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˜˜˜˜˜˜Eirik ♣ there are no good guys
maybe life should be about more than just surviving


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05/03/2015 avengedinchains baelfire, astrid, richard, meeka & elias 3185 Juno Temple signa Beylin 40
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Sujet: Eirik ♣ there are no good guys
Mar 1 Mai - 10:29


01 mai 2118


Cela fait combien de temps qu’ils sont sur Terre ? Sans doute trop de temps. En réalité, la jeune blonde se sent un peu minable parfois, vis à vis de ses capacités et des choses dont elle a été capable. Charlie est maladroite sur bien des points mais sur celui-ci c’est pire que tout, et c’est vraiment là que se situe le gros du problème. En réalité, après les quoi ? Trois ou quatre années passées ici (il est difficile parfois de tenir le compte) et il serait normal qu’on sache enfin se retrouver au coeur de la forêt. Surtout quand on est patrouilleur et qu’on doit gérer le campement de nuit. Mais allez donc savoir, tout semble plus facile pour elle la nuit, c’est une réalité qu’elle ne comprend pas forcément, encore une fois. Et en général, elle fait toujours de son mieux pour ne pas s’attarder sur tout ça. Est-ce une réussite ? Absolument pas. Mais au coeur de la forêt, tout se ressemble et la blonde se demande sincèrement comment font les gens pour ne pas voir que tout se ressemble hein. Lui, il n’y comprend absolument rien. C’est une affaire qu’elle ne comprend pas. Perdue ? Totalement. Et elle a beau regarder autour d’elle, elle ne comprend absolument rien à ce qui peut bien se passer. C’est une affaire qui lui prend sincèrement la tête, en tout cas, et ça ne peut pas continuer comme ça. Hors de question. Vraiment hors de question.

Tout était relativement bien parti, en plus. Il faisait enfin bon, la météo semblait avoir décidé à se montrer clémente. C’était un peu un besoin, une nécessité, si on peut le dire ainsi. Il faut savoir profiter un minimum, en tout cas. L’hiver, c’est un peu une saison qu’elle ne supporte que par manque de choix. Elle s’étonne de ne pas avoir attraper une saleté de maladie, d’ailleurs. Le froid a bien failli dévorer ses doigts de pieds. Mais que peut-elle bien y faire ? Des chaussettes en poil d’animal ? Et à quel moment est-ce que ça ne démange pas ? Les options ne sont pas aussi nombreuses qu’on ne pourrait bien le vouloir. Les choses étant comme elles sont, elle n’est que trop du genre à s’offusquer de bien des choses. Et elle ne risque pas de changer de méthode ou de manière d’être. A quoi est-ce que ça pourrait bien servir ? Elle fait ce qu’il faut, quand c’est nécessaire, mais le reste ne l’intéresse guère.

Mais son problème du jour n’a strictement rien à voir avec le temps. Même s’il avait plu, la situation aurait été relativement identique.  En réalité, la jeune femme est perdue. Tous les arbres se ressemblent, et ce ne sont pas les oiseaux chantant qui vont lui permettre de trouver la bonne direction à prendre. Elle est là, le nez levé, à regarder en l’air en espérant parvenir à voir le ciel. Comme si ça allait l’aider à se diriger. Il ne faut pas rêver. Elle finit par baisser la tête, mais le sol ne la guide pas davantage. Au moins, à rester immobile comme ça, elle s’est mise à devenir plus ou moins invisible. Et ça a carrément bien aidé. Ce n’est pas négligeable.

Surtout lorsqu’un homme passe non loin d’elle. Elle est vraiment discrète, au milieu des arbres, visiblement. Et la situation la fait légèrement sourire. Pourtant, il pourrait avoir de mauvaises intentions. Pire, il pourrait la tuer en imaginant un danger si elle débarque à son niveau et se fait un peu trop brusque. Oui, son sourire ne tarde pas à disparaître. C’est qu’elle est capable de se faire peur cette idiote. Elle décide d’inspirer un grand coup, de serrer les dents et serre les poings, aussi. Elle ne doit pas s’attarder trop longtemps, sinon, il va finir par s’envoler, par disparaître et ce serait sans doute pire que tout.

Elle décide donc de bouger et de s’avancer vers lui. Doucement, mais pas trop. Elle va même jusqu’à marcher sur une branche exprès pour que ça fasse plein de bruit. Hors de question de faire sursauter un Terrien. On ne sait jamais, s’il a de bons réflexes. ”Je viens en paix !”. S’il ne parle pas anglais, elle vient en bruit, surtout. Tant qu’il n’essaie pas de la tuer…
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Sujet: Re: Eirik ♣ there are no good guys
Mer 6 Juin - 22:04

Il avait été jusqu’à la mer, il avait besoin de voir l’eau. Eirik n’allait pas bien en ce moment et plus le temps passait, plus son corps semblait fatigué, rattrapé par les années dans les mines. L’homme devait prendre de plus en plus de plantes pour faire taire les voix, furieuses d’être retenues, muselées. L’eau l’avait apaisé rapidement et il était resté plusieurs jours là-bas. Il avait pu constater que le village des calusas n’était plus. Le cyclone avait dû les balayer. Il avait échappé et survécu à la fameuse tempête, reculé du monde, cloîtré dans une grotte. Maintenant, Eirik constatait que le monde avait changé et que les tribus s’entraidaient. Quel étrange spectacle qui se déroulait devant les yeux. L’homme se dit qu’il devrait bouger, ne pas rester statique. C’était mauvais, cela le rendait paranoïaque. Il pensa à Elouan et regarda Avoine qui était non loin de lui. A la mort de l’autre homme, ou du moins il l’avait laissé pour mort, le chien des montagnes l’avait suivi. Eirik n’avait pas eu le cœur de le chasser, il s’était contenté de lui jeter de la viande les premiers jours avant de le laisser approcher. L’ancien esclave ne savait pas quoi penser de cet animal. Les chiens étaient pour les maîtres esclaves selon lui. Il avait beau avoir quitté Rahjak depuis longtemps, certaines habitudes restaient.

