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˜˜˜˜˜˜That ghost hanging over your shoulders. [Elijah]
maybe life should be about more than just surviving


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19/12/2017 mika. Teagan S. Peverell 748 Jared Leto A: Schizophrenic Animiste pour la vie & Des aptitudes en Notions de soins, Zoologie mais aussi Gardien du Savoir. Naori 102



GÜZIS
& ELIJAH

That ghost hanging over your shoulders.

Les arbres murmuraient leur douce chanson dans une pénombre à laquelle tu n’avais plus à t’habituer. Le temps était clément, bien plus que ce que tu avais pu traverser ces dernières semaines, et tu ne t’en plaindrais pas. Les nuits restaient fraîches, froides même, mais tu avais l’habitude n’est-ce pas? Tu savais comment les passer, tu n’en étais pas à ton coup d’essai. Tout cela pour te permettre d’être plus longtemps encore dans le sein de cette forêt que tu considérait comme ta maison, tout cela pour découvrir toujours un peu plus des merveilles de la nature que tu connaissais déjà sur le bout des doigts. Tu appréciais de rester immobile, les yeux clos, à écouter les pas d’animaux qui se faufilaient dans le sous bois, les battements d’ailes presque imperceptibles des chasseurs nocturnes, les murmures de la forêt que le vent semblait t’adresser en faisant frémir les branches et autres feuilles sur son passage. Ton immobilité n’avait d’égale que ta patience et t’avaient toujours permis de voir des choses que tu n’aurais sans doute jamais eu l’occasion d’observer si tu t’étais contenté de passer ton chemin. ces ombres timides, ces fantômes invisibles, d’aucun soufflerait que ton imagination n’avait pas de limites, tu ne les entendais pas. Peut-être étais-tu un peu fou quelque part, mais pour toi, tu avais juste ce monde dans lequel tu évoluais, ta bulle avec ses créatures, ses fantômes et ses esprits. Tu te sentirais sans doute bien seul sans eux.

Cela faisait quelques jours déjà que tu avais quitté le village qui abritait les tiens. Cela t’arrivait souvent récemment, ton esprit curieux te guidant toujours vers l’inconnu, vers un nouveau savoir potentiel, apprendre, connaître, observer. C’était là ce que tu faisais le mieux et ton métier d’animiste te donnait des opportunités rêvées de mettre ta curiosité en pratique. Mais la curiosité était vicieuse autant qu’elle t’était familière, insatiable, téméraire, elle te faisait parfois perdre ton sens du danger, de la sécurité. Tu n’agissais le plus souvent pas de manière inconsidérée mais ton comportement frôlait une limite, une frontière très fine qui aurait aisément pu te coûter cher la plupart du temps. Tu avais toujours survécu pourtant et c’était peut-être ce qui te poussait inconsciemment à continuer. Tes pas lors d’un hiver difficile t’avaient mené toujours un peu plus loin de votre village, tantôt seul, tantôt accompagné, et les braises de ta soif de savoir avaient été attisées, comme toujours. T’arrêterais tu seulement un jour?

La fourrure épaisse qui s’enroulait autour de ton cou et de tes épaules te maintenait au chaud alors que tes yeux d’azur, éclairés seulement par les lumières de la nuit fixaient un vide sans y chercher grand chose pour le moment. Tu étais installé, silencieux et immobile dans une cachette à l’abri des regards, à l’abri aussi, des rencontres malvenues. Prendre un peu de hauteur avait toujours été ton issue de secours. rares étaient les créatures qui viendraient te chercher dans le creux des arbres, encore plus si ces dernières ne te cherchaient pas du tout. Ce qui attirait l’œil n’était pas la présence des corps, c’était leur mouvement, et tu l’avais bien compris. Tu avais vu nombres d’animaux approcher lors de tes longues attentes dans les sous bois, parfois presque à portée de main, quoi que tu n’aies jamais franchir le pas, refusant de troubler cet instant qu’ils t’accordaient alors. Le seul à s’approcher plus que de raison aujourd’hui était Keryon, qui s’agaçait de ton immobilité lorsqu’il la trouvait trop prolongée, et il venait alors te pousser, comme pour s’assurer peut-être, que tu sois encore en vie. Tu l’étais toujours, et c’était devenu un jeu envers le cerf. Mais il n’était aujourd’hui pas question d’un jeu. Ni aujourd’hui, ni les jours précédents. Cela faisait plusieurs nuits que tu passais, juché sur ton perchoir, à scruter les mouvements en contrebas. Tu n’y voyais pas toujours du monde, tu n’avais pas souhaité t’approcher plus de de raison après tout. Curieux, mais toujours à marcher tel un funambule sur la délicate ligne de la sécurité. T’approcher d’avantage aurait été risqué, trop pour toi. Alors tu t’étais installé là, et tu avais observé, captant tout au plus des vas et viens réguliers, qui empruntaient assez souvent des chemins similaires. Tu n’avais pas appris grand chose d plus, mais cela te convenait pour le moment. Loin de toi l’idée d’espionner, tu n’étais qu’un grand enfant qui n’agissait que pour toi même, au grand dam de tes connaissances les plus proches. Qu’aurait dit Caleb après tout s’il avait su que tu venais depuis quelques temps, par groupes de quelques jours, t’installer proche de ce campement, pour les regarder, d’un peu loin pour le moment, trop farouche certainement, pour t’approcher plus.

