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˜˜˜˜˜˜deep inside, nothing's fine ⊰ Elijah
maybe life should be about more than just surviving


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07/05/2018 Dumbass*Angel non 138 Chloe Bennet Minibouh (avatar), ASTRA (signature) cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine 130




a help will always come for those who believe
J’irais le voir demain. Ou après-demain. Ou dans deux jours. Bref, vous voyez un peu ce que je faisais depuis plus d’une semaine, déjà. Chaque matin, en me levant, j’avais espoir que la nuit m’ait porté conseil, et qu’elle me pousse à sortir de ma bulle de pensées négatives. Malheureusement, je ne pourrais le faire seule. Ou peut-être était-ce parce que je n’avais pas l’intention de changer, vu que j’étais dans une zone de confort, à me morfondre. Étrange, c’est vrai, mais en devenant une habitude que de resasser tout ce qui n’allait pas, le fait de broyer du noir devint aussi constant que la respiration. Les gens autour de moi auraient beau essayer de m’aider en me tendant la main, je préférais refuser catégoriquement un quelconque support moral, pour la simple et bonne raison que j’étais déjà au fond du gouffre. À vouloir m’en sortir, ils ne feraient qu’y plonger aussi. Ils feraient tous mieux de juste se faire à l’idée que j’avais changé, que je ne serais plus jamais la Rachel d’avant. Je rentrais dans le moule d’un Cent tout à fait maussade, qui pense tout de même au bien être du campement. Ce n’est pas si mal, à bien y repenser, car au moins, je fais mon boulot. Il n’y pas vraiment d’estomac vides, à part le mien de temps à autre, vu mon manque d’appétit inconstant.

Perdue dans la forêt, comme à mon habitude, je marchais de long en large, m’installais près du ruisseau pour un peu de silence, à n’écouter que le bruit de l’eau qui s’écoulait. Du temps précieux, que ces moments en pleine nature. Un brin de rationalité qui me saisit, comme si mon frère serait venu me secouer un peu. La solitude n’était pas un bon choix pour moi. À traîner ainsi, à chercher des plantes et à arriver en cuisine sans horaire fixe, je ne faisais que tenter les malheurs. Personne ou presque au courant de mes allées et venues, la tête en l’air que j’étais ne pensais pas que l’accident de Robb pourrait se répéter sans que je ne m’en rende compte. Sans aucune notion de survie ou presque, avec mon incapacité pour le combat, je serais de la véritable viande à créature sauvage. Mais … pourquoi est-ce que cette réalisation m’est venue si spontanément? Serait-ce vraiment les mots de Chris qui me restèrent en tête et qui remontaient maintenant à la surface? Aucune idée. Tout ce que je savais, c’est que c’était du progrès. Une petite étape de franchie. Quoi faire, après ça? Balayer d’un revers de la main serait l’option la plus facile. Vu mon attitude, depuis son décès soudain, cela ne m’étonnerait pas que cette vague d’espoir disparaisse vite. Pour l’instant, en tout cas, cela me guida pour je-ne-sais qu’elle raison vers le campement de l’Odyssée. Pourquoi ici et pas ailleurs? Encore une fois, le floue total.

Les bribes de ma dernière véritable discussion avec Chris qui me vinrent en tête. Devos ou Elijah. Il parla de ces deux personnes comme pouvant me venir en aide. Je connaissais parfaitement Devos, étant donné notre amitié presque fraternelle, quoique je ne l’appelais pas ainsi pour le moment. Il y avait encore quelqu’un possédant cette place dans mon cœur. Exactement le problème qui survenait constamment. Comparé tout le monde, et chaque instant de ma vie à lui et à ma routine, quand il était encore parmi nous. Une nécessité de parler à quelqu’un que je ne connaissais pas autant. Non pas que je n’avais pas confiance en Devos, mais parfois, il fallait avoir l’opinion de quelqu’un complètement impartial à tout cela. Mieux encore, si cette personne ne savait rien de la mort de Robb et me parlait de façon plus concrète … presque … médical. Voilà que je m’en remettais à choisir Elijah, demandant à certains odysséens où il se trouvait. On m’indiqua une maison, plus éloignée du reste, avant de me regarder étrangement et partir. Les apparences. J’en oubliais, à force, de ce à quoi je devais ressembler, entre le manque de sommeil, le visage stoïque, et probablement mon corps pas nécessairement squelettique, mais montrant à certains endroits les fléaux de l’inappétence.

