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˜˜˜˜˜˜ “ you're trying to find a ghost in the middle of reality. ” (Hyacinthe)
maybe life should be about more than just surviving


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03/01/2018 ELOW ; DEVOS, ĆIRO & JONAS 304 BHUMI PEDNEKAR ; ELOW ; PRINCESSE A TEMPS PLEIN, ENSORCELEUSE EXPERTE, CONSPIRATRICE ET RÊVEUSE DE TRÔNE CAMOUFLÉE ; RAHJAK ; 95
— SMOKE MADE OF TEARS —






you're trying to find a ghost
in the middle of reality
12 juin 2118


Les répétitions commençaient déjà. Rien de bien nouveau à l’approche des mois les plus chauds de l’année, Irina le savait. Elle connaissait par cœur les mouvements qui étaient décidés pour la fête, se demandant parfois si se préparer était vraiment une nécessité. Surtout si tôt, mais sortir du palais devenait aussi plus simple malgré la garde constante qui l’accompagnait. C’était la princesse, après tout. Si elle était jolie et que les regards se posaient naturellement sur elle, c’était surtout son statut qui la trahissait. Impossible de passer inaperçu avec des traits comme les siens. Un garde suivait souvent chacun de ses pas, loin de ressembler à Arméthyse ou encore Noah. Celui-ci était un idiot à qui elle ne pourrait jamais véritablement confier sa vie. Les temps étaient toujours trop difficiles et sans doute cette période allait marquer les Rahjaks à vie. Cet or bleu n'a jamais été aussi rare. Même en marchant dans la cité, Irina pouvait encore voir les dégâts causés par la tempête de novembre. Un miracle, voilà ce dont ils avaient besoin. Que le Dieu Soleil réalise enfin leurs prières. Irina se demandait combien de temps encore avant qu’une révolution n’éclate. Avant que les problèmes actuels ne tombent sur la noblesse. Car eux, là-haut, ils ne voyaient pas le mal qui sévissait plus bas. L’eau était plus rare, mais pas impossible à trouver. Ils n’en souffraient pas, parce qu’ils avaient la fortune pour.

Fatiguée de sa matinée, la princesse décida de faire un détour par les commerces. Un moyen comme un autre d’avoir un meilleur aperçu du niveau de vie actuelle. Personne ne pourrait lui reprocher de passer quelques minutes de plus dans les rues de sa cité. Surtout, il ne fallait pas la chercher un si long début de journée. En plus de sa propre danse, elle devait superviser et garder un œil sur toutes ses jeunes filles, expérimentée ou non dans le domaine, qui se préparer à faire leur propre expérience de l’événement. Jusqu’ici, personne n’égalait la princesse dans sa grâce et sensualité. C’était un exercice tellement libérateur pour elle, lui permettant d’exprimer et d’expulser de son corps des émotions qu’elle avait apprises à conserver. Qu’elle avait appris à cacher. Elle s’était souvent imaginé tuer son oncle durant l’une de ses fêtes, tout simplement parce que c’était le moment durant lequel elle était la plus sous-estimée. Elle ne devenait plus qu’un objet d’admiration, là où elle pourrait mettre en danger tout le monde qui l’entourait.

Dans une lenteur élégante, Irina tacha de retrouver l’ancienne demeure de la famille Saada du regard, aujourd’hui close. Elle était souvent curieuse de savoir ce qu’ils étaient tous devenus, s’ils étaient morts dans le désert, ou s’ils vivaient aujourd’hui plus proches des océans. L’endroit n’était pas entièrement vide, comme si une nouvelle tragique avait été le motif de leurs disparitions. Peut-être, qui sait ? Noah était parti tant de fois qu’elle ne voulait même plus s’inquiétait pour lui. Peut-être que c’était lui, d’ailleurs, qui avait emporté sa famille dans ce nouveau départ. Peu importe. Elle tâcha de ne pas attarder son regard plus longtemps sur ce fantôme vivant et continua sa route, se mêlant à la foule.

J’en veux deux. Dit-elle à un marchand, faisant signe à son garde de prendre sur lui deux pots en argile parfaitement travaillée. Généralement, ils étaient utilisés pour garder l’eau fraîche et la conserver plus longtemps, mais Irina les visualisait très bien dans sa chambre à servir sa décoration tout en gaspillant par la même occasion l’or qu’elle possédait. C’était un geste à l'allure superficielle, mais à la volonté sincère. Elle n’avait pas besoin de ça, mais eux avait besoin de son or. Elle réajusta ensuite le voile sur sa tête, seule protection contre les regards indiscrets – elle aurait ainsi l’air d’une noble comme une autre. Mais le vent avait ses humeurs et aujourd’hui, il était parfaitement grincheux.




