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˜˜˜˜˜˜on my way ⊰ rachris
maybe life should be about more than just surviving

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07/05/2018 Dumbass*Angel non 136 Chloe Bennet Minibouh (avatar), ASTRA (signature) cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine 110


Sujet: on my way ⊰ rachris
Mar 17 Juil 2018 - 6:22


   
On my way
#rachris

   
« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Tourner en rond, alors que tout est déjà fait, c’est fatiguant. Moi qui voulait me trouver encore des trucs à faire, voilà qu’on me permettait de partir, faute de travail. En fait, on me suggéra d’aller voir d’autres gens sur le campement ayant besoin d’aide. Une équipe … ouais tu parles! Et elle était où, cette équipe, pour fortifier les alentours du campement? Vous vous foutez de moi, non mais! Une envie que de balancer cette haine en plein visage de quiconque se trouvait là, en train de nettoyer les diverses tables. Je m’en tenais à mon rôle de cuisinière, n’était-ce donc pas assez? Bande d’ingrats, oui! Des mots qui me brûlaient la langue, mais l’impression qu’on viendrait à me pointer du doigt, à me désigner comme la folle, celle qui devrait être soignée. Ne me voyant pourtant pas comme malade. Je dirais que mon esprit à tout simplement juger du chemin le plus simple, et c’est celui sur lequel je me trouvais. Tant pis, s’ils n’aimaient pas entendre ce genre de choses. Ils n’auraient qu’à se boucher les oreilles, et continuer leur chemin. Ce n’est pas comme si je leur demandais de l’aide. J’étais satisfaite, que de ne pas me mêler à quoi que ce soit.

Mon changement d’attitude qui passait incognito, du moins, jusqu’à tout récemment, lorsque je croisais Chris, près du ruisseau. Dès lors, je compris que mon secret ne tiendrait plus longtemps, que cela se propagerait rapidement. Rien qu’avec les visites récurrentes de l’homme … tout le monde semblait se poser des questions. Pas habituel, vu qu’on ne se parlait plus vraiment. Tous les détours que j’avais pris afin de ne jamais lui en glissé un seul mot, et pourtant, le voilà qui savait exactement tout ce qui me tracassait. Il avait vu non pas juste la pointe de l’iceberg, mais également tout ce qui se trouvait dessous. Avec ses informations en main, il pourrait me faire chanter, me tordre le bras, pour ainsi dire, et m’obliger à accepter ses demandes. Oh, ne croyez pas qu’il profitait de ça. Au moins, il ne changea pas, malgré son temps passé en solitaire, lui aussi. Craignant que maintenant, il en vienne à demander l’appui de mes amis afin de ne pas me laisser seule, deux minutes. Chris, capable de remuer Terre et Mer juste à cause d’une promesse qu’il fit à Robb. Non, pas l’amour. Simplement … le devoir. Il … il avait Chiraz pour ça, de toute façon.

Une envie folle que de simplement rentrer dans ma tente et y rester jusqu’au lendemain. Une décision de laquelle je me déviais, néanmoins. À en croire ses autres visites, il ne tarderait certainement pas à venir dans le cas, me voir. Non, pas question! Je devais prendre la situation en main. Me voilà donc qui, à la place de partir ruminer dans mon coin, entreprit le petit voyage jusqu’au campement de l’Odyssée, où je demandai à l’un des gardes la localisation de Chris. Une fois qu’on m’informa de son horaire habituel, je me dirais vers son petit coin de paradis, si on peut appeler cet endroit d’une telle façon. Une haine de plus en plus grandissante pour cette Terre, voleuse qui me prit un être cher. « Chris? » Je m’avançais doucement vers la porte d’entrée. Ne le voyant pas aux premiers abords, je le crus avec Chiraz, ce qui me fit reculer brièvement. « C’était juste pour te dire que ça va. Maintenant que c’est fait, on se revoit la semaine prochaine. » Un véritable rendez-vous chez un spécialiste. Chris voulait réellement que je me remette debout alors que mon idée principale était de simplement me coucher pour ne plus avoir à me mettre sur mes deux jambes.
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01/11/2015 Glacy Ezra 2319 Brett Dalton Murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 173
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Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Mar 17 Juil 2018 - 19:17


   
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Enfin libre. Finalement. Ce sentiment de liberté. Une liberté qui n'était pas encore tout à fait acquise alors que je comptais encore m'entraîner par la suite. Ne semblant m'arrêter jamais. Et pourtant je n'avais pu que faire un détour dans le campement avant tout pour apercevoir Chiraz. Mais alors que cette dernière était occupée, je n'avais pu que rebrousser chemin. La difficulté parfois d'obtenir ces moments volés même si je n'avais pu que la retrouver peu avant dans la journée. N'en venant qu'à faire demi-tour non pas pour me diriger dans un premier temps vers la base militaire mais vers ma maison.

Cela faisait bizarre de prononcer le terme à voix haute, de l'entendre dire encore et encore. Mais pourtant c'était le cas. Les ruines qui n'étaient plus. La construction qui était terminée, complètement aménagée. Des détails personnels que je tentais de rajouter à chaque fois. Pourtant, il était certain que je n'avais pas conservé beaucoup d'effet personnel. J'avais échangé les derniers effets qui me restaient de mes parents. N'étant pas sentimental, pas avec eux du moins. Une mère que je n'avais jamais connue. Et un père que j'avais dénoncé, l'envoyant pour ainsi dire moi-même flotté dans la galaxie. Il n'y avait pas toujours de bon souvenirs. Ceux-là n'en faisait pas partie. Je n'avais toutefois pu qu'aménager l'intérieur. Car en effet, désormais je ne dormais plus à l'intérieur du dortoir. Comme d'autres, j'avais élu domicile à l'extérieur du bâtiment principal qui faisait office d'ancien supermarché. Ce bâtiment sur trois étages avait été entièrement rénové et se composait désormais des habitations dont celles du conseil. Tantôt le rez-de-chaussée changeait, s'adaptant à nos besoins. Un dortoir dans lequel de nombreux dormaient. Je n'en faisais plus partie alors qu'à l'intérieur de cette demeure, certes plus pratique que la moyenne mais agréable, j'avais aménagé un coin lit. Tout fait à la main alors que je n'avais pu qu'aménagé la pièce pour pouvoir y dormir et ranger du matériel. N'ayant pas besoin d'installer une cuisine alors que la cuisine principale se situait dans un autre bâtiment annexe où chacun pouvait prendre son repas. Un peu plus loin se trouvait la base militaire où je comptais me rendre. N'ayant plus rien à ajouter là si ce n'était perfectionner certains points alors que cette construction était bien terminée à ma plus grande fierté. Ne pouvant que me servir de ce temps libre pour retrouver Chiraz, m'entraîner ou donner un coup de main ailleurs comme à Devos s'il avait besoin.

Mais à cet instant, je ne pouvais qu'en venir à me changer. Une douche que je prendrai pour ainsi dire après une fois que la sueur aurait fini de couler de mon front, de mon dos. Hésitant ensuite à me rendre en cuisine pour attraper un fruit même si mes gestes ne pouvaient que me porter à boire une gorgée d'eau. Contemplatif alors que je ne pouvais que me perdre dans mes pensées. Une porte que j'entrouvrais de nouveau avant de revenir attraper ce dont j'avais besoin. L'instant d'après je ne pouvais pas moins me figer en entendant mon prénom. « Chris ? » Une voix que je reconnaissais aussitôt. Mais déjà cette voix se faisait plus lointaine alors que son auteur s'éloignait doucement de la porte, comme effrayé. Me dirigeant vers la porte aussitôt, tandis que sa voix me parvenait. « C’était juste pour te dire que ça va. Maintenant que c’est fait, on se revoit la semaine prochaine. » « Attend ! » Sortant de cette demeure pour me diriger aussitôt vers elle. Un petit coeur qui bondissait. Ravi qu'elle ait fait ce chemin. Ou peut être qu'elle avait compris que je n'allais que revenir pour m'assurer qu'elle allait bien. Me dirigeant aussitôt vers elle. Aussitôt je ne pouvais que me demander si elle était aussi venue parce qu'elle voulait s'entraîner. Mon regard qui s'attardait sur sa tenue avant de revenir se poser sur son visage. « Tu veux entrer à  l'intérieur ? » Peut être préférable pour discuter avant et sans doute aussi parce que je ne pouvais que vouloir lui montrer ce que j'avais réalisé. « Je suis content de te voir. En plus tout est terminé. J'ai tout retapé et à l'intérieur, c'est parfait. Viens ! » Et ne pouvant que la guider à l'intérieur alors que je la précédais. Me demandant soudainement ce qu'elle allait penser de cet intérieur aménagé. « Avant je dormais au dortoir, mais ici c'est mieux. » Rouvrant ma bouche pour parler avant de me taire. Peut être parce que j'avais l'impression de trop parler. A vrai dire mon énergie était simplement monté en flèche. Comme si je me retrouvais soudainement à ressentir ce frisson d'adrénaline dans mes veines. Des questions qui se posaient. Alors que je savais autant qu'elle était venue. Ce qui comptait. Et un regard discret que je posais sur elle pour voir si elle s'était remplumée, si elle souriait un peu plus. « Tu en penses quoi ? » Son avis qui comptait autant. Et que tenté d'enchaîner sur le sujet de l'entraînement mais préférant attendre. Pas à pas, c'était mieux. Et ne voulant pas gâcher cette soudaine arrivée. Encore moins alors qu'un sourire était né sur mon visage.
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07/05/2018 Dumbass*Angel non 136 Chloe Bennet Minibouh (avatar), ASTRA (signature) cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine 110


Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Mer 18 Juil 2018 - 6:12


   
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Préférant ne pas donner de noms, ne pas y voir du changement. Non, mon but n’était pas de redevenir la Rachel d’avant, bien trop rattachée à ses sentiments. Trop fragile et surtout, à risque de retomber dans mon stage actuel. Pourquoi s’entêter à se reconnecter aux sentiments alors que ceux-ci ne la rendaient que plus instable? Autant éviter de dégringoler de la montagne, surtout en se trouvant déjà tout en bas. Remonter était bien trop difficile, et franchement, ça n’avait plus d’intérêt. Mieux valait s’adapter à ce qui l’attendait, maintenant. Et c’est exactement grâce à cette petite comparaison que j’expliquais pourquoi je n’en faisais qu’à ma tête. Oh, Chris essayait, continuait à maintenir des conversations, et ce, même quand je n’en avais pas vraiment envie. Il voulait probablement trouver la faille, cette petite faiblesse qui la mènerait jusqu’au supposé ‘bon’ chemin. Il ne comprenait pas. Ou peut-être était-ce tout le contraire, justement. Il savait un peu trop comment jongler avec ce genre de problème. Il était certainement parmi le petit cercle de gens qui auraient le potentiel de trouver les bons mots. Une terreur que de repasser par le chemin de la douleur, pour en arriver à sourire comme il faisait. En serais-je à un tel point que j’en oublierais mon frère? Non, ce n’est pas acceptable. Et de me remémorer les bons souvenirs, comme Chris me le dit si bien, s’accompagnait rapidement du vide que sa mort me laissa, des souvenirs à construire, mais qui ne se feraient jamais. Là où le bas blesse. Chaque jour qui passe, chaque évènement qui se rajoute à la liste … et il n’était pas là pour le voir. La Faucheuse est réellement une ignoble créature. Il faudrait qu’on l’éradique, qu’on ne lui donne pas tant de pouvoir. Autrement, on en viendra à perdre ce qu’on chérit le plus.


