite à l’affrontement. Ironique, n’est-ce pas, que ma réaction lors d’un combat soit exactement la même que dans mes premières conversations avec Chris, après le décès de Robb. Coïncidence qu’il comprit également, alors qu’il laissa traîner sa réplique, ne sachant pas trop quoi y ajouter. « Seulement, parfois, il faut faire face, et non fuir. C’est ça que tu voulais dire, non? » Pas besoin d’un dessin pour comprendre ce sous-entendu, intentionnel ou non. « Mais chacun fait les choses comment il le sent. On ne peut pas juger; certains sont fait plus forts que d’autre. Ça dépend du gabarit, n’est-ce pas? » Utilisant ses termes à lui, mais ne traînant pas plus longtemps sur ce sujet, préférant écouter ses explications et me concentrer par la suite sur les mouvements.

À ne passer que quelques brefs moments avec Chris, ces derniers temps, cette sortie me sortait de mes habitudes plus récentes. D’être là, à passer du temps avec lui, c’était comme un saut dans le passé, à revoir l’arrivée des Cents sur Terre, puis nos retrouvailles. Cette joie de vivre à l’état pur, elle aura eu raison de moi pendant un moment, alors que j’en oubliais presque mon long séjour dans une cellule. Pas l’envie de m’éterniser là-dessus, alors que j’avais un paysage de rêve devant moi. Une mentalité qui changea complètement. Maintenant, je ressassais tout ce qui n’allait pas. C’était un véritable passe-temps pour moi. Pourquoi en divulguer autant sur la personne que j’étais auparavant? C’est simple, voyons. Me concentrer sur tout sauf ce qui m’inquiétais, jour et nuit, c’était de flotter sur un petit nuage qui finira, tôt ou tard, par disparaître sous nos pieds. Oui, c’est bien vrai, malgré mon visage dépourvu de sourire ou d’un quelconque signe de joie, je me sentais m’approcher un peu plus de la vieille Rachel. Accompagnant ce revirement de sentiments, je fus également submergée par des émotions beaucoup plus fortes, celles que je m’interdisais ne serait-ce que d’y penser. Chris, celui que je ne considérais pas comme un frère de cœur, si ce n’est comme … comme … mon dieu! Pourquoi est-ce si difficile d’y penser, alors que je ne le dirais jamais à haute voix? Je ne le crie pas sur tous les toits, mais qu’importe, je n’ai pas le courage de le lui signaler. Je ne pourrais qu’accepter, dans ce cas, la défaite, et qu’une autre femme ne profite de ma stupidité pour capter son intérêt.

Me débarrasser d’une image qui ne me convenait plus du tout. Lui et Devos me voyant encore comme la gamine du vaisseau, celle qui souriait si bêtement, qui se promenait avec son lapin en peluche et qui les dérangeait constamment. Ça, c’était fini. Que ce soit dû à mon temps passée en prison, ou le besoin de me réinventer plus forte, tout ce que j’osais espérer, c’est qu’on me prenne un peu plus au sérieux. Chris faisait ses efforts, en n’utilisant plus ce surnom ridicule, mais j’étais sûre que tout au fond, il avait toujours cette idée de la personne que je devrais être, une image conforme ou presque de ma propre personne, en tant que gamine. Autant faire un trait là-dessus, tout comme le reste. « Ce n’est pas comme si ça me prend beaucoup d’effort, tu sais? » Pas une critique envers les autres membres du campement, si ce n’est qu’une volonté à vouloir me faire discrète, et ainsi, qu’on vienne à ne plus se rendre compte que je suis là. « Oui, je m’en souviens. » Mon regard qui vint fixer le sol. Oui, c’est vrai, ces compliments m’avaient surpris. Cependant, en gardant mes airs impassibles, il ne pourrait sans doute pas le remarquer. À vrai dire, derrière l’étonnement, je gardais toujours cette amertume en bouche, rien qu’en repensant à ces retrouvailles. La première fois depuis un moment que lui et Robb se remirent à parler. L’impression qu’à partir de ce moment, les choses ne pourraient qu’être mieux. « Si insouciante que j’aurais dû me douter de quelque chose. La vie ne donne jamais rien gratuitement; elle s’attend à quelque chose, en retour. » A life for a life. Une vie pour une vie. Croire que notre venue ici se ferait sous les chauds rayons du soleil, et qu’on connaîtrait enfin ce que c’est que de vivre dans un environnement bien plus vaste, ce ne fut que purement enfantin. C’est affreux, de penser ainsi, mais c’est comme si, sans s’en rendre compte, nos premiers pas sur Terre furent tel un contrat qu’on signa. On ne pourrait pas tous survivre. Seuls les plus forts, ce qui n’était pas mon cas. L’incompréhension toujours présente, quand au fait que je sois encore là.

En tout cas, je ne le devais certainement pas à des connaissances de combat, car je n’en avais pas vraiment. Loin d’être une pro, ou même une débutante. J’avais plutôt l’air de celles qui regardent le déroulement de ces affrontements, qui essaie d’imiter ce qu’elle voit sans pour autant y arriver. Pourtant, malgré ce jugement sévère sur ma propre personne, je ne pouvais pas pour autant m’arrêter. Un début de curiosité, d’intérêt pour ce genre de chose, alors que je débarquais ici avec un peu derrière et beaucoup d’entêtement. Un processus qui survenait, avec les minutes qui passaient. De plaintes, je passais au silence, à une zone d’entre deux, où je ne méprisais pas nécessairement la situation, mais où je répétais que ce n’était que pour lui faire plaisir. Le changement ne survint que lorsque le rythme s’accéléra, mon attention sur ses mouvements, l’envie de lui montrer de quel bois je me chauffais surpassant le reste. Oui, je me réveillerais avec des bleus partout. Oui, mon corps me fera terriblement mal et je n’arriverais pas à bouger complètement. Et alors? Rien qu’aux courtes pauses, quand il me pointait des détails qui n’allaient pas, je n’avais qu’une seule envie; qu’on continue cette valse. Me défendre, toujours mieux, c’est tout ce qui comptais, c’est ce … non. Le mur se dressa devant moi, devant ma mauvaise conscience. Je compris qu’il était temps de prendre une pause. Ce que je lui signalais rapidement, alors que mes pensées me ramenaient en arrière. Des traits qui durent certainement changer, car au même moment, je l’entendis me demander si ça allait. Question pas très facile, à mon avis. « Oui. Enfin, je crois. Ou … » Passant ma main droite dans mes cheveux, la sueur déjà bien présente sur mon front. « Non, je … » Long soupir, avant de continuer. « Je ne sais pas. » Certainement la pire des réponses, mais la seule qui convenait. « J’dois faire le tri de … de trucs. Là, tout de suite. » Il allait voir exactement la technique que j’avais appris à utiliser, question de me calmer les nerfs, quand je perdais le contrôle de tout, et que je ne cessais de pleurer. Trouvant donc un coin un peu plus à l’ombre, je pris place par terre, avant d’agripper mes pieds, les collés, et fermer mes yeux. Je respirais profondément, rayant un par un les sentiments qui m’énervaient, en ce moment, que ce soit cette joie trop enfantine, la douleur étouffante, … tout. Après quelques longues respirations, je me jugeais prête à reprendre, non sans aller boire de l’eau auparavant. Pendant que je prenais quelques gorgées, je me mis à réfléchir tout haut. « Je donnerais tout pour oublier, ou alors remodeler mes souvenirs. Ce serait tellement plus simple que de le croire en balade. Au moins, ça créerait un espoir, un filament à agripper. Une raison de plus pour aller de l’avant, une mission donnée, de le retrouver. » Ton toujours monotone. Le passé, j’aurais préféré vivre dans le passé, que dans le présent. « Je vois ce qu’il y a, devant mes yeux, et sincèrement, je commence à regretter d’avoir rêvé, plus jeune, à cet endroit. Rien ne me semble magique ou fascinant. Étrangement, ma cellule me manque presque. » Sur ces mots, je finis de boire avant de marcher un peu, question de me débarrasser de ces pensées afin de continuer l’entraînement. « Donne-moi cinq minutes, et on reprendra. » Je lui dis, mon regard dirigé vers les lieux avoisinants, ne connaissant pas très bien le campement des Odysséens.
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Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Mer 15 Aoû - 21:06


