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˜˜˜˜˜˜When it's dark, look for stars [Devos]
maybe life should be about more than just surviving


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01/11/2015 Glacy Ezra 2351 Brett Dalton AVENGEDINCHAINS (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 258
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Sujet: When it's dark, look for stars [Devos]
Sam 16 Juin - 9:55


« DEVOOOOS ? » Voix qui résonnait en écho. L'écho qui se répercutait dans ce gouffre. Un gouffre. Ce qui n'était pas tout à fait exact, plus un conduit qui permet de descendre sous terre. Un ancien métro désaffecté. Des rails qui continuaient en plein coeur des entrailles de la terre. Des rails qui semblaient s'étendre à perte de vue. Des rails qu'il était possible de suivre. Personne ne savait jusqu'où elles s'étendaient sous terre. Des chemins qui étaient pour certains impraticables. Des rails qu'il était possible de suivre. Ce qui restait compliqué. Ce qui était le cas alors qu'il était autant facile de se perdre. Des chemins qui se divisaient dans les sous-sols de la terre. Des chemins que certains exploraient. Des voies désertes qui étaient réhabilités pour permettre d'explorer le métro souterrain. Des échelles qui avaient été installées. Des torches qui avaient été ajoutées pour permettre de créer un chemin et de se repérer dans l'ombre. Mais avec le cyclone, un glissement de terrain n'avait pu que se produire. La boue qui avait coulé, rendant plus difficile l'accès aux souterrains. Il n'était désormais que possible de descendre au coeur du métro par rappel. Là encore une tâche, une difficulté.

Devos que je me doutais pourrait se trouver là. A vrai dire il y avait plusieurs possibilités quant à l'endroit dans lequel il pouvait se trouver, soit dans son antre, soit près du métro, soit dans l'optique de produire de l'électricité. Ne l'ayant pu trouver dans son antre, je ne pouvais donc que me diriger vers les autres endroits où je pensais qu'il pourrait être. Ce qui devait être le cas. Ce que je ne pouvais qu'espérer. Silhouette que je n'avais encore aperçu. Me demandant s'il ne serait pas descendu au coeur de la terre. Tâche que je savais que plus ardue alors que l'homme boitait. Descendre en rappel, ce que je n'avais jamais eu l'opportunité de faire alors qu'à vrai dire je n'étais jamais descendu dans le métro. Etant pour ainsi dire toujours resté à la surface. Ce qui était le cas alors que j'étais resté à la surface de la terre, au soleil. Ayant navigué dans la forêt, aux alentours, dans les ruines du nouveau campement. Un campement qui paraissait plus flamboyant que jamais, comme neuf. Des ruines rétablis. Un logement bientôt fini d'être construit. L'excitation face à l'idée de voir cet acheminement. Conscient que ce n'était que les dernières pierres qui étaient ajoutées à ma joie à vrai dire. A vrai dire, il était possible de corriger ce fait alors que j'étais bien descendu sous terre. Descendu sous terre au sein du bunker. Un bunker découvert, un nouveau QG. Alors cela n'était pas tout à fait exact. Des découvertes avaient été faites. J'avais été dans les sous-sols de la terre mais jamais si loin dans les sous-sols. N'ayant pas eu l'opportunité de marcher le long des rails. N'ayant pas eu l'opportunité d'aller si loin. Une aventure que je ne savais pas si je la réaliserai là. N'ayant aucune connaissance de l'état des lieux. Comptant me renseigner auprès de Devos et savoir si son projet avancer. Mais si l'état était le même alors cela ne faisait aucun doute qu'il serait certainement de mauvaises humeur. Peut être un euphémisme. Pointe de réflexion alors que je cherchais à repérer l'homme. Silhouette que je ne voyais toujours pas.

« Devos tu es là ?! » Voix qui résonnait de nouveau. Un homme qui n'était toujours pas en vue. Continuant pas moins à tenter de le repérer. Je n'étais pas seulement là pour parler de la météo. Je n'étais pas seulement là pour observer le soleil dont les rayons se répercutaient sur ma peau. J'étais aussi là parce que j'avais besoin de ses conseils ou de son avis qui serait éclairé. Là pour les conseils, là pour la météo mais aussi là pour le voir avant tout. Appréciant de pouvoir discuter avec lui. Mais apparement il n'était pas là. Hors de vue. Attendant encore. Peut être le temps qu'il remonte. Ou peut être qu'il n'était pas là.  « Devos ? » Toujours rien. Seconde où je ne pouvais que réfléchir vers quel endroit me diriger. L'opportunité d'aller vers le campement ou de tenter de me renseigner auprès de ceux qui auraient pu l'avoir vu. Et je ne pouvais que faire demi-tour pour me diriger de nouveau en direction de l'entrée du campement. J'allais le trouver.