Tu n’avais pas été présent lorsque les tiens les avaient aidé, quelque mois auparavant, électron libre comme le disait si bien Rowena, tu avais continué de vivre dans ton monde, méfiant aussi peut-être, face à ces inconnus qui attisaient ta curiosité mais installaient aussi l’incertitude dans ton esprit. Tu avais préféré garder tes distances sans animosité aucune, mais peut-être était-ce un peu trop tôt alors. Et voilà où tu étais aujourd’hui. Seul, loin de ton village, Keryon resté proche du village. là bas, un accord silencieux laissait l’animal dans une sécurité relative, il ne craignait pas la chasse de par les tiens, et l’épisode, vécu quelques jours plus tôt aux abord du territoire des jeune venus du ciel ne t’avais pas laissé une image assez agréable pour que tu te risques à le laisser vagabonder autour de toi. Sa plaie n’était pas encore soignée complètement, et tu ne pourrais assurer de garder ton calme s’il lui arrivait de nouveau quoi que ce soit.

Tu entendais plus loin les bruits reconnaissables d’un lieu abritant du monde, un village, ou peu t’importait comment cet endroit était nommé. Tu en étais trop loin encore pour savoir ce qu’il s’y tramait et tu estimais, à raison certainement, que c’était pour toi trop risqué de t’y aventurer ou de t’en approcher. tu avais déjà le pied sur la liste, à force d cela titiller, il finirait par t’arriver malheur. Un instant,t u laissas tes paupières retomber, pour te reposer, écouter aussi, sans que ton attention ne soit attirée par le monde qui t’entourait. Ce fut après de longues minutes que le bruit reconnaissable de pas te tira de cet état entre sommeil et attention, cet état où le vent te murmurait des douceurs et où aucune présence ne pouvait t’échapper. Tu ne chassais pas, mais l’on aurait pu voir en toi un certain potentiel à cette activité que tu avais délaissée depuis toujours, au profit des cueillettes, et autres ressources végétales. Après tout, ta tribu en avait besoin aussi, et certains étaient des chasseurs bien plus aguerris que toi. Ces pas qui se firent doucement plus proches te tirèrent de ta méditation, tes grands yeux bien trop bleus s’ouvrant de nouveau sur la pénombre qui laissaient danser ses timides et délicates lueurs dans tes iris bien trop clairs. Ton attention se reporta au sol, où tu chercha cette âme qui s’approchait. Cela faisait déjà quelques heures, selon toi, que personne n’était venu dans cette zone, et tu t’adonnais à ce petit jeu d’enfant d’essayer de deviner si cette silhouette là, tu allait la connaître ou non. Connaître serait un bien grand mot lorsque tes connaissances se résumaient à une observation à sens unique, mais il t’en fallait peu.

Et tu avais raison cette fois. Cela faisait déjà plusieurs fois que tu l’apercevais cet homme qui tournait régulièrement, ici comme ailleurs, à l’abord de tes autres cachettes sans que jamais tu n’aies trouvé bon de l’alerter réellement de ta présence. Une branche qui s’agitait, tout au plus, tu avais testé sa méfiance en jouant les bêtes sauvages prises en surprise, mais tu n’avais jamais trouvé utile ou bon de t’approcher plus. Sans doute tenais tu à ta sécurité au final. Tu l’avais vu parfois, chercher ta présence, de ce qu’il te semblait, sans la trouver heureusement, aussi ne t’inquiétas-tu pas outre mesure lorsque l’homme te sembla changer légèrement le chemin qu’il faisait habituellement. Naturellement ton corps se mis sur la défensive mais l’inquiétude ne gagnas pas ton esprit, tu continuas de l’observer dans le plus grand silence, intrigué peut-être, sûrement même, par ce choix de ronde habituel. Tu te tendis cependant lorsque tu remarquas qu’il semblait s’approcher de ta zone de confort et tes sourcils se froncèrent sans que la nuit n’en ait grand chose à faire. Iris dilatées, muscles bandés, prêts pour la fuite malgré que tu saches que tu resterais presque invisible si tu ne te décidais pas à bouger. On ne savait jamais. Tu te penchas pour le suivre du regard et ton cœur te sembla rater un battement lorsque l’homme un peu plus bas s’arrêta, l’œil au sol dans cette pénombre, lorsqu’il ramassa un objet au sol.