   
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« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Un sujet là aussi miné ou du moins plus glissant. Non pas que je ne voulais pas l'aborder seulement que j'en venais de nouveau à fermer ma bouche comme si quelqu'un m'avait cousu les lèvres. M'arrêtant avant de dire des mots qui ne seraient qu'assimilés à un mensonge. M'arrêtant avant qu'il ne soit trop tard. Bien qu'à vrai, il suffisait de présenter quelques mots pour qu'elle puisse en comprend le sens. Le sous-entendu qui était là. Lisant trop facilement mes pensées alors qu'elle n'avait pu que deviner là où j'avais manqué de vouloir en venir. Ce que je n'avais pas dit. Une part de moi qui pensait que c'était là où je voulais aller. L'autre qui pensait que non, qui pensait le contraire. Ne voulant pas la juger. Peut être qu'il était déjà trop tard pour cela. Peut être que j'avais déjà sauté par terre. N'ayant pas attendu. Ayant simplement sauté. Ou peut être que la situation était tout comme. Me contentant de la regarder comme si j'espérai que le souffle d'un vent inexistant emporte ces mots avec lui. « Seulement, parfois, il faut faire face, et non fuir. C’est ça que tu voulais dire, non? » Faisant une grimace avant de hocher légèrement la tête. C'était ce que je voulais dire. C'était ce que je pensais dans un sens. Pensant qu'elle n'avait pas besoin de fuir. Pensant qu'elle pouvait arrêter de courir si seulement elle le voulait. Mais je ne pouvais l'obliger à rester sur place. Ne pouvant l'obliger à quoique ce soit. « Mais chacun fait les choses comment il le sent. On ne peut pas juger; certains sont fait plus forts que d’autre. Ça dépend du gabarit, n’est-ce pas? » « ... oui cela doit dépendre du gabarit. » Une tentative d'être nonchalant. Peut être alors en partie gêné ou maladroit. Ce que j'étais sans doute à ses yeux. A vrai dire je ne pouvais à cet instant deviner ce qui se passait dans sa tête. Si parfois j'avais l'impression que cela pouvait être le cas, ce n'était pas toujours possible. Parfois c'était même loin d'être possible. Toutefois, par intermittence, il m'était possible de deviner grâce aux expressions de son visage le cheminement de ses pensées. A cet instant, il semblait simplement clair qu'elle ne voulait pas s'attarder sur le sujet. Alors je n'insistais pas plus. N'insistant pas plus ce sujet. Préférant rester nonchalant. Préférant faire comme si je pensais qu'on était en train de discuter à propos de techniques de combat. Cela n'était pas le cas. Mais parfois il était plus simple de faire semblant.

Autant qu'il parfois que trop simple de s'attacher aux bons souvenirs. Des souvenirs qui se créaient au fur à mesure d'une vie. Des vies qui évoluaient. Des images qui restaient alors même que les personnes changeaient. Comme cette image où elle transparaissait bien plus heureuse. « Oui, je m’en souviens. » Peut être que j'aurai dû me sentir coupable de lui rappeler à ses souvenirs. Sans doute l'aurais-je dû. Mais la vérité était que je ne l'étais pas, pas totalement. Juste trop souvent nostalgique. Là encore ayant changé, alors que ce n'était pas avant que je devenais nostalgique, que j'en venais à éprouver des regrets. J'avais changé oui et elle aussi. « Si insouciante que j’aurais dû me douter de quelque chose. La vie ne donne jamais rien gratuitement; elle s’attend à quelque chose, en retour. » « Peut être que tu as raison, peut être qu'il y a toujours un prix à payer. » Il y en avait. Dans un sens, il y avait toujours un prix à payer. Rien n'était gratuit. Il ne servait à rien d'être crédule. Parfois je regrettais l'ancien Chris. Ce dernier était un connard, mais au moins il ne se faisait pas autant d'idées. Devenant trop sentimental. Des failles dans la cuirasse qui étaient exposées, que Chiraz avait encore plus exposé. Et un mur qu'il m'était impossible de totalement reconstruire. Il y avait eu trop de bouleversement, de changements pour pouvoir espérer revenir en arrière. Ce n'était pas possible. Et ce n'était pas comme si je pouvais le vouloir. La vie qui était ainsi. Le carrousel qui ne s'arrêtait jamais de tourner.

Mon attention qui ne tardait d'ailleurs se focaliser sur le combat qui se jouait entre nous. Un combat. La définition n'était pas tout à fait adéquate. Ce n'était pas réellement un combat. Ce n'était pas un échauffement non plus alors que cet épisode restait derrière-nous. Plus une leçon. Une leçon que je voulais lui enseigner. Des techniques que je savais qu'elle était capable d'assimiler. Elle me le montrait à cet instant. Elle mettait en oeuvre ses souvenirs alors qu'elle s'exécutait. Des mouvements maladroits qui s'affirmaient au fil des instants alors que son attention ne faiblissait pas. Son attention qui n'avait pas faibli jusqu'à ce qu'elle me demande de faire une pause.

