Partagez | 
 

˜˜˜˜˜˜Take your side, that’s what I’m here to do (Harlan)
maybe life should be about more than just surviving


avatar
03/05/2018 Margot. 244 Karrueche Tran praimfaya (avatar) Apprentie conseillère druide (notion de soin et orateur/diplomate) Naori 125


Sujet: Take your side, that’s what I’m here to do (Harlan)
Sam 12 Mai - 15:29


 
   
 

 
Take your side, that’s what I’m here to do

 
Oh I’ll keep on, keep on the fight

 
C'était l'un de ces jours où sa mère allait si mal qu'Ashiri peinait à rester à ses côtés. Son coeur semblait se déchirer un peu plus à chaque fois qu'elle la voyait chercher de l'air, espérer un peu de répit. Dans ces moments, ses connaissances n'étaient jamais suffisantes pour la soulager pleinement, pour l'aider à supporter la journée. Elle reprendrait du poil de la bête, elle irait un peu mieux parce que c'était toujours ainsi, parce qu'Ashiri s'accrochait à cette idée à chaque fois. En attendant, la jeune femme s'était approchée du corps fatigué de sa mère pour l'aider à boire une infusion, quelque chose qui l'aiderait à dormir un peu, à reposer son esprit et son corps. Elle restait à son chevet, la mâchoire serrée et le coeur lourd, elle l'observait en silence, attendant qu'elle s'assoupisse.

Après un instant qui lui avait semblé être une éternité, elle laissa sa mère pour retrouver l'extérieur, inspirer un grand bol d'air. L'atmosphère était si pesante à l'intérieur qu'elle avait la sensation d'étouffer. Elle avait besoin de respirer un bon coup pour garder la tête haute et retenir les larmes, ravaler ses peurs. Elle ne voulait pas nourrir ses inquiétudes, elle ignorait cette voix en elle qui lui disait qu'il y aurait une fin, elle refusait de l'écouter, comme toujours. Il fallait qu'elle se change les idées, qu'elle aussi elle repose son esprit.

Elle avait laissé ses pas la mener hors de son cher village, pour retrouver la nature luxuriante. Elle se sentait ressourcer en s'éloignant du village, en s'éloignant des siens. Elle avait besoin de ces moments pour gommer ses craintes et revenir parmi pleinement, écouter leurs histoires, compatir ou rire avec eux. Cette solitude n'était jamais un fardeau, plutôt quelque chose d'essentiel pour la jeune apprentie, comme un moyen de méditer, de ne pas laisser son âme partir en charpie. Elle s'installa au pied d'un arbre alors que les rayons du soleil traversaient les feuilles pour illuminer son doux visage. Elle libéra ses cheveux, laissant les boucles retomber en cascade le long de ses épaules. Elle ferma les yeux un instant, profitant de cette chaleur, un instant de répit.

Seulement, après un moment, le soleil de se couvrit de manière un peu soudaine, une ombre venait protéger son minois. Elle ouvrit alors un oeil sur les deux, peu inquiétée par la situation. Un sourire se dessina sur son visage en découvrant Harlan face à elle. Naturellement, elle se redressa et posa un regard interrogateur sur son mentor. « Devrais- je croire au hasard ou tu me cherchais ? ». Les deux étaient possibles mais instinctivement, elle penchait pour la deuxième option. Sans doute qu'elle pensait ainsi parce qu'elle n'avait que peu vu son mentor dernièrement, il avait été occupé dans le désert alors qu'elle était restée au village.