Une panique sourde te prit lorsque tu réalisas que malgré que la nuit bride ton acuité visuelle, tu savais ce qu’il avait ramassé. Il te suffisait pour cela de porter une main au niveau de ton cou. Le sifflet de Keryon n’était plus là. Tu savais bien que tu ne l’avais pas laissé chez toi, il était en quelques sortes un porte bonheur à tes yeux, ou tout du moins cet objet auquel tu te raccrochais pour garder pied lorsque tu te sentais partir un peu trop loin. Il ne pouvait le garder, mais au delà de ça, cette trouvaille était un énorme faux pas de ta part. Comment avais tu pu laisser tomber ça sans le remarquer? Taillé dans un bois de cerf décoré avec soin, il était d’une taille aisée à porter mais tout de même assez conséquente. Il aurait fallu être stupide pour ne pas comprendre que cet objet appartenait à quelqu’un, il n’avait plus grand chose de naturel et tu te doutait qu’il ne serait pas passer inaperçu des années s’il avait toujours été là. Il était proche de toi mais pas encore trop proche pour rendre toute retraite impossible, aussi te glissas-tu le long du tronc qui t’abritait, les épaisses fourrures te protégeant du froid te donnaient certainement l’air bien plus important que ton corps sec ne l’était réellement. Le silence de tes gestes, de tes pas, n’avait plus rien à prouver, quoi que tu ne puisses devenir invisible, tu restais aussi discret qu’une ombre. Immobile, tu l’observais maintenant du sol, collé à cet arbre au large tronc qui t’avais pendant des jours servir d’abris. Dans ta tête, les questions allaient bon train. Que faire, comment, était-ce raisonnable?

Oh non, ce que tu t’apprêtais à faire n’était pas raisonnable, mais cela faisait bien longtemps que tu n’écoutais plus la voix de la raison. Le surprendre en l’approchant par derrière aurait été une sotte idée, et tu n’étais pas encore assez stupide pour agir ainsi. Ta méfiance cependant laissait ton approche incertaine, silencieuse, tu profitais de l’ombre de la nuit pour t’approcher sans laisser la lune t’éclairer, tu voulais t’assurer que tu ne risquais rien, ou presque. Ton couteau, ta seule arme, tu ne la dérochas pas de ta ceinture, alors que dans un dernier pas, tu te glissas dans la lueur toute relative de la Lune, dans son angle de vue, le cœur battant, tes iris se détachant dans la pénombre comme deux biles bien trop claires. Tu avais laissé tes mains en vue mais pas non plus trop loin de toi, pour garder tout de même une marge de manœuvre en cas de danger, ton regard scrutait, sondait presque l’inconnu, tu espérais pouvoir prédire ses gestes, te protéger s’il le fallait, fuir peut-être… Mais pas sans ce sifflet.

Pas un mot ne franchit tes lèvres. Tu étais dans une zone qui, une fois à découvert, te paraissait tout à coup presque dangereuse, et tu n’avais pas pu voir s’il était seul ou non. Parler aurait pu être dangereux, tout comme se montrer ainsi l’était… Une folie après l’autre.

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24/03/2017 bbchat Liam Cohen, Saoirse Crowley, Cassandre Darcy, Near Reinhart 1789 Cillian Murphy lux aeterna ♥ , signa Perséphone + bckstreetbystumblr, gif profil Murphy Lux aeterna ♥ Paroles signa : Public Service Sroadcasting Evrest Psychologue blasé ne demandant qu'à être surpris, à nouveau emballé par cette voie qu'il a choisie. veilleur de nuit, stratège Blue for the win, Odysséen. 237
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That ghost hanging over your shoulders


Güzis et Elijah

Il aimait bien quand le jour laissait place la nuit, lorsque le bruit faisait place au silence certes relatif mais pourtant bien présent. Il cogitait sur ce qu’il s’était passé depuis le tout début. Cela allait mieux, enfin c’était relatif ça aussi. Il n’était jamais allé bien loin dans les terres sauf cette fois où il était revenu blessé mais c’était certain qu’il ne s’était pas aventuré beaucoup depuis. Il avait bien sur promis de ne pas jouer l’explorateur plus que nécessaire mais c’était toujours aussi tentant de découvrir.

Il découvrait encore mais d’une toute autre façon. C’était l’univers de la nuit qui le rendait curieux à chaque fois qu’il entendait quelque chose. Curieux plus qu’effrayé, il laissait ça pour les autres. Oh bien sur il ne ferait pas son malin devant une bête sauvage bien imposante mais il trouverait toujours une solution pas vrai ? La nuit était une curiosité parce qu’elle était une facette de ce monde qu’ils connaissaient mal. Ils ne l’avaient jamais connue ainsi là haut. Sur l’Odyssée ils n’avaient pas connu cette différence parfois de température, cette noirceur qui les enveloppait tout d’un coup. C’était comme s’ils découvraient un nouvel univers qu’il pensait plus ou moins connaitre après tous ces mois passés à noter tous les bruits qu’il pouvait bien entendre en ne sachant au final que rarement distinguer s’il s’agissait d’un animal ou d’un être humain. Il avait rencontré quelques terriens très silencieux, comme s’ils n’avaient fait qu’un avec la forêt mais cela faisait un moment qu’il n’avait rien reconnu de tel, c’était comme si cette trêve et la rencontre à venir signait une trêve bien plus réelle que ne l’avait été celle qu’ils avaient connue depuis leur arrivée sur terre.

