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Rachel A. Gomez
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le Lun 2 Juil - 7:45

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Plus facile à dire qu’à faire, d’éviter de parler de sujets indésirables, quand on travaille de pair avec d’autres Cents, au quotidien. Certains sont devenus de bons amis, d’autres l’étaient déjà bien avant, mais tous ont un point commun; ils remarquent les changements. Dès que je faisais mon entrée dans la cuisine ou dans la tente, j’arrivais comme un cheveu sur la soupe. Jusqu’à récemment, je crus tenir bon, prenant soin d’afficher mes brefs sourires et discuter de temps à autre. Toutefois, ma rencontre impromptue au ruisseau me refroidit, à l’idée de continuer mon manège quotidien. Vu ce que j’ai bien pu avouer à Chris, il en aurait certainement parler à plus d’une personne à ce campement. Devant travailler probablement de nuit ou du moins, dans un désordre total, je me doute qu’il ait toujours un court moment pour me voir. En bref, j’avais l’impression qu’il demanda qu’on me surveille. Pas étonnant, donc, que je me dérobais constamment aux conversations, prétextant devoir entretenir le jardin, préparer la viande, ou même partir en quête de nouvelles plantes. Toute excuse était bonne pour que je ne sois pas obligée d’afficher mes problèmes personnels.

Aujourd’hui, comme bien d’autres journées, je pouvais profiter pour ne rien faire, comme à mon habitude. En revanche, mon envie du moment, c’était de sortir, me promener afin de prendre un peu d’air, loin de tous. J’avais l’impression d’être dans un étau, m’inquiétait de tout et de rien. Sans compter que maintenant, je suis toujours craintive de le voir débarquer chez les Cents, comme il le fait si souvent, et qu’il se mette à m’appeler, me chercher, proposer une quelconque solution miracle à mes troubles. Qui était-il, exactement, pour croire que de simples mots suffiraient à me convaincre de ne pas me couper du monde? Peu importe. Passer le plus clair de mon temps libre à ruminer sur ma manière de s’adresser à lui et sur la déception qu’il doit avoir en mon égard, tout ça ce n’était pas vivre. Je prendrais une marche, c’était décidée. J’attendis patiemment que Liam et Ali soient partis, question de pouvoir préparer quelques vivres sans qu’ils ne me posent plus de questions. Une fois seule, je sortis tout ce qu’il me fallait pour passer les prochains jours en pleine forêt sans pour autant en paniquer. À petits pas de loups, je sortis de notre abri et pris la direction la plus appropriée, … c’est-à-dire en suivant mon instinct.

Je ne saurais vous dire depuis combien de temps je marchais. Tout ce qui m’indiquait de la distance, c’est le changement de paysage. Moins condensé, plus … plus vaste. L’entrée de la forêt,  si ce n’était des quelques arbres ici et là. Une brève envie de courir en direction opposée, essayée de retrouver mon chemin et me réfugier dans la tente. Trop loin pour que cela se fasse en plein jour. La peur s’installait, maintenant. Ma nature un peu aventureuse avait vraisemblablement pris le dessus, et me voilà au beau milieu de nulle part, dans une partie encore inexplorée de la Terre, sans possibilité de communiquer avec qui que ce soit. La poisse, c’était ça qui me suivait, vraisemblablement. Me retrouver dans cette situation, alors que je n’avais aucune notion basique de survie n’indiquait rien de bon. Quoi faire? Je m’enquis de la procédure à suivre, essayant de me remémorer ce qu’on m’apprit. Rien de bien précis m’aiguilla vers la bonne direction. Ce furent plutôt les instincts primaires, dont celui de ne pas avoir froid pendant toute la nuit, alors que le soleil se couchait déjà. Un feu. Oui, bonne idée. Non seulement ça me réchaufferait, mais en plus, je ne serais pas dans la noirceur la plus totale. Plus facile à dire qu’à faire, en tout cas. Je me pris la tête avec de maigres roches, des broussailles et quelques branches. Après au moins dix tentatives, je finis par provoquer une flammèche qui elle, enclencha le feu. Ouf! Prochaine étape, me nourrir. Le sac plein de racines et de légumes, je fis griller quelques petits trucs avant de les manger. Puis, une fois le ventre plein … ou aussi plein qu’il m’était possible, vu mon peu d’appétit, je me couchais, fermant les yeux et écoutant le crépitement, espérant que ce feu puisse l’aider à ne pas sentir la morsure du froid.
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Elias Caroll
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le Mer 11 Juil - 17:53

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2 juillet 2118 ;; En réalité, aux yeux des gens, Elias n’apparaît pas comme quelqu’un d’agréable ou de supportable. Il a toujours fait de son mieux mais il sait que ça ne s’est pas toujours passé de la manière qu’il le voudrait. Oh, bien sûr, il a cessé depuis longtemps d’apparaître comme le crétin de service qui se soucis de ce que les gens peuvent penser. Il a mis du temps à s’y faire et son enfance fut un peu compliquée sur certains aspects. Mais il a fait de son mieux et au fil des jours, il a développé une certaine carapace que les gens ont fini par lui reprocher. C’est ça le plus ironique, on lui en a voulu parce qu’il n’était pas comme les autres et qu’il cherchait à avoir des amis. Et on a fini par le repousser quand enfin, il a compris qu’il ne pouvait plaire à personne. En réalité, il a fini par comprendre que quoi qu’il fasse, i serait toujours un problème pour la foule. Et il a trouvé plus facile de ne pas s’y attarder bêtement. C’était agaçant, étouffant et plus encore. Il n’a pas cherché bien longtemps à comprendre de quoi les autres étaient faits. Il a juste compris qu’il n’était pas comme eux.

Alors il s’est développé dans son coin, sans chercher à voir les gens se construire autour de lui. Il n’avait pas besoin d’eux et eux, ils se passaient très bien de lui. Peut-être qu’il fait peur aux gens mais en réalité, il en joue beaucoup. Cela lui permet d’être tranquille et de ne pas avoir à réfléchir aux choses de la vie. Ce n’est pas facile, et parfois, il se surprend à se sentir seul. Mais les choses ont évolué de telle sorte qu’il se sent beaucoup mieux aujourd’hui. Il ne changerait tout ça pour rien au monde, en réalité. Tout est plus simple et l’éloignement lui a permis de se montrer plus fort aujourd’hui. S’il est devenu le guerrier qu’il est, c’est parce qu’il a réalisé qu’il n’avait besoin que de lui. Les autres n’étaient qu’un petit plus. S’il s’est montré faible en tombant amoureux, c’est une affaire qui est terminée désormais.

Errant au coeur de la forêt, il s’attarde un peu sur quelques songes passés. Il n’a pas envie de penser à tout ça mais il ne parvient pas vraiment à s’en empêcher. Les choses ne se passent pas toujours de la bonne manière mais il n’a pas non plus envie de s’attarder sur tout ça. Les histoires du passé peuvent être sombres et insupportables, elles peuvent faire mal au bide aussi et il n’est pas nécessaire de s’attarder sur tout ça parce que ça n’a pas le moindre intérêt. Il ne peut pas vivre sans les femmes de sa vie, c’est vrai. Mais ça ne veut pas dire qu’il ne peut pas se passer des autres branches de son passé. Son présent est sombre, et étouffant, mais que pourrait-il en dire ou en faire ? Les choses ne sont pas évidentes, c’est vrai. Mais il faut reprendre le contrôle sur tout ça. Et ça n’a strictement rien de facile. Les choses ne sont pas toujours faciles mais il est disposé à laisser tourner cette histoire qui n’est pas évidente.

Lorsqu’il entre dans la clairière, il repère la fumée avec une facilité évidente. C’est un guerrier, un entraîneur, un formateur. Avec son expérience, il a évolué dans la bonne direction et il a su faire les choses comme il le fallait. Il est désormais un exemple bien qu’il soit du genre à donner des leçons de manières assez brutales. Mais il n’a pas envie de faire comme tout le monde et il ne voit pas pour quelle raison il devrait s’y mettre. Il ne veut pas changer parce que c’est en étant comme il est, qu’il a fini par devenir l’homme qu’il est. Et cet homme lui plaît et cet homme plaisait à sa femme. Rien d’autre n’a d’importance.

Il s’avance, s’approche du feu, soupire un peu. La nuit est doucement tombée, évidemment. Et dans l’obscurité, on trouve rarement le peuple du ciel. Quand c’est le cas, il s’agit alors d’une brebis égarée. Il s’avance et réalise que pourtant, c’est réellement le cas. Il n’apprécie pas vraiment le fait de voir ça. Ils n’ont pas encore compris. Bien sûr que les dangers sont nombreux au coeur de la forêt et qu’il est bon de les prendre en compte. il comprend que ce ne soit pas toujours facile mais puisqu’il en est ainsi, il n’est pas nécessaire de chercher plus loin. Enfin.. Il a envie d’y croire quoi. Ils ne comprennent rien, tant pis pour eux, ils continueront à avoir quelques problèmes.

L’air bougon sur le visage, la démarche sûre et la carrure forte. Son intention n’est pas de l’effrayer et pourtant, c’est souvent ce qu’il y a de plus efficace dans tout ça. Lui faire peur, lui faire comprendre. Petite brebis, tu n’es pas à ta place. ” Dangereuses sont les nuits”. Même le ton de sa voix est plus ou moins forcée. Mais il s’en moque, parce qu’il veut juste qu’elle comprenne l’intention. Il ne saurait même pas expliquer pourquoi. Il n’est pas le bon gars qui aide son prochain, et ça n’a jamais été le cas.
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le Sam 14 Juil - 7:46

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Bien qu’imprévu, cette exploration imprévue était très plaisante, au début. En quittant le campement, je sentais pour la première fois depuis des lustres cette poussée d’adrénaline. En comparaison à celle provoquer lors d’un affrontement, je ne pourrais la qualifier que de minuscule. Cependant, ce fut suffisant pour me sortir de ma routine et me dégourdir les jambes, vu que de toute façon, j’avais arrêté les entraînements depuis très longtemps. Pas excessivement sportive, je ne me jetais certainement pas une situation jugées dangereuse. Et une promenade parmi une immense forêt que je commençais à connaître n’avait rien qui me causerait du tort. C’est ce que je croyais, en fait. La réalité fut tout autre. Oui, le soleil brillait encore dans le ciel quand je parti en escapade. Mes plans initiaux n’avaient rien de bien dramatique, si ce n’était que d’expandre mes recherches. Je ne pouvais croire que les seules plantes encore en vie sur Terre soient celles que j’ai trouvé dans les alentours du campement. Impossible, que de penser ainsi! Un signe d’alerte, par la même occasion. Une curiosité qui me poussait parfois dans la mauvaise direction. Dans le cas d’aujourd’hui, non seulement suis-je partie sans dire à qui que ce soit ce qu’il m’arrivait, mais en plus, je perdais tout sens de l’orientation.

La nécessité que de s’arrêter pendant un court instant. J’essayais de me situer, de retrouver le chemin du retour. Malheureusement, vu ma longue marche, j’en vins à m’éloigner du campement d’une telle manière que je ne savais pas par où passer, exactement. La panique qui me saisissait soudainement. Moi, une des rares à ne pas savoir se débrouiller seule, à difficilement réciter une seule règle de survie, me voilà au beau milieu de nulle part, alors que la nuit tombait doucement. Un imprévu auquel elle prit du temps à accepter, ayant l’espoir que d’arriver à bon port en marchant plus vite. Tout, sauf rester dans un endroit si à découvert, et ce, sans personne pour faire le guet. Une résolution à prendre, mais qui ne se fit pas en quelques secondes. Un plan à établir rapidement, étant donner qu’elle dormirait ici. Manger, ou plutôt, préparer quelque chose à se mettre sous la dent. L’idée du feu qui lui vint en tête sans crier gare, faisant ainsi deux pierres d’un coup. Faire à manger, en lui cuisant, et aussi me réchauffer, question que le changement de température ne cause pas de maladie. Autant vous dire que malgré toutes ces précautions et mon estomac rempli, je ne réussis à fermer les yeux immédiatement. En fait, le sommeil ne me vint que plus tard, une fois que je me sentis assez en confiance pour fermer les yeux. Du repos, supposément. Cela ne le fut aucunement, alors que je me remémorais tout ce qui n’allait pas, et ce, sans cesse. Des souvenirs qui m’agitaient et qui m’empêchait de retrouver mes forces, le lendemain, en me réveillant. Pas tellement le choix que de faire un effort pour ce soir, vu le chemin de retour le lendemain matin.