Cette marche jusqu’au campement de l’Odyssée, un dur rappel que je ne faisais que m’approcher de l’inévitable, de ce retour à l’ancienne brunette joviale que j’étais. Une personnalité qui ne m’allait plus du tout, que je préfèrerais voir disparaître. Je me sentais bien, tel que j’étais maintenant. Oui, ça me prit un temps fou que d’arrêter de me sentir étranglée, à chaque fois que je ressassais des détails. Mes nuits très courtes furent également un coup dur. Cependant, ces changements restaient nécessaires, afin que je puisse continuer, aller de l’avant. N’avait-il pas revu une Rachel qui se promenait dehors? Qu’il se compte chanceux, car dans les premiers temps, je restais enfermée chez moi, n’entrant même pas dans la cuisine. Du progrès, si l’on veut. M’arrêtant là où je n’avais ne ressenti plus tant de chagrin, où le monde extérieur ne m’affectait plus. Il retrouva une femme avec sa tête bien ancrée sur ses épaules, se jetant sans relâche sur son poste de cuisinière. Je sortais, je prenais de l’air, je regardais un peu le paysage autour de moi. N’était-ce pas suffisant? Sûrement pas, vu qu’il ne cessait de prendre de ses nouvelles, jour après jour. Pourtant, cette fois, c’est moi qui allait le voir. Me reposant la même question : pourquoi? N’avais-je donc pas appris qu’il continuerait à vouloir me remonter le moral? Étais-je si sadique que je voulais lui dire en plein visage que je n’avais pas besoin de son aide? Ou serait-ce plutôt un cri du cœur? Non. La dernière option fut immédiatement rayée de la liste, alors que je m’approchais finalement de sa porte.

Pas le courage que de faire trop de bruit. Je l’appelais, brièvement, mais comme je ne reçus aucune réponse, mes pieds me guidèrent immédiatement en direction opposée, non sans lui signaler que tout allait bien, et qu’ils pourraient se redonner un autre rendez-vous. Mais la voix de Chris fit irruption, et la porte de la demeure s’ouvrit quelques secondes plus tard. Il était là, dans des vêtements plus sportifs, probablement de retour après un entraînement très rude. « Je n’étais que de pass… » Pas le temps de terminer ma phrase, que déjà, il lui reproposa de venir à l’intérieur, voir son dur labeur. Aucunement possible que de dire quoi que ce soit de plus, alors qu’il me guida vers l’intérieur. Celui-ci était, à vrai dire, impressionnant. L’aménagement m’avait l’air parfait. On aurait presque dit les habitations que nous montrèrent les plus âgés, sur le vaisseau, par le biais d’images. « Oui, c’est vrai qu’ici, c’est beaucoup mieux. En tout cas, ça m’a l’air plus confortable. » L’énergie qu’il dégageait était très opposée à la mienne, et à vrai dire, ça me déboussola. Il … il avait compris pourquoi j’étais venu, quand même je me mentais encore à ma propre personne. « Je pense que tu as fais du très bon boulot. » Vague souvenir qui tint sur mes lèvres un peu plus longtemps. Quelques secondes de plus, c’est un miracle, je vous dis. « Et alors, qu’est-ce que tu faisais? J’espère que je ne t’ai pas dérangé, au moins. » Pas nécessairement une introduction à quoi que ce soit. J’essayais seulement de faire en sorte de ne pas garder le silence tout le temps, du moins en sa compagnie.
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Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Mer 18 Juil 2018 - 18:12


   
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Enthousiasme. Ce que j'étais alors. L'impression que tout était plus léger alors qu'elle avait fait le déplacement. Ayant toujours apprécié nos retrouvailles. Certes la dernière ne s'était pas déroulée comme prévu, et je n'avais pas de certitude. Peut être qu'elle allait replonger l'instant d'après dans sa spirale ténébreuse. Ou peut être que non. Ce qui comptait était qu'elle soit venue. Me permettant autant de lui montrer les travaux qui étaient désormais terminés. Elle avait déjà vu l'endroit. Une unique fois. L'ayant accompagné là avec Chiraz. Des ruines. Ce qu'il en était alors. Mais cela n'était plus le cas à ma plus grande fierté. Opportunité dont je profitais pour vouloir lui montrer les lieux. « Je n’étais que de pass… » Ne la laissant pas à vrai dire le temps de terminer. Sans aucun doute parce qu'à chaque fois nous n'étions que des passages. Quoiqu'il était possible comme l'avait annoncé que le conseil que certains membres de leur campement viennent vivre ici plus longtemps. Ce qui ne s'était encore jamais produit. Des frontières qui restaient en place. Chacun qui restait à vrai dire dans son camp depuis le crash. Certains rancoeurs qui n'étaient pas encore digéré. Ce qui était dommage. Mais on ne pouvait rien faire pour aller au-delà. On pouvait seulement faire des propositions et se rendre désormais plus facilement de campement en campement. Un sentiment agréable à vrai dire. Il n'y avait pas que des délinquants là-bas mais des amis, des membres d'une même famille pas forcément liés par le sang mais par ce même organe qui battait en notre sein. Des traversées qu'il était plus facile de faire. Un avantage alors que le trajet qui ne durait pas quelques minutes était toutefois raccourci. Ce qui était plus bénéfique, qui n'était pas le cas avant lorsque le campement était situé près des marécages. Maintenant c'était possible. Néanmoins je ne pouvais que me douter qu'elle était là pour le moment mais repartirait à un moment ou l'autre. Personne ne restait plus de quelques jours. Sans doute qu'il était aussi trop tôt pour cela. Mais c'était un premier pas, ce qui comptait autant.

Ne pouvant d'ailleurs que la précéder dans la pièce pour lui montrer cet aménagement. Ce n'était pas du luxe mais cela me suffisait. Tout qui restait pour ainsi dire à disposition. Chacun qui travaillait tantôt pour améliorer le niveau de vie, de confort du campement. Et ce campement avait pris forme d'une manière différente de le leur, alors que nous disposions de technologies, de savoir ou d'un gain d'expérience supérieur. Chaque membre du campement de l'odyssée qui était plus âgé qu'eux, des jeunes à proportion. Ce qui me rappelait aussi la différence d'âge qui existait entre moi et Rachel. Plusieurs années. Différence d'âge que je remarquais toujours même s'il était certain que la première fois que je l'avais revu sur terre, après le crash, je n'avais pu que constater qu'elle n'avait plus le physique d'une enfant mais d'une belle jeune femme. Ce qu'elle était, cela ne faisait aucun doute. Mon regard qui ne pouvait qu'au passage détailler rapidement ses traits, courbes avant de reporter mon attention sur son visage. Attendant son avis au sujet de la décoration. Ce pourquoi j'étais sans aucun doute moins bien doué qu'elle. « Oui, c’est vrai qu’ici, c’est beaucoup mieux. En tout cas, ça m’a l’air plus confortable. » « Est-ce que tous les dégâts que vous avez subi à cause du cyclone ont été réparés maintenant ? » Ne pouvant que me demander comment ils s'en sortaient bien que j'avais pu constater une nette amélioration. Ces derniers qui avaient subis plus de pertes si ce n'étaient matérielles qu'humaines avec la mort de Thaïs. Les médecins de l'odyssée qui n'avaient pas pu la sauver alors que sa vie l'avait quittée. Eclat qui passait dans mon regard alors qu'elle continuait autant de détailler l'intérieur. « Je pense que tu as fais du très bon boulot. » Un sourire qui se dessinait sur mon visage. Rassuré. Il était certain que jusqu'à là, il n'y avait pas chaque personne qui entrait là. Peu venait ici, ou du moins j'avais peu eu d'invités. De ce fait, il était difficile de savoir si l'intérieur était bien aménagé. Doutant que l'avis de Chiraz soit particulièrement objectif. Mais ce qui comptait avant tout était que l'endroit me plaisait. Ce qui était le cas. Les opinions positives des uns et des autres n'étaient qu'un bonus. Un bonus non moins appréciable à entendre après les efforts fournis. « Merci. » Ne pouvant que la remercier de reconnaître ces efforts. Et notant aussi que son visage s'était illuminé un peu plus longtemps que prévu. Un point positif comme je vous disais. « J'avais cru qu'avec le cyclone je doive tout recommencer de zéro mais on a évité de se prendre le cyclone de plein fouet. Au final il n'y a eu que quelques dégâts sans conséquence à l'intérieur donc j'ai pu bien avancé entre les tours de garde. » Ce qui restait parfois compliqué était de trouver du temps. Il était compliqué de trouver du temps entre les patrouilles, les tours de garde mais avec de la volonté, en s'organisant on arrivait toujours à s'en sortir au final.

« Et alors, qu’est-ce que tu faisais? J’espère que je ne t’ai pas dérangé, au moins. » « Non t'inquiète, je venais de finir. » Ce qui était le cas. Ma journée qui était bel et bien terminée. Ayant désormais du temps devant moi à mon plus grand plaisir. Cela faisait toujours du bien de pouvoir souffler ne serait-ce que pour quelques heures. Cela faisait du bien de pouvoir se reposer et apprécier la vie comme elle l'était. Le planning qui nous permettait de nous organiser. Des roulements entre militaires qui continuaient de s'effectuer pour permettre à chacun de trouver du temps pour soi ou en venir à vaquer d'autres activités au sein du campement. Chacun ne pouvant aussi que participer à la chasse, la récolte de fruit ou aux autres activités à plus ou moins un degré important. Chacun qui avait son rythme. Ce qui était certain était que peu ne faisait rien. Et ne pouvant que reprendre la parole pour répondre à sa question entièrement. « J'allais partir m'entraîner. » Mon regard qui restait posé sur elle. Tenté dans un sens de lui demander si elle était venue là pour cela ou de ne pas le faire. Préférant opter pour une autre tactique en continuant d'y aller doucement à chaque pas. « Tu veux m'accompagner ? » M'attendant sans aucun doute à ce qu'elle se rétracte. C'était une option envisageable. Une possibilité qui était très probable faisant suite à notre dernier débat sur la cuisine et les techniques de combat. Un éternel débat entre nous. Deux visions opposées sur ce point. « Tu pourrais me regarder ? Ou te joindre à moi si jamais si cela te tente ? » Ton que je voulais nonchalant pour ne pas la presser, pour ne pas l'intimider et lui faire croire qu'elle était forcée à faire quoique ce soit. Y allant pas à pas, bien qu'entendu je ne pouvais qu'être tenté de la mettre au défi de s'entraîner, de voir si elle avait perdu ou non de vue les techniques que je lui avais appris. Ce dont je doutais réellement. Ce dont je ne pourrai toutefois que constater que lors d'un entraînement réel, si je l'avais en face de moi. Le seul moyen pour remarquer ses forces et ses faiblesses. Le seul moyen pour noter les défauts dans ses techniques ou ses prouesses. Un entraînement que je pouvais tenter de provoquer mais qui rester un sujet délicat. Toutefois au final, je ne réussis à m'en empêcher. Ne pouvant que prendre la parole de nouveau d'un ton moqueur. « Tu es aussi venue pour cela non ? » N'ayant pas su résister bien longtemps alors que j'avais toujours aimé même avant la titiller. Ce qui restait désormais difficile à faire. Il lui était bien plus difficile de lui arracher un sourire. Du moins, il l'était depuis notre dernière rencontre. Certes, elle s'était renfermée sur elle avant, arrêtant simplement de rire et de sourire comme elle avait l'habitude de le faire mais je n'avais pu que m'en rendre compte qu'après, que la dernière fois.