Une bouteille d'eau que je n'eus jamais le temps de m'attraper alors que mon regard était posé sur elle. Lui demandant si elle allait bien. « Oui. Enfin, je crois. Ou … » Ne détournant pas mon regard. Ne bougeant pas. Immobile alors que je n'esquissais pas un geste pour attraper le récipient contenant l'eau. L'eau qui ne se trouvait qu'à quelques pas de là. N'ayant même pas besoin de me rendre à la rivière, jusqu'à un point de source. N'ayant qu'à me lever, esquisser quelques pas pour rapporter le précieux nectar. Un nectar qui se faisait bien plus rare dans certaines régions et plus particulièrement du côté de la tribu. Un problème qui ne me concernait pas. Ce qui me concernait était de savoir ce qu'elle pensait à cet instant. Ne croyant pas tout à fait qu'elle se sente tout à fait bien. Son visage la trahissant. Ce même visage qui s'était transformé à l'instant où elle m'avait demandé de faire une pause. Et une part de moi ne pouvait qu'espérer qu'elle ne se renferme pas sur elle-même. Ce qu'elle ferait sans doute. Ce que je n'espérai pas. « Non, je … » Attendant qu'elle poursuive simplement. Attendant qu'elle prenne la parole ou se contente du silence pour reprendre son souffle, reprendre le contrôle de la situation. « Je ne sais pas. » Et un sourire qui s'esquissai sur mon visage non pas par méchanceté mais parce que c'était déjà une première réponse. Tenté de la prendre entre mes bras pour la rassurer. Ce qu'aurait sans doute fait Robb ne serait-ce que pour la consoler. Ce qui n'avait jamais été mon genre. Ce qui ne le serait sans doute jamais alors qu'au contraire elle avait toujours débordé d'enthousiasme pour les effusions affectives. Et si elle ne savait pas comment elle se sentait, il ne restait pas moins que cette réponse n'était qu'honorable. « J’dois faire le tri de … de trucs. Là, tout de suite. » Mon regard qui ne la quittait pas. L'observant alors qu'elle se remettait debout pour s'isoler. Se recroquevillant sur elle-même. S'enfermant dans sa bulle pour reprendre le contrôle de ses émotions. Respiration après respiration. Chacun qui avait ses techniques. Chacun qui faisait ce qu'il pouvait pour gérer les conséquences suivantes. Allant chercher à boire pour elle avant d'en venir à m'approcher silencieusement d'elle. Me glissant le plus discrètement possible près d'elle. Quelques centimètres nous séparant. La laissant dans sa bulle alors que mon regard se portait sur le terrain d'entraînement qui se dessinait devant nous. Une compagnie silencieuse. Ce que je pouvais lui offrir. Ce que je lui offrais alors.

Ne l'écoutant pas moins quand elle reprenait la parole. « Je donnerais tout pour oublier, ou alors remodeler mes souvenirs. [...] Une raison de plus pour aller de l’avant, une mission donnée, de le retrouver. » Mon coeur qui se serrait. Une opinion que je ne partageais pas. Ne pouvant pas la partager. « C'est pire de ne pas savoir. » C'était pire de ne pas savoir si la personne était morte ou si elle encore vivante. C'était pire de ne pas savoir. C'était pire de laisser la liberté à son imagination pour créer de nouveaux scénarios. Mieux valait savoir. La vérité était cruelle, implacable et brute mais au moins des réponses étaient obtenues. Quand on ne savait pas, il était impossible de faire son deuil. Quand on ne savait pas où se trouvait la personne disparue, il était impossible de fermer complètement ses yeux pour la pleurer. Il était impossible de renoncer totalement. L'espoir restait. L'espoir restait mais cet espoir était que cruel. Des journées à chercher par espoir que la personne perdue soit retrouvée. Un espoir qui était pouvait être vain. Mais dans l'impossibilité de savoir, je n'avais pu que continuer de chercher. Cherchant sans doute désespérément Faust. Même après quand Murphy avait décidé de faire son deuil, même après quand elle avait renoncé à mes yeux. La colère qui se mêlait alors que certains décidaient d'une autre voie. Une voie que je n'avais pas prise alors que même là je ne pouvais que continuer de jeter un coup d'oeil, certes plus vainement. C'était pire de ne pas savoir. C'était pire de ne pas savoir si la personne était sauve ou morte dans le froid, seule. C'était pire de savoir les personnes auquel on tenait seules. L'impossibilité de pouvoir s'imaginer complètement un heureux scénario, une fin que plus belle. L'impossibilité de savoir si Faust était en vie. L'impossibilité de savoir si Ailina était en vie. Les deux blondes auquel je tenais qui avaient toutes deux disparues. Et les jours s'écoulaient. Et les mois s'écoulaient. Des mois qui finissaient par se transformer en années. Ne pas savoir équivalait à une lente et douloureuse torture. Si c'était son visage qui s'était fermé avant, le mien se fermait à son tour désormais. Des souvenirs plus douloureux ravivés.

Des souvenirs douloureux aussi ravivés de son côté. « Je vois ce qu’il y a, devant mes yeux, et sincèrement, [...] Étrangement, ma cellule me manque presque. » « Ne dis pas cela. » Ne voulant pas qu'elle préfère se trouver de nouveau en cellule. Non pas que j'étais doué pour faire dans les sentiments. A croire que vivre sur terre avait rendu mon coeur plus malléable. C'était sans vergogne avant que j'avais refermé les portes des cellules derrière eux. C'était sans l'once de compassion que j'avais refermé la porte de la cellule sur elle ou même sur Ailina. L'ayant entraîné dans sa chute. N'ayant rien fait pour retenir sa chute. Non pas que j'avais retenu la chute de Rachel non plus. N'ayant rien fait pour m'opposer à la loi. La loi qui restait nette et précise. Ceux qui étaient jeunes pouvaient se voir offrir une alternative, pouvant se retrouver en cellules. Mais pour les adultes la sentence était d'un autre ressort. Il n'était possible que d'être éjecté, obligé de flotter dans le ciel. Un aller simple vers la mort. Mais mes motifs alors n'étaient pas réellement nobles. Ne l'ayant pas fait par sentiment, par crainte d'être éjecté à mon tour. Ne m'étant simplement pas opposé à la sentence. Aussi froidement que cela puisse être. Le passé qui était désormais derrière mais qui par bribe revenait nous hanter.

L'observant alors qu'elle se relevait pour faire quelques pas. « Donne-moi cinq minutes, et on reprendra. » J'hochais la tête, toujours aussi silencieux pour ainsi dire. Buvant une gorgée d'eau avant de me remettre debout à mon tour. A cet instant, je ne pouvais que suivre le mouvement. Je lui laissais le temps de s'adapter, de reprendre le contrôle de la situation, de retrouver son calme. Je n'étais pas pressé. Une rencontre qui pouvait durer plus longtemps. La possibilité pour les cents qui venaient au nouveau campement de s'attarder plus longtemps. La possibilité pour eux de dormir là, s'ils le souhaitaient. Ce qui avait été proposé lors de la première rencontre sur ce nouveau terrain. La volonté des conseillers de resserrer les liens. La volonté de les inviter par ainsi à rejoindre ce campement-ci, à s'installer là. Une boulette de la part du guide qui se chargeait de présenter les lieux. Il y avait encore de nombreuses failles, traces de méfiance. Il était difficile de passer outre certains épisodes. Néanmoins, dans un sens l'idée restait liée au bon sens. Offrant ainsi une possibilité de permettre à des retrouvailles de durer plus longtemps. Ce que je pensais à cet instant alors que si besoin elle pouvait rester plus longtemps. Ce qui lui permettrait de se reposer, d'échapper à l'obscurité. Même si la distance avait été réduite entre les campements, mieux valait être prudent. Et autant que je commençais doucement à me remettre en position, non sans m'étirer au passage, je ne pouvais que finalement reprendre la parole. « Si tu le veux, tu peux rester dormir ici ce soir. » Proposition qu'elle pouvait accepter ou non. Le gîtes et couvert qui lui restait offert si elle le souhaitait.
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Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Jeu 16 Aoû - 7:04


