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˜˜˜˜˜˜ “ hate isn't the opposite of love. ” (John)
maybe life should be about more than just surviving


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11/03/2017 ELOW ; DEVOS, IRINA & JONAS ; 452 MATHIAS LAURIDSEN ELOW ; CRÉATEUR D'ARCS ET DE FLÈCHES, HOMME DE MAIN ET DE FOI DÉVOUÉ. FAUX IDIOT AUX PENSÉES PRONONCÉS. KOVARII ; 123
— hand gon wamplei —


Sujet: “ hate isn't the opposite of love. ” (John)
Mar 19 Juin - 15:18




hate isn't the opposite of love.
19 JUIN 2118

Il n’avait rien vu venir. Ni les mots cruels, ni les coups donnés.

Il n’avait fait que son devoir, suivant sa sœur comme toujours. Il n’avait pour rôle que de porter ce qu’elle ne voulait pas, il l’aidait. La chasse était son univers à elle, pas le sien. Tout ce qu’il avait à accomplir, c’était de l’attendre dans un coin. Avec le printemps bien amorcé et l’été en approche, la forêt regorgée de vie. Ce n’était pas la jungle de son île, alors le Kovarii n’était pas aussi effrayé. Il était même serein lorsqu’il se retrouvait seul. Ćiro était un outil aux yeux de Ćialla, un outil dont elle abusait, c’est vrai, mais il ne l’avait jamais remarqué. Il s’était toujours dit qu’elle avait ses raisons pour agir de cette façon. Ses raisons pour le remettre à sa place, pour l’insulter. Peut-être bien que c’était lui, le problème. Qu’il ne faisait pas les choses correctement. Qu’il était loin d’être un bon Kovarii. Il lui trouvait toujours une excuse, sans même s’en rendre compte. Après tout, c’était sa sœur. Violente, oui, mais elle était sa famille. C’était devenu naturel pour Ćiro de lui pardonner malgré la terreur qu’elle lui imposait. Il était le fautif dans l’histoire, tout simplement. Il devait lui-même trouver une solution pour empêcher sa sœur de réagir de cette façon, mais il ne parvenait pas à trouver de réponse seul. Il avait beau repenser à tous ces moments de colère, il ne voyait pas ce qu’il devait corriger. Peut-être bien que son existence même était aperçue comme une menace. Mais alors, que pouvait-il faire ? Naïvement, il s’était dit que cette sortie en forêt l’aiderait à reconnecter avec elle, à la comprendre et peut-être bien à trouver un espoir à cette relation. Maintenant qu’il était coincé, les yeux posés sur le ciel dégagé, il regrettait de ne pas avoir compris plus tôt que jamais elle ne l’accepterait.

C’était alors qu’elle revenait de sa petite course, bête morte dans les mains, qu’il a osé lui poser la question. Il n’était pas autorisé à parler, c’était sa règle, mais maintenant qu’il retournerait à la maison, c’était la seule chance qu’il avait. Tout s’était alors rapidement enchaîné, comme réfléchi depuis des années. Avait-elle prévu de lui faire subir ça depuis toujours ? Il n’en savait rien. Il avait surtout mal. Mal physiquement, ça se lisait sur son visage en sang et sur sa main posée sur le ventre. Il ne bougeait quasiment plus, à cause de la douleur, mais aussi parce qu’elle lui avait ordonné quelque chose. Il devait mourir là. C’était la réponse à sa question. Que pouvait-il faire pour la rendre heureuse ? Disparaitre, tout simplement. Lui, était aux yeux de sa sœur le responsable de tous les malheurs. Il comprenait maintenant, il savait ce qui s’était passé. Elle avait manqué d’amour. Ni de sa part, ni de leur mère, mais plutôt de leur père. Ćialla voulait partir, loin des Naoris. Elle priait pour la restauration des Kovariis, ailleurs. Elle n’était pas aimante envers cette tribu généreuse, non. Parce qu’elle savait que leur père était un ancien druide Naori, tout comme elle se souvenait de la distance qu’il lui a toujours imposée. Niamey a toujours passé son temps avec Ćiro. Toujours, constamment, sans se soucier de la jeune dernière surprotégée par une mère, trop aimée par les autres femmes Kovariis. Il avait sans doute cru qu’elle n’avait pas besoin de lui, mais c’était tout le contraire.