La culpabilité depuis là. Ayant l'impression d'avoir manqué à ce rôle protecteur que m'avait confié Robb. Et si j'avais promis de me tenir à l'écart, de me taire sur ce sujet, il ne restait pas moins que j'avais eu besoin d'en parler. Ayant eu besoin de me confier à quelqu'un. Mais de la bande d'amis que nous formions avant, durant cet âge d'or, il n'en restait plus beaucoup. Une bande d'amis qui avait été décimée au fil des années. Les conséquences naturelles qui s'en étaient mêlées. Des morts et des disparitions. Ce qu'il en était. L'impossibilité de tourner le dos comme elle avait décidé de le faire à la mort de Robb ou aux disparitions d'Ailina si ce n'était de Faust. Si je ne pouvais qu'à chaque fois jeter un coup d'oeil, tenter d'apercevoir leur trace, il fallait se rendre compte à l'évidence. Il fallait peut être admettre l'inévitable comme l'avait déjà fait Murphy que Faust était morte. Mais admettre cette mort signifierait qu'il me faudrait aussi admettre la mort d'Ailina. L'espoir désespéré toujours là alors que je ne pouvais simplement pas m'y résigné. Il n'y avait aucun deuil à faire. Il n'y avait aucun corps de trouver. Il n'y avait seulement plus aucune présence de leur part si ce n'était des souvenirs qui restaient. Une bande d'amis qui n'était plus ce qu'elle était. Seulement moi, Rachel et Devos. Ceux de la bande d'amis originelle. Alors autant que cette dernière m'avait demandé de ne pas en parler à ses amis, je n'avais pu que me tourner vers Devos. Lui qui me comprendrait. Et un plan d'action n'avait pu être mis qu'en place. Toutefois il était impossible d'en parler. Il m'était impossible de lui annoncer soudainement de but en blanc que j'avais discuté avec Devos d'elle, de son sujet derrière son dos. Simplement inquiets. Ce qui me semblait légitime comme justification ne le serait peut être pas à ses yeux. Alors je ne pouvais que me taire, garder cette conversation dans un coin de mon esprit et prétendre que je pensais simplement qu'elle était peut être sur la bonne voie.

En soit j'étais réellement content de la revoir. Et qu'en train de penser tout à tour qu'elle pourrait me rejoindre à l'entraînement. Mais là encore il faudrait peut être la convaincre. Un regard critique sur sa tenue alors qu'autant qu'elle pouvait se déplacer rapidement, là n'était peut être pas non plus l'idéal pour combattre ou pour tenter de porter des coups. N'en venant d'ailleurs à reprendre la parole comme si de rien n'était. Certes le choix restait le sien, mais si je pouvais légèrement l'influencer, quel mal y avait-il à cela. « Mais si tu veux t'entraîner, il va sans doute falloir que je te prête quelques affaires. Je doute que ta tenue soit parfaitement adaptée à l'occasion. » L'ayant dit d'un ton léger. Une lueur qui s'était allumée dans mon regard alors que je reprenais la parole d'un ton aussi enthousiasme que celui avec lequel je l'avais accueilli quelques minutes plutôt. La jolie brune qui ne pourrait rivaliser avec cette soudaine bonne humeur, ou plutôt en train de refuser qu'elle y rivalise. « Alors tu veux m'accompagner ? me regarder ? tenter de me montrer de quel bois tu es fait ? Le choix est le tiens mini-miller. » Ton toujours léger et enfonçant sans aucun doute le bouchon un peu plus loin pour la révolter en usant ce surnom qu'elle n'aimait guère que j'utilise. Mais comme à la guerre et en amour, tous les coups restaient permis. Et certes, il ne s'agissait pas d'une guerre mais il ne restait pas qu'à chaque fois, avec elle tous les coups qui étaient permis. Si j'avais pu m'amuser à planquer sa peluche en forme de lapin lorsqu'elle était peluche, il était tout aussi certain que lui envoyer des piques, tenter de la défier n'était rien à côté. Tous les moyens qui restaient bons pour voir une lueur s'allumait dans son regard. Ce que j'espérai.
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Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Jeu 19 Juil 2018 - 6:26


   
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« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Son positivisme que je ne pouvais que vouloir, pour ma propre personne. Un reflet de ce que j’étais, de ce que j’aurais pu être, advenant un déroulement différent. La joie, un sentiment si particulier, mais si fort aussi. Parfois, on aurait dit que ça vous emportait ailleurs, que vous vous sentiez bien avec les autres, avec le monde et avec votre propre personne. Ayant espérer pouvoir continuer sur cette voie, mais le mélange de deux émotions diamétralement opposées ne se pouvait pas. La joie qui s’effaça au gré du temps, et qui emporta avec elle mon sourire et tout ce qui me donnait la force d’être, de vivre paisiblement, entourée des gens que j’aime. Je tombais de haut, pour finir dans un monde différent. Je n’avais jamais réellement ressenti de peine profonde, de confusion et de vide. Ces concepts m’échappèrent pendant des années. Ironiquement, ce ne fut qu’une fois sur Terre, sans qu’on ne me les ait nécessairement expliqués, que je finis par en comprendre la sensation. Un sort que je ne souhaiterais même pas à mes pires ennemis. Voir le monde à travers le regard de la dépression, c’était de trouver que tout se ressemblait. Cela vous poussait aussi à vous poser bien des questions à propos de la vie, en général, ainsi que de la mort. Oui, je sais, c’était bien important que de discuter de ces deux sujets. Cependant, dans mon cas, ils n’étaient reliés que par un seul trait; celui de l’inévitabilité décevante que de vivre ne signifiait que de mourir. Des pensées très noires, je l’avoue, mais qui me saisissaient bien souvent. Pourtant, en présence de Chris, je n’avais pas vraiment le temps de rester perdue dans celles-ci. Il me tirait toujours en direction du moment présent, accaparant mon attention, probablement afin que je ne puisse sombrer plus bas. Un geste touchant, mais au combien sans but, puisque de toute façon, une fois de retour à la tente, j’avais réellement toute la nuit pour y penser. Un certain soulagement, à vrai dire, que ce soit le cas, car autrement, cela signifierait que je me trouvais dans ce camps-ci. Un grand mécontentement vis-à-vis de bien des odysséens qui n’aiderait en rien mon moral. Puis, de toute façon, Chris avaient bien trop de responsabilités pour en plus me proposer de rester-là.

Et un regard jeté sur mes alentours, sur un lieu donnant l’impression que l’on vivait à l’époque de nos ancêtres, quand les choses étaient plus simples. Une impression que ce genre de chose n’était possible que dans ce camp-ci, car le notre était constitué de jeunes plutôt que d’adultes. Comprenant également que nous n’avions pas exactement le même âge, qu’il était, en fait, plus vieux que moi. Une vérité pas le moins difficile à avaler, alors qu’elle me rajoutait une raison de plus pour refouler ce que je pouvais ressentir envers Chris. Une enfant, véritablement, autant dans ma façon d’agir que dans ma façon de penser. Il ne verrait jamais plus qu’une jeune, qu’une idiote ne comprenant rien à l’univers, aux choses plus ‘adultes’. De toute façon, à quoi bon tenter quoi que ce soit? Il n’avait de yeux que pour quelqu’un d’autre. Plus âgée, et certainement plus saine d’esprit. Un air de renfrognée qui me saisit, mais qui, heureusement, pourrait être relatif à mon état actuel. Il ne s’en douterait pas une seule seconde, ce qui jouait en ma faveur. « Certains, oui. Ils continuent à faire le boulot, essayer de faire en sorte que tout soit solidement reconstruit. » Eux. Moi, je ne participais pas à ce genre de choses. Pas le doigtée pour tout ce qui était bricolage dans le genre. Je préférais être celle qui les nourrit, une fois qu’ils ont besoin d’énergie.

Des compliments que je ne pus que lui transmettre, sincèrement impressionnée par son travail. Me remerciant, il m’informa de la chance qu’ils eurent, que le cyclone les évite de peu. « Vous avez eux beaucoup de chance, en tout cas. » Comparativement au campement des cents, le leur ne prit pas grand temps à reconstruire. Mais pourquoi, dites-moi, est-ce que les cents doivent toujours avec les malheurs qui s’abattent sur eux? À la longue, ça devient barbant, tout ça. Est-ce que le campement était réellement sécuritaire, dans ce cas? Des commentaires que je ne pus que garder pour moi, lui demandant plutôt ce qu’il faisait, et si je l’avais dérangé. Il venait donc de finir l’entraînement. Eh bien, on dirait que j’étais tombée au bon moment. Il devrait être fatigué, ne voudrait que se reposer. Ou pas. En effet, sans crier gare, il m’informa qu’il repartirait m’entraîner, allant même jusqu’à me proposer de le suivre. « Si je te suis, c’est surtout pour regarder. Il n’y a pas vraiment de distractions, de toute façon, par ici. Autant voir de quoi à l’air ton entraînement. » Je bifurquais sur la question de me joindre à lui, du moins au début. Bien qu’une partie de moi était venue ici pour ça, la petite voix négative ne cessait de revenir me hanter, me faisant immédiatement douter de mes envies. Un regard qui était fixé dans le vide mais qui recroisa le sien au moment où il prétexta savoir que c’était exactement pour ça que j’étais venue le voir. « Non. Du tout. Je suis venue pour te voir. » Un ‘non’ bien trop rapide, comme si elle avait quelque chose à cacher. Heureusement, ses traits ne changeaient pas vraiment, lui donnant peut-être la chance que de lui faire croire que c’était bel et bien qu’une visite de courtoisie.

Mais son regard était toujours celui de l’inquiétude. Pendant les brefs instants où il ne parlait pas, je pouvais voir cette brume dans ses yeux. Il me voyait certainement changer sous ses yeux, et croyait qu’il en était l’une des raisons. Ce qui n’était pas le cas. Mon destin qui changea, tout simplement, avec la mort de Robb. Ne visant plus ma bonne humeur d’avant, si ce n’est qu’une stabilité quelconque. Il était impossible pour lui de ne rien faire. Je le connaissais que trop bien. C’était impossible qu’il n’en ait pas parlé à quelqu’un. Malheureusement, il se pourrait fort bien que ce soit Devos, vu qu’il était l’un des derniers membres du groupe d’amis dont mon frère faisait partie. Ne l’interrogeant pas sur ça, ni même lui pointer du doigt ce que je remarquais chez lui. À la place, je me reportais sur lui, alors qu’il essayait encore et toujours de me pousser dans la direction qu’il souhaitait. « Mais de quoi parles-tu? Si je me suis habillée comme ça, c’est bien parce que je n’avais pas l’intention de faire quoi que ce soit. Et puis de toute façon, tu n’as rien qui puisse me servir sans être trop grand. » Essayant de taquiner, quoique mon ton de voix restait exactement le même, du début à la fin. Sans pourtant perdre espoir, il s’essaya pour la centième fois, comme s’il lui agitait un bonbon ou une quelconque autre gâterie en plein visage. « Je t’accompagnes, et si l’envie me viens, je participerais. J’ai bien dit si. Et je n’ai qu’une condition, que tu arrêtes d’utiliser ce surnom ridicule. » Plus une enfant, non mais. Je ne voulais pas rester dans le rôle de la petite … non. Soe... non. Ce mot ne voulait même pas ressurgir dans ses pensées. C’était trop difficile.
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Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Jeu 19 Juil 2018 - 20:16


   
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Une conversation là. Ne pouvant que prendre des nouvelles des avancées de son campement, voulant savoir s'ils s'en sortaient. Car là-bas, il y avait des connaissances aussi des amis. « Certains, oui. Ils continuent à faire le boulot, essayer de faire en sorte que tout soit solidement reconstruit. » « Cela craint les catastrophes naturelles. » Il n'y avait pas d'autres mots. A croire qu'à chaque année son lot de surprise. Il y avait eu aussi le tremblement de terre, les chutes de neige, la sécheresse. A chaque saison, son lot. Le tremblement de terre avait été quelque chose aussi. Emporté dans la rivière avec Murphy. Cela ne faisait aucun doute que je m'en rappelais encore. Toutefois il était aussi certain, qu'on pouvait aussi rester au campement et subir une catastrophe naturelle. La preuve du cyclone. Chacun s'était réfugié dans des abris, chacun avait attendu que la tempête passe mais de nouveau les dégâts avaient été là. La nature qui tentait de reprendre ses droits. Ce qui se passait toujours. Ce qui arrivait petit à petit. Certes elle ne pouvait pas gagner totalement. Mais parfois elle y réussissait. Il y avait bien eu un apocalypse mais des survivants. Ce qu'on ne se serait jamais attendu. Ne s'étant jamais attendu à trouver une autre trace de présence humaine sur terre. Mais cela était arrivé. Ils avaient résisté. Ils avaient survécu. Et survivre, on continuait de le faire. « Vous avez eux beaucoup de chance, en tout cas. »  « On a été chanceux pour cette fois. La prochaine fois, on verra. On y est pas encore après tout. » Non on y était pas. Il y avait encore un peu d'heures avant nous. Certes rien ne nous disait pas qu'un arbre ne s'abattrait pas soudainement devant nous. C'était un risque. Mais se préoccuper du futur, du prochain mouvement d'un autre n'apportait pas grand chose juste des noeuds au cerveau. Si je pouvais l'éviter concernant les catastrophes naturelles, c'était certain que je continuerai de le faire. Après tout, il y avait déjà assez de sujets auquel je ne faisais que penser. Il y avait assez de sources d'inquiétudes, parfois il fallait juste faire simple. Juste ne pas se compliquer la tête, c'était ce qu'il fallait tenter de faire.