Peu importe, cela n’affectait en rien mes intentions. Je voulais lui parler, trouver quelques minutes pour simplement avouer que ça n’allait pas et peut-être continuer ces rencontres mensuellement, question d’y aller doucement. Le courage encore présent lorsque j’arrivais à sa porte. Une force de caractère qui s’effrita dès que je cognais. Quelques minutes sans réponses me suffirent à me faire prendre conscience de ce que je faisais. Non mais, … il devait être occupé. Ou alors il dormait. Ou il n’était pas là. En tout cas, une chose était sûre; je n’aurais pas dû me précipiter ainsi. Je fis donc volte-face avant qu’on n’ouvre, entendant la porte chignée dès que j’arrivais à la hauteur des boisées. Je m’arrêtais nette, quelques instants, avant de faire comme si ne rien n’était et me baisser afin de cueillir quelques pissenlits. J’osais croire qu’il pesterait et s’enfermerait à nouveau, mais à ce qu’on me disait, il remarquait bien trop de choses pour que je m’en sorte sans qu’il ne me remarque.
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24/03/2017 bbchat Liam Cohen, Saoirse Crowley, Cassandre Darcy, Near Reinhart 1715 Cillian Murphy Morrigan , signa Perséphone + bckstreetbystumblr, gif profil Murphy Lux aeterna ♥ Paroles signa : Public Service Sroadcasting Evrest Psychologue blasé ne demandant qu'à être surpris, à nouveau emballé par cette voie qu'il a choisie. veilleur de nuit, stratège Blue for the win, Odysséen. 188
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Murphy et Elijah


Ca bougeait pas mal ces derniers temps que cela soit de leur côté ou par rapport aux Grounder. Il était curieux c’était vrai mais à savoir s’il allait les aider dans ce qu’il avait pu entendre lors de ce qui avait été dit de la grande réunion avec tout ce joli monde, il n’avait pas encore décidé. Il avait envie de découvrir leur mode de vie, c’était vrai, il était curieux par rapport à ça mais il les découvrait le plus souvent un peu tous les jours ou toutes les nuits lors de ses rondes. Oh c’est sur que c’était étrange dit comme ça mais beaucoup étaient ces curieux à venir près du campement sans pour autant passer le cas d’aller leur parler mais ça c’était le cas aussi de leur côté. S’ils voulaient bien faire le premier pas pour que tout s’arrange, la méfiance restait de mise. Il n’en avait pas croisé tant que ça mais deux trois, c’était déjà suffisant pour se faire une idée et de là à voir s’il avait envie d’aller dans un endroit ou tout le monde agirait de telle façon pour froisser personne, il n’était pas certain d’en avoir envie. Pas qu’il ait envie de les froisser d’emblée de jeu juste parce qu’il était un as de la provocation mais c’était une chose qu’il ne parvenait pas toujours à contrôler : sa façon d’être avec les autres et pour être franc, il n’en avait pas forcément envie. Alors il préférait jouer à l’explorateur et parler avec l’un d’entre eux qu’il croiserait au détour d’un chemin plutôt que d’aller à des rencontres telles que celles-là.

Il savait qu’il y en aurait beaucoup qui iraient alors il saurait comment ça se serait passé comme ça, pas besoin de bras supplémentaires. Il n’était pas non plus du genre très sociable alors c’était une raison de plus pour rester ici et faire comme bon lui semblait comme lorsqu’il avait choisi d’être à l’écart. C’était mieux pour lui, il préférait puis peut-être qu’un jour il changerait d’avis mais pour le moment cette situation lui convenait. Il était debout contre le mur à regarder l’horizon, cherchait un peu de fraîcheur dans cet été qui s’annonçait des plus chauds. Ils avaient beau être ici depuis un bon moment déjà, avoir été habitué pendant une grande partie de sa vie à une température idéale, toujours la même, n’aidait pas à se qu’ils s’adaptent bien vite dans cet environnement-ci. il avait choisi un travail de nuit qui lui convenait mieux tant par les températures qui étaient plus qu’agréables qu’au calme reposant des bois passé une certaine heure. Il était resté là avant de décider de rentrer, de se dire qu’un temps de repos à l’ombre ne serait pas de refus s’il voulait avoir toute la lucidité nécessaire cette nuit pour pouvoir tout analyser. La forêt c’était comme un être humain, facile à décrypter quand on s’en donnait les moyens même si ça lui était arrivé qu’elle lui joue des tours. Il ne pouvait pas se targuer de connaitre comment repérer les  trucs et astuces des Grounders pour les déstabiliser ou les tester même en presque deux ans de vie dans ce lieu. Du moins sur Terre.