L’homme savait qu’il devrait bouger tôt ou tard et cela le stressait. Néanmoins il n’avait pas le choix, il devait bouger, c’était une question de survie. Il ne pouvait pas rester sur ses acquis, clairement. L’homme se redressa et siffla, aussitôt Avoine se redressa et le regarda, la langue pendante. L’homme s’approcha de l’animal et le flatta. Il pensait souvent à Elouan et se dit qu’il garderait toujours une forme de respect pour cet homme qui avait semblé dangereux. Le brun s’approcha de son étalon gris qui broutait sagement, pour une fois. Il ajusta le harnachement et le détacha. L’animal réagit aussitôt, tentant de partir loin, plus pour l’image que pour réellement s’enfuir. L’homme n’eut qu’à tirer sur les rênes pour le calmer. C’était presque un jeu entre ces deux-là. Eirik se hissa en selle et n’eut qu’à lui presser les flancs pour laisser l’équidé partir de manière vive, tout en le retenant un peu car ils avaient une sacrée route à faire. Avoine trottinait à côté d’eux, mais partait de temps en temps. Eirik ne se faisait aucun souci, il savait que le chien reviendrait. Il ne s’inquiétait pas vraiment. L’homme savait précisément où il allait. Il allait non loin du campement des cents.

Il ne savait pas ce qu’il cherchait. Le brun se laissait guider par ses pulsions. Peut-être que voir une fille du ciel allait lui retirer ce sentiment qui le dévorait, de la mélancolie. Depuis la mort de Kyran, il n’était que l’ombre de lui-même. Comme si une dernière part de lui était partie et que cette fois-ci, c’était plus douloureux que la dernière fois. L’homme ne savait pas s’il allait s’en remettre, il se faisait tellement vieux. Son corps souffrait en plus de son esprit. Il enchaîna les kilomètres, se reposa quelques heures. Il sut que quand il remonta en selle, c’était pour y aller directement sur le lieu de sa destination. L’homme traversa le pont et décida qu’à partir de là, il pouvait continuer à pied. Il laissa son étalon à l’abri des regards et attaché. Eirik eut vaguement une pensée pour Avoine, se demandant bien où se trouvait la bête, mais ne se faisait pas trop de souci, il le verrait bien. Le brun traversa la forêt, silencieux, mais bien loin de se douter qu’on l’observait. Une branche craqua et lui fit tourner vivement la tête. Était-ce un mercenaire qui venait de le coincer ? Il ne s’y attendait pas, mais une voix féminine s’adressa à lui. Il se figea complètement et soudainement, il vit une chevelure blonde. Lui avait-elle parlé en anglais ? Oui car il avait à peine compris les mots qu’elle avait dit. « N’approche pas. » Il parla automatiquement dans sa langue natale, ne disant rien en anglais. Il n’avait pas pratiqué depuis des mois et même s’il savait parler anglais, aujourd’hui il ne voulait pas le faire.

Il avait un peu aboyé les mots, en se disant que la femme comprendrait très bien son ton. Eirik pivota légèrement, mettant clairement une distance entre eux deux. « Qui es-tu ? » Il avait dit cela en anglais, mais en articulant très mal et avec un très fort accent. Un accent qui pouvait entraver la compréhension. Il la détailla sans même s’en cacher. Visiblement, c’était une fille du ciel, aucun doute en la voyant. Il venait de trouver sa distraction.

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Sujet: Re: Eirik ♣ there are no good guys
Mer 4 Juil - 19:35


There are no good guys

01 mai 2118 ;; Charlie n’a pas eu l’occasion d’affronter beaucoup de Terriens. Encore que le terme n’est peut-être même pas le bon. Il faut dire que la jeune femme ne sait pas toujours comment il faut parler d’eux. Il y a eu la guerre puis la paix et désormais, on tâtonne pour trouver un terrain sur lequel on pourrait finir en paix. Elle ne saurait dire comment elle doit s’y prendre, et elle n’a pas non plus envie de se tracasser pour aussi peu de chose. C’est une douleur qui tape dans le bide. On n’a pas envie de voir le monde s’écrouler et en même temps, on a envie de faire les choses comme il faut, ce n’est pas facile. Ce monde, il est compliqué, parfois, et juger des gens sans les connaître en fonction de ce qu’ils sont capables de faire, ce n’est pas aisé. Elle veut croire en la paix, elle veut croire que les choses pourraient éventuellement changer et évoluer autrement. Mais ce n’est pas facile si personne n’y met du sien. Elle essaie et elle observe, elle ne saurait dire comment faire les choses. Mais elle a envie d’imaginer que ça pourrait se passer de la bonne manière. Elle a envie de croire, elle a envie d’espérer, mais ce n’est pas toujours évidente. Charlie est pleine de rêve mais parfois, ce n’est pas suffisant.