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20/12/2016 ELOW ; ĆIRO + IRINA + JONAS ; 1205 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 96
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When it's dark,
look for stars...
16 JUIN 2118

Il y a une chose qu’il devait faire tous les matins. En plus de sa petite routine habituelle, il devait entraînait sa cheville. La masser, la faire travailler. Il boitait encore légèrement, mais seulement parce qu’il craignait d’aller trop vite et d’aggraver la situation. Depuis son retour avec Murphy, il avait pris plus de précautions ne voulant pas se fatiguer plus que nécessaire. Et puis le village avait encore besoin d’aide, une bonne partie des réparations étant presque achevés. Devos avait donc gardé pour lui ses projets, participants à ce qu’il pouvait dans la mesure du possible afin de ne pas retarder le plus important. La communauté passait avant tout et il le savait. Quand il avait du temps, en revanche, il préparait l’organisation pour le dégageant du métro. Il y avait trop à faire. D’une part, créer une entrée praticable et ça, il ne pouvait pas le faire lui. Ensuite, tout était question de récupération, de déménagement et de réparation. Il fallait estimer les dégâts tout en sécurisant les lieux et le nouvel espace de stockage… Cela allait prendre du temps. À ses yeux, le métro ne sera accessible que dans un mois, voire plus. Avec ce gouffre, créer une entrée plus simple allait demander un sacré effort. Il pensa tout de suite à creuser pour faire un escalier, tout en consolidant les parois et créer un toit afin qu’en cas de forte pluie, le métro ne s’inonde pas. Ensuite, il faudra dégager la boue qui s’est accumulée, priant que pour que le wagon ne soit pas trop endommagé. Devos avait participé activement à rendre l’endroit moins sauvage. C’était devenu sa maison, à la lui. Ce wagon, son espace de travail. Sa manière à lui de garder un œil sur tout ce qui pourrait être utile demain.

Il avait tellement hâte d’y retourner. Tellement hâte de pouvoir lister ce qui allait ou non, ce qui n’était plus utilisable. Il était descendu une fois en rappel, apercevoir de plus près le mur de boue, imaginant un peu mieux la manière dont ils pourraient régler le problème. Les étapes étaient faites, il n’y avait plus que la main d’œuvre à trouver. Cet éboulement avait tellement retardé les choses… Impatient, il était revenu près du métro ce soir-là. Il observait toujours le gouffre d’un œil furieux, les mains tremblantes tant agir le démangeait. Il se rendait vers les cuisines quand il entendit la voix de Chris.

« Tu me cherches ? » Dit-il, surprenant son ami. Sa voix était complétement désintéressée. Son état n’avait pas changé depuis son retour du campement des jeunes. Devos était furax. Il était fatigué aussi. Il n’en avait rien à faire du reste, même s’il mettait la main à la pâte. Il jeta un coup d’œil au métro inaccessible. « Je ne peux toujours pas descendre là-dedans, tu sais. » Il soupira, s’approchant légèrement du bord. « Ça va nous prendre des mois à tout arranger… Quel merdier. » Et peut-être même plus que des mois, mais au moins, cela n’était pas impossible. Il s’appuya sur sa béquille en métal, pique disgracieuse, mais au moins efficace. Il n’en aurait bientôt plus besoin, mais là encore, il préférait jouer la carte de la précaution.

« Pourquoi tu me cherches ? » Il observa son ami, qui, quelque part, le calmait presque sans le savoir. Rien que de l’avoir à ses côtés, c’était déjà un peu mieux. Devos était tellement frustré depuis des mois. Bloqué par son propre corps. Il ne pouvait pas faire partie de l’échange avec les autres tribus, à cause de ça. Quelque part, cela ne le dérangeait pas, il préférait rester avec les siens. Il avait toujours une vraie crainte envers les autres Terriens. Mais il était doué dans ce qu’il faisait, il aurait pu apporter une vraie expertise et il le savait. En attendant, il ne restait que l’homme qui boitait et qui avait eu le droit à une assise durant la rencontre qui avait eu lieu en avril. Ridicule.