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28/07/2015 I My Boy D'Arbanville & Oz & Ten & Celeste & Tam-Tam 3540 Chris Brown ( model )/Cristopher Mason Thaïs/Oreste & Lux Aeterna & Feu Ardent Verrier & Parfumeur Calusa 56
« Entre le † Ciel † et l' ☿ Enfer ☿ »




Irina & Hyacinthe @ParfumsAndSecrets


Sous les mèches blondes une peu folles, qui se collaient contre son front, sous l'effet de la température qui régnait aussi bien dans la cité que dans le désert, brillaient deux émeraudes vertes. Méfiantes, et légèrement anxieuses. Le blond, il était revenu sur les lieux où il assista au défilé des prisonniers kidnappés, libérés grâce aux bons soins des naoris. Le dernier endroit où il fut en contact avec Basile. Avant que ce dernier, ainsi que le Calusa ne se retrouvent à sauver la vie de deux enfants du ciel avalés par la foule, en grand danger de se voir ôter la vie.

Il craignait qu'on n'aille le reconnaître, alors que le petit peuple, depuis trois années ne se souvenaient plus de cette histoire, que comme d'un déplorable incident. Oh non, il ne provoquait pas le destin Hyacinthe, mais les raisons de sa présence demeuraient les mêmes. Cette fleur si rare, détruite par Rose, lors de son retour mémorable à travers les plaines arides pour la rendre aux siens, et l'envie de revoir Noah. Le blond réticent à revenir dans la cité, s'y résolu en pensant qu'il s'agirait probablement de sa dernière occasion de glaner des nouvelles au sujet du jeune Saada. Hyacinthe en gardait bon souvenir, et apprendre que tout se passait bien pour celui-ci lui suffirait largement, pas besoin de trop s'attarder.


Cette  fois ci Le blond se sentait soutenu par la présence d'Azalée sa jument immaculée, qui le suivait aussi tranquille qu'un lac dormant, rien ne la troublait jamais. Quant à son chien sauvage, Lou, il renâcla à poursuivre dès le seuil du désert, sans doute n'appréciait-il pas la chaleur, il regarda le Calusa s'éloigner puis fit demi-tour, retournant certainement à ce qu'il considérait désormais comme sa maison. Ou auprès d'Arméthyse ( @Arméthyse Krikja ) , leur voisine pour qui l'animal sauvage possédait un petit penchant, fallait dire qu'elle le gâtait un peu trop.

De plus, le voyage jusqu'à la cité ne se résumait pas à une jolie promenade au bord de la mer. Aussi, effectuer une petite halte avant de reprendre la route se révélait malgré tout une obligation. Après tout, Hyacinthe, bien qu'habitué au soleil brûlant du bord de mer, le savait atténuer par un vent fort, constant, et la présence d'une étendue d'eau permanente le préservait de la déshydratation. Heureusement qu'il bénéficia des conseils de sa vieille amie disparue, Thy, lors de sa première venue. Sinon il eut finit dévoré par un vautour sans que personne ne sache jamais son devenir.

Bien qu'il longea les murs, les indications données par la garde royale, accompagnées de la mémoire de sa première visite, l'aidaient à ne pas se déplacer au hasard. Dans sa tête il se dessinait un plan de la ville pour arriver le plus vite sur la place commerçante.


La porte de la maison des Saada. Enfin... IL Toque, une fois, deux fois, trois fois ... Pas plus ... Jamais. Ils prennent du temps. Peut-être les interrompt-il en plein réunion ? Il ne souhaiterait pas attirer la foudre sur la tête de son ami. En dehors de sa fleur, de nourriture pour la route, d'eau, il a pensé à prendre différentes fioles de parfums, sachant  le jeune homme, sensible aux belles flagrances. Alors il fouille dans sa besace, il en retire quelques-unes, pas assez à son gout. Il voit cette silhouette de femme, prêt de lui. A la bonne heure, il lui tend ses flacons

« Pou pou pourriez-vous me les tenir quelques instants ? » Car il veut se présenter avec le meilleur, le plus original, le plus rare.... Afin d'imposer une bonne impression dès le départ. Comment devinerait-il le blond, qu'il s'adressait à une princesse ? Lui qui n'en à jamais vu, lui qui ne croirait pas celui qui lui prétendrait que celle-ci se promenait parmi le peuple sans rien de distinctif ?

