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˜˜˜˜˜˜Roue du rp ~ Katanyra & Güzis
maybe life should be about more than just surviving


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28/05/2014 Le Grand Manitou 1859 Nobody 50
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Sujet: Roue du rp ~ Katanyra & Güzis
Mar 1 Mai - 0:00

Roue du RP → Katanyra & Güzis



Le printemps avait offert un nouveau regard sur le paysage désolé suite au passage du cyclone, mais montrait aussi à quel point la nature était bien faite. Lentement, elle avait repris ses droits. Les arbres s’étaient adaptés, avaient entamé de nouvelles repousses. Les fleurs bourgeonnaient sous la chaleur printanière, et les animaux revenaient peupler la forêt.

Güzis, tu as décidé de partir à la recherche de Keryon, ce cerf avec lequel tu aimes passer du temps. Il n’est pas revenu depuis des jours, peut-être plus d’une semaine, et tu commences à t’inquiéter. Voilà pourquoi tu t’enfonces dans la forêt profonde, te rapprochant du campement des cents. De ton côté, Katanyra, tu t’engages dans la forêt au sud-est du campement. C’est la bonne période pour retourner explorer de ce côté-là. Tu finis par tomber sur un cerf, allongé sur le flanc, qui semble être blessé à l’une de ses pattes.



précisions


→ GM ne repassera plus sauf si demande explicite par mp. Dans ce cas, contactez Rowena Chakraan (ou Eris Garfagnini). De même si vous avez la moindre question ou précision à quémander.

→ Ce rp est laissé entre vos mains et votre imagination, n'hésitez pas à être créatif quant à vos aventures.  


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24/04/2018 Alawena / 145 Hannah John-Kamen Lux Aeterna Exploratrice/pisteuse 0


Sujet: Re: Roue du rp ~ Katanyra & Güzis
Mer 2 Mai - 0:53

SOWULO - Dageraad



Le vacarme de nombreuses enjambées au travers de la forêt, le craquement des branches sous ces silhouettes qui, si elles s’habituaient  à arpenter ces forêts jour après jour depuis 4ans, n’étaient toujours pas d’une agilité à toute épreuve et d’une grande discrétion. En même temps, la discrétion n’était plus de mise à cette heure, la chasse était finie et tous retournaient à vive allure au campement pour rentrer avant la nuit et ramener les nouvelles victuailles durement acquises.

La traque avait était longue, trouver une piste avait été le plus chronophage même si Nyra cherchait régulièrement les lieux de passage des nombreux animaux autour du campement. Les dernières intempéries avaient profondément remodelé le paysage et donc les habitats des espéces alentours, ce qui avait forcé les pisteurs du groupe à reprendre presque à zéro toutes leurs connaissances du terrain et des zones de chasse. C’était du travail, mais cela ne déplaisait pas à la jeune femme qui appréciait d’être occupée à l’extérieur à redécouvrir des endroits qu’elle avait pourtant foulés de très nombreuses fois par le passé.

La Nature s’était renouvelée.

Un mal pour un bien, le cyclone avait fait des dégâts incommensurables, des pertes humaines et matériels qui semblaient  avoir touchées de nombreuses tribus aussi. La Nature ne faisait pas de préférence. De tous bords, certains avaient beau dire que leur peuple était meilleur, la Terre se fichait bien des modes de vie, des façons de penser et frappait sans distinction.

Tous égaux. Pas besoin de long discours pour arriver à l’équité pour une fois.

Nyra s’était détachée du groupe pour se diriger plus au Sud Est, d’humeur peu encline à rejoindre du monde. Même après 4ans, ses capacités en relations sociales étaient…disons inconstantes. Elle avait réussi à tisser, étrangement, des liens avec des caractères qu’elle n’aurait pas imaginé apprécier, malgré tout, rester en groupe à longueur de journée n’était jamais devenu son truc. Elle ne savait pas si c’était juste dans son caractère ou si de trop nombreuses années en prison avaient entamé sa capacité à vivre en communauté, à accepter le brouahah des discussions, le flot d’informations plus ou moins importantes des mots prononcés  à tout va. Les messages que donnaient la forêt étaient plus clairs, plus doux, de fait, plus apaisants.Les siens ne s’étonnaient plus de la voir partir et ne revenir qu’aux derniers moments du jour, pour la sécurité du camp la nuit bien que plus d’une fois, elle se soit jouée du danger pour profiter de la beauté de la nuit.

