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˜˜˜˜˜˜Anywhere, whenever, apart, but still together - Iris -
maybe life should be about more than just surviving


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19/05/2018 Phoebus - Léonard Caleb A. Hakara 72 Sebastian Stan Ava © STARFIRE - Signa © EXORDIUM. Stratégie & Maniement des armes 130




Anywhere, whenever, apart, but still together


Le monde avait changé. Tu n’étais peut-être pas né sur terre mais il fallait être aveugle pour ne pas s’en rendre compte. Le cyclone avait balayé beaucoup de choses sur son passage ; Votre moral en faisait et fait encore partie. Là haut sur l’Odyssée beaucoup avaient eut la paix et le confort d’une sécurité toute relative. On pouvait vous envoyer dans l’espace pour un manquement au règlement mais ici les choses étaient différentes. Il n’y avait pas de règle pour que la Terre vous fasse disparaître en un claquement de doigt, vous pouvez dormir et ne jamais vous réveiller, emporté par n’importe quelle bête sauvage ou n’importe quel coup de vent venu abattre un arbre sur votre campement.
Tu dormais mal depuis le Cyclone.
On ne va pas se le cacher, tu te réveillais toutes les nuits en prétextant n’importe quelle raison peu valable, tes yeux étaient bien plus creux et tes émotions difficilement gérables… Mais ça allait mieux, la nature semblait se calmer et tu suivais le rythme. Voilà deux jours que tu ne t’étais réveillé au beau milieu de la nuit et tu pouvais déjà sentir tes muscles réclamer leur dû…

Alors si ce matin tu étais de garde pour surveiller les alentours du campement, tu pouvais aussi voir l’étendue de forêt autour de toi, comme un appel au renouveau. Les plantes grandissaient à vue d’oeil et la nature reprenait ses droits avec vivacité, renaissant de ses cendres tel un phoenix. Tu trépignes, hésitant entre rester à ton poste et te dire qu’il n’y aura pas de danger tu te raisonnes et laisse le temps passer jusqu’à ce que le soleil soit à son Zénith et la chaleur au plus haut de la journée ; Par chance la forêt vous offrait le confort du printemps. Pas sûr qu’une chute dans le désert ne vous ait autant ravi.
Dès la minute où ton tour est terminé tu t’enfonces dans le camp afin de rejoindre ton lieu de vie sommaire. Là tu attrapes quelques affaires utiles tel qu’un sac de peau, à boire mais aussi cette lame avec laquelle tu sors toujours. Ce n’est pas grand chose mais une lame peut vous sauver la vie qu’il s’agisse d’un ennemi ou d’une plante inconnue…

Et tu ressors aussi sec et au pas de course, inutile de perdre du temps aujourd’hui alors que ton regard balai déjà le camp, posant rapidement tes iris bleus sur la chevelure rousse que tu recherchais. Le cyclone vous a tous touché, plus ou moins, tu as su garder la tête haute mais tout le monde n’est pas capable d’en faire autant et s’ils pensent que certains sont passés au travers, ils se trompent lourdement. Mais tu sais que la planète ne laisse aucune chance à ceux qui restent à l’arrière. Alors te voilà, grand idiot que tu es, posant une main sur son épaule pour ne pas la surprendre…. Quoique ce soit peut-être encore trop direct. Tu n’es pas là pour t’en rendre compte.
« Aller princesse, on a de la route. » Bonjour, bienvenue dans ta tête. Voilà ce que l’on peut dire lorsque tu as une idée en tête. Pourtant il n’y a pas de mal à prévoir ces petites sorties surprises. Tu retardes l’échéance depuis trop longtemps, prétextant que l’extérieur peut encore être dangereux… Mais il faut se rendre à l’évidence, d’autres sont déjà sorti sans problème alors il est temps pour toi, pour vous, de sortir de l’enceinte protectrice du camp. Tu as l’impression d’être enfermé depuis bien trop longtemps déjà.
« J’ai préparé les affaires alors tu n’as plus qu’à… m’emboiter le pas, et on y sera en moins de deux. » Il est tellement plus facile de ne pas lui laisser le choix que tu n’attends pas vraiment de réponse pour prendre les devants ; Quelque part tu sais qu’elle ne restera pas derrière, pas alors que tu lui a demandé de suivre… C’est bas comme mouvement mais tu es comme ça aussi, à te servir des mots pour la bonne cause… Du moins c’est ce que tu te dis. Ton père était pareil non? Evidemment que non, tu n’as rien à voir avec lui.