Toujours ces mêmes flashbacks, toujours cette impression que tout est de ma faute. Tantôt je cours à vive allure, tantôt, je m’arrête complètement. Non pas un rêve, mais bien un cauchemar. Agitée, je n’arrive même plus à me concentrer sur l’environnement aux alentours. Une précaution à prendre, pourtant. Apprendre à la dure, comme certains disent. Et c’est exactement comme ça que j’apprends à ne plus commettre les mêmes erreurs. Or, on dirait bien que je n’aurais pas le droit à un peu de solitude, alors qu’en me réveillant, j’aperçu un inconnu. Je m’étranglais et me levais immédiatement. Quelles étaient ses intentions? Me tuer semblait invraisemblable, vu qu’il aurait pu le faire sans que je ne le remarque. Une carrure à faire peur, un air presque méchant de coller au visage … on aurait vraiment dit qu’il se préparait à me massacrer. Des préjugés que je n’aurais sans doute jamais dû avoir, car Pourtant, les premiers mots sortis de sa bouche me prirent par surprise. Il … parlait notre langue? Bon, peut-être pas de la façon la plus naturelle, mais il le faisait quand même. J’eus presque envie de croire qu’il ne me voulait rien de mal. Cependant, je restais fidèle à mes habitudes. Une énorme tension continue de subsister entre moi et les terrestres. « Tout est dangereux. » Froide, comme toujours, lorsque je m’adresse à des grounders. Les ennemis, voilà ce qu’ils étaient, à mes yeux, même si le reste du campement veulent tous et toutes faire parti de ce fameux accord entres tribus, odyssée et cents. Une réunion à laquelle je ne participai pas. « Et puis mêles-toi de tes affaires. J’ai pas besoin des conseils de quelqu’un comme toi. » Sauvages. Mot répétitif qui qualifiait tout ceux et celles ne venant pas de l’espace. Je ne m’enquis plus de sa présence, allant même jusqu’à m’approcher un peu du feu et réchauffer mes mains.  
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le Mer 18 Juil - 15:07

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2 juillet 2118 ;; Sa phrase se voulait douce et au final, elle a pu sembler prétentieuse. Elias ne manie pas les mots, et ce, peu importe la langue qu’il utilise. Il ne cherche pas à satisfaire les gens ou à leurs plaire. Il estime que son monde est plus facile comme il l’est et il suppose qu’il n’est pas nécessaire de chercher plus loin. Tout est compliqué, bien trop compliqué et par moment, il se demande sincèrement pour quelle raison il devrait se tracasser à se faire comprendre de la bonne manière. Parce que finalement, c’est bel et bien de ça qu’il est question et c’est bien pour cette raison que tout paraît agaçant. Elias n’aime pas parler et de ce fait, il le fait le moins possible, estimant que les choses deviennent plus facile lorsqu’on ferme la bouche et qu’on se contente d’observer. Mais c’est une réalité à laquelle les gens ne parviennent pas à faire face. Il n’a pas envie d’observer le monde de haut et il n’a pas non plus envie d’entendre les gens si mal lui parler. Parce que c’est de ça qu’il est question, et c’est bel et bien pour cette raison que ce monde finira par l’anéantir. Il ne le supporte pas, il n’accepte pas ce que le monde construit autour de lui. Et il n’a pas particulièrement envie d’y réfléchir.

En réalité, Elias se perd toujours un peu plus lorsqu’il se retrouve dans un environnement qu’il ne comprend pas. Parce que c’est de ça qu’il est question. Il essaie parfois de trouver les mots et de manière général, il finit toujours par taper à côté. Et ça finit par l’agacer, l’énerver. Tout en serrant les dents, il finit en général par tenter de prendre la fuite, par tenter de disparaître. S’il n’y arrive pas vraiment, il fait néanmoins de son mieux pour réussir. Et oui, en général, il se morfond et se trompe. Disons qu’il fait ce qu’il peut. Il n’aime pas la population et dès qu’il trouve un peu trop de monde près de lui, il finit par s’en agacer. Il ne supporte pas ce ge rende chose mais que pourrait-il en dire ou en faire hein ? Rien sans doute. Et de toute manière, il n’a pas la moindre raison de chercher plus loin.

« Tout est dangereux. ». Sa voix l’interrompt dans ses songes alors qu’il glisse un regard vers elle. Il est lui-même dangereux, c’est vrai. Mais ce monde ne l’est pas dans sa totalité, c’est juste qu’elle n’en a pas conscience. Elle apprend à grandir dans un monde qui n’a jamais été le sien et oui, il comprend que cela puisse lui être compliqué. Mais les choses n’ont jamais été aussi simples. Enfin bref, elle ne risque pas d’y arriver si elle estime que tout devient compliqué. Justement, c’est l’aspect de cette histoire qui lui tape sur les nerfs, l’aspect qui l’empêche de comprendre comment ça évolue. Et il a beau essayer de comprendre, essayer de développer les choses, on ne peut pas vraiment dire qu’il y arrive vraiment. Il ne sait pas comment était leur monde, avant, mais il voit bien que ce n’est absolument pas le même. Et pour cette raison, il sait aussi que c’est une affaire plus compliquée. Pour autant, est-ce que ça le concerne vraiment ? Que ce monde lui soit dur, c’est comme ça qu’elle apprendra à avancer et à devenir véritablement quelqu’un. ” Pas si on sait se battre”. Mais bien sûr, il n’envisage pas vraiment de lui donner un coup de main, il estime que tout ceci ne le concerne pas et de toute manière, puisqu’il ne la connaît pas, il ne serait pas en mesure de véritablement lui faire cet honneur. Non qu’il s’estime être le plus fort du monde, il n’a jamais été question de ça. Mais il a toujours fait absolument tout ce qu’il pouvait pour entraîner les élèves qu’on lui envoyait. Certains sont devenus de grands guerriers, d’autres se sont juste contenter de prendre la fuite.

Pour autant, il reste un peu surpris de la voir agir ainsi. Elle aurait très bien pu prendre la fuite et disparaître, elle aurait pu, à tout moment, se lever et partir loin de lui. Et pourtant, elle n’en a rien fait. Est-ce qu’il s’agit du coup d’une curiosité évidente ? Il ne saurait le dire. Il ne saurait dire s’il a envie de savoir. Il ne veut pas y réfléchir, et c’est plus simple comme ça. « Et puis mêles-toi de tes affaires. J’ai pas besoin des conseils de quelqu’un comme toi. ». Elle possède un fort caractère en tout cas, il serait bien stupide de le nier. Elle semble faire la maligne et en même temps, elle apparaît comme confiante et sûre d’elle. Et il s’en énerve. Tant de naïveté dans une petite personne, ça n’a pas vraiment de sens. C’est une affaire qu’il ne comprend pas franchement. Il reste un peu curieux, elle le définit d’un genre particulier, pour le rabrouer comme elle le fait. “quelqu’un comme toi”, et qu’est-ce qu’elle s’imagine dire en le faisant ainsi ? Il n’y comprend pas grand chose et pour tout dire, il n’est pas certain d’avoir envie de comprendre. ” Quoi moi être ?”. Il a envie de savoir et en même temps, qu’est-ce que ça changerait ? il doit juste contrôler sa colère. Tuer une débarquée n’est absolument pas dans ses options, avec le traité.
 
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le Ven 27 Juil - 6:20

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Me faire la promesse d’aller de l’avant, peu importe ce que je perdrais en chemin, ce ne fut pas que des mots. Cela me prit un temps fou avant de ne plus avoir de réaction, en pensant à cet épisode tragique, surtout devant les autres. Je voulais véhiculer l’image de quelqu’un en contrôle de ses sentiments, quelqu’un sachant faire le tri entre ce qui était important et ce qui pouvait être délaisser. Au fil des semaines, je réussis à paraître de glace, non sans garder ce sens des tâches confiées à chacun d’entre nous. Le bien du campement qui passait maintenant avant le reste, allant jusqu’à me foutre éperdument de mon propre bien-être. Une erreur de ma part, je sais bien, mais c’était plus fort que moi. La solution que je trouvais de plus efficace; me perdre dans le travail manuel, dans l’apprentissage des plantes, de ce que chacune pourrait nous apporter. Ça, ou passer des heures à cuisiner, à imaginer des mets variés, à mettre constamment à jour la liste de ce qu’il nous manquait. Ce besoin que d’être en contrôle d’au moins un aspect de ma vie me poussait parfois à sortir du campement et partir à l’aventure, sans jamais m’éloigner trop. Qui sait ce qui rôdait aux alentours?

À en juger par la situation actuelle, peut-être que je n’aurais pas dû sortir du campement. Comparativement aux autres, je n’avais pas vraiment espoir que la paix règne entre nous et les différentes tribus. Selon moi, les noms variés de chacune d’entre elles ne signifiaient pas qu’elles accepteraient toutes ce traité. En fait, j’avais la nette impression qu’à un moment ou à un autre, on nous attaquerait. Ce serait alors trop tard pour les remords, pour les remises en question. Agir tout de suite, nous préparer au pire, plutôt que ce vain espoir que les choses iraient mieux. Oui bon, je sais, de penser ainsi, puis me voir dans cette clairière, c’est me croire folle. N’étais-je donc pas en train de me contredire? Si craintive des terriens, et pourtant, je me trouvais là, au beau milieu de nulle part, à allumer un feu? En fait, je ne m’en souciais pas vraiment. D’être ainsi engouffrée par la noirceur me terrifiait, simplement car je m’imaginais voir la bête qui tua Robb. Il me fallait une source de lumière, ne serait-ce que pour me donner l’impression que quelqu’un veillait sur moi. À défaut de chaleur humaine, je me contenterais de celle des flammes. Une grave erreur que l’étranger semblait vouloir clairement me faire comprendre. Le danger qui rôdait, et ce, peu importe où je pourrais me trouver. Même le campement n’y échappe pas. De vivre sur le qui-vive, selon moi, n’était pas nécessairement la meilleure des solutions. À s’imaginer en grave danger à répétition, c’est de craindre son ombre pour le restant de sa vie. « On ne nait pas tous avec le talent pour se battre. » Je me remis en position assisse, rapprochant mes jambes de moi. « Tu vois ces bras? Il sont pas fait pour ça. » Je lui pointais le manque flagrant de muscles, me rappelant instantanément du look baraqué de Devos ou même de Chris. Pas exactement le corps pour les entraînements que je subis à quelques maigres reprise. « Je prépare les repas, et je récolte. Ça me suffit amplement. » Aurais-je vraiment une raison d’utiliser mes poings? Ce n’est pas comme si la fougue d’autrefois m’habitais encore.

Je restais là, sans sourciller, sans trop lui accorder d’importance, en ne croisant justement pas son regard. Je ne pouvais nier le fait que j’étais légèrement appréhensive de me retrouver en présence d’un grounder, sans aucun renfort. Personne ne savait où je me trouvais, et même si on se rendait compte de ma disparition, ce n’est pas comme s’ils auraient le temps de rendre ici avant qu’il ne m’arrive malheur. Tant pis! Ce n’est pas comme si cela m’affectait réellement. Et puis s’il voulait réellement me tuer, il l’aurait déjà fait. Lui donnant ainsi le bénéfice du doute, non sans lui faire comprendre que je me fichais royalement de ce qu’il pouvait bien penser de mes techniques de survie. « Un terrien. » Un ton très cru, n’y allant pas par quatre chemins. Je savais pertinemment qu’il y avait d’autres tribus, mais pour moi, il n’y avait pas de différence. Ils étaient tous à surveiller. « Et ça tombe mal, parce que je ne vous fais pas confiance. Alors va, continue ta route, et laisse-moi seule. » Soit il accepterait ma demande, soit il s’emporterait et me montrerait de quel bois il se chauffe. Sa décision m’importait peu, alors que je rapprochais mes mains des flammes, afin de perdre la sensation de froid au bout de mes doigts. « Quoiqu’il m’arrive, c’est mon fardeau, de toute façon. » Je ne pouvais plus appeler ça un deuil. En fait, je devenais l’ombre de moi-même, non sans quelques brefs moments de lucidité où je sentais l’envie de pouvoir faire mieux, de trouver mon salut dans une activité autre que la cuisine. Peut-être qu’il me fallait canaliser ces idées noires, notamment, avec un certain entraînement. Cependant, je ne jugeais pas prête pour ce genre de choses.
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le Ven 24 Aoû - 17:53

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2 juillet 2118 ;; Il n’est pas évident de faire face à une débarqué quand on n’a pas pour habitude de poser les yeux sur eux. Elias n’est pas compétent avec eux et le pire, c’est qu’il les craint, d’une certaine manière. Il n’est pas possible d’affronter une chose qu’on ne connaît pas, une histoire dont on n’a jamais entendu parler, aussi. En réalité, ce n’est pas une peur physique, du moins, pas vraiment. Ils ne sont pas effrayants ni même imposants. En cas où un combat en un contre un vient à se produire, il sait qu’il pourra faire le maximum pour que ça se passe au mieux. Mais il sait aussi que ce n’est pas la seule chose qui ait de l’importance et pour cette raison, il préfère en général serrer les dents. Non, son problème est plus d’ordre de la trahison et de la confiance qui n’existe pas vraiment. Il réalise avec facilité qu’il ne sait rien d’eux et de ce dont ils sont capables. Violence, maladie.. Tout est bon pour se poser de lourdes questions. Et c’est bien ça le problème, justement.