Bien évidemment, il ne parvint pas à fermer les yeux. C’était une insomnie qu’il vivait bien depuis qu’il était sur l’Odyssée. Il avait cru que la terre l’aiderait mieux à se reposer même quelques heures mais ça n’était que si peu arrivé qu’il voyait tant là une amélioration que juste le contraire. Il choisi d’opter pour un t-shirt blanc avant de sortir et ne sut trop que faire en la voyant un peu plus loin en pleine opération de jardinage. « J’imagine que t’es pas venue jusqu’ici pour ramasser des pissenlits ? » Y’avait d’autres façons de faire mais bon c’était elle qui devait avoir toqué à sa porte quelques instants plus tôt, c’était pour une raison et il avait envie de savoir laquelle.  


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Trop subite, trop précipitée dans mes décisions. J’aurais dû peser le pour et le contre d’une si soudaine rencontre. Je viendrais peut-être l’interrompre, le déranger, ce qui ne le rendrait que grincheux, et probablement peu enclin à m’aider. Oh, mais en voilà une autre difficulté qui venait se rajouter au lot, celle de dévoiler ce qui n’allait pas. Jamais je n’avais verbalisé ce qui clochait chez moi, depuis l’évènement tragique. À mes yeux, il me semblait normal que de devoir parcourir ce chemin seule, que personne ne pourrait réellement me comprendre car le choc n’est pas le même pour chacun d’entre nous. Certains se remettent rapidement sur les pieds, d’autres tombent pour mieux se relever. Finalement, il y a ces rares gens qui ne progressent pas, qui stagnent, mais qui ne se tournent vers personne pour leur venir en aide. C’était exactement là où j’en étais, à ce point de non-retour. Je ne frôlais pas les idées sombres, ne vous en faites pas, quoique souvent, je réfléchissais au fait d’avoir pu prendre la place de Robb. J’étais persuadée qu’il aurait sut s’en remettre, qu’il aurait pu continuer à découvrir cette Terre qu’il aimait tant. Bien plus boute-en-train que moi, il saurait à quoi s’accrocher pour surpasser le deuil. Il était bien plus perspicace pour ce genre de choses que moi. Et il avait l’audace d’exprimer ses émotions à cœur ouvert, une qualité que je lui enviais terriblement. Mon silence face à mes sentiments envers Chris en était la preuve; plus j’attendais, et plus je prends les chemins les plus étroits, les plus sombres, toujours en silence, sans sourciller un seul instant. De le savoir avec une autre femme n’aidait en rien un quelconque progrès réel dans mon état d’âme, ne pouvant plus espérer cette réciprocité, sinon la simple amitié. Stupide, j’avais agi comme une gamine, à lui faire les yeux doux sans jamais oser lui en parler. En voyant Chiraz, je comprenais ce comment il avait changé, était passé de la froideur à une joie de vivre. De la chance, que de compter sur l’amour pour surpasser une douleur telle que la perte d’un proche. Mais maintenant qu’il était avec elle, il n’y avait ni de message écrit dans les étoiles ni de lecture des lignes de la main pour me convaincre d’une chance similaire.

