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˜˜˜˜˜˜Anywhere, whenever, apart, but still together - Iris -
maybe life should be about more than just surviving


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19/05/2018 Phoebus - Léonard Caleb A. Hakara 8 Sebastian Stan Ava © STARFIRE - Signa © EXORDIUM. 0


Sujet: Anywhere, whenever, apart, but still together - Iris -
Jeu 24 Mai - 0:55


Anywhere, whenever, apart, but still together


Le monde avait changé. Tu n’étais peut-être pas né sur terre mais il fallait être aveugle pour ne pas s’en rendre compte. Le cyclone avait balayé beaucoup de choses sur son passage ; Votre moral en faisait et fait encore partie. Là haut sur l’Odyssée beaucoup avaient eut la paix et le confort d’une sécurité toute relative. On pouvait vous envoyer dans l’espace pour un manquement au règlement mais ici les choses étaient différentes. Il n’y avait pas de règle pour que la Terre vous fasse disparaître en un claquement de doigt, vous pouvez dormir et ne jamais vous réveiller, emporté par n’importe quelle bête sauvage ou n’importe quel coup de vent venu abattre un arbre sur votre campement.
Tu dormais mal depuis le Cyclone.
On ne va pas se le cacher, tu te réveillais toutes les nuits en prétextant n’importe quelle raison peu valable, tes yeux étaient bien plus creux et tes émotions difficilement gérables… Mais ça allait mieux, la nature semblait se calmer et tu suivais le rythme. Voilà deux jours que tu ne t’étais réveillé au beau milieu de la nuit et tu pouvais déjà sentir tes muscles réclamer leur dû…

Alors si ce matin tu étais de garde pour surveiller les alentours du campement, tu pouvais aussi voir l’étendue de forêt autour de toi, comme un appel au renouveau. Les plantes grandissaient à vue d’oeil et la nature reprenait ses droits avec vivacité, renaissant de ses cendres tel un phoenix. Tu trépignes, hésitant entre rester à ton poste et te dire qu’il n’y aura pas de danger tu te raisonnes et laisse le temps passer jusqu’à ce que le soleil soit à son Zénith et la chaleur au plus haut de la journée ; Par chance la forêt vous offrait le confort du printemps. Pas sûr qu’une chute dans le désert ne vous ait autant ravi.
Dès la minute où ton tour est terminé tu t’enfonces dans le camp afin de rejoindre ton lieu de vie sommaire. Là tu attrapes quelques affaires utiles tel qu’un sac de peau, à boire mais aussi cette lame avec laquelle tu sors toujours. Ce n’est pas grand chose mais une lame peut vous sauver la vie qu’il s’agisse d’un ennemi ou d’une plante inconnue…

Et tu ressors aussi sec et au pas de course, inutile de perdre du temps aujourd’hui alors que ton regard balai déjà le camp, posant rapidement tes iris bleus sur la chevelure rousse que tu recherchais. Le cyclone vous a tous touché, plus ou moins, tu as su garder la tête haute mais tout le monde n’est pas capable d’en faire autant et s’ils pensent que certains sont passés au travers, ils se trompent lourdement. Mais tu sais que la planète ne laisse aucune chance à ceux qui restent à l’arrière. Alors te voilà, grand idiot que tu es, posant une main sur son épaule pour ne pas la surprendre…. Quoique ce soit peut-être encore trop direct. Tu n’es pas là pour t’en rendre compte.
« Aller princesse, on a de la route. » Bonjour, bienvenue dans ta tête. Voilà ce que l’on peut dire lorsque tu as une idée en tête. Pourtant il n’y a pas de mal à prévoir ces petites sorties surprises. Tu retardes l’échéance depuis trop longtemps, prétextant que l’extérieur peut encore être dangereux… Mais il faut se rendre à l’évidence, d’autres sont déjà sorti sans problème alors il est temps pour toi, pour vous, de sortir de l’enceinte protectrice du camp. Tu as l’impression d’être enfermé depuis bien trop longtemps déjà.
« J’ai préparé les affaires alors tu n’as plus qu’à… m’emboiter le pas, et on y sera en moins de deux. » Il est tellement plus facile de ne pas lui laisser le choix que tu n’attends pas vraiment de réponse pour prendre les devants ; Quelque part tu sais qu’elle ne restera pas derrière, pas alors que tu lui a demandé de suivre… C’est bas comme mouvement mais tu es comme ça aussi, à te servir des mots pour la bonne cause… Du moins c’est ce que tu te dis. Ton père était pareil non? Evidemment que non, tu n’as rien à voir avec lui.