Elle aurait aimé naître ici, bon, certes, les conflits, les bestioles qui tentent de vous bouffer un morceau, la mort au détour d’un arbre, toutes ces choses qui faisaient que la vie n’était pas qu’amour, douceur et joie de vivre, donnaient un tableau mitigé, peut être plus dangereux mais avant tout plus riche que tout ce qu’avait imaginé Nyra sur l’Odyssée.

Elle continuait son avancée, repérant ici et là de nouvelles travées créées par les pluies torrentielles d’il y a quelques semaines, des chemins que pourraient emprunter les siens, des zones où les arbres couchés sous le vent pourraient être pris pour renforcer les abris. Notant dans  son esprit toutes ces nouveautés, ses yeux s’attardèrent sur des traces qu’elle connaissait bien.

Des empruntes de cerf.

Plusieurs choses l’étonnaient cependant. D’une, elle n’était pas si loin du camp, et avec le vacarme de ses congénères, plus un seul animal ne devait se balader si près d’eux. Secondement, ces traces étaient étranges dans leur disposition, rapprochées, seulement certaines profondément ancrées dans la terre tandis que d’autres restaient plus en surface.

« Nyr’ t’as trouvé quelque chose ? »

Elle sursauta. Trop absorbée, elle n’avait pas entendu l’homme arriver sur le promontoire un peu plus loin. Alors oui elle avait trouvé quelque chose, et elle avait même une idée de ce qui l’attendait plus loin.

« Des Piscema Falciparum, c’est trés drôle, ça donne de l’urticaire ! », lanca-t-elle, l’air agacé en faisant mine de se gratter le bras. Ok, les Piscema machin n’existaient sans doute pas, mais un nom scientifique, avec une réaction dermatologique désagréable suffiraient à faire partir son comparse sans qu’elle n’ait à fournir plus d’explications, et si, comme elle s’y attendait, elle trouvait un cerf non loin, ils avaient suffisamment de viande pour le moment, il n’était pas nécessaire de tuer plus. Un avis que ne partagerait sans doute pas le cent.

Elle adorait pister, chercher les traces, les détails, l’adrénaline de sentir qu’on approche, ne pas se faire repérer, jouer de tous ses sens…mais elle savait aussi que son plaisir conduisait souvent au sang et à la mort, et, bien que nécessaire, elle le savait, elle n’appréciait pas la finalité de son oeuvre.

Comme prévu, elle se retrouva seule, après un haussement d’épaule du 100 qui la laissa à ses fausses irritations. Etant certaine qu’il était loin, elle poursuivit plus avant et ne dû pas attendre longtemps avant de trouver la fin de la piste qui s’avérait être un Cerf magnifique couché en contrebas d’une butte, essayant de se relever par à coup inutiles. Il était évident qu’il était blessé, tout autant qu’il l’avait entendue ou sentie arriver puisqu’il tourna la tête vers elle, les naseaux grands ouverts d’anxiété.

Elle soupira. De toutes les oeuvres qu’elle avait lues, dans cette situation, la conclusion était souvent la même : c’était de la compassion que d’achever un animal blessé car ses chances de survie étaient plus qu’infimes et que mieux valait une mort rapide par ses soins que l’angoisse de sentir approcher un prédateur et de se faire dévorer.

La réalité la frappa de plein fouet : pour le coup c’était elle le prédateur, tout autant que n’importe quel autre animal carnivore.

L’animal la surveillait tandis qu’elle s’approchait lentement, anxieux mais étonnamment moins qu’elle ne l’aurait imaginé. Etait-il conscient de sa situation ? Avait-il renoncé ? Elle était maintenant à un mètre et l’animal était immobile, la fixant de ses grands yeux. Il était beau, majestueux, et Nyra ferma les yeux une seconde avant de sortir son poignard, manquant de courage. Elle l’éleva, prête à frapper comme elle l’avait vu faire si souvent les siens. Ce serait rapide, efficace, sans trop de douleur.

