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˜˜˜˜˜˜Map of the Problematique (Chris)
maybe life should be about more than just surviving


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06/12/2015 Lux Aeterna Nuna Cortez 36164 Sophia Bush Lux Aeterna (vava & sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 1302


Sujet: Map of the Problematique (Chris)
Ven 4 Mai - 1:54

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❝ Map of the problematique ❞
Murphy Cavendish & Chris Wilson
(04 mai 2118)


Elle avait levé les yeux au ciel, soupiré, râlé, et tourné le dos. Au jeu des patrouilles, on ne pouvait pas gagner à tous les coups, et Murphy venait de se prendre un bon coup en plein visage. Ils étaient suffisamment de militaires -et elle était suffisamment proche des grands chefs- pour qu'elle ait été épargnée de se retrouver à arpenter la sylve alentours en compagnie de Chris. Depuis un an, elle avait réussi à passer entre les gouttes, et les rares fois où ça n'avait pas été le cas, elle était parvenue à ignorer l'identité de son binôme, se contentant de le considérer comme n'importe quel autre garde à ses ordres. Malgré une trêve de nuit enneigée, elle savait reconnaître les causes perdues et se refusait désormais à éprouver ses nerfs et artères en sachant pertinemment qu'elle ne ferait que les entraîner dans un cercle sans fin. A nouveau. Chris était l'une des rares personnes qui avaient trouvé ce pouvoir sur elle : à force de la pousser dans ses retranchements, elle lui avait tourné le dos, pour de bon. Il fallait bien que l'un des deux se montre plus intelligent et les empêche de s'emporter. Car alors, et ils le savaient tous les deux, plus grand chose n'était vraiment capable de les arrêter.

Il y avait cependant une exception à cette règle établie. Une seule exception. Elle avait perdu de son pouvoir pendant bien trop longtemps mais Murphy ne l'avait pas oubliée. Au-delà des caractères qui ne collaient pas, il y avait les convictions. Les convictions étaient toujours plus grandes que les individus. Elles influençaient le présent et construisaient l'avenir. Les idées de la militaire n'avait jamais été loin de son cœur. Elle n'avait pas oublié tout ce en quoi elle croyait et tout ce qu'elle souhaitait pour eux tous. Elle s'était juste sentie incroyablement seule dans tous ce qui était supposé les avoir réunis autrefois... Peut-être que ses désirs ne s'aligneraient jamais avec le possible. Peut-être que la rébellion n'était jamais supposée mener à terme ses projets et voir ses idéaux se réaliser. Mais avec le printemps renaissait un petit espoir. Elle n'était plus seule, désormais. Tennessee et Devos s'étaient expliqués et joints à elle. Leurs idées, elles aussi, vivaient toujours. Avec Chris, c'était différent. La rébellion était supposée être le dernier fil qui les liait, et pourtant, Murphy ne pouvait pas se sentir plus éloignée d'une personne qu'elle l'était avec lui depuis que leurs désaccords avaient atteint leur apogée, l'été dernier, à l'abri de ce bunker qui avait retenu les cris. Même aux gens qu'elle ne côtoyait pas au quotidien, elle accordait plus de considération. Mais il y avait toujours ce truc qui la titillait, ses idées qui la hantaient, ses convictions qui ne demandaient qu'à être ravivées, vécues à nouveau.

Les choses n'étaient pas aussi simples. Se contenter d'aborder les sujets importants l'était; elle avait arrêté de s'imposer des difficultés qui n'existaient pas. Ce qui était si compliqué, par contre, c'était ce mur qui s'était dressé entre leurs convictions. Elle ne partageait pas celles de quelqu'un qui considérait les siennes plus importantes que celles de n'importe qui d'autre. Elle ne partageait pas les convictions de quelqu'un qui refusait de se remettre en question ou de considérer les arguments évoqués par un autre parti. Et malgré tout ce que Devos et Tennessee l'avaient rassurée, Murphy continuait à buter sur ce dernier obstacle sur lequel elle buttait. Chris était incapable de revenir sur ce qu'il avait dit, incapable de reconnaître que sa réaction n'était pas celle de quelqu'un qui prônait la démocratie comme première règle d'un mouvement, incapable de réaliser qu'il reprenait les schémas de ceux desquels ils doutaient tous. Et Murphy ne pouvait pas se contenter de faire avec. Elle ne pouvait pas prétendre partager des principes avec quelqu'un qui semblait opposé aux siens.

Le truc, c'est que le temps n'était pas extensible. Par on ne sait quel miracle, une réunion avait été mise sur pieds. Murphy n'osait trop rien en attendre -les souvenirs de la première étaient encore trop frais pour qu'elle se permette un quelconque optimisme naïf. Marlene et Gustave osaient à peine aborder le sujet avec elle et Murphy doutait même de leur motivation à faire acte de présence lorsque le grand jour viendrait. Il subsistait, parmi le groupe, des duels insolubles. Que pouvait-on attendre de plus que la dernière fois si les circonstances n'avaient pas bougé ?

Antarès fila au milieu des arbres dès que le portail leur fut ouvert. Murphy remercia du regard le garde qui les laissait sortir et, Chris à ses côtés, prit la suite du chien. La boule de poils avait déjà disparu entre les arbres auquel le printemps donnait à nouveau de belles teintes vertes. En ce bel après-midi, elle devait chasser son repas du soir -ou peut-être un petit dessert pour compléter ce qu'elle avait eu plus tôt dans la journée. Pendant de nombreuses minutes, peut-être une heure, ce ne fut que silence. Tout ce qui raisonnait sur le passage du binôme était lié aux végétaux qui crissaient sous leurs pas. Murphy guettait de son côté, Chris du sien. Mais le silence laissait les idées pousser et la brune, enfin, le brisa de sa voix rauque. « Tu comptes dire quoi, à la réunion ? » Le regard qu'elle lui lança rendait les choses claires, très claires. Ce n'était pas ouverture. Elle s'attendait déjà à la pire des réponses et dire qu'elle l'attendait au tournant était un euphémisme. Des mots qu'il choisirait dépendait peut-être l'avenir de Murphy dans un mouvement auquel elle n'était plus certaine d'appartenir depuis trop longtemps déjà.

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01/11/2015 Glacy Ezra 2319 Brett Dalton Murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 173
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Sujet: Re: Map of the Problematique (Chris)
Lun 7 Mai - 14:08


Coup frappé. Coup porté. Pas à pas. La sueur qui coulait le long de mon front alors que je reprenais le rythme. Mon regard qui restait posé sur mon adversaire ou plutôt sur le frère d'arme que Seth était. Plus qu'un frère d'arme, un ami, un pilier. Une confiance en l'un en l'autre. Et un combat amical qui ne changeait rien en ce lien. Ne pouvant que tenter de m'améliorer et de le désarmer. Chacun finissant au final à terre. Un souffle repris. Le problème à côtoyer les mêmes personnes, à commettre les mêmes erreurs lors des entraînements est qu'il devenait facile pour chacun de battre l'autre ou d'arriver à contourner ses attaques. Une des raisons pour lequel il était autant appréciable de changer d'adversaire, même si cela ne faisait aucun doute que j'appréciais me retrouver aux côtés de l'homme. Une complicité qui existait bel et bien. Une accolade échangée avant que chacun ne vienne qu'à boire une gorgée d'eau. Une certaine routine qui existait mais qui n'allait pas moins changer aujourd'hui.

Ne me retrouvant cette fois-ci à ses côtés lors de cette patrouille si ce n'était aux côtés de Murphy. Ce qui était certainement nouveau alors que cela ne faisait aucun doute que la jeune femme avait réussi à m'éviter jusqu'à là. Ce qui lui était pour ainsi dire possible de faire alors qu'elle restait ma supérieure. Et n'ayant pu que me plier aux décisions même si je n'avais pu que noter ce détail. Ce qui ne me dérangeait pas ou peut être légèrement. Pouvant comprendre que la jeune femme puisse vouloir se retrouver en compagnie d'une personne qu'elle apprécierait plus, autant que l'idée en elle-même pouvait certainement m'agacer. N'ayant toutefois pas insister alors qu'il était préférable de revenir quand elle serait plus disposée. M'étant juste habitué à ce changement, et n'étant pas revenu particulièrement la voir depuis cette nuit où je lui avais apporté une boisson chaude. Bien entendu tenté de le faire, de lui apporter une nouvelle boisson chaude mais au final j'avais laissé couler. N'ayant pu que me concentrer sur les autres tâches pour lequel on me demandait. Usant de ce temps à disposition quand il l'était pour continuer d'aménager une ruine qui n'était désormais plus une. Fier de voir la demeure prendre forme jour après jour. Mais cette fois-ci, il semblait que j'étais bel et bien avec Murphy. Sujet auquel j'avais pensé que j'avais fini par repousser pour me concentrer sur l'entraînement. Que conscient qu'il ne me servirait à rien de me torturer l'esprit à ce sujet avant d'en arriver là-bas. Mais des rouages qui ne pouvaient que tourner, ne pouvant que réfléchir de nouveau au sujet alors que j'allais devoir patrouiller avec elle l'instant après.

