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˜˜˜˜˜˜Always on my mind [Raya]
maybe life should be about more than just surviving


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01/11/2015 Glacy Ezra 2137 Brett Dalton Murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 745
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Sujet: Always on my mind [Raya]
Mer 9 Mai - 18:45

Toujours à la recherche de Rachel. Toujours nulle part en vue. Et les heures qui continuaient de filer. Une chance que leur campement ne ressemble pas à un labyrinthe sans quoi il serait facile de s'y perdre. Mais heureusement, cela n'était pas le cas. Pour autant cela ne voulait pas dire qu'il était plus facile de repérer la jolie brune. J'étais déjà retourné aux cuisines une première fois. Je n'avais pu que refaire le tour du campement non pas une fois mais deux. Et évidemment je ne pouvais que m'attirer les regards suspicieux de certains. Comme s'il n'était pas possible de se balader tranquillement et explorer les environs à la recherche d'une seule et même personne. Non ce n'était pas encore une option. Enfin une option qui était compliquée à saisir visiblement. Et si je ne pouvais que tenter de continuer de rechercher la jeune femme, j'en venais à la conclusion qu'il serait peut être plus facile d'abandonner. N'ayant d'ailleurs pu que m'éloigner du feu de camp, du centre du campement pour aller explorer ce qui se passait autour.

Et c'était non loin du potager que mon regard avait été attiré par un autre endroit. Un endroit que certains décriraient comme lugubre. Après tout peu étaient nombreux à se rendre au cimetière. S'il fallait choisir entre se rendre dans un cimetière ou cueillir des fleurs, il était certain que le choix serait facile et rapide. Mais non mon attention n'avait pu que se retrouvée attirée par le cimetière et c'était d'un pas naturel que je me retrouvais à me rendre là-bas. Un endroit que j'avais évité. Un endroit auquel j'étais déjà allé. Un endroit qui me reliait à Robb. Un point d'ancrage.

Même encore là je n'avais que des souvenirs flous du comportement que j'avais pu avoir suite à sa mort. Certes je me rappelais les détails mais il était autant facile de tout faire pour tenter de les oublier. Ce que je faisais alors qu'il était certain que mon comportement n'avait pas été le plus beau à voir. Ni à cet instant où je n'avais pu que muré dans le silence et rapporter son corps dans un état morbide, ni après. Cet après où je n'avais pu que me retrouver plonger dans cette spirale sombre et infernale. Des mois avant d'en sortir. Triste période cela était certain. N'étant que devenu une larve. Larve que je n'étais plus heureusement. Un état d'esprit plus censé que ce qu'il n'avait été auparavant.

Un corps qui ne s'était pourtant retrouvé enfoui sous terre. Un corps qui n'avait pu qu'être brûlé. Phénix qui renaissait de ses cendres, certains auraient pu dire. Des différences qui existaient alors que là-haut, les morts ne pouvaient que trouver le repos dans l'espace. Là qui n'était plus le cas. Et si des monticules avaient été creusées, certains à la va vite, des fleurs avaient pu aussi être déposées par endroit. Un endroit que certains auraient décrits oui de lugubre, mais que d'autres pourraient décrire comme étant apaisant. Pour le coup, il semblait que ce dernier point se retrouver plutôt vrai dans mon cas. Et des pas légers qui ne pouvaient que se déposer sur le sol alors que je me retrouvais à me frayer un passage dans le cimetière. M'éloignant de son centre vers un coin un peu plus tranquille, au pied d'un chêne. L'endroit où j'avais placé une croix en bois. Si je n'étais pas croyant, il ne restait pas moins que cela faisait du bien de se rattacher à quelque chose, de s'occuper de ses mains. Du bois sur lequel je n'avais pu que graver le nom, prénom de Robb et les dates qui n'avaient pu que correspondre à sa vie.