  ☾ anesidora


Dernière édition par Ashiri Rodakaar le Lun 28 Mai - 12:31, édité 1 fois

Admin △ Underneath it's just a game
avatar
06/12/2015 Electric Soul Kayden Elwood & Einar Helgusson 6548 Jon Kortajarena Electric Soul & tearsflight Conseiller druide | Soigneur & orateur/diplomate Naori 904
Admin △ Underneath it's just a game


Sujet: Re: Take your side, that’s what I’m here to do (Harlan)
Dim 27 Mai - 18:27

Le soleil caresse ta peau, lui donne la chaleur et la couleur qui t'ont manqué durant ce long hiver, lui faisant retrouver peu à peu ces teintes hâlées qui te sont naturelles. Il y a l'odeur de la terre fraîche dans l'air, tout juste remuée par une fine pluie survenue durant la nuit. Tes doigts s'égarent sur des troncs, des feuilles, tes yeux examinent les alentours, mais il s'agit plus d'une escapade, d'une balade qu'une réelle recherche de remèdes. Non, tu viens ici pour te ressourcer, pour t'éloigner de l'agitation du village, pour te recentrer. Oublier, juste le temps de quelques heures, tes responsabilités et la situation politique. Calmer ton esprit sans cesse en éveil, bouillonnant de plans, d'idées. Ici, tu es calme. Ici, tu respires.

Si les chamans et même certains druides préfèrent méditer au temple, ton temple à toi est la forêt, la nature qui vous entoure. Les troncs des arbres sont les piliers de ta cathédrale tandis que leur cime est pareille aux voûtes, aux dômes. Le soleil qui joue entre les feuilles est comme les vitraux d'antan. Les chants des oiseaux, les nouvelles prières et choeurs. Tu trouves ta paix ici, là où d'autres se tournent vers les esprits. Tu préfères la solidité du sol, des arbres, plutôt que vénérer des esprits invisibles, des ancêtres morts depuis longtemps. Non, tu n'as jamais été le plus croyant d'entre vous.

À vrai dire, tu ne sais que trop penser de toute la foire avec les Rahjaks. Tu as obtenu peu d'informations pertinentes, au final, mais tu as pu croiser des Draghsteel – venus en nombre, à ta grande surprise – et discuter quelque peu avec d'autres. Le commerce s'est relativement bien passé, il n'y a pas eu d'incident majeur, mais tu t'inquiètes néanmoins. Sûrement les Rahjaks ont-ils un agenda caché ? Des desseins non révélés ? Traiter avec les gens du désert est toujours un exercice qui t'attire, te révulse et te fatigue à la fois. Trop différents de vous, et pourtant fascinants dans leur monstruosité. Non, tu ne cautionneras jamais leurs actions, mais tu peux au moins leur reconnaître une chose : ils ont su se forger une identité propre, unique et riche. Si seulement la défiance et le conflit n'imprégnaient pas tant vos relations.

Un soupir t'échappe, tandis que tu t'enfonces un peu plus loin dans la forêt. Plus loin des hommes, plus proche de la quiétude.

Tu n'es qu'à moitié étonné de voir que quelqu'un a eu la même idée que toi, a cherché le repos dans la nature à son tour, au pied d'un arbre. Tu vois ses traits reposés, mais qui cachent une fatigue intérieure et instinctivement, tu t'avances, jusqu'à ce que ton ombre ne masque le soleil sur sa peau. Quand un iris sombre te fixe et qu'un sourire l'accompagne, tu y réponds. Tu finis par rejoindre Ashiri au sol, t'encombrant peu des manières. Elle est ton apprentie, presque ta fille ou ta sœur par moments aussi, ce n'est pas comme si tu devais faire attention au protocole ou à la façon dont tu es perçu.

« Simplement le hasard. On doit avoir les mêmes mécanismes pour s'échapper un peu du village ou de nos pensées. » réponds-tu avec un sourire. Avant de prendre un ton un peu plus sérieux, poser une main sur son bras. « Comment vas-tu ? »

Question empreinte de sollicitude, sincère. Parce qu'il est tout de même rare pour Ashiri de s'isoler ainsi. Tu te demandes si elle a rencontré des soucis avec les autres jeunes du villages, avec les Kovariis ou bien s'il s'agit simplement de l'état de sa mère qui s'est dégradé.

avatar
03/05/2018 Margot. 244 Karrueche Tran praimfaya (avatar) Apprentie conseillère druide (notion de soin et orateur/diplomate) Naori 125


Sujet: Re: Take your side, that’s what I’m here to do (Harlan)
Mer 13 Juin - 14:47


 
   
 