Rapidement, les sons rassurant du campement laissent place aux craquements des feuilles sous vos pas et aux sons de la nature. Le chemin sur lequel tu l’emmène est bien connu des vôtres. Tu ne veux pas la perdre en forêt, ce n’est pas l’objectif… Durant le temps de marche tu tâches de lui montrer deux ou trois choses, les traces d’animaux que tu commences à réussir à voir par exemple. De quoi rassurer toute personne que la forêt effraie évidemment ; Mais la balade se termine lorsque vous arrivez à la lisière de la clairière. Le bois dessine un cercle autour de cette masse d’herbe camouflée au coeur de la forêt, lieu aux air de paradis et de paix, la végétation a depuis plusieurs semaines déjà repris ses droits au dessus des branches d’arbre tombées et elle vous arrive bien au genoux.

Et tu l’arrête d’un mouvement net, tendant le bras tout en relevant les yeux alors que là bas, plus loin dans la sécurité de la prairie un cerf de taille largement respectable relève la tête. Et tu t’émerveille comme un gosse devant sa prestance pourtant dépourvue de ramure ; Les cerfs ont perdus leur bois au printemps mais ils restent des créatures majestueuses.
Il ne faut pas bien longtemps pour que l’animal ne repère les intrus que vous êtes, penchant les oreilles pour détaler en quelques bonds ; Parce que la nature n’est pas seulement violente, elle est aussi là pour éviter le conflit… Leçon de vie que peu ne comprenne. « T’as vu ça... »
Derrière tes yeux creux et tes traits tirés un sourire prends place sur ton visage, tu ressers la main sur la lanière de ton sac en avançant au pas de course dans la clairière. L’après midi est déjà plus qu’entamé et la lumière commence doucement à baisser quoique les jours n’aient rallongés… « On va s’arrêter ici pour aujourd’hui. J’ai apporté de quoi mettre cette journée à profit. » Tu remarques un tronc où tu te laisses tomber tout en retirant le sac de ton épaule pour en sortir une bourse contenant des baies et une gourde. « Cet endroit est agréable, c’est l’idéal pour s’éloigner un peu de la maison… » Tu fronces les sourcils, impression de déjà vu désagréable, un regard circulaire autour de toi t’indique pourtant qu’il n’y a rien. La fatigue joue parfois des tours à celui qui pense entendre des voix… « ...Il y a pas meilleur endroit pour en apprendre plus sur le monde où on vit. »

Après tout, cette Terre était votre meilleure chance de survie, vivre avec elle ne pourrait pas faire de mal à la jeune femme. Il faudrait bien qu’elle le comprenne un jour.
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21/12/2017 Thinkky / Angel Rowena Chakraan 157 Sophie Turner (c) Lux aeterna mécanicienne (robotique) / construction & robotique/mécanique 4
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Sujet: Re: Anywhere, whenever, apart, but still together - Iris -
Lun 11 Juin - 21:03


Anywhere, whenever, apart, but still together

This Is My World - Hans Zimmer & Junkie XL

Elle n’avait pas osé remettre un pied dehors, depuis tout ce qui s’était passé, depuis que le cyclone avait traversé le campement. Enfin, il fallait l’avouer, Eris n’avait jamais été très à l’aise avec cette terre, cet extérieur. Sa vie, elle l’avait passé enfermer sur un vaisseau, à des milliers de kilomètres de leur mère-patrie, celle qu’elle n’avait connu qu’au travers des livres et des théories. Alors, se retrouver dans d’aussi grands espaces… Ca la tétanisait. Elle avait beau se répéter à quel point c’était stupide, tout était incontrôlable. Ses pupilles ambrées ne montraient que de la peur à la simple idée de devoir quitter le cocon protecteur du campement, qu’elle avait elle-même aidé à reconstruire, ne serait-ce que pour se rendre à l’orée de la forêt récupérer quelques morceaux de bois. Du coup, contrairement à d’autres qui n’avaient pas apprécié de ne pas pouvoir bouger pendant un temps, la rousse s’en était très bien contentée. Elle avait pu se reposer, éviter que son esprit vire fou à cause du stress et de l’angoisse. En fait, Eris se doutait que c’était en partie à cela qu’était dû son meurtre, ainsi que son amnésie partielle. C’était toute cette anxiété accumulée, qui l’avait poussé d’une manière ou d’une autre à commettre l’irréparable. Néanmoins, elle n’était pas médecin, et n’était pas certaine de vouloir développer ses hypothèses…

Elle était aujourd’hui au milieu du campement, à réfléchir aux prochains aménagements à faire. La proposition des terriens résonnait encore dans son esprit, et comme elle l’avait déjà souligné à Liam, il serait utile de renforcer leur clôture. C’était à la fois la délimitation du terrain que les délinquants avaient récupéré sur Terre, mais aussi de quoi les protéger des animaux sauvages un peu trop téméraires. Non, Eris n’était absolument pas pessimiste… Elle attrapa une de ses mèches de cheveux, qu’elle mâchouilla sans s’en rendre compte, et glissa un regard en direction du ciel. D’un bleu clair éclatant, il était particulièrement découvert en ce jour. Cela ne pouvait qu’apporter de bonnes nouvelles, non ? Perdue dans ses pensées, et dans ses divagations, elle ne sentit pas l’approche pourtant fort peu discrète de Raphaël, jusqu’à ce que la main sur son épaule la fasse sursauter. Elle se retourna, l’étonnement se lisant sur ses traits. « Quoi ? Que va-t-on faire ? » Mais il fallait l’avouer, la gamine n’avait guère la force suffisante pour résister à la poigne de Raphaël. Le regard et possible jugement des autres l’empêchaient de traîner des pieds ou de faire une scène au milieu du campement. Peut-être aurait-elle dû…