Et l'instant d'après je ne pouvais que me retrouver à terre. Le rire de Seth qui ne faisait qu'écho autour. Erreur d'inattention. Ce qui n'était pas censé arriver si j'avais été concentré réellement. Erreur de débutant. « Arrête de te tourmenter, elle te pardonnera... peut être. » Levant les yeux au ciel. Ce que j'espérai ne saurait tarder. Ce qui pouvait aussi ne pas se réaliser. Une possibilité. Tout était possible. Tout l'était. Certes une once d'espoir. Mais l'espoir était une chose fragile, comme une fleur qui pouvait autant mourir aussi facilement. Attrapant pas moins la main tendue alors que je me relevais. « Souhaite moi bonne chance plutôt. » Le rire de Seth qui ne continuait pas moins de résonner derrière-moi alors que je m'éloignais pour aller la retrouver.

Silhouette repérée aussitôt près du portail. Pourtant à l'heure malgré cet entraînement. Prenant une inspiration avant de m'approcher d'elle, signe de tête suffisant. Et aussitôt les regards des collègues. Plus des pipelettes pour certains qu'autre chose. Qu'importait. Caresse donnée à Antarès qui ne pouvait qu'agiter sa queue. Une impatience à s'élancer parmi les végétaux que compréhensibles. Et ne tardant à le suivre aux côtés de Murphy. Des réflexes pourtant là alors que d'un même mouvement, chacun ne pouvait que porter son attention sur un côté particulier. Chacun sachant ce qu'il devait faire. Comme monter à vélo pour ainsi dire. Et mon attention qui ne me se relâchait pourtant pas alors que le portail disparaissait derrière les arbres. Des végétaux écartés alors que le silence s'installait. Un silence pour le moment confortable. Une pointe de tension qui avait peut être disparue depuis la dernière fois, ce que je pouvais espérer. Ce qui serait toujours qu'appréciable. Et ne pouvant que continuer à avancer en surveillant cet environnement particulier.

Le silence qui était soudainement rompu. « Tu comptes dire quoi, à la réunion ? » Mon regard qui se posait alors sur elle un bref instant. Une question claire comme l'eau alors qu'elle parlait de la réunion prévue. La réunion qui aurait lieu de nouveau au sein du mouvement rebelle, que je pouvais espérer se déroulerait mieux que la dernière. Là encore des statistiques qui pouvaient être réalisées. Des questions qui existaient. Nullement certain qu'elle était encore prête à se donner à fond pour le mouvement. Nullement certain avant qu'elle ait voulu rester avant qu'elle ne pose cette question, signe qu'elle serait sans doute là. Là aussi, des possibilités. Des scénarios qui pouvaient se dessiner mais que j'écartais alors que je prenais la parole pour lui répondre. « .. que je veux ce qu'il y a de mieux pour notre peuple, que je voudrai qu'on se focalise sur ce qu'on va faire après. » Ne pensant pas qu'il était intéressant de se focaliser pendant des siècles sur les disputes si ce n'était d'avancer, sans quoi ces idées ne verraient jamais le jour. Et comme le précédent mouvement, il ne pourrait que mourir de l'intérieur à son tour. « Qu'est-ce que tu vas dire toi ? » Et une question autant retournée. Question sous-entendu de savoir si elle serait là. Et ne m'arrêtant toutefois pas alors que je ne pouvais que continuer d'avancer à ses côtés, mais pourtant séparé.

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06/12/2015 Lux Aeterna Nuna Cortez 36164 Sophia Bush Lux Aeterna (vava & sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 1302


Sujet: Re: Map of the Problematique (Chris)
Ven 11 Mai - 2:00

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❝ Map of the problematique ❞
Murphy Cavendish & Chris Wilson
(04 mai 2118)


Depuis que Chris avait tiré un trait sur leur amitié, les choses avaient suivi leur cours. L'incompréhension avait laissé place à la colère, qui avait elle-même laissé place à l'indifférence, seul équilibre atteignable dans pareille situation. Elle se contentait des politesses nécessaires au bon fonctionnement des gardes, parce qu'elle ne ferait jamais passer le personnel au-dessus de ses responsabilités, et puisqu'il lui était impossible -et ridicule- de contrôler l'identité de chacun de ses binômes, les tête-à-tête avec Chris avaient fait partie de son quotidien même depuis que les choses avaient dégénéré. Dire qu'elle le considérait comme n'importe quel inconnu était un raccourci trop facile; elle n'accordait pas le même respect neutre à Chris qu'à n'importe quel inconnu dont elle ne savait rien. De Chris, elle savait déjà malheureusement beaucoup trop pour ça. Lorsqu'ils étaient obligés de s'entendre, les politesses étaient donc plates et sans saveurs. On échangeait ce qui devait l'être : les informations, les consignes, les conseils. Le reste était passé sous silence, puisque les conversations ne servaient plus à rien d'autre qu'à hausser irrémédiablement le ton.

Ce jour-là ne dérogerait pas à la règle. Il y avait des choses qui lui trottaient dans la tête, à Murphy, mais c'était des réponses qu'elle attendait. Elle voulait savoir à quoi s'en tenir, tout simplement, et même si elle s'attendait à ne pas aimer ce qu'elle s'apprêtait à entendre, elle avait besoin de savoir sur quel pied danser. Voilà tout ce dont il s'agit : des faits, des informations. Remettre les pieds dans un endroit avec autant de rebelles au mètre carré ne la rassurait guère. Elle savait que son avenir au sein du mouvement dépendrait de quelques instants, de quelques répliques, de quelques projets ou de quelques remarques. Et il ne fallait pas se leurrer : c'était des choix de Chris que tout dépendait. Tennessee et Devos avaient déjà fait amende honorable auprès d'elle en exprimant leurs regrets et la compréhension de son point de vue. Murphy n'osait plus attendre la même chose de la part de Chris depuis bien longtemps, et pourtant, elle savait que c'était ce qu'elle avait besoin d'entendre pour reprendre les rennes de son avenir au sein de la rébellion. Ce qu'elle attendait de lui, alors, elle ne savait pas trop ce que c'était -elle avait depuis longtemps dépassé ce stade où elle pouvait espérer quoi que ce soit de sa part, à commencer par un peu d'empathie et de décence. Peut-être qu'avant tout, aujourd'hui, au milieu de la forêt, elle attendait avant tout une objectivité et un recul. C'était déjà énormément lui demander. Alors, en attendant sa réponse, Murphy tendait le dos, se demandant déjà s'il serait capable, encore une fois, de tuer toute envie de mettre les pieds au bunker avant qu'ils aient tous eu l'occasion de se retrouver.