Et je ne pouvais que lancer le fameux sujet. Enfin, ce n'était pas réellement un sujet. Elle était juste arrivée pile au bon moment. Ce que je décrirai comme un bon moment. Ce qui ne serait sans doute pas son cas. Peut être qu'elle parlerait elle d'un mauvais moment. Peut être qu'elle aurait préféré arriver quelques minutes plus tard et me manquer, ou arriver plutôt quand je ne m'apprêtais pas à me rendre sur le terrain d'entraînement. Ne pouvant que lui demander et non pas seulement par politesse, si elle voudrait m'accompagner. « Si je te suis, c’est surtout pour regarder. Il n’y a pas vraiment de distractions, de toute façon, par ici. Autant voir de quoi à l’air ton entraînement. » Faisant mine de secouer la tête. C'était déjà une victoire. Mais bien entendu je ne pouvais qu'en rajouter des couches pour la mettre à l'aise, et la taquiner. Une de mes passions. « Ttt, notre campement est le meilleur ! Bientôt on aura une éholienne puis on a plein d'activités super cool. » Comme si on comptait des points. Ce qui n'était pas le cas pourtant alors que les campements étaient simplement aménagés différement. A vrai dire tout ce qui me suffisait est qu'elle est dit oui, même si ce n'était seulement comme elle le disait pour me regarder parce qu'il n'y avait pas d'autres choses à faire. Ce qui était faux. Il y avait toujours pleins de trucs à faire. Mais ce qui comptait était seulement sa réponse. Alors je ne pouvais que sourire. Discrètement. Tentant de sourire discrètement pour qu'elle ne voit pas tout à fait que je considérai cela comme une seconde victoire. « Non. Du tout. Je suis venue pour te voir. » « Je le savais ! » Une brusque exclamation de joie. Un poing levé. « Je te manquais ! Avoue ! » Plus alors comme un enfant, comme avant. Ces moments de complicité où l'autre était trop fier de remporter la victoire. Elle ne l'avait pas dit mais déjà je ne pouvais qu'exécuter une sorte de danse de la joie autour d'elle comme si j'avais déjà gagné la bataille. On pouvait rêver. Ou s'en amuser. Et si cela suffisait pour continuer de la faire sortir de son état, il était certain que j'allais en profiter. Ce qui ne faisait aucun doute, c'était que dans ces moments, j'avais l'impression de la retrouver.

Ne pouvant que céder à la tentation. Car je ne pouvais en effet m'empêcher de vouloir chercher un peu plus à ce qu'elle se joigne à moi. Lui proposant d'emprunter mes affaires. Tentant de l'influencer. Mais pour autant, il paraissait aussi facile de voir que non, cela n'était pas encore gagné. « Mais de quoi parles-tu? Si je me suis habillée comme ça, c’est bien parce que je n’avais pas l’intention de faire quoi que ce soit. Et puis de toute façon, tu n’as rien qui puisse me servir sans être trop grand. »  « Pas de ma faute si tu es trop petite. » Note de moquerie. Son ton était resté le même. Mais la taquinerie était là dans le fond. Ce qui me convenait comme début. Certes la mission que je m'étais fixée pour sauver le soldat Gomez n'était pas terminée, mais pas à pas on allait y arriver. « Je t’accompagnes, et si l’envie me viens, je participerais. J’ai bien dit si. Et je n’ai qu’une condition, que tu arrêtes d’utiliser ce surnom ridicule. »  « Mini-miller, mais tu adores ce surnom !? » Une main sur le coeur comme si elle s'apprêtait à me le fendre. Dramatique. Conscient qu'elle ne l'aimait guère. Celui que j'usais toujours là-haut sur l'odyssée, quand elle trainait dans nos pattes. Mais elle n'était plus cette petite fille. Elle n'était plus cet enfant qui était toujours avec nous. Et Robb n'était plus. Les temps changeaient mais certaines habitudes restaient. Pouvant toutefois comprendre qu'elle veuille que je l'appelle autrement, alors même qu'il paraissait plus aisé de la surnommer ainsi, en souvenir du bon vieux temps. Un ton toutefois plus sérieux alors que pas moins elle m'indiquait vouloir peut être participer. Un défi que j'étais prêt à accomplir de bon coeur si cela voulait dire qu'elle serait peut être dans la partie. Un petit sacrifice que j'étais prêt à faire volontiers.  Un ton plus sérieux alors que je reprenais la parole non moins. « Comment veux-tu que je t'appelle alors ? » Mon regard posé sur elle. Pointe de curiosité là, comme toujours. Et si après je ne pouvais que me détourner pour mettre d'autres affaires dans mon sac, je lui lançais un regard.  « Au cas-où. » Ton nonchalant. Sait-on jamais.
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Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Ven 20 Juil 2018 - 6:38


   
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Cette conversation qui se détournait vers la vie au campement me fit comprendre au combien je perdis d’habitudes qui faisaient de moi la Rachel plus joyeuse, plus positive à laquelle on s’attendait normalement. Bien que mon talent pour le bricolage soit inexistant ou presque, je n’aurais certainement pas hésiter à aider les autres. En revanche, depuis ce changement dans mon attitude, je ne mêlais plus des problèmes autour de moi. Donc sa question quant à l’état des choses m’échappa presque. La seule façon que j’eus de lui communiquer ce qui se passait au campement des Cents, c’était grâce aux conversations des autres, autour. Ceux-ci soutenaient que ça avançait, que bientôt, ils pourraient souffler et reprendre leurs tâches habituelles. Petit hochement de tête, à ce qu’il me rétorqua, car ces catastrophes posaient effectivement obstacle à que qu’ils puissent vivre de façon bien plus calme, sans nécessairement craindre que quelqu’un soit tué inutilement. Construire des abris plus convenables et que ceux-ci puissent rester solidement encrer là, permettant ainsi à chacun de se soucier d’autres problèmes ou de tâches précises. Un rêve, des faux espoirs, alors qu’en fait, chaque lever et coucher de soleil ne laisse rien présager. Cette fois, les Odysséens furent chanceux, mais que dire de la prochaine fois? Personne ne saurait exactement ce qu’il se passerait. Pas moi, pas lui … personne. « Ne jamais y être prêt, c’est ça le pire. » Des soucis qui se rajoutaient au reste, même s’ils n’étaient aussi imposants. Mais étrangement, j’en étais venue à ne plus avoir peur de ce genre d’incidents soudains. Tout comme Robb, il se pourrait que le destin se joue de moi, et qu’il m’arrive malheur. C’était un fait, un évènement parmi tant d’autres, dans chacun de leur campement. Une liste de décès qui n’en finissait plus.

Une rencontre que je crus brève, qui n’en viendrait pas nécessairement à des sujets qui me mettaient parfois en rogne. Mauvaise surprise, que je vienne le voir et qu’il propose justement de le voir s’entraîner, ou même de me joindre à lui, question de revoir un peu les lacunes ou les progrès que je fis. Un refus presque automatique, prétextant n’être que là parce qu’il manquait d’activités intéressantes en cette journée très tranquille. Comme toujours, il le prit avec humour, continuant de me taquiner, essayant réellement de percer le mur que j’avais érigé et recollé, après chaque discussion avec lui. Ses techniques me donnaient de plus en plus de fil à retordre, alors qu’une infime partie de moi voulait retrouver le bon chemin. Trop de ténèbres, pour que cette dernière n’ait de réel impact sur mon discours. « Votre campement est meilleur en ce qui attrait aux activités. Mais c’est pas ce que je recherche. Ça ne m’intéresse pas, de regarder une éolienne ou de voir les autres s’amuser. J’préfère nettement m’occuper de mes trucs. Ou me promener. Ou … juste rester assise. » Pas tant une personne qui se reposait, en tant normal. En fait, c’était l’opposé complet de l’ancienne Rachel, qui devait absolument être rappelée à l’ordre pour ne pas partir dans tout les sens, à chercher je-ne-sais-quoi, juste pour l’aventure et le trépignement que l’inconnu lui procurait. Plus la même. Sa vision des terriens qui changea également dès que ceux-ci s’attaquèrent à leur campement. Plus envie de rien, juste … de … de marcher, de faire le tour. N’en était qu’à ça. Et pourtant, le voilà qui réagit si vivement qu’il me fait décrocher de mes idées noires. Content de m’entendre dire que j’étais venu le voir. Un poing levé, comme s’il s’agissait d’une victoire. « Oh, on se calme! Si je n’étais pas venue te voir, c’est toi qui l’aurait fait. J’ai juste évité que le reste des gens se posent des questions, déjà que certains me demandent ce qu’il se passe. » Le voir danser me décourageait dans mes propos, comme si je venais d’avouer ce que je ne voulais pas nécessairement entendre. Pourquoi est-ce que Chris arrivait toujours à me faire bifurquer vers la direction souhaitée?

Provocation après provocation, il continuait de renfoncer le bouchon, me proposant d’emprunter de ses vêtements, me trouvant les solutions à tous les problèmes que je lui balancerais et ce, avant même que je ne les prononce. Très doué, en tout cas, pour me mettre des bâtons dans les roues, me faire voir le monde sous ses yeux, alors que lui aussi, parcourut un chemin très épineux. Le courage qu’il eut à se sortir de sa dépression, ce n’est pas celle qui m’anime aussi. Me sentant terriblement seule, au campement des Cents, avec l’absence de Robb. Certes, je dormais dorénavant dans la tente de Liam et Ali, mais je ne pouvais pas tout leur confier. Ces confidences qui devraient normalement être faite entre sœur et frère. Que trop lourd, ce poids cumulatif, de tout ce que je gardais pour moi. « J’ai toujours été la ‘petite’ du groupe. Donc bon, en soit, ça n’a pas vraiment changé. » Ou si, car on pourrait me voir également pour ma maigreur un peu plus apparente. Ma taille qui perdait de son importance, pour ne laisser entrevoir que ça. J’ai bien pu le remarquer, lorsque je m’adressais aux gardes tantôt. Pas de commentaire là-dessus, je ne leur laissais pas non plus l’occasion de me demander quoi que ce soit. Pas là pour me faire questionner, de toute façon. « Ce surnom me fait paraître comme une gamine, non mais franchement! J’ai changé, je ne suis pas une fillette. » Sa réaction dramatique eut presque le don de me décrocher un sourire. Mordillement discret des joues qui me permit de ne laisser rien entrevoir. Pas de place pour la joie, car ce surnom était surtout représentatif d’une époque où mon frère était encore bien présent. « Rachel. Ou tout diminutif de ce prénom. » Un chapitre que je voulais voir clos, jusqu’à en oublier ce qui ne me convenait plus du tout. Bifurquant vers la possibilité de me joindre à l’entraînement, si je gagnais l’envie de le faire. Un supposé ‘si’ qu’il entendit, mais qu’il perçut comme un oui, rien qu’à le voir emballer certaines affaires de plus dans son sac. « Rajoute pas trop de trucs. Si, finalement, je ne participe pas, tu auras transporté tout ça pour rien. » Pas mentalement préparée à ce genre d’activité, craintive d’y trouver un nouveau regain de confiance qui me précipiterait vers ce faux épanouissement.
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Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Ven 20 Juil 2018 - 18:50


   
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« Votre campement est meilleur en ce qui attrait aux activités. [...] Ou … juste rester assise. » « J'ai jamais dit que c'était cool de regarder une éolienne tourner, mais quand on pourra produire de l'électricité, ce sera définitivement grandiose. » L'idée n'était pas de construire une ville. Cela ne semblait pas possible pour le moment. Cela ne semblait pas d'idée. J'avais lu avant que des villes couvraient toute la surface de la terre. Mais la population n'était pas assez importante, se réduisant chaque année malheureusement. Sans doute serait-il important que la donne chance à un moment ou l'autre mais là n'était pas le cas, pas encore. Néanmoins parfois cela faisait du bien d'imaginer qu'il nous serait peut être possible d'améliorer notre niveau de vie, de confort.