Rapidement, les sons rassurant du campement laissent place aux craquements des feuilles sous vos pas et aux sons de la nature. Le chemin sur lequel tu l’emmène est bien connu des vôtres. Tu ne veux pas la perdre en forêt, ce n’est pas l’objectif… Durant le temps de marche tu tâches de lui montrer deux ou trois choses, les traces d’animaux que tu commences à réussir à voir par exemple. De quoi rassurer toute personne que la forêt effraie évidemment ; Mais la balade se termine lorsque vous arrivez à la lisière de la clairière. Le bois dessine un cercle autour de cette masse d’herbe camouflée au coeur de la forêt, lieu aux air de paradis et de paix, la végétation a depuis plusieurs semaines déjà repris ses droits au dessus des branches d’arbre tombées et elle vous arrive bien au genoux.

Et tu l’arrête d’un mouvement net, tendant le bras tout en relevant les yeux alors que là bas, plus loin dans la sécurité de la prairie un cerf de taille largement respectable relève la tête. Et tu t’émerveille comme un gosse devant sa prestance pourtant dépourvue de ramure ; Les cerfs ont perdus leur bois au printemps mais ils restent des créatures majestueuses.
Il ne faut pas bien longtemps pour que l’animal ne repère les intrus que vous êtes, penchant les oreilles pour détaler en quelques bonds ; Parce que la nature n’est pas seulement violente, elle est aussi là pour éviter le conflit… Leçon de vie que peu ne comprenne. « T’as vu ça... »
Derrière tes yeux creux et tes traits tirés un sourire prends place sur ton visage, tu ressers la main sur la lanière de ton sac en avançant au pas de course dans la clairière. L’après midi est déjà plus qu’entamé et la lumière commence doucement à baisser quoique les jours n’aient rallongés… « On va s’arrêter ici pour aujourd’hui. J’ai apporté de quoi mettre cette journée à profit. » Tu remarques un tronc où tu te laisses tomber tout en retirant le sac de ton épaule pour en sortir une bourse contenant des baies et une gourde. « Cet endroit est agréable, c’est l’idéal pour s’éloigner un peu de la maison… » Tu fronces les sourcils, impression de déjà vu désagréable, un regard circulaire autour de toi t’indique pourtant qu’il n’y a rien. La fatigue joue parfois des tours à celui qui pense entendre des voix… « ...Il y a pas meilleur endroit pour en apprendre plus sur le monde où on vit. »

Après tout, cette Terre était votre meilleure chance de survie, vivre avec elle ne pourrait pas faire de mal à la jeune femme. Il faudrait bien qu’elle le comprenne un jour.
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Anywhere, whenever, apart, but still together

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Elle n’avait pas osé remettre un pied dehors, depuis tout ce qui s’était passé, depuis que le cyclone avait traversé le campement. Enfin, il fallait l’avouer, Eris n’avait jamais été très à l’aise avec cette terre, cet extérieur. Sa vie, elle l’avait passé enfermer sur un vaisseau, à des milliers de kilomètres de leur mère-patrie, celle qu’elle n’avait connu qu’au travers des livres et des théories. Alors, se retrouver dans d’aussi grands espaces… Ca la tétanisait. Elle avait beau se répéter à quel point c’était stupide, tout était incontrôlable. Ses pupilles ambrées ne montraient que de la peur à la simple idée de devoir quitter le cocon protecteur du campement, qu’elle avait elle-même aidé à reconstruire, ne serait-ce que pour se rendre à l’orée de la forêt récupérer quelques morceaux de bois. Du coup, contrairement à d’autres qui n’avaient pas apprécié de ne pas pouvoir bouger pendant un temps, la rousse s’en était très bien contentée. Elle avait pu se reposer, éviter que son esprit vire fou à cause du stress et de l’angoisse. En fait, Eris se doutait que c’était en partie à cela qu’était dû son meurtre, ainsi que son amnésie partielle. C’était toute cette anxiété accumulée, qui l’avait poussé d’une manière ou d’une autre à commettre l’irréparable. Néanmoins, elle n’était pas médecin, et n’était pas certaine de vouloir développer ses hypothèses…