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« Tu me cherches ? » Des cernes sous ses yeux. Un ton qui était monocorde. J'hochais la tête non sans laisser mon regard s'attarder sur son visage. « Depuis quand est-ce que tu as dormi réellement ? » Note d'inquiétude perceptible dans ma voix alors que je ne pouvais qu'observer son visage. Regard qui se posait aussi sur sa jambe. En général chaque état était visible. La fatigue et la colère qui se mêlait. Un sentiment de déjà-vu. Et le regard de l'homme qui se portait sur la bouche de métro. Métro auquel il était impossible d'accéder ou du moins en partie. « Je ne peux toujours pas descendre là-dedans, tu sais. » Ouvrant la bouche avant de la refermer. Pensant à vrai dire qu'ils avaient réussi de nouveau à y accéder. Ce que j'avais entendu mais qui était désormais démenti. Autant ne rien dire. Et le prénom de Rachel qui était reléguée dans un coin de mon esprit pour le moment alors que je pouvais que m'inquiéter pour lui. Trop à fond. Des problèmes qui restaient qu'il ne pouvait résoudre ou du moins pas comme il le pouvait. Et en vue de la boue qui restait, de ses propos il était certain que le chantier n'avançait pas comme il voulait. Sentiment de frustration comphréensible pour de nombreux. Sentiment de frustration qui n'avait pu qu'apparaître lorsque la tempête avait fait des dégâts derrière elle. Du travail qui était gâché. Des récoltes qui étaient bonnes à jeter. Certains qui payaient plus que d'autres et qui prenaient le coup de plein fouet. Si j'avais pu que porter un coup de main aussitôt après que la tempête avait fait rage, il ne restait pas moins que mes efforts n'avaient pas aussi été impactés. N'étant pas en charge des cultures, n'ayant pas concrétisé des résultats. Non, en tant que soldat j'étais moins impacté par ces dommages naturels mais il ne restait pas moins que je pouvais comprendre le sentiment. N'ayant pas hésité à donner un coup de main pour apporter mon aide. Des barrières qu'il fallait retaper. La nécessité de rester solidaires alors que chacun était touché. Ce qui restait le plus agaçant était que pour des mois d'efforts, tout était détruit en l'espace d'un instant. Des mois de travail pour pas grand chose. Un château de cartes qui était renversé en l'espace d'une seconde. Ce qui n'était que plus rageant. « Ça va nous prendre des mois à tout arranger… Quel merdier. » « Je te le fais pas dire. » Un merdier, ce qui restait toujours au final. Un même merdier qui avait été accumulé près de l'ancien campement. Celui-ci bien plus gérable. « Tu sais que si besoin, je suis là pour t'aider. » Une demeure qui était bientôt terminée. Du temps que je n'hésitais pas à me servir pour apporter un coup de main alors que j'avais pu me rendre compte que sur terre, j'aimais ce travail manuel. Aimant me servir de mes mains. Du temps de libre que je partageais aussi pour me retrouver auprès de Chiraz. Jolie blonde que je réussissais toujours à retrouver. Mais du temps en ces derniers moments que j'avais aussi mis de côté pour m'enquérir de l'état de santé de Rachel, comptant bien la sortir dans cette spirale dans laquelle elle était aussi tombée. « Qu'est-ce qu'on dit les médecins ? » Regard qui se posait à son tour sur sa béquille. Disgracieuse certes mais qui lui permettait de se tenir debout. Ce qui comptait. Ce qui comptait était qu'il pouvait marcher, que son état de santé s'améliorait. Le reste on s'enfichait à vrai dire. Et pouvant voir à son visage qu'il était frustré. Ne doutant pas que le simple fait de ressembler à un infirme le faisait rager. Ce qu'il n'était pourtant pas. Bien plus qu'un simple homme avec une béquille.

« Pourquoi tu me cherches ? » Un regard qui se reposait sur lui. « Pour Rachel. Je croyais qu'elle allait bien mais non. Je croyais qu'elle avait fait son deuil de Robb, mais elle est en train de plonger dans cette même spirale que dans laquelle j'ai été. Je voulais savoir si tu l'avais vu, mais cela peut attendre. Pour le moment, on dirait que tu as autant besoin de moi. » Lui qui comptait alors qu'en effet il semblait avoir besoin de moi. Rachel qui avait aussi besoin de moi mais Devos qui comptait. Comptant bel et bien m'améliorer, ce que je tentais de faire. Tentant d'être un meilleur ami. Tentant d'être là et de tenir mes promesses, de ne plus être cette même personne détestable. Ne sachant pas si je réussissais à y arriver mais je pouvais essayer. Conscient que les choses changeaient doucement encore plus depuis que j'étais aux côtés de Chiraz. « On peut discuter en même temps sinon. Qu'est-ce que tu veux que je fasse pour t'aider ? » Réelle question alors que j'étais autant prêt à l'aider à déboucher un peu plus le métro. Ce qui ne me dérangeait pas. Ne me dérangeant pas de passer du temps dans la boue si cela pouvait lui permettre de craquer un sourire sur son visage et lui permettre de se reposer un peu. Du temps que j'avais de libre pour l'instant. Rôle qui était terminé, et si je voulais à la base lui parler de Rachel, il ne restait pas moins que je comptais autant être là pour lui.


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16 JUIN 2118

« Je ne sais pas si je peux répondre à ta question. » Vraiment, il ne savait pas. Pas parce qu’il n’a pas envie de le dire ou parce qu’il a peur que Chris s’inquiète, mais parce que le sommeil avait tendance à lui échapper. Dormir n’était pas une chose facile pour lui et le plus souvent, ses nuits étaient blanches. D’habitude, il trouvait toujours quelque chose à faire. Ses mains s’occupaient et son esprit se reposait à sa façon. Même aujourd’hui, il trouvait souvent une occupation quelconque pour ne pas rester dans l’inactivité. Parce que le pire, pour lui, c’était ça. L’inactivité. Rester dans un coin sans la moindre tâche à accomplir. C’était une cage invisible qui le hantait. Et voilà des mois qu’il semblait vivre dans une de ces prisons imaginaires ! Il s’y habituait, petit à petit, mais à force cela ne le rendait pas vraiment optimiste sur l’avenir. Ce n’était qu’une question de temps, pourtant. Bientôt, deux ou trois personnes se lanceraient pour s’occuper des lieux et rendre de nouveau accessible tout ça. Mais le temps, le temps ne jouait pas en sa faveur. Elle semblait plus motivée encore pour se moquer de lui. Ce qui, vraiment, est énervant. Pourtant Devos, ce n’est pas celui qui se met en colère. Sa colère, il la conservait au fond, gardant un visage de marbre. Lui le premier sait que ce genre d’émotion ne mène à rien. C’est un court-circuit mal ficelé qui lui lance des décharges, voilà tout. Et puis c’est bête de se mettre dans un état quand on voit les autres dégâts. Les morts, les cultures, les toits qui se sont effondrés. Il n’était pas le seul à souffrir. Il y en avait beaucoup qui avaient bossé, comme lui. Qui avaient vu leurs espoirs s’effondrer comme de vulgaire château de cartes…

Ils étaient si fragiles, les hommes. Ils n’étaient rien face à la planète, face à ses désirs. Une construction de travers et c’est la fin. Cela l’épuise, physiquement et mentalement. Il aimerait bien retrouver la sécurité spatiale, mais en même temps, là-haut, la perte avait été proche aussi. La technologie n’est pas éternelle. Tous matériaux à une date d’expiration, il le savait bien.