Alors elle l’observe, se fait remarquer et elle ne sait pas quoi dire. Elle a peur, parce que ses mots sont susceptibles de faire un bordel insupportable. Elle ne s’étonne pas des décisions qu’elle prend et parfois, elle les regrette. Elle cherche, se dépatouille et ses quelques mots paraissent dérisoirs. Elle se sent minable. En réalité, ridicule, clairement. Parce que la paix n’est pas toujours facile à mettre en place. Dire qu’on ne veut pas de mal à quelqu’un, ce n’est pas évident, parce que la personne ne nous connaît pas. Et ça, elle le sait et c’est justement le problème. En réalité, Charlie ne saurait pas comment lui demander de la croire. Il ne la connaît pas et il pourrait mal prendre un quelconque geste de sa part. Vu qu’elle est gauche, elle a parfois peur de fauter. Et elle ne pourrait pas lui en vouloir de s’être trompé ou d’avoir mal pris ce qu’elle dit. Son intention n’est pas de faire mal aux gens, mais elle sait que ça arrive parfois. Son caractère n’est pas toujours facile à gérer et par moment, elle est insupportable à crever. Elle le sait et puisqu’elle en est consciente, elle essaie parfois de prendre des gants. Elle n’y arrive juste pas toujours.

L’homme est grand, il paraît fort. Impressionnée, la jeune femme garde les mains levées pour lui montrer à quel point il a mal, à quel point les choses peuvent mal se passer, parfois. Elle ne sait donc pas vraiment quoi dire et elle n’ose pas parler davantage. Elle sert les dents, et elle attend. Si ça se trouve, il va lui tomber dessus et lui faire salement mal. Peut-être qu’elle va mourir, là, dans quelques instants. Elle n’a pas assez vécu, surtout pas depuis qu’elle est sur Terre. On ne peut même pas dire que sur Terre, les choses se soient passées comme elle l’avait imaginé au moment où elle avait posé un pied sur l’herbe. Et puis bon, la guerre n’avait rien arrangé après. Elle sait en tout cas que certains natifs ne s’inquiètent pas de ce qui pourrait se produire s’ils brisaient le traité. D’ailleurs, il lui semble que les tribus ne sont même pas toutes concernées. Il n’y a qu’à voir le peuple du désert qui avait enlevé des gens, ça n’aide pas vraiment à développer quelque chose. C’est compliqué.

Enfin bon, pourquoi faudrait-il pour autant que ça se passe mal hein ? Elle inspire un grand coup, si ça se trouve, il est super gentil et il va lui proposer de passer un peu de temps avec elle. Il va peut-être même lui apprendre des choses, elle ne saurait le dire. Et surtout, elle panique.

« N’approche pas. ». Elle n’a rien compris. Il a parlé dans sa langue. Il a dit quoi ? Elle soupire, faut vraiment qu’elle en trouve un suffisamment sympa pour comprendre ce qu’il peut bien lui dire. Mais elle voit bien que ce n’est pas forcément gagné. Soit il l’invite à rester, soit il lui dit de se barrer. Dans tous les cas, vu qu’il a gardé une certaine distance de sécurité, elle ne sait pas ce qu’elle pourrait faire pour survivre. Et elle n’est pas forcément à l’aise non plus. Bon, il faut qu’elle devine ce qu’il a dit. Au vu de sa gestuelle, ça n’a strictement rien de rassurant. Il a peut-être insulté sa mère en plus. Bon, là, elle va loin. Faudrait peut-être qu’elle arrête de réfléchir et qu’elle réponde un truc. Mais qu’est-ce qu’on répond quand on n’a même pas compris ce qu’on nous a dit ? Parce que là, pour le coup, elle n’en a pas la moindre idée et c’est un peu frustrant. Ou alors, il est vachement cordial et il l’a juste salué. ” Je vais bien merci !”. Oui, bon, quel est le degré de chances que c’est ce qu’il vient de lui demander ? Faible, certes, mais il faut y croire un peu ! On sait jamais, si elle se trompe, il va peut être quand même trouver ça drôle ?

« Qui es-tu ? ». Finalement, il n’a sans doute pas dû lui poser une question tout à l’heure, vu qu’il ne se met à parler anglais que maintenant. Ce n’est pas terrible et elle a plissé le front pour essayer de comprendre, mais il lui semble avoir entendu qu’il lui demandait qui elle était. Bon, redire qu’elle vient en paix, ça, ne servirait à rien. Mais il a forcément compris l’idée hein ? Bon, bah elle n’a plus qu’à se présenter maintenant. Et il faut qu’elle soit brève. Faudrait pas qu’en plus elle lui tape sur le système. Quoique, c’est peut-être déjà le cas juste parce qu’elle est entrée dans son champ de vision. Il y en a qui aime être seul avec eux-mêmes. ” Euh bah moi c’est Charlie ! Je suis une gentille !”. Enfin ça dépend, elle ne s’avouera pas vaincu, s’il l’attaque, elle répliquera. Et elle perdra, clairement. Mais au moins, elle aura essayé ! ” Et toi ?”. Si ça se trouve, il va même pas lui répondre et il va s’en aller. Et elle sera là comme une débile. Ouais, de toute manière, elle a l’air d’une débile déjà.
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Sujet: Re: Eirik ♣ there are no good guys
Mar 24 Juil - 9:49