   
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« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Un terrain dangereux, dans lequel Chris s’engageait, en laissant filer ces mots. Il savait pourtant que ça ne me prendrait pas très longtemps pour en comprendre leur sous-entendu. Bien sûr, que d’éviter certains sujets ne pourrait que me rendre la vie plus dure. Quoique douloureux au préalable, je comprenais parfaitement que le mieux, dans mon cas, c’est que j’arrête de faire fi de ce qui ne va pas. Repasser par les diverses étapes du deuil, et cette fois, en n’en omettant pas une seule. Un plan sain pour l’esprit et tentant, mais dont la route s’avouait déjà tordue. Que de reprendre ce processus, c’était également revivre les moments les plus difficiles, ceux qui devenaient de véritables poids lourds, au gré des jours. Et c’est ce que je refusais catégoriquement. J’avais trop souffert, j’en avais assez. Il me fallait continuer, même si cela signifiait que je perdais une certaine partie de moi. Une décision qui n’enchantait guère Chris, mais il devra l’accepter à un certain moment donné. Un sujet de friction qui ne plaisait à personne, et dont mon ton monotone ne pouvait qu’inquiéter. Sa grimace en disait long, en tout cas. Et sa nonchalance non plus, en l’entendit répéter ce que je venais à peine de dire. Quoi dire, quoi faire? Je préférais simplement ne rien ajouter. On en avait déjà assez dit, et je ne voulais pas rendre l’entraînement plus tendu simplement parce que je ne savais pas garder ma langue dans ma poche ou réfléchir à mes mots. Mieux valait croire qu’on discutait de techniques de combat, plutôt que de ma façon d’affronter les problèmes. Je n’étais pas encore tout à fait à l’aise, avec ces révélations, ayant évité de lui parler pendant des jours, voire des semaines, après qu’il se soit remit de son deuil. Il avait beaucoup trop d’enthousiasme, ce qui freinait trop souvent mes pensées plus noires.

Ça, ou mon ressassement constant du passé. Une manie semblable à la sienne, mais pendant que Chris était emprunt de nostalgie, moi, je n’y voyais que la tristesse. Des moments heureux, oui, mais qui devenaient maintenant presque comme un poignard en plein cœur. Comment retrouver le visage heureux que j’avais, autrefois? Jamais. Avant, je souriais car je me retrouvais avec tout ceux que je considérais une famille, mais dans un monde bien plus vaste que notre vaisseau. Une liberté, une tonne de possibilité, et surtout, une chance que d’enfin se défaire d’un statut de criminel. Je crus que c’était un cadeau, une véritable bénédiction que d’atterrir ici. Oh, comme je me trompais. Un fruit empoissonné, voilà ce que cette Terre se révéla être. « J’aurais préféré que ce prix ne soit pas aussi salé. Malheureusement, c’en est bel et bien le cas. À croire qu’on ne sera jamais les bienvenus ici. » Des étrangers piétinant un amas de terre qui ne nous appartient plus. Et en guise de réponse à notre arrivée, voilà qu’on connu problème après problème, mort après mort. Plus conseillable de simplement ne pas s’attacher à qui que ce soit, question que leurs décès arrêtent de nous affecter. Aspirant justement à ce genre de mentalité, mais n’y arrivant pas, vu que je pensais bien trop souvent à mon frère. Une mémoire vive qui repassait continuellement les bons moments comme les pires … sauf maintenant. Mon attention, heureusement, s’était accrochée aux mouvements, au présent, à ce que je faisais, et non au reste. Une technique que je voulais voir frôler la perfection, pensée qui me poussa subitement à tout arrêter, à faire une pause bien méritée.

Un changement soudain que Chris remarqua immédiatement. En fait, cela sembla l’arrêter dans ces pas, alors qu’il me demanda si ça allait. Une question bien trop complexe, car autant étais-je tentée de dire que ça passerait, une certaine part de moi voulait presque crier que rien n’allait, en fait, et que derrière ma façade si sterne, les murs que j’avais érigé sous les mensonges silencieux s’effritaient toujours un peu plus. Je craignais le jour où tout cela tomberait comme un jeu de carte. Que ferais-je? Comment agirais-je? Tout ce dont j’étais certaine, c’est que même là, je n’oserais jamais laisser qui que ce soit me voir dans un tel état. Chris n’avait vu que la pointe de l’iceberg. Il ne me vit pas dans mes pires moments, peu après la mort de Robb, lorsque je perdais le contrôle total de mon sens de la logique, et que j’étais prête à passer au feu toute possession juste pour essayer d’effacer ça de ma mémoire. Ainsi, je ne pus que répondre par une incertitude, lui disant par la suite qu’il me fallait prendre quelques minutes pour retrouver ne serait-ce qu’un semblant de contrôle, de vide intérieur. Je m’éloignais donc, prenant place par terre, me concentrant sur ma respiration, quoiqu’il me fût difficile de ne pas remarquer sa présence, à quelques centimètres. Heureusement, son regard se tourna vers le paysage, le terrain, ce qui me rassura un peu.

Une conversation que je voulus reprendre, ne pouvant de toute façon pas lui cacher quoi que ce soit encore bien longtemps. Des pensées que je réussis à dépeindre, quoique dans son cas, il ne pouvait qu’être en désaccord. Le silence, que je gardais pendant quelques minutes, démontra que je ne pouvais guère prendre à la légère ce qu’il pouvait vivre, lui aussi, avec la disparition de certains Odysséens. « De savoir ou de ne pas savoir … la douleur resterait la même, pour moi. Ce n’est pas parce que je sais qu’il est mort que ça m’aide à espérer quoi que ce soit du futur. Non mais quel futur, dis-moi? On dirait une fleur fanée, et à chaque jour qui passe, un pétale de plus tombe. » Imagerie qui pourrait également convenir aux gens disparus, mais qui, à mes yeux, exprimait le mieux ce que je vivais, intérieurement. Ce qu’il devait considérer aussi, vu ses traits bien plus tendus. Un autre sujet à éviter, si je ne voulais pas le retrouver grincheux. Des émotions vives que je ne voulais pas questionner, sachant parfaitement qu’il mettrait brusquement fin à tout ça, partirait chez lui de façon précipitée, ce qui ne me ferait regrettée que plus mes mots.