Elle le fait grincer des dents au moment où elle parle d’un quelconque talent pour se battre. Il sait que son physique laisse à penser qu’on lui a ouvert les portes vers le monde de la guerre, plus qu’à d’autres. Isdès et lui, ils sont imposants ou même impressionnants. C’est vrai. Mais ça ne veut pas dire qu’ils n’ont pas tout fait pour devenir comme ça. Ils ont fait absolument tout ce qu’ils pouvaient pour que ça se passe bien et non, ça n’a pas toujours été facile. C’est le temps et l’expérience qui l’ont amené là où il en est. Et il sait que ça ne plaît pas à tout le monde. Il ne le sait que trop bien. Mais qu’on ne vienne pas lui dire qu’il est naît pour ça. S’il l’avait voulu, il aurait pu être cueilleur ou médecin. Ou une autre stupidité de ce genre, encore. Ses bras ? Ils sont tout petit, c’est vrai. Mais c’est tout. Et c’est une bricole, dans l’idée. En vrai, il a déjà eu l’occasion de voir d’autres personnes tout aussi frêles. Elle devrait venir dans sa montagne. Elle verrait que des femmes avec sa carrure sont de véritables machines de guerre. ” Si toi vouloir apprendre, toi apprendre. Bras rien changer”. Il la trouve ridicule, mais ça, il ne le dit pas à voix haute pour ne pas paraître déplaisant. Et pourtant, d’habitude, il fait bien moins de manière. Mais il a compris que le peuple du ciel passait bien trop de temps à râler. Et qu’il était conseillé de ne pas s’attarder à les critiquer sinon, ils ne feront que se plaindre, s’offusquer et râler. Et la vie devient bien moins facile quand ça se produit ainsi.

Pour autant, au moins, elle ne reste pas dans son coin à traîner les pieds et à ne rien faire. Elle fait à manger, s’active et fait donc quelque chose. Et la donne change en long et en large. Tout est bien plus plaisant comme ça. Il déteste les gens qui se plaignent de leurs physiques, qui se disent fragiles et qui choisissent de ne rien faire. C’est blessant et agaçant. Et il n’y a rien de plus à en dire et rien à faire pour que les choses redeviennent comme avant. C’est compliqué et étouffant. C’est tout. Mais il faut que ça reprenne, il faut que les choses reprennent un sens. Alors chacun doit faire quelque chose. Encore qu’il dit ça mais faire le repas, il trouve ça un peu bizarre. Eux, ils font à manger chacun pour soit. Sauf s’ils invitent des gens, évidemment. Mais c’est une autre histoire. Le peuple du ciel fonctionne différemment, sur bien des points et surtout celui là, par exemple. ” Autres pas capables de se nourrir seuls ?”. La question glisse hors de sa bouche et il n’a pas vraiment tendance à regretter de parler. Il ne le veut pas toujours mais ça arrive, et on ne peut pas toujours revenir en arrière. ” Toi chasser ?”. Ce serait encore raisonnable. Mais si elle se contente de cueillir des trucs sur les arbres, à quel moment devrait-elle obtenir de la reconnaissance ?

Sans le traité, sans doute l’aurait-il déjà éliminé. Ce n’est pas judicieux et c’est assez maladroit de sa part de songer à ça. Mais c’est vrai. Elle aurait disparu dans un claquement de doigts et on n’aurait jamais retrouvé son cadavre. Il ne se vante pas, il connaît ses valeurs et ses capacités. Il sait de quoi il est capable. Mais il y a le traité et son éternel respect envers Tyee et les siens. Rienne pourrait lui arriver dans un tel contexte, justement. Parce qu’il a promis, lui aussi. Mais il attend, sagement, qu’un jour, il y en ait un qui l’attaquerait en premier. Et ce jour finira bien par arriver, n’est-ce pas ?

Donc juste parce qu’il est un Terrien, elle ne veut pas l’écouter ? Son histoire est ridicule et n’a pas le moindre sens. C’est agaçant, si on peut le dire comme ça, mais les choses étant comme elles sont, on ne peut pas revenir en arrière. Il n’y a pas moyen de revenir en arrière, de toute façon. A quoi bon, hein ? Un soupir s’échappe de ses lèvres, alors que sa mâchoire se serre et se crispe. Et ce simple statut fait qu’elle ne lui fait pas confiance c’est ça ? C’est horrible comme préjugé mais sans doute aurait-il eu le même, dans l’autre sens, avant. Il n’a rien fait de mal, dans l’idée, il est venu lui parler, il est venu la mettre en garde et c’est tout. Mais qu’est-ce qu’il pourrait bien dire pour que ça se reprenne et que ça redescende ? C’est une affaire compliquée, en tout cas, et c’est la seule chose sur laquelle il faille se concentrer, de près ou de loin. S’il lui arrive quelque chose, ce sera juste son fardeau ? C’est quoi cette mentalité de défaitiste ? Son histoire n’a aucun sens et ne tourne pas vraiment rond, à ses yeux. Elle avait ce quelque chose, une ombre de tristesse qui lui collait à la peau sans qu’il ne puisse voir vraiment d’où ça venait. Et c’est le genre de chose qu’on repère parce que mine de rien… Quand on en souffre soi-même, on repère les choses un peu plus facilement. Bien qu’il n’ait pas particulièrement envie de la réconforter, évidemment. “ Toi juger mon peuple sans nous connaître. C’est stupide.”. Et encore, il se trouve très délicat en disant une chose pareille ou en le formulant de cette manière. Mais ça ne veut pas dire que ce n’est pas plus ridicule. Il fait ce qu’il peut mais ce n’est pas simple. Pas simple du tout. “ Pourquoi parler de fardeau ?”. Et il n’a peut être pas envie de savoir, mais… qu’est-ce qu’il pourrait en dire hein ? Il ne peut pas juste partir comme ça. Il est difficile parfois de faire comme si on n’avait rien vu, quand on souffre soi-même, justement.
 
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le Mar 4 Sep - 6:34

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Des discussions encore parfois tendues, entre certains grounders. Du moins, c’est ce que je crus comprendre, en écoutant les conversations de quelques diplomates. Toujours cette suspicion, cette impression qu’à n’importe quel moment, les accords tomberaient et qu’une véritable apocalypse surviendrait. Plus que jamais, j’avais envie de simplement m’évader, me débrouiller seule. Une option favorable à ceux et celles qui ont la moindre base de survie et de combat, car pour moi, je ne pouvais croire être capable de m’en sortir très longtemps. Mon premier instinct n’était pas de prendre les armes et d’attaquer. À mes yeux, la violence n’attire que la violence, un cercle si vicieux dont personne ne réussit à sortir. Une idéologie pacifiste qui, finalement, me coûtera certainement ma vie, même si je préfèrerais nettement avoir mon propre petit recoin et laisser les plus téméraires jouer les héros. Quel malheur, de savoir l’indifférence des terriens par rapport à cette attitude. Pour eux, autant que pour nous à vrai dire, l’autre était l’ennemi, peu importe ce qu’ils pouvaient bien faire. Il me fallait donc toujours être sur mes gardes, car la mort me guettait tout autant que les gens dans les campements. Qui sait, si au tournant, en arrivant au beau milieu de ce boisée, je ne viendrais pas à croiser la faucheuse?

Pas si dramatique, en fait, quoique je me fis surprendre par nul autre qu’un grounder. Ironie du sort, n’est-ce pas, de penser à eux et qu’il se trouve maintenant à quelques pas? On dirait que le karma n’en avait pas fini, avec moi, car le voilà qui discutait de l’un des sujets causants encore beaucoup de chamailleries avec Chris. Bonté divine, pourquoi est-ce que tout le monde pense constamment au fait de se battre, à cet acquis jugé comme primordial? Il me semble que certains n’ont pas le talent pour ça, d’où la répartition des rôles, dans une communauté. Bon, je l’avoue, mon excuse quant mon apparence physique n’avait aucun lieu d’être. Cependant, je ne pouvais croire que le chemin pour les frêles soit le même que pour les costauds, tel que cet inconnu. « On croirait entendre quelqu’un que je connais. » Je secouais la tête, ne désirant pas trop penser à Chris. « Je n’aime pas la violence, donc non, je préfère ne pas apprendre. Et la dernière fois qu’on essayé de m’enseigner quoi que ce soit, on a perdu patience. Autant dire que je ne suis vraiment pas fait pour ça. » Me remémorant du temps passé sur le vaisseau et les maigres heures d’entraînements que je reçu, avant qu’un certain jeune homme ne décide de jeter le drapeau blanc. Une plainte silencieuse dont je ne fis pas part à mon interlocuteur. Une scène qui rejouait constamment et qui effaçait beaucoup de confiance.

Pourtant, j’ai d’autres talents! Dès que j’arrive dans le garde-manger, je deviens une tout autre personne. Je suis en parfait contrôle de ce que je dois faire, je travaille d’arrache-pied sans jamais broncher une seule seconde. C’est exactement ça qui me plaît, lorsque je me retrouve à cuisiner des repas. Je sens la tension se relâcher et mes soucis s’envoler. Cet épanouissement n’avait de comparable que mes escapades pour rechercher diverses plantes. « Certains oui, mais d’autres, je ne crois pas. En fait, je ne sais pas, je ne me pose même pas la question. J’aime bien préparer les repas, ça me permet de ne pas trop m’attarder sur tout ce qui ne va pas. » Une manière de penser qui changeait complètement de la nôtre. Des traditions qui changèrent et qu’il me tardait de connaître, lors de l’arrivée des Cents sur Terre et la découverte de diverses tribus. Mon esprit d’aventure et ma curiosité qui disparurent depuis un certain moment, cédant place à du dédain et de la méfiance, tout simplement. « Non, je ne chasse pas. Je m’occupe surtout de la préparation, ou de la botanique quand j’ai un peu de temps libre. » Une chose que je pourrais presque venir à envier, des grounders. Leurs vastes connaissances des plantes en étaient à un tel niveau, j’en devenais presque verte de jalousie. Malheureusement, accepter d’apprendre de l’un d’eux est un énorme risque, étant donner qu’on ne sait toujours pas leurs intentions. En leur demandant une telle chose, ne viendraient-ils pas à me soupçonner? Le traité ne nous sauverait pas encore très longtemps, je vous le dis!

Un avis que je maintenais depuis les premières attaques, celles qui eurent raison de plusieurs Cents. Extrêmement dubitative quant à ce calme, ayant été témoin de l’extrême violence avec laquelle ils s’attaquèrent à nous. Loin était l’envie d’en apprendre plus sur eux, leur façon de vivre, comment ils s’étaient adaptée à l’instabilité de la météo ainsi qu’à la menace des fauves. À chaque fois que je voyais un grounders, eh bien je le jugeais immédiatement comme étant un ennemi. Au moins comme ça, je ne risquerais pas de me faire tuer par idiotie ou naïveté. Je gardais un œil, je surveillais et guettais la suite pour mieux fuir, et ce, rapidement. « Et ton peuple n’en a pas fait autant? Je dirais que oui, tout le monde nous a jugé immédiatement. » Pas sans raison, c’est vrai, mais de là à tuer sans s’arrêter … je ne crois pas que c’était la meilleure des méthodes. Certaines familles n’ont pas pu revoir leurs enfants, lorsque l’Odyssée débarqua à son tour sur Terre. Des gens brisés, aigris et pourtant, ils n’agissaient pas comme moi. Une façade que je souhaitais semblable, mais malheureusement, des fissures se formaient et laissaient apparaître la femme brisée qui trouvait refuge derrière les mensonges. « Tu ne comprendrais pas. » Yeux qui se fermaient, avant que je ne pousse un énorme soupir. Quoique j’en pense, parler serait la meilleure des solutions, et ce, même s’il s’agissait de quelqu’un que je ne connaissais aucunement. « Je porte le fardeau de la mort de mon frère. Quoiqu’on me dise, je sais, tout au fond de moi, que je suis à blâmer pour ça, que j’aurais certainement dû faire plus attention à lui, à ce qu’il faisait. » L’envie de crier, de juste m’emporter et casser n’importe quoi sur mon passage. Tout, sauf laisser les larmes prendre le dessus. « Et je ne devrais pas avoir le droit de tourner la page. La douleur plus intense que toute blessure physique que je ressens est ma punition. » Il était plus facile de tenir de tels propos quand Chris n’était pas là, car il se précipiterait immédiatement pour me convaincre du contraire. Une réalité à laquelle il ne voulait pas faire face, mais que moi, j’avais complètement accepter. « Je ne sais même pas pourquoi je t’en parle, ce n’est pas ton problème. » Je me recroquevillais, ressentant le poids de la culpabilité qui me gagnait encore.
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le Mer 26 Sep - 19:14

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2 juillet 2118 ;; Ils ont débarqué sans qu’on ne demande rien à personne. Ils sont venus, se sont emparés du monde et ils les ont contraint à revoir les choses d’un autre oeil et sous un autre angle. En s’imaginant une seule seconde que tout pourrait être différent, il ne comprend pas qu’ils aient pu se dire que tout se passerait bien. Il n’a pas envie de tergiverser sur un sujet qui continue de tourner en rond et sur lequel il refuse de céder du terrain. mais c’est pourtant ainsi que se passe les choses, ainsi qu’il visualise tout ça. De toute manière, il a bien compris que pour la plupart d’entre eux, ce sont les Natifs qui ne devraient pas être là. De ce qu’il a pu comprendre, ils étaient persuadés qu’il n’y avait plus personne sur la planète et de ce fait, ils ont été grandement surpris de trouver tout un tas de tribus. Ils sont bien gentils et ils peuvent bien dire ce qu’ils veulent mais ça ne change pas grand chose, ils ne le savent juste pas, ils ne le comprennent absolument pas et il n’est donc pas nécessaire de chercher plus loin. Et au final, la guerre a éclaté parce que chaque camp voulait privatiser l’endroit. D’une certaine manière. Oh, lui, il ne leurs fait pas confiance alors forcément, ça rend la situation un peu compliquée. Mais c’est une affaire sur laquelle il n’est pas bon de s’attarder. Mais c’est une autre histoire.