Cela ne justifiait pas pour autant la haine que Ćialla balançait constamment à Ćiro. Ni cette fin qu’elle voulait depuis longtemps. Le Kovarii se demandait ce qui avait pris aussi longtemps à sa sœur pour mettre ses plans en action. Était-ce pour ça qu’elle avait commencé à l’emmener sur le continent ? Pour trouver en excuse ? Depuis quand y songeait-elle et surtout, était-il vraiment en train de mourir ? Son visage n’était pas beau à voir, l’un de ses yeux était fermé et gonflé, prenant une couleur sombre. Il saignait d’un peu partout, du coin de la bouche à l’arcade, en passant par une griffure dans le cou. Mais ce n’était rien comparer à son genou, ou à son épaule déboîtée. On aurait dit qu’il était tombé d’une falaise et que ses côtes étaient brisées. Il respirait pourtant, douloureusement oui, mais l’air passait. Elle trouvait un chemin malgré tout. Ćialla s’était défoulée. Elle avait expulsé par ses poings toute la colère et la tristesse qui résidait en elle. Mais e elle ne l’avait pas achevé. Elle s’en est allé, l’abandonnant là, lui souhaitant de trouver une mort aussi rapide que celle de leur père. Depuis qu’elle avait quitté son champ de vision, Ćiro était tremblant. Et si c’était vrai . Et si un jaguar allait arriver, sortant des feuillages pour le dévorer . Son instinct de survie s’était réveillé et il tenta de se mettre debout pour mieux retomber sur le ventre et cette fois, il ne pourrait plus se relever. Elle avait écrasé sa main droite et il pleurait de douleur face à son état.

Et avec les heures, les larmes s’étaient séchés, le sang avait durci, sa peur s’était envolé, et même sa volonté de vivre ne semblait plus être présente. Il était simplement là, au milieu de la forêt, non loin des marécages dont l’odeur l’entourait, à attendre… Peut-être que c’était ça, la fin de son histoire. Peut-être… C’était toujours mieux que de mourir la tête dans la gueule d’une bête, non ? C’est alors qu’un bruit se fit entendre derrière lui et alors tout se réveilla. Sa peur en premier, puis son instinct de survie. Il tenta de bouger, d’attraper quelque chose, de trouver un moyen de se défendre quand un homme passa au-dessus de lui.


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27/11/2017 Lov' Aucun 228 Nathan Filion FOLK SOUL Mécanicien / Diplomate & Combat au corps à corps 82


Sujet: Re: “ hate isn't the opposite of love. ” (John)
Jeu 21 Juin - 21:17

« Ami. Je ne te veux aucun mal. Calme-toi. Je vais m’occuper de toi. Tout va bien se passer.»

John s’était intercalé entre le jeune homme et le ciel, les paumes ouvertes et les bras écartés en signe de paix. Il s’agenouilla ensuite à ses côtés, priant qu’il ne soit pas trop tard, pour tenter d’évaluer la situation. Il examina de loin les plaques de sang séché, sillonnées par endroit du lent passage de larmes s’étant échappées il y avait trop longtemps d’yeux qui ne comprenaient maintenant plus trop ce qu’ils voyaient.

« Je sais que tu te sens vulnérable, mais rassure-toi. Je suis un ami. Je vais t’aider à te sortir de là. Reste calme.»

Faisant visiblement affaire avec un grounder, il espérait que même si ses mots ne parvenaient pas à apaiser l’infortuné, son ton y parviendrait. Il posa délicatement sa main sur la tête de Ciro, autant pour le rassurer que pour y chercher une quelconque trace d’un trauma crânien.

« T’as de la chance que je sois passé par ici, p’tit gars. On dirait que t’a fait une sacré vilaine chute.»

Ainsi agenouillé, à faire l’inventaire anatomique de ce qui clochait visiblement chez son compatriote d’une autre ère, John ne put s’empêcher de se rappeler les événements ayant suivi le cyclone, et l’angoisse que lui avait provoquél’idée de retrouver l’un ou l’autre des odysséens en détresse, ou pire encore, suite à cette catastrophe. Heck, il avait même pris une carcasse de cerf pour Richard ou Murphy!

Les temps avaient cependant changé depuis, tout comme son attitude face aux adversités que leur nouveau monde leur proposait quotidiennement. Même si, jusqu’à la dernière seconde, il avait espéré que son esprit continue de lui jouer des tours et que cette masse quasi inerte ait été celle d’un animal, et non d’un humain.