Surtout, il n'a pas vraiment porté les yeux sur elle, il à cru à une passante comme une autre, une qui accepterait de le dépanner quelques secondes. Et d'ailleurs il rajouta des conseils
« Faites attention c'est très fragile, et rare ... Je vous en débarrasse au plus vite  » Termina-t-il en relevant ses prunelles vertes qu'il planta dans le regard brun de la Demoiselle...

@Irina Draghsteel

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03/01/2018 ELOW ; DEVOS, ĆIRO & JONAS 304 BHUMI PEDNEKAR ; ELOW ; PRINCESSE A TEMPS PLEIN, ENSORCELEUSE EXPERTE, CONSPIRATRICE ET RÊVEUSE DE TRÔNE CAMOUFLÉE ; RAHJAK ; 95
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in the middle of reality
12 juin 2118


Sans comprendre comment Irina se retrouva avec plusieurs flacons de parfum dans les mains. Choquée par la manière du garçon, mais aussi par ses yeux verts et sa chevelure blonde, Irina se contenta d’agir sans un mot. Qui était cet inconnu, sortie du néant ? Elle lança un bref coup d’œil pour regarder son garde, un peu plus loin, transporter les pots. Qu’une question de secondes avant qu’il ne remarque la situation et saute à la gorge de ce… vendeur ? Qui sait ce qu’il était. Avec le vent grincheux, son voile tomba en arrière dévoila ses cheveux d’un noir profond. Il y avait du khôl autour de ses yeux foncés et un peu d’ocre sur ses lèvres. Un bijou doré partait de ses oreilles et regroupé ses cheveux en arrière, seul signe de sa richesse outre sa beauté. Elle se trouvait bien drôle, là, tout de suite, à aider un inconnu sans le vouloir. Par curiosité, elle se pencha vers l’un des flacons, mais aucune odeur ne semblait vouloir se dégager du verre. C’est normal, ils sont tous convenablement fermé et hermétique.

Vous confiez donc ce qui est rare et fragile à une inconnue ? Au moment où elle prononça ces mots, le marchant à qui elle venait de prendre les pots commença à murmurer quelque chose à son voisin. Il était assez compliqué de passer inaperçu, surtout le visage à découvert. Sans doute s’amuser-t-on de voir qu’un étranger ne parvenait pas à reconnaître la royauté. Irina n’était pas offensée par ça, d’ailleurs, au contraire. Surtout face à un homme au visage si intriguant. Ce sont des parfums ? Demanda-t-elle, observant les différents flacons qu’elle avait dans les mains. Par peur de les briser, elle évitait de bouger, malheureusement son garde arriva, déjà prêt à attaquer en remarquant le blond devant elle. Rapidement, Irina lui lance un regard et un simple : Stop. Tout de suite, celui-ci s’immobilisa, mains à l’épée. Un rien suffirait pour que celui-ci tranche la gorge de l’inconnu. Ce dont elle n’avait pas envie, intriguée par son manque de savoir et par sa présence. S’il était entré, c’est qu’il avait sans doute une raison précise.

Qu’est-ce qui vous amène dans la cité de Feu ? Je peux peut-être vous aider ?  Elle attendit tranquillement qu’il reprenne les flacons pour ensuite faire signe à son garde qu’il maintienne une distance. Elle ne voulait pas effrayer le marchand. Elle doit avouer que son physique particulier joue en sa faveur. Une fois ses mains libres, elle tâcha de vérifier l’état de ses bracelets – dont elle raffolait. La quantité qui entourait ses poignets était impressionnants.

D’où venez-vous ? Elle pose son regard sur la marque au henné qui se trouve dans le dos de sa main. Impossible pour un étranger de passer inaperçu lors d’une visite, surtout si on lui ressemble. Généralement, les touristes sont les premiers à être plumé par les vendeurs, mais celui-ci semble plutôt être du genre à vendre quelque chose. Elle remit en place son voile, espérant que la brise se montrerait plus clémente à l’avenir, puis son regard se posa sur la maison des Saada, non-loin. Cette maison était un fantôme. Elle semblait le poursuivre bien malgré elle. Irina faisait de son mieux pour rayer de son histoire Noah, mais il semblait coriace. Le genre de lien qui ne peut pas s’effacer facilement. C’était dommage. Elle donnerait n’importe quoi pour le remplacer par un autre, par quelqu’un capable d’être présent surtout. Elle vérifia que sa petite bourse était bien en place plus reposa ses yeux sur l’inconnu.