La femme avait les mains levées, elle semblait inoffensive, mais vu l’état d’Eirik, il n’était pas en état de réfléchir correctement. Il avait voulu être là, mais il était presque déçu de la voir elle. Une inconnue qui ne parlait pas sa langue. Le natif parla sa langue natale sans réfléchir. Il n’avait pas envie de faire d’effort. Bien entendu, elle ne le comprit pas et répondit complètement à côté. Il comprit ce qu’elle dit, mais décida d’ignorer. Au moins, elle le divertit deux secondes et il trouva cela très amusant. Le brun décida d’arrêter de jouer d’elle quelques instants et lui demanda directement qui elle était. Il la vit plisser le front et se demanda si son accent était si terrible, apparemment oui. Ce n’était pas avec les autres terriens qu’il allait parler anglais, bien au contraire. Eirik avait quelque peu perdu sa pratique en quelques mois, même s’il n’irait jamais l’avouer. Peut-être s’y prenait-il mal pour communiquer, mais c’était bien le dernier de ses soucis. Malgré la trêve, il n’avait aucune obligation d’être aimable. Charlie, quel drôle de prénom, c’était bien la première fois qu’il entendait ce prénom et cela l’intrigua. Une gentille ? Il eut envie de rire, mais à la place, il plissa les yeux. Le Rahjak était presque sûr de déceler un certain tempérament chez la cent. « Je suis Eirik. » Pas d’enchanté ou ce genre de connerie, car il ne le penserait pas.

« Tu peux te détendre, je ne vais pas te… tuer ? » Il doutait sur le dernier mot, mais il décida de le dire. Dans sa tête, c’était bien le mot tuer qu’il désirait dire, mais l’avait-il dit correctement en anglais ? Il avait écorché quelques lettres, mangé quelques sons et cela pouvait donner une phrase qui demandait beaucoup de concentration pour la comprendre. « Es-tu gentille ? » Eirik s’approcha de quelques pas d’elle, mais pas trop. C’était sa manière de montrer que tout le monde pouvait se détendre. Il aurait pu partir, décider que cette interaction était définitivement de trop. Mais il décida de rester, peut-être que cette fille en valait la peine, plus que les dernières rencontrées. Il n’avait pas précisé sa tribu car elle ne l’avait pas demandé et surtout, car il n’avait pas envie de dire la vérité le concernant. Surtout que maintenant, l’homme préférait se considérer comme un simple vagabond. « Tu es bien loin de ta… des skaikru. » Il avait utilisé le nom officiel de la tribu, ne se souvenant pas comment dire en français le terme tribu. Eirik était un brin contrarié par le niveau déplorable de langue qu’il avait, mais il tentait de faire avec et de ne pas trop s’énerver. À tout moment, il pouvait basculer, piquer la mouche et n’en faire qu’à sa tête. Malgré tout, il n’oubliait pas qu’il ne devait pas tuer. Il ne l’avait pas fait quand il n’y avait pas encore la trêve, alors il allait se tenir correctement maintenant qu’il avait la trêve. Il se demandait s’ils étaient réellement loin des cents, à vue de nez, il ne dirait pas vraiment.

Eirik n’avait pas envie non plus d’entretenir la conversation. Il savait parler, mais il préférait le silence. Faisait-il peur à cette blonde ? Il se le demandait. Il avait presque envie de lui faire « bouh » pour voir sa réaction, mais tint sagement sa langue dans sa bouche. Le Rahjak se demanda soudainement si elle était seule ou si quelqu’un les surveillait, caché dans l’herbe. La paranoïa risquait à tout moment d’avoir raison de lui et de le faire basculer. L’homme prit sur lui, même s’il plissa les yeux, songeur.

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Sujet: Re: Eirik ♣ there are no good guys
Mar 21 Aoû - 11:07


There are no good guys

01 mai 2118 ;; Ce monde qu’elle observe du coin de l’oeil, il ne l’a pas accueillie de la meilleure des manières et ça ne s’est pas forcément arrangé au fil des jours et des semaines. Il faut dire qu’elle n’a pas toujours été tendre avec lui non plus. A son arrivée sur Terre, elle a donné un coup de pied au premier arbre qu’elle a croisé. Bien sûr, son intention n’était pas de le briser - elle n’a pas imaginé une seule seconde que ça pourrait se produire - mais disons qu’elle souhaitait se prouver que ce n’était pas un rêve. La suite n’est pas une conséquence de ce qu’elle a pu faire et pourtant, parfois, elle se pose la question. Bien sûr que c’est stupide mais certains jours, ce monde ne lui donne pas l’impression d’avoir envie d’accueillir quelque chose de réel. Elle ne saurait vraiment le dire comment. Ce monde ne lui ouvre pas forcément le monde comme elle le voudrait et quand elle a compris que la nature était bien assez hostile pour eux, elle a fini par se rendre compte que tout deviendrait compliquée. En réalité, tout a pris une tournure destructrice, dans un sens. Et quand tout a enfin été compris, plus ou moins, et qu’il a été possible de bien comprendre tout ça, il a fallu que d’autres personnes, vivant sur cette planète, s’en mêle. Oh, elle est curieuse, elle observe et s’interroge. Mais ça ne veut pas dire que c’est facile et ça veut encore moins dire qu’elle leurs fait confiance. Le traité n’est pas suffisant et sans doute ne le sera-t-il jamais. Il est douloureux et anéantissant. Mais il est nécessaire de faire avec. Le souvenir n’aide pas à avancer. Le traité, le troc et l’évolution du relationnel avance et permet de comprendre. Mais ça ne veut pas dire que ça aide, à chaque fois.