Je me présentais donc chez Elijah avec un bien maigre espoir qu’il aiderait, qu’il trouverait les bons mots pour sonner l’alarme. Le courage, qui m’était resté coller aux pieds pour me transporter jusqu’ici, me quitta cependant dès que je cognais à la porte. Futilités! Il avait probablement un tas de trucs à faire, et qui sait s’il ne devait pas déjà recevoir la visite d’Odysséens. Sans réponse, je préférais tourner dos à la porte et me mettre à marcher en direction opposée. Mes pas se pressèrent dès que je perçus un grincement derrière moi, témoignant qu’on avait finalement répondu à mon appel. À la place d’aller le voir, je préférais faire croire que j’étais ici pour la cueillette, que je partirais rapidement, quoique j’espérais qu’il ne me remarque pas. Trop tard! En un rien de temps, je l’entendis me questionner sur ma supposée session de jardinage à quelques mètres de chez lui. Idiote! Mais qu’avais-je pensé, en restant là? N’aurais-je pas dû courir, à la place? « Je … n… non. » Hésitante, ne sachant pas si c’était une si bonne idée que de révéler ce qui clochait. Trop personnel, autant dans mes sentiments que dans mes problèmes. Au minimum, il me fallait me lever et lui faire face, question de politesse. « Je suis désolée, je … je ne voulais pas vous dérangez. » Je m’essuyais les mains sur mes pantalons, ne fixant que le sol pendant que je m’approchais un peu de lui, non sans garder un espace plus que large entre nous. « Et si vous êtes occupé, je pourrais venir une autre fois… de… de façon moins subite. » Une bonne manière de ne juste plus mettre les pieds ici. « Je … c’est une question pour une … une amie. » Ma lâcheté n’avait-elle plus de fin? « Qu’arrive-t-il quand quelqu’un … n’arrive pas … à faire son … d… de…deuil ? » Je lâchais un soupir de frustration. Ce n’est certainement pas comme ça que je le convaincrais que je venais le voir au nom d’une amie fictive. Heureusement, vu mon attention particulière à ce que plus aucune larme ne soit versée, qu’aucun sentiment superflu ne me submerge, je pouvais toujours espérer qu’il me voit comme une fille simplement prise au dépourvu.
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Il avait toujours été comme ça, à dire ce qu’il en était plutôt que de rester sans savoir trop quoi faire. Oh ça lui arrivait évidemment d’être hésitant, de ne pas savoir quoi répondre à certaines personnes mais quand il venait avec une idée en tête, il ne faisait pas comme la brune qui était partie un peu plus loin comme un prétexte après avoir fait le déplacement de finalement ne plus vouloir. Il aurait pu la laisser mais maintenant qu’elle l’avait dérangé, il s’acharnerait sans doute à en faire de même jusqu’à ce qu’il ait des réponses. Cela plaisait ou pas, il s’en fichait mais il n’y avait rien de plus agaçant qu’ils se sentent un peu tous permis de faire comme ils le souhaitaient. Enfin, ceux qui venaient le voir, certains d’entre eux. Il s’était approché d’elle sans trop savoir ce qu’elle lui voulait, comment il allait lancer la chose et au final l’avait fait ainsi, de façon plutôt franche et pour montrer aussi qu’il commençait à en avoir un peu jusque là de leur stupidité à tous. A un moment où à un autre fallait savoir ce que l’on voulait et ne pas rebrousser chemin dès qu’un doute venait vous prendre à la gorge. C’était ridicule, c’était un pas en avant pour mille en arrière. « Je … n… non. »

Okay. Ce n’était pas si mal en fin de compte. Si elle s’était mise de côté, elle ne commençait pas déjà à nier ce pourquoi elle était là. Enfin il pouvait toujours se tromper comme toujours, on pouvait simplement être venu vers lui pour papoter ou lui apprendre l’art de la cueillette mais fallait bien avouer qu’il n’était que rarement très engageant alors le plus simple était de se dire qu’ils venaient toujours la plupart du temps vers lui parce que ça n’allait pas. Ceux qui venaient pour d’autres raisons se comptaient sur les doigts d’une main et ça ne l’avait jamais dérangé que les choses se passent ainsi pour lui. Chacun avait des façons de faire différentes, des envies différentes aussi. Ils n’étaient pas tous à vouloir être remarqués de tous et c’était tant mieux comme ça, vraiment. Ainsi chacun avait sa place, du moins il le croyait que c’était mieux ainsi.

« Je suis désolée, je … je ne voulais pas vous déranger. » Il la voit se lever, au fond ça ne la dérange pas qu’elle continue ce qu’elle est entrain de faire. Si elle est plus tranquille à parler avec quelque chose pour s’occuper, l’aider à ne pas rester les bras ballant quand elle a du mal à dire les choses, c’est mieux qu’elle se focalise pour ce qu’elle a besoin pour la cuisine ou pour les quelques onguents que l’on peut réaliser à base de plante. L’un des deux, en fait, il ne sait pas vraiment qui elle est.