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28/07/2015 I My Boy D'Arbanville & Oz & Ten & Celeste & Tam-Tam 3540 Chris Brown ( model )/Cristopher Mason Thaïs/Oreste & Lux Aeterna & Feu Ardent Verrier & Parfumeur Calusa 56
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Irina & Hyacinthe @ParfumsAndSecrets


Il se fiait plus à ses connaissances personnelles qu'à sa première expérience lors de sa venue dans la cité de feu. Noah, Arméthyse, des être rares, généreux, ouverts ... Hyacinthe, il voulait croire que le peuple qui marchait dans le rues de ces lieux, parfois trop sanglants, possédait une bonne âme. Sans doute la chaleur persistante qu'il fallait endurer en traversant le désert amoindrissait un peu ses sens habituellement plus aiguisés. Le désir de se plonger dans une immense étendue d'eau comme celle qui bordait la plage ou il vivait taraudait aussi son esprit.

Le blond aurait pu arguer aussi que le soleil aveuglait ses pupilles, au point qu'il eut pu penser que celle qui se trouvait à ses côtés ressemblait à une serveuse @Irina Draghsteel de la maison, venue à sa rencontre. En vérité le Calusa ne lui jeta qu'un regard distrait, ayant trop hâte de pénétrer dans la maisonnée afin d'y trouver une fraîcheur apaisante.

Légérement désarçonné par cette question pertinente, Hyacinthe se redressa comme pour imposer une présence qui s'éparpillait partout. Finalement il planta ses prunelles vertes dans celles de la jeune femme, découvrant ainsi le charme qui émanait d'elle
« Non non non » laissa t'il échapper tout en reprenant avec précaution une fiole que l'inconnue tenait aimablement.

« Pas d'habitude mais l'impatience me tenait » Rajouta le jeune homme. Celle du bout du chemin, des retrouvailles, mais surtout d'avoir réussi à circuler dans cet endroit parfois un peu coupe gorge sans avoir provoquer un seul incident. Il ne souhaitait pas renouveler l'expérience endurée avec Rose, et se perdre à nouveau dans la folie ...

« Oui c'est une tradition familiale et j'ai fait en sorte d'amener les meilleurs échantillons, mais je peux aussi en créer selon le dés... » Le Blond s'interrompit en voyant une forte carrure s'avancer vers lui avec agressivité, il serra tous ses contenants contre lui, comme s'il s'agissait de ses enfants, les protégeant avant lui-même. Ça représentait quand même les recherches et le travail de toute une vie.

Mais la femme s'interposa avant qu'un acte irréversible fut commis. Hyacinthe en déduisit rapidement que cette dame appartenait certainement à une famille importante. Il hocha silencieusement la tête en guise de remerciement, puis récupéra les derniers flacons qui demeuraient dans les mains de la Rahjak
« Dé dé dé solé de vous avoir encombrée avec tout ça  » Malgré lui Son Toc lui fit tendre une ou deux bouteilles vers elle, sans que son geste s'acheva complétement. Trois fois. Il pensait s'éloigner discrètement quitte à revenir un peu plus tard quand elle s'enquit des circonstances de sa venue.

« Je suis venu rendre visite à un ami  »

Rien de répréhensible dans cette assertion, Aucune loi n'empêchait un Calusa de devenir ami avec un être du peuple du désert, ni de lui rendre visite ... Et vice et versa. Encouragé par l'air intéressée de la jeune femme il continua « Vous savez dans le désert pousse une fleur très rare, qui n'éclot pas tous les ans, je suis revenu bredouille de mon voyage trois ans auparavant et j'ai su que c'était ma chance. Alors j'ai pensé que c'était l'occasion de venir dire bonjour à Noah, de la famille Saada, vous les connaissez ? »

Au fond s'il commettait une erreur en frappant à la mauvaise porte, celle-ci savait le prévenir pour qu'il évita une bévue aussi grosse que lui. Hyacinthe indiqua la porte en face de lui « Je crois savoir d'après les explications qu'il m'a fourni qu'il doit habiter juste ici »

Voilà la vérité toute crue, donc même si la belle se révélait soupçonneuse, il faudrait qu'elle se montra bien pointilleuse pour voir dans ses explications une quelconque ruse ou malhonnêteté. Amateur de toutes les beautés en ce monde, mais complexe en ce qui concernait sa relation avec le sexe féminin, ses yeux glissaient le long de la silhouette de la brune