« Je m’appelle John, et moi aussi, cette forêt veut ma peau. Mais t’en fais pas, aujourd’hui, elle s’endormira bredouille. Parce que je vais te sortir de là.»

C’était facile à dire, mais un peu plus compliqué à concrétiser. Le jeune homme luttait clairement durement pour chacune de ses respirations, et il vivait manifestement un stress psychologique profond qui ne le rendait pas très apte à collaborer à son sauvetage. Le porter ne faisait définitivement pas partie des options viables, de crainte d’accentuer ce qui l’empêchait de respirer. Le traîner, peut-être ? Le tapis de feuille rendrait la chose un peu plus facile, mais le pauvre homme vivrait le martyr d’ici à ce qu’il perde connaissance.

« Laisse-moi voir si j’arrive à bricoler un petit quelque chose pour te permettre de faire le trajet en première classe. Question que le premier Grounder invité chez les odysséens soit encore un peu présentable. On est fancy, dans notre camp, et les apparences sont sacrées pour nous, tu comprends ? »

Ça, c’était un autre problème… Mais il aurait encore deux ou trois bonnes heures, sinon plus, pour figurer sa résolution.

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Sujet: Re: “ hate isn't the opposite of love. ” (John)
Sam 14 Juil - 11:58




hate isn't the opposite of love.
19 JUIN 2118

Dans sa panique, la respiration de Ćiro se fait plus forte et s’entremêle avec son sang. Il s’étouffe presque à vouloir fuir l’homme qui se trouve là. Lui qui croyait que ses dernières minutes dans ce monde étaient arrivées, se retrouvait à se battre pour des secondes supplémentaires. Il s’accrochait à rien, mais il s’accrochait. Se débattant avec le peu de force qui lui restait pour trouver une arme, quelque chose. Ses doigts ne rencontrèrent que la terre et quelques herbes, ainsi qu’une pauvre petite brindille qui ne pourrait se planter nulle part. Ridicule. Il était ridicule à essayer de bouger, comme un poisson hors de l’eau. C’est alors que l’homme parla et Ćiro ne comprit que quelques mots. Son anglais était presque effacé. Vraiment. Les Kovariis apprenaient les bases durant l’enfance et ces quelques années à faire des échanges et à troquer, lui ont données quelques connaissances. Très limiter cependant, parce qu’il ne parle pas assez l’anglais. Son manque de pratique, il le ressent maintenant et en plus de ça, il ne semble pas tout entendre. Ainsi, Ćiro a compris le mot « ami », ce qui était rassurant, mais aussi le mot « mal » ce qui là, au contraire, lui faisait peur. Mais l’homme leva les mains puis s’agenouilla à ses côtés. Si le cœur de Ćiro continua de battre frénétiquement, lui cessa de bouger. Cela ne servait à rien, il n’aurait jamais le dessus. Qu’est-ce que ça voulait dire « Calme » déjà ? Voilà deux fois qu’il l’entend. Aucune idée. Mais l’inconnu lui parle en douceur et lorsqu’il pose sa main, Ćiro a un mouvement de recul invisible. Oui, dans sa tête, il a fait un bon de deux mètres, mais son corps n’a pas réussi à réagir de cette façon.

« Chance ». Quelle chance ? D’avoir été trouvé ? C’est sans doute ce qu’il lui disait. Allait-il survivre ? Allait-il être sauvé ? Ćiro voulut dire quelque chose, mais se retrouva à tousser. Il devait trouver un moyen de se relever, quelque chose. Inutile, il a cherché à le faire des heures plus tôt, en vain. Mais maintenant que ce mec était là… peut-être bien qu’il allait vivre. Celui-ci reprit la parole, sans que Ćiro ne comprenne où il voulait en venir. Son regard tâchait de suivre ses mouvements et ce type semblait évaluer les dégâts. Oui, le petit Kovarii était dans un sale état. C’était peut-être même trop tard, qui sait ? Dire que tout ça, c’est de sa faute…

C’est alors qu’un mot en particulier le fit réagir. « Odyséens ». Les hommes des étoiles. Il était en face d’un homme des étoiles ! Cela expliquait sa tenue, mais aussi la langue ! Il avait déjà entendu plusieurs Naoris en parler. Lui qui n’avait pas voulu y croire, et cela, malgré les histoires que la tribu lui avait racontées. Bon sang ! Il ne voulait pas y aller lui, dans les étoiles !