Du coin de l’œil, elle le devinait l'observer, mais elle ne quittait pas du regard le terrain que ses responsabilités lui intimaient de surveiller. Sa question avait été simple et nette. La réponse de Chris, elle, la fit bougonner une seconde. « Bien sûr... » souffla-t-elle à sa propre intention. Tout le monde voulait ce qu'il y avait de mieux pour leur peuple, y compris le Conseil -même si Chris ne le voyait pas. Il n'y avait pas plus impersonnel et insignifiant que de tenir un discours pareil. Et puis, parler de l'avenir, ça permettait d'oublier le passé, n'est-ce pas ? Comme c'était pratique. « C'est pas la peine de régler le problème, alors ? » Le problème qui les avait tenus éloignés pendant près d'un an, ce problème-là. Celui qui avait approché la rébellion de la rupture au point même où ils se réunissaient pour savoir s'ils pouvaient la sauver -comment Chris pouvait-il négliger l'importance d'un tel poids ? Parce qu'il était convaincu d'avoir raison et parce qu'il était incapable de se remettre en question, voyons. Un frisson lui parcourut l'échine alors qu'elle se retenait de déclarer forfait pour de bon. Même sans rien dire, il disait tout. Et tant qu'il serait incapable de reconnaître qu'il y avait un problème, ils auraient tous un énorme problème. « Moi, j'écouterai. Des fois, fermer sa gueule, ça permet d'en apprendre plus sur les avis et les intentions des autres », siffla-t-elle malgré elle et non sans sous-entendus. Peut-être qu'il devrait apprendre à écouter, lui aussi. De cette réunion, Murphy n'attendait pas grand chose d'autre que de préciser sa propre place dans le mouvement. Tennessee et Devos avaient réussi à lui faire croire qu'elle était importante pour le groupe, mais ça ne suffirait pas. Travailler avec quelqu'un qui était aux antipodes de soi-même, lorsqu'il s'agissait de patrouiller au milieu de la forêt, on pouvait faire avec. Lorsqu'il s'agissait de refaire le monde, ça ne passait plus.

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01/11/2015 Glacy Ezra 2319 Brett Dalton Murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 173
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Sujet: Re: Map of the Problematique (Chris)
Lun 14 Mai - 16:48


« C'est pas la peine de régler le problème, alors ? » « Je n'ai pas dit cela. » Mon regard qui resté posé sur elle. « Ne me fais pas dire ce que je n'ai pas dit. » Un ton qui n'avait pas bougé d'un octet mais pourtant une lueur froide dans mon regard. Me donnant envie de hurler quand elle agissait ainsi. « J'ai dit que je voulais avancer. Je n'ai pas dit que je ne voulais pas régler le problème. » Détestant ces interprétations. Détestant que les personnes puissent interpréter tels propos ou même estimer que j'avais pensé alors que ce n'était pas le cas. Murphy qui n'était pas dans ma tête, ce qu'elle semblait pourtant croire et qu'agacement. « Le problème est un obstacle qui empêche au mouvement d'avancer. La solution la plus directe est de l'éliminer. La seconde de le contourner. » Ce qui était simple. Savoir ce qui se passait quand on était au pied d'un mur et qu'on devait décider comment faire pour se retrouver de l'autre côté. Il était possible d'abattre ses poings dessus jusqu'à le démolir. Mais il était aussi possible de le contourner ou de passer au-dessus. Un problème que chacun tentait de régler en interne, allant voir directement la personne avec qui un contentieux existait. Ne servant à rien d'impliquer chacune des personnes présentes dans la pièce si elles n'étaient pas concernées, si cela ne les regardait pas. Une perte de temps que j'estimais de faire éclater le problème en réunion, de s'assurer que tout le monde prenne parti alors que parfois il n'y avait la nécessité. Une perte de temps oui alors qu'il était parfois plus simple de traiter le problème à sa source, entre seules les personnes qui étaient visées. « Toutefois cela ne sert à rien d'impliquer tout le monde dans le contentieux s'il n'y a que deux de concernés. » Des commentaires qui seraient donnés, qui pouvaient être utiles. Des personnes qui prendraient part au conflit, qui certes pouvaient réussir à éteindre les braises ou au contraire à les raviver. Ce qui s'était passé la dernière fois. « Mais qu'est-ce qui se passe si la faille existe toujours demain ? qu'est-ce qui se passe si le problème est toujours le même dans cinq ans ? On en reste au même point, on végète et on abandonne ou on se concentre sur ce qui peut réellement se passer, en tentant de faire avancer les choses ? En tentant de contourner l'obstacle ? » Une question. Ne la voyant non plus faire avancer les choses si ce n'était ce qui semblait être des reproches. Un ton qui n'était pourtant pas hostile alors que je ne pouvais que me demander qu'est-ce qu'elle pensait à cet instant. « Quelle est ta solution pour régler le problème s'il n'a pas été résolu ? Qu'est-ce que tu comptes faire si le problème existe toujours dans cinq ans ? » Ce qui était aussi une possibilité. Chacun pouvait des efforts mais il n'était pas dit que tout serait réglé avant le prochain déluge. Il n'était pas dit qu'un accord serait trouvé, que la hache serait enterrée. On pouvait faire des scénarios, tenter d'estimer les issues, tenter de faire des statistiques mais à la fin tout ne restait qu'hypothèse. Et il était autant possible que ce ne soit pas le pion voulu qui soit décalé. Il était possible que le chemin emprunté ne soit pas voulu et alors il ne faudrait que changer de direction. « Est-ce que pour toi les problèmes internes sont plus importants que le mouvement ? » Une question. Conscient qu'elle avait dû mal à passer au-delà. Ne réagissant pas de la même manière. Chacun était différent, unique. Voulant sans doute avancer plus rapidement qu'elle là-dessus et juste contourner le problème, le régler entre ceux concernés seulement sans en faire de nouveau un fromage.

Et autant je ne pouvais que vouloir savoir ce qu'elle dirait, elle. Aussitôt ce n'était qu'une réponse sifflante qu'elle posait. Ton qu'on aurait pu croire presque hargneux. Un message clair rempli de sous-entendus. « Moi, j'écouterai. Des fois, fermer sa gueule, ça permet d'en apprendre plus sur les avis et les intentions des autres » Un sourire en coin qui se dessinait sur mon visage. Ecouter ce qu'elle voulait ce que je fasse. Non pas que l'idée n'était pas intéressante. Mais à force d'écouter comme le faisait les anciens leaders, rien ne se passait. Il n'y avait rien si ce n'était du vent. « Donc tu ne prendras pas la parole du tout ? » Un ton sans doute narquois. Comme si je la mettais au défi de m'indiquer ses idées, comme si je la mettais au défi de proposer un plan, de ne pas écouter seulement. Certes son écoute paraissait qu'active en vue de la description mais un rôle qui me paraissait autant passif. Peut être que j'avais marre de juste me taire, que je préférai simplement donner mon point de vue, rebondir sur les idées des autres pour qu'un plan se mette en place. « Qu'est-ce que tu proposes pour que le mouvement rebelle avance ? » Un regard qui n'était cette fois-ci pas posé sur elle mais sur les environs. Continuant de faire ce qu'il fallait, continuant de faire mon job. Reprenant pourtant la parole quitte à enfoncer le clou un peu plus, quitte à ne pas arranger la situation entre nous si encore était-elle arrangeable. « Donne-moi du concret et je serai que ravi d'écouter. » Voulant simplement cela, voulant quelque chose de concret, voulant des idées pour réfléchir dessus.

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Sujet: Re: Map of the Problematique (Chris)
Mar 22 Mai - 3:43

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❝ Map of the problematique ❞
Murphy Cavendish & Chris Wilson
(04 mai 2118)


Murphy n'était pas réputée pour quelqu'un de défaitiste. Elle était déterminée, bornée même, et optimiste. Elle espérait le meilleur car elle s'interdisait de penser au pire. On dit que c'est l'espoir qui fait vivre et ce n'est peut-être pas tout à fait faux. Ne plus rien attendre de la vie la rend sans intérêt, et de repenser que c'était le quotidien de l'une des personnes qu'elle avait rencontrées en ces bois faisait toujours poindre une certaine mélancolie. Elle vivait dans l'espoir que les plus beaux moments de sa vie n'étaient pas encore passés et que ces sentiments de complétude, d'apaisement et d'épanouissement ultimes l'attendaient plus loin sur le chemin. Elle existait pour l'excitation de l'inconnu et de la découverte et toute la conviction que l'avenir, même s'il n'était pas imminent, ne donnerait pas tort à cette espérance transformée en moteur. Des Hommes, même si elle connaissait les rudesses et les horreurs, elle espérait le meilleur. Car si on s'attendait au pire, à quoi ça servait de s'asseoir pour le regarder arriver ?

Avec Chris, c'était différent. Avec lui, elle avait abandonné toute forme d'espoir depuis bien longtemps. Son poil s'hérissait de crainte dès qu'elle croisait son regard. La vie en communauté, et particulièrement dans la communauté qui était la leur, devenue si restreinte au fil des incidents et accidents, forçait aux entrevues. Même en y mettant toute sa force et sa détermination, on ne pouvait pas éviter celui que l'on ne voulait pas voir - et encore moins lorsque l'on était collègues directs. Murphy ne pouvait pas éviter Chris comme elle l'aurait aimé et comme il aurait été si confortable et aisé de le faire s'ils étaient encore enfermés dans leur Odyssée. Alors, elle avait adopté une autre technique. Elle se préservait en tirant un trait sur tout ce qu'il représentait.