 
Take your side, that’s what I’m here to do

 
Oh I’ll keep on, keep on the fight

 
Le sourire d’Harlan venait, comme toujours réchauffer son cœur. Elle l’observa s’installer à ses côtés sans broncher, sa présence était toujours la bienvenue. Le conseiller avait pris un rôle essentiel dans la vie de son apprentie, il était à ses côtés depuis de nombreuses années, elle s’était forgée avec lui et grâce à lui. Il l’avait guidé à chaque étape et il n’était pas innocent quant à la personne que la jeune Naori était devenue. Il était à bien des égards, comme un père pour elle. « Simplement le hasard. On doit avoir les mêmes mécanismes pour s'échapper un peu du village ou de nos pensées. ». Il n’avait pas tort et elle acquiesça avec un sourire. Ce n’était pas la première fois qu’ils se retrouvaient au milieu de la forêt pour laisser les problèmes trouver une autre voie, se taire ou se résoudre. Il faut dire qu’Harlan et Ashiri n’avaient pas besoin de temple, pas nécessairement pour les mêmes raisons mais en partie parce qu’ils parvenaient à retrouver leur quiétude ici, dans la nature. Ashiri ne se tournait vers les esprits que lorsque la situation lui échappait, quand elle savait qu’elle ne pourrait pas résoudre le problème d’elle-même ou que les conséquences la dépassaient largement.
« Comment vas-tu ? ». La main qu’il venait de poser sur son épaule était rassurante, en contraste avec le sérieux qu’elle percevait dans sa voix. Ashiri était tel un puzzle, elle livrait ses pièces, des parties d’elle doucement, avec le temps mais il ne fallait jamais faire l’erreur de penser la connaître, l’avoir réellement cerné. Elle avait ses secrets et ses mystères, ses insécurités, il y avait toujours une pièce manquante, une pièce perdue dans l’obscurité, caché dans un endroit improbable. Seulement, Harlan était l’exception, il la connaissait trop bien. Il était celui qui détenait toutes les pièces du puzzle et plus encore, qui en devenait le gardien. Elle aurait dit à n’importe qui d’autre qu’elle allait bien, sans que cela ne soulève la moindre question mais cela faisait des années maintenant qu’elle ne pouvait plus duper son mentor. « Je vais bien mais, ma mère, pas vraiment. Je l’ai laissé dormir… ». Elle ne pouvait rien faire de plus et c’était bien là le problème, Ash ne savait plus comment faire pour l’aider même si elle continuait d’essayer. « Je déteste être aussi impuissante. ». Ce n’était pas dans sa nature, Ashiri voulait aider les autres, elle avait appris à aider les autres. Elle avait motivée par la maladie de sa mère mais l’ironie faisait qu’elle ne pouvait pas la secourir, elle. A l’intérieur, Ashiri fulminait, il y avait cette petite fille en colère qui grondait, qui voulait se faire entendre mais, elle inspirait longuement pour la faire taire, l’ignorer.

Elle se tourna légèrement vers son mentor, posant à son tour sa main sur celle d’Harlan, toujours sur son épaule. « Et toi, tu as des soucis ? ». Elle se doutait que lui aussi cherchait à se vider l’esprit alors bien sûr qu’Ash voulait savoir. Peut-être était lié à Rowena ? Ou alors cela était dû à cette foire ? Ashiri n’avait pas eu énormément d’échos mais, elle jugeait que c’était un bon signe. Cela dit, si quelqu’un avait quelque chose à lui dire à ce sujet, ce ne pouvait être qu’Harlan. Enfin, peu importe la raison, Ashiri était toujours prête à l’écouter, tout comme il le faisait avec elle.