Un endroit qui me rendait sans doute toujours nostalgique alors que si je pensais à Robb, je ne pouvais qu'aussi penser à Ailina, Faust qui étaient toujours disparues. Mais autant l'impression qu'il était là. Non pas sous terre mais juste appuyé contre le chêne, un sourire moqueur aux lèvres. Ce qui serait tout à fait lui. Et si des fleurs étaient déposée par terre, je n'en n'avais toutefois pas apportés. « J'aurai pu venir avec des fleurs mais je n'étais jamais le type aux fleurs donc pas de fleurs, seulement moi. » Et puis surtout ce n'était pas comme s'il y avait de réelles fleurs là haut sur l'arche. Des fleurs que je n'avais pas apporté non. Mais ne paraissant pas inquiet alors que je m'étais mis à parler tout seul. N'ayant pas l'impression de parler tout seul alors qu'au contraire, je ne pouvais qu'avoir le sentiment qu'il était là. « Je ne suis pas venu depuis un moment, je sais. J'aurai dû venir plutôt. » Ce qui était certainement le cas. Robb qui n'avait jamais été réellement la voix de la sagesse avant, mais je ne pouvais que penser trouver une pointe de sagesse ici. « Je garde ma promesse tu sais, je garde un oeil sur Rachel. J'avoue je l'ai pas encore trouvé aujourd'hui mais je vais réussir. Je tente aussi de me réconcilier avec Murphy aussi, mais elle reste toujours aussi compliqué à déchiffrer. Mais je vais continuer d'essayer. En parlant d'essai des émissaires ont été envoyés, une rencontre est prévue pour qu'on tente de s'entendre. Plutôt une bonne chose. Je suis certain qu'on pourrait réussir à s'entendre. Après tout le troc a fonctionné. Et on sait tous deux qu'on est plus forts lorsqu'on est plusieurs. » Ce qui était le cas. Plus forts à se battre. Plus forts pour réussir à combattre l'ennemi. Plus fort alors qu'avoir des alliés, des amis, une famille comptait, importait. Une famille dont il faisait toujours partie alors qu'il avait toujours cette place dans mon coeur même s'il n'était plus là. Et un sourire qui se dessinait sur mon visage. « Tu me manques tu sais,... les choses étaient plus simples quoique peut être pas... mais autant plus drôles quand tu étais là Robb. » Et ne m'étant certainement pas rendu compte que je n'étais pas seul. Non pas que cela comptait à cet instant.

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Sujet: Re: Always on my mind [Raya]
Mar 15 Mai - 17:15







always on my mind





La journée était loin d'avoir été des plus agréables pour Raya. Elle avait beau avoir tenté de mettre ses mains, encore pleines des piqûres d'orties de la veille, à contribution, celles-ci la démangeaient encore beaucoup trop pour qu'elle puisse rester concentrée plus de quelques minutes sur une tâche. En rentrant de sa cueillette, elle s'était promis, probablement pour la cinquantième fois, que la prochaine fois, elle penserait à se couvrir les mains avant de toucher ces plantes de malheur. En réalité, la blonde savait très bien qu'elle n'en ferait rien. Cette promesse lui était si souvent sortie de la tête, que ça serait presque un sacrilège de finir par la tenir. Raya avait pourtant bien essayé de s'occuper comme elle le pouvait. Elle avait d'abord rendu quelques services en cuisine, puis à l'infirmerie, pour savoir si les quelques personnes qui s'y trouvaient avaient besoin de quelque chose. Ce n'était pas son rôle, c'était d'ailleurs loin de l'être, mais rendre service ne la dérangeait pas. Ce n'était pas parce qu'elle ne se mêlait pas forcément à la foule qu'elle ne voulait pas participer à la vie du camp. Bien au contraire, elle avait comprit très rapidement en arrivant sur Terre, que rester isolée était une mauvaise idée.  Ce n'était pas, ou plus son genre de se faire des dizaines d'amis, mais rendre service, ça, ça ne la dérangeait pas. Il fallait dire que la mécanique avait beau être sa passion, cela l'occupait beaucoup moins sur Terre que sur l'Odyssée. Là-bas, sur ce vaisseau gigantesque, il y avait toujours quelque chose d'important à réparer, alors qu'à présent, c'était plutôt rare qu'une mission la passionne vraiment. Bien-sûr, réparer les petits objets qu'on lui ramenait l'occupait, mais ce n'était plus la même chose. De plus, elle n'était pas la seule mécanicienne du camp, et, bien qu'elle était probablement la plus vieille, elle était loin d'être la plus souriante ou la plus aimable. Rien d'étonnant à ce qu'on se dirige le plus souvent vers les autres.