Elle était aujourd’hui au milieu du campement, à réfléchir aux prochains aménagements à faire. La proposition des terriens résonnait encore dans son esprit, et comme elle l’avait déjà souligné à Liam, il serait utile de renforcer leur clôture. C’était à la fois la délimitation du terrain que les délinquants avaient récupéré sur Terre, mais aussi de quoi les protéger des animaux sauvages un peu trop téméraires. Non, Eris n’était absolument pas pessimiste… Elle attrapa une de ses mèches de cheveux, qu’elle mâchouilla sans s’en rendre compte, et glissa un regard en direction du ciel. D’un bleu clair éclatant, il était particulièrement découvert en ce jour. Cela ne pouvait qu’apporter de bonnes nouvelles, non ? Perdue dans ses pensées, et dans ses divagations, elle ne sentit pas l’approche pourtant fort peu discrète de Raphaël, jusqu’à ce que la main sur son épaule la fasse sursauter. Elle se retourna, l’étonnement se lisant sur ses traits. « Quoi ? Que va-t-on faire ? » Mais il fallait l’avouer, la gamine n’avait guère la force suffisante pour résister à la poigne de Raphaël. Le regard et possible jugement des autres l’empêchaient de traîner des pieds ou de faire une scène au milieu du campement. Peut-être aurait-elle dû…

Et elle lui emboîta le pas, jetant par moment un regard derrière elle, comme si on allait venir la sauver de l’horreur qui l’attendait. Mais tout le monde s’en foutait, personne n’allait arrêter Raphaël. Il était connu comme le loup blanc, et devait connaître les environs comme sa poche. Il était le guide idéal, mais Eris n’avait guère envie de foutre le moindre pied dehors. « Et comment ça, tu as déjà préparé des affaires, t’as foutu le nez dans les miennes ?! » A la peur de sortir s’ajoutait une colère sourde et dégoulinante. Elle n’arrivait ni à contrôler les tremblements de son corps, ni la rage qui se répandait dans son corps. Pourquoi avait-il choisi de l’embarquer elle dans sa foutue envie de liberté ?! La rousse, elle n’avait pas envie de marcher dans la forêt, de rencontrer des animaux sauvages et de crever dans d’atroces souffrances. D’instinct, elle frappa dans un caillou ou une racine se trouvant sur son chemin, retint l’insulte prête à passer la bordure de ses lèvres sous l’impact de la douleur. Oui, elle était stupide. Mais putain, c’était juste dangereux d’être ici….

Puis, après plusieurs minutes, heures, à force de voir les différentes traces sur le sol, les animaux qui se faisaient la malle à leur arrivée, elle commençait à changer sa vision des choses. La petite bête ne pouvait pas manger la grande, n’est-ce pas ? Et elle était celle envahissant leur territoire. Pourtant, même en remarquant cela, elle ne quittait pas l’homme d’une semelle. Pire encore, elle n’avait aucune hésitation à s’accrocher à son tee-shirt de temps à autre, quand un bruit se faisait plus fort que le reste, quand la peur lui bouffait les entrailles. C’était un sursaut de conscience, un sursaut d’instinct. Puis elle se fit arrêter net, fonçant dans le bras tendu devant elle. Un cri étouffé, lié à la surprise, et peut-être la douleur. Elle était étonnée, intriguée, devant la bête majestueuse qui se dressait non loin d’eux. Eris, elle n’était pas bien douée en faune animale, elle n’était pas capable de donner les raisons pour lesquelles le cerf avait perdu les bois de sa tête. Néanmoins, cela avait l’air d’être un spectacle au goût de Raphaël alors, elle se plongea dans le silence. C’était bien mieux ainsi…