Il s’agace de les entendre dire que tout va bien, parce que ce n’est pas le cas. Ils ne comprennent pas, ils n’avancent pas et c’est une affaire qui provoque une situation improbable. D’une certaine manière, du moins, mais c’est une autre histoire. La taille des bras ? Ca le fatigue. C’est l’excuse des faibles, l’excuse de ceux qui s’imaginent que le monde tourne autour d’eux sans jamais aller plus loin. Ils ne comprennent pas, et de toute manière, il n’est jamais nécessaire de chercher plus loin. S’ils veulent apprendre à avancer, ils doivent faire en sorte d’y arriver, mais ce n’est jamais aussi simple que ça. Pourtant, son excuse suivante paraît plus plausible. Si elle n’aime pas la violence, elle ne voudra pas apprendre à se battre. Quant au professeur qui a perdu patience, c’est qu’il était mauvais, en réalité. Mais c’est une autre affaire. “ Si professeur perdre patience, alors mauvais professeur”. Mais dans l’idée, si elle n’aime pas la violence et qu’elle n’y met aucune réelle volonté, il semble évident que ça ne peut pas se passer comme elle le voudrait. Mais il ne cherche pas plus loin et il n’a pas les mots pour lui dire les choses comme il les visualise. Disons en tout cas que ça n’aide absolument pas à se sentir mieux et ce n’est pas non plus à lui de dire ce qui va ou ce qui ne va pas. Ca semble aller de soi. il n’aime pas qu’on lui fasse la leçon, il ne risque donc pas de le faire lui-même. Elle ne rentre pas dans une gamme d’individu qui pourrait attirer son attention en tout cas. Ceux qui n’aiment pas le combat et qui s’en éloigne par crainte de quoi que ce soit, elle préfère ne pas s’en approcher. En général, il les trouve ennuyeux.

L’idée qu’elle prépare la nourriture, c’est une histoire qui continue de lui échapper. Il faut bien l’avouer, certaines de ses actions peuvent paraître énervantes. Mais pour le coup, il a encore bien du mal à analyser comment fonctionne les campements de débarqués. Après tout, pourquoi est-ce que c’est à un seul individu ou deux de faire le repas ? Pourquoi est-ce qu’il faudrait que ça fonctionne comme ça ? Ne sont-ils pas censés pouvoir vivre les uns loin des autres ? Parce que dans ce cas, ils ne sont pas prêts à vivre ici. S’ils viennent à être séparés, ça veut dire que certains vont mourir de faim ? C’est ridicule. Après dans l’idée, son action n’est pas si stupide que ça. Elle se focalise sur certaines choses pour ne pas penser à ce qui ne va pas. C’est sans doute mieux comme ça mais alors c’est une affaire un peu plus compliquée, si on peut le dire ainsi. Mais il ne parvient pas à déterminer si se concentrer sur la nourriture, ça permet vraiment de ne pas penser au reste. ” Il y a plein de choses à faire pour penser à autres choses”. Mais encore une fois, il n’a aucune leçon à lui donner, il faut juste qu’il se concentre sur la question. Mais c’est une autre affaire. Ce n’est certainement pas à lui de lui faire une leçon de vie. Il fait partie des gens les moins bien placés pour ça. En tout cas, s’il écoute ce qu’elle dit, elle laisse les autres ramener la nourriture et elle, elle se contente de la cuire, c’est ça ? Dans ce cas, elle ne doit pas vraiment beaucoup se bouger, si on y réfléchit. Mais il se garde bien de le dire, serrant la mâchoire. De toute manière, quand il est question du peuple du ciel, il n’y comprend absolument plus rien. Et il est plus facile de ne pas chercher plus loin. Oui, tout devient plus facile quand on ne réfléchit pas à toutes ces conneries. Quant aux plantes, si elle n’y connait rien, il n’est pas vraiment certain que ce soit une bonne chose. La confiance, c’est une affaire compliquée. Pourtant, au vu de ce qu’il entend, elle ne doit pas vraiment faire grand chose. Evoquer le fait qu’elle n’a pas toujours du temps libre, ça lui fait grincer les dents. ” Et toi quoi faire si toi pas temps libre ?”. Faire à manger, ça occupe un peu mais c’est tout, ça ne prend certainement pas la journée.

Il est vrai que des deux côtés, il y a eu des doutes et des suppositions. Il est difficile de dire qu’il y a un camp de gentil ou un camp de méchant. Pour autant, Elias se permet réellement de penser que les choses sont différentes pour le peuple de la Terre. Ils étaient là, pendant que le peuple du ciel prenait la fuite. Ces abrutis se sont envolés et ils ont disparu, sans même regarder s’il ne restait pas quelqu’un. Ils n’y ont même pas réfléchi. Alors oui, peut-être que tout le monde a jugé l’autre et ça a créé une certaine tension. Mais c’était légitime. Et encore aujourd’hui, les choses gardent une certaine complication évidente. ” Mon peuple a… Peuple resté ici quand tiens parti”. Et il estime que c’est justement là que se trouve la principale différence entre leurs peuples. Mais évidemment, il y a fort à parier pour que ce ne soit pas exceptionnel. Et puisqu’elle est dans le camp du ciel, elle va certainement prendre parti pour les siens et s’énerver. Du moins, ça ne ferait pas le moindre doute.

Donc il ne serait pas capable de comprendre. Comme toujours. En vrai, que ce soit son peuple ou celui du ciel, ça n’a jamais changé. Les gens ont toujours continué à douter de ses intentions ou de celles de ses rares proches. Elias est vu comme quelqu’un qui ne comprends pas toujours tout et qui est capable d’enchaîner les erreurs. Il ne le nie même pas vraiment parce qu’il est vrai qu’il a parfois été très maladroit. Qu’est-ce qu’il y peut ? il se moque des confidences des gens et il ne va certainement pas se mettre à se formaliser maintenant. A quoi ça servirait ? Il n’aime pas qu’on se permette en tout cas de mettre en doute ses capacités mentales. Ce n’est pas toujours de ça qu’il est question mais c’est un sujet qui revient de manière récurrente et il n’apprécie qu’à moitié. Il se contente de ça mais au final, quelques secondes après, la conversation change presque aussitôt. Elle garde les yeux clos tout en se mettant à ouvrir la bouche et à parler. Elle évoque le fait qu’elle porte le fardeau de son frère et il ne sait pas vraiment ce qu’il est censé faire. Il écoute, serre les dents mais dans le fond, puisqu’il ne connaît pas l’histoire, il ne sait pas vraiment ce qu’il est supposé dire. Il ne va certainement pas se mettre à dire que ce n’est pas de sa faute s’il ne sait pas de quoi il est question, n’est-ce pas ? ” Moi pas connaître l’histoire alors moi pas pouvoir comprendre”. Il passe doucement une main sur son visage, s’agace au vu de la situation et n’y comprend pas grand chose. Toute cette histoire est perturbante en tout cas. ” Grand frère ou petit frère ?”. Parce que bon, si grand frère, l’aîné est censé protéger le plus jeune. Pas l’inverse.
 
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le Ven 5 Oct - 7:04

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D’une certaine façon, je préférais ne pas trop m’attarder sur le sujet des Cents, ou les enfants du ciel, comme certains nous surnommaient. Une réputation très peu représentative de ce que la plupart d’entre nous ne désirait, en débarquant sur Terre. Nous n’étions pas ici pour voler les terres qui leur appartenaient. Tant que l’on trouverait un coin où s’installer, où vivre et essayer de mener une vie différente de celle sur le vaisseau, c’était déjà bien assez. Cet avis, peut-être que d’autres ne le partageraient pas. Cependant, je ne cherchais rien d’autre que ça, un endroit tranquille, un lieu où il fait bon vivre. Oui, bon, je l’avoue, nous sommes en grande partie responsables de ces premières impressions, alors que nous avions cru ne retrouver aucune forme de vie sur la Terre. Les terriens nous ont pour le moins surpris, ce qui semble être également leur cas. Mais pourquoi la guerre, pourquoi les attaques répétitives? À l’époque, j’avais espoir qu’un accord se crée, entre nous tous. Des délimitations, des règles, une façon de pouvoir vivre sans s’entretuer. Pourtant, cela n’eut lieu que récemment, après toutes les pertes dans chaque camp. La mort est-elle vraiment la seule façon de nous faire réfléchir?

Même si je méprisais encore et toujours les grounders, ce n’est pas pour autant que j’évitais de les croiser. On dirait presque que le destin se joue de moi, qu’il s’acharne afin de me démontrer les choses que je refuse de croire. Et c’est justement avec ce genre de pensées en tête qu’on en vint à parler de combat, ou plutôt, de mon manque de connaissance à ce sujet. Non mais quelle idiote! En stipulant que je ne savais pas comment me défendre, ne venais-je pas de lui signaler une énorme faiblesse? Il pourrait facilement profiter de l’occasion pour me tuer sans même que je ne puisse l’arrêter. « bC’est bien que ce je lui ai dit …[/b][/color] » Chris m’avait réellement déçu, en refusant de continuer l’entraînement. Il perdait espoir en mes capacités, me croyait vouée à un autre avenir même s’il estimait que j’avais tout ce qu’il fallait pour surpasser ses attentes. N’était-il pas simplement trop naïf, lorsqu’il m’avoua ce genre de choses? Probablement. « Le pire, c’est que j’ai tellement de rage, … j’devrais la dépenser. » Je serrais les poings, sentant que je pourrais juste frapper n’importe quel arbre, en ce moment, afin de faire descendre ce trop plein d’émotions. Qui sait si ce n’est pas ça que Chris remarqua et qui l’interpella. Me sous-estimais-je tant? Pouvais-je réellement passer outre mon aversion pour la violence et apprendre de nouveau? Bien que je ne sois pas d’humeur à avoir de longues conversations avec lui, peut-être irais-je le voir, reprendre les entraînements … mais seulement s’il était intéressé. Je ne voulais certainement pas devoir revivre le refus de la dernière fois.

On en vint par la suite à discuter de ma fonction, au sein du campement. Oui, je préparais les repas pour tout le monde. Pourquoi est-ce que cela le surprenait tant? On s’entre-aidait, on trouvait des moyens convenables de survivre en groupe. En nous envoyant sur Terre, les Odysséens ne se rendirent pas compte de l’impact d’une telle décision. Unis, du moins avant, nous nous sommes établis au mieux, pensant toujours au bien commun. La plupart d’entre nous avaient des connaissances générales sur la cuisine, simplement afin de se débrouiller en cas d’expédition, ou une autre quelconque situation nous obligeant à se séparer. On saurait individuellement préparer ce qu’il faut pour manger, quand c’est une question de survie immédiate. Néanmoins, lorsqu’on se trouvait au campement, chacun s’occupait d’une tâche bien précise, exactement comme on le faisait avant, sur le vaisseau. « Ah si, tant que ça? Et c’est quoi, ces ‘choses à faire’ ? » Que voulait-il dire par là? Les activités ne sont pas nombreuses, quand on a besoin de quelque chose d’assez demandant mentalement pour ne pas avoir à resasser des souvenirs trop douloureux. Tout ce que je demandais, en fait, c’est à ce que je trouve toujours de quoi m’occuper, que ce soit dans la cuisine ou alors la botanique. « Je passe toute la journée dans la cuisine, même quand les autres partent se coucher. De toute façon, je ne dors pas, donc si j’ai beaucoup de trucs à préparer, je profite de la nuit pour les faire. » D’autant plus que je préférais nettement rester dans cet endroit, bien plus chaud la nuit, qu’en dehors de la tente, à observer le ciel de long en large, à la recherche d’une manière de partir loin d’ici.