Pourtant, même si elle avait pût, aujourd'hui, Raya n'aurait pas eu le cœur à bricoler. Ses mains la démangeaient trop, même après qu'elle les ait passés sous l'eau fraîche une bonne dizaine de fois en espérant que cela apaise sa peau, mais même sans cela, elle aurait probablement eût beaucoup de mal à se concentrer. Ces derniers jours, elle pensait beaucoup à son père, et aujourd'hui ne dérogeait pas à la règle. Depuis qu'elle était arrivée sur Terre, elle avait tenté d'éviter d'y penser autant qu'elle le pouvait, et en général, cela marchait plutôt bien. En général. Il fallait bien admettre qu'avoir quitté l'Odyssée l'aidait beaucoup. Là-bas, elle le revoyait dans presque tous les coins qu'elle fréquentait, alors qu'ici, non. Cela n'empêchait pas son cœur de se briser dès qu'elle repensait à l'exécution du seul parent qu'elle avait jamais connu. Si seulement elle n'en avait jamais parlé à Kayden, tout cela ne serait pas arrivé. Elle en était persuadée.
Quand son moral s'avérait être aussi désagréable qu'elle le laissait paraître la plupart du temps, elle aimait bien s'isoler, même si ce n'était pas chose facile dans un camp comme celui-là. En général, elle s'aventurait près du cimetière. Sans vouloir paraître trop glauque, c'était encore là l'endroit le plus calme des environs, et pour cause. Personne n'aimait jamais traîner dans ce coin-là, peut-être parce que la plupart des Cent connaissaient des gens dont le corps s'était retrouvé là, six pieds sous terre. Pour Raya, ce n'était pas le cas.

Après avoir aidé rapidement à l'infirmerie, c'était le cimetière qu'elle avait choisit comme destination pour déprimer en paix. Elle ne s'attendait pas à y trouver quelqu'un, c'était probablement la première fois depuis des mois que l'endroit n'était pas vide. En entendant une voix masculine, elle pensa de suite à l'un des garçons du campement, mais il lui suffit de regarder de plus près pour y reconnaître Chris, accroupi près de l'une des tentes. De là où elle était, elle n'entendait pas les mots qu'il prononçait.  Cela ne l'intéressait pas. Les paroles adressées aux gens partis s'avéraient être beaucoup plus intimes que celles entendues par ceux encore de ce monde. Raya était bien placée pour le savoir. Un instant, la blonde hésita à faire demi-tour. Cela faisait un bail qu'elle n'avait pas vu Chris, cela remontait à bien avant son arrestation. A l'époque où elle était quelqu'un d'autre. Je savais pas que vivre sur Terre avait pour effet de rendre schizophrène, avait lâché Raya d'un ton ironique, celui qu'elle avait souvent utilisé avec Chris à l'époque. Ça t'arrive souvent de parler tout seul ? Elle avait prononcé ces quelques mots avec un petit sourire. Tu sais, ça se soignait sûrement à une époque !
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Sujet: Re: Always on my mind [Raya]
Jeu 17 Mai - 17:58