« J’ai vu, mais tu pourrais certainement m’expliquer un peu plus non ? » Pour un peu qu’il y avait vraiment quelque chose à dire sur ce spectacle… Elle soupira doucement, poussa son corps  à faire quelques pas de plus jusqu’au centre de la clairière. La rousse était épuisée par la demi-journée de marche. Elle n’était guère des plus sportives, même si elle s’entretenait régulièrement. Les doigts se glissèrent dans ses cheveux, alors qu’elle reprenait son souffle, avant de se laisser tomber aux côtés de Raphaël. La question lui brûlant les lèvres se faufila enfin entre celles-ci : « Alors, on repartira que demain ? » Ca impliquait de passer une nuit ici, sans le cocon protecteur du campement autour d’eux. Et cela se voyait dans ses yeux, qu’elle n’espérait clairement pas la gamine… Sa langue passa sur ses lèvres asséchées, alors que ses pupilles paniquaient englober déjà les alentours. Le souci de la peur, c’était que ça exacerbait les ressentis, les stimulis captés par les sens. Et aujourd’hui, Eris avait dépassé ce stade-là. Elle n’était plus dans la peur, mais au bord de la crise de la panique, alors même qu’elle cachait le tout sous un visage de marbre.

Elle posa son visage sur ses genoux, serrant ses jambes contre son torse. Elle essayait de faire taire la course effrénée de son cœur, ses palpitations, et la respiration qui devenait chaotique. Elle était désespérante, clairement… « C’est peut-être la meilleure solution, mais je n’en avais pas envie. Y’a trop de trucs effrayants, et on ne s’est jamais ce qui peut nous tomber sur la tête. » Pause, hésitation. « Je n’aime pas l’incertitude. Je n’aime pas ne pas pouvoir contrôler le monde qui m’entoure. » Ce devait être ça. Sa peur des grands espaces, c’était aussi qu’elle se rendait compte à quel point elle était minuscule sur cette Terre. Et que la Mort pouvait arriver de partout…


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Karliene - Lullaby of Woe

Tu n’es pas vraiment connu pour ton tact, on pourrait même dire que tu es l’un de ceux qui en ont le moins. Mais que voulez vous, lorsque l’on a vécu enfermé tant d’années, il arrive que l’on oublie les bonnes manières pour les remplacer par l’action au présent, par ce que l’on veut sur le moment plutôt que de réfléchir à ce que l’on fait et aux conséquences de nos actes.
Mais de toute façon, qu’aurait-elle répondu si tu lui avait laissé le choix de venir ou non? Elle aurait pesé les pours et les contres, elle aurait regardé toutes les options dangereuses ou non… Maintenant vous êtes ici, et quoiqu’elle n’ait pu pensé, vous êtes encore en vie et le monde qui vous entoure n’a rien de plus effrayant qu’au campement. Vous n’avez certainement pas le même avis sur la question mais pour toi l’ouverture de la forêt est bien moins menaçante que les murs érigés autour de votre lieu de vie qui semblent parfois prêts à se refermer sur vous pour de bon… Au final tu n’es pas bien différent avec tes peurs et tes appréhensions.

Tu t’assieds sur le tronc, l’observant se recroqueviller tel un animal pris dans un piège et c’est à ce moment là que tu te rends compte de la part d’égoïsme qui t’as pris… À côté de toi Éris n’est pas de ceux que l’on pourrait voir survivre en forêt, elle est frêle, son regard de biche est bien plus alléchant pour un prédateur que celui qui marche dans les bois en faisant autant de bruit que possible pour les éloigner… Ton regard semble s’adoucir à ses mots, délaissant une minute les baies que tu avais entrepris de disposer dans un bol de fer cabossé pour t’approcher d’elle, déposer une main sur son épaule comme pour attirer son attention.
«Tu as tout contrôle sur le monde que tu connais, Éris. » Quoique l’on dise, tu es largement capable de faire preuve de réflexion et de sérieux lorsqu’il s’agit de t’occuper des tiens. Un sourire se voulant rassurant accompagne tes paroles alors que tu te relève en observant les alentours. «Si tu sais comment te nourrir, comment te défendre ou même comment te mettre à l’abri pour la nuit, alors tu as toutes les cartes en main pour avoir le contrôle de la situation… Et ce n’est pas en restant enfermé au campement que tu y parviendras. »
Tes yeux se posent sur la chevelure rousse de la jeune femme et malgré les sous-entendus que tu venais de soulever tu n’en semblait pas plus hautain ; Il n’y avait aucun intérêt à vous monter l’un contre l’autre ici et aujourd’hui, tu voulais qu’elle profite des lieux elle aussi mais elle n’allait pas pouvoir le faire si elle s’enfermait sur elle même tel un escargot dans sa coquille… Il y avait peut-être un long chemin devant elle avant d’arriver à survivre seule ici, mais une chose est sûre… Si un autre cyclone venait à vous frapper et qu’elle avait besoin de rester en forêt, actuellement elle ne s’en sortirait pas et bien que tu sois de ceux qui vivent seuls la plupart du temps… Tu refuserais de laisser tes amis y rester si tu n’étais plus là pour les aider et quoiqu’elle ne dise, elle en faisait parti.