Non pas que j’avais honte de ma façon de voir les choses. Chacun percevait le monde à sa manière, et moi la première. « Et pourquoi je ne devrais pas? Il faut que tu comprennes que je ne vois plus le monde comme avant. Je ne m’émerveille plus, il ne me fascine plus. Il n’y a rien. C’est vide de sens. L’avantage, quand j’étais en cellule, c’est que je pouvais penser ainsi sans que personne ne vienne me demander ce qui cloche. En fait, je crois que c’est surtout le fait d’être enfermée seule qui me manque. » Ne cachant en rien ce genre de pensées, lui laissant ainsi le champ libre, que de croire que j’avais pu comploter des plans, quant au moyen de me retrouver confinée. Devant réfléchir sur la gravité d’un acte afin qu’on n’en vienne pas à me bannir. Honte à moi, que d’en venir à un tel point. Il me fallait absolument rayer ça de mon esprit. Je me levais donc pour marcher un peu, non sans lui affirmant qu’on recommencerait bientôt. Un besoin que de chercher le calme, le semblant de paix. La journée se terminerait bientôt, de toute façon. À un certain moment, il me faudrait rentrer chez moi. Il nous fallait toujours prendre en considération la distance entre les deux camps, quoique selon certains conseillers, on n’aurait pas besoin de faire ce trajet constamment. Opinion que Chris semblait partager, alors qu’il s’avança en même temps que moi, pour se remettre en position. « Dormir tu dis? Je ne crois pas que ce soit une bonne idée. » J’en aurais presque envie de rire. « Tu as besoin de te reposer, alors que moi, je suis une vraie insomniaque. Tu as bien dû remarquer les cernes, sous mes yeux, non? Qu’il soit tard ou pas, je serais amplement capable de rentrer. Ça permettait à mon cerveau de se concentrer sur … autre chose. » À bien y repenser, je ne lui avais pas vraiment parler de mes cauchemars répétitifs. Une autre révélation. Est-ce que tout cela viendra me hanter, plus tard? Est-ce qu’il utilisera ces arguments contre moi, en temps voulu? Aucune idée.
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Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Ven 17 Aoû - 15:44


   
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« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Il était difficile de raisonner ou de lui montrer un point lumineux quand elle ne voyait que des ombres. Le silence qui retombait parce que je ne savais pas exactement quoi lui dire. Ne sachant pas exactement quels mots la convaincraient de voir un peu de couleurs dans un monde qui lui semblait créé en noir et blanc. Pourtant tout n'était pas noir ou blanc. Il y avait des teintes grisées. Il y avait de la couleur. Il suffisait de discerner ces petits points lumineux comme on se mettrait à chercher des pixels. Ce n'était pas toujours facile mais parfois on y arrivait avec plus de facilité. Cependant, je n'avais pas forcément les mots pour lui montrer le résultat de cette opération, n'ayant pas forcément les mots pour l'aider. Parfois je doutais pouvoir lui apporter une aide. Je doutais être la bonne personne pour la remettre sur le chemin qu'elle cherchait ou pour l'aider comme il fallait. Mais dans un sens, je doutais qu'un manuel d'instruction existe. Je ne devais pas être le seul dans ce cas. Faisant de mon mieux. Toutefois il était certain de dire que j'étais plus doué pour lui enseigner des techniques de combat, pour assurer ses mouvements et pour regarder la coordination des mouvements. J'étais plus doué pour cela que pour parler. Choisissant toujours entre l'action et la parlante. Dans le fond cela ne changeait pas. Non pas le plus à l'aise pour parler émotions et sentiments. Non pas le plus à l'aise pour cela. Faisant du mieux que je pouvais en me disant que c'était ce que Robb voudrait, qu'au moins ce serait toujours une présence silencieuse sur laquelle elle pourrait s'appuyer. Ne disant rien alors que j'avais l'impression qu'elle estimait que je la jugeais. Comme si à mon tour je ne pouvais que penser qu'il y avait quelque chose qui clochait chez elle. Préférant me taire alors qu'une voix me soufflait que c'était le cas, même si je prétendais le contraire.

Alors je retombais dans le silence non sans en venir quelques instants plus à tard à lui proposer de rester dormir. Une solution ou une alternative. « Dormir tu dis? Je ne crois pas que ce soit une bonne idée. » « Tu en as besoin. » Les cernes sous ses yeux. « Tu as besoin de te reposer, alors que moi, je suis une vraie insomniaque. Tu as bien dû remarquer les cernes, sous mes yeux, non? Qu’il soit tard ou pas, je serais amplement capable de rentrer. Ça permettait à mon cerveau de se concentrer sur … autre chose. »  « Et tu sais que je te laisserai pas repartir de pleine nuit donc tu ferais autant mieux d'accepter ma proposition. » La contredisant mais c'était la vérité. Chacun devait revenir entier. Je ne ferai que manquer à ma fonction si je la laissais repartir en plein coeur de la nuit. Qu'elle ait des insomnies ou pas ne changeaient rien. Et si à vrai dire elle croyait que je trouverai le sommeil aussitôt, il ne restait pas moins qu'elle n'était pas la seule à avoir des insomnies. Certes les insomnies avaient été chassées. Mais il ne restait pas moins que parfois elles revenaient. Me demandant si Mila en avait toujours. Seuls à nous tenir au coeur de l'obscurité, sous la voûte étoilée quand les autres dormaient. Peu étaient dehors la nuit, protégés par les gardes si ce n'est ceux qui ne trouvaient en général pas le sommeil. Un sommeil qu'elle ne trouvait visiblement pas comme elle me l'avait confirmé. Les cernes qui en étaient la trace. « Peut être que tu devrais essayer de nouveau et voir ce qu'il se passera, qui sait tu t'endormiras aussitôt. » Là encore je doutais pouvoir la convaincre. Sur certains points, il semblait qu'elle ne me croyait simplement pas. Plus facile à convaincre quand elle était une enfant. Aussi parce que quand elle était plus petite, elle s'endormait plus facilement. Ce qu'elle verrait bien. Devant juste attendre le crépuscule pouvoir mais il restait certain que non je ne la laisserai pas repartir ainsi, pas dans cet état zombifié bien que moins.

Toutefois pour clore la discussion ou plutôt l'empêcher d'argumenter sur son sort, je ne pouvais que balancer un coup de poing dans sa direction. Voulant l'obliger ainsi à réagir vite et à se concentrer de nouveau sur autres choses. Préférant laisser l'idée germer dans son esprit ou se faire à l'idée qu'elle n'aurait pas le choix de rester plus longtemps qu'elle le prévoyait. N'ajoutant pas non plus sur le ton de la taquinerie qu'elle devrait être heureuse que je l'accueille à bras ouvert, doutant qu'elle prenne aussi bien que moi la tournure de la conversation. M'efforçant de me concentrer de nouveau alors que je l'obligeais de nouveau à maintenir sa garde, à se défendre pour éviter de se prendre un coup. « On continue encore un peu puis on passera à l'attaque, ainsi je verrai si t'as tout retenu. » Des frappes plus rapides bien que contrôlées avant d'être plus lentes pour m'assurer qu'elle suivait le rythme non sans lui laisser le temps de reprendre sa respiration et de suivre le mouvement. Un mouvement qu'elle suivait bien autant que je continuais à poursuivre le rythme un peu plus longtemps, ne serait-ce que pour le plaisir ou la torturer quelques minutes de plus.