Mais au milieu de tous ces feux, il subsistait ce qui avait autrefois marqué la concrétisation de leur amitié. La rébellion était en dormance. Et si Murphy n'était plus tout à fait sûre qu'elle puisse avoir un réel but ou une quelconque justification dans le climat actuel, ses idées, elles, ne changeaient pas d'un pouce. C'était toujours le meilleur qu'elle souhaitait pour les survivants pour l'Odyssée, mais plus forcément contre le Conseil, qui se montrait bien plus capable de répondre à leurs souhaits qu'ils auraient pu le deviner lorsqu'ils avaient échoué sur la planète. Les choses changeaient. La donne et les objectifs restaient les mêmes, les outils ne l'étaient plus. Ils touchaient du doigt leurs idéaux. Que pourraient-il vouloir de plus ? Discuter, peut-être. Décider de laisser la rébellion en dormance, encore, mais unie, prête à réagir le jour où ce dont ses membres seraient témoins ne leur plairait plus. Quitter la rébellion, ce serait jeter l'éponge. Murphy ne jetait l'éponge que lorsqu'il n'y avait plus rien à attendre. Pouvait-elle encore attendre quelque chose du mouvement rebelle ? Le souhaitait-elle seulement ? Elle s'accrochait pas conviction politique, parce qu'elle tenait trop à ce qu'ils avaient construit, à la communauté qu'elle y avait trouvé. Fondamentalement, l'Odyssée n'avait plus besoin de contre-pouvoir. Mais cette réunion où tout serait décidé, il fallait la préparer. Elle ne pouvait pas rester muette de longues heures encore -autant crever l'abcès maintenant. Ils avaient marché trop longtemps dans le silence déjà. Elle avait eu tout loisir de chercher ses mots et de se préparer à ce qu'il pourrait rétorquer.

Mais elle pouvait sentir son regard posé sur elle alors qu'il répondait. Elle ne voulait pas lui offrir la pareille. Son regard de patrouilleuse continuait de voguer là où il avait sa place. « Je contourne pas les problèmes. » Son ton restait neutre et c'était tout ce qu'elle souhaitait. Elle ne perdrait pas son sang-froid. Et voilà Chris qui partait dans un grand discours de persuasion dont elle n'avait pas besoin. Elle n'avait pas besoin d'être réprimandée et infantilisée. Ne l'avait-il donc toujours pas compris ? « Contourner les obstacles c'est le meilleur moyen de se les reprendre en pleine gueule plus tard. Agir en adulte c'est affronter ce qui nous emmerde. » Comprenait-elle vraiment bien là où il voulait en venir ? Ce qu'il appelait contourner l'obstacle, elle appelait ça ignorer la difficulté, l'enterrer pour passer facilement à autre chose. Mais ce que l'on cachait par embarras finissait toujours pas resurgir. Murphy n'ignorait pas les difficultés, elle les affrontait. « Résoudre le problème, ce serait se comprendre et s'écouter. Si c'est impossible, alors vous ferez sans moi. » Antarès réapparût quelques secondes devant eux, l'observa de ses grands yeux clairs avant de repartir derrière eux, heureux de ce bonheur que seul un chien en pleine partie de chasse pouvait probablement ressentir. « Pff », se moqua-t-elle un instant, non sans s'empêcher d'offrir aux arbres à sa gauche le spectacle de ses yeux levés au ciel. « Si tu crois que je suis encore là dans cinq ans si le souci est pas résolu, tu me connais encore plus mal que ce que je pensais. » Elle n'avait plus qu'un pied dans le mouvement. Elle s'accrochait sans grande conviction et ne tiendrait pas six mois de plus dans une situation aussi instable. Tennessee et Devos avaient presque réussi à lui faire croire que son avis importait et que le mouvement avait besoin d'elle, quelles qu'en soient les raisons, mais à chaque fois que Chris s'adressait à elle, il lui rappelait tout le consommable qu'elle était. Et sa dernière question l'acheva. « Est-ce que tu crois que nos valeurs sont pas la base du mouvement ? » La question faisait écho et miroir à celle du garde. Elle perdait déjà, elle le savait. Il réduisait les choses à des problèmes sans intérêt, confirmant tout ce qu'elle craignait. Un mouvement politique naissait de valeurs et de convictions communes. Si elles se perdaient, que restait-il ? Une quête avide de quelque chose qui n'avait plus grand chose avec les idéaux initiaux. Murphy ne voulait rien construire avec un homme qui approuvait les mensonges, les secrets et les décisions autocratiques. Devos avait compris, s'était excusé. Chris était incapable de comprendre qu'elle était incapable de travailler avec quelqu'un qui n'était pas foutu d'écouter ce qui lui pesait. Et elle en avait marre de répéter. Le vide n'avait jamais de répondant. « On a vu ce que ça donnait quand je prenais la parole. » La réflexion était hâtive et sèche. Qu'elle soit présente relevait déjà des efforts concomitants de Tennessee et Devos. On ne l'écoutait pas, elle ne parlait plus. On l'infantilisait, elle ne parlait plus. On rejetait ses remarques, elle ne parlait plus. Ses hurlements avaient été une preuve de sa volonté à résoudre les choses. Sa volonté l'avait quittée en même temps que l'espoir qu'elle avait d'y parvenir. Maintenant, elle attendait qu'on lui donne des raisons d'y croire à nouveau. Elle attendait les bons mots. Pour ça, elle n'avait pas besoin de parler. Elle avait déjà dit tout ce qu'elle avait à dire. « Toi, ravi de m'écouter ? Menteur, » rit-elle jaune, « je t'ai déjà tout dit quand tu m'as traitée comme une gamine débile. Tu m'as jamais écoutée. Si ça avait été le cas, on en serait pas là. Avancer, c'est affronter les problèmes. Tu veux continuer à les éviter. Avec moi, ça marchera pas. Si tu fais l'autruche, ce sera sans moi, mais faudra pas compter sur la longévité du mouvement. Sur des bases pourries y'a rien qui tient. » Le voilà, le concret. Et elle était prête à parier qu'une fois encore, il ne l'entendrait pas, bien trop occupé à sentir son orgueil s'offusquer de quelques remarques qui n'avaient rien à voir avec le fond des choses.

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Sujet: Re: Map of the Problematique (Chris)
Mar 22 Mai - 8:21