Ce monde lui fait peur et les gens qu’elle trouve ici ne risquent pas de lui faciliter la vie. Il n’y a qu’à poser le regard sur l’homme qui se tient devant lui. Il ne l’aide pas à se sentir à l’aise, il ne l’aide pas à apprécier le spectacle qui se glisse devant elle et pourtant, elle aime ce qu’elle voit. Est-ce qu’on peut vraiment le lui reprocher ? Pas vraiment. Un soupir s’échappe des lèvres de la jeune femme alors qu’elle observe négligemment autour d’elle. Elle n’aime pas forcément ce qu’elle voit. Le fait qu’elle ne comprenne pas tout ce qu’il dit, ça ne l’aide pas vraiment. Elle n’a pas envie de faire d’erreur et en même temps, elle n’a pas non plus envie d’être maladroite. Elle veut faire ce qu’elle peut, elle veut faire de son mieux mais ce n’est pas forcément une grosse réussite. Et c’est agaçant.

« Je suis Eirik. » . Il se présente et tout de suite, ça donne une situation un peu moins étouffante, bien qu’il soit difficile de l’admettre. Deux identités échangés, ça montre une certaine politesse un peu plus agréable. Mais en effet, ça ne veut pas dire que c’est facile ou même évident. Elle hausse les épaules, le temps d’un instant. Qu’est-ce qu’elle pourrait vraiment dire vis à vis de cette situation, hein ?

« Tu peux te détendre, je ne vais pas te… tuer ? ». Charlie n’est pas vraiment certaine de la tournure exacte de cette phrase. Et puis bon, il est très bon de se rappeler que les choses ne sont pas aussi simples qu’on pourrait le vouloir. D’ailleurs, sur certains aspects, c’est encore plus compliqué que ça. Bah oui, il ne va pas la tuer, la belle affaire, mais il pourrait lui faire tout un tas d’autres choses qui pourraient ne pas être plaisantes du tout ! Mais bon, elle ne veut pas trop paniquer non plus hein. C’est juste un peu plus compliqué et elle ne sait pas où donner de la tête. ” Tant mieux, parce que je suis difficile à cacher !”. Genre c’est une histoire qui fonctionne, mais ce n’est absolument pas le cas et ça n’a jamais été aussi simple que ça. Et elle hein ? « Es-tu gentille ? » . Ah bah voilà, au moins il s’intéresse un peu à elle et à ce qu’elle est capable de faire. Pourtant, elle n’a rien d’effrayant ou en tout cas, elle n’a jamais trouvé qu’elle l’était. Elle est assez petite, ne fait même pas 1m60. Elle n’est pas très épaisse et avec sa tignasse, elle donne parfois l’impression qu’elle est un peu sauvage. Mais bon, elle n’a rien d’effrayant pour autant. ” Je crois !”. Il ne faudrait pas non plus lui dire qu’elle est inoffensive hein. Pas que quelqu’un se fasse d’étranges idées sur ce dont elle est capable et qu’il se mette à la craindre si elle se vante trop et à vouloir l’attaquer en premier, ou à rire parce qu’elle lui aurait dit qu’elle ne sert à rien. Ce n’est pas non plus une solution.

« Tu es bien loin de ta… des skaikru. ». Elle hausse les épaules. Quel fin limier ! Il a remarqué qu’elle n’était pas dans sa tribu, quel incroyable pouvoir. Mais bien sûr, c’est une affaire un peu plus délicate si on peut le dire ainsi. Elle est loin mais ce n’était pas forcément prévu comme ça. Pour autant, puisque c’est arrivé, elle ne risque pas de s’en vouloir et de se le reprocher. Elle s’est perdue et à cause de ça, elle panique un peu sur les bords. Et c’est une grosse prise de tête. Elle n’a pas particulièrement envie de lui dire ce qui ne va pas. Ses mains se tordent, et elle ne sait pas vraiment quoi dire. Elle s’agace et faut qu’elle trouve comment arranger les choses mais ce n’est pas forcément gagné. C’est le principal problème, justement. Avouer une telle faiblesse à quelqu’un, ce n’est pas très bon signe. Dans le fond, elle n’a pas vraiment le choix. Alors elle va surtout devoir serrer les dents. Et reprendre le contrôle sur tout ça. ” En fait, je me suis perdue. Tu sais… C’est vers où, mon campement ?”. La question est ridicule mais elle n’a rien pu faire contre ça. Et puis bon, ce serait bien de rentrer à un moment. Elle n’aurait définitivement pas dû aller aussi loin de chez elle.
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Sujet: Re: Eirik ♣ there are no good guys
Ven 14 Sep - 22:38

Il regardait cette fille spéciale qui soupirait. Eirik avait envie de l’étrangler, de la faire couiner comme un petit animal. Il devait prendre sur lui pour ne pas céder à ses pulsions. Il avait toujours l’impression d’être sur une corde raide et d’être à deux doigts de tomber dans le vide sans savoir forcément ce qui se produirait. Il tint tout de même à se présenter malgré son air sauvage. Quelque chose de terriblement raisonnable lui soufflait que se présenter était quelque chose de primordial. Il ne se souvenait plus vraiment pourquoi, mais pourquoi pas après tout. Il était sincère quand il disait qu’il n’allait pas la tuer. Eirik n’arrivait pas à transmettre ce qu’il désirait vraiment. C’est-à-dire qu’une part de lui désirait lui faire du mal, alors que clairement l’autre se tenait bien. Les voix se disputaient dans sa tête, pas vraiment d’accord quant à l’attitude à adopter, mais comme toujours, le Rahjak laissait ce monologue se dérouler. La réponse de Charlie était encore plus étrange que ses paroles selon lui. Il la détailla soigneusement alors qu’elle avait dit qu’elle était difficile à cacher. Il était pratiquement sûr du contraire. Il était convaincu qu’avec beaucoup d’ingéniosité, il saurait cacher son corps.