« Je sais. » Il pose sa main sur l’épaule de son ami, sachant parfaitement que si jamais il voulait descendre là-dedans, Chris serait le premier à l’aider. Il pouvait compter sur lui, il n’en doutait pas une seconde. Mais Devos sait aussi que Chris a des capacités plus utiles ailleurs. Son ami avait bon cœur, ça, par contre, il en serait toujours certains. Devos dévia alors son regard du métro pour se poser sur Chris, essayant finalement de s’éloigner de sa source de colère.

« Que d’ici la fin de l’été, je pourrais de nouveau marcher comme un homme. » Il regarda à son tour sa cheville, puis releva les yeux. « Faut que je me repose… encore et encore… » L’informaticien soupire. Cela l’embête, de se reposer, mais il n’a pas le choix. « Je vais mieux, mais il est préférable que je ne me mette pas tout de suite à courir. » Autant éviter d’aggraver la blessure, même si ses os semblaient être de nouveau aussi solides qu’autrefois. Par précaution, il était recommandé qu’il boite encore, qu’il appuie sur sa béquille et qu’il n’use pas de son pied. C’est long, à force, mais c’est logique s’il veut pouvoir marcher correctement sans crainte de se briser comme une brindille.

« Mince… » Il croise les bras. « Non, non, moi je vais bien. Je t’avoue que je l’ai croisé quand j’étais chez les jeunes… mais c’était il y a longtemps maintenant. Elle semblait aller bien… » Pour voir vu Chris dans ce cercle vicieux, l’inquiétude de Devos est immédiate. Est-ce qu’il était passé à côté de quelque chose quand il l’avait vu, en décembre dernier ? Des mois étaient passés depuis ! Et si sa présence lui avait rappelé sa perte ? Mince… Devos n’était pas très doué pour analyser ses choses-là, mais il voulait savoir. Pourquoi Chris croyait à une chose pareille ? Quand l’avait-il croisé pour la dernière fois ?

« On va aller manger quelque chose, j’ai zéro forcé sur moi. » Ce qui était vrai. Autant, il oubliait de dormir, autant, il oubliait de manger aussi. « Parle-moi de Rachel. Pourquoi tu penses qu’elle n’a pas fait son deuil ? »


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« Je ne sais pas si je peux répondre à ta question. » Et pour ainsi dire une réponse qui répondait à ma question. Au-delà de son visage plus fermé, de ses traits tirés, il semblait bel et bien clair que mon ami n'obtenait pas les heures de sommeil qu'il voulait. Lueur d'inquiétude qu'il aurait peut être préféré voir absente de mon regard mais qui était là pourtant. Trouver le sommeil restait important même si je savais parfaitement qu'il était que facile d'y échapper. En venant à dormir plus facilement désormais, mais les mois s'étaient écoulés pendant lesquels les insomnies étaient présentes. Des mois où le sommeil ne me gagnait pas. Des mois pendant lesquels aussi je n'avais pu que chercher à m'occuper à chaque instant, à enchaîner les patrouilles ou faire tout plutôt que de trouver une raison pour dormir. Raisons recherchées alors que je ne pouvais que vouloir échapper à certains rêves plus obscurs que d'autres. La volonté d'échapper au sommeil et quand là n'était pas le cas, je me retrouvais dans l'incapacité de le trouver. Me demandant ce qui le poussait à avoir sous ses yeux des cernes. Pensant cependant que l'une des explications qui existait se trouvait dans l'état du métro, dans le fait que certains de ses projets n'avançaient pas assez vite à son goût. Ce qui était déjà arrivé avant. « Fais attention à toi, okay. » Mon regard qui croisait le sien. Conscient sans doute tout comme lui que la fatigue ne l'aiderait pas à avancer plus vite dans ses projets. Ce qui ne voulait pas dire que la frustration n'existait pas. Sa santé qui passait toutefois avant. Ne pouvant que me proposer aussitôt de l'aider s'il avait besoin de descendre là. Sa jambe qui ne l'aidait pas. Il avait besoin d'aide, et il lui suffisait de le demander pour que je vienne lui apporter mes bras. Sa main qui ne tardait à se poser sur mon épaule. « Je sais. » Un lien fraternel qui existait. La bande que nous composions avant n'avait pu que se réduire. A la fin, il ne restait que nous deux et Rachel. Il pouvait avoir d'autres qui gravitaient autour mais il ne restait pas moins que dans ceux qui étaient les plus proches, ceux que je connaissais depuis enfants, on n'était si peu. Mon regard qui se focalisait sur le sien alors que je pouvais lire la colère sur son visage alors qu'il détournait son regard de la bouche de métro. Attendant qu'il retrouve son calme.