« Moi ? J'arrive du bord de mer qui se situe prêt du village Calusa ... Et vous vivez dans cette cité ? »


@Irina Draghsteel

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12 juin 2118


Il ne faut pas grand-chose à Irina pour créer la zizanie dans une journée qui semble tout à fait paisible et sans problème. Avec ses gardes et son sang royal, un geste, un désir, et tout le monde peut y passer. C’est terrifiant, le pouvoir, et extrêmement enivrant. Princesse, oui, mais un jour reine. Elle persiste à le croire, à le désirer, à aller jusqu’au bout de sa vengeance. Sauf qu’à ce moment, il n’est pas question de plier le monde à sa façon, mais plutôt d’éviter que son garde ne se mêle de ce qui ne le regarde pas. Ce n’est pas tous les jours qu’elle peut croiser des touristes, vraiment. Elle doit donc en profiter, mais plus encore, celui-là l’intrigue d’une façon qu’elle ne saurait expliquer. Peut-être parce qu’il se tient juste aux côtés de la maison qui fait trembler son cœur ? Qui sait ? Elle n’a aucune réponse et, quand c’est le cas, finit toujours par trouver une solution. Des flacons dans les bras, elle observe le vendeur reprendre l’un de ses parfums, visiblement gêné ? Ou alors ce n’est pas ça, mais peut-être qu’en croisant son regard, s’est-il rendu compte de celle qui se trouve devant lui ? Qui sait ?

« L’impatience ? » Curieuse, Irina est douée pour éterniser n’importe quelle conversation de la manière la plus aimable possible. De plus, en face de quelqu’un qui peut sortir de la cité, elle ne peut que vouloir savoir. Savoir son nom, son travail, son quotidien, sa tribu… tout. Irina possède ce besoin de tout savoir et de tout connaître. Elle garde ensuite, précieusement, ces informations dans un coin de son esprit, sachant que chaque mot a son importance. Mais pas le temps d’en dire plus que son garde se ramène. Elle est bien obligée de le stopper avant que le mal soit fait pour rien. Elle tâche aussitôt de lui ordonner de s’écarter et de lui laisser l’espace nécessaire, sinon ça sera sa tête qui sera tranchée, pas celui de l’inconnu. Impossible d’ignorer les ordres de la princesse, le garde recule et abandonne Irina à ses curiosités. Il se positionne dans un coin, à quelques mètres, le regard posé sur le blond, prêt à bondir au moindre danger.

« Ne soyez pas désolé. » Elle en profite pour vérifier que personne ne les observe trop, même si, à son avis, quelques murmures sont déjà échappés. Ce n’est plus très grave, maintenant et puis, elle n’a rien de cacher, Irina. Ce n’est pas en portant quelques flacons que son monde va s’écrouler.

Son sourire aimable s’écrase sur le sol à la mention de Noah. Elle en oublie presque l’histoire du marchand, la fleur rare… non, pas la peine. Silencieuse, elle le regarde pointer la porte, juste à côté, de cette fameuse maison qu’Irina aimerait presque voir brûler. « C’est la bonne porte. » Sa voix est lente, presque triste. « Mais vous n’y trouverez personne, malheureusement. » Pourtant, elle peut très bien imaginer toutes ses fois où elle-même, elle est venue frapper à cette porte. Cette famille, elle l’avait chérie comme la sienne, quelque part. Qu’ils aillent tous en enfer maintenant.

Réajustant son voile, elle tente de reprendre ses esprits, intriguée par le nom Calusa. « J’ai cru entendre qu’une tempête avait détruit vos maisons, j’en suis navrée. » Elle incline légèrement la tête, en guise de marque de respect. « Je suis Irina. Une amie de la famille Saada… » Ses yeux se posent sur la demeure quelques secondes. « Est-ce que la fleur que vous cherchez, vous l’utilisez pour vos parfums ? » Changement subtil de conversation pour éviter de parler de ce qu’elle n’ose pas prononcer. Que Noah aille pourrir dans les dunes du désert si un jour, il tente de revenir. Qu’il se fasse dévorer par les scorpions les plus gros, ça l’arrangera. Ce traître… Ce briseur de cœur.