N… No. Non. Non. Tenta-t-il. Il cracha de nouveau ce qu’il avait dans le fond de la gorge et essaya de reprendre la parole. Non. Pas chez toi. Il tente de lever la main vers une direction, mais se rend compte qu’il ne sait même plus où est le nord du sud. C’est bête ! Trikru. Ai Houm… Maison.

Bon sang ! Il ne pouvait pas aligner deux mots sans se perdre dans sa mémoire, mais aussi dans la douleur. Il était prêt à renoncer, à se laisser faire, à ne pas se battre davantage, mais la présence de cet homme amenait de l’espoir. De l’envie. Il voulait retourner auprès des siens, il voulait retourner auprès de sa sœur et la confronter. Mais d’un autre côté, il voulait aussi mourir et accepter que c’était ça, son sort. Il ne savait pas quoi faire et franchement, il était épuisé. De plus, désigné les Naoris comme étant sa maison lui brisait le cœur. Sa maison, c’était son île. Celle que l’ouragan a détruite. Sa maison, c’était ce petit bout de paradis où son père est enterré. Le calme des plages lui manquait, terriblement. Maintenant plus que je jamais.


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27/11/2017 Lov' Aucun 228 Nathan Filion FOLK SOUL Mécanicien / Diplomate & Combat au corps à corps 82


Sujet: Re: “ hate isn't the opposite of love. ” (John)
Mer 1 Aoû - 16:06

Bien entendu, le jeune homme s’agita dès qu’il prit conscience de la présence de John. Ce dernier ne pouvait guère le blâmer : dans un pareil état de vulnérabilité, l’arrivée d’un étranger réveille rapidement nos pires cauchemars. Éventuellement, soit parce qu’il commençait à comprendre la nature des intentions de John, soit pas épuisement, il finit par se relaxer quelque peu.

Jusqu’à ce que ce que quelque chose dans sa dernière intervention ne le fasse tressauter. C’était peut-être cette notion de sacré ? Croyait-il que John voulait le sacrifier dans un rituel religieux ? Il s’était laissé emporter dans son soliloque, croyant son nouveau compagnon comateux, mais visiblement, il allait devoir porter une plus grande attention à ses choix lexicaux pour ne pas faire paniquer son nouvel ami. Le pauvre aurait besoin de toute les maigres forces qui lui restaient pour le long chemin du retour.

« Très-kru ? Alloume ? Maison ? Mais non, je ne vais ni te manger très cru, ni t’allumer dans ma maison pour te faire cuire! Qu’est-ce que c’est que ces idées??»

Il continua de s’affairer à chercher quelque chose avec lequel lui construire un petit brancard de fortune. C’était fascinant de voir comment les odysséens étaient perçus du côté des grounders. Et encore plus de voir la réciprocité de leur crainte. Se faire bouffer, mort ou vivant, figurait dans le top 3 de ce qu’il craignait qu’il lui arrive si jamais il tombait entre les mains d’un terrien. Enfin, il y avait quelques mois de cela.

« Y’a rien n’y personne qui va te dévorer, petit homme. Parole de John Blackwood. Même pas aucune de ses saloperies de loups/cougars/ours surdimensionnés qui affectionnent tant vos si belles forêts…»

Surveiller le choix de ses mots. Right. Et pas juste pour l’inconnu.

Un frisson lui parcourut l’échine.

« Trouvé!»

Ironiquement, ce fut probablement le Cyclone qui lui offrit ce dont il avait besoin : une branche de sapin d’environ trois mètres de long, relativement fraîchement cassée. Même si la tâche lui semblait herculéenne, il ne pouvait pas se résoudre à abandonner le terrien ici sans rien tenter. Il traîna donc la branche jusqu’aux côtés du jeune homme.

« Tu ne vas pas m’aimer, mais il va falloir que je transfère là-dessus, pour pouvoir te traîner. T’es prêt ?»

L’homme baragouina quelques mots, et John, profitant de la diversion, le souleva pour le déposer aussi délicatement que possible sur la branche, en grinçant des dents.

« Pauvre gamin… qu’est-ce que t’as bien pu faire pour te retrouver dans un tel état ?», dit-il alors qu’il laissait le temps à la douleur générée par ce transfert de se dissiper, ou à tout le moins de s’atténuer.