« Je le sais bien. Et pour tout te dire, j’aurais préféré rester là-haut, même si là où on se trouvait aurait fini par disparaître aussi. » Rien n’était éternel. Dans les confins de l’espace, le vaisseau aurait fini par ne plus contenir assez d’oxygène pour tout le monde, c’était évident. Mais en sachant tout cela, était-ce vraiment mieux que de débarquer ici, pour finalement s’y retrouver tout autant en danger?  « J’aime bien observer le ciel, la nuit, car on y voit les étoiles. C’est ce que je voyais, à tous les soirs. Ça m’émerveillait. » J’évitais d’en parler plus, ne sachant pas s’il comprenait vraiment tout ce que je lui disais. Je gardais donc le silence pendant un bref moment, mes yeux s’attardant sur le tableau au-dessus de ma tête, les petits points blancs qui scintillaient était devenus la seule raison pour moi que de prendre le temps de lever les yeux et apprécier ce que je ne pourrais que voir à distance.

Bien entendu, je ne pourrais éviter d’en revenir à ce qui me causait encore beaucoup de tristesse et de culpabilité. Pourquoi est-ce que ce sujet revient constamment?  Pourquoi est-ce que tout me fait penser à lui? N’est-ce pas la définition d’une malédiction? Le prix à payer pour ne pas avoir été là, lui tendre la main et faire de mon mieux pour qu’il puisse profiter de cette vie, y croquer à pleines dents. Non, mon interlocuteur ne connaissait pas l’histoire, et bien franchement, je ne croyais pas qu’il aurait assez d’empathie pour la comprendre. Ne nous voyait-il pas comme l’ennemi? « C’était mon grand frère, mais qu’est-ce que cela peut bien faire? » Cette fois, je ne pus m’empêcher d’avaler de travers, laissant quelques larmes couler. « Ça n’aurait pas dû être lui. J’aurais dû prendre sa place. » J’essayais de reprendre le contrôle de mes soubresauts, causer par les pleurs qui allaient et revenaient. « Je ne mérite pas cette vie qu’on m’a donné, qu’on lui a prise. » Je pris une branche de bois afin de continuer à maintenir le feu. « Mais de toute façon, je le suivrais, tôt ou tard. J’irais le rejoindre, que ce soit aux mains d’un terrien ou simplement des miennes. » Oui, effectivement, j’étais venue ici pour m’éloigner des autres, voir si la faucheuse viendrait cogner à ma porte plus rapidement. « De toute façon, qu’est-ce que ça peut te faire, que de savoir tout ça? Mon peuple est l’ennemi, n’est-ce pas? Vous pourrez vous entretuez comme vous voudrez. D’ici là, je ne serais certainement plus là pour voir ça. » Je lui criais presque dessus, la rage explosant d’un coup, exactement comme au début, lorsque je songeais encore au pourquoi du comment de sa mort. Je jetais finalement la branche dans le feu, guettant les flammes, me demandant quand est-ce qu’on viendra me délivrer de ma souffrance.
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le Ven 9 Nov - 22:41

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2 juillet 2118 ;; Ce n’est pas la faute des Natifs, ni celle des Débarqués. Dans le fond, les choses sont comme elles sont supposées être. Tout est étouffant, destructeur, mais il n’y a rien à ajouter à tout cette histoire. En réalité ? Elias sait qu’il ne les apprécie pas vraiment mais c’est un truc qui s’est glissé en lui sans qu’il ne puisse y faire grand chose. Ils se sont pointés, comme des corps étrangers dans le corps humain. Et forcément, ils sont rejetés. Ils ne sont pas supposés faire parti du décor alors ils posent problème. Et ça aurait été la même chose pour n’importe qui. C’est juste difficile à comprendre, un peu. Mais à quoi est-ce que ça servirait de chercher plus loin ? A rien, à n’en pas douter. Les choses sont comme elles sont, et il ne faut juste pas chercher plus loin. Il ne sait juste pas d’où ça vient. Et dans le fond, il n’a pas envie de comprendre. Inversement, il ne comprend pas pour quelle raison il y a une certaine distance de la part du peuple du ciel depuis le début. Dans le fond, ils n’ont pas leur place ici, et pourtant, ils se permettent encore de faire des manières en prétendant qu’ils ont toutes les raisons au monde de proclamer que cette planète est la leur de droit. Comme si ça pouvait réellement fonctionner comme ça. Comme si c’était aussi simple. Certainement pas. Mais bon, on ne peut pas soigner un esprit dérangé. Et il sait de quoi il parle.

La rage, il faut toujours l’assouvir si on ne veut pas qu’elle nous étouffe, c’est un fait. Oh bien sûr, les choses ne se passent pas toujours comme on peut bien le vouloir. Et sur certains points, les choses sont moins faciles et supportable, justement. Mais il est toujours bon de faire avec ou de trouver une manière de faire en sorte que ça se calme, de près ou de loin. Ca ne se passe pas toujours de la bonne façon, voilà tout. Après pour le reste, il ne saurait dire de quoi il est question, ni de quel type de rage il s’agit. Elias le sait, certains se mettent à croire qu’un peu de colère peut servir à se battre. Mais par moment, les choses ne sont pas aisées, pas aisées du tout. Sa colère, il ne la contrôle pas toujours mais elle est forte. Il s’imagine que le jour où il explosera, les choses ne se passeront pas bien. Et il est persuadé que le jour-là, il ne sera pas apte à se battre de la bonne manière. En tout cas, son intention n’est pas de lui expliquer par A+B que rester au point mort va la faire stagner éternellement. Il faudrait déjà qu’elle soit en mesure de le comprendre. ” Et comment veux-tu la dépenser ?”. Il essaie, prend le temps, fait de son mieux pour que ses phrases ne soient pas une catastrophe. Il comprend que ce n’est pas évident mais il sait aussi qu’ils s’agacent et n’insistent pas quand ils ne parlent pas bien, eux les Natifs. Et pour tout dire, Elias, il n’aime pas passer pour un faible. Alors parfois, il fait ce qu’il peut, pour leurs faire comprendre quel est le peuple le plus intelligent.

Elle semble se contenter des tâches qu’on lui donne, sans en demander d’autre, sans même chercher plus loin et c’est une affaire qu’il ne comprend pas forcément. Mais c’est uniquement à cause des problèmes qu’il peut y avoir, il n’y a qu’à afficher ce qui ne va pas, d’une certaine manière. Non, les choses ne sont pas évidentes, les choses ne le sont jamais, et c’est la seule chose qui pose réellement un problème. Quoi qu’on en dise. Eux ils vivent pour eux-mêmes et si la communauté compte, ce n’est pas la seule chose qui ait de l’importance. ” Il y a plein de choses à faire”. Il ne va quand même pas lui expliquer la vie. Pour le peuple du ciel, il semble évident qu’une tâche par personne est plus facile. Ce n’est pas son cas. Pour le Terrien, il est plus facile pour chacun de faire en sorte que tout le monde sache faire les choses comme il le faut. Mais ce n’est pas facile non plus. Elle ne dort pas ? Ridicule. Sans sommeil, on ne tient pas, on finit par s’effondrer. Et si un jour quelqu’un vient à avoir besoin d’elle, il ne pourra même pas compter sur son énergie et son soutien. ” Faible manière d’avancer”. C’est bien trop faible, pour lui. Et il ne comprend pas ce qui la met dans cet état. Dans le fond, il n’est même pas certain de vouloir comprendre.

Elle aurait préféré rester là-haut ? C’est très simple, il l’aurait préféré aussi. Les choses seraient restées comme elles étaient, tout aurait été plus simple. Mais il aurait tout de même perdu les siens. Qu’il le veuille ou non, ils sont partis. Il n’y a rien à faire. ” Tu n’aimes pas la Terre ?”. Parce que dans le fond, c’est ça la véritable question. Les choses sont compliquées, ne s’arrange guère. Mais il faut juste apprendre à faire avec. Quoi qu’on en dise, les choses ne sont pas faciles. Oh, il n’est pas en mesure de savoir ce qu’était la vie là-haut, il ne le veut pas vraiment. Il réalise juste que l’existence est plus compliquée comme ça, mais il n’est pas nécessaire de chercher plus loin. Tout ceci est difficile. Et c’est la seule chose qui ait une réelle importance. Mais ça n’a rien d’évident. ” La Terre aussi peut être belle. Si on veut la voir belle”. Il y a tout un tas de choses à voir ici, il suffit juste de connaître les lieux, mais il comprend que ce ne soit pas évident pour tout le monde. Un décor qu’on a aimé tout au long de sa vie, ça ne s’oublie pas. Mais ça ne facilite rien non plus. Ils étaient au coeur des étoiles, ça change tout, n’est-ce pas ? Mais ça ne veut pas dire que c’est facile. Parce que ça ne l’est jamais.

Le détail de sa souffrance, il ne s’y intéresse pas particulièrement. Il sait juste que si elle n’en parle pas, elle ne parviendra jamais à se défaire de cette douleur. Prendre sa place et mourir à sa place. C’est une chose qu’il connaît, dont il a rêvé longtemps. Mais on n’échange pas son destin avec un autre, il ne le sait que trop bien. Alors sa mâchoire se serre et son regard se perd un peu plus loin. Il n’apprécie pas d’agir comme ça, mais il n’y peut pas grand chose n’est-ce pas ? On ne fait pas toujours les choses comme on le voudrait. ” Peut pas prendre place de celui qui doit mourir”. C’est une leçon qu’il a dû apprendre, aussi difficile qu’elle ait pu l’être. Quant au suicide, il a son propre avis sur la question. Celui qui fait qu’il soit toujours là. ” Faible est la personne qui s’ôte la vie.”. Très faible, même. Il l’aurait fait, il y a songé, maintes et maintes fois, mais il a serré les dents. C’était plus facile. C’est toujours plus facile. ”Peuples en paix. Moi respecter ça”. Mais bien sûr, elle ne semble pas vouloir l’entendre.
 
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le Sam 1 Déc - 8:15

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Continuellement en train de pointer du doigt l’autre parti. Les Grounders disaient que les Cents et les Odysséens étaient l’ennemi, qu’ils envahissaient la Terre pour la leur reprendre. Aucunement notre but, ou du moins, pas le mien. Une criminelle, en prison depuis un petit moment, et me voilà parmi ceux qui débarquèrent les premiers. Je ne saurais dire s’ils étaient sûr de la qualité de l’air, en nous envoyant sur Terre. Était-ce vraiment pour nous ‘aider’ comme le soutiennent encore certains? Ou s’agissait-il plutôt d’un moyen de couper dans les dépenses, de se débarrasser d’un poids, mais d’en faire deux pierres d’un coup? Des préoccupations bien réelles pour nous, mais complètement invisibles aux yeux des terriens. Pour eux, il n’y avait qu’une logique, qu’une façon de voir les choses. C’est pourquoi ils nous attaquèrent, tuant plusieurs Cents au passage, provoquant chez les survivants une terreur sans nom, que l’un d’entre eux soit le prochain à se faire tuer. Les temps ont changé, m’a-t-on dit. Avec la trêve, la tension n’est qu’un mauvais souvenir. Stabilité, bonne entente … je n’y crois pas un mot. Ces gens sauront nous faire croire que tout va comme prévu, et dès qu’on aura le dos tourné, ils nous attaqueront par derrière. Voilà pourquoi je continuais à me méfier, à les traiter comme l’ennemi, à éviter les rencontres juste pour ne pas détruite ce supposé équilibre. La vérité est que j’aimerais prouver mon point, montrer qu’on ne peut leur donner si librement notre confiance, qu’il devrait y avoir certaines mesures à prendre.