Et amusé je ne pouvais que danser autour d'elle. Convaincu que j'avais pu marquer des points. Tentant de lui arracher une révélation. Mais si mon ego pouvait espéré être flatté, il ne restait pas moins que je ne gagnais pas autant de points. Loin de là. « Oh, on se calme! Si je n’étais pas venue te voir, c’est toi qui l’aurait fait. J’ai juste évité que le reste des gens se posent des questions, déjà que certains me demandent ce qu’il se passe. » La danse qui s'arrêtait pour ainsi dire quelques instants après. Elle avait raison. Cela ne faisait aucun doute que j'aurai été la voir. Ce qui était déjà prévu alors que je m'étais déjà arrangé. Ce qu'elle ne savait pas était que je ne viendrai pas seul. Mais de nouveau je ne pouvais qu'esquiver le sujet allègrement. Et un regard qui changeait alors que les derniers mots qu'elle avait prononcé tournaient dans mon esprit. « Que veux-tu par les gens se demandent ce qui se passe ? » En fait je me doutais déjà de la réponse. Il était facile de deviner qu'ils se posaient des questions. Ce que je n'avais pas forcément voulu. Voulant avant tout m'assurer qu'elle aille bien. « Tu sais qu'ils ne comptent pas ? ... est-ce que tu préférerais que je ne passe pas prendre de tes nouvelles ? » Ce qui s'annonçait difficile. Ce qui embêtait toujours, tous ces regards, tous ces mots. Peu importait de critiquer, de parler autant. Cela ne comptait pas ce que les autres penser. Du moins ce que je continuais de penser maintenant. Mais il ne restait pas moins que je ne voulais pas non plus que sa vie devienne encore plus imbuvable. Mon regard qui s'était fit plus sérieux alors que je ne pouvais que l'observer gravement.

Et si je ne pouvais que la taquiner sur la taille, elle semblait que le sujet était sensible à ses yeux. Cela et son surnom. « J’ai toujours été la ‘petite’ du groupe. Donc bon, en soit, ça n’a pas vraiment changé. » Ce que je ne pouvais pas réellement contredire. Elle était plus petite physiquement parlant mais il paraissait aussi difficile d'oublier qu'elle était plus jeune. L'ayant vu grandir autant que je m'étais rendue compte qu'elle avait changé. Tout le monde le faisait. « Ce surnom me fait paraître comme une gamine, non mais franchement! J’ai changé, je ne suis pas une fillette. » « Je sais. » La difficulté de se défaire des habitudes. Mais tout pouvait changer. « Rachel. Ou tout diminutif de ce prénom. » Un nouveau hochement de tête. Je n'aurai plus qu'à en trouver de nouveau. Et en parallèle, je ne pouvais que rajouter quelques affaires dans mon sac ne serait-ce qu'au cas où comme je lui signalais. « Rajoute pas trop de trucs. Si, finalement, je ne participe pas, tu auras transporté tout ça pour rien. » « Cela ne pèse pas lourd t'inquiète. » Un sourire que je lui adressais avant de sortir à mon tour. Fermant la porte derrière-nous avant de prendre la direction du terrain d'entraînement.

Le terrain d'entraînement improvisé se trouvait non loin de l'entrée du métro. Il se trouvait non loin du local qui nous servait à entreposer des armes. C'était là aussi que des réunions se tenaient entre les plus hauts gradés. Un chemin que je réalisais souvent bien que je ne pouvais que me diriger vers le terrain. Un terrain sur lequel je savais Seth serait. Ayant fini en même temps. Se retrouvant souvent aux mêmes points alors que nous travaillons souvent en binôme. Il était tantôt facile de repérer les gardes qui montaient la garde à l'entrée du campement, et ceux qui se distinguaient plus loin, tout autour. Toujours de surveillance même si avec la trêve, il était plus facile de croire que tout continuerait ainsi. Et la stature de Seth que je ne tardais à repérer. Déposant mon sac par terre alors que ce dernier ne tardait à se tourner dans notre direction. « Hey. Tu te rappelles de Rachel ? » Me rappelant ce qu'elle m'avait demandé. N'usant pas le surnom de mini-Miller et mon regard qui s'était posée sur elle, alors que je lui adressais un sourire. « Yeeap. Toujours aussi jolie. » Et lui toujours aussi charmeur. Manquant de lui asséner un coup sur la tête alors qu'il ne pouvait que lui adresser un clin d'oeil. « Tu es venue regarder Chris se prendre une raclée ? » Me tournant vers lui aussitôt. « On sait très bien de nous deux que tu vas mordre la poussière. » Tout aussi moqueur. L'ambiance qui était toujours bonne enfant avec lui. Et nos compétences qui se valaient.
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Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Sam 21 Juil 2018 - 6:54


   
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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Les campements pas si similaires, en fait, maintenant que j’y pensais. Les travaux, ici, paraissaient s’approcher doucement de ce début de civilisation, de ces habitations moins … rurales, comme les nôtres. Un bel emménagement, certes, mais je ne pouvais que m’y sentir à l’écart. Trop de choses à rayer de sa liste, et entre autres, un endroit comme celui-ci. N’estimant pas tant désirer un recoin tel que le sien, vu que de dormir en plein air était plus agréable. Déjà cloîtrer dans mon esprit, je ne voulais en rajouter une autre dose, en me construisant une tour d’ivoire où je resterais très certainement. « Ce sera pas mal. Au moins, vous serez éclairez, c’est déjà ça. » Ne faisant plus appel au feu pour sa lumière naturelle. Une perte, si vous voulez mon avis, car il n’y a rien qui remplace l’odeur et le bruit des flammes. Pourtant, ces avancées ne pourraient qu’avoir lieu, et bientôt, ils en viendraient à se demander quoi faire pour que les odysséens puissent être plus nombreux, vu les pertes qu’on eux tous, depuis notre arrivée ici. Combien de Cents se précipiteraient en courant, lorsqu’ils apprendraient de la production d’électricité? Une bonne partie, en tout cas. Des séjours qui ne pouvaient être trop long, ne supportant qu’un petit groupe de personne, dont Chris et Devos, par ici. Les autres pouvaient être si … si présomptueux. Ce n’est que mon avis, vis-à-vis ceux et celles ayant vécu en dehors des cellules et qui nous jugèrent comme coupables sans pour autant poser de question.

Il crut avoir eut le dessus, d’avoir triomphé ne serait-ce qu’à cause de ma présence ici. Certes, je pourrais vous mentir en disant que je vins de ma propre volonté. Sa petite danse laissait présager ce genre de pensées. Néanmoins, c’était tout le contraire. À la place qu’il ne me rende visite, il était plus souhaitable d’aller le voir directement. J’en avais assez des questions beaucoup trop personnelles d’autres Cents, étonnés de voir Chris si souvent présent. Des excuses que j’inventais à la va-vite, mais qui ne semblèrent pas les convaincre. En fait, ils préféraient simplement m’espionner ou questionner les gens autour, afin de comprendre ce qu’il se passait. Un silence de mort, à chaque fois que je les entendais poser cette interrogation. « Bah ouais, ils se demandent pourquoi tu viens un peu plus souvent qu’à l’habitude. Tu le faisais déjà, avant, mais de façon beaucoup plus irrégulière. On dirait que maintenant, tu presque toujours le moment de la journée où je n’ai rien à faire pour venir me voir. »  Le sérieux le saisit aussitôt, me faisant presque regretter de lui faire une telle révélation. La vérité, non le moins, et autant lui dire immédiatement que d’attendre les commentaires d’un autre. « Chris, tout ce que je veux, c’est qu’ils ne viennent pas me voir pour me demander si ça va, et si je veux parler. Je préfère parler en privé que d’avoir les voisins qui nous écoute attentivement. » La social butterfly d’autrefois avait rassemblement disparue pour de bon. Des changements physiques et mentaux que je croyais pourtant bien cacher, mais qui éclataient, les uns après des autres. Pourquoi l’avoir revu, sur cette foutue rivière? C’est à partir de ce moment que mes plans du moment partirent en vrille, et que je remettais à apprécier certaines sphères de la vie.

Encore plus de taquineries, mais ce fut, cette fois, sur ma taille. Je crois sincèrement que mes hormones de croissances auraient pu faire un effort pour me donner une taille normale. Foutaise! On me laissa coincée entre le minimum qu’il faut atteindre pour être considérer de taille moyenne, et le maximum auquel un enfant peut aspirer atteindre. Quel délice, n’est pas? Non, ne répondez pas à cette question.  J’avais pris les choses en main en lui disant d’abord que je suis restée stagne, devant porter des talons un peu plus haut, comme d’autres personnes dans leurs deux campements respectifs. Je rajoutais également que j’avais un prénom et que je préférais nettement qu’on l’utilise, à la place de cette référence à une époque qui n’existait plus du tout. Répondant rapidement à mes commentaires et à ma requête. J’avais espoir qu’il cesse le Mini-Miller, quoique je me doutais que ce n’était pas la fin. Ce changement prendrait des mois, avant qu’enfin, Chris me voit pour une femme, et pas une fillette. En revanche, il n’avait pas non plus l’intention de la laisser juste l’observer, pendant l’entraînement, à en juger par les vêtements de rechange qu’il mettait dans son sac. Croyant pouvoir le convaincre d’arrêter, je lui lâchais un petit commentaire, mais à vrai dire, ce ne le fit qu’être d’autant plus moqueur, en soutenant que ce qu’il ajouta ne pesait rien. « C’est toi qui vois, alors. » Et, sur ce, ont parti en direction du terrain d’entrainement.

Pas à pas, nous sommes arrivés près de l’entrée du métro, là où les sous-sols doivent griller d’activités les unes plus dangereuses que les autres. Au loin, je pus apercevoir la présence d’une autre personne, ce qui me causait un peu de problèmes. Une folle que de tout annuler, prétexter une urgence et partir rapidement. Trop perspicace pour me laisser partir, comme ça. Côte à côte, on franchissait les délimitations du terrain, et je pus comprendre de qui il s’agissait. Seth. Un collègue de Chris, probablement, rien qu’à en juger par la camaraderie qui se dégageait de Chris, le revoyant pour la énième fois dans la journée, probablement. Des détails qui ne me concernaient pas, de toute façon. J’optais plutôt pour le silence, puisque ce ne fut pas moi qui lança la conversation. Est-ce qu’il … est-ce que Seth se rappelait réellement de moi? Pourtant, nos interactions furent très courtes. En tout cas, peu importe ce que j’ai pu penser de lui, il savait tout de même choquer les gens. Rien qu’en entendant son commentaire à mon propos, je suis restée de glace, sur le coup, et baissa un tantinet mes yeux. « Mer… merci. » Ton de voix un peu moins sûr qu’à l’habitude, rien qu’à le voir me faire des petits clins de yeux. Chris, quant à lui décida de lui faire comprendre qu’il était là pour s’entraîner, surtout après que Seth ait insinué qu’il serait le vainqueur. « Je ne prends pas parti. J’vais m’assoir un peu plus loin.» Préférablement prendre place non loin pour mieux voir cette confrontation
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Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Dim 22 Juil 2018 - 18:41


   
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« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]L'électricité. J'étais certain que Devos, et les autres pouvaient y arriver. J'étais certain qu'ils pouvaient arriver à ce que l'on pensait impossible. Les savoirs d'avant qui aidaient. Mais sur cette terre où la technologie était aussitôt désuète. La technologie qui ne nous aidait pas, mais qu'on pouvait tenter de nouveau d'acquérir ou un semblant. « Ce sera pas mal. Au moins, vous serez éclairez, c’est déjà ça. » « Oui, ils tentent toujours d'améliorer notre niveau de vie. Je n'ai rien contre le campement actuel mais je pense qu'on ne dira jamais non à un peu de confort en plus. » Toujours cette nécessité de s'adapter avec les évolutions du monde. Il était souvent nécessaire de s'évoluer, de s'adapter. Parfois c'était pour le mieux, parfois non. Dans ce cas-ci cela ne pouvait qu'être pour le mieux.