L'écoutant d'une traite avant de finalement prendre la parole pour lui répondre. « Si je ne voulais pas t'écouter je serai pas venu vers toi à de multiples reprises, et je serai pas là à te poser des questions pour savoir ce que tu penses.  » Et ne pouvant que me rappeler ce qu'elle avait dit ce jour-là. Ayant le temps de rejouer le scénario dans ma tête encore et encore, de me rappeler ce que chacun avait dit. « Tu m'as dit d'arrêter de t'infantiliser et de lancer des insultes au conseil, tu as critiqué Devos qui viendrait me conforter avant qu'il n'arrive, envoyer en l'air les discours d'amitié de Ten. Cela c'était avant que Devos arrive et que je ne sache que Devos était la taupe. Tu t'es aussi servi de Robb pour en partie m'insulter ce qui était loin d'être cool. » Reprenant mon souffle avant de continuer. « Tu as dit que tout leur balancer serait la meilleure chose à faire puisque personne dans le bunker n'avait l'air foutu de dire ce qu'il pense. Tu as dit que j'évitais les problèmes et que tu pensais que je te détestais. Ce qui est faux pour le dernier point. Tu as dit que ce n'est pas normal qu'une seule personne décide pour tout le reste. Tu as balancé le nom de Devos, rappelait que les règles étaient pas faites pour être contournés. Tu as dit que tu détestais bosser avec des gens qui ne communiquaient pas, que tu ne leur faisais pas confiance. Tu as dit que l'action de Devos était malsaine et dangereuse, que le problème pour toi c'était qu'il ait parlé au nom du rébellion, seul. Et après cela tu es partie, et tu as précisé que tu reviendrais quand on retournera à la raison. » Sachant que jusqu'à là je ne m'étais pas trompé alors que je ne pouvais que me rappeler ses propres mots et redire ce qu'elle avait dit.  « On a deux problèmes. Le premier concernant le fait qu'une personne a parlé pour l'ensemble du groupe. Le second que je t'infantilise, que je ne t'écoute pas et que je fuis les problèmes entre autre. » Changement de tactique.  « Pour le premier, non je ne pense pas que ce soit une bonne chose qu'un homme parle pour tous. Cela a rien de démocratique, et cela ressemble plus à une dictature qu'autre chose. Ce qui est pas ce que je veux. Et je l'ai dit ce jour-là que oui on a besoin de communiquer.  Mais si l'action de Devos peut être désapprouvée, cela ne veut pas dire pour autant que dans le fond au-delà d'agir tout seul que l'idée de lancer des rumeurs pour permettre au mouvement d'avancer n'était pas une bonne chose. Je peux pas dire que je cautionne son action entièrement, mais ce serait mentir si je ne reconnaissais pas qu'il était un génie en termes d'idée. Et certes il aurait du nous en parler pour qu'on en discute tous ensembles avant et décider de la marche à suivre après, si on concrétisait son projet. C'est pour cela qu'il y a de nouvelles réunions, que chacun se met au point avec tout le monde, pour qu'on soit sur la même page et qu'on reparte avec des bases solides pour que le mouvement perdure dans le temps, qu'on parte de l'idée de communiquer comme on l'avait dit à la fin. » Souffle de nouveau repris avant que je ne reprenne la parole.  « Mais je suis pas un homme qui est doué avec les mots comme toi ou comme n'importe qui dans le campement. Quand je parle, je suis maladroit. C'est pas pour rien qu'avant lors du premier mouvement, je n'étais pas aux côtés des leaders mais chargé du recrutement. Et je sais très bien comme Faust me l'avait dit que j'aurai pu revendiquer mon héritage pour ainsi dire. Cela m'intéressait pas. J'aime la pratique, entraîner les gens, repérer les détails, parler beaucoup moins. Ce n'est pas pour rien que quand on a décidé que devrait perdurer cette idée de mouvement rebelle, ses valeurs que tu sois chargée de la communication. Et cela me dérangerait pas si quelqu'un plus qualifié prenait la tête et que je sois à un autre poste si on estime que je ne suis pas assez compétent pour ce rôle. » Un point vrai.  « Et je pourrai te dire de nouveau que je suis désolé ou m'énervé face à tes remarques, dire que je ne t'infantiliserai plus et que je t'écouterai la prochaine fois. Mais je préfère autant tenter de ne plus le faire ou de le faire concrètement que de juste le dire. Je préfère t'apporter des boissons au coeur de la nuit parce que je sais que tu détestes ces nuits glaciales et solitaires, et te prouver que je tiens à toi que juste tenter de parler. Et c'est vrai je ne te déteste pas. Je tiens à toi, je pense que tu peux apporter quelque chose pour le mouvement. Mais je ne peux pas non plus dire que je n'ai pas mes propres opinions, qu'une part de moi pensera toujours qu'à un moment cela sert plus à rien de se chamailler pour un bout de viande et qu'il faut avancer concrètement, mais... je veux bien essayer autre chose aussi, tenter ta méthode. » Et mon regard qui rester autant posé dans le sien.



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Sujet: Re: Map of the Problematique (Chris)
Sam 26 Mai - 20:41

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❝ Map of the problematique ❞
Murphy Cavendish & Chris Wilson
(04 mai 2118)


Exaspérée ? Oui, ça, Murphy ne pouvait pas s'empêcher de l'être. Ils ne se comprenaient plus depuis trop longtemps. Son regard ambré se refusait toujours à chercher la personne ou le regard de Chris. Quand elle comprit qu'il était parti dans une de ses éternelles tirades, elle décrocha et soupira, attendant impatiemment la fin de l'épreuve. De ses prunelles elle guettait les alentours, consciente que lui était trop concentré à autre chose pour tenir son rôle de patrouilleur. Elle quitta le petit sentier crée par les patrouilles à plusieurs reprises pour chercher Antarès, accueillant à bras ouverts l'opportunité de s'éloigner du moulin à paroles. « Oh mais ça y est, il a fini ! » s'exclama-t-elle finalement de derrière quelques arbres, penchée au-dessus de quelques champignons qu'elle ramassa, pressée de les montrer à sa cuisinière préférée. « Trop aimable de laisser les gens te répondre. » fit-elle remarquer avec une neutralité dont elle ne put s'empêcher d'être fière. Il faisait encore ce qu'il savait faire de mieux : parler trop, perdre ses interlocuteurs sans leur donner une seule seconde l'occasion de répliquer. Encore une preuve qu'il savait écouter, ça, tiens. « On dirait que t'as une retranscription écrite de ce que j'ai dit. Moi je m'en souviens très bien, et visiblement toi aussi. Alors si t'es pas foutu de voir quelle serait la solution, c'est que t'es juste con. » Un bref sourire étira ses fines lèvres. Son ton restait paisible, même s'il était parti dans tous les sens et avait réécrit ses remarques à sa sauce. Elle n'avait jamais utilisé Robb pour quoi que ce soit, et le fait qu'il le pense prouvait une fois de plus tout le bien qu'il pensait d'elle -ou toute l'incapacité qu'il avait d'écouter ce qu'on lui disait. Oui, il était peut-être juste con, alors. « De nouveau ? Mais tu te rends compte que c'est la première fois que tu t'excuses ? Que tu remets en doute le comportement de Devos ? » Elle sourit tristement en hochant la tête, dépitée. « Si on est quatre leaders, c'est pour pouvoir discuter de nos idées avant de les appliquer. On peut pas aller contre le Conseil si on est pire qu'eux. » Elle haussa les épaules. De toute façon, elle n'avait plus de raisons de contrer le Conseil. La vérité, c'est que la rébellion n'avait plus de réelle raison d'exister. Les pourparlers à venir avec les Terriens du nord achevaient de leur prouver que les conseillers étaient aussi déterminés qu'eux à bien vivre cette nouvelle vie sur Terre. « Oui, peut-être que tu devrais laisser ta place. » Sa vérité claqua sévèrement dans l'air alors qu'elle continuait d'avancer, guettant les environs avec la concentration de la patrouille vigilante qu'elle demeurait malgré les circonstances. « Je parle pas de moi. Je parle de quelqu'un d'objectif et d'alerte. Quelqu'un qui sache régler les conflits si y'en a plutôt que de les créer. En attendant, on est ridicule. On existe plus et on a plus aucune raison d'exister. » Sa voix restait impassible. Chris avait enfin décidé de s'excuser et d'admettre que la façon de faire de Devos avait été plus que discutable; ce n'était pas rien, mais il était tellement persuadé que c'était un redit que le fait qu'il ne savait plus ce qu'il disait autant que ce qu'il entendait la frappa violemment. Sans chercher à l'insulter une seule seconde, ce n'était pas le genre de personnes qu'elle souhaitait à la tête d'un groupe censé s'être construit sur l'alliance et la confiance. Elle ne le regardait toujours pas, guettant les alentours, la main serrée sur son arc. La solution, Chris l'avait enfin trouvée. Ce n'était pas faute d'avoir semé quelques indices au fil des mois, pourtant. Savoir faire preuve de rédemption, c'était tout ce qu'elle avait osé attendre de lui. Elle ne lui pardonnerait pas ses remarques insultantes de ce jour-là et elle ne lui pardonnerait pas son rejet; elle avait déjà trop pardonné. A force, on n'arrivait plus à croire que l'on pouvait compter pour l'autre. Car lorsque l'on tenait à quelqu'un, on ne se donnait pas de raisons de s'excuser d'autant de choses, si ? Murphy ne croyait plus au discours qu'il tenait à son sujet. Mais peut-être que l'état de la rébellion, même si elle n'avait plus de raison de se battre, n'était pas totalement désespéré.