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Sujet: Re: “ hate isn't the opposite of love. ” (John)
Mer 15 Aoû - 14:49




hate isn't the opposite of love.
19 JUIN 2118

Il ne s’était jamais retrouvé dans une situation comme celle-ci. Livré à la nature, détruit par sa propre sœur, abandonné par ceux qu’il aimait. Il se demandait si son cœur survivrait à une telle expérience. S’il pourrait affronter le monde après un moment pareil. Il en doutait, mais il s’accrochait. Il voulait vivre, il voulait respirer ! Ćiro voulait comprendre aussi. Il voulait savoir ce qu’il avait fait pour en arriver là ou si c’était simplement dû au fait qu’il soit un homme. Un homme né dans une tribu de femmes guerrières. De femmes puissantes. Et si, finalement, il avait échoué à faire partie intégrante de ce peuple ? Et si sa place, elle avait toujours été ailleurs ? Cette pensée lui brisait le cœur, mais il devait se concentrer et faire face à cet homme venu des étoiles. Cet homme qui semblait vouloir l’aider, aussi. Il y a plusieurs jours, Ćiro avait croisé une fille dans les bois. Un Cent, comme elle disait. Il n’y avait pas cru. Il avait joyeusement placé la demoiselle chez un peuple de la terre, ignorant alors ce qu’elle lui avait affirmé. Mais maintenant ? Maintenant, alors qu’il est allongé au sol, épuisé, à moitié-mort, pouvait-il ignorer que l’homme devant lui venait des étoiles ? Pouvait-il croire à un mensonge ? Non. À quoi ça sert de mentir à un mort ? À rien. Il disait donc vrai et, pour la première fois, Ćiro réalisait que l’impossible pouvait être… possible.

« Manger ?! » Et voilà, la panique. Il ne comprenait vraiment rien et le pire, c’est qu’il lui semblait que John parlait si vite que même ses bases en anglais ne servait à rien pour donner un sens à ses phrases. Est-ce que les hommes des étoiles, mangent-ils les autres hommes ? Est-ce ainsi qu’ils ont survécu dans le vide de l’espace ? Sans arbres, sans fruits ? Bon sang, qu’elle était cette nouvelle aventure que la Déesse lui offrait. Il ferma les yeux, tachant de ne pas paniquer et de se calmer. La douleur semblait s’être emparée de son corps dans sa la totalité et il ne saurait en deviner les différentes sources. C’était triste comme fin… tellement triste.


« Toi Johneblackwood ? » Dit-il en ré-ouvrant les yeux, cherchant l’inconnue du regard. Il en perçu une petite forme sur le côté, l’homme cherchant quelque chose… peut-être un couteau ou quoi ? Maintenant que Ćiro y pense, ses arcs et ses flèches ne doivent pas être très loin, en espérant que sa sœur n’est pas brisée celle-ci. John s’exclama alors avoir trouvé, mais trouvé quoi ?! Il traina ensuite une longue branche et Ćiro se mit à comprendre… Il allait le transporter. L’emmener ! « Ai want kom go houm… » Trop tard. John le souleva et, mince et faible comme l’était Ćiro ce n’était sans doute pas très compliqué. Tout son corps hurla dans la peine et Ćiro pleura bien malgré lui. Sa respiration se fit plus forte d’ailleurs, comme si l’effort demandé était considérable.

« Je veux rentrer. » Trouva-t-il dans son vocabulaire limité. Il ferma de nouveau les yeux, se demandant s’il pouvait s’échapper ainsi. Oui, perdre conscience et s’en allait vers le large. Voilà qui semblait tout à fait plaisant. « S’il vous plaît. » D’une force inconnue, il parvient à bouger son poignet gauche et à saisir un bout de ce que portait John. « Ramenez-moi, chez moi. » Il devait y retourner. Ne serait-ce que pour rassurer sa mère, ne serait-ce que pour confronter sa sœur. Il devait y aller. Si John était sa chance de survivre, alors c’était la chose à faire. Si John était sa fin, il tâcherait de l’accepter. Mais pour le moment, il avait la sensation que l’homme des étoiles était plus bienveillant qu’autre chose. Si vraiment Ćiro était de la nourriture à ses yeux, ne l’aurait-il pas achevé pour le transporter en toute tranquillité ? Un chasseur ne se présenterait pas à sa proie, d’ailleurs.



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“ hate isn't the opposite of love. ” (John)

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