«Nous ne dormirons pas ici. Il y a encore le temps avant que la nuit ne soit là. Mais si tu y tiens, je peux monter le camps » Ton sourire est l’exemple même de l’idiot qui t’habite. Tu remarques sans peine qu’elle ne semble pas dans son élément ici contrairement à toi. Il est de ta responsabilité de la ramener à bon port et ce serait immature que de vouloir la faire passer une nuit ici. «Je viens ici lorsque j’ai l’impression d’être en prison là bas. Tu es libre quand tu es entre les arbres. Je sais que tu n’es pas d’accord mais essaies un peu d’imaginer ce monde… Nous pourrions le parcourir pendant des jours sans arriver au bout et laisser nos… erreurs, derrière nous. » Elle ne partagera certainement pas ton avis, alors tu te réinstalle sur le tronc, lui tendant le bol de baies. «En fait tu avais raison. Passons la nuit ici. Je vais te montrer comment t’installer en sécurité pour la nuit, tu verras que c’est bien moins compliqué que ce que tu semble penser. » Tu pourrais la sentir te maudire, toi et ton sourire en coin, si elle n’était pas la gentillesse incarnée.
Elle n’aurait pas tord si elle voulait te maudire, car à baisser son attention pour la convaincre, une erreur est bien vite arrivée...
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This Is My World - Hans Zimmer & Junkie XL

Tu observes la nature autour de toi, plus sauvage que tu ne l’as espéré, mais plus calme que tu ne l’aurais pensé. Y’a pas un bruit aux alentours, si ce n’est celui des feuilles balayées par un courant d’air. Tu ne peux pas croire qu’un ouragan est passé par ici. En fait, à part le tronc sur lequel vous êtes installés, il n’y a aucun souvenir physique de la tempête que la Terre a essuyé. Tout a retrouvé sa sérénité. Ou alors, c’est seulement un moyen de montrer une phase apaisée aux yeux du monde, pour mieux détruire les humains qui peuplent la planète. Tu t’embarques certainement dans des réflexions trop poussées, trop méta-physiques. Dans le fond, cette nature n’a pas de vie qui lui ait propre, pas d’existence, pas de ressenti. Tu as toujours préféré la voir ainsi, pour te voiler la face, pour ne pas voir les erreurs de tes ancêtres, quand ils ont décidé de lâcher des bombes radioactives sur leur mère nourricière. C’était stupide, non ? De se condamner soi-même… Tu te demandes parfois, les rares fois où tu vas te promener ; que leur est-il passé par la tête, quand ils ont fait ce choix ? Détruire l’humanité, c’est quand même un peu extrême comme décision…

Contact qui te fait sursauter, et ton visage quitte enfin le creux de tes bras dans lesquels il s’était réfugié. Tu le portes sur Raphaël désormais, quelques secondes, avant de retrouver ton intérêt dans la contemplation du monde qui t’entoure. Un soupir quitte doucement tes lèvres, et tu réponds, agacée : « Je n’aurais jamais le contrôle sur la situation ! Si un animal sauvage débarque, j’pourrais rien faire. » Tu te poses, réfrènes ta colère liée au stress qui te bouffe. « Tu ne vas quand même pas me demander d’être capable de combattre un ours ? » Il rêve si tel est le cas. Déjà, tu t’évanouirais certainement à l’approche de la bestiole. Et puis, il faut l’avouer, tu ne seras jamais une foudre de guerre en termes de survie. Faut de l’endurance, faut de la mémoire, faut un calme à toute épreuve. Tout ce que tu n’as… Pas. Finalement, tu sais que tu mourrais si tu te retrouvais seule dans une situation désespérée. Et t’as appris à vivre avec cette limite, cette perception d’une mort bien plus proche qu’attendue. Elle est là, juste au détour d’un arbre, d’une clairière. Elle n’attend qu’un faux pas, pour couper le fil de ton existence…