Un autre sujet de préoccupation qui existait, dont sa jambe. « Que d’ici la fin de l’été, je pourrais de nouveau marcher comme un homme. » « Soit patient, bientôt tu pourras courir sur tes deux jambes. » Les blessures qui étaient frustrantes. Encore plus quand des incapacités nous forçaient à se reposer. Un sentiment de frustration là. « Faut que je me repose… encore et encore… » « C'est agaçant mais dis-toi que c'est un mal pour un bien. » Un repos nécessaire sans quoi sa guérison ne serait que plus longue, plus difficile. « Je vais mieux, mais il est préférable que je ne me mette pas tout de suite à courir. » « Tôt ou tard alors. » Un sourire qui se dessinait sur mon visage même s'il avait raison. Il était certain qu'il devrait encore attendre. Toutefois quand il serait remis sur ses pieds, quand il aura retrouvé sa forme initiale et son énergie, il pourra de nouveau être libre de ses mouvements. Et alors il pourra courir comme il le voudra, sans crainte que sa jambe ne cède sous son pied. Une béquille dont il n'aurait bientôt plus besoin mais en attendant, il était nécessaire qu'il soit patient.

Et un autre sujet que je pouvais aborder. Une personne pour laquelle je m'inquiétais. L'image de Rachel qui se dessinait dans mon esprit. En effet, je ne pouvais qu'être inquiet. Situation que je ne pouvais qu'expliquer à Devos alors que ce dernier la connaissait, avait toujours les bons mots. « Non, non, moi je vais bien. Je t’avoue que je l’ai croisé quand j’étais chez les jeunes… mais c’était il y a longtemps maintenant. Elle semblait aller bien… » « Je croyais aussi qu'elle allait bien. » Ce que je croyais, mais je me trompais. « Au départ, je pensais juste qu'elle était trop occupée ou je ne sais pas qu'au final elle avait décidé de m'éviter à chaque fois que je me rendais sur leur campement. Mais non, c'est certain qu'elle ne va pas bien. Du moins pas comme avant. Elle était fermée sur elle-même. Plus aucun sourire. Plus aucun rire. C'était comme si elle était devenue un fantôme... » Ou ce qu'elle était en train de devenir. La jolie brune qui n'avait pu que rester silencieuse et chercher à m'éviter. Si j'avais insisté, si j'avais tenté de lui décrocher un sourire, il ne restait pas moins qu'à chaque fois elle s'était renfermée sur elle-même. Des sourires que j'avais difficilement arraché sur son visage et qui furent à chaque fois éphémère. La Rachel que je connaissais n'était que plus que l'ombre d'elle-même.

Et l'instant d'après, mon regard se reposait pas moins sur lui alors qu'il reprenait la parole. « On va aller manger quelque chose, j’ai zéro forcé sur moi. » Hochement de tête. Devinant ores et déjà que ce détail passait à côté. Comme avant. Comme lorsque je lui emmenais à manger parce qu'il était trop focalisé sur ce qu'il faisait. Ce qui pouvait arriver. Ne pouvant aussitôt que faire demi-tour pour me diriger vers les cuisines du campement. L'une des habitudes alors qu'entre les patrouilles, les tours de garde, il était rare que je mange à la même heure que les autres. Ce qui différait mais qui ne me dérangeait pas. Il restait toujours un petit quelque chose. Et sur le chemin du retour, nous ne pouvions que parler de Rachel. « Parle-moi de Rachel. Pourquoi tu penses qu’elle n’a pas fait son deuil ? » « Je ne sais pas si elle l'a fait ou pas. Comment dire... elle a décidé de complètement arrêter de ressentir quoique ce soit. Elle veut plus rien ressentir. Elle se contente d'avancer sans regarder derrière, sans vouloir penser à Robb. Elle me l'a dit, elle ne veut pas penser à lui. Et elle s'éloigne de ses amis, elle s'enferme dans sa bulle, s'exécute machinalement. C'est comme si on lui avait ôté toute raison de vivre, toute joie de vivre. » Le plus simple serait qu'elle soit là. Et si elle m'avait demandé de ne pas insister, de ne pas la forcer, il ne restait pas moins que je pouvais qu'en parler à Devos. Me confiant à lui. « Elle pense que tout le monde s'enfiche d'elle. J'ai tenté de la rapprocher des autres, mais elle préfère rester seule. Ce que je peux comprendre mais... » J'avais moi-même voulu m'éloigner des autres, m'enfonçant dans le silence. Mais la jeune femme, elle réagissait à son tour différemment. Ce qu'elle-même reconnaissait comme néfaste. Lueur d'inquiétude dans mon regard bien que je ne pouvais que me taire l'instant d'après. Poussant la porte des cuisines alors que sans hésiter je me dirigeais dans la pièce pour attraper des assiettes, nous trouver quelque chose à manger.