  ☾ anesidora

Admin △ Underneath it's just a game
avatar
06/12/2015 Electric Soul Kayden Elwood & Einar Helgusson 6548 Jon Kortajarena Electric Soul & tearsflight Conseiller druide | Soigneur & orateur/diplomate Naori 904
Admin △ Underneath it's just a game


Sujet: Re: Take your side, that’s what I’m here to do (Harlan)
Ven 22 Juin - 12:25

Il y a peu de gens à qui tu fais véritablement confiance, à qui tu peux t'ouvrir. Tu détestes la vulnérabilité, détestes admettre que tu peux être faillible. Peut-être est-ce parce que tu as eu très jeune à porter la responsabilité d'être un futur conseiller, à devoir penser à la tribu avant toi-même, à toujours songer à sa sécurité, à son bien-être. À t'effacer toi pour seulement laisser la place au conseiller, au final. À quelqu'un qui devait être un des piliers de la communauté, qui ne devait pas être en proie aux doutes, aux erreurs. Petit à petit, tu t'es forgé des murailles pour éviter les écarts, mais tu as en même temps empêché les autres de t'approcher, de te voir toi tel quel tu es. Aujourd'hui, tu t'es tellement fait à cette carapace que tu n'es même plus certain de savoir ce qu'il y a dessous. Où s'arrête Harlan et où commence le conseiller. Peut-être n'y a-t-il plus de différence, désormais. Cela fait trop longtemps que tu as effacé l'un pour être l'autre.

Mais Ashiri...Ashiri est une des rares qui pourraient prétendre te connaître. Une des seules à qui tu peux faire part de tes hésitations, tes incertitudes sans crainte d'être jugé. Un répit, une bouffée d'air frais, un soutien indéfectible. C'est un peu tout ça qu'elle est à la fois et tu ne pourras jamais assez la remercier d'avoir accepté d'être ton apprentie. Aujourd'hui, tu as terriblement du mal à imaginer quelqu'un d'autre pour te succéder.

Mais pour toi, c'est une relation qui va dans les deux sens. Si Ashiri est là pour toi, tu es là pour elle également. Et c'est pour cela que tu t'inquiètes quelque peu de la voir ici, quand tu devines qu'elle veut s'éloigner, se couper un peu du monde et de ses tracas. Que tu devines que derrière le sourire se cache un élan de tristesse.

L'aveu que sa mère ne va pas bien ne te surprend pas, même s'il te remplit toujours de regret et d'une colère fatiguée. C'est un fléau que tu n'arrives pas à comprendre ou endiguer, malgré les années, malgré tes recherches dans les connaissances des autres tribus. La mère d'Ashiri est forte, à tenir depuis aussi longtemps, mais tu te sens impuissant aussi face à cette maladie que tu ne comprends pas, que tu ne connais pas. Parfois, tu te demandes si les esprits lui ont jeté une malédiction, l'empêchent d'aller mieux pour une raison ou une autre. Mais ton esprit trop rationnel veut balayer cette idée. Car la possibilité qu'elle soit vraie te remplit d'effroi.

« Ta mère est forte. J'ai foi en elle. »

C'est tout ce que tu peux lui offrir comme consolation. Car tu ne veux pas mentir et dire que tout ira bien. Qu'elle guérira. Tu ne veux pas offrir des promesses que tu ne peux pas tenir. Pas à Ashiri.

« Tu fais tout ce que tu peux. » fais-tu à voix plus basse. Tu re-songes à la foire. « Je n'ai pas trouvé de remèdes que je ne connaissais pas déjà, chez les Rahjaks. Mais je continuerais de chercher pour toi. »

La question d'Ashiri ne devrait pas te surprendre, étant donné que vous fonctionnez presque de la même façon. Que la forêt est un exutoire, pour vos problèmes, pour vos pensées. Mais tu n'as pas vraiment formulé de pensées concrètes, pas vraiment une chose précise qui te pousse à trouver refuge parmi les arbres. C'est un mélange d'un peu de tout, des inquiétudes, surtout, mais n'est-ce pas ton lot quotidien ? Ton côté pessimiste t'a toujours poussé à imaginer le pire en premier lieu.

« Pas exactement. » réponds-tu, avec un léger soupir. « Juste des inquiétudes sur les relations avec les Rahjaks. J'ai l'impression qu'ils préparent quelque chose, mais je n'ai rien de concret sur quoi me baser. » La foire t'avait donné bien peu d'informations, à ton grand dam. « Et la situation avec les Kovariis...je ne sais pas, peut-être que certaines voudront partir, comme les beaux jours sont revenus ? Être incertain sur l'avenir me dérange. » finis-tu avec un sourire auto-dépréciateur.