Des bruits de pas entendus au dernier moment. Me retournant alors qu'elle prenait la parole peut être un peu trop brusquement. Toujours sur ces gardes ou presque. Et si je n'avais pas été aussi efficace pour l'entendre, mes doigts s'étaient aussi portés sur mes lames. Mains écartées alors que je reconnaissais la silhouette qui se tenait devant moi. Jolie blonde au prénom de Raya que je connaissais de l'arche. Un sourire qui se dessinait sur mes lèvres alors qu'elle prenait la parole, une note d'ironie dans sa voix. « Je savais pas que vivre sur Terre avait pour effet de rendre schizophrène » Faisant mine d'être offensé. Comme si elle me portait un coup au coeur. Là n'était pas le cas pourtant. N'utilisant que le ton ironique qu'elle avait l'habitude d'user avant. Ce même ton usé sur l'arche. Un échange qui correspondait parfaitement à ceux d'avant avec cette petite note de moquerie. « Tu sais que tu me fends le coeur avec cette simple idée. » Taquin. N'étant pas schizophrène. N'étant pas diagnostiqué comme l'étant non plus. Aucun trouble de détecté. Aucune maladie diagnostiquée. Un porteur sain pour ainsi dire. Ce qui ne voulait pas dire qu'elle n'avait pas entendu cette conversation. Un regard posé sur elle, alors indéchiffrable. Pointe de suspicion peut être. Des bruits de pas détectés que trop tardivement. N'ayant pas honte de cette discussion avec les morts à vrai dire. Ou n'ayant plutôt pas honte de lui avoir fait la conversation à lui en particulier. Ce qui m'embêtait un peu plus c'était autre chose. « Ça t'arrive souvent de parler tout seul ? » Ce qui m'embêterait plus c'est qu'elle ait pu entendre une partie de la conversation. Moment de gêne en quelque sorte bien qu'elle ne semblait se rendre compte de mon état intérieur, continuant de discuter sur ce même ton. Un ton surtout léger bien qu'une note d'ironie, de taquinerie y était perceptible. Mais après tout c'était Raya. « Tu sais, ça se soignait sûrement à une époque ! » « Je te l'ai dit je ne suis pas schizophrène mais si je le deviens, tu seras la première au courant. » Ce qui n'arriverait pourtant jamais. Ne revenant pas moins sur ce fait, sur ce fait qu'elle avait pu entendre cette conversation. Une conversation que je n'avais pas proclamé en hurlant, mais que je n'avais pas non plus murmuré. Ne pensant pas que quelqu'un viendrait ici. « Tu as entendu ce que j'ai dit ? » Mon regard posé sur elle. Si j'aurai pu, j'aurai dansé d'un pied sur l'autre mais ne le fit pas. Je n'étais pas dérangé par l'idée qu'on me voit parler à personne. Je n'étais pas non plus dérangé à l'idée que quelqu'un ait pu entendre la conversation si ce n'était que c'était un peu personnel. Comme si je ne voulais pas que quelqu'un s'immisce.

« D'ailleurs ce n'est pas un peu glauque que tu te trouves là ? » Changement de sujet aussitôt. Un virement total. Changement de sujet brutal. Mais une pointe de curiosité dans mon regard alors que dans un sens autant que le cimetière avait pu être aménagé, il paraissait toujours un peu glauque. Un endroit où peu voudrait se promener sauf s'ils étaient forcés. Mais aussi un endroit où les proches se rendaient sur les tombes, pour certaines creusées à la va-vite. Ceux qui n'avaient pas survécu. Me demandant si elle était venue trouver une once de paix comme je souhaitais le faire. Me demandant si elle était venue pour se recueillir auprès d'une tombe en particulier. Ne connaissant pas toute sa vie. Mais tout aussi il paraissait normal qu'elle vienne là si elle avait des amis, des proches qui étaient tombés. Sans doute simplement curieux. Et peut être que je préférai autant parler d'elle que de moi. Un regard qui restait posé sur elle alors que je détaillais sa silhouette. Je ne l'avais pas revu avant mais pourtant, à chaque fois toujours les mêmes réflexes. Noter les détails qui avaient changés chez chacun. Car on changeait tous. On évoluait. L'enveloppe physique restait parfois la même, d'autres fois non tandis que celle plus intérieure évoluait ici. Personne n'était la même personne qu'elle était avant sur l'arche. Mais si des changements avaient pu avoir lieu, je ne restais pas moins content de la voir. Appréciant de retrouver des têtes familières, et de deux dans la même journée. Appréciant de revoir Solveig si ce n'était Raya. « Cela me fait plaisir de te revoir. » Non, ne l'ayant en effet vu avant bien que j'étais déjà venu au campement à de maintes reprises. Mais il suffisait qu'elle est été occupée avec ses outils, ou enfermée dans sa grotte pour expliquer ce fait. « Mais j'avoue que je suis vraiment surpris de te voir là. Les mécanos sont pas censés rester cloîtrés dans leur grotte ici ? » Taquin alors qu'au final c'était un peu le cas sur le campement de l'odyssée. Les mécaniciens, ingénieurs qui étaient souvent plongés dans leur travail, et qu'on voyait peu en dehors du campement pour certains. Comme une espèce un peu étrangère qui vivrait loin du soleil, à des galaxies lumières de là.