Et ce n’était pas plus mal. N’est-ce pas ? Il faisait face déjà à un endroit différent que le campement précédent alors c’était plus facile pour tout le monde si des dangers ne venaient pas de tous les côtés alors qu’ils pensaient être venus dans un endroit plus sûr. Il n’était pas certain que se complaire ainsi dans une sureté approximative était une bonne idée. C’était certes plus rassurant mais lui dans l’histoire, il s’ennuyait.

Que cela soit lorsque les autres venaient lui parler pour des problèmes inexistants ou pour cette fonction qui avait tendance à le rendre curieux depuis le début de leur arrivée sur terre, cela revenait au même, l’ennui pointait le bout de son nez parce que c’était d’un coup beaucoup trop calme. Il n’était pourtant pas du genre à vouloir que les problèmes se créent même s’il ne pouvait pas s’en empêcher parfois surtout quand il ne supportait définitivement pas ceux et celles qui étaient en face de lui mais même si c’était peut-être difficile à croire pour certains, il ne cherchait que rarement les embrouilles. Son caractère n’était pas forcément toujours présent pour les embrouilles comparé à d’autres qui les enchaînaient comme si c’était devenu leur passe temps favori depuis qu’ils étaient arrivés sur terre.

Et pourtant malgré l’ennui de ces dernières semaines depuis quelques jours il avait l’impression d’entendre quelque chose de différent. C’était peut-être son esprit qui lui jouait des tours parce qu’il trouvait l’endroit trop calme qu’il lui inventait des sons venus d’ailleurs, qu’il n’avait que très rarement entendus, comme des bruits subtils faits pour ne pas être entendus ou faits pour être entendu bien au contraire. Mais c’était plus subtil que lorsque ça lui était arrivé d’avoir un terrien qui tente de jouer avec ses nerfs sans pour autant y parvenir. S’il y avait vraiment quelqu’un, bah qu’il vienne hein, il n’irait pas le chercher, se prendrait simplement au jeu de deviner l’endroit où il se trouvait sans pour autant véritablement le chercher. Il indiquerait à ceux qui prendraient la relève du matin ce qu’il s’était passé puis verrait bien s’il reviendrait le lendemain, si ceux de la journée avaient ressenti la même chose lors de leur tour de patrouille mais souvent, ce qui se passait la nuit, ne se reproduisait pas la journée. C’était toujours beaucoup plus subtil la nuit et il y était aussi beaucoup plus facile de se cacher.

Aujorud’hui c’était différent parce qu’il avait trouvé quelque chose, peut-être un indice sur la personne qui s’amusait à s’approcher de leur campement depuis deux trois jours. C’était peut-être quelqu’un qui n’était pas au courant pour le rassemblement à venir, c’était possible après tout les Naoris n’étaient pas conviés mais il lui semblait que ces derniers avaient tendance à savoir tout sur tout alors cela pouvait être quelqu’un d’autre, un isolé … c’était quelqu’un en tout cas vu l’objet qu’il tenait entre les mains, qu’il observait en jugeant plus prudent de ne pas l’utiliser parce que s’il avait reconnu l’objet, il ne savait pas à quoi il était destiné et il y avait beaucoup de possibilités. Cela pouvait être un simple jeu ou un objet d’avertissement enfin il y avait toujours mille et unes explications à l’apparition de cet objet à ses pieds alors mieux valait juste le garder et simplement se dire que si c’était un objet qui avait plus de valeur qu’il ne le laissait penser : la personne qui l’avait perdu viendrait le chercher.

Par chance aujourd’hui la lune était ronde et la visibilité beaucoup plus grande même s’il n’avait pas vraiment encore cherché à voir s’il y avait quelqu’un non loin de lui. Il avait scruté oui, mais n’avait pas vraiment tenté de chercher beaucoup plus loin. Il n’avait pas envie de se fatiguer et maintenant qu’il disposait de cet étrange sifflet, l’envie de se fatiguer était encore moins présente. Ce fut plus simple quand un individu fini par se montrer après avoir visiblement hésité pendant peut-être une bonne quinzaine de minutes si pas plus parce qu’il lui avait semblé ressentir une présence depuis bien plus longtemps mais là aussi c’était peut-être son esprit qui lui avait joué des tours.