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28/07/2015 I My Boy D'Arbanville & Oz & Ten & Celeste & Tam-Tam 3540 Chris Brown ( model )/Cristopher Mason Thaïs/Oreste & Lux Aeterna & Feu Ardent Verrier & Parfumeur Calusa 56
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Irina & Hyacinthe @ParfumsAndSecrets


Ou qu'il se tienne, à part face à l'océan, Hyacinthe ne parvient jamais à se synchroniser au monde. Toujours il garde l'impression de marcher sur une route parallèle à ceux qui interagissent avec lui. Bien entendu, comme dans toute règle il existe des exceptions à cet état d'esprit, autre que l'eau qui vient lui lécher les pieds sur le rivage. Des personnes, rares et précieuses dont certaines se sont fondues dans l'obscurité pour disparaître à jamais de ces yeux. Irremplaçables. Douloureuses.

Hyacinthe être atypique qui évolue sans fin, tout simplement parce qu'il ignore qui il est exactement. Très souvent les gens qui le rencontrent, détectent quelque chose d'inhabituel dans sa nature, ne serait-ce que cette façon de s'attacher au chiffre trois, dans ses mouvements ou dans sa parole. Beaucoup sont repartis avec cette idée qu'il bégayait tout simplement. Malgré toutes ces particularités, dont les plus importantes invisibles à l'œil nu, le blond n'est pas idiot, bien que trop souvent distrait pas ses angoisses intérieures. Cette femme-là qui se dresse à ses côtés, il devine, le solitaire, qu'elle doit faire partie de la société qu'on respecte. Et il sait qu'on doit se comporter différemment avec une esclave ou une dame sauf que lui, il considère toutes les personnes de la même manière. Alors il décide de ne rien modifier dans son attitude plutôt que de provoquer une bévue parce qu'il voudrait agir "mieux".


Il Secoua sa chevelure tout en la rejetant vers l'arrière, son front laissa apparaître quelques petites ridules alors qu'il observe attentivement la séduisante jeune femme. L'interroge-t-elle sur la signification du mot impatience ou sur celle qu'il éprouve en ce moment ? Jugeant qu'elle doit avoir une bonne culture il opte pour la seconde option


« Vous vous vous savez l'impatience qu'on éprouve avant de revoir un vieil ami ? Surtout s'il ne vous attend pas et que votre visite est une surprise » Ce sentiment qui accélère cet organe qui bat dans la poitrine. A la limite il ressemblerait presque à un amoureux qui vient rendre visite à sa dulcinée. D'ailleurs il se souvient du temps ou Noah vécu chez lui, parfois ses yeux s'attardaient un peu trop sur lui.

Le Calusa esquisse un geste comme pour chasser des mouches importunes, bien qu'il n'y eût aucun insecte qui tournoya autour d'eux. Par contre un homme au visage peu amène se dirige vers lui, ça lui remémore cet épisode avec La rousse Pikuni kidnappée. Grâce. Et ses lèvres ne peuvent s'empêcher de laisser échapper cette question « Rassurez-moi vous n'êtes pas prisonnière au moins ? » Aussitôt après il se mord les lèvres, inquiet d'avoir éventuellement alerter son bourreau. Néanmoins à la manière dont elle le maîtrise, Hyacinthe ne doute plus qu'il s'agit de leur maîtresse plutôt que de leur domestique ou dieu sait quoi.  
 
La suite s'entremêle, se superpose, s'entrechoque comme un capharnaüm provisoire alors que le visage de la femme change complétement d'expression. Drame « Oh ... » Se désole Hyacinthe dont la tonalité ne peut cacher sa déception. Ses prunelles vertes se fixent sur la fameuse porte qu'il souhaite voir s'ouvrir malgré ce que lui annonce son interlocutrice. Il partage sans le deviner une peine bien plus sombre dans l'âme de la femme

« Ils ont déménagés ? » Lui surtout, parce que tous les autres Saada, il n'en connait rien que les rares confessions faites la nuit autour d'un feu. Quand son ami si discret acceptait de se dévoiler. Mais elle a déjà changé de sujet, alors il tente de se reprendre, après tout, ses états d'âmes n'intéressent pas cette dame « Oui tout le village en réalité té té qui a du migré vers l'intérieur des terres. Moi je suis un solitaire, je vivais plus loin et ma cabane a été en partie épargnée. Cependant beaucoup de mes plantes se sont vues déchirées, arrachées alors je me dois de refaire le tour de l'Isle pour récupérer les plus rares, et les plus odorantes »

Des détails pour ceux qui s'approvisionnaient chez lui, mais d'une grande importance pour Hyacinthe qui renouvelle sans cesse les effluves qu'il crée. Il baissa à son tour la tête pour répondre à son signe de respect. Trois fois « Enchanté Irina, et moi je suis Hyacinthe, Ami éloigné d'un des membres de cette famille ... Et oui cette fleur je voudrais l'utiliser, avec parcimonie car elle est très rare »


@Irina Draghsteel Bonne Année !!!