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Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Sam 18 Aoû - 7:33


   
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« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Touchée, quant à ses diverses tentatives de me montrer la lumière derrière la noirceur. Il essayait, s’évertuait à ne pas me laisser tomber même si je le repoussais continuellement. Une certaine envie de lui dire qu’il n’avait plus besoin de jouer les héros, qu’avec le décès de Robb, les obligations n’existaient plus. Il pouvait partir vivre sa vie comme il l’entendait, sans avoir à me traîner derrière. Des corvées, il en eut assez, sur le vaisseau, pas besoin de s’en ajouter. Sans compter qu’il avait su passer outre son deuil, malgré les étapes plus difficiles. Il méritait bien de profiter de sa vie, de ne plus avoir à faire face aux pensées noires, à ces voix horribles qui murmurent de façon horripilante des idées pas très positives, au sens large du terme. Je ne comprenais pas pourquoi il se donnait tant de mal. Il aurait dû me laisser à mes problèmes avant que ceux-ci ne viennent le hanter lui, à son tour. Je ne voulais pas devenir la cause de quoi que ce soit qui tourne mal. C’est bien pour cela que je ne partageais pas nécessairement tout ce que je ressentais, ni même les pensées qui me traversaient l’esprit. Le silence de mise, quoique je savais pertinemment l’effet que ça causerait. Chris s’en inquiéterais, comme toujours. Ce n’est pas cachant mes problèmes qu’il ne viendra pas à s’en inquiéter. Chose qu’il faisait déjà, en me questionnant et en me faisant interagir avec lui de façon bien plus constante qu’auparavant.

Une journée qui ne se terminerait pas comme je le prévoyais. En fait, rien d’aujourd’hui ne se déroula de façon normale. Rien que le fait d’être là et m’entraîner avec lui, je sortais déjà de mes envies habituelles. En tout cas, c’était une bonne manière de comprendre que je suis très rouillée. Ça, et que je n’arrivais pas toujours à prendre le dessus sur mes soudaines pensées troubles, causant justement mes réactions excessives. Heureusement, vu que je ne me sentais pas si scrutée, je pus essayer de trouver ce point d’équilibre, me préparant déjà à ce que la routine ne reprenne. « Je sais bien, que j’en ai de besoin. Mais je n’y arrive pas. À chaque fois, je me réveille en sursaut, et j’arrive plus à fermer l’œil. » Certains détails que je n’ajoutais pas, car je ne voulais pas qu’il soit au courant de tout. Que penserait-il du cauchemar plus que répétitif, des cris de Robb, de son visage, de ses derniers, tout ça que je m’imagine puisque je n’étais pas présente, lorsqu’il soupira pour la dernière fois? Au moins, au campement des Cents, on ne me surveille pas, on s’en fiche pas mal, que tu dormes la nuit ou pas, tant que tu ne fais pas de bruit pour les autres. Un vain espoir que je ferais mieux de jeter, car il n’avait aucune intention de me laisser repartir en pleine nuit. Je me voyais donc coincée dans le campement de l’Odyssée, pas nécessairement l’endroit de mes rêves. Encore en rogne contre certains, la raison pourquoi ne je venais ici que pour visiter Chris. Autrement, malgré l’offre qu’on nous fit, je préférais encore avoir cette séparation, entre notre campement et le leur.

Il ne me donna cependant pas la chance de me plaindre ou lui tenir tête, car en un rien de temps, j’entrevis un coup de poing en ma direction. Je fis immédiatement appel à ce qu’il m’avait déjà appris, non sans continuer à ruminer intérieurement. Était-ce donc son plan, depuis le début? Ce n’est pas comme si prévoyais rester, en tout cas. En revanche, Chris semblait plus que prêt à m’accueillir pour que je puisse me reposer. Une proposition qui aurait put me toucher, en vérité, si je n’avais pas comme l’impression qu’il continuait à m’analyser, et je ne parle pas simplement de mes mouvements physiques. « Je ne plus dire quoi pour te contredire, donc bon. » Autant une référence à tout à l’heure que maintenant. Plus ça avançait, et moins il voulait que ça s’arrête. C’est ce que je pense, en tout cas. Une curiosité montante qui me permit de le suivre plus consciencieusement, m’assurant de mettre tout ce qu’il m’enseigna en pratique, avant qu’on ne se lance dans l’attaque.
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Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Lun 20 Aoû - 17:45


   
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« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] « Je ne plus dire quoi pour te contredire, donc bon. » Elle cédait. Sa réponse qui me convenait. Ne comptant lui laisser le choix ou repartir dans l'obscurité. Au moins ainsi je m'assurai qu'elle avait un toit sur la tête, qu'elle allait pouvoir tenter de dormir. Il n'était pas dit que le sommeil la trouverait ici, mais il ne restait pas moins que la situation restait celle-ci. Ne comptant pas changer d'avis bien qu'il était vrai qu'au départ l'idée ne m'avait pas traversé l'esprit. Une visite qui n'était pas programmée. Mais une tournure qui me convenait.

Un sujet de conversation que je préférai alors changer, me concentrant de nouveau sur l'entraînement. Un rythme que j'interrompais non moins pour reprendre mon souffle. Un rythme que j'interrompais alors que j'étais satisfait de la tournure de l'entraînement. Comptant désormais lui apprendre de nouvelles techniques. « Je vais pas t'apprendre beaucoup de nouvelles techniques aujourd'hui. Tu as bien bossé, mais cela sert à rien d'en apprendre trop à la fois. Techniquement je ferai même mieux d'attendre, mais cela coûtera rien si je te fais une démonstration. Puis, je te l'avais promis. » Nonchalant. De surcroît, j'étais tenté de lui donné un avant-goût de ces nouvelles techniques. D'autres. Il en existait tellement. « Je vais avoir besoin de ton aide. Il va falloir que tu restes immobile au milieu, et je te montrerai le mouvement au ralenti. » Une idée. Attendant qu'elle se mette en position sans se presser. Il était inutile de le faire bien que la journée restait bien entamée. Ne pouvant que me mettre à l'oeuvre l'instant d'après non moins. Une jambe qui se levait. Un mouvement rotatif. Visant à atteindre sa hanche. Ne la frappant pas forte, loin de là. N'y mettant aucune force alors que je n'atteignais ma cible que de la pointe du pied sans la blesser ou la heurter. Non sans cesser de réfléchir alors que je me positionnais de nouveau. Regrettant soudainement que Seth ne soit pas là. Cela serait plus pratique pour lui montrer. Il serait plus simple de l'envoyer lui à terre. Il serait plus simple de l'user en tant que partenaire pour effectuer cette nouvelle démonstration qu'elle. « Il faudrait qu'on trouve Seth, ce serait plus simple. » Cela le serait. Non pas que je ne voulais pas qu'elle prenne part à cette démonstration mais auprès de ce dernier les mouvements étaient plus aisés, coordonnés. Habitué à l'avoir comme partenaire de terrain. Ce n'était pas pour rien qu'il était un de mes frères d'arme. Ce n'était pas pour rien que nous ne rechignons pas à former des duos. Pensif alors que je m'étais arrêter sans m'en rendre compte.  « Ou on le trouvera plus tard. » Il était fort probable qu'il soit toujours en train de manger et de dévorer ce qui lui tombait sous la main. Ne me rendant pas compte de qu'elle heure il était à cet instant. Les heures qui continuaient non moins de filer comme les minutes. Reportant mon attention sur elle pour m'ancrer de nouveau à la réalité. Reprenant alors la parole.  « C'est pas grave, on va faire sans. Je vais te réexpliquer chaque geste, et tu m'imiteras après. On verra par la suite,... que je t'épuise pas non plus. » Ce qui n'était pas non plus le but. Mais il était aussi vrai de dire que je ne l'avais pas ménagé. Je ne l'avais pas ménagé non, je ne l'avais jamais fait quand il s'agissait d'entraînement. Ne ménageant personne. Là n'était pas le but. Mais je ne voulais pas non plus la  voir s'écrouler par terre. Conscient qu'elle s'était jusqu'à là très bien débrouillée. Un dernier entraînement et peut être qu'au final cela serait tout pour aujourd'hui. Ce qui restait à déterminer. N'en venant pas moins à chasser ces pensées de mon esprit alors que je revenais dans le rôle du coach. Ne pouvant que lui expliquer de nouveau les mouvements, comment se déroulerait cette nouvelle phase. Ajoutant les gestes à la parole. Si cela paraissait aisé, facile à mes yeux, cela n'était pas forcément son cas. Elle pouvait avoir des doutes, des questions alors aussitôt je ne pouvais que tenter d'en savoir plus. « Est-ce que tu as des questions ? »