Il ne savait pas trop comment interpeller celui qui semblait encore plus silencieux que s’il avait été caché parmi la nature. Il n’allait pas s’en prendre à lui, il avait bien pu voir qu’il ne se servait pas bien souvent de son couteau les fois où il était venu l’observer sans avoir pour autant besoin de venir le voir. « C’est à toi ? » Toujours aussi franc, hein, ça ne servait pas à grand-chose rester des heures à s’observer avant d’agir. Ça l’ennuierait même alors qu’il cherchait quelque chose pour tuer son ennui. Il trouvait plutôt quelqu’un. Il gagnait au change. Quelqu’un d’étrange, qui ne comprenait peut-être pas un mot de ce qu’il disait. Quelque chose lui disait qu’il n’allait pas tarder à le savoir.

Spoiler:
 


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GÜZIS
& ELIJAH

That ghost hanging over your shoulders.

Est-ce que tu es joueur? Tu ne saurais vraiment le dire. Tu l’as peut-être été, et tu l’es peut-être encore, mais assez rarement avec les humains. Tu sais te montrer taquin  avec ceux qui te sont le plus proches, Caleb, Rowena, les tiens de manière général et encore peut-être pas tous, mais tu es sans doute trop discret pour être réellement ce que l’on pourrait appeler un être joueur. Tu es âgé, et les jeux sont pour les enfants, ou pour ceux qui peuvent encore se permettre de s’abimer sans craindre de ne pouvoir rentrer chez eux entiers. Tu n’es plus jeune, tu as une santé qui sait faire très bien te jouer des tours, et tu n’es pas chez toi. Non, bien au contraire, cette partie de la forêt, tu ne l’as observée que trop rarement, tes déambulations allant rarement aussi loin. C’est la curiosité qui t’as tiré jusqu’ici, et c’est cette curiosité qui t’as gardé perché dans tes branches depuis ces quelques jours passés dans un territoire qui, tu pourrais presque le dire, ne t’appartient pas. Tu ne joues pas ici, tu observes, tu scrutes, tu ignores ce que tu peux ou non te permettre de faire. Oh, tu sais que ta tribu a déjà approché ces gens, mais tu restes un inconnu pour eux, et ils restent des inconnus pour toi. Tu te méfies, mais ta nature n’a de cesse de te murmurer que tu voudrais, peut-être, en apprendre un peu plus. Tu n’es pas un espion, tu ne veux de mal à personne et tu ne comptes certainement pas aller faire de rapport de tes observations à qui que ce soit, mais tu aimes apprendre. Tu as toujours aimé ça.

Entre tes désirs et tes actes pourtant, il y a un monde, tu le sais. Parce que tu es prudent, parce que tu es solitaire malgré tes facilités à perte entouré de gamins au village, parce que tu es farouche, un peu comme un animal sauvage qui ne saurait comment juger un être inconnu… Est-il supposé être pacifique, agressif, dangereux ou pas du tout? Tu es observateur, mais tu n’es pas devin. Tu sais qu’ils tournent, ils patrouillent, surveillent. Tunes pas stupide, tu te doutes qu’ils n’attendent pas d’invités, pas ici, pas tout de suite. Tu serais plus facilement vu comme un danger potentiel en te montrant, tu en es conscient et c’est pour cela que tu reste perché dans tes branches comme un léopard qui observe d’en haut, un monde qui ne le voit pas en retour. Tu aimes toi, être invisible aux yeux du monde, parce que tu sais que tu n’es un danger pour personne tant que l’on ne fait pas de mal à ceux que tu aimes, mais que tu ne sais jamais pour les autres. Tu es peut-être un peu trop aux abois, mais n’est-ce pas nécessaire dans ce monde ou l’on croise plus facilement l’hostilité que l’hospitalité? Les Naoris ne sont pas un peuple dangereux, pas sur le papier, mais à ta connaissance, tous ne sont pas comme toi, et c’est d’autant plus vrai pour l’inconnu. Alors oui, tu restes caché, peut-être que parfois tu testes un peu, discrètement, pas assez pour éveiller les soupçons, pour voir si tu risquerais quelque chose… Un bruit léger, un mouvement, un presque rien juste assez marqué pour faire réagir, mais tu n’en abuses pas non plus, tu n’aimes pas prendre des risques.

Mais si tu aurais sans doute pu rester à observer pendant quelques jours encore avant de retourner chez toi, c’est le destin qui s’est ennuyé. Et quel ne fut pas ton désarrois lorsque ta main n’as pas pu trouver autour de ton cou ce précieux sifflet que tu promènes partout. Tes pensées ont suivi ce chemin habituel qui guide tes gestes: le désarrois, l’incertitude, la panique même lorsque tu t’es rendu compte de l’objet manquant, le dénis ensuite, quelque part, l’espoir de l’avoir glissé dans tes affaires malgré que cela soit tout à fait improbable, et finalement l’acceptation: tu l’as perdu. Mais tu n’es pas une être pessimiste, tu es rêveur, ailleurs, dans un monde qui n’appartient qu’à toi et tes démons, tu es trop âgé pour te permettre  de voir le monde en noir et blanc. Ce sifflet t’a échappé, oui, mais rien n’arrive sans raison, c’est que tu te dis toujours. Rien n’arrive sans raison. Le destin quelque part est bien plus joueur que toi, et il t’as devancé dans son petit jeu. Tu n’as pas bougé ou presque, et ton sifflet ne sera perdu que lorsque tu auras cessé de le chercher, et ce soir, quelque chose a souhaité que tu sortes de ta cachette, que tu abandonnes l’espace d’un temps aussi court soit-il, cet excès de prudence dont tu as l’habitude de faire preuve parce que tu réfléchis trop.