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Sujet: Re: Map of the Problematique (Chris)
Jeu 31 Mai - 11:01


« Tu as faux. Je l'ai remis en cause à la réunion. Ce que tu as pas accepté, c'est que je me range derrière-lui quand même et pas derrière-toi. » Ce qui était le cas. Arguant sur le fait qu'en effet j'avais été du même avis qu'elle ce jour-là sur certains points. Etant d'accord sur le fait qu'il fallait plus de communication. « J'ai dit que je cautionnais pas son silence, que j'aurai préféré qu'il en parle pour qu'on en discute tous ensembles. Mais en aucun cas, même là j'aurai été le mieux placé pour le critiquer. Je vois pas en quoi j'aurai eu le droit de le critiquer alors que j'avais été absent du mouvement. » Ne voyant pas en quoi mon rôle était de juger ses actions ce jour là, alors même que j'étais fautif. « Mais ce que je comprends encore moins c'est pourquoi tu es revenu là-dessus, alors que ce que je viens de juste de dire, je l'avais déjà dit lors de la réunion. » Je n'avais rien dit de plus que ce que je n'avais dit, pas sur le point de la communication. Je n'avais rien dit de plus que ce que je n'avais déjà dit sur le fait que je ne cautionnais pas entièrement son action. La seule différence était que j'avais changé de point de vue sur la façon de régler le problème, que j'avais décidé de ne pas laisser de côté les chamailleries mais de traiter le problème à la source comme elle voulait que je le fasse. « Ce n'est pas la première fois que je remets en cause son comportement. Je l'ai fait lors de la réunion. Je l'ai fait directement avec lui. La différence est que je parle de ce que tu considères comme un obstacle avec toi. » Ce qui changeait. On pouvait faire des tableaux, comparer les situations encore et encore c'était ce qui changeait. Cela et le fait que je m'excusais plus officiellement. Sur d'autres points mon avis n'avait pas changé. « On se  remet tous en cause, mais toi j'ai aucune idée de si tu le fais. Le seul désaccord que j'ai avec les leaders, c'est avec toi. Mais toi, tu étais en désaccord avec tout le monde. Peut être qu'à un moment c'est pas seulement à moi de me remettre en question mais aussi à toi de le faire. » Reconnaître mes torts, je pouvais le faire. Mais elle, je n'avais pas l'impression qu'elle le faisait. Des problèmes ils existaient encore. Je pouvais tenter de m'améliorer mais à un moment je n'étais pas seul. Et ces faits n'étaient que réels alors qu'avec aucun des autres, j'avais un problème. A son inverse.

Idées qui devaient être discutées oui. Des problèmes à régler en interne. Mais une réunion qui aurait lieu. « Alors faisons une réunion pour en discuter. » Une nouvelle réunion. L'idée. L'espoir que cela se passe mieux que la précédente. Ce qui ne serait pas le cas, si chacun ne parlait pas, ne régler pas ces problèmes. Enfin le seul désaccord que j'avais était avec Murphy, pas avec les autres. A sa différence, bien qu'elle en avait réglé certains. Toutefois je restais conscient de mes faiblesses et capacités. Prêt à céder ma place si cela changeait quelque chose. Vérité tranchante. Ne sourcillant toutefois pas face avec ses mots. « Alors on fera un vote. Et la majorité décidera. » Valeurs démocratiques. Ce sur quoi elle pouvait compter. Ce que j'étais prêt à faire. Mais ce n'était pas un qui déciderait. Cela ne serait pas une décision prise sur un coup de tête mais une discussion, un vote. « Quant au mouvement, si tu penses vraiment qu'il n'a plus aucune raison d'exister, pourquoi n'es-tu pas partie simplement? Pourquoi n'as-tu pas totalement coupé les ponts ? » Question que je ne pouvais que me poser. Certes le conseil semblait avoir changer de comportement mais il ne restait pas moins que je continuais de penser que le mouvement avait des raisons d'exister. Raisons que chacun pouvait discuter en groupe. « Je pense que tu peux apporter quelque chose. Je pense que le mouvement a toujours des raisons d'exister. Mais si vraiment tu ne veux plus en faire partie, alors annonce-le à la prochaine réunion et on acceptera ton choix. Certains avec plus ou moins de difficultés. Ce n'est pas comme si je voulais te forcer à faire quoique ce soit. Certes, je peux espérer que tu me pardonnes, qu'on retrouve notre amitié, ou que tu restes dans le mouvement, mais c'est tes choix. Pas les miens. » Choix qui restait celui de chacun. Ne pouvant la sauver si elle ne le voulait. Pensant qu'elle était un pilier du mouvement, mais si elle ne le voulait plus, alors je ne pouvais la forcer. Respectant sa volonté. Et choix qui semblait lui rester à faire.



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Sujet: Re: Map of the Problematique (Chris)
Lun 4 Juin - 2:35

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❝ Map of the problematique ❞
Murphy Cavendish & Chris Wilson
(04 mai 2118)


On ne pouvait pas dire que Murphy n'y mettait pas du sien. D'accepter la compagnie de Chris dans la sérénité dépassait déjà ses limites habituelles. De prendre sur elle pour aborder le sujet de la rébellion était la preuve ultime qu'elle souhaitait faire avancer les choses, quitte à faire abstraction de ce qui pouvait être oublié. Ce qui ne pouvait pas être laissé de côté, c'était la façon que Chris pouvait avoir de refuser de remettre en cause son comportement. A moins que... ? Au milieu de son monologue passionné, si ce n'était théâtral, il venait de s'excuser, et ça changeait la donne. Mais voilà que même ça, il se sentait obligé de le descendre. Ses propres efforts, il les achevait d'un coup de matraque. « Mais réfléchis deux secondes ! Si tu t'es rangé derrière lui et pas derrière moi, c'est que tu l'as pas remis en cause ! Moi, je le remettais en cause ! Et c'est pas de mon coté que tu t'es rangé ! » Elle avait tendu le cou vers lui et fait de grands gestes circulaires dans les airs, tentant désespérément par des schémas aériens de lui expliquer l'évident et les failles de son propre raisonnement. Mais son regard, elle ne parvint pas à le soutenir plus d'une seconde. Il était tellement persuadé des bêtises qu'il racontait qu'elle pouvait à nouveau sentir des décharges d'impatience et d'agacement parcourir son échine. « T'es à la tête du mouvement, c'est à toi de dire ce qui va pas, NORMALEMENT. » Pour une raison qui lui échappait, oui, il était à la tête du mouvement. « C'est pas en glissant un petit "oops, c'était pas cool" que tu clarifies les choses. » Devos était un génie, Devos faisait bouger les choses, lui, et puis il ne méritait pas d'être critiqué. Voilà ce qu'il avait dit, vraiment, Chris. Devos avait été couvert de félicitations, à peine sermonné en deux mots pour le geste, et Murphy infantilisée parce qu'on ne l'écoutait pas. Ce n'était pas sa définition de remettre en cause une façon de faire les choses. Ce n'était pas ce qu'elle appelait s'assurer du bon fonctionnement d'un groupe, gérer les conflits ou poser les choses à plats pour les affronter. Ce n'était pas l'assurance dont la pragmatique qu'elle était avait besoin. La technique de Chris consistait à oublier ce qui faisait tache pour passer à la suite sans prendre la peine de discuter ce qui devait l'être, mais ce n'était pas comme ça que les choses pouvaient se construire durablement. Passer à autre chose, c'était possible une fois qu'on s'était assuré que les bases n'étaient pas vérolées et branlantes.

Et pendant un instant, Murphy avait cru qu'il avait retrouvé un peu de lucidité et de logique. Mais non.

« Mais insiste pas, tu l'as pas dit ! T'as juste vaguement haussé les épaules en disant que c'était pas l'idéal, mais bon » Elle imita d'une voix nasillarde et moqueuse le détachement avec lequel il avait accordé aux rebelles la seule remarque susceptible de faire deviner que le geste de Devos ait pu le déranger. Mais avant la seule expression discrète de désapprobation qu'il avait émise, il y avait eu le terme de génie, et puis il y avait eu tous les remerciements que Devos méritait. Ce n'était pas ce qu'elle appelait un désaccord. Ce n'était pas ce qu'elle appelait des explications. « Si t'étais pas d'accord avec Devos, ça s'est dilué et noyé dans toute l'adoration que tu lui as portée à ce moment-là ! Tu t'es pas demandé une seule seconde s'il fallait en discuter plus que ça ! Tu t'es pas demandé si fallait qu'on revoie notre façon de fonctionner ou qu'on mette les choses à plat. C'était pas assez important pour qu'on perde du temps là-dessus ! Et pendant une seconde, là, j'ai cru que t'avais compris ça... » Elle haussa les épaules dans un soupir qui réveilla tous les morts à des kilomètres. « Mais non, au temps pour moi. J'ai pas encore appris mes leçons, faut croire. » Et s'ils avaient parlé ensemble depuis, tant mieux. Murphy n'avait aucune idée de la teneur de leurs échanges. Pour ce qu'elle savait, Chris pouvait très bien avoir couvert Devos de toutes les remerciements qu'il lui avait promis.