Naïfs, tous naïfs! Une autre raison pour moi d’enrager, de sentir parfois le besoin de briser quelque chose, de frapper contre un peu, de juste crier. Chris me l’avait souvent répété; si je m’appliquais à l’entraînement, je m’étonnerais moi-même de mes capacités. Les choses ne se sont malheureusement pas passées comme prévues, me tenant à distance de lui et de la plupart de ceux que je connaissais. La colère si pure que je cachais en moi, je la sentais parfois incontrôlable. En n’écoutant que mes envies, j’aurais brisé au moins la moitié du mobilier de la cuisine, et bien des jeunes arbres y seraient passés aussi. « En apprenant à me battre, en la dépensant là, à la place de me détruire de l’intérieur, à force de tout refouler. » Comme un automate, je sais bien. Mais c’était exactement ce qu’il me fallait. Chris me le montrerait peut-être, quoiqu’il eût son poste de garde, donc il ne pouvait pas vraiment maintenir un horaire très stable. Puis ça impliquerait des nuits passées au campement de l’Odyssée, et ça, pas question! Il me faudrait trouver un moyen de replonger dans cet apprentissage des techniques et des armes, ces dernières très peu plaisantes à mon avis.

Ou alors … je pourrais simplement me contenter de ce que je faisais déjà. Cela n’impliquait aucun stress et me donnait amplement le temps d’aller me perdre en forêt pour partir à la recherche de plantes. Et bien que j’aimais beaucoup faire à manger, je dois avouer que j’aurais adoré pouvoir explorer d’autres postes au sein des deux campements. « Je suis surtout douée pour les travaux manuels, mais il n’y en a pas tant dans notre campement. Et puis pour ce qui est des plantes, j’en connais pas assez pour devenir une guérisseuse. Il me faudrait quelqu’un pour m’en montrer plus, et vu qu’il y a toujours une tension entre moi et les terriens, je préfère ne plus y penser. » Je n’avais que quelques misérables notes des livres que je pus lire, sur l’arche, rien d’assez concret pour réellement aider les autres. J’en retombais donc à mes habitudes, exactement comme à chaque fois, passant parfois toute la nuit debout, en train de préparer les repas d’avance. Cette idée ne sembla pas faire plaisir à ce Grounder. « Il se tient là, il saigne de partout, il crie, me pointe du doigt, me supplie de le sauver, puis se fait dévorer. J’arrive presque à entendre ses os craqués sous les dents de cet animal. Puis j’me réveille. À. Chaque. Nuit. Y’a rien qui change, quand je ferme les yeux, ces images me reviennent tout le temps. Donc oui, c’t’une faible manière d’avancer, mais j’ai toutes les plantes, tout les mélanges, et y’a rien pour m’aider à ne plus y penser. Donc je me change les idées, je m’occupe. » Rien qu’en lui décrivant tout ça, les images me revenaient en tête, me faisant encore frissonner de peur.

Une des mille raisons pourquoi mon opinion de la Terre a changé. Ce n’était plus un endroit paisible, où je pourrais souhaiter vieillir en paix, où j’aurais un recoin pour mon jardin, et une petite maison où habiter. « Je l’aimais, oui. Tu pourras croire tout ce que tu voudras, mais en débarquant ici, en voyant le paysage … j’ai cru avoir trouvé le paradis. Je suis tombée en amour avec l’immensité des arbres, la couleur des fleurs … j’étais troublée devant tant de beauté. » Je me retins d’aller trop loin, de lui faire croire que je mentais, car ce n’était pas du tout le cas. Je lui décrivais exactement mes sentiments lorsqu’on débarqua ici, avant que le carnage ne débute, et avant que je ne perde un être cher. « La Terre est belle, mais elle ne se montre ainsi que pour ceux qui le mérite. Malheureusement, on dirait que la Terre me punit, qu’elle veut que je souffre. » Je m’étranglais à chaque fois que je repensais à ça. Je ne pouvais m’empêcher de croire que ce lieu était maintenant devenu un purgatoire, et que je devrais y passer le reste de ma misérable vie à errer sans but.

Me doutant qu’il se fichait pas mal de ma souffrance et de mes problèmes, je ne pus m’empêcher de parler, de faire part du pourquoi de mon comportement ou de ma façon de penser. Il ferait ce qu’il voudra de cette information, y compris la jeter, l’oublier, en rire. Je dépensais probablement ma salive pour rien, et pourtant, il se permit quand même de donner son opinion. Il n’était pas le premier, à me dire que d’échanger mon destin contre celui de mon frère était impossible. Il alla plus loin, en déplorant mes idées suicidaires et en réitérant que nos peuples étaient en paix, donc qu’il respectait ça. Ma rage, je ne la contrôlais plus. Mon regard était ancré sur le feu, celui-ci aussi ardent que mes idées noires. Sans crier gare, je me jetais sur lui, comme un animal fou, comme quelqu’un qui n’avait rien à perdre. « Ça aurait dû être moi! C’EST MOI, LA FAIBLE! C’est moi, qui ne sert à rien. » Je commençais à le frapper, pas tant avec l’intention de me battre, juste parce que j’en pouvais plus, d’entendre les commentaires gratuits de tout le monde, alors que personne ne comprenait comment je me sentais. « Tue-moi, je t’en supplie. Je n’en peux plus, JE N’EN PEU PLUS! » Je finis par me laisser crouler par terre, en larmes. « On voulait juste vivre paisiblement … on voulait juste trouver notre place et vivre des récoltes, vivre du soleil, de la liberté de respirer de l’air frais. On voulait la paix, mais on m’a tout pris. Il ne me reste rien, même ma vie n’a plus de valeur. » Il trouverait le moyen de cacher mon corps dans des parties encore inexplorées de la Terre. Il pourrait me tuer sans qu’on ne vienne à le découvrir.
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le Mar 25 Déc - 16:51

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2 juillet 2118 ;; Il faut bien comprendre quelque chose, Elias n’est absolument pas disposé à faire la conversation comme les autres, et ça n’a jamais été son genre. Le Terrien ne supporte pas le monde et il a bien du mal avec les gens. Il ne fait pas dans le social, il n’accepte pas la plupart des gens et il ne cherche jamais plus loin. Alors forcément, face à cette fille qui vient du ciel, il ne sait pas vraiment où donner de la tête. Pour la simple et bonne raison qu’il y a la barrière de la langue et ça, c’est une toute autre histoire. L’affaire ici est compliquée. Il est arrivé auprès d’une femme qui ne semblait pas savoir quoi faire ni comment le faire, et il n’aurait jamais dû venir lui parler. Ca aussi, ça révèle un semblant de problème. Parce que mine de rien, il ne s’attendait pas à tomber sur une femme avec autant de problèmes et un tel besoin de parler. Il y a le fait qu’elle ne semble pas faire confiance à cette peuplade, si on peut le dire ainsi. Elle a peur des Natifs et pour lui, ça n’a rien de vraiment surprenant.

d’un seul coup, il se retrouve à l’écouter, sans trop savoir ce qu’il est censé dire ou faire. Il ne comprend même pas tout ce qu’elle dit et c’est ça le plus compliqué dans tout ça, justement. Il n’est pas à l’aise avec les mots, il ne fait pas attention à tout, et il n’a pas non plus envie de chercher plus loin. C’est une affaire qui roule, si on peut le dire ainsi et elle n’a pas particulièrement envie de chercher plus loin. Bordel, ici, tout ça, c’est compliqué. Il n’aurait jamais été lui parler s’il avait su qu’elle se mettrait à devenir un parfait moulin à paroles. Et pour le coup, il ne sait même pas comment réagir. Il voit bien qu’elle ne va pas bien, et il n’a pas particulièrement envie de réfléchir plus loin. Il ne fait jamais dans le social, et il n’a jamais été question de ça. C’est une situation compliquée parce qu’elle a besoin de parler et qu’il n’est pas la bonne oreille pour ça. Pire encore, l’homme ne comprend pas tous les mots qu’elle peut utiliser. Justement. Elle parle de tension, d’une situation compliquée vis à vis des Natifs et il grimace un peu. Il ne voit pas à quel moment c’est un vrai problème, parce que dans ce cas, c’est une affaire difficile. Il grimace un peu, il soupire un peu et il n’apprécie pas forcément cette idée. Oui, en effet, il demeure quelques tensions au sein des différentes tribus. " Pourquoi toi avoir tension avec nous ? ". Il a déjà eu l’occasion de voir que certains du ciel créent des tensions inexistantes. Il y a eu la guerre mais désormais, les choses ont changé. Et ça compte suffisamment.

Il ne sait pas quoi dire, vis à vis de son histoire. Il ne sait pas quoi lui dire ni comment le dire. C’est une affaire un peu compliquée, disons. Parce qu’il ne sait pas si c’est une vraie histoire ou non. Il ne sait pas si c’est un rêve, un souvenir, une image. Il ne comprend pas toujours les mots qu’elle utilise et il n’a pas particulièrement envie de toujours comprendre. Elias n’est pas toujours bien placé pour tout ça parce qu’il ne cherche pas forcément à comprendre. Et en même temps, il a sincèrement l’impression que l’histoire est vraie et qu’elle la perturbe. Par la même occasion, il réalise qu’il ne sait pas toujours où donner de la tête parce que mine de rien, c’est le genre de rêve qu’il est capable de faire et c’est un peu ce qui est arrivé à sa femme et sa fille. Il ne saurait le dire, et il n’a pas non plus envie d’y réfléchir. " Rêve ou histoire vraie ? ". Parce que c’est de ça qu’il est question, et qu’il est important de vraiment y penser. Ce n’est pas vraiment évident mais là, dans l’immédiat, il hésite presque à prendre la fuite pour ne pas avoir à continuer sur ce sujet, pour ne pas avoir à parler de tout ça. " j’ai entendu dire que la douleur disparaît un jour. Le temps. ". Mais c’est un conseil qu’il est lui-même incapable de suivre, et il se sent minable à cause de ça, justement. Il ne sait pas toujours quoi dire mais de manière générale, il fait toujours tout ce qu’il peut.

La Terre, c’est une planète rare, une planète qu’on ne voit pas toujours comme on le voudrait et qu’on perd de vu, parfois. Mais il est normal de ne pas toujours l’aimer, au vu du parcours qu’elle est capable de faire et des choses qu’on se retrouve parfois à faire. On ne survit pas toujours à la Terre parce qu’elle est libre de décider qui doit ou non rester en vie, et c’est elle qui ira toujours foutre la merde. Elle qui continuera à faire avancer les gens aussi mais ça, ce n’est pas clair pour tout le monde. " Toi victime fragile. La Terre être hostile tout le monde. ". Qu’elle arrête de pleurer sur son sort, cela la rend minable. Et bien sûr, c’est une chose qu’elle ne parvient pas à comprendre. Elias ne supporte pas les gens qui chouinent, qui s’imaginent que le monde leurs en veut sans raison. Ils n’ont pas un statut privilégié sur les autres, ils en sont tous au même point, justement, ils sont les seuls à ne pas s’en rendre compte et c’est l’aspect déprimant de tout ça.

Et elle continue sur cette voie, allant jusqu’à lui demander de la tuer, ce qu’il ne peut guère envisager. A moins d’avoir une véritable raison, il n’ira jamais trahir la volonté de son chef et son envie de voir une paix les lier au peuple du ciel. Le traité étant présent, il ne risque pas de le mettre à mal, il respecte trop ses aînés pour envisager une chose pareille. Pour autant, il suffirait qu’elle s’en prenne à lui et ce serait la fin de tout, il ne chercherait rien comme excuse. Parce que s’il estimait cela nécessaire, il n’aurait guère de mal à faire disparaître le corps fébrile de cette femme, justement, mais là est un sujet délicat contre lequel il n’a pas envie d’aller. Parce qu’il n’a pas envie de la tuer ou du moins, pas sans raison. La mort rôde autour d’Elias et le sang sur ses mains a tendance à lui plaire, mais ce n’est pas le moment, il ne doit guère penser ainsi maintenant. Ce serait si simple pourtant… Il le sait. Mais il doit rester fort et ne pas succomber à ses pulsions, c’est la seule règle, la seule base établie qu’il doit respecter. Mais c’est toujours plus facile à dire qu’à faire. " Je ne suis pas ton esclave. Moi pas tuer toi juste parce que toi vouloir. Toi te tuer toi-même si envie. Arrêter de pleurer serait bonne chose. Stupide. ". Il n’use guère de mots réconfortants c’est vrai, mais il n’est pas là pour ça. Il n’est pas disposé à l’écouter geindre et à lui prodiguer quelques conseils par la suite, ce n’est pas son genre et ce n’est pas non plus son genre. Il serait bon pour elle de comprendre qu’il n’est pas bon de se plaindre auprès du premier qui passe, même s’il pose des questions. Il faut savoir être fort, faire le fort du moins. Il faut montrer qu’on peut tenir le coup, que ce soit facile ou non. Se plaindre, ça n’apporte rien à personne. " Toi beaucoup parler pour rien. ". Et même lui, il s’est surpris à trop parler face à elle.
 