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04/05/2018 LOLITA CLIO ELLCRYS 284 AMBER HEARD DSK ; CRACKINTIME MECANICIENNE 23


Sujet: Re: Always on my mind [Raya]
Sam 28 Juil - 18:46







always on my mind




Raya s'était souvent demandé ce que ça faisait, d'avoir un endroit pour se recueillir auprès des morts. Sur Terre, et depuis des siècles, bien avant que le monde n'implose, la planète était recouverte de lieux tels que ce cimetière de fortune. C'était ce qu'on lui avait toujours raconté, mais la blonde avait du mal à l'imaginer. Dans l'espace, tout cela n'avait semblait être qu'une légende, une vieille histoire sur un monde dont on n'aurait jamais espéré fouler la terre ferme un jour. Dans l'espace, il suffisait d'ouvrir une porte et d'envoyer un corps à la dérive, pour que l'on n'en revoit plus jamais l'ombre.  Mais ici, à présent, tout était différent. Chez les Cent, le cimetière, bien qu'étant un lieu paisible, ressemblait surtout à un post-it, collé sur leurs fronts en permanence, leur rappelant leurs nombreux échecs, qui en avaient conduit plus d'un à la mort. Du moins, c'était comme ça que Raya le ressentait.  Cette sensation ne l'empêchait pourtant pas de venir squatter dans le coin de temps en temps. La plupart des jeunes détestaient presque autant cet endroit qu'ils ne détestaient l'Odyssée. Traîner ici était donc devenu un bon moyen d'avoir la paix, du moins, en général. Les morts avaient au moins l'avantage d'être silencieux. Le coin l'était aussi, sauf quand il était visité. En entendant une voix, la blonde avait pensé à l'un des Cents. Ils n'avaient que rarement la visite même si certains Odysséens avaient gardé des liens très étroits avec quelques uns d'entre eux. Chris, il faisait parti de ceux-là. Raya ne connaissaient pas toutes ses fréquentations, mais elle avait entendu qu'il gardait un œil sur Rachel, une fille du camp. Ça expliquait donc sa présence ici, même si la petite brune qu'il surveillait ne semblait pas être le genre de fille à traîner dans un cimetière. Ce n'était apparemment pas le cas de tout le monde.