Tu as toujours eu un esprit d'analyse, à vouloir anticiper les mouvements, préparer tes coups en avance. Cette fois, tu ne le peux pas, et cela t'irrite. Ta tendance à tout vouloir contrôler te perdra.

avatar
03/05/2018 Margot. 244 Karrueche Tran praimfaya (avatar) Apprentie conseillère druide (notion de soin et orateur/diplomate) Naori 125


Sujet: Re: Take your side, that’s what I’m here to do (Harlan)
Mar 26 Juin - 20:19


 
   
 

 
Take your side, that’s what I’m here to do

 
Oh I’ll keep on, keep on the fight

 
Harlan savait combien l’état de sa mère pouvait influer sur Ashiri. Si la jeune apprentie avait trouvé refuge et réconfort au côté de son mentor, s’il lui avait permis de trouver une toute autre famille, elle ne délaissait jamais sa mère. Elle avait toujours été l’une de ses sources de motivation, elle avait même été la première. Elle était sa force et sa faiblesse, un vieux cliché pourtant dégoulinant d’une douloureuse réalité. « Ta mère est forte. J'ai foi en elle. ». Oui, elle était forte mais pas invincible et c’était bien là le problème, un jour elle ne serait plus assez forte, à force de sa battre, à force de lutter. Ils le savaient tous les deux mais ils n’avaient pas besoin d’en parler, pas besoin de se faire du mauvais sang maintenant parce que pour le moment, elle était là. « Tu fais tout ce que tu peux. ». Sa voix était plus basse et dans un murmure elle compléta. « Je reste persuadée que je pourrais faire plus. ». Sans savoir quoi, sans savoir où trouver de l’aide. Ashiri avait ce sentiment ancré en elle depuis toujours, le sentiment qu’elle pouvait et qu’elle devait faire plus, qu’elle n’avait pas le droit d’abandonner parce qu’il y avait un remède, quelque part. C’était sans doute une douce illusion qu’elle se faisait là mais c’était celle qui lui permettait de continuer à porter un regard émerveillé sur la vie. Elle avait besoin d’y croire. « Je n'ai pas trouvé de remèdes que je ne connaissais pas déjà, chez les Rahjaks. Mais je continuerais de chercher pour toi. ». Elle se tourna vers Harlan avec ce sourire enfantin, tellement reconnaissant. Il n’était pas obligé de faire cela mais elle savait bien qu’il ne la laisserait pas tomber. « Merci Harlan. ». Elle n’avait rien d’autre à ajouter parce qu’elle n’avait pas plus à offrir que sa gratitude.

Évidemment, Ashiri s'empressa de retourner l'inquiétude vers Harlan, avec sincérité. Si lui aussi avait besoin de ce calme, de ce contact avec les arbres c'est qu'il avait beaucoup en tête. Quelque part c'était étrange, ils étaient venus pour se vider l'esprit, se reconnecter dans la solitude mais ils s'étaient trouvés, sans se gêner toutefois. « Pas exactement. ». Elle le regardait, l'écoutait attentivement. « Juste des inquiétudes sur les relations avec les Rahjaks. J'ai l'impression qu'ils préparent quelque chose, mais je n'ai rien de concret sur quoi me baser. ». « L'instinct. ». Elle avait répondu sans attendre. Ashiri avait confiance en son instinct et en ses intuitions et elle croyait en l'instinct d'Harlan aussi. Il n'avait pas besoin de preuves pour écouter le fond de sa pensée, ses craintes et ses inquiétudes. « Que crois-tu qu'ils pourraient faire ? ». Ou plutôt, qu'avaient-ils à gagner ? Parce qu'il y avait forcément quelque chose, il était difficile de laisser le bénéfice du doute au peuple Rahjak. Malgré son ouverture d'esprit, Ashiri avait du mal à imaginer qu'un jour elle puisse entendre parler d'un grand élan d'humanité venant d'eux. Cela dit, son regard était faussé par le régime actuel mais, peut-être que ce régime tomberait un jour, libérant des êtres opprimés. Peut-être, en tout cas elle l'espérait.