Mais bientôt la conversation déviait. Le ton qui devenait un peu plus grave. Un sujet sur lequel il fallait danser. « Bah ouais, ils se demandent pourquoi tu viens un peu plus souvent qu’à l’habitude. [...], tu presque toujours le moment de la journée où je n’ai rien à faire pour venir me voir. » « C'est pas non plus comme si on programmait nos visites. » Presque ronchon. Ou plutôt agacé. Agacé qu'il fallait toujours que certains se mêlent des affaires des autres, décident de juger ou de poser des questions. Ce n'était pas ce que je voulais. Ne pensant pas avoir besoin de me justifier pour passer du temps avec elle. Certes je venais plus souvent mais alors. Malheureusement c'était un combat que je ne pouvais mener à sa place. Ne pouvant pas lui dire de me les envoyer pour que je leur dise deux mots, ou que je leur tape dessus. Cela ne servirait à rien. Les rumeurs enfleraient plus. Il y avait toujours des commères. Et ce n'était pas ce qu'elle voudrait. Cependant si cette situation n'était ce qu'elle voulait, il ne restait pas moins que cela ne faisait aucun doute que là-dessus je ne pouvais l'aider. Doutant que'espacer mes visites autant qu'on pouvait essayer changerait la donne sur la longueur. Un combat qu'elle devait mener seule. « Ignore les. » C'était plus facile à dire qu'à faire. Mais je ne pouvais que tenter de proposer des solutions sans pouvoir influer dessus. « Chris, tout ce que je veux, c’est qu’ils ne viennent pas me voir pour me demander si ça va, et si je veux parler. Je préfère parler en privé que d’avoir les voisins qui nous écoute attentivement. » « Est-ce que certains sont venus t'emmerder ? » Voulant le savoir. Sans m'en rendre compte, l'agacement qui manquait de se transformer en colère. Il y avait toujours cette goutte noire pour teindre l'ambiance. Energie que je ne pouvais que vouloir dépenser. L'entraînement ou plutôt le combat amical que je comptais conclure contre Seth qui était la parfaite opportunité donnée.

Elle n'avait pas à le remercier mais elle le fit alors que lui se montrait charmeur. Toujours charmeur. Non pas que j'avais une raison de lui dire quoique ce soit. Une conversation que j'aurai soudainement voulu couper court même s'il était gentil, même si j'espérai q'elle pourrait que se sentir flattée. Il avait raison. Mais préférant de loin passer au combat plutôt que de le voir continuer. « Je ne prends pas parti. J’vais m’assoir un peu plus loin. » Si elle choisissait de se tenir à l'écart, il ne restait pas moins qu'un sourire continuait de flotter sur mon visage. A chaque fois c'était le même refrain. A chaque fois, chacun ne pouvait que tenter de désamorcer l'autre le plus rapidement possible. Toujours dans la compétition entre nous. L'intention n'était pas de blesser, de faire mal. L'intention n'était pas non plus de tuer. L'intention était juste de s'entraîner. A chaque fois on ne pouvait que tenter d'améliorer ses techniques. A chaque fois on pouvait que tenter de prendre le dessus. Un défi constant. Le même désir de gagner. Le même désir de vaincre. Et à chaque fois, il était nécessaire de trouver la faille dans la cuirasse des autres. Ce qui pouvait être considéré pour certains comme lassant ne l'était pas forcément. A chaque fois, je ne pouvais que tenter de trouver de nouvelles techniques. Forcé à ne pas avoir de mouvements prédictifs. Tomber dans une routine signifiait qu'il était plus facile d'être vaincu. Ce que je ne voulais pas. Ne comptant pas être vaincu autant que j'adorai Seth, je préférai de loin qu'il paye ma part. Pour ainsi dire l'autre qui invitait l'autre à dîner mais autant l'ego qui était boosté, une fierté personnelle d'acquise. Chacun qui avait ses techniques mais à chaque fois la danse commençait d'un même mouvement. Comme deux reflets d'un même miroir. Mon attention qui n'était plus portée sur Rachel mais sur Seth. Deux loups qui se guettaient. Un pas d'esquissé de chaque côté avant que le départ ne soit lancé. Au départ, il ne s'agissait que cela des coups et des esquives. Tous des coups qui étaient précis mais qui pouvaient manquer leur cible. Chacun qui tentait de prévoir le mouvement de l'autre. Et ayant toujours apprécié ce corps à corps. L'adrénaline dans mes veines. Un coup reçu alors que je roulais au sol. L'entraînant dans ma chute. Là où je prenais alors le dessus pour le maintenir à terre non sans pour autant être très amical. Car aucun de nous ne l'était. Ce serait une erreur. Ce serait une erreur de vouloir épargner l'autre. Ce serait une erreur de retenir ses coups alors qu'un adversaire déterminé lui ne le retiendrait pas. Les secondes comptées. Reprenant mon souffle. Un combat presque terminé.
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Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Mar 24 Juil 2018 - 6:21


   
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« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Les autres qui désiraient tant reconstruire leur vie ici, de chercher plus que la vie sur le vaisseau. Je ne les comprenais pas. Oui, l’air était plus frais, et surtout, pas calculé. Oui, il y avait une abondance de verdure et de moyens afin de survivre avec plus de facilité. Les terrains étaient vastes, et des contrées restaient encore inexplorées. L’aventure qui les invitait, à chaque détour. Et pourtant, l’envie manquait, que de m’intéresser à tout ce qui se trouvait aux alentours. Bien que soulagée des ressources sur Terre, je ne pouvais que rêver à un retour dans le passé, à ma vie auparavant. Et si … et s’ils ne seraient jamais venu ici? Peut-être que … qu’il serait encore là, parmi nous. Du mal, voilà ce que je me faisais, en pensant ainsi, à chaque fois. Un besoin que de passer à autre chose, mais une voix continuait de me tirer vers l’arrière. « Ah bah moi, j’aime bien le feu. Il n’y a rien qui bat les crépitements et l’odeur. Coucher à la belle étoile, avec ça en bruit de fond, c’est parfait. » Visualisant bien des jeunes qui viendraient observer les avancées, qui iraient même jusqu’à traîner par ici plus longtemps. Pas une si mauvaise idée, en fait. Avec les autres partis, je n’aurais pas à porter mon masque constamment. Dès qu’ils s’en iront, je pourrais agir comme je le fais en temps normal, lorsque je suis seule.

Et voilà qu’on déviait vers un sujet de conversation plus grave. Son enthousiasme de tantôt qui s’évapora bien vite, quand je lui parlais de l’attention que ses maintes visites attiraient. « Je sais bien, Chris. Ce n’est pas une critique, ce n’est qu’un fait. Les gens remarquent ce genre de choses, surtout s’ils n’ont rien d’autre à faire. ». J’espérais que ces excuses l’aideraient à perdre son air agacé. Ce n’est pas comme si je le blâmais pour ça. En fait, c’est moi que je pointais du doigt, car j’aurais dû faire un peu plus attention en allant au ruisseau, ce jour-là. J’aurais dû garder mon sang-froid, faire comme à mon habitude, dire que tout va bien et passer à autre chose. Un lien qui nous unissait m’empêcha d’agir ainsi. Il insista, voulut comprendre exactement ce qu’il se passait, et je n’ai pas pu me la fermer plus longtemps. Maintenant, je me retrouvais à devoir supporter les regards parfois inquiets des autres, et parfois suspicieux. Mais en plus, je continuais mes discussions un peu plus constantes avec Chris, pendant lesquelles il essayait de me remonter le moral, même si c’était toujours indirectement. « J’essaie. » C’est ce que je faisais depuis un moment, déjà. Malheureusement, ce n’est pas parce qu’on garde le silence que ces gens comprendront que c’est le temps de partir. « Bah, certains oui. D’autres sont venus me voir parce qu’ils étaient inquiets, mais c’est que je n’en veux pas, de leur foutue inquiétude. Ils auraient pu venir avant. Là, ce n’est plus vraiment le temps. » Une amertume envers certains et certaines qui m’était restée. Une souffrance que j’aurais voulu partager avec quelqu’un, mais pourtant, ils étaient tous occupés. Serait-ce parce qu’ils n’auraient pas su quoi me dire? Foutaises. Même leur présence aurait suffi à m’aider.

Heureusement, je pus me changer les idées en le suivant jusqu’au terrain d’entraînement, là où se trouvait Seth. Son compliment m’aida à en oublier mes idées un peu plus noires, mais à sa certitude que Chris mordrait la poussière, je ne pus que déposer le drapeau blanc et prendre place, un peu plus loin, prête à les observer se battre. Un souffle que je pus à peine prendre avant qu’ils n’amorcent le combat. Des techniques raffinées et des coups avec un réel impact. Impressionnant! Devant ce spectacle, je ne pus m’empêcher de penser au niveau que certaines filles avaient, que ce soit dans ce campement-ci ou celui des Cents. Tout ces gens étaient fins prêts peu importe l’attaque qui surviendrait. Un entraînement rude, sans pitié, qui les laissaient K.O. à la fin de la journée. C’est exactement eux qui nous protègent, dans les campements. Un rôle demandant probablement bien plus que le mien au niveau physique. Un brin de jalousie, alors que malgré la certitude de ne pas avoir ni la force ni le mental pour ce genre de chose, j’eus envie de tenter. Leur pas de loups qui retentissaient, maintenant, alors qu’ils se guettaient. Un flashback à Robb. Aurait-il eu un peu plus de chance en ayant les bonnes armes avec lui, en sachant se battre un peu mieux? Selon Chris, c’était nécessaire à tous que de savoir la base des techniques. J’avais beaucoup de difficulté à le croire, car je ne laisserais même pas ma propre vie entre les mains de quelqu’un comme moi. Mon regard qui en revint à Seth et Chris, alors qu’ils se retrouvèrent par terre, après un sale coup. Sans vraiment réfléchir, je me levais subitement. On dirait bien que d’assister à ce genre de trucs n’était pas vraiment fait pour quelqu’un sur les nerfs. Chris maintenait Seth au sol, fermement, malgré de futiles tentatives pour se dégager de sa prise. Le combat n’était pas encore fini. Je me résolu à m’assoir de nouveau, jusqu’à ce que ce soit officiellement terminé. « Vous avez fini de vous attaquer? Et vous osez appeler ça de l’entraînement? Non mais vous êtes fous. » Un peu plus détendue, je parlais sans vraiment me rendre compte de ce que je disais. Pas exactement la Rachel d’autrefois, mais au moins, ce n’était pas non plus la femme de glace que j’étais, en reparlant à Chris.
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Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Ven 27 Juil 2018 - 18:44