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le Mer 2 Jan - 6:15

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J’étais partie du campement, je me promenais sans but précis. Le besoin de solitude me guidait à travers un environnement quelque peu hostile à mes yeux, vu que je ne m’éloignais jamais autant des autres en temps normal. Je me mentais, me disant que c’était une simple promenade, prétextant que je cherchais des plantes. Des excuses que mon subconscient érigeait pour que la culpabilité ne me gagne pas. De quoi anesthésier mes pensées plus noires, celles que peu comprendraient. Le jugement des autres n’était pas le bienvenu, ni même leurs conseils. Je n’en avais que faire de leur bonne humeur et leur appréciation de cette supposée deuxième chance. Quel positivisme, chez certains … tant que ça me rendait presque malade. Comment pouvaient-ils voir d’un si bon œil tout ce qui les entoure, alors qu’à notre arrivée, l’accueil fut plus que brutal? Peut-être broyais-je du noir depuis ce drame horrible, mais ce n’est pas pour autant que je suis devenue aveugle. Oh, mais je ne m’en mêlais pas. Qu’ils partent courir dans les champs et humer l’air frais si ça leur chante. J’attendrais patiemment que les choses ne prennent une mauvaise tournure, et là, j’aurais un énorme plaisir à leur faire valoir mon point de vue, car même en proie à de vives émotions, j’étais aux aguets.

Pourtant, aujourd’hui, je n’avais guère fait attention. Au beau milieu d’un espace vide, dans une fraîcheur qui entrait dans la peau, je me permis d’allumer un feu, quelque chose pour m’aider à me réchauffer un peu. Mon regard fixé sur un point précis, je ne remarquais pas l’arrivée soudaine d’un grounder, lui qui m’interpella immédiatement, enclenchant ainsi une conversation à laquelle je croyais ne pas vouloir participer, mais qui se déroula tout de même. Ironie du sort : j’étais celle qui parlait le plus. Pourquoi? Simplement parce que je ne discute plus tant avec les autres. En fait, je n’avoue mes problèmes qu’à Chris, qui lui les a dévoilés à Devos. Deux personnes à être au courant que ça ne va pas, alors que le reste du campement des Cents ne se doute de rien. Ou peut-être préfèrent-ils ne pas s’en mêler. En tout cas, du fait que je sois si renfermée en présence des autres, je débite tout ce qui me passe par la tête à ce parfait inconnu, car une part de moi sait qu’il ne dévoilera rien. Mieux encore, il oubliera tout ce que je lui dis, puisque à ces yeux, je ne dois être qu’une débarquée, une bestiole sans intérêt. « Parce que je n’ai pas assez de preuves que vous souhaiter vraiment la paix. Vous préparez peut-être une attaque? Est-ce qu’il vous manque des têtes? Laquelle est-ce que vous voulez couper en premier? » Les souvenirs les plus accablants me revenaient, donnant lieu à de la rage plus qu’autre chose. Impuissante. Je l’étais avant, je le suis toujours. Rien ne changera ça.

Serait-ce cela, la source de mes cauchemars? Je ne peux pas nier le fait que j’aurais dû être présente, que mon frère n’aurait pas dû pas avoir à s’aventurer ainsi. Pourquoi ne me suis-je pas interposée? Pourquoi ne l’ai-je pas convaincu de rester au campement? Se promener alors que la nuit tombe et que nos yeux ne nous permettent pas de voir grand-chose, c’est appeler le danger. N’était-ce pas lui qui me mettait souvent en garde? Minable. Le destin lui a donné une piètre sœur, je vous le dis. Je mérite tout ce que je revis, tout ce qui me tient éveillée la nuit. La description du cauchemar que je lui fais ne me semble même pas assez fidèle à l’horreur, mais il n’y a pas de façon plus précise pour moi de transmettre ma terreur. « Rêve … ou plutôt cauchemar. C’est son esprit qui me hante, j’en suis sûre. Il veut que je sache sa douleur, que je me sente coupable. C’est déjà fait. » Ton froid, démontrant que sur ce point-là, j’avais cessé de me battre. Les cernes sous mes yeux témoignaient du peu de sommeil, des réveils brutaux, avec la sueur dégoûtant de mon front, comme si j’avais couru, comme si j’étouffais. « Je ne veux pas qu’elle disparaisse si elle est tout ce qu’il me reste de lui. Ne plus souffrir, c’est d’oublier. Comment est-ce que je peux oublier celui qui m’a recueilli après que j’aie perdu toute ma famille? Ce serait de le trahir. » Je me suis accrochée à lui, à Chris, à Devos … ils devinrent plus précieux à mes yeux que n’importe qui d’autre. Je les suivais constamment, les scrutant, les analysant, essayant même de les imiter, quand je me retrouvais seule dans la chambre. Sans autre modèle dans ma vie, ils furent le centre de l’univers pour un enfant de mon âge, à l’époque.

Je les repoussais, maintenant, ceux de notre groupe qui avaient survécu jusqu’à maintenant. En fait, je m’éloignais de tout le monde, ma haine se propageant jusqu’à la Terre même. Cette planète décrite comme un endroit paradisiaque avait dévoilé son visage caché. La faucheuse traînait parmi eux, traquant et tuant comme bon lui semblait. J’appréciais quelques maigres aspects, tels les plantes, mais rien ne n’impressionnait comme lorsqu’on débarqua. Les couleurs si saisissantes avaient perdu de leur intérêt. Le gris, le noir … c’est tout ce qu’il restait. À croire que je m’imaginais vivre ici. Maintenant, je comptais les jours où je revoyais le soleil, ne sachant pas à quel moment tout cet enfer finirait pour de bon. « Je suis la première à me décrire ainsi. Mais si elle est si hostile que ça, comment tu fais pour l’apprécier? » Une question honnête, curieuse de savoir son point de vue. En fait, je voulais m’assurer que mon premier regard ne fut pas qu’un rêve se fracassant de plein fouet. Est-ce qu’il y avait encore des recoins inexplorés qui me feront peut-être changer les choses?

Une vision trop positive qui retomba, qui perdit de sa force rapidement. Les souvenirs amers ne cessent de me revenir à l’esprit, et les images ne font que se répéter, minute après minute. Après tant de mois passés à revivre tout cela, n’était-ce pas assez? Ne pourrais-je pas avoir un moment de paix? La mort serait-elle ma seule échappatoire? Comme de fait, je me ruais vers lui, le suppliant d’en finir, mon cœur lourd de remords et de chagrin. Pas d’autre choix, pas d’autre façon de tourner la page. Jour après jour, le vide se maintenait. Semaine après semaine, il prenait plus d’espace, quitte à me dévorer en entier. Mais il refusa. Il dit ne pas être mon esclave, qu’il ne me tuerait pas simplement parce que je lui demandais. Je m’éloignais, retombais près du feu, écoutant la suite de son discours. Me tuer … cette idée me retraverse l’esprit. Il voulait que j’arrête de pleurer, trouvant cela complètement stupide. « Quand je ne pleure pas, la noirceur prend le dessus. C’est ça, être forte? Ne plus rien ressentir, se foutre de tout le monde? » Éprise d’une transe, reprenant exactement le même chemin que d’habitude. Le rationnel prenait le dessus, les émotions se barraient … on aurait dit une coquille presque vide de sens. « Beaucoup trop, oui. » Il me fallait sentir la douleur autrement, juste pour m’assurer d’être encore là, physiquement. Voilà pourquoi j’approchais ma main des flammes, attendant la sensation de brûlure pour la retirer. « Tu as raison. Je sais pas pourquoi j’essaie de ressentir quoi que ce soit. Pour être forte, faut que je me coupe de toutes ces conneries. » J’observais ma main, rouge et avec quelques bulles ici et là. Le prix à payer pour ne plus jouer les gamines; devenir imperméable à tout, la vie, la mort, les gens autour de moi … tout. Sans ce bagage encombrant, je serais plus concentrée, mieux armée. Tant pis, si je déçois mon frère, peu importe là où il se trouve. Il est mort, il n’aurait pas dû me laisser seule. Je devais maintenant faire avec la vie, sans lui. Et s’il est plus facile de recouper, voire de l’effacer de mon esprit, alors ce sera fait.
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le Lun 7 Jan - 0:08
Learning how to trust

2 juillet 2118 ;; Elias n’est pas fait pour jouer dans le social, de manière général, d’ailleurs, il a plutôt tendance à esquiver les conversations et à faire en sorte de ne pas avoir besoin d’avoir une conversation réelle avec quelqu’un. Il imagine toujours que les choses se font plus faciles comme ça. Mais ce n’est pas toujours le cas, on ne fait pas toujours les choses comme on le voudrait. De toute façon, il ne force jamais personne à échanger avec lui, dans la forme, il ne lance jamais réellement de conversation et il fait juste les choses comme elles sont. Il n’impose jamais sa présence à personne parce qu’il estime que ce n’est pas son rôle et que ce n’est pas non plus une nécessité. Peut-être que les choses ne se passent pas toujours de la bonne manière mais ça, c’est une toute autre histoire qu’il n’est pas nécessaire de développer. Enfin bref. En fin de compte, c’est souvent plus facile lorsque ça se passe comme ça. Quand il n’y a aucun compte à rendre, quand les choses se font d’elles-mêmes sans qu’il ne soit réellement nécessaire de chercher plus loin. Il a juste réalisé depuis bien longtemps que la forêt n’est pas l’endroit idéal où se rendre lorsqu’on veut être seul. L’île est grande et pourtant, il est déconcertant de voir avec quelle facilité on en vient à croiser des gens.

Il est amusant de voir avec quelle facilité ils parviennent en continu à laisser entendre que s’ils sont méfiants, c’est la faute des autres et non pas la responsabilité d’une stupidité égoïste. Ce qu’elle ne veut pas avouer, c’est qu’elle refuse de croire qu’elle peut leurs faire confiance et elle refuse bêtement de voir l’évidence. Les choses évoluent chaque jour un peu plus, et ça s’améliore, de manière générale. Mais évidemment, c’est bien trop difficile à voir. Les gens cherchent le conflit. Lui le premier, pourtant, il a eu l’occasion de voir bien avant eux, que la situation était doucement en train de s’arranger. Il aime la guerre, le sang et le meurtre. Mais bien sûr, il ne risquera jamais de mettre en péril son statut au coeur de sa tribu. C’est sans doute sa seule stabilité pour toute son existence. ” Si toi rester bloqué, toi pas pouvoir voir monde évoluer. Tant pis pour toi. tOI QUI PERD LE PLUS.“. Et c’est un fait plus qu’évident, dans la formalité. Bien sûr qu’il n’est pas non plus en mesure de faire la part des choses et bien souvent, il se comporte de la pire manière qui soit. Et il ne cherche jamais à se comporter de la bonne façon non plus. Il ne veut pas devenir quelqu’un de bien, tout comme il n’a pas non plus pour ambition d’apparaître bienveillant auprès des gens. Sa carrure et sa manière de parler ne l’y aide pas. Et quand il voit ce genre de personne sur sa route, ça ne l’aide pas non plus. Et il n’apprécie pas ça. C’est un peu compliqué tout de même, de faire le point vis à vis des différentes situations. Il n’a pas du tout envie de se prendre la tête avec de telles choses, en tout cas. Si elle se porte bien, si la situation lui plaît, tant mieux pour elle, mais ça n’y change rien. Dans l’idée, cette fille est incompréhensible. Mais qui est-il réellement pour juger ? ” Si moi vouloir te tuer, toi déjà morte.. “. C’est un fait évident qu’elle semble négliger avec une facilité affligeante. Elias est un meurtrier ou plutôt un guerrier suffisamment fort pour que la mort des autres ne l’effraie pas. C’est dit étrangement mais c’est un fait. Le sang sur ses mains, l’adrénaline qui lui prend le coeur… Il lui est impossible de lutter, quand il sait qu’il peut faire les choses d’une certaine manière. Mais évidemment, c’est un point qui dépasse les gens. Enfin bref, oui, s’il l’avait voulu, elle serait déjà morte. Il n’aurait même pas regretté. Pas une seule seconde il n’aurait eu des remords.