Pas du tout.

« Et si vous êtes occupé, je pourrais venir une autre fois… de… de façon moins subite. » Il hausse les épaules. Façon à lui de lui dire qu’elle ne le dérange pas, que maintenant qu’il est là autant qu’elle lui dise. « Je … c’est une question pour une … une amie. Qu’arrive-t-il quand quelqu’un … n’arrive pas … à faire son … d… de…deuil ? » Ca s’en est une question. Le deuil ils l’ont tous traversé à un moment de leur vie et chacun le vit de façon différente avec des conséquences qui leur son propres. C’est une question qui n’a pas de réponse propre et s’il la voit mal à l’aise il ne sait pas trop d’abord comment réagir. « Tu sais. Tu pouvais continuer. » Il fait un signe de tête vers les plantes. « T’as pas l’air forcément bien alors si ça peut t’aider à déstresser d’un cran.» C’est un peu bancal cette façon de dire qu’il se doute que c’est pas vraiment pour une amie qu’elle est là, qu’elle peut agir comme elle le souhaite en sa présence, il s’en fiche un peu. C’est déjà bien qu’elle pose la question même si l’amie n’est qu’imaginaire. Ce n’est pas la peine d’agir comme si c’était la fin du monde que de venir lui parler. Il sait qu’il n’est pas facile à vivre mais quand même : il ne va pas la bouffer. Juste les tuer du regard si quelque chose l’emmerde profondément mais il ne la connait pas, elle fait partie de ceux pour qui il n’a pas d'opinion.

Pour le moment.

« Tu dois connaitre la réponse. » Si elle vient c’est qu’elle n’avance pas, qu’elle reste au même stade depuis peut-être des mois. C’est pas la sensation la plus agréable de se dire que rien ne va, de rester dans cet état, de se dire que plus rien à de sens. Ils l’ont tous passé cette étape de deuil à un moment ou un autre de leur existence, lui a préféré aller de l’avant, n’a pas laissé ce flux d’émotion le bloquer comme cela arrive souvent. Avancer avait été important pour pouvoir continuer de vivre sur l’Odyssée. Il était un peu plus jeune, p’etre que son caractère vient de là au fond il n’en sait toujours rien, il était déjà ainsi, ça n’a surement rien arrangé. Sauf qu’il y pense sans que ça lui fasse mal, il a tourné la page comme il l’a fait à l’époque en peu de temps. « Tu n’avances pas, tu restes bloqué. » Bloqué dans ces sentiments qui vous freinent d’autant plus, vous empêchent d’aller de l’avant pour vivre à leur place comme ils l’auraient sûrement souhaité tous ceux qui n’ont pas eu cette chance.



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On ne peut pas dire que je m’attendais à une question aussi brusque. Ne m’avait-on pas dit qu’il était psychologue? Je les croyais calmes et attentifs, à l’approche facile. Visiblement, celui-ci sortait du lot, ne se faisant pas prier pour me remettre à ma place. Le pire, c’est que je ne pouvais pas le lui en vouloir. Après tout, je venais de le déranger Peut-être qu’il se reposait, au moment où j’ai cogné. Ça, ou alors il avait un horaire à suivre, d’autres patients à voir, et je ne faisais pas parti de sa liste de priorités. Bref, tout ce que je sais, c’est que je restais sous le choc, comme en témoigna ma réponse hésitante. Je bégayais comme une folle, oui c’est bien vrai, mais au moins, je ne mentis pas. Non, je n’étais pas venue jusqu’ici que pour cueillir des plantes juste à l’extérieur de sa porte. Excuse stupide qui ne tiendrait pas une seule, de toute façon. Puis le résultat était bien visible; il était resté, ne m’avait pas demandé à partir si je n’avais rien à dire. Bien que figé sur place, il se trouvait encore là, probablement à attendre la suite de mon discours.