« J’y tiens pas, mais tu ne vas pas m’écouter ? » Il est têtu, peut-être plus que toi. Il est têtu, et pour une fois, tu acceptes de lui offrir le dernier mot. En revanche, si le moindre problème surgissait, il en entendrait parler pendant des mois, voire des années. T’as la rancune facile, cachée derrière tes airs de rêveuse dans ton monde. T’as beau ne pas parler beaucoup, tu peux haïr une personne au premier regard, ou sur un geste idiot. Peut-être qu’il en fera les frais Raphaël. Tu le laisses parler, finis par grogner : « Qu’est-ce que j’avais dit ? » à la fin de ses propos. Tu es tellement douée pour comprendre les gens, quand tu y mettais un peu du tien. Ce qui est assez peu le cas à vrai dire. Tu te mords la langue, attrapes une baie qu’il te tend dans un bol, résistes à l’envie de bouder. Tu restes une gamine derrière tes airs trop sérieux, derrière les propos parfois trop techniques. « Vas-y, je te suis donc. » Aller, mets-y un peu de bonne volonté Eris, ça ne peut pas te faire de mal…

Tu grignotes la baie, sans y réfléchir, alors que tu quittes enfin l’assise du tronc. Ce n’est pas des plus confortables, mais cela te semble être une meilleure idée que d’aller mettre en place un campement. Mais t’as pas trop le choix. « Je ne sais pas si fuir est le meilleur moyen de retourner à une vie normale. » Fuir, c’est lâche non ? Même si tu peux parler toi, qui ne te souviens même pas de ton crime. Tu l’as juste par les récits des autres… « Et ça peut être une prison ici aussi. Quand tu auras tout visité, tout vu, comment te sentiras-tu ? »[/color] Quand la liberté prendra fin, et qu’il ne pourra plus bouger de cette Terre, appréciera-t-il ? C’est au moins une question qui mérite d’être posée…

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La faire sortir du campement, c’est comme mettre deux animaux au comportement totalement opposé dans la même pièce et espérer qu’il n’y aura pas une bagarre… Le problème c’est que tu es certain d’avoir le contrôle ici, certain de pouvoir gérer quoiqu’il arrive, quoique la nature ne vous jette au coin du nez, quoiqu’il arrive si Éris décidait d’un coup d’un seul de rentrer chez les vôtres parce que ton comportement est celui d’un gamin qui en demande trop à tout ceux qu’il connait. Un jour cela te perdra certainement, jouer les têtes brûlées, jouer les héros, n’a jamais sauvé personne.
Pourtant derrière la colère palpable de la jeune rouquine, ce n’est pas un être sans défense que tu reconnais, ni même quelqu’un qui n’a aucun contrôle sur sa vie, car si c’est ce qu’elle peut penser, alors tu es persuadé qu’elle se trompe… De vous deux, elle est peut-être celle qui a le plus le choix. Réfléchie, mature… Ce sont des qualités qu’on ne te prêterait pas et qui sur Terre sont pour le moins utiles si ce n’est salvatrices.