« Et la situation avec les Kovariis...je ne sais pas, peut-être que certaines voudront partir, comme les beaux jours sont revenus ? Être incertain sur l'avenir me dérange. ». Un sourire amusé étira ses lèvres, elle le reconnaissait bien là, l’incertitude ne lui plaisir pas vraiment. Dans la situation actuelle, il y avait trop d’options et trop peu de décisions prises pour savoir. « On le saura au moment venu mais… je doute qu’elles désirent toutes rester. ». Elle avait peut-être tort mais elle lui donnait son avis, comme pour faire écho à ses pensées. C’était aux yeux d’Ashiri l’option la plus probable. « Dans tous les cas, je sais que tu sauras t’adapter à la situation. ». Et faire des choix dans l’intérêt de chacun. «Et puis, je suis certaine que tu as envisagé autant de cas de figure que possible, non ? ». Elle laissa un légar rire lui échapper, elle, elle l'avait fait.


  ☾ anesidora

Admin △ Underneath it's just a game
avatar
06/12/2015 Electric Soul Kayden Elwood & Einar Helgusson 6548 Jon Kortajarena Electric Soul & tearsflight Conseiller druide | Soigneur & orateur/diplomate Naori 904
Admin △ Underneath it's just a game


Sujet: Re: Take your side, that’s what I’m here to do (Harlan)
Dim 15 Juil - 21:26

Tu n'as jamais été terriblement proche de ta famille.

Peut-être est-ce dû à la façon dont tu as été élevé. Fils unique de parents tous deux druides, peu démonstratifs mais te poussant à toujours t'améliorer, aller plus loin. Trop doué pour ton âge, trop solitaire, trop sûr et trop conscient de ta maîtrise dans ton domaine. Isolé dans ton monde, puis isolé par ton statut et tes responsabilités. Tu t'es tourné davantage vers Hakon comme figure familiale que tes propres parents, au fil du temps, passant plus de temps avec ton mentor, plus humain, étrangement, qu'avec eux. Quand tes parents sont morts et ont effectué leur réincarnation, tu étais triste, mais tu ne ressentais pas de colère, d'injustice. Leur heure était venue. Contrairement à la mort de ton mentor, toujours suspecte, ton impossibilité à le venger pour toujours l'éternel regret de ta vie. Tes liens familiaux avec tes cousins sont distants, polis mais sans réelle chaleur. Et peut-être à une époque, oui, tu as songé à fonder une famille, mais tu étais jeune, idiot et amoureux. Cette idée est totalement morte aujourd'hui. Le fait est que ta vision de la famille n'a jamais été très classique, que, par les circonstances de ta vie, tu n'y as jamais porté autant d'importance qu'à d'autres. Tu comprends son influence de façon abstraite, comme s'il s'agissait presque d'une chose que tu connaissais plus en théorie qu'en pratique. Tu considères Ashiri comme ta famille mais ce n'est pas la même chose. Tu le sais. Tu réconfortes du mieux que tu le peux, quand tu vois des familles éplorées, des proches qui s'efforcent de tenir le coup. Le plus possible, tu essaies de sauver des vies. Mais tu n'y arrives pas toujours. Et il y a des fois où tu ne peux rien faire, rien du tout.

Ton impuissance face à la maladie de la mère d'Ashiri est un de tes innombrables regrets. Il est vrai, tu as songé à interroger les gens du ciel sur leur médecine, tu as espéré, en rencontrant Alaska, puis Najda. Mais toujours, toujours, le refrain était le même : sans leur technologie, ils ne peuvent rien faire. Alors, tu as enterré l'espoir, tu n'en as pas parlé à ton apprentie. À quoi bon, quand faire refléter une possibilité était plus cruel ? Tu aimerais pouvoir offrir à Ashiri plus que de faibles mots, mais ils sont tout ce que tu as désormais. Des mots, des prières à des esprits auxquels tu ne crois plus autant que tu le devrais et des espoirs dans des remèdes encore inconnus mais qui seront peut-être découverts, un jour.