Spoiler:
 

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03/12/2018 Anticarde. Néant. 137 Evan Peters Nexus (avatar). Sorcier. (apothicaire, chirurgien) Rahjak. 145



Depuis près de six mois, Cassian ne s’est plus pris à battre le pavé de la Cité des Sables. Il a oublié, le gargouillement ininterrompu de son dédale, les odeurs mêlées de cuir tanné, de sueur, de fruit trop mûr, d’épice à pépie, d’urine âcre, de crottin cuit à même la poussière des ruelles, à même les briquettes des pistes carrossables. Cela pue. Cela lui flanque la nausée. Pourra t-il à nouveau vivre ici, parmi les hommes ? Après avoir entendu le chant du coyote esseulé ? Après avoir planté son bivouac dans la perdition des dunes, et avoir pu scruter le firmament, si translucide, qu’il se croyait en tête à tête avec le fond de l’univers ? Des semaines et des semaines, de ce régime là, ont laissé des cinglures profondes en son âme. Cette cure de silence et de solitude l’a rendu infiniment plus sensible, plus intolérant à l’effervescence humaine. Qui empeste et ergote sans cesse. Qui abîme tout ce qu'elle touche.

La première fois qu’il est revenu à la Cité, Cassian s’est cloîtré dans son laboratoire pour ne jamais entr'apercevoir la lumière du jour. Volets fermés et porte barricadée. Il s’est contenté de ravitailler son viatique, de décharger ses hottes de simples, de classifier chaque nouveau spécimen et il est reparti derechef, aussi furtif qu'un contrebandier. La seconde fois, il s’est surpris à tendre l’oreille, et a eu vent de rumeurs délicieuses. La famille Saada serait morte au grand complet. Autour du vide béant laissé par la famille, les circonstances se veulent particulièrement floues, aussi tout un florilège de scénarios s'est mis à affluer, de sorte qu’on croirait la fin des Saada une sinistre fable déformée au fil des âges, par toutes les bouches qui l’ont mâchonnée. Dans tous les cas, Cassian ne serait plus de ce monde, lui non plus. D’aucuns affirment qu’il flanque sa sœur, d'autres qu’il s’est jeté aux trousses de son frère. Les plus joueurs arguent même qu’il se serait suicidé au moyen d’un poison fulgurant, et il y tendait irrésistiblement à l'heure où les rats quittaient le navire. Mais non. L'âme est pantelante. Le coeur, un bourreau de travail, un puisatier épuisant.

Les quelques personnes au courant de ses tribulations n’ont pas eu le loisir de diffuser  correctement l’information, d’endiguer la puissance tentaculaire de la rumeur. Les temps sont durs, n’est-ce pas ? Les citernes asséchées, la misère piétinante, les conflits sur le point de cristalliser. Une atmosphère qui sied à merveille à l’empoisonneur. Lui qui a passé tant d’heures, tant de nuits blanches au chevet des moribonds, à méditer sur les différents flux qui sèment et arrachent la vie, lui qui a tant spéculé sur les gyrus et vagabondages des âmes, sur l’existence des spectres, se retrouve t-il dans la peau de l’un d’eux. Encapuchonné, il peut désormais lambiner dans les artères de la Cité l’esprit serein. Menaces et dangers deviennent intangibles et lui coulent dessus, comme une eau turbulente sur les galets de la rivière. Il est mort. Plus personne ne peut fomenter contre lui. Plus personne ne peut s’imaginer qu’il se tient là, circulant dans le labyrinthe de la Cité avec une insouciance d’enfant. Il est transparent, anonyme. Il est une mèche de vent, une ombre renarde, une silhouette sans visage. Un véritable répit. Qui prendra fin tôt ou tard.