Eirik décida de garder ce commentaire pour lui et clairement, ne rien dire d’autre. Il se contentait un peu de hausser les épaules. Pourquoi lui demander si elle était gentille ? Aucune idée, la question lui avait clairement échappé, peut-être trop curieux. Eirik ne croyait pas vraiment en la parole humaine et doutait sérieusement que la vérité sorte de la bouche du moindre mortelle sur Terre. Il aurait dû être un peu plus confiant, clairement, mais la vie de manière générale lui avait prouvé que faire confiance à la mauvaise personne pouvait coûter très cher. Il avait été trop de fois trahi et frappé par des gens de sa tribu, cela l’avait complètement anéanti au fil des années. Elle était bien loin de sa tribu, selon Eirik. Avait-il envie de la faire sentir vulnérable ? Quelque part au fond de lui, oui. Il était volontairement maladroit car il aimait cela. Il aimait remuer le couteau dans la plaie en espérant faire mal. Eirik était sadique même si une part de lui ne voudrait jamais vraiment l’avouer. La part de lui rêveuse, la part qui croyait encore en l’humanité, refusait de céder à la haine et d’exploser. Il ne sut pas quoi dire quand elle lui demanda où était son campement. Il la dévisagea sérieusement, se demandant bien où était le piège. Eirik n’était pas assez lucide pour réfléchir correctement et cligna des yeux mollement.

Il ne savait vraiment pas quoi lui répondre pour le coup. Il savait où était le camp, mais était-ce un piège pour savoir s’il connaissait le trajet pour aller au camp ? Peut-être était-il trop paranoïaque. Eirik plissa les yeux, très indécis. « Si je te montre où il est, j’y gagne quoi ? » Une bête question, car il voyait mal ce que cette fille pourrait lui offrir, assurément rien. « Je crois que je connais le chemin, allez viens. » Il fit demi-tour et se mit en route sans vraiment savoir si c’était le bon chemin. Quelle idée de se perdre, elle pourrait se faire manger ! Non ce n’était pas son problème, il ne devait pas se soucier de cela. Eirik se remercia d’avoir caché son étalon, il n’avait pas envie que Charlie apprenne des informations sur lui. Par contre, il savait qu’Avoine devait roder dans le coin, son chien et que tôt ou tard, ils pourraient tomber dessus. « Quelle idée, vous avez dans cette tribu de sortir seul. » En tout cas quand on était faible, mieux fallait-il sortir accompagné selon lui. Mais peut-être était-ce une habitude typiquement terrienne ? Il n’en savait trop rien. Eirik continuait de marcher quand soudainement, un bruit le fit se figer. C’était un bruit si subtil que c’était presque un miracle qu’il l’ait entendu. Il posa son regard foncé sur Charlie. « Si tu m’as piégé… » Gronda-t-il comme une bête sauvage. Mais ce ne fut pas un humain qui sortit des broussailles, mais Avoine. Le grand chien de berger blanc surgit, tout heureux de voir son maître, la queue battant de l’air alors qu’il s’approcha sagement d’Eirik. L’homme ronchon passa une main dans le pelage couleur neige, soudainement calmé.

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Sujet: Re: Eirik ♣ there are no good guys
Jeu 27 Sep - 12:21


There are no good guys

01 mai 2118 ;; Quand il la regarde, elle ne sait pas comment elle doit le prendre. Il lui est difficile de déterminer ce qui va et ce qui ne va pas et elle ne parvient pas vraiment à savoir s’il est quelqu’un de bon ou de mauvais. De toute manière, il n’y a jamais eu de mode d’emploi, de méthode ou de magie. Les choses sont compliquées et en réalité, elle n’a pas particulièrement envie de savoir à quoi il pense. Il n’y a qu’à imaginer que ça puisse être catastrophique et alors, sans doute que cela l’empêcherait vraiment de dormir. Non, il ne vaut mieux pas y réfléchir, la situation est déjà particulièrement complexe pour qu’on n’ait pas besoin de chercher plus loin. Il lui parle, cordialement, et il ne fait pas vraiment de mouvement brusque dans sa direction alors oui, Charlie espère qu’il ne va pas d’un seul coup décider de la tuer. Elle n’a pas vraiment envie de mourir, d’ailleurs. Sa vie lui paraît déjà trop courte encore. Elle a vécu et elle approche de la trentaine mais quand même, il y a encore tellement de choses à voir ici. Le fait qu’il ne réponde pas quand elle dit qu’elle est difficile à cacher, elle ne trouve pas vraiment ça rassurant. C’est un peu comme un silence qui parle, comme s’il laissait plus ou moins entendre que si, elle peut être cachée. Pour un Natif, c’est sûr que c’est probablement plus facile, il sait où aller, il sait comment faire disparaître un corps. D’ailleurs, quand elle y réfléchit un peu plus attentivement, elle se permet de penser aux marais où tout semble disparaître facilement. Enfin bon, elle n’y a pas souvent mis les pieds alors elle ne saurait pas trop. C’est une zone qui lui fait peur en tout cas. Ne serait-ce qu’y penser lui donne la chair de poule. Ca, et le fait qu’il soit un peu flippant ce mec.