Ashiri est déterminée, a toujours la volonté d'aller plus loin, de se perfectionner et c'est là que tu te reconnais un peu en elle. Son énergie est plus positive que la tienne et tu espères qu'elle le restera toujours, qu'elle gardera toujours cette étincelle en elle. Tu passes un bras autour de ses épaules, un geste de réconfort quand elle dit qu'elle est persuadée qu'elle pourrait faire plus.

« Si quelqu'un peut trouver le remède, c'est bien toi. »

Et tu es sincère, quand tu dis cela. Ton apprentie a dépassé toutes tes espérances, montrant un don naturel pour le druidisme et tu serais plus que fier qu'elle te dépasse, trouve le moyen de guérir sa mère. Ce ne serait que justice pour la famille Rodakaar.

Tu ne fais que répondre à son sourire quand elle te remercie. Tu aimerais toujours la voir joyeuse ainsi.

Ashiri ne se moque pas de tes inquiétudes, au contraire, elle les valide, et ça te soulage quelque peu. Certains, plus optimistes, diraient que tu vois toujours les choses en noir, mais c'est ton devoir d'anticiper le pire, de ne pas croire que tout se passera bien parce qu'on le veut. Tu crains les Rahjaks. Tu serais fou de ne pas le faire.

Ta bouche se tord légèrement quand elle te demande ce qu'ils pourraient faire. « Je ne sais pas. Un conflit armé ouvert me semble fou, mais qui sait ce qui peut bien se passer dans la tête du roi. Il veut toujours affirmer son pouvoir, sa puissance. » Un soupir. « Des attaques insidieuses semblent plus possibles mais je ne sais pas d'où elles pourraient venir. Peut-être que j'imagine trop le pire, peut-être que les relations pourraient enfin s'améliorer. » Un rêve fou, te semble-t-il. Une chimère. Même si tu as fini par trouver Isaak plus nuancé que son père, tu sais qu'il est également pour une ligne dure, martiale. Changer Arkhip pour Isaak ne serait peut-être pas forcément un bien.

La situation des Kovariis est une autre affaire. Définitivement moins dangereuse, ou du moins tu le penses, mais pas beaucoup moins compliquée. Ashiri est d'avis que certaines partiront. C'est aussi ce que tu crois, même si pour l'instant, celles que tu as croisées semblent plutôt bien se faire au mode de vie naori. L'avenir vous dira ce qu'il en est, tu imagines.

« Hm, on verra bien pour s'adapter quand il faudra, j'imagine. » Même si c'est dur à admettre pour toi qui aimes tout contrôler. Tu souris, amusé, quand Ashiri devine que tu as déjà envisagé plusieurs cas de figures. « Tu me connais trop bien. Mais je ne suis pas capable de tout anticiper non plus. C'est pour ça que je t'ai toi. »

L'indéfectible soutien et ton héritière. Presque ta fille, parfois.

avatar
03/05/2018 Margot. 244 Karrueche Tran praimfaya (avatar) Apprentie conseillère druide (notion de soin et orateur/diplomate) Naori 125


Sujet: Re: Take your side, that’s what I’m here to do (Harlan)
Jeu 2 Aoû - 9:21


 
   
 

 
Take your side, that’s what I’m here to do

 
Oh I’ll keep on, keep on the fight

 
« Si quelqu'un peut trouver le remède, c'est bien toi. ». Les paroles d’Harlan venaient de lui arracher un sourire radieux au milieu de ses inquiétudes. C’était ce soutien sans faille qui venait réchauffer son cœur, il croyait vraiment en elle, il l’avait toujours fait. Au début, elle avait été intimidée par cette confiance, elle avait douté d’elle dans sa fonction d’apprentie, elle s’était sincèrement interrogée sur ce qui avait motivé le choix d’Harlan. Elle avait été bien trop honorée pour refuser mais elle avait été incertaine, elle avait craint de le décevoir. Cependant, la bienveillance dans les yeux d’Harlan à son égard et le lien qu’ils avaient créé n’avait que la pousser vers l’avant. Aujourd’hui, elle savait qu’elle était à sa place et qu’elle l’avait lui.