Et puis, il y eut la phrase de trop. Murphy se raidit et s'immobilisa au milieu de la forêt. Elle ne croyait pas ce qu'elle venait d'entre. « Tu... tu viens de dire quoi là ? Non, je dois avoir des problèmes d'audition, j'ai cru que tu me disais de me remettre en question. » Elle lui lança un regard féroce, sourcils froncés, les lèvres entrouvertes par le halètement que provoquait l'énervement en pleine ascension. Le culot !« Parce qu'à ma connaissance, j'ai rien fait dans le dos de personne. J'ai pas mis le mouvement en péril et j'ai cherché à régler les conflits. Et pour ta gouverne, ça s'est arrangé avec les autres. Alors peut-être que le problème, c'est toi, et que t'es juste pas foutu de me rassurer sur ta perception de la rébellion. » Elle ne bougeait toujours pas. Elle savait d'ores et déjà qu'il allait se braquer sous les reproches. C'était toujours comme ça, avec lui. Elle essayait de lui expliquer son point de vue, il ne comprenait pas, elle s'échauffait, il s'offensait, et c'était terminé. Sauf que là, ils avaient encore des heures de patrouille à assurer. Il n'y aurait pas de fin avant un moment. « Ceux qui m'ont écoutée ont compris qu'il fallait s'assurer du bon fonctionnement de la rébellion. Y'a deux minutes, tu m'as donné l'impression de m'avoir écoutée, mais t'as juste du apprendre un discours pré-écrit par cœur. Parce que tu me sers encore la même merde, là, et qu'en plus tu me prends pour une conne et t'essaies de retourner la situation. » Elle marqua une brève pause en entendant Antarès revenir derrière elle. Elle soupira en fermant les yeux une seconde pour tenter de se calmer. Elle sentait le sang battre dans ses tempes. « Dis-moi ce que je dois remettre en question, alors. Quelque chose qui te concerne pas directement, je veux dire. Parce que ce qui te plaît pas c'est que je plie pas dès que tu claques des doigts. Ta bonne volonté suffit pas. Si t'as pas compris ce qui me dérange, c'est qu'on est vraiment pas faits pour travailler ensemble. »

Elle croisa les bras, s'appuyant sur une jambe en le défiant du regard de trouver une raison valable pour elle de se remettre en question. Dans l'absolu, elle en aurait toujours. Dans le cas de la rébellion, elle n'avait jamais failli. Qu'il essaie une seconde de remettre en question son implication et sa fidélité et il ne pourrait même plus compter sur le prétexte de la rébellion pour lui adresser la parole. C'en serait fini pour elle. Pour de bon.

Si elle donnait à Chris une énième chance de s'expliquer, c'était bien grâce aux beaux discours de Tennessee. Pas pour Chris, mais pour la rébellion. C'était bien pour ses idées qu'elle était prête à se battre encore un peu. Mais elle était aussi capable de reconnaître une peine perdue lorsqu'elle en voyait une. Pendant une seconde, elle s'était presque fait avoir par l'illusion d'une issue satisfaisante. Maintenant, elle ne savait même plus si elle avait une raison de mettre un pied à cette réunion -ou à n'importe quelle autre réunion. « On verra ce que la prochaine donnera », soupira-t-elle, déjà lassée à l'idée de réentendre ce discours dont Chris semblait spécialiste, j'ai rien fait de mal, j'ai même tout bien fait, par contre toi... « Ah, c'est marrant comme la démocratie t'arrange, d'un coup... » Elle haussa un sourcil, agacée, et posa le regard sur Antarès, qui s'était assis à ses pieds pour la fixer de son air habituellement heureux et épanoui. Avec un sourire tendre, elle se pencha vers lui pour lui accorder quelques caresses. Il ne semblait pas encore avoir trouvé son repas, mais Murphy n'avait aucun doute sur le fait que ça ne saurait tarder. « Mais tu rigoles, là ? » Elle se redressa brusquement, laissant Antarès repartir chasser. « Parce que t'as l'impression que je suis encore dans le mouvement ? Tu m'as beaucoup vue, toi, dernièrement ? Parce que si jamais tu te posais la question, oui, je t'évite volontairement, hein... » Les autres, c'était autre chose, mais il n'avait pas besoin de savoir qu'elle avait encore du respect, de la confiance et de l'amitié pour eux. Toutes ces choses ne le regardaient et ne le concernaient plus depuis longtemps. Et quand il reprit la parole, elle éclata de rire et en profita pour reprendre la marche, aux aguets, comme la patrouilleuse responsable qu'elle demeurait malgré les circonstances. « Non non, te fais pas de mal hein, arrête d'espérer pour notre amitié... » C'était la meilleure, celle-là. Dans une autre vie, des mois auparavant, elle aurait probablement été touchée par l'espoir qu'il entretenait à son égard, mais c'était trop tard pour ça. Depuis longtemps. Il avait laissé passer et envenimé trop de chances. On ne rattrapait pas ce genre d'insultes -déguisées ou non. « Des raisons d'exister ? Lesquelles ? A part celle d'exister... » La question était sérieuse mais un peu moqueuse. Le Conseil avait accédé à toutes leurs revendications sans les connaître -preuve en était qu'ils n'étaient pas si opposés à leurs idées, le chancelier et ses acolytes. Etre rebelle pour être contre le Conseil, ça n'avait aucun sens. S'inventer de nouvelles revendications pour se donner des prétextes d'exister, ça n'en aurait pas plus. Là, maintenant, la rébellion n'avait plus aucune raison d'être. Et ce n'était pas une mauvaise chose, de se trouver en accord avec ses dirigeants. Que pouvaient bien vouloir combler ceux qui persistaient à vouloir s'opposer à eux ? Ce n'était pas un jeu de pouvoir. « Mais je vois pas ce que je peux apporter si on me demande de fermer ma gueule. J'ai plus qu'un pied dedans, et là j'en suis au stade où le moindre coup de vent m'éjectera. Je verrai ce que donne cette réunion. » Mais le ton sur lequel elle vint à cette conclusion n'avait rien de prometteur. En fait, Chris avait presque achevé de l'éjecter, et il ne s'en rendait probablement même pas compte.

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Sujet: Re: Map of the Problematique (Chris)
Sam 30 Juin - 11:32


« Non tu as bien entendu. Je pense pas que tu n'ais encore de problèmes d'audition. Je te demande oui si tu te remets en question, parce qu'on le fait tous mais toi... » Ton qui pouvait être aussi froid qu'elle. Conscient que je remettais les pieds dans le plat. A l'instant où les choses semblaient s'arranger, qu'on faisait un pas en avant, on reculait de trois. Peut être que j'aurai mieux fait de me taire. Peut être que cela aurait été la meilleure solution de juste accepter et aller de l'avant. Conscient que je revenais sur les points que j'avais prononcé, que je reconnaissais à voix haute ce que j'avais manqué mais il ne restait pas moins que cette même question me turlupinait l'esprit : savoir si elle se remettait en question aussi. C'était sans doute stupide mais il me paraissait que la faute n'était projetée que sur nous, et qu'elle était irréprochable comme la neige.  « Je peux te voir ramper au sol ni dire oui à chaque occasion, je me demande juste s'il t'arriver de te poser la question, de savoir que tu es peut être aussi pour quelque chose dans la situation, que tu y es peut être pour quelque chose si la situation s'est envinée. On sait tous que t'es rancunière et que quand tu as une idée... » Bornée mais surtout rancunière. Ce qui ne facilitait pas non plus les conversations. Chacun qui restait au final un peu campé sur ses positions. Reprenant ma respiration. Une conversation de sourds qui au final ne servait à rien, encore. Echec. Reportant mon attention sur les alentours alors que je ne pouvais que de nouveau avancer en silence. A vrai dire pour deux soldats, il était certain que si des adversaires étaient cachés non loin nous les aurions déjà averti de notre présence. Les oiseaux qui avaient même fui alors que les mots résonnaient.