Il n’est pas forcément très malin de demander à un inconnu où se trouve son propre campement. D’ailleurs, Charlie voit plutôt ça comme une faiblesse stupide qu’il aurait mieux valu garder sous silence. Mais qu’est-ce qu’elle y peut ? Elle est perdue et à cause de ça, elle ne sait pas forcément comment elle doit se comporter. Il n’y a pas de méthode miracle et il est hors de question de jouer la fière dans un contexte qui ne s’y prête pas. Pourtant, lorsqu’il demande ce qu’il pourrait bien avoir à gagner s’il l’aidait, elle ne sait pas quoi lui répondre. Elle le regarde un instant, un peu indécise, incapable de déterminer ce qu’elle peut ou ne peut pas dire. Dans le fond, il n’y a rien à dire, c’est peut-être ça le pire. Elle n’a d’ailleurs rien à offrir. Mais il se reprend et lui dit qu’il sait où c’est. Son coeur se remet presque à battre. Elle ne s’était même pas rendue compte qu’elle avait arrêté de respirer en fait. Il lui tourne le dos et se met à marcher. Elle met près d’une seconde à se demander si elle doit le suivre ou non, mais évidemment, ça ne dure pas bien longtemps. Et alors, elle se précipite à sa suite. ” Merci, vraiment ! Je ne sais pas quoi dire. Je n’ai rien à vous donner en échange ! Et je ne suis pas douée pour faire la conversation ! Mais promis, je ne ferais pas trop de bruit !”. Genre elle n’en est pas autant capable qu’elle le voudrait mais au moins, elle fait de son mieux et estime que c’est un assez bon début. D’une certaine manière, en tout cas. La jeune femme n’a pas pour intention de lui prendre la tête, surtout qu’il pourrait à tout moment prendre la fuite et s’en aller. Elle n’a pas vraiment envie de se retrouver encore plus perdue. En se dirigeant vers une direction précise, comme il le fait, peut-être qu’elle serait en mesure de trouver directement sa route. Mais ça ne veut pas dire que c’est gagné. Et alors, c’est plus compliqué.

Il n’a pas tort en tout cas. Il est ridicule pour son campement de se barrer continuellement comme ils le font tout en oubliant à chaque fois la route à prendre. Disons que forcément, elle comprend pourquoi ça dépasse les Natifs. Dans la forme, ça la dépasse aussi. A vrai dire, il est bien trop facile de s’éloigner de son campement. On marche un peu, on ne fait pas attention et déjà, on est parti trop loin. ” Ah bah on est pas très malin hein”. Elle hausse les épaules. De toute manière, elle ne voit pas ce qu’elle pourrait dire ou en tout cas, elle ne sait pas quelle réponse il peut bien vouloir. Est-ce qu’il y a, au moins, une réponse parfaite à donner ? ” On a juste envie de découvrir l’île mais ouais, parfois on se perd parce que tous les arbres se ressemblent. Vous, vous êtes nés dans cette forêt”. Mais ça bien sûr, ils ont sérieusement tendance à l’oublier et ils n’y réfléchissent pas vraiment. Pour eux, il est juste plus facile de se moquer.

Lorsqu’un bruit se fait entendre, elle est la première à sursauter. Et bien qu’elle ne connaisse pas cet homme, c’est vers lui qu’elle se dirige et derrière lui qu’elle se cache. C’est sans doute un comportement ridicule et arbitraire mais elle ne parvient pas à agir différemment. Il faut dire que pour le coup, il a l’air de savoir se défendre, il a l’air imposant et bien qu’il ne soit pas vraiment conseillé pour elle de lui faire confiance aussi facilement, c’est sa seule option pour le moment. Surtout face à un bruit qu’elle ne connaît pas. Elle verra après. Quand il lui demande si elle l’a piégé, par contre, elle a un léger mouvement de recul. Sait-on jamais qu’il panique et tente de la tuer, d’un seul coup. Oui, elle panique facilement. En même temps, il fait un peu peur le type avec l’air sérieux qu’affiche son visage. Mais c’est un chien qui finit par pointer le bout de son nez. Et en plus, on dirait qu’il le connaît ! Elle se permet de soupirer et de lever les yeux au ciel. Sans déconner, il l’accuse alors que c’est son chien à lui qui fait du bruit ? Mais c’est qui ce type ?! ” Joli le piège hein. C’est votre chien ?”. Oui bon, elle est un peu rêveuse et innocente mais hors de question pour elle de tendre la main en direction du chien. S’il est comme le maître, il y a fort à parier pour que l’animal soit méchant en fait. ” Vous pourriez vous excuser de m’accuser pour rien !”. Rip Charlie Solomons.
AVENGEDINCHAINS

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15/06/2015 Gen Deng, Leary Wrath, Skylar Rees, Cyd Raye 368 Colin Farrell ABΔИDON ancien esclave, participe à la rébellion Rahjak Rahjak 10