Il ne croit pas aux esprits, il n’imagine même pas une seule seconde que cela puisse être possible. Si c’était le cas, sa femme ou même sa fille auraient sans doute montré un quelconque signe de vie. Ce serait arrivé, à n’en pas douter. Mais… En parallèle à cela, il ne sait pas quoi dire, parce qu’il est difficile d’aller contre un esprit qui réussit à se convaincre de certaines choses. ” Les morts restent morts. “. C’est un fait et il n’est donc pas nécessaire d’aller plus loin mais ça, bien sûr, les gens ne s’en rendent pas forcément compte. Tout ce qu’il sait, c’est que cette idée qu’elle puisse voir des esprits et pas lui, ça le rend malade, l’énerve, l’agace. Alors il préfère se convaincre que ce n’est pas le cas. ” Tourner la page n’est pas oublier. “. Il est bon de faire la part des choses. Bien sûr qu’il n’est pas en mesure d’oublier sa femme et sa fille mais en parallèle à cela, il se permet de croire qu’il a tourné une demi-page. La mort l’attend, là, quelque part, et il les retrouvera. Jusque là, il a seulement envie de faire en sorte qu’elles n’aient pas honte de lui, qu’elles soient fières. Sans doute que Moïra s’agace de ce qu’il est devenu. Mais… Il l’a toujours un peu agacé à sa manière.

Comment est-ce qu’on fait pour apprécier la planète si on la dépeint ? Bonne question. Comment détester quelque chose qu’on a toujours connu ? Ce n’est jamais facile et c’est bien ça le plus compliqué de tout ça. Il ne sait pas quoi dire, il ne sait pas où donner de la tête vis à vis de sa question et il cogite sur une réponse logique. Il aime vivre à la dure, il a l’impression d’être réellement fort. Il est habitué, en réalité, et les choses ont évolué avec le temps. Ce qui est hostile ne le terrifie plus aujourd’hui. Mais forcément, elle, elle ne comprend pas où il veut en venir et les choses peuvent paraître un peu plus compliquée. Mais c’est une affaire avec laquelle il faut juste vivre. Rien n’est jamais facile. Ce n’est pas en pleurant sur son sort ou celui de nos proches qu’on évolue et qu’on s’habitue à ce monde, au contraire. Les épreuves nous font juste grandir. ” Monde facile si arrêter de pleurer sur soi-même. Toi devoir commencer à vivre ta vie.“. Mais l’idée est peut-être déplacée et maladroite. Il n’use pas les mots adéquates aux situations, il se trompe, fait ce qu’il peut mais tape souvent à côté, c’est vrai. Elias ne parle pas anglais comme il pourrait, il n’a pas fait d’effort et le reste ne compte pas.

Ne plus rien ressentir, c’est impossible lorsque la douleur est trop forte, lorsque la souffrance irradie de l’intérieur et ne semble pas être en mesure de disparaître. En parallèle à cela, pourtant, il sait que ce n’est pas facile. Cela ne l’est jamais. Cette noirceur, il faut faire en sorte que ça devienne une force mais ce n’est jamais si simple. ” céder à la noirceur, ça être faible. Il faut ressentir mais rester fort. Compliqué. “. Et il n’est donc pas forcément nécessaire de chercher plus loin, puisque ça n’aurait pas servi à grand chose. A quoi bon ?

Alors il lui fait comprendre qu’elle parle trop, qu’elle ne se comporte pas de la bonne manière, qu’il faudrait qu’elle parle moins, tout simplement. Dans l’idée, afficher ses problèmes c’est une manière déplacée de foutre sa tristesse dans la gueule des gens et ce n’est pas ce qu’il faut faire, mais les gens, ils ne sont pas capables de le comprendre. S’afficher ainsi, c’est montrer une faiblesse délicate. Pourtant, à côté de ça, il ne nie pas que tout garder pour soi, ça n’aide pas non plus. Qu’elle se coupe des choses ? Dans ce cas-là, il ne voit pas vraiment de quoi il parle, il ne comprend pas forcément tous les mots qui sont utilisés. ” Pourquoi couper ? “. Parce que dans ce qu’il a compris, lui, elle semble dire qu’elle doit se faire du mal ? Et dans ce cas, ça le dépasse largement.
 
AVENGEDINCHAINS
Rachel A. Gomez
DATE D'INSCRIPTION : 07/05/2018 PSEUDO/PRENOM : Dumbass*Angel MULTICOMPTES : non MESSAGES : 232 CELEBRITE : Chloe Bennet COPYRIGHT : Lunaeye (avatar), crackintime (signature) METIER/APTITUDES : cuistot, avec aptitudes en botanique et cuisine POINTS GAGNES : 60
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le Mar 22 Jan - 6:16

learning how to trust
Personne ne s’apercevrait que j’étais partie. Pas tant une critique qu’un fait. On ne me remarquait que lorsque je m’attelais à la cuisine. Ironiquement, c’est le seul moment où je communiquer un peu plus avec les autres. Je maintiens cependant la conversation à un minimum, contrôlant les sujets et me déviant lorsque cela devient excessif. Dès que les questions surgissent, je trouve une excuse pour m’éclipser, ou alors je réponds de façon plus sèche. Qu’importe, si cela ne plaît pas à certains! Ils n’ont qu’à arrêter de fouiller dans ma vie personnelle, et tout se passera bien. Oh, mais ce n’est pas toujours ainsi que ça se passe. Il y a quelques-uns d’incessants, qui me demandent continuellement si ça va mieux, si je veux parler. Est-ce qu’ils comprennent vraiment ce que je leur dis? Il me semble que ce n’est pas très compliqué. Je ne souhaite que de la solitude, que les gens arrêtent de se mêler de ce qui ne les regarde pas. Autrement, je deviens très peu approchable, j’attaque verbalement sans que ce soit dans ma nature. Ceux qui me connaissent le mieux diront que je n’étais guère comme ça. Souriante, avec la bonne humeur qui l’accompagne jour et nuit, … on me regarde maintenant, et on se demande sincèrement ce qui est arrivé. La vérité est que je n’arrive plus à retrouver mon chemin vers cette autre Rachel.

Je n’ai aucun doute que je ne devrais pas pointer du doigt l’environnement, les gens qui y habitent, si ce n’est moi, mes problèmes personnels. La haine, que je le veuille ou non, ne provient pas simplement des attaques des grounders. Ce serait trop facile que de les accuser sans pour autant que ce soit toute la vérité. C’est moi, le problème. Je n’arrive plus à vivre avec moi-même, je n’aime pas la personne que je suis devenue, mais ne vois pas d’issue quant à une possible progression. Un point de non-retour, voilà où j’en suis. Pendant ce temps, le reste du monde évolue, avance, grandi … des étapes franchies, dont je suis terriblement jalouse. « Je sais, je le vois évolué tout autour de moi. Mais j’ai déjà tout perdu. » Qu’est-ce qu’il me reste? Alors que plusieurs ont la chance de pouvoir s’accrocher à des membres de la famille, frères, sœurs, parents, cousins … je n’ai plus de membres de la famille présents. C’est rageant, parfois, d’en voir traiter leurs proches avec si peu d’amour, si peu de considération. J’ai souvent envie de les prendre à part et leur donner au moins une bonne raison de se considérer chanceux. Pourquoi ne voient-ils pas cette richesse qu’ils possèdent encore? S’ils les détestent tant, alors qu’ils prennent ma place. Qu’ils vivent cette solitude et moi, je profiterais de la tendresse de ma famille pour puiser dans leur amour et en devenir plus forte. J’entends déjà les commentaires de Chris, de Devos, de Judith, … de bien des gens dans mon entourage, qui me diront de puiser dans l’amitié de mes amis. Ce n’était guère la même chose. De toute façon, chacun d’entre eux réussit à construire sa vie, sur Terre. Un jour ou l’autre, ils vivront cette histoire d’amour, ils construiront leur famille. Qu’est-ce que j’ai, moi? « Et tu veux quoi, exactement? Une médaille? Bravo, tu es un pro. » Je soupirais, maugréant ces foutus accords. Je n’étais même pas foutue de mourir, non mais franchement!

On me critiquera de tant d’insouciance, de mon envie si grande de quitter le monde physique. Mais qui serait capable de vivre jour après jour, avec des images horribles, d’une douleur si intense que votre cœur se resserre dès que le passé refait surface? Celui ou celle qui me dira être parfaitement apte à tenir tête aux cauchemars, à la souffrance et à un sentiment de vide constant, eh bien je leur lancerais des fleurs. Ce sont eux, qui peuvent continuer à vivre, qui méritent de voir le jour se lever et les étoiles illuminées le ciel de nuit. « Et c’est probablement le plus difficile. » De savoir qu’il ne reviendrait pas, que Robb ne donnera plus de ses conseils et me guidera à travers les bons et les mauvais moments. Sans cette voix chaleureuse, comment progresser? Je ne sais pas ce qui poussait les autres à marcher sans douter, mais je n’avais pas l’ingrédient magique. « Comment peux-tu savoir? » Curieuse malgré tout, puisqu’il semblait savoir ce qu’il avançait. À mon avis, en tournant la page, on venait à accepter, voire à rendre la mort des êtres chers complètement désuète. Robb s’était sacrifié pour Chris, donc ce serait moins qu’honorable pour moi de juste tourner la page sur lui. Il a fait parti de ma vie, il a forgé qui je suis, m’a aidé alors que je n’avais plus de famille … peu importe ce que les autres diront à son propos, mon avis reste le même; il était la meilleure moitié de nous deux. Et il aurait dû survivre, car il apporterait bien plus au campement.

Plus facile pour les terriens d’apprécier cette planète, alors qu’ils ont grandi ici, qu’ils sont habitués, qu’ils sont prêts à faire face au danger. En comparaison, on n’apercevait la Terre que de loin, confinés sur l’Arche, protéger de toute attaque. Voilà pourquoi je me répète qu’il serait mieux pour moi de m’éloigner et essayer de vivre hors du campement. Peut-être qu’ainsi, le danger ne m’effrayera plus. Vivre à la dure, m’abandonner à la rage et à la violence qui crie en mon fort intérieur. Certes, ce serait un terrain inconnu pour moi. Mais n’est-ce pas comme ça que j’apprendrais? Qui sait si ça ne me permettra pas d’avancer et oublier enfin la douleur qui m’habite. Je sais que cette décision ne plairait guère à mon frère, mais il n’est plus là pour me juger, ni pour m’empêcher de quoi que ce soit. Ma vie, aussi misérable soit-elle, j’en ferais ce que je veux. « La seule façon de vivre ma vie, ce serait de tout quitter et de trouver un coin où je pourrais être tranquille. Je veux juste … je sais pas, … écouter ma rage. » Je serrais les dents. Depuis tout ce qui s’était passé, je gardais refouler une énergie, une frénésie folle. Je la refoulais, me forçant à me présenter en cuisine et partir cueillir des plantes, alors qu’au fond de moi, je voulais frapper, exploser. « Mais les gens ne s’attendent pas à ça. Ils espèrent me voir redevenir la même personne qu’avant, alors qu’en fait, j’ai changé. J’ai besoin de frapper, de crier, … » Les grounders devaient probablement voir ce genre de dilemme d’un air étonné, vu qu’ils suivent carrément toujours leurs intuitions.

Le hic, c’est qu’en m’abandonnant à cet ouragan d’émotions, il se pourrait que je cède également à la noirceur. Devenir plus forte, oui. Faire en sorte que la douleur et la souffrance mènent le bal … je sais que ce n’était pas recommander. En revanche, je courrais le risque de sombrer, advenant une mauvaise décision de ma part. « Très compliqué, oui. Et je ne connais personne qui aie la force de m’en parler. Je le sens, je le sens juste là, et ça prend complètement possession de ma vie. » Je pointais mon cœur, je savais pertinemment qu’il comprendrait. Pourquoi? Aucune idée. Pour la première fois depuis cette soudaine rencontre, je semblais lui parler de façon plus humaine, moins condescendante. Je me doutais bien que de toute façon, il m’oublierait d’ici demain, et qu’il continuera son chemin comme si rien n’était. Est-ce que j’en ferais autant? Je n’en suis plus aussi sûre.

Ce n’est pas la première fois qu’on me dit que je parle trop. Néanmoins, je n’entends plus cette reproche depuis très longtemps. Au contraire, même, on me demande pourquoi je garde le silence. Dans ce cas-ci, je sais bien que je partage beaucoup trop ma tristesse avec quelqu’un qui n’en a rien à faire. Mais alors pourquoi m’avait-il approché? Je ne comprends pas. Tout ce que je sais, c’est qu’il a raison sur ce point, sur le fait que je ne devrais pas exposer mes faiblesses si facilement. Je reprends alors mes mauvaises habitudes, celles qui me poussent à engourdir mes émotions. Et puisqu’une telle décision implique que je me rapproche de ces pensées noires, eh bien je forçais mon corps à ressentir, mais autrement. Si ce n’était mental, alors ce serait physique. Quoi de mieux qu’une blessure pour que mon esprit ne se fixe que sur ça? « Parce que c’est ce qui me permet de me réveiller, de survivre, un jour à la fois. » Les blessures que je m’infligeais parfois, sans que les autres ne s’en rendent compte. Pas de conversation là-dessus, prétendant que je m’étais couper, tout simplement. Horrible de penser à ça, de croire que j’en étais venue à un tel point.
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