La silhouette de celui qui a mis la main sur ton objet, tu l’as déjà vu passer dans la pénombre, à l’abri des ombres des arbres, la lueur de la Lune permettant sans mal depuis quelques jours de reconnaitre un visage dans la nuit, tu l’as déjà vu, tu ne peux te tromper. Mais tu n’as pas plus d’informations que cela, parce que tu n’as pas eu à loisir de le voir beaucoup échanger avec d’autres, parce que tu ne le connais pas. Tu ignores comment jauger les risques en t’approchant, et c’est pour cela que tes gestes se font si prudent, presque sauvages, lorsque tu te glisse à ses côtés. Tu têtes le terrain, tu ne penses pas être de ceux qui semblent dangereux, tu ne portes pas d’arme visible si ce n’est ce petit couteau à ta ceinture, mais tu n’y touches pas alors que tu sors de la pénombre. Tu es juste là, comme apparaîtrais un animal au détour d’un arbre ou d’un bosquet, tu es sorti d’une végétation qui t’a jusqu’à présent gardé bien à l’abri. Nul doute que si besoin est, il ne te faudra pas moins de temps pour y disparaître de nouveau car tu as cet avantage par rapport à eux: la forêt est ton élément, pas le leur.

Tu n’as cependant pas réfléchi plus loin, pas pensé à ce que tu devrais faire ensuite, car tu es soit trop prudent, soit trop précipité. Alors tu le jauges du regard, tes yeux d’azur détaillant son attitude, son visage, cherchant peut-être à t’assurer qu’il ne porte pas d’arme qui puisse te nuire à l’instant présent… Tu souhaites juste récupérer ton sifflet, mais tu n’y penses que maintenant: tu vas certainement devoir expliquer la raison de ta présence ici, si loin de chez toi, aux abord de ce lieu, cet espèce de village improvisé pour un peuple qui ne vient pas d’ici. Tu te demandes si tu es le premier à passer sans y être invité, c’est vrai, à ta connaissance, à part les quelques échanges que vous avez pu avoir par le passé, les peuples ici, ne se mélangent pas. « C’est à toi? » Le silence n’a guère le temps de perdurer, et c’est lui qui le brise en premier. Tu ne lui réponds pas immédiatement même si ton regard s’est posé sans tardé sur le sifflet entre ses mains, tu ne peux t’empêcher de jeter un regard, une oreille aussi, autour de toi, de vous, pour t’assurer que tu ne t’es pas trompé et qu’il est bien seul. Tu redoutes la réaction d’un Caleb inquiet qui apprendrait que tu as des ennuis avec le Peuple du ciel si tel devait être le cas. Puis tu te redresse, abandonnes, en partie seulement, ta posture aux abois, tu gardes tes mains en vue ou presque, signe que tu n’es pas là pour être un danger mais il a bien du le comprendre car il ne te donne pas l’impression de s’inquiéter outre mesure… Il n’est pas stupide n’est-ce pas? Il sait qu’il possède quelque chose qui t’appartient. Et tu n’es pas une bête enragée, tu n’as aucune raison de te montrer violent sans raison, et le seul à pouvoir t’en donner ici, c’est celui qui te fait face.  

Alors tu lui fais signe, opines à la lueur bleutée de la Lune, une réponse positive sans paroles, car elles ne te paraissent pas utiles, pas tout de suite, et que tu as cette tendance lorsque tu ne racontes pas, à économiser tes mots comme des biens précieux qu’il ne faut pas gaspiller. Oui, c’est à toi, à qui pourrait-il appartenir d’autre dans ce coin reculé. Tu n’as aucun doute quant au fait que cela ne ressemble certainement pas à l’un de leur objets à eux, il te suffit pour cela de regarder ce qu’il porte sur le dos, la pénombre laisse une fenêtre complexe pour ce genre d’observations mais tu les as vu circuler pendant la journée, et ils ne vous ressemblent définitivement pas. Regardes toi, avec ta fourrure et tes vêtements qui te permettent de passer presque inaperçu dans la forêt. Tout t’intrigue chez eux, même des détails aussi sordides que leur façon de s’habiller. « Je venais juste le récupérer. » C’est gonflé, tu t’en rends bien compte. Débarquer ainsi pour lui prendre des mains -au sens figuré bien sûr- cet objet dont il ignore tout, ou presque tout, c’est risqué. Tu sais très bien qu’une personne comme Caleb par exemple te ferait sans doute mariner un peu avant de dénier te rendre ton bien, mais que pourrais-tu faire d’autre? Tu as parlé dans un anglais comme tu le connais, intelligible, presque parfait. Contrairement à Caleb, tu ne t’amuses pas à les confondre dans votre dialecte natif, il a les capacités et la force nécessaires en cas d’incompréhension, d’agacement de l’autre parti, toi non. Toi, tu joues toujours sur cette fine ligne que sont la paix et le calme. « Il ne te sera d’aucune utilité. » Tu ajoutes, au cas où l’idée de garder l’objet lui serait passé par la tête. Et tu ne mens pas, tu n’es pas un menteur, il ne lui servirait à rien de le garder ce sifflet qui n’appelle que ton cerf. Pas de cri d’appel pour les tiens, pas d’alarmes ou de danger caché, non, juste le blâme du cerf parce que la forêt est grande, parfois bien trop.