Chris avait sursauté à l'entente de la voix de la blonde, qu'il avait bien rapidement reconnue. Ils s'étaient connus sur l'Odyssée,et cela semblait s'être passé il y a une éternité, et pourtant, la complicité plutôt étrange qu'ils partageaient, basée sur l'humour ne semblait pas avoir changée. Il fit semblant d'être touché en plein coeur par ses paroles, ce qui arracha l'ombre d'un sourire à Raya. Tu sais que tu me fends le coeur avec cette simple idée, il avait dit. Face à ces paroles, elle ne pût s'empêcher de hausser un sourcil. Ton coeur ? Mince, moi qui pensait qu'il était en pierre et incassable , elle ajouta sarcastiquement. C'était leurs manières de fonctionner quand ils étaient ensemble. C'était ainsi bien avant que leurs vies ne basculent, chacun pour différentes raisons, mais c'était assez agréables, de voir que certaines choses ne changeaient pas. Avec le temps, la blonde en avaient perdus des amis, principalement, et si ce n'était pas le mot exact pour définir sa relation étrange avec Chris, c'était parfois bien mieux que la solitude. Parfois. Le brun nia de nouveau être atteint de schizophrénie et cette fois-ci, Raya décida d'obtempérer.  A elle aussi, il lui arrivait de parler seule, après tout. Elle se pensait un peu folle sur les bords, mais sur Terre, tout le monde l'était un peu devenu, au fur et à mesure. Quand Chris lui demanda si elle avait entendu les paroles qu'il prononçait à son arrivée, la blonde secoua la tête négativement. Pas besoin d'être doué d'un sixième sens pour comprendre qu'elles étaient adressées à l'un ou l'une des nombreux disparus. D'ailleurs ce n'est pas un peu glauque que tu te trouves là ? Il n'était pas difficile de percevoir la curiosité qui s'était éveillée dans sa voix. Tu es là aussi, non ? Ce n'était toujours pas facile, même des années après, d'admettre que la seule tombe sur laquelle elle voulait se recueillir n'existait même pas.  J'aime bien le coin, finit-elle par avouer en haussant les épaules.  C'est peut-être glauque, mais au moins, ici, c'est tranquille. Je sais qu'on dirait pas, mais chez nous, les coins tranquilles sont pas faciles à dénicher. Ça au moins, c'était la vérité. Le cimetière du camp était peut-être le seul endroit que l'on retrouvait vide, à n'importe quel moment de la journée, du moins, en général.  Et toi, qu'est ce que tu viens faire chez les jeunots ? demanda-t-elle, tout en sachant qu'elle connaissait probablement déjà la réponse. Si certains liens entre les adultes de l'Odyssée et les Cent s'étaient brisés avec leur envoi sur Terre, ou tout simplement avec le temps, certains semblaient y résister. La vie bien différente qu'ils partageaient à présent pourrait même les avoir renforcés avec certains événements tragiques. Je fais une pause, se justifia-t-elle en haussant les épaules. Mécano ou pas, je ne supporte plus trop de rester enfermée, disons que ça nuit à ma concentration.Les piqûres d'orties sur les mains n'aidaient pas non plus, il fallait bien l'admettre. Tu es venu voir Rachel ? elle demanda alors simplement.


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Sujet: Re: Always on my mind [Raya]
Lun 30 Juil - 11:10

Ravi de la retrouver. Et comme toujours les taquineries étaient de mise. « Ton coeur ? Mince, moi qui pensait qu'il était en pierre et incassable. » « Ah je te jure, je suis en train de l'entendre se fracasser en tous petits morceaux. » J'en rajoutai des couches. Mais à vrai dire c'était toujours ainsi. Chacun qui ne pouvait que taquiner l'autre. Se chamailler. Elle qui n'avait pu que poser cette note sarcastique alors que j'en jouais dramatiquement, amusé. Pourtant c'était ce que j'avais été. Un sans coeur. Arrogant. Monsieur connard comme Ailina m'avait pendant un temps surnommé. Elle n'avait sans doute pas tort. Elle n'avait pas tort alors que j'avais joué avec les coeurs. J'avais fait souffrir d'autres. Un coeur que je prétendais de glace et de pierre. Mais il ne restait pas moins que derrière toutes ces murailles, ce petit coeur battait lui aussi. Chacun qui restait humain. Bien que pour certain l'âme n'était que plus noircie. Et la vérité restait que mon coeur n'était pas en train de se fendre en milles petits morceaux. Ce n'était que des plaisanteries. Et beaucoup de sarcasme sans aucun doute. Mon regard qui restait posé sur elle alors qu'un sourire amusé n'avait pu que se dessiner sur mon visage. Satisfait de la retrouver à vrai dire. Cela faisait toujours plaisir de retrouver certaines silhouettes familières. Certes au départ, je ne comptais pas tomber sur elle mais l'issue en était aussi certaine que satisfaisante. 