«   Un ours? Non. Mais s’il y avait un ours dans les parages, nous n’aurions pas croisé un cerf Eris. »
Ta voix se veut taquine, cependant ta réflexion est très sérieuse. Occultant probablement que d’autres prédateurs pourraient se cacher en silence, tu essaies au moins de détendre l’atmosphère, te rendant bien compte que c’est peine perdu, mais tu portes des oeillères et tu laisses le temps délier le stresse palpable de la jeune femme :  Rome ne s’est pas construite en un jour et tu ne t’attends pas à ce qu’elle ne change en une après midi. Parce qu’en effet, tu ne vas pas l’écouter. Partisan de ceux qui considèrent que pour combattre une peur, il faut l’affronter, tu mériterais d’être insulté, un sourire en coin accroché au visage à ses remarques. Tu es pourtant content de l’entendre se préparer à te suivre, à peut-être écouter les conseils que tu pourrais lui donner… Tu n’es pas un natif, ce monde t’es encore bien inconnu, mais en plus de trois ans tu commence ces à l’apprivoiser, le connaître un peu mieux peut-être, le comprendre lorsqu’il n’est pas à la tempête…
Tu grimace lorsqu’elle emploie le terme ‘fuir’. Que peux tu fuir? Sur l’Odyssée, à l’heur qu’il est tu serais mort sans aucune autre forme de jugement, tu n’aurais pas le choix de te défendre ni de blâmer ton envie de vivre, fuir n’avait pas sa place là haut et ici tu le considère comme une option en plus, un moyen de vivre plutôt que de devoir suivre un chemin tout tracé supposé sauver votre espèce.
«  Parce tu trouves notre vie ’normale’? Il y a longtemps que nous avons laissé cette ligne derrière nous. » Ta voix est peut-être plus agressive qu’elle n’aurait du l’être, tu secoue la tête, piochant dans les baies pour faire comme si tu passais à autre chose. Si la nature n’est pas le fort d’iris, ton point faible est certainement dans ce genre de questions…
«  C’est ce que tu penses? Que cet endroit est une prison? » Tu laisses échapper un rire triste, avançant de quelques pas dans la clairière en laissant un silence s’installer en te penchant pour récupérer des branches de taille correctes, sèches. «  Même si je venais à faire le tour de cet endroit, à supposer que ce soit possible, il faut des heures, des jours même, pour le parcourir. Tu le voyais comme moi d’en haut, comme tout le monde… Même si je le pouvais… Ça n’aurait rien d’une prison Eris, il n’y a pas de mur, il n’y a pas cette… Cette corde autour de ton cou qui annonce, tic tac, que dans quelques mois, quelques semaines, tu finiras comme un glaçon de quatre-vingt kilos dans l’espace. » Tu roules des yeux, porte une main à ta tempe avant de tourner les yeux vers elle, t’approchant de quelques pas. «  Je te dirai comment je me sens à ce moment là. Quand j’aurai tout vu. Alors tu as intérêt à encore être là, parce que ça va me prendre du temps. »
C’est un air de défi qui brille au fond de tes yeux trop bleus, accompagné d’un sourire qui camoufle à lui seul beaucoup trop de souvenirs et de remords pour être vraiment heureux. Le cyclone vous a tous blessé, la nature vous ayant montré plus d’une fois qu’elle ne vous laisserait pas en paix dans un monde tout rose comme vous avez pu l’imaginer en tombant sur Terre, mais c’est très bien comme ça et tu y vois un défi à relever, une raison de ne pas baisser les bras…
Alors tu reprends le petit bout de chemin vers la lisière du bois , t’assurant qu’elle te suive. Plus en contrebas, en lisière tu sais qu’il y a une vieille tanière d’un quelconque animal -carnivore sans doute- abandonnée, tu y a déjà passé plusieurs de tes absences, elle est assez grande pour vous deux, plus sécuritaire que les semblant de campements. Que tu es capable de monter et vous protègeras bien mieux des possibles intempéries.

C’est en arrivant à côté que tu t’arrêtes, repoussant branches et herbes folles. «  Tu vois, je ne te demandes pas d’apprendre à combattre une bête sauvage… Il suffit d’ouvrir les yeux pour pouvoir vivre ici. » Et d’un brin de folie. Tu sembles pourtant fier de ton petit numéro pour cette fois, l’invitant à passer en première pour se glisser dans ce qui semble être une brèche entre deux roches menant sur une tanière dont l’entrée principale, de l’autre côté, s’est effondrée avec le temps. Ce n’est peut-être qu’une question d’années avant que l’endroit lui même ne disparaisse et c’est ce que tu aimes dans ce monde : Comment avoir tout vu alors qu’il est en constant changement? Vous n’avez même jamais été au bout d’une simple forêt, après tout...

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