Et c’est exactement cela qui m’effrayait, en ce moment. Je ne savais pas comme aborder le sujet, ni même si celui-ci devrait être abordé. Ce n’est pas comme si je sens que je ne pourrais pas continuer à vivre. Je suis là, malgré les mois qui passaient. La seule différence, c’est que ma perspective des choses changea, et je me sentais mieux seule qu’entourée. Il n’y avait pas de mal à ça, non? Certaines personnes ne sont pas nécessairement sociales, peu importe leurs raisons. Je pourrais en faire partie. En ce qui attrait à la douleur mentale, je me rassurais sur le fait que, comme toute blessure physique, elle deviendrait imperceptible au gré du temps. N’avais-je pas réussi, jusqu’à maintenant, à taire certaines émotions trop vives, que ce soit parce qu’elles me rongeaient de l’intérieur, soit parce qu’elles ne correspondaient plus à ma vie actuelle. Ce fut le cas, notamment, pour la culpabilité et la joie. Avec deux sentiments en moins, ma liste se raccourcissait. J’osais croire qu’après encore quelques mois, j’arriverais à en faire autant avec la tristesse et la colère. Ces deux dernières refaisaient surface parfois, ce qui me forçait à m’éclipser, le temps que ma logique reprenne le contrôle de la situation, exactement comme un bouton sur lequel on appuierait.

Encore un peu de politesse, entre-coupée d’un vain espoir qu’il se dise trop occupé pour me voir. Son petit haussement d’épaule m’indiqua tout le contraire, ce qui n’aidait en rien mon malaise, présentement. Voilà pourquoi je sortis l’idée de l’amie imaginaire voulant en savoir plus sur le processus du deuil. Est-ce qu’il me croirait? J’espérais sincèrement, quoique mon ton de voix ne laisse pas transparaître une seule pointe d’assurance dans mes mots. J’eus rapidement réponse à ma crainte qu’il repère le mensonge, alors qu’il me proposa de continuer à cueillir des plantes, question que je détresse. La voix de la raison me hurlait qu’il avait tout compris, que je devrais trouver une meilleure histoire, si je ne voulais pas me retrouver au cœur d’une conversation dont l’issue ne me plairait pas. « Je … » Accepter ou refuser l’offre? Pas facile, comme décision! Rester debout et lui faire face serait sans doute la meilleure façon de lui faire croire que ce n’était pas pour moi, que tout ça. Cependant, je ne me sentais pas capable de le regarder droit dans les yeux sans prendre mes jambes à mon cou. « D’accord. Je … Merci. » Je repris place, par terre, les mains en train de parcourir les plantes. Un geste que je répétais constamment et qui m’aidait, tout comme ce fut le cas pour la cuisine, à ne pas m’écrouler sous le poids de ce que je gardais refouler.  

Concentrée sur les verdures, ce n’est pas pour autant que je déviais mon attention de lui. Bien vite, je l’entendis répondre plus directement à ma question, non sans me signaler que je devrais sans aucun doute savoir ce qu’il me dirait. J’avalais de travers, ne sachant pas trop quoi répondre aux premiers abords. Effectivement, je n’avançais pas, coincée dans mes problèmes alors que tout le monde continuait sur le bon chemin. « Mais elle peut continuer à vivre non, même si elle ne fait pas … son deuil? » On dirait bien que le simple fait de ne pas devoir le fixer m’aidait à sortir des phrases un peu plus fluides. « Si elle est encore vivante, c’est que ce n’est pas essentiel … après tout, elle fait ses trucs au campement. » Encore et toujours ce vain espoir qu’il me croit, quand je disais poser la question pour une amie.
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Il ne sait pas trop ce qu’elle attend de lui en réalité. Elle est là mais semble comme absente. Il ne voit pas tellement qui c’est mais finalement c’est peut-être mieux. Pour elle ou pour lui, peut-être un peu des deux, il n’en sait trop rien, ne se pose pas trop de questions, n’a jamais eu l’habitude de s’en poser trop, a toujours plus ou moins su comment fonctionner avec les autres. Après c’est à eux de voir comment ils fonctionnent avec lui et ça c’est tout autre chose. Certains savent, certains sont complètement perdus à ses côtés. Pas qu’il impressionne. Il ne pense pas que ça soit le cas, enfin, il a sa façon d’être alors p’etre bien que ça déstabilise mais bon chacun à sa façon d’être depuis la nuit des temps cela ne devrait pas poser de problème. Il reste alors là à l’observer, à essayer de voir où elle veut en venir parce que là il tourne déjà en rond et il n’a jamais été du genre à beaucoup apprécier ça. Pas du tout même mais bon comme elle est là il va essayer de ne pas la faire fuir. Ça serait déjà un bon début ça qu’elle reste, qu’elle essaye de se dépêtrer de qu’elle essaye de lui dire. Si elle parle d’elle ou de vraiment quelqu’un d’autre, ce n’est pas vraiment son problème. Elle a des questions : il n’a pas toutes les réponses s’il n’a pas toutes les informations. C’est un peu l’problème, il ne peut pas faire grand chose en réalité, il peut simplement essayer de la faire parler.