Elle estimait qu’Harlan avait raison d’écouter son ressenti. Il n’avait pas à se soucier d’être trop pessimiste, oiseau de mauvais augure surtout pas face à elle. Les Rahjaks étaient un sujet complexe et il faudrait être fou pour ne pas faire preuve de méfiance, prendre leur bon comportement exceptionnel pour acquis. « Je ne sais pas. Un conflit armé ouvert me semble fou, mais qui sait ce qui peut bien se passer dans la tête du roi. Il veut toujours affirmer son pouvoir, sa puissance. ». C’était complètement fou, même si les Naoris ne feraient sans doute pas le poids face aux forces armées de Rahjaks, cela restait dangereux, du suicide. « Des attaques insidieuses semblent plus possibles mais je ne sais pas d'où elles pourraient venir. Peut-être que j'imagine trop le pire, peut-être que les relations pourraient enfin s'améliorer. ». Une nouvelle fois, elle haussa les épaules. L’idée que les relations s’améliorent avec les Rahjaks avait toujours quelque chose d’utopique, les différences étaient toujours trop fortes et le passé trop ancré. Il y avait ce conflit, ce désir d’être supérieur qui pour l’instant ne permettait pas de laisser sortir le meilleur. L’adversité entre les deux tribus intoxiquait leurs relations. « Je ne crois pas que tu penses trop au pire, pour n’importe quelle autre tribu je t’aurais dit l’inverse mais… à quand remonte la dernière fois qu’on a pu faire confiance aux Rahjaks ? ». Douter d’eux, c’était comme une deuxième nature, un mécanisme de défense. « Je serais la première à me réjouir de pouvoir apprendre de leur culture mais, je crois que leur faire confiance est vraiment prématuré. ». En partie parce qu’Ashiri était trop droite pour accorder sa confiance aux Rahjak. Elle n’était pas de celle qui acceptait la trahison et les Rahjaks représentaient un risque. Pourtant, elle aurait aimé connaître plus de cette culture ou du moins, des bonnes choses de cette dernière. Elle leur laissait volontiers les techniques de torture et l’esclavage.

Quoiqu’il en soit, Ashiri était plus confiante concernant les Kovariis, elle avait moins de craintes les concernant. « Hm, on verra bien pour s'adapter quand il faudra, j'imagine. ». Elle hocha la tête avant d’ajouter quelque peu songeuse. « Oui… cela dit je dois admettre qu’il y a certaines d’entre elles que je préférerai voir partir. ». Ce n’était peut-être pas totalement juste mais l’image de Ciro lui revenait en tête. Elle n’avait aucunes certitudes concernant les bleus et les traces sur son corps mais elle ne pouvait pas s’empêcher de croire que quelqu’un lui avait fait cela, quelqu’un qui était proche au jeune homme. Cette idée révulsait complètement Ashi, elle ne pouvait pas tolérer ou envisager une telle violence.

Dans tous les cas, le conseiller et son apprentie avaient dans leur esprit une liste de possibilités, prêts à affronter l’avenir. « Tu me connais trop bien. Mais je ne suis pas capable de tout anticiper non plus. C'est pour ça que je t'ai toi. ». Elle lui rendit son sourire, complice. « A nous deux, ça devrait aller. ». Elle rit doucement, non, même à eux deux ils ne pouvaient pas prédire l’avenir mais, elle avait confiance en leur duo, en leur complémentarité.


  ☾ anesidora

Contenu sponsorisé


Sujet: Re: Take your side, that’s what I’m here to do (Harlan)

 

Take your side, that’s what I’m here to do (Harlan)

Page 1 sur 1

 Sujets similaires

-
» Come to the Dark Side... we have cookies ! [PV Tom]
» London's Dark Side [+18 ans] - RPG Surnaturel / City
» hello from the other side. athéna
» walk you through the dark side of the morning (farokh)
» Changer ou amender la Constitution de 1987 ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
The Hundred :: no one came back :: La sylve-