Et une pointe de curiosité qui existait alors que je ne pouvais que lui demander ce qu'elle faisait là. De nombreuses personnes préféraient aller autre part que dans un cimetière. Il était sûr que ce n'était pas le lieu qu'il était le plus agréable de visiter. Mais il était certain qu'ici il était facile de trouver le silence. Il n'y avait aucun dérangement seulement le silence et les pépiements des oiseaux. « Tu es là aussi, non ? » « Mais seulement de passage. » Ce n'était pas non plus comme je vivais ici. Cela n'était pas le cas. N'ayant pas posé ma tente dans le cimetière et je ne venais pas sans arrêt. Ayant au contraire évité l'endroit pendant l'espace d'un long moment. Là comme elle l'était en effet. Me demandant simplement pour quelle raison elle était venue là. Si elle était venue pour se recueillir ou simplement pour échapper au monde, pour trouver un endroit à l'abris des regards. Une possibilité qui existait. Curieux à vrai dire, curieux encore plus alors que cela faisait longtemps que je ne l'avais vu. La croisant parfois. Mais il n'y avait pas eu depuis longtemps une réelle conversation entre nous. « J'aime bien le coin.  C'est peut-être glauque, mais au moins, ici, c'est tranquille. Je sais qu'on dirait pas, mais chez nous, les coins tranquilles sont pas faciles à dénicher.  » « C'est vrai qu'on dirait pas forcément. Mais le besoin de s'échapper, d'avoir une minute de silence je comprends. » Comprenant qu'elle puisse vouloir être tranquille. Dans un sens il ne paraissait pas que leur campement était sans arrêt en mouvement, mais pourtant ils étaient nombreux.

Ils restaient nombreux à survivre mais si le nombre de personnes envoyé sur terre avait diminué. Le nombre d'odysséens qui avait quitté l'arche avait aussi chuté. Ce qui était arrivé. Le crash qui n'avait pas aidé. De nombreuses personnes étaient mortes à ce moment. L'ossature de ferraille qui avait éclaté dans l'air. Un atterrissage sans doute bien moins réussi que le leur. Un atterrissage certes tout aussi violent, où de nombreux avaient dû être enterrés. Des morts ils en avaient aussi perdu pendant la guerre. Si on rationnalisait les pertes aussi cruel que cela puisse être, il était certain qu'ils avaient plus perdu que n'importe qui. S'étant heurtés à l'hostilité des grounders qui les avaient vu comme des envahisseurs. Si désormais une trêve précoce s'installait, il ne restait pas moins que l'histoire était marquée par des pertes, malheureusement. Le cimetière qui ne pouvait que permettre d'affirmer ses propos, d'esquisser devant soit l'amont des pertes.

Et la vie qui elle ne pouvait que continuer. Une vie qui pouvait parfois être chaotique au point parfois de vouloir s'y échapper, de vouloir trouver un refuge, une bulle dans lesquels on s'enfermerait. Si l'homme restait un individu qui avait besoin de vivre en groupe, qui y puisait sa force, il ne restait pas moins qu'il avait tendance à vouloir s'échapper à un moment ou l'autre. Cela arrivait. Sans doute ne s'était-elle d'ailleurs pas attendu à ce que je me trouve là. Mais l'idée qu'elle soit là à son tour ne me dérangeait pas. Le moment précédent de gêne à l'idée qu'elle puisse m'avoir entendu parler dans le vide qui s'était effacé. Une posture qui était devenue moins rigide alors que mon visage s'était éclairé. Si je ne réussissais jamais complètement à me détendre parfois, il ne restait pas moins qu'à cet instant, je paraissait plus détendu. Peut être que cet effet était aussi dû parce que je m'étais retrouvé là au coeur de ce cimetière, à parler dans le vent. Des mots que lui seul entendrait comme je le pensais, comme je l'espérai. Cherchant certainement le réconfort ou la paix d'une autre manière que j'aurai pu le faire avant. Des choix qui avaient plus de conséquences qu'auparavant.