Sujet: Re: Eirik ♣ there are no good guys
Dim 4 Nov - 9:28

Pourquoi aidait-il une fille comme elle ? N’aurait-il pas mieux temps de la tuer ou de l’abandonner à son sort sans jamais s’en soucier ? Au fond, il avait beau faire le fier, il avait encore un bon fond, que cela lui plaise ou non. Il avait demandé ce qu’elle donnait en échange de l’aide, même si Eirik avait conscience qu’elle n’avait rien d’intéressant à donner. Il ne voyait vraiment pas ce qu’elle pourrait lui donner d’intéressant. Il crut qu’elle ne le suivrait jamais, mais finalement elle le fit. Eirik ne ralentit pas le pas, il estimait qu’elle suivrait si elle en avait réellement envie. Il la regarda vite fait après son discours. « Je sais que tu n’as rien. Ne fais pas trop de bruit et cela devrait aller. » Il ne pouvait pas lui demander le silence même s’il le désirait ardemment. Pas besoin d’enfoncer le clou, elle semblait avoir compris qu’elle n’avait rien et faisait du bruit comme un enfant, non pire qu’un enfant. Malheureusement, inutile de dire quelque chose, cela serait complètement contre-productif. Il trouvait les enfants du ciel irresponsables et il ne manqua pas de le signifier. C’était peut-être finalement cela le prix qu’il désirait, pouvoir râler et se moquer des enfants du ciel. C’était profondément petit, mais c’était son petit plaisir qui rendait cet instant supportable mine de rien.

Eirik ne savait pas comment interpréter quand Charlie lui dit qu’ils n’étaient pas très malins. Il ne captait jamais la subtilité de l’humour de la tribu du ciel. « Sérieusement ? » Il avait décidé de poser directement la question pour être sûr. Découvrir l’île, il grogna quand elle mentionna qu’ils étaient nés ici, pas lui, mais il ne le précisa pas. « Combien de morts ? Combien avez-vous perdu de gens pour découvrir ? » Les arbres se ressemblaient, lui aussi au début avait du mal. Mais il s’y était fait, avait appris à se repérer dans la forêt avec le soleil, la mousse. Il ne valait pas un calusa, pikuni ou naori. Il ne le précisa pas car il ne voulait pas paraître faible. Autant que Charlie le croit fort, cela lui éviterait de l’avoir sur son dos. Néanmoins Eirik continuait de marcher et dans le bon sens. Il crut un instant qu’elle l’avait piégé, qu’elle n’était pas si faible que cela. L’homme du désert gronda comme une bête sauvage, la menaça car c’était la seule arme qu’il possédait pour se défendre actuellement. Il hallucina carrément en la voyant se cacher derrière lui et se demanda si elle l’utilisait comme bouclier vivant. Il aurait dû se sentir flatté, vraiment, mais il fut clairement mitigé entre plusieurs sentiments. Finalement, il avait eu peur pour rien, ce n’était qu’Avoine qui venait de surgir et l’homme se calma aussitôt. Il vit bien la blonde lever les yeux au ciel et faillit lui grogner dessus, mais prit sur lui.

Le brun avait merdé, clairement, alors il n’allait pas encore la ramener. « Oui, c’est mon chien. » Avoua-t-il de mauvaise foi. Il fallait bien l’avouer, cela lui arrachait la gueule, mais Avoine était à lui et que cela lui plaise ou non, le chien était attaché à lui. A tel point, qu’il se retrouvait à passer sa main dans le poil blanc neige sans aucune contrainte. Par contre, cela dépassa les bornes quand elle lui demanda de s’excuser. Eirik s’approcha d’elle, grognant. « M’excuser ? » Il s’arrêta avant de l’atteindre, mais clairement, il voyait rouge. Un voile de colère occultait sa vision, il était à deux doigts de basculer. Il commençait à ne plus distinguer la réalité, faisant une crise de folie alors qu’il basculait dans des souvenirs sordides. Sans même s’en rendre compte, Eirik s’approcha de la fille du ciel, encore, encore, le regard fou et soudainement, un aboiement le fit se stopper. Il cligna des yeux, les mains tendues vers Charlie comme pour l’attraper. Avoine s’était mis entre la femme et l’homme, ayant senti que son maître était dans son état second et clairement, il aboyait sur l’homme. C’était un chien de berger, fait pour protéger les moutons et son instinct avait pris le dessus pour protéger la femme. Ridicule ? Probablement, mais le chien, seul avec Eirik depuis la disparition de son maître, semblait lui aussi pris dans ses instincts primaires, ceux de protéger les êtres les plus faibles et en ce moment, c’était Charlie. Eirik grogna, recula et fixa Charlie.

Son regard s’était éclairci, moins rempli de folie, un peu de colère, mais en réalité, il était perdu. Il n’en dit rien, mais il était vraiment perdu au fond de lui. « Tu veux mourir, c’est ça ? » Sa question était honnête. Avoine avait cessé d’aboyer et retourna aux pieds de son maître qui n’avait pas manqué de reculer un peu pour respirer. Il avait l’impression d’étouffer aujourd’hui, vraiment d’étouffer. Il passa sa main dans la fourrure blanche de son chien et cela lui permit de s’encrer dans la réalité. Eirik souffla un grand coup, se calmant grâce au chien de berger contre lui. Il regarda Charlie droit dans les yeux, le regard de plus en plus lucide. « Tu devrais réfléchir avant de provoquer, comment par exemple, savoir se battre. » Peut-être savait-elle se battre, qu’elle était une grande guerrière, il n’en savait rien en réalité.

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Eirik ♣ there are no good guys

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