   
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« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Agacé. La colère avait refait surface. Un caractère plus ombragé. Une lueur plus ténébreuse. Soudainement presque de mauvaise humeur. Ce n'était pas contre elle. Agacé. Agacé contre les autres. Les rumeurs auquel je tentais de ne pas prêter attention mais il ne restait pas moins que cela m'agaçait. M'agaçant qu'elle se sente mal parce que certains parlaient, parce que certains ne pouvaient que penser à tort à travers sans savoir réellement ce qui se passait. Ne voulant pas qu'elle se sente encore plus mal à cause d'eux. Ne voulant pas étayer ses idées. Un instinct protecteur qui refaisait soudainement surface alors que mes idées tournoyaient au sein de mon esprit. « Je sais bien, Chris. Ce n’est pas une critique, ce n’est qu’un fait. Les gens remarquent ce genre de choses, surtout s’ils n’ont rien d’autre à faire. » Ce qui eut l'effet de me calmer un peu. Ne voulant pas qu'elle puisse croire que je croyais qu'elle me critiquait alors que cela n'était pas le cas. Je n'étais pas en colère contre elle, non. Je n'étais pas en colère contre elle en particulier ou totalement hors de contrôle, mais ce petit nuage noir il était là soudainement, au-dessus de nos têtes. « Je sais que tu ne me critiquais pas. C'est juste que cela m'énerve qu'ils se mêlent de ce qui leur regarde pas. » Ce qui était dit. Ce qui était véridique. Et ne pouvant que lui demander de les ignorer parce que c'était la meilleure chose à faire. Il y avait toujours des voix, des personnes pour parler. Assez de un pour s'auto-flageller. « J’essaie. » Un hochement de tête alors que je tentais de retrouver mon calme. Mon attention qui s'était de nouveau porter sur elle. « Bah, certains oui. [...] Ils auraient pu venir avant. Là, ce n’est plus vraiment le temps. » Et cette amertume qu'elle avait dévoilé avant, elle était de nouveau là. Amère de leur inexistence. Pouvant comprendre le sentiment. Ce que j'avais dit à Devos, lui ayant dévoilé les mots de la jeune femme et aussitôt sa réaction avait été immédiate. Elle avait tort de croire qu'ils ne tenaient pas à elle. Autre question qui traversait mon esprit. « Pourquoi tu ne m'en veux pas ? Je n'étais pas là non plus avant. » Croyant qu'elle allait bien. Terrain glissant. L'agacement, la culpabilité que je ne pouvais que vouloir étouffer. L'entraînement nécessaire pour focaliser mes pensées sur autre chose, pour focaliser mon esprit sur les coups, sur la technique. Ce dont j'avais besoin alors. Tentative d'entailler ma bonne humeur.

Une bonne humeur qui ne tardait à être de retour alors que je retrouvais Seth. Lui qui avait toujours le don de me remonter le moral. Les blagues qui aidaient. Les taquineries qui faisaient plaisir. Et mon esprit ne pouvait qu'en effet se focaliser sur ce combat amical. Tout qui s'effaçait. Le monde qui s'effaçait jusqu'à ce que j'en oublie la présence de Rachel à quelques pas. Mon attention qui était entièrement focalisée sur mon frère d'arme. Frapper. Esquiver. De nouvelles techniques et soudainement cette possibilité de gagner du terrain. La faille que j'attendais. A terre tout comme lui mais le maintenant moi. Remarquant du coin de l'oeil qu'elle s'était alors relevée subtilement. Ce qui s'était passée. Moment d'inattention pendant lequel Seth retrouvait sa prise et que je me retrouvais en position aussi piteuse que la sienne. La voix de Rachel qui retentissait alors. « Vous avez fini de vous attaquer? Et vous osez appeler ça de l’entraînement? Non mais vous êtes fous. » Un sourire qui se dessinait sur mon visage. Le même sourire sur le visage de Seth alors que nous ne pouvions que tarder à rire avant que chacun ne relâche la pression. Roulant sur le sol avant de lui tendre mon bras. « On a fini, c'est bon ! » En effet, ce match-ci était terminé. Un combat qui avait pris fin. Chacun qui se relevait avant de revenir d'une démarche féline vers la jeune femme. Aucun n'avait gagné. Un match nul pour cette fois-ci. Soit. Cela soit produisait. Mais pendant l'espace d'un instant j'avais pu oublié. Ces ondes d'énergie que plus obscures qui avaient disparues. La colère que j'avais transformé arme. Energie que j'avais consumé. Ce qui avait été fait. Et le sourire qui était revenu à mes lèvres alors que j'attrapais ma bouteille pour en boire une gorgée. Ne tardant à la tendre à Seth pour qu'il boive à son tour. Aucune bouteille qui ne se trouvait autour de lui. Une attention que je reportais sur Rachel. « Tu veux me montrer ce dont tu te rappelles ? » Une proposition. Lueur de malice qui était toujours dans mon regard. « Promis je te ferai pas autant mal qu'à Seth. » A vrai dire la réciproque entre Seth et moi avaient été vrai. Personne qui n'avait retenu ses coups. La possibilité d'avoir des bleus. Aucun au visage. Ce qui avait été évité heureusement. « Si Seth reste, on pourra même te montrer d'autres techniques si cela te tente. » Déjà un hochement de tête de ce dernier. Ce qui ne m'étonnait guère. Des propositions qui me paraissaient alléchantes. Sans doute plus pour moi que pour elle alors qu'elle ne partageait pas le même avis au sujet du combat. Préférence qu'elle avait pour la cuisine. M'approchant d'elle alors que d'une note moqueuse je ne pouvais que la charrier. « Et puis cela ne te ferait pas de mal d'avoir un peu plus de muscle. » Amusé. Et Seth qui l'était autant alors qu'il ne pouvait que se douter où je voulais en venir. Tentant de la provoquer, de trouver un point pour elle d'accepter sans pour autant qu'elle ait à blâmer sa fierté, ou être blessée dans son ego.
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Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Sam 28 Juil 2018 - 7:35


   
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« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Jour après jour, je m’étais battue pour qu’on ne me pose pas de questions stupides, comme savoir si ça allait bien alors que je venais à peine de perdre un être cher. Reforger un caractère, même si derrière cette image se cachait tout le désordre dans lequel je vivais, continuellement. Vivre sous une tonne de mensonges, de non-dits et de peine refoulée, c’est exactement comme traîner un poids lourd sur son dos. À la différence de certains, je vins à ne plus faire attention à ces sensations, à ces préoccupations constantes. Un déclic, c’est la seule façon de l’expliquer. Un jour, je repensais à comment faire pour franchir le seuil de la tente sans flancher, et le moment d’après, j’apparaissais dans la cuisine, impassible, demandant ce qu’il y avait à faire. On estima, en me voyant ainsi, que j’étais passé outre cette étape difficile, que je pouvais reprendre le travail. J’aidais comme je pouvais, je me proposais à regarnir le garde-manger, à entretenir le potager et même parcourir les alentours afin d’expandre nos choix en matière de nourriture. On ne me remercia pas directement, mais on donna de la valeur à mon travail. Ça me suffit amplement, me donnant l’impression que tout revenait à la normale, que malgré la froideur dans mon cœur, j’avais enfin surmonté le désarroi. Une dure rechute, en remarquant les regards interrogatifs des autres, à mon égard. Trop de rencontres récurrentes avec Chris. Parfois, le ton montait, entre nous, ce qui n’était pas très surprenant. Ce genre de détail sembla plaire à ceux et celles cherchant de quoi les divertir, les sortir de leur quotidien. Un fait qui eut pour effet d’enrager Chris, lui qui les critiquaient de part ce manque de rationalité. Une vie privée qui n’existait pas tant, quand on vivait dans de tels lieux. « Ça m’énerve aussi. Mais on ne peut rien y faire. Ils se sont forger un avis, ce serait stupide que d’essayer de les dissuader de quoi que ce soit. » Ouf! Il se calmait enfin! Je n’avais pas vraiment envie de le voir s’emporter, surtout que bon, la curiosité, c’était un défaut bel et bien humain, que l’on avait tous, à différents degrés. Je ne pouvais pas leur en vouloir, du moins, pas à ce sujet. Tout ce que je souhaitais, c’est qu’ils ne me posent pas de questions personnelles liées à ce qui n’allait pas, chez moi. « Tu n’étais pas là parce que ça t’a secoué tout autant que moi. Alors comment je pourrais t’en vouloir, pendant que tu souffrais aussi? » Nous avions eu la même réaction, quant à la mort de Robb, chacun se requestionnant sur tout. Lui en vouloir, ce serait aussi m’en vouloir.

Trop de ressentiment, en ce moment. Il lui fallait se changer les idées, je le savais bien. Je le suivis donc jusqu’à son entraînement, avec nul autre que Seth. Taquineries et bonne humeur qui, même si elle n’était pas contagieuse, m’aida à ne pas trop me prendre la tête avec le début de cette conversation, tout à l’heure. Je me concentrais plutôt sur l’endroit où je me trouvais, puis, sur les gestes des deux hommes. Le combat s’amorça, et je dois l’avouer, mon intérêt pour leur technique grandissait un peu. Bah quoi? Ce n’est pas parce que je n’ai pas de talent que je ne peux pas être impressionner par ce que je vois. Je rends toujours à César ce qui est à César, et dans le cas présent, j’étais face à des professionnels. Une légère pointe de jalousie, puisque je n’en étais restée qu’au un centième de l’entraînement, avant que tout le drame ne se pointe. Qui sait ce dont j’aurais été capable, advenant le cas d’une dévotion pour le combat. Oh, j’en serais à un bon niveau. Néanmoins, maintenant, je me contentais du rôle de public, qui justement, fut très concernée de voir Seth en mauvaise posture. Comme par instinct, je me levais doucement, espérant ne pas être remarquée, mais tout de même craintive de voir l’un des deux blessés. En un instant, j’aperçus Chris tomber, pour en finir dans la même piteuse position que Seth. C’est à ce moment que je leur demandais si c’était pas bientôt fini, leur petit jeu violent. En guise de réponse, il se mirent d’abord à rigoler, avant de finalement se relever, tout en s’exclamant que c’était terminé. Inquiétude qui disparue de ma conscience, dès que je les vis s’approcher et boire goulûment l’eau que Chris avait apporté avec lui. Mon attention s’était détachée des deux, le temps d’un instant, afin d’observer certaines plantes un peu plus loin.