Et elle lui emboîta le pas, jetant par moment un regard derrière elle, comme si on allait venir la sauver de l’horreur qui l’attendait. Mais tout le monde s’en foutait, personne n’allait arrêter Raphaël. Il était connu comme le loup blanc, et devait connaître les environs comme sa poche. Il était le guide idéal, mais Eris n’avait guère envie de foutre le moindre pied dehors. « Et comment ça, tu as déjà préparé des affaires, t’as foutu le nez dans les miennes ?! » A la peur de sortir s’ajoutait une colère sourde et dégoulinante. Elle n’arrivait ni à contrôler les tremblements de son corps, ni la rage qui se répandait dans son corps. Pourquoi avait-il choisi de l’embarquer elle dans sa foutue envie de liberté ?! La rousse, elle n’avait pas envie de marcher dans la forêt, de rencontrer des animaux sauvages et de crever dans d’atroces souffrances. D’instinct, elle frappa dans un caillou ou une racine se trouvant sur son chemin, retint l’insulte prête à passer la bordure de ses lèvres sous l’impact de la douleur. Oui, elle était stupide. Mais putain, c’était juste dangereux d’être ici….

Puis, après plusieurs minutes, heures, à force de voir les différentes traces sur le sol, les animaux qui se faisaient la malle à leur arrivée, elle commençait à changer sa vision des choses. La petite bête ne pouvait pas manger la grande, n’est-ce pas ? Et elle était celle envahissant leur territoire. Pourtant, même en remarquant cela, elle ne quittait pas l’homme d’une semelle. Pire encore, elle n’avait aucune hésitation à s’accrocher à son tee-shirt de temps à autre, quand un bruit se faisait plus fort que le reste, quand la peur lui bouffait les entrailles. C’était un sursaut de conscience, un sursaut d’instinct. Puis elle se fit arrêter net, fonçant dans le bras tendu devant elle. Un cri étouffé, lié à la surprise, et peut-être la douleur. Elle était étonnée, intriguée, devant la bête majestueuse qui se dressait non loin d’eux. Eris, elle n’était pas bien douée en faune animale, elle n’était pas capable de donner les raisons pour lesquelles le cerf avait perdu les bois de sa tête. Néanmoins, cela avait l’air d’être un spectacle au goût de Raphaël alors, elle se plongea dans le silence. C’était bien mieux ainsi…

« J’ai vu, mais tu pourrais certainement m’expliquer un peu plus non ? » Pour un peu qu’il y avait vraiment quelque chose à dire sur ce spectacle… Elle soupira doucement, poussa son corps  à faire quelques pas de plus jusqu’au centre de la clairière. La rousse était épuisée par la demi-journée de marche. Elle n’était guère des plus sportives, même si elle s’entretenait régulièrement. Les doigts se glissèrent dans ses cheveux, alors qu’elle reprenait son souffle, avant de se laisser tomber aux côtés de Raphaël. La question lui brûlant les lèvres se faufila enfin entre celles-ci : « Alors, on repartira que demain ? » Ca impliquait de passer une nuit ici, sans le cocon protecteur du campement autour d’eux. Et cela se voyait dans ses yeux, qu’elle n’espérait clairement pas la gamine… Sa langue passa sur ses lèvres asséchées, alors que ses pupilles paniquaient englober déjà les alentours. Le souci de la peur, c’était que ça exacerbait les ressentis, les stimulis captés par les sens. Et aujourd’hui, Eris avait dépassé ce stade-là. Elle n’était plus dans la peur, mais au bord de la crise de la panique, alors même qu’elle cachait le tout sous un visage de marbre.

Elle posa son visage sur ses genoux, serrant ses jambes contre son torse. Elle essayait de faire taire la course effrénée de son cœur, ses palpitations, et la respiration qui devenait chaotique. Elle était désespérante, clairement… « C’est peut-être la meilleure solution, mais je n’en avais pas envie. Y’a trop de trucs effrayants, et on ne s’est jamais ce qui peut nous tomber sur la tête. » Pause, hésitation. « Je n’aime pas l’incertitude. Je n’aime pas ne pas pouvoir contrôler le monde qui m’entoure. » Ce devait être ça. Sa peur des grands espaces, c’était aussi qu’elle se rendait compte à quel point elle était minuscule sur cette Terre. Et que la Mort pouvait arriver de partout…


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