La vieille demeure des Saada prend des allures de maison hantée, se dit-il. Une peinture écaillée sur les volets, une patine vert-de-gris aux ferronneries de la porte, des parasites criblant les palmeraies des jardins. L'ombre est si zélée à tout engloutir… Le chaos et la pourriture ne font qu’attendre, dans les pliures du temps et de l’espace, qu’on leur tourne le dos pour surgir. En début d’année, Cassian a fait déporter ses esclaves aux mines de Sel, une affaire temporaire avant qu’il ne brandisse le courage de tout reconstruire. Car il lui est impossible de laisser croupir son patrimoine de la sorte. S’il ne reste que lui, alors le monde entier doit savoir qu’il sera le plus solide et le plus digne, reléguant Noah le lumineux et Scylla la farouche au rang de déserteurs, de lâches, d’illustres feux de brindilles. Si lui n’a jamais brillé par la flamme et l’éclat, du moins est-il toujours debout, lune vieille quand les soleils s’évaporent. Mais il lui faut encore quelques mois avant de reprendre son souffle, avant d’ouvrir à nouveau le Noctarium, avant de revenir dans le monde des vivants. Un instant, au fond de sa gibecière, il joue du bout des doigts avec une lourde clef archaïque, celle du Manoir des Saada. Observant le fronton de la bâtisse depuis la rue, quelle n’est pas sa surprise d’y apercevoir quelques âmes en maraude, vautours à souvenirs cassés. Tiens, Irina.

L’œil noir de Cassian accueille un éclat aigu. Entraîné par sa curiosité, il la suit discrètement jusqu’aux étals de l’artisan-potier. Côtoyer la Mort et les fantômes semble lui avoir insufflé un vrai talent en matière de discrétion, car le Sorcier se glisse parmi les chalands sans attirer la moindre attention. Il a les épaules robustes, de quoi lui frayer un passage digne de ce nom où qu’il aille, mais son aura est comme blanchie, son charisme, aseptisé. Il ressemble à un pantin au teint de craie, aux pupilles mécaniques, aux gestes froids. Il semble fait de glace et d’engrenage, de pierre et de chaux. Taiseux, il fait mine de scruter les articles de l’artisan, mais son oreille lanterne, se dresse lorsque retentit son nom. Tiens, Irina croit donc qu’il est mort, pour affirmer que personne ne vit plus en ces murs ? La rumeur est-elle si grande, pour avoir happé jusqu’à la Princesse ? Et qui est cet étranger, qui lui tient le crachoir, et qui se prétend un ami de Noah, où de Kamil peut-être ? Calusa… Il a une élocution étrange, enrayée par moments, qui pique immédiatement sa curiosité de clinicien. Quelques minutes, il les laisse deviser. Bien conscient qu’ils ont attiré les regards curieux, bien conscient que s’il prend la parole, il foudroie sa renommée fantômatique.

« Tous les Saadas ne sont pas morts, Irina. Seulement celui cher à ton cœur. » Une voix basse, qui roule dans un silence, qui n’interrompt personne. Il se retourne alors, découvre le visage de ce Hyacinthe, retrouve les traits familiers d’Irina. Non, au nom de leur relation aujourd’hui enfouie, qui ne se résume peut-être plus qu’à des surgeons de complicité, Cassian ne pouvait pas la laisser plus longtemps dans l’ignorance. Elle le lui aurait reproché, plus tard. Et puis le chagrin piétiné qu’éprouve la princesse Rahjak ne trouve t-il pas un écho confondant dans le cœur du dernier Saada ? Nul affect ne vient néanmoins accabler les traits séraphiques de Cassian, comme si le naufrage de sa famille l’indifférait au plus haut point, presque pourrait-il porter joliment le meurtre de Scylla, de Noah, de Kamil, tant il paraît lointain. Intouchable.

« Chers à... Vos cœurs ? » Son regard oblique vers le Calusa. Un bellâtre à crinière, qui porte la vie sauvage au fond de ses prunelles émeraude. Une prestance solaire, que Cassian ne voit pas, focalisé sur ses étranges manies, sur son flot de paroles trébuchantes. Est-il bègue, ou y a-t-il autre chose ? Il se retient d’investiguer plus en avant, pris malgré lui dans cette ambiance de recueillement. Personne autour d’eux ne s’est encore penché sur son identité, comme s’il n’était qu’un passant curieux et impertinent. Une performance médiocre après la maladresse du Calusa, vécu comme un crime de lèse-majesté. Bafoué par des souvenirs, le regard de Cassian s’envole un instant pour les fenêtres du manoir, obturées par de longues tentures poussiéreuses, qui n’ont pas ouvertes voie au soleil depuis des mois battants. Un soupir à ses lèvres, comme une goutte de vitriol fumant. « Cette maison est un cimetière de souvenirs… » Souffle t-il. « Ils vont se gâter, ces souvenirs. Ils vont se racornir, se rigidifier. Ils vont sécher… Ils vont exhaler. Sentir mauvais. » Pire encore que les fumées légères qui s’échappent de ses chaudrons. « Vous devriez quitter cet endroit. »

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