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16 JUIN 2118

Devos n’était pas du genre complexe. Vraiment. Il suffisait de passer un peu de temps à ses côtés pour le cerner complétement. Une heure même pouvait suffire pour comprendre son caractère. Il n’était pas du genre à camoufler ses sentiments, il était plutôt du genre à ne pas les comprendre vraiment et à les mettre de côté. Mais lorsqu’il ressentait quelque chose, c’était puissance 100. Ainsi, sa colère, elle le rongeait sans discrétion. Elle se rependait comme une flamme qu’il cherchait tant bien que mal à contrôler. Alors forcément, son physique témoignait de ces longues nuits irritantes. Avec le temps, il aurait pu s’habituer à ses nuits blanches, mais il faut croire que ce n’était toujours pas évident. Inutile d’en rajouter, Devos avait une corpulence qui ne passait pas inaperçu. Déjà par sa taille, imposante, mais aussi par ses muscles. Alors que la plupart avec perdues du poids depuis leurs arrivée sur terre, Devos avait su garder ses kilos en trop. Le travail manuel était responsable. Ses habitudes aussi. Sans sa barbe, il n’avait plus l’air d’un ours mal-léché, mais cela ne rassurait pas pour autant les plus jeunes quand ils le croisaient. Devos pouvait faire peur. Ce n’était pas désiré, mais c’était ce que son visage fermé renvoyé. Ce n’était clairement pas lui qu’on irait chercher pour un câlin, vraiment.

« Toi aussi. » Inutile d’ignorer que Chris n’était pas non-plus un exemple en matière de santé. Mais passons. Chacun avait son rythme et finirait par trouver un certain équilibre. Cette tempête avait simplement fait plus de dégât que prévus, voilà tout. Et puis peut-être que demain, elle reviendra de nouveau détruire le peu qui a était reconstruit. Vraiment, Devos ne se faisait plus d’illusion à ce sujet. Ils n’étaient à l’abri de rien.
Il n’avait personne de plus proche que Chris. Certes, il avait à ses côtés d’autres âmes assez clémentes pour l’accepter, mais avec Chris, c’était différent. Le militaire était un frère. Ils n’avaient pas besoin de sang commun pour se comprendre et être là l’un pour l’autre. Jusqu’à aujourd’hui, il était le lien le plus précieux que Devos possédait. Ils avaient grandi ensemble là-haut, et finiraient par mourir ensemble ici-bas, Devos en était convaincu.

« Un mal pour un bien, ah. » Cette expression, combien de fois l’avait-il entendu depuis son retour. Il ne pouvait, cependant, pas reprocher à Chris de tenter de lui remonter le moral. Certes, ça ne marchait pas, mais c’était bien essayer. « Oui, tôt ou tard. Je te ferais signe pour qu’on fasse le tour du village. » Il avait hâte d’être à ce moment-là, non pas pour tester sa force à celle du militaire – Chris était plus habile qu’il ne le sera jamais. Mais simplement pour le retrouver, pour instaurer un petit moment en plus dans leurs quotidiens assez éloignés, finalement. Parce que Devos était plutôt le genre à rester là où il pouvait avancer, travaillé. Chris, par contre, était plutôt à l’extérieur, à l’exploration. Ce n’était pas plus mal, après. D’une certaine façon, ainsi, ils se complétaient tellement…

« Tu croyais ? » Devos était intrigué. Rachel, il l’adorait. Depuis toujours, en fait. Si Devos avait connu Robb sans s’y attacher autant que Chris, il avait aussi remarqué Rachel et il faut dire qu’elle était la raison pour laquelle il n’était pas devenu fou chez les jeunes. De savoir qu’elle évitait Chris à chaque tentative de visite l’étonnait. Rachel, fermé ? Qu’est-ce qu’il s’était passé ? Ah moins qu’elle ne se soit contenue durant la présence de Devos sous prétexte qu’il était lui-même dans un sale état… « Un fantôme… Tu m’inquiètes, Chris. » Mais que pouvait-il faire ?

Bon, déjà, faisons les choses dans l’ordre, pensa Devos dont l’estomac joua une discrète mélodie. Autant aller manger, reprendre de la force et décider un peu quoi faire en fonction de Rachel. Oui, elle devait le centre de cette conversation et pour les bonnes raisons.

« Plus rien ressentir. » Ça, c’était lui tout craché. Un robot vivant. « Ce n’est pas bon ça, vraiment pas bon. » Ce n’est pas Rachel surtout, vraiment. Elle ne peut pas faire ça. Devos pouvait comprendre pourquoi Chris était nerveux. Rachel était précieuse. C’étaient un peu leurs devoirs à eux de la protéger, de la rendre heureuse aussi. Au fond, n’étaient-ils pas finalement une famille ? « Elle croit qu’on s’en fiche ? T’es sérieux ? Tu ne veux pas qu’on aille lui botter les fesses ou quelque chose comme ça ? » Devos s’arrête avant que Chris n’ouvre la porte vers les cuisines. « Je sais que je ne suis pas le plus doué pour comprendre ce genre de choses, mais je n’aime pas ça. » Il suit ensuite Chris à l’intérieur.

Il attrapa l’assiette que lui tendit Chris et regarda ce qui restait pour remplir celle-ci. Il prit ensuite deux verres et posa le tout sur la première table venu avant de verser de l’eau dans chacun des récipients.

« Qu’est-ce qu’on peut faire pour l’aider ? » Naturellement, il repensa tout de suite à Chris lorsqu’il avait été au plus bas après la mort de Robb. Il ne l’avait jamais vu comme ça. Il ne l’avait jamais vu aussi vidé de tout.