Il a un peu de mal à aider les autres en ce moment mais il faut bien admettre que ces autres ne l’aident pas vraiment dans la démarche alors c’est qu’il est p’etre temps d’arrêter de les analyser pour aller ailleurs, quitter cet endroit qu’il n’a pas quitté depuis sa blessure à la jambe. Elle n’était pas si grave certes mais il a fait attention, un peu trop attention. « D’accord. Je … Merci. »  Il hoche la tête, ne sait pas trop quoi faire alors il s’assied à même le sol, c’est tout aussi bien. Elle a du mal à s’exprimer mais n’est pas dérangeante : elle n’arrive simplement pas à aller droit au but alors lui en attendant peut bien rester à patienter un peu. Ce n’est pas sa plus grande qualité mais il peut essayer puis les rayons du soleil sont reposants. Cela fait du bien. Il est calme. S’il n’aime pas tourner en rond, attendre impatiemment que les gens viennent au fait, il peut tout aussi bien se reposer en l’écoutant. Chacun sa méthode. Comme pour le deuil.

« Mais elle peut continuer à vivre non, même si elle ne fait pas … son deuil ? » Il a toujours préféré avancer. Rester dans cet état statique comme celui de rester au campement depuis bien trop longtemps, n’a jamais été sa solution préférée. Il n’est pas surhomme, la maladie ou la vieillesse en emporte de façon tout aussi tragique que des éjections ou des morts en tout genre. Il ne dit pas non plus que sa tristesse est moins valable que la sienne à l’époque même s’il n’a pas été dévasté, même s’il a su se remettre en route parce que ça a été sa solution pour ne pas perdre pied. Il a eu de l’aide aussi mais a bien vite réalisé que cela ne servait à rien de rester à se morfondre, que cela n’aidait jamais personne et surtout pas lui. Chacun doit savoir comment il fonctionne, c’est la principale des choses selon lui. « Ce n’est pas une étape obligatoire mais c’est mieux. » Il ne peut pas l’expliquer autrement. Ressasser ce qu’il s’est passé n’est pas une solution, tout mettre de côté pour faire comme s’il ne s’était justement rien passé non plus. Il y a un juste milieu. Lui ? C’est vrai qu’il a plutôt eu tendance à mettre le passé derrière lui, à ne jamais trop y penser, mais cela veut-il dire qu’il est dans le déni le plus total ? Il ne pense pas, pense juste avoir avancé à sa manière. Être bloqué n’est peut-être pas le meilleur terme qu’il aurait pu lui donner mais à un moment où à un autre, si elle ne fait pas son deuil, il reviendra d’une autre façon, peut-être plus douloureuse encore mais comme il ne sait pas de qui elle veut réellement parler, il ne peut pas vraiment deviner ce qu’il se passe réellement. Il suppose que c’est d’elle. « Si elle est encore vivante, c’est que ce n’est pas essentiel … après tout, elle fait ses trucs au campement. » Il hoche la tête même si elle ne peut le voir. « Tout le monde fait quelque chose. Toi, ici, par exemple. Comment tu t’appelles ? » Elle est arrivée un peu sans prévenir, pas qu’il ait essentiellement besoin de mettre un nom sur un visage mais c’est mieux oui, nettement mieux. Pour les remettre à un pied d’égalité, qu’ils sachent tous les deux qui l’autre est. Peut-être qu’elle parlera d’avantage, il n’en sait rien. Se dévoiler n’est pas simple, il serait bien le dernier à dire le contraire.




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