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Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Mar 21 Aoû - 5:46


   
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« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]À croire que tout cela avait commencé par une simple envie de prouver à Chris que j’allais bien, et que je ne n’avais pas toujours besoin qu’il vienne me voir, pour s’assurer que je n’avais pas fait une connerie quelconque. Oh, mais je ne pouvais que me blâmer, car je savais pertinemment qu’il était capable de me convaincre de faire des choses hors de ma zone de confort. Peu importe, si cela s’expliquait par mes sentiments cachés envers lui ou pas, je continuais à me trahir. Pourquoi avais-je donc accepté de le suivre alors qu’il partait s’entraîner. Ce n’est pas comme s’il m’en parlait pour la première fois. D’abord sur l’Odyssée, et maintenant, le voilà qui se remettait en tête de me préparer à affronter mes ennemis de façon plus efficace. Non seulement ça, mais aujourd’hui encore, il m’obligea à accepter une autre proposition; celle de rester dans le gîte, à l’abris jusqu’au lendemain, alors que je n’aimais pas tant passer mon temps sur ce campement. Des gens à qui je n’avais toujours pas pardonner de m’avoir traité de façon si peu cordiale, et une acceptation de mon statut de criminelle. Je me définissais encore comme une Cent, et vu cette appellation, je trouvais important que nos deux camps ne fusionnent pas. Des idéaux dont je ne discutais que très rarement, mais qui pourraient potentiellement effriter certaines relations.

Heureusement pour moi, on bifurqua les sujets à problèmes pour l’entraînement, et ce, à chaque fois que la conversation tournait au vinaigre. Je m’étonnais encore beaucoup, de m’entendre penser ainsi, mais je ne voyais pas l’intérêt de me voiler les yeux. Et puis ça ne voulait pas dire que visuellement, je m’imaginais encore comme un clown en train de mimer maladroitement des mouvements. Pour l’instant, l’avantage de ce passe-temps, c’était juste de me faire oublier un peu ce qui me rendait de mauvaise humeur. Et puis ça faisait visiblement plaisir à Chris, de me voir me démener ainsi. Trouvant mon rythme, mais pour mieux m’arrêter afin d’écouter ses directives suivantes. Une démonstration? Autant pour moi. Je ne sais pas trop si j’ai encore assez d’espace pour me souvenir d’autres techniques. Celles dont je me souvenais encore devais datées, et c’était un véritable miracle que ça me soit revenu, je vous le jure! « Va pour la démonstration, alors. » Un peu curieuse de ce qui se passerait par la suite, savoir s’il y aurait un prochain entraînement, advenant la difficulté des prochains mouvements. Hochant la tête, je me plaçais au milieu, statique, à attendre de voir ce qu’il ferait. Cela ne lui prit pas longtemps avant de faire appel à sa jambe, qui se leva avant de venir effleurer ma hanche de la pointe du pied. Je compris le mouvement rotatif qu’il fallait exécuter, mais me demandait comment je m’y prendrais.

Ce fut pendant ma longue réflexion qu’il intervint, se demandant où était Seth, question qu’il puisse mieux me montrer le mouvement. À vrai dire, je n’avais pas vu celui-ci depuis qu’il nous quitta pour aller manger. Comme quoi la faim devait être particulièrement saisissante, pour qu’il ne revienne pas nous voir. Quant à moi, mon estomac ne se plaignait pas, ce qui voulait dire que je passerais certainement mon tour, pour le repas. Mais bon, là n’était pas le temps pour ce genre de pensées, alors que Chris se décidait à poursuivre la démonstration, malgré l’absence de Seth. « Je … j’vais essayé. » Sachant que plus je passais les étapes et plus cela se compliquerait. Ne voulant pourtant pas juste utiliser ça comme l’excuse parfaite pour ne rien faire. Je préférais de loin tenter ma chance. Si je n’aimais pas ça, au moins, on ne pourra pas m’accuser d’avoir baisser les bras trop vite. Je me forçais donc à porter une attention particulière à ses mouvements, à une nouvelle routine bien plus offensive. Certains gestes me parurent plus faciles que d’autres, mais autant dire que je ne me voyais pas révolutionner le monde. « Bah déjà, pour les coups de pied en général … est-ce que je ne risque pas de me casser quelque chose, avant que je ne déstabilise qui que ce soit? » Ses jambes faisaient deux fois les miennes. Autant dire que cela n’augurait rien de bon. « Et puis pour le mouvement qui me permet de pousser l’autre au sol, si je comprends bien, je dois être prête à recevoir son coup à lui avant, pour ensuite le faire tomber, non? » Oh croyez-moi, en parlant ainsi, je m’évitais de trop m’étaler sur d’autres trucs. Donc oui, je voulais m’assurer de comprendre certains trucs, mais je trouvais refuge dans les paroles plus encore que dans les mouvements.
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Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Mar 21 Aoû - 20:53


   
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« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image] De nouvelles techniques que je voulais lui montrer, que je voulais lui apprendre. Me décidant non moins à me limiter pour l'instant présent. Il était inutile de forcer sur la corde, encore plus d'expliquer ce que j'attendais d'elle sans joindre le geste à la parole. « Va pour la démonstration, alors. » Joindre le geste à la parole fut ce que je ne tardais pas de faire, méthodiquement. Des mouvements gracieux bien que décrits au ralenti. Des mouvements que je ne pourrai que lui expliquer de nouveau afin qu'elle puisse les assimiler tour à tour. Ce que je lui proposais de faire pour une dernière fois après avoir décidé que ce sera tout pour aujourd'hui. Parfois trop emporté dans mon élan.