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01/11/2015 Glacy Ezra 2351 Brett Dalton AVENGEDINCHAINS (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 258
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Chacun qui s'inquiétait pour l'autre. Toujours. Des liens fraternels qui nous unissait. La famille ce qui était important. L'ayant parfois compris trop tardivement. Des erreurs qui avaient été commises. Soupçon de regret alors que je fermais les yeux avant de les rouvrir. La conversation qui tout doucement déviait sur Rachel. Tentant de lui expliquer ce que j'avais vu. Il aurait été que préférable qu'il était là pour la voir de ses propres yeux mais à défaut je ne pouvais que tenter de rendre une image la plus juste possible de ce que j'avais vu. Bien qu'aussitôt un avis plus subjectif se mêlait alors que j'étais en effet inquiet à l'idée qu'elle s'efface. S'effaçant doucement comme une fleur qui fanait au fil des saisons alors même que je la croyais en train de rayonner au soleil. « Tu croyais ? » Un hochement de tête. Ne sachant si c'était plus simple de croire qu'elle allait bien. Ne sachant pas à quel moment j'avais commis une erreur. Une part de moi qui s'en voulait d'avoir manqué des signes. Ne pouvant être là sans arrêt auprès d'elle qui n'était une excuse alors que la pointe de culpabilité avait fait surface. Cette pointe de culpabilité qui existait alors que je me considérais tantôt comme coupable. Alors je ne pouvais que lui décrire comment elle était. Des mots que je tentais de placer pour essayer de signifier que c'était cette impression qu'elle me donnait. Celle de devenir un fantôme. Pas un zombie. Simplement l'idée qu'elle avait décidé de se couper des autres, d'arrêter de ressentir. « Un fantôme… Tu m’inquiètes, Chris. » Et inquiet, je l'étais. Ayant besoin d'en parler à lui même si elle m'avait demandé de ne pas le faire. Passant juste outre ce qu'elle m'avait demandé. Parce que j'avais besoin de me confier. Des choix que je faisais alors à sa place. Conscient qu'elle m'en voudrait certainement mais parfois le fardeau devenait simplement trop lourd à porter. « Plus rien ressentir. » Un nouveau hochement de tête. Ce qu'elle disait au sujet de Robb. Ce qui était ses propres mots alors qu'elle ne voulait plus y penser. « Ce n’est pas bon ça, vraiment pas bon. » « Elle avait l'habitude de sourire si souvent. Et maintenant c'est à peine si tu lui arraches un sourire. Ou encore quand tu crois en voir un pendant l'espace de quelques secondes, tu te demandes si ce n'est pas une illusion. Une illusion qui s'effacerait. » Des sourires qui disparaissaient. Une amertume qu'il était facile de ressentir. Et autant que j'avais tenté de lui arracher ces sourires, ses sanglots restaient aussi gravés dans ma mémoire. Non, elle n'allait pas bien. La seule constatation possible.

Si elle s'éloignait des autres, elle croyait aussi que ces derniers s'en fichaient, avaient leur propre problème. « Elle croit qu’on s’en fiche ? T’es sérieux ? Tu ne veux pas qu’on aille lui botter les fesses ou quelque chose comme ça ? » Un soudain arrêt. Un sourire qui se dessinait sur mon visage presque moqueur face à sa proposition. « Lui botter les fesses cela me tente beaucoup. » Ce qui était le cas. Ce que mon instinct me poussait à faire alors même que ce n'était peut être pas la solution. Ayant tenté d'y aller en douceur. Mais je n'étais pas très doué avec la douceur, ni avec les mots forcément. Un visage qui ne tardait toutefois à revenir grave alors qu'on s'apprêtait pénétrait à l'intérieur de la cuisine. « Mais oui elle croit que sa situation n'intéresse pas les autres, ou qu'ils ont trop de problèmes à gérer donc elle ne veut pas les mêler à sa situation. » Des guillemets que je plaçais. Ne jetant la pierre à personne. Ne faisant que reporter ce qu'elle m'avait dit alors que je commençais autant à nous servir. « Je sais que je ne suis pas le plus doué pour comprendre ce genre de choses, mais je n’aime pas ça. » « Je ne sais pas si je suis meilleur que toi pour comprendre tout cela. Mais toi tu m'as compris. » Ayant alors compris que j'avais besoin de temps autant qu'à un moment, après que ce laps de temps soit écoulé, que je ne sois revenu de moi-même à la surface et continuer au contraire d'agir comme une larve, ce coup de pied avait bien été nécessaire. Période auquel je préférai éviter de penser parce que cela n'avait rien de glorieux. Et tout comme il le faisait, je ne pouvais que continuer de remplir mon assiette avant d'aller m'asseoir à table. Un sujet qui nous préoccupait. Mais il était certain que cela nous empêcherait pas de manger. Ou peut être que nous avions besoin au contraire de ce carburant alimentaire pour réfléchir à un plan d'action, pour voir ce que nous devons faire ou ne pas faire. « Qu’est-ce qu’on peut faire pour l’aider ? » Là qui était la question. Jouant avec ma fourchette avant de reprendre la parole. « Elle m'a demandé de ne rien faire, de ne pas me mêler de cela. Elle sait que j'en démordrai toutefois pas et que je reviendrai la voir pour m'assurer qu'elle va bien. Ce que je doute soit le cas tout de suite. » Il était difficile de savoir. Chaque état qui était différent. Chaque personne qui ne réalisait pas les mêmes actions. « Tu m'as laissé du temps. Puis on m'a botté le derrière. C'était ce qui me fallait. Mais j'étais devenu un zombie, je me coupais pas pour ainsi dire de mes émotions. Ou peut être que si... » Commençant déjà à me faire des noeuds au cerveau. Je détestais toujours autant ce côté psychologie. Nullement doué de ce côté là non plus. « On peut attendre. On peut lui parler. On peut lui botter le derrière. Tout ce que je sais c'est qu'il n'y a aucun sourire sur son visage sauf quand elle se met pendant l'espace de quelques temps à s'occuper de la cuisine. Si jamais on va lui botter le derrière, on pourra la trouver là-bas, à leur campement. » Attrapant ma fourchette que j'avais reposé de nouveau pour picorer quelque chose. Comme un plan de bataille. La cuisine qui restait le meilleur endroit pour la piéger, qui nous éviterait de nous retrouver dans cette même situation, où c'était elle qui nous éviterait. L'élément de surprise qui ne pouvait qu'être notre meilleur allié si on venait la voir sans quoi elle freinerait des pieds. Des bases que je tentais de trouver.