« Et je ne te ferai rien… Mais tu le sais. » Et tu testes, tu tâtes les risques, le chemin un peu glissant dans lequel tu t’es engagé. Tu ne bluffes pas vraiment, s’il craignait pour sa vie, il ne serait par resté là immobile à te regarder, il ne t’aurais pas demandé si le sifflet t’appartenait, non, tu pourrais presque dire qu’il t’as juste attendu. Mais tu n’as cherché à surprendre personne en te montrant, oui, tu as été prévisible, mais tu n’as pas vraiment cherché à ne pas l’être. Tu es venu observer les lieux, et peut-être que dans le fond, une petite voix ronronne de contentement à l’idée d’établir un contact avec celui qui tourne presque chaque soir depuis ton arrivée… C’était pour ça que tu es venu après tout, sous couvert de rester discret, avoues, tu en mourrais d’envie.

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That ghost hanging over your shoulders


Güzis et Elijah

Depuis quelques minutes il avait l’impression qu’il y avait quelqu’un. Il n’était pas sur parce qu’il n’entendait pas forcément de bruit dans le silence ambiant de la nuit mais il avait cette désagréable impression d’être à nouveau observé et il le savait pour avoir ressenti cette impression parfois juste fuguasse lorsqu’ils étaient dans l’autre campement. Pour le moment il préférait attendre parce qu’il trouvait ça con de parler dans le vide pour attendre que l’autre vienne avec la possibilité qu’il n’y ait personne, avec la possibilité qu’il y ait quelqu’un et que ce quelqu’un décide de s’éclipser. Il préférait dans ces cas là que l’autre fasse le premier pas. Il ne savait pas vraiment ce qu’il se passerait mais si attaque il devait avoir lieu et bien, il se débrouillait mais là encore si l’on parlait d’attaque, l’on ne passait pas des heures sans agir pas vrai ? A un moment où à un autre, l’action se passe. Le problème était qu’il ne se passait toujours rien et que sa patience étant ce qu’elle était, elle allait bientôt ne plus être présente du tout et dans ces cas là il ne savait jamais vraiment ce qu'il pourrait se passer. Il allait attendre encore un peu et puis ensuite il verrait.

Il avait sorti l’objet de sa poche sans l’avoir sorti de la journée. Il l’avait presque complètement oublié. Il n’allait pas l’utiliser, ne savait pas à quoi il servait réellement. Il était curieux c’est sur mais n’avait pas pour grande envie que de le découvrir tout de suite. Cela pouvait être n’importe quoi. Juste quelque chose qui fait du bruit, ce sifflet, ou beaucoup plus. Il optait pour la deuxième pour l’avoir trouvé à ses pieds alors qu’il n’y était pas au départ et lorsqu’il avait mieux observé autour de lui, c’était trop tard parce que le propriétaire de l’objet était déjà parti. C’était bête comme ils savaient bien se cacher quand ils en avaient l’envie. Il devrait attendre parce que là, il savait qu’il y avait quelqu’un sauf qu’il devait être prudent alors il avait choisi la prudence aussi pour que l’entrevue si elle devait avait lieu se passe au mieux comme quoi, c’était rare mais il était capable de diplomatie.