Rien qui ne servait de hausser le ton alors que je ne pouvais que me calmer. Ce n'était pas ainsi que cela fonctionnait, que j'allais la rassurer sur le fait que je voulais vraiment le meilleur pour le rébellion. Ce n'était pas pour rien que je me proposais de me retirer de la position de leader alors que je voulais que les choses s'arrangent. Ne disant pas que j'étais le plus parfait pour le poste, conscient que je ne l'étais pas. Il était juste difficile de laisser aller, d'avancer complètement. « Je veux le bon fonctionnement du rébellion. Et je suis content si cela s'arrange avec les autres vraiment. » Ce qui était le cas alors que cela me rassurait que cela s'arrange avec les autres. Mais entre nous il y avait toujours ce fossé.

Et la jeune femme que plus brutale alors qu'elle me disait qu'il fallait que je cesse d'espérer pour notre amitié. Ce qui était le plus difficile à faire. Pas de baisser les bras, pas de venir de le voir mais d'accepter que pour elle c'était un point de non retour. Devant la laisser aller, devant lâcher les rênes. C'était mort, c'était foutu. Elle le pensait. Aucune seconde chance de chance. Ou trop de secondes chances de gaspiller. Ne pouvant la forcer à vouloir de cette amitié. Et détournant le visage pour qu'elle ne voit pas mon expression. Choix que je devais respecter. Et là encore peut être que je n'avais pu que me voiler la face. Ce qu'elle réussissait à me faire comprendre à vrai dire, certes avec du temps mais au final elle ne pouvait que me mettre pied au mur. Le mouvement qui n'avait à vrai quasiment plus aucune raison d'exister alors que le Conseil avait accédé à toutes nos premières revendications sans même qu'un mouvement soit esquissé. Plongeant dans le silence alors que je ne prononçais pas un mot. Depuis le début et peut être encore maintenant je m'étais voilé la face sur les chances de réparer les morceaux, sur les chances d'exister. Continuant de m'accrocher à des espoirs, des rêves peut être irréalisables. Peut être cette difficulté de me détacher de tout pour ouvrir les yeux. En partie encore aveugle bien que la vérité prononcée ne pouvait que me frapper en visage de plein fouet. Oiseaux qui se posaient sur les branches. Piaillement qui se faisait alors entendre tandis que je me retrouvais soudainement dans le silence, ses mots qui se répercutaient dans mon esprit. Prise de conscience ou un simple revers de la médaille.

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Sujet: Re: Map of the Problematique (Chris)
Jeu 5 Juil - 14:52

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❝ Map of the problematique ❞
Murphy Cavendish & Chris Wilson
(04 mai 2118)


Et il continuait. C'était le coup de grâce. Si Murphy avait encore besoin qu'on lui prouve que le cas était désespéré, c'était maintenant réglé. Si elle avait encore le moindre espoir de retrouver Chris ou de trouver chez lui un quelconque sens de la logique ou de la bienveillance, il venait de mourir sous ses yeux. Rester calme. Respirer profondément. Se préserver avant tout. Son regard se promenait sur le  arbres alentours alors que sa mâchoire se contractait, seule preuve du feu qui bouillonnait à l'intérieur. « Bah t'as ta réponse alors. » Elle ne se remettait pas en question parce qu'elle n'avait pas à le faire, et s'il n'était pas foutu de comprendre qu'il était le fautif incapable de se remettre en question, alors elle abandonnait. Il ne l'écoutait pas; elle ne s'épuiserait donc plus à essayer de lui expliquer les choses. Il avait sa réponse. Elle ne se remettait pas en question, parce qu'elle n'avait aucune raison de faire. C'était retourner le problème pour refuser ses propres tort. Incapable d'assumer le soutien qu'il avait apporté au mensonge de Devos, il sautait sur la moindre alternative, aussi peu valable et ridicule puisse-t-elle être.

Et quand il reprit la parole, ce ne fut guère mieux. Elle ne comprenait pas ce qu'il disait et se serait volontiers inquiétée de savoir s'il faisait un AVC -si elle s'inquiétait de sa santé. « Tu peux me voir ramper au sol ? Je crois pas non. Arrête de manger les premiers champignons sur lesquels tu tombes quand tu te promènes dans la forêt », lâcha-t-elle dans un ton mi-moqueur, mi-acerbe. « La situation s'est envenimée parce que que vous avez pas été foutus de reconnaître vos torts. » Et les choses auraient pu s'améliorer depuis que Devos l'avait fait, mais même maintenant que Chris avait admis ses erreurs, il était celui qui mettait de l'huile sur le feu. Elle lui aurait volontiers fait savoir le fond de sa pensée mais parce qu'elle savait la situation désespérée, elle ne comptait pas prendre cette peine. « Je serais bien désolée d'être bornée dans mon idée de la démocratie et du respect de l'autre. Visiblement y'en a que ça dérange moins, tant mieux si tes conneries t'empêchent pas de dormir la nuit » coupa-t-elle finalement d'un ton glacial. Etre têtu lorsqu'il s'agissait de défendre ses valeurs, c'était être têtu pour les bonnes raisons. Si Chris s'était contenté des erreurs qu'il avait reconnues un peu plus tôt, les choses auraient peut-être pu s'arranger; en tout cas, il y aurait eu une lueur d'espoir. Peut-être pas pour eux, mais au moins pour la rébellion. Là, plus rien n'était possible. A retourner les reproches de manière injustifiée, il venait de détruire le peu d'espoirs qu'il avait réussi à faire renaître un peu plus tôt. Elle était bornée parce qu'elle attendait des rebelles des valeurs particulières, à commencer par celui qui s'était retrouvé à leur tête par accident. Elle était rancunière pas par principe et pas sans but, mais parce qu'elle attendait de ses opposants une remise en question dont dépendait le cœur de la rébellion.

Et peut-être qu'il le voulait, le bien de la rébellion. A dire vrai, Murphy n'en doutait pas vraiment. Ca ne lui donnait pour autant pas tous les droits. Les valeurs qui animaient les rebelles devaient se refléter dans leurs actes. Et quelles que soient celles de Chris, elles n'apparaissaient pas dans le choix de ces mots, dans ce qu'il acceptait ou non des siens. Semblait maintenant évident qu'il acceptait les mensonges de Devos avec de facilité que la détermination qu'avait Murphy de les pointer du doigt. Peu importait pour Murphy si les choses s’arrangeaient avec Tennessee ou Devos; pour ce qui la concernait, ça la regardait personnellement. La rébellion n'avait plus grand chose à voir là-dedans. Elle n'y croyait plus pour différentes raisons; pour leurs désaccords, pour le comportement de Chris, et pour les raisons-mêmes qui avaient justifié l'existence de la rébellion jusque-là. « Mouais »,marmonna-t-elle sans grande conviction et en refusant délibérément de rebondir ce qu'i avait dit. Il y aurait tant de choses à dire...

Mais dans les cas, pour ce qui concernait Chris et ce qui avait pu les lier, elle avait jeté l'éponge depuis longtemps. Les reproches qu'il venait de lui faire avaient achevé d'enfoncer le clou. En entendant une énormité pareille, et en l'entendant la répéter qui plus est, Murphy avait réalisé qu'ils n'avaient probablement jamais été sur la même longueur d'ondes, même quand ils avaient été persuadés de l'être. Elle aurait dû comprendre quand elle avait saisi la raison qui l'avait poussé à se rapprocher d'elle; ça aurait dû lui mettre la puce à l'oreille de le savoir aussi manipulateur et vicieux. Après une introduction pareille, la surprise n'aurait pas dû être aussi intense et réelle. Le silence de Chris parlait pour lui; enfin, peut-être, avait-il choisi de l'entendre ou même de l'écouter. Ce n'était pas trop tôt; il aurait fallu attendre la rupture la plus définitive pour qu'il décide d'accorder le moindre crédit à ce qu'elle disait. Fière du silence qu'elle avait obtenu de lui, Murphy laissa Chris planté là pour reprendre sa patrouille, en patrouilleuse respectable qu'elle était, et Antarès prit sagement sa suite, habitué à suivre fidèlement sa maîtresse.

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Map of the Problematique (Chris)

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