« Et toi, qu'est ce que tu viens faire chez les jeunots ? » Et aussitôt je ne pouvais que lui asséner une petite tape sur l'épaule. Offensé royalement. « Merci mais je suis encore très jeune. » Un ego qui en prenait un coup alors qu'elle pouvait que me rappeler la différence d'âge ou le fait que mes cheveux ne pourraient que prendre une teinte argentée au fil des années. Ce qui était loin d'être grisant. Ce qui était loin d'être agréable à entendre ou se voir rappeler. Un contraste qui existait non moins alors que les deux campements se séparaient bien entre les jeunes et adultes. Ayant moins de dix ans de différence avec elle mais pourtant plus de cinq. Elle avait grandi, devenue une belle pousse alors que ses cheveux blonds ne pouvaient qu'encadrer son visage. N'en venant pas moins à répondre à sa question alors même que cet égo masculin restait marqué par son soudain commentaire. Des sujets avec lequel il paraissait plus difficile d'être taquin et de bonne humeur. « Je venais revoir certaines têtes de linotte. » La réponse qu'elle recherchait peut être ou non. Une note moqueuse même si je ne l'encadrais pas tant dans cette définition que Rachel. Du moins venir la voir était l'idée de base. Appréciant toujours les retrouvailles qui avaient lieu. Et plus particulièrement depuis notre dernière expédition, comme il restait longtemps que je ne l'avais pas vu, je ne pouvais que vouloir la voir. Ne l'ayant pas vu avant, n'ayant pu que croiser que Solveig. Et elle non plus n'avait pas vu la jolie brune. Mais je n'étais pas seulement là pour cela, ou du moins je ne m'étais pas dirigée vers le cimetière en pensant l'y trouver quoique qu'elle aussi aurait pu s'y trouver. Ce qui n'était pas le cas. Toutefois taquin alors que comme toujours, je m'amusais du fait qu'elle était censée vivre dans une grotte. Une image qui pouvait illustrer pour ainsi dire les mécaniciens, ingénieurs ou tous ceux qui passaient des heures occuper avec leurs outils. Leur propre vie bien que je la respectais. « Je fais une pause. Mécano ou pas, je ne supporte plus trop de rester enfermée, disons que ça nuit à ma concentration. » Me demandant si les traces des piqûres d'orties sur ses mains n'était pas non plus un motif expliquant sa présence là. Cela et d'autres raisons qu'il était facile d'en imagine d'autres. « Il est difficile de renoncer au soleil maintenant. » Ce que je pensais être aussi le cas alors que ce n'était pas pour rien que j'avais pour ma part persévérer dans le corps militaire. Je vivais à l'air pur, ne vivant non pas dans une grotte. Préférant éviter de me retrouver enfermer. Certes je n'avais pas été dans une cellule mais vivre sans arrêt au même endroit sans pouvoir découvrir l'espace, les constellations ou ne pouvoir que coller son nez à la vitre laissait un goût amer. Autant que la nature semblait cruelle, là nous étions libres.

Mon regard qui se reposait sur Raya alors qu'elle reprenait la parole. « Tu es venu voir Rachel ? » Je ne pouvais qu'hocher la tête. « J'ai pas encore réussi à la trouver. J'ai regardé du côté des cuisines et un peu autour, mais... » Un hochement d'épaule. En effet, je ne l'avais pas encore trouvé, ne pouvant que me demander si elle ne cherchait pas à m'éviter. Une idée qui avait germer et que je ne réussissais pas trop à déloger de mon esprit pour le moment. Le doute qui faisait son office comme toujours. « ... c'est comme si elle s'était envolée. Tu ne l'aurais pas vu par hasard ? » Ne sachant pas si à vrai dire les deux jeunes femmes étaient proches, mais si elles l'étaient, alors je pourrai avoir des nouvelles par son biais. « Tu es proche d'elle ? » Là de nouveau curieux.

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