« Je … j’vais essayé. » « Ne t'inquiète pas si tu ne réussis pas tout de suite. Il faut plusieurs heures pour tout emmagasiner. Ce que tu fais plutôt bien. » Elle était bonne élève. Il fallait l'avouer. Pour quelqu'un qui ne se souvenait de rien, c'était même plutôt amusant de la voir se rappeler les mouvements à exécuter. Certes, ce n'était pas parfait. Certes, ils n'étaient pas esquissés à la perfection mais je ne recherchais pas à cet instant la perfection. La jolie brune qui ne pouvait atteindre la perfection en une fraction de secondes. Elle débutait. Cependant, il fallait reconnaître qu'elle se débrouillait bien. Ce que je ne pouvais que lui confirmer, voulant l'encourager à persévérer. Conscient qu'elle faisait de son mieux et qu'à cet instant elle pouvait chasser toutes autres pensées de son esprit comme je le faisais. Alors il était certain que je ne comptais pas la voir exécuter tous les mouvements à la perfection mais heureux de la voir essayer. Pour la voir autant ronchonner, cela faisait autant plaisir de la voir si impliqué. Une pointe de fierté comme la première fois et sans doute aussi d'amusement alors qu'elle se prenait au jeu peut être bien malgré elle. Ce qui n'était pas un problème. Ce qu'il ne fallait avoir honte. Ces moments qui étaient importants, ceux où il était possible d'oublier le reste, d'éclipser même le ciel.

Des questions qu'elle avait sans doute. Ce que je cherchais à savoir en prenant mon temps d'effacer tout doute dans son esprit. Aussi là pour cela. Ce que j'appréciais à vrai dire tout autant. Appréciant de donner des conseils ou de montrer de nouvelles techniques de combat. Elle n'était pas la première. J'espérai qu'elle ne serait pas la dernière non plus. « Bah déjà, pour les coups de pied en général … est-ce que je ne risque pas de me casser quelque chose, avant que je ne déstabilise qui que ce soit? » Ne pouvant que rire face à sa première question. Plus qu'amusé. Si elle voulait que je ne la considère plus comme étant simplement mini-miller, par instant elle continuait d'agir comme tel. Me demandant si elle pensait être en sucre. Ce que je doutais. Les dernières étapes par laquelle elle était passée me certifiaient qu'elle ne se considérait pas comme étant en sucre. Les épreuves que nous traversions qui nous endurcissaient, bien qu'à chaque fois nous semblions aussi ravager un peu plus. Comme s'il fallait aussitôt que petit morceau de notre coeur soit emporté avec. Tragique. Néanmoins alors que je chassais ces pensées plus obscures, alors que je reprenais mon sérieux, j'en venais à lui répondre. « Tu ne vas rien te casser du tout, pas tant que je serai à côté. » Il manquerait plus que cela. Inutile d'ajouter une autre croix au mur. « Mais tu as raison tu peux risquer de te blesser comme chaque personne qui exécute un mauvais mouvement, qui ne frappe pas son adversaire correctement. » Certains qui pouvaient que crier de douleur s'ils en venaient à réaliser un faux mouvement ne serait-ce qu'en voulant donner un coup de poing. C'était pour cela qu'il était important de réaliser des mouvements avec soin, de faire attention. S'entraîner comptait mais il fallait le faire dans les règles, en évitant de se blesser. « Je vais te montrer de nouveau les mouvements au ralenti et te les expliquer de nouveau au fur à mesure pendant que je te guiderai. Ce qui compte aussi est d'avoir de bons appuis. » M'approchant d'elle pour la positionner de nouveau, en corrigeant légèrement sa posture. « Le but n'est pas de se blesser soi en effet. Mais si tu fais attention, il n'y a aucune raison pour que tu te blesses. C'est comme lorsque tu es en cuisine, tu dois faire attention à ne pas te couper un doigt. En gros c'est la même chose. » Tentant d'imager ce que je disais. A mes yeux c'était la même chose, il fallait apprendre. Certes il y avait toujours des risques. Mais en calculant les variables, en faisant attention, il était possible d'éviter d'être blessé. Quitte à blesser les autres pour ne pas l'être. Une question de survie. Ce que certains considéreraient comme. Peu importait à cet instant. Me focalisant de nouveau sur elle alors que je l'écoutais reprendre la parole pour poser de nouvelles questions. « Et puis pour le mouvement qui me permet de pousser l’autre au sol, si je comprends bien, je dois être prête à recevoir son coup à lui avant, pour ensuite le faire tomber, non? » « C'est mieux oui. S'il y avait Seth je te montrerai mais j'imagine qu'il est trop occupé à se remplir l'estomac. » Un sourire qui se dessinait sur mon visage. Ne pouvant prétendre l'un comme l'autre que l'estomac ne régissait pas une partie de notre cerveau. Un ventre qui devait être repris. Des forces qui devaient être reprises tantôt. Glouton. Une erreur de prétendre le contraire bien qu'il n'y avait pas que la nourriture qui comptait. Quoique, pour certains là était le cas. Ce que je pouvais aussi comprendre. Mais Seth n'était pas là, ce qui n'était pas grave. Ce qui nous empêchait pas de travailler. « Il est possible aussi de feindre pour ensuite user ce mouvement. Par exemple tu fais semblant de vouloir projeter un coup de poing vers ton adversaire, mais là où il se trompe tu peux prendre l'avantage en enchaînant ce mouvement qui le déstabilisera. Une fraction de secondes peut suffire pour prendre l'avantage. » Ce que je faisais plutôt souvent. « Si tu as toujours l'avantage alors personne ne peut te vaincre ou te blesser. » Ce qui s'appliquait au combat. Ce que je pensais sans doute comme s'appliquant aussi à la vie en général. Ce que je n'annonçais pas à haute voix mais qu'elle pourrait elle-même déduire. Elle n'était pas stupide. Et chacun pouvait comprendre les sous-entendus de l'autre, parfois même trop facilement. Des zones d'ombre qui restaient non moins, en secret.  

Mais comme si de rien n'était, je me remettais en mouvement. « Je te montre de nouveau puis ce sera à ton tour à moins que tu ais de nouvelles questions. » Attendant sa première réponse non moins avant de venir de nouveau à exécuter ces mêmes mouvements qu'elle venait de me voir répétés. Ce qui ne me dérangeant pas. C'était en répétant que les mouvements devenaient plus fluides. C'était en forgeant qu'on devenait forgeron. Nullement dérangé de devoir répété ces mêmes mouvements. Patient dans ce cas-ci, ce qui n'était pas toujours le cas d'ordinaire alors que j'allais même parfois à en réagir vivement, qualifié comme sanguin, ayant le sang chaud pour les autres. Non pas que le sang rahjak coulait dans mes veines mais il était parfois aussi facile de lâcher la bête, de céder à des instincts bien plus primaires. Situation que je contrôlais non moins alors que je continuais de lui expliquer chaque geste avant de me positionner de nouveau devant elle. « Va-y lentement quitte même à décortiquer chacun de tes gestes. Je te laisserai faire cette fois en regardant simplement puis je corrigerai ta position au pas à pas. » Comme les précédentes fois, je ne pourrai en effet que corriger sa position pour m'assurer que si ce n'était la perfection, au moins que c'était correct, qu'elle ne se ferait aucun mal. « Tu ne te blesseras pas, je suis là bien que le vide sera ton adversaire. »

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