Soudainement, j’entendis la phrase fatidique, celle que je ne croyais plus entendre, vu mon avis à ce propos. M’apprêtant à lui répondre, il me devança en promettant sur un ton moqueur, qu’il ne me ferait pas autant mal qu’à Seth. Bras croisés et sourcil droit arqué, je ne pouvais comprendre pourquoi il continuait à insister sur ce sujet. J’avais pourtant été claire, non? Que ce soit les techniques que je connais, ou celles que je devrais supposément découvrir, je n’étais pas faite pour ce genre d’activité. Je n’avais ni le mental, ni le physique pour ça. Et justement, en voilà un point qu’il se fit plaisir de me rappeler, non sans faire quelques pas dans ma direction. Amusés, autant un que l’autre, de ces propos. Contrariée par ce qu’il venait de dire, ma première envie était de juste partir, les laisser faire ce qu’ils veulent, et lui dire qu’on se reparlerait une autre fois. Cependant, il avait réussi à me provoquer. « J’ai pas besoin de muscles pour couper des légumes, j’te ferais remarqué. » Pesant encore le pour et le contre d’une quelconque implication à leur délire, je tâchais d’estimer ce qui pourrait m’arriver, à la fin de cet entraînement. Fatiguée, voire exténuée, ça c’est certain. J’aurais mal partout. Autre mauvais point négatif. Ah, je ferais mauvaise figure en avant de Chris et Seth. En voilà un autre! Est-ce que j’en avais encore en réservé, des points contre l’initiative d’accepter quoi que ce soit? Certainement. « Je t’ai déjà dis; j’me souviens de rien. J’ai pas fait appel à une seule technique de combat, depuis que tu mes les a apprises, et tu sais pourquoi? Parce que mon poste ne requiert pas ce genre d’instructions. » Aussitôt dit, je me remis à resasser ses indications d’autrefois, comme si ça me revenait en tête d’un seul coup. Tiens donc, j’avais encore ce genre d’informations dans un recoin perdu de mon cerveau? Étonnant! En tout cas, s’il décide de me prendre par surprise, je serais prête. Ou … peut-être ne devrais justement pas répondre, car sinon, il se servirait de ça comme preuve flagrante, et ne me donnerais plus tellement le choix que de me jeter dans cette fausse aux lions.
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Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Sam 28 Juil 2018 - 19:13


   
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« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]« J’ai pas besoin de muscles pour couper des légumes, j’te ferais remarqué. » « C'est sûr ils vont pas te sauter à la gorge mais qu'est-ce qui se passe si tu vas chercher des plantes et que tu te fais attaquer malgré les accords ? » Jouant autant sur le fait qu'elle considérait les terriens comme des sauvages. Ce qui n'était pas mon cas. Bien que pour certains l'opinion restait hostile. Hostile à leur égard. Certains les craignaient, d'autres les considéraient comme des rustres. Il y aurait toujours de la méfiance. La guerre avait eu lieu. Et pourtant des progrès étaient faits. Des progrès étaient existants alors que des accords étaient conclus, des échanges réalisés, un mouvement d'entraide créé. C'était réel. Pas tant cet être de glace qui voulait la voir se faire bouffer dans les bois. Ce que j'avais été avant. L'image que j'avais rendue. Ayant bien laissé Ailina se faire dévorer par les loups. L'ayant laissé se faire prendre en préférant choisir le mouvement rebelle à elle. Préférant choisir les rebelles à la jolie blonde. M'étant comporté comme un connard avec elle. Il n'y avait d'autre mot. Mais l'eau avait coulé sous les ponts. Des pardons avaient été donnés. Une amitié qui avait rejailli, la même qui était née quand j'avais été là après la mort de ses parents, quand elle était au fond du trou. Et ce soudain instinct protecteur, il était aussi là. N'étant en effet plus le même, sans doute heureusement. Tout dépendait des avis de chacun. Peu importait. Si ce n'était que je ne comptais pas la voir se faire agresser ou disparaître dans la nature à son tour. En ayant assez des morts et des disparus. Robb qui était mort. Ailina, Faust qui étaient toujours disparues. C'était peut être dû à un bouleversement climatique, à n'importe quelle raison, leur sienne mais il ne restait pas moins que le danger existait. Il fallait être préparé. Savoir combattre, savoir se protéger qui pouvait toujours aider. Certes, j'avais peiné à lui apprendre des techniques, ayant abandonné la première fois mais cela ne voulait pas dire que je pouvais lui apprendre des nouvelles. Elle pensait sans doute que c'était ridicule, de l'entêtement. Ce qui était le cas, mais ainsi, en sachant qu'elle était capable de donner un coup de poing, de manier le couteau autrement que pour couper des légumes en morceau, j'étais aussi rassuré. Ce qu'elle ne semblait voir, croyant que je voulais simplement faire d'elle une machine de guerre, un mini-soldat. Ce que je ne démentis pas. Tout qui n'était jamais dit de toute façon. Au lieu de cela, je ne pouvais que me contenter de la regarder. La regarder avec ce regard suffisant, presque arrogant comme si j'étais ores et déjà certain qu'elle allait accepter. Toujours des illusions ou cet accès de confiance pouvait être utile. Mais souvent on ne faisait que semblant, toujours.

Soudainement elle reprenait la parole. « Je t’ai déjà dis; j’me souviens de rien. J’ai pas fait appel à une seule technique de combat, depuis que tu mes les a apprises, et tu sais pourquoi? Parce que mon poste ne requiert pas ce genre d’instructions. » « Mais imagine que je viens t'embêter en cuisine, tu auras peut être besoin de ces fameuses techniques pour te débarrasser de moi. » Là encore je cherchais la petite bête, faisant avec des "si". A vrai dire, pour cette fois-ci elle n'avait pas idée à quel point cette hypothèse allait se confirmer. Sauf que cela n'était pas seulement moi qu'elle devrait déloger si ce n'était Devos. Comme si on avait décidé de sortir l'artillerie lourde. Et ce dernier qui serait peut être encore plus apte que moi à m'en sortir avec elle. Après tout, avant ce n'était toujours pas ainsi. Avant j'étais plus celui qui l'embêtait sans arrêt, planquer sa peluche, me plaignait de sa présence dans nos pattes, lui envoyait des piques. Je n'étais pas celui qui était censé s'inquiéter, censé me soucier de sa santé et me demander si elle avait assez manger. Je n'étais pas censé celui la rassurer quand elle faisait des cauchemars. C'est le job de Robb. Et désormais je me retrouvais à veiller sur elle. D'un autre côté, je l'avais déjà fait. M'étant retrouvé pour ainsi dire dans une position similaire que ce dernier. Ailina qui avait perdu ses deux parents. Là pour l'aider à remonter la pente. Là pour la guider, là quand elle s'était mise à sourire de nouveau. Là aussi quand elle s'était éprise de moi. Là dans le meilleur et le pire, alors que je l'avais autant rendue heureuse que fait pleurer. Mais la situation restait différente. Elle était jeune. Et Rachel était jeune aussi quand elle avait abandonné le nom Gomez pour celui plus officieusement de Miller. Il existait des différences et je ne me retrouvais pas moins à vouloir l'aider désormais, même si je ne réussissais forcément à trouver les bons gestes. Espérant au final que ma présence suffise. Mais d'un autre côté, je semblais aussi satisfait qu'elle l'en agace, sans quoi je ne pourrai que me retrouver à un terrain totalement inconnu. L'idée que je continuais de l'exaspérer, de l'agacer je pouvais faire avec alors que ce n'était rien de plus ou moins qu'un sentiment réciproque. Enfin surtout de son côté. De mon côté, ces sentiments avaient fané doucement alors que je l'avais retrouvé sur terre. Elle n'était alors plus la gamine que j'avais connu là-haut, et je n'étais pas non plus le même. Maintenant nous en étions là, non pas à la fin du monde mais à voir si elles allaient ou non sauter le pas. Car, ce n'était que cela que nous attendions. Non seulement moi mais aussi soudainement Seth qui ne pouvait que vouloir m'aider. « Tu pourrais tenter. Crois-moi je serai ravi s'il y avait quelqu'un d'autre que moi pour l'achever. » S'il ne pouvait qu'en rire, je savais qu'il me comprenait, et qu'il ne pouvait qu'à sa manière de m'aider. Et si je le fusillais du regard pour la bonne cause, nous savions tous deux que ce n'était que comédie, que je ne lui en voulais pas mais au contraire le remerciait. Mais cela elle n'avait pas non plus besoin de le savoir, seulement de dire oui.
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07/05/2018 Dumbass*Angel non 136 Chloe Bennet Minibouh (avatar), ASTRA (signature) cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine 110


Sujet: Re: on my way ⊰ rachris
Dim 29 Juil 2018 - 7:27


   
On my way
#rachris

   
« Fighting is like learning to ride a bike; you never really forget. You just have to refresh your memory. »
[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Toujours le dernier mot. Il savait exactement comment renvoyer mes arguments en pleine figure, question que je me retrouve coincée, à ne pouvoir nier ce qu’il me rétorquait puisqu’à la base, cela venait de moi. Dans ce cas-ci, il prenait un malin plaisir à me rappeler le danger dans lequel je me retrouve, lorsque je décide de partir faire un tour en forêt sans qui que ce soit pour me protéger. Et puisque je ne savais pas me défendre, eh bien les terriens que je continuais à voir comme les ennemis pourraient me tomber dessus. Le renfrognement immédiat, alors que je ne voulais surtout pas lui donner raison, même si je savais pertinemment que ce qu’il disait était la pure vérité. Le seul moyen de sortir du campement sans pour autant paniquer, c’était d’avoir un certain acquis, au niveau des techniques. Autrement, je finirais comme tant d’autres, morts par la faute des terriens, des tempêtes climatiques ou les créatures en tout genre. Quoique bon, pour ce dernier, je me doutais que des notions de maniement d’armes ou de simples coups de poing suffisent à changer la donne. « Je ferais gaffe, c’est tout. » Regard bas, courroucée à l’idée qu’il se délecte déjà de mon repli, de mon hochement de tête, du moment où je dirais oui et que j’en viendrais à regretter par la suite. À la place, je gardais le silence, préférait ne rien dire, attendant le moment où il en aurait assez de patienter et qu’il laisse tomber, pour reprendre là où il en avait laissé son combat avec Seth. Espoir assez vain, car il était d’autant plus têtu que moi. J’aurais beau essayé de lui tenir tête, il finirait certainement par me convaincre. Une mauvaise idée, que d’être venue le voir justement au moment où il se préparait à un entraînement.

« Et pourquoi tu me dis ça? J’espère que c’est pas dans tes plans, de commencer à venir m’embêter en cuisine, juste pour t’assurer que je sais réagir. » Non seulement avais-je droit à des visites plus fréquentes de sa part, maintenant, il faudrait que je supporte des attaques surprises, c’est ça? Non mais franchement! Il voulait que je devienne quoi, un simili-soldat? Il s’imaginait des choses, le pauvre! Je n’avais ni la corpulence, ni la façon de penser adéquate. Son manque de patience, auparavant, qui me faisait réellement croire que je n’avais aucun talent pour ce genre de choses. « J’te ferais rappeler qu’à un certain moment, tu as arrêté de vouloir m’entraîner. Est-ce que c’était un signe que je ne suis pas la plus adéquate pour ce genre de chose? » Pas d’autres excuses à sortir, car le seul argument restant était celui des vêtements. Une solution qu’il possédait déjà, alors que mes yeux dévièrent sur le sac quelques instants. Des plans déjà faits, ou oserais-je dire, un sac qu’il prépara dès qu’il me vit. On aurait dit un jeu d’échec, une danse qu’il menait d’avance. Je me sentais tirée de tout côtés. Tantôt, je lui en voulais terriblement, m’imaginant lui arracher la tête, de me placer dans une telle position. Et maintenant, même si je n’avais pas fait la paix avec son enthousiasme et ses arguments un peu trop solides, je ne pouvais pas tant dire que je refusais catégoriquement sa proposition. Je restais donc dans cet entre-deux, ne sachant pas quel choix serait le plus judicieux. Seth en profita pour ajouter son propre petit argument, jouant ainsi sur l’indécision silencieuse qui me saisissait. « Moi, l’achever? Seth, tu ne m’as pas vu m’entraîner, autrefois. C’est à peine si je fouette l’air. » J’imaginais déjà la réaction de Chris, sans pourtant le regarder. Il lèverait les yeux au ciel, dirait que c’est dans le passé, que c’est le temps de reprendre l’entraînement justement pour changer ça. Mine boudeuse, très peu satisfaite de ce que j’allais dire. Céder la victoire à quelqu’un, c’était difficile. Et le faire envers Chris, c’était encore pire. Il ne me lâcherait plus une seule seconde. Ceci ne serait que le début, il me convierait à d’autres entraînements. « 5 minutes. Pas plus que ça. On en parle plus par la suite. » À demi-accepté, mais un laps de temps court, qui, si j’y prenais goût, risquerais de s’allonger. Je me croisais les doigts que ce ne soit pas le cas, alors que je fouillais dans le sac de Chris pour en sortir les vêtements de rechange, que j’enfilais par-dessus les miens, avant d’enlever ceux juste en dessous. Je marchais d’un pas lourd vers l’endroit où, quelques minutes plus tôt, ils se jetaient dessus comme des lions. « Bon. Qu’est-ce tu veux voir, exactement? » J’avais pas du tout l’air à l’aise, là, au centre de l’attention, à attendre qu’on me dise comment bouger. Une pauvre idiote, c’est ce dont j’aurais l’air, dans quelques minutes.
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on my way ⊰ rachris

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