Malgré la lune, il n'est pas un de ces animaux qui ont une vue parfaite dans la pénombre. Elle ne l'aide pas alors il attend, patiente même s’il est certains tics qui montrent son impatience comme ce soupir pas forcément énervé, plus agacé qu’il n’a pas pu empêcher de laisser s’échapper. Et Elijah, il est un peu surpris c’est vrai lorsqu’il se montre finalement, lorsqu’il lui dit par sa présence qu’il regardait juste du mauvais côté, qu’il était plus proche qu’il ne le pensait. Il lui pose alors la question sans détour parce que ça a toujours été comme ça avec lui, qu’il s’exprime peut-être pas des meilleures façons parfois mais que ce n'est qu’avec sa franchise reconnue qu’il parvient au mieux à s’exprimer avec les autres. S’il regrette parfois ? Ça lui est arrivé. Rarement pourtant. Chacun fait comme il est, personne ne va les changer tous autant qu’ils sont même s’ils veulent changer au fond, chacun sait qu’ils resteront les mêmes. S’il sait ça c’est qu’ils n’ont pas vraiment changé au contact des Naoris même s’il les apprécie pour les avoir aidé. Ils ne se sont pas plus acclimatés à leur univers que ça, à cette terre. Ils pourraient, c’est sur mais c’est difficile avec les tensions qu’ils ont découvert en arrivant même si cela va mieux avec la trêve, même si ça lui est arrivé de rencontrer des terriens avec qui il a apprécié parler. Il ne sait pas trop quoi s’attendre de celui qui s’est caché pendant tout ce temps. C’est long d’attendre juste comme ça pour poser cette question et avoir des une réponse qui se résume à un geste compréhensible de tous. Au moins, il sait ce qu’il veut. Et quelque part il apprécie parce qu’il en a bien assez de ceux qui ne savent pas, qui s’amusent à ne jamais savoir ce qu’ils veulent pour au final parler sans vouloir que les choses avancent. C’est le contraire pour celui qu’il suppose être un Naori.  Il ne sait pas au fond si l’objet lui appartient véritablement mais il s’en fiche un peu ou peut-être pas, peut-être qu’il lui demandera juste pour savoir, juste pour savoir pourquoi un bête sifflet a autant d’importance pour qu’il vienne s’approcher alors qu’il a hésité, alors qu’il n’a pas vraiment osé s’approcher.

« Je venais juste le récupérer. » Elijah roule des yeux. C’est plutôt évident non, sinon pourquoi serait-il là à lui dire que ce sifflet est le sien. Au moins ils se comprennent et en ça Elie est soulagé de ne pas avoir à batailler avec un terrien qui ne pèterait pas un mot d’anglais. Il ne dit pourtant rien parce qu’il attend un peu de voir ce qu’il va dire d’autre ou s’il attend juste qu’il le lui donne juste comme ça, parce que c’est le sien. Parce qu’il prétend que c’est le sien. « Il ne te sera d’aucune utilité. » « Chaque objet a son utilité. » Qu’il répond. Il n’est pas forcément cassant, c’est peut-être une question d’allure mais pour le moment il est juste intrigué. Ça l’intrigue pourquoi tout ceci pour un sifflet. Mais ça l’étonne aussi de voir qu’il se débrouille plutôt bien, ça l’emmerde aussi parce que lui côté langage terrien même après tout ce temps il n’y connait pas grand-chose. Mais en prenant du recul il sait pourquoi il ne s'y est pas attardé plus que ça contrairement à certains de leurs leaders. Cela ne va pas vraiment lui servir parce que même s’il y a cette trêve, même s’il y a ces réunions entre leaders, les autres resteront dans leurs villages, chacun restera chez soi et les échanges, les réels échanges comme aujourd’hui resteront minimes alors à quoi bon ?

Il attend un peu parce qu’il ne veut pas le lui donner juste comme ça même s’il sent qu’il ne lui ment pas. Il ne va pas prétendre qu’il devine à chaque fois qu’on lui ment mais il a fait un sacré bout de chemin juste pour récupérer un objet qui aurait pu ne jamais être là, juste perdu dans la forêt parce qu’il l’aurait mis dans sa poche, oublié et puis peut-être jeté il ne sait où. Un sifflet n’est pas intéressant, pas utile sauf si c’est pour quelque chose de bien spécifique, autre que de faire juste du bruit. « Et je ne te ferai rien… Mais tu le sais. » Ils le savent tous les deux. Elijah ne cherche pas le combat sauf s’il se sent menacé et c’est loin d’être le cas. L’attitude calme quoiqu’un peu sur la réserve de l’homme le lui prouve. « Je ne te ferais rien non plus. » Ça lui parait con de lui dire ça mais autant clarifier la situation. « J’trouve ça juste curieux que tu te sois déplacé alors qu’il aurait très bien pu ne pas se trouver là. » Il ne s’est pas amusé à le trimbaler comme un trophée terrien au campement, pas son genre puis pour un tel objet c’est plutôt ridicule. « Tu aurais pu le refaire ? » Il pose la question parce qu’il ne sait pas vraiment, ne connait pas les habitudes des terriens, ce qu’ils font, comment ils se débrouillent depuis toutes ses années même s’il suppose qu’ils peuvent manier bien des matériaux que les odysséens connaissent sans avoir rien d'autre pour les utiliser. Si bien que s'en est frustrant pour ceux qui travaillent depuis des mois peut-être pour tester des éoliennes. Croit-il qu’ils puissent sincèrement réussir ? Il n’en sait rien. Il espère pour eux en fait, qu’ils ne se seraient pas donnés tout ce mal pour rien. Ce sentiment d’être inutile, cette frustration d’avoir échoué ne mène à rien de bon, il espère qu’ils réussiront au moins pour leur éviter ça.

Spoiler:
 


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That ghost hanging over your shoulders. [Elijah]

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