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20/12/2016 ELOW ; ĆIRO + IRINA + JONAS ; 1205 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 96
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When it's dark,
look for stars...
16 JUIN 2118

Dans ce genre de moment, Devos et Chris prenaient le temps de s’écouter, de s’observer et de se comprendre. Il prenait le temps de s’apprécier et de s’inquiéter. Il prenait leur temps, tout simplement, parce que ce n’était pas toujours évident dans une planète aux humeurs changeantes. Avec les Terriens, la pression d’une collaboration et tout événement surprenant qui pouvait leur tomber dessus, à cet instant, ils pouvaient simplement s’inquiéter pour eux. S’inquiéter pour leur famille. Parce que Rachel faisait partie de cette famille. Elle était une base fondamentale, un lien nécessaire. Oui, Devos n’a jamais été très proche de Robb, mais c’était ça aussi, une famille. Côtoyer des gens des années sans pour autant tout connaître d’eux. Il avait souvent vu Robb et Chris dans les couloirs, s’esclaffer de rire et préparer un mauvais coup d’ado en phase de rébellion. L’informaticien a toujours été différent, mais le frère de Rachel avait apporté à Chris une amitié précieuse. Une amitié qu’il avait chérie et qui l’avait détruit lorsque le garçon a perdu la vie dans la dangereuse forêt. À ce jour, Devos ignorait encore tous les détails de cette horrible fin. La manière dont ça avait bloqué Chris dans un entre-deux lui avait suffi pour comprendre les dégâts. Le traumatisme. Il allait mieux maintenant, mais Rachel ?

« Il faut faire quelque chose... » Devos se gratta le crâne, réfléchissant à l’action à mettre en place pour confronter la jeune Rachel et très vite, il finit par suggérer d’aller lui botter les fesses. Elle lui avait offert de beau sourire, quand il était resté chez les jeunes. Mais maintenant qu’il y pense, elle aurait pu prétendre ne serait-ce que pour que lui, ne déprime pas. Elle aurait pu prétendre pour l’aider. Parce qu’il avait perdu sa cheville et qu’il restait inactif. Parce qu’il s’ennuyait à mourir et qu’il s’énervait pour un rien dès que sa cheville le bloquait. Elle aurait pu, sans le moindre doute, faire semblant. « Ah, qu’est-ce qu’elle est stupide. » Se dit-il alors que Chris lui avoue qu’elle préférait sans doute ne pas mêler ses propres problèmes à ceux des autres.

Pourtant, Rachel, sa survie, son bonheur, son sourire, c’était le problème de Chris et Devos. C’était eux qui devaient se charger d’elle, pour honorer Robb, pour honorer la petite famille qu’ils étaient. Cette situation était triste, mais ces deux-là n’allaient pas l’abandonner. Hors de question. Désormais assis à une table, assiette pleine et ventre vide. L’un comme l’autre, ils avaient besoin d’un plan d’attaque. De quelque chose pour aller secouer la demoiselle.

« Ta situation était différente, Chris. Tu étais… Vidé. Je ne t’avais jamais vu comme ça. » Chris, allongé dans un lit, inerte. Bloqué dans un souvenir affreux. « Non, elle, elle tient debout et continue son petit quotidien comme si c’était normal. Moi, je peux qu’on peut déjà passer à l’étape de la bousculer. » Il avale une bouchée, repensant à tout ce qu’il avait goûté à ses côtés durant ses préparations. « Je n’ai rien vu, tu sais. Quand j’y étais. C’est donc son choix et il faut aller la secouer et lui dire que c’est totalement stupide. » Il planta sa fourchette dans son assiette.

« Allons-y alors. C’est bien une question de vie ou de mort, j’me trompe ? » Son regard était posé sur Chris. « Tu ferais quoi toi ? Tu la coincerais dans les cuisines ? La kidnapperait ? » Il joue désormais avec sa fourchette, cherchant une idée. « Faut la prendre par surprise, c’est certain. Pour pas qu’elle s’échappe. »



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