Mais elle ne pouvait pas.

L’aura de l’animal lui retirait tout instinct de violence, toute logique qui lui disait de le faire. Alors elle rangea son arme avant de se décaler doucement vers l’arrière de l’animal, restant à portée de sa vue pour ne pas l’inquiéter davantage. Il avait une plaie, au niveau de la jambe arrière gauche, nette mais effilée, empêchant sans doute tout appui.

« Bon sang, je suis déjà pas médecin, mais alors vétérinaire… », soupira-t-elle, « je ne sais pas si je peux t’aider l’ami. »

Elle tenta d’approcher sa main de la plaie, pour en estimer la profondeur mais voyant le cerf gonfler sa cage thoracique dans de grands mouvements respiratoires qui démontraient une aisance aussi grande que celle de Nyra face à la situation, elle renonça, préférant éviter toute anxiété inutile, tant qu’elle n’aurait pas énuméré ses options, qui étaient plus que limitées, elle devait l’avouer.

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19/12/2017 Mika. / LittleMagitek 293 Jared Leto A: Addicted Tragedy / S: Miss Pie Animiste pour la vie & Des aptitudes en Notions de soins, Zoologie mais aussi Gardien du Savoir. Naori 0


Sujet: Re: Roue du rp ~ Katanyra & Güzis
Jeu 3 Mai - 2:27

GÜZIS
& KATANYRA

No Time For Caution - Roue du RP

Le lynx de son pas feutré glissait à travers les troncs et les buissons, le noir tout autour de vous ne laissait à ta vue qu’un maigre faisceaux de lumière qui se déplaçait au fur et à mesure de tes pas. Tu traçais le lynx avec la même agilité que le félin, tes pas inconsistants, le sol du sous bois ne semblant sonner que d’un vague murmure. Juché sur ses longues patte tu voyais l’animal glisser derrière chaque arbre, chaque recoin sans vraiment pouvoir l’apercevoir en entier, tes sens à l’affût lui ne forçait pas, ne se retournait pas, il marchait droit mais t’attendait parfois aussi. Un jeu de cache-cache sans pause et sans départ. Pas de décor, pas d’endroit, l’obscurité presque unique, un paysage qui ne voulait rien dire et qui se dévoilait telle une histoire incomplète sans que tu n’y prennes vraiment attention. Le lynx se faisait fuyant, tu n’y étais pas habitué. La forêt que vous parcouriez était sans fin, sans bruit et sans odeur, mais tu ne t’en formalisais pas, alors que peu peu dans ton esprit grandissait cette question qui s’était plantée là comme une petite graine et germait, croissant de manière constante, presque inquiétante: Où alliez vous? Où allait-il? Ton cœur battait sans battre et ton esprit s’enflammait doucement. Que voulait-il te dire ce lynx silencieux dans ses petits pas pressés? Il s’arrêta soudain, un peu plus loin devant toi qui fit de même, à l’affut, concentré, attendant de savoir ce qu’il allait faire, te montrer, te souffler… Ce ne fut que lorsque son regard de glace croisa le tiens que l’obscurité omniprésente s’écrasa sur tes épaules comme un mur abattu, éclatée la forêt, disparu le lynx, adieu le silence qui dans un fracas assourdissant laissa place au néant.

Tes yeux d’azur s’ouvrir sur la forêt, ses jeunes feuilles, ses pousses maladroites mais pleines de vie. Les oiseaux chantaient un peu partout autour de toi alors que tu te redressas pour observer autour de toi, le souffle rythmé seulement par ton cœur emballé. Tu pris à peine le temps de retirer une brindille de ta longue tignasse que tu avais déjà  repris ta marche. Ton corps était fatigué, tu avais eu besoin d’une halte pour reprendre des forces, avaler quelque chose, fermer les eux quelques instants. Le sommeil était réparateur des maux, mais contait aussi les histoires, le sommeil parfois t’ouvrait des portes. Il était rare ce lynx pressé, furtif, fuyant. Hormis lorsque le cyclone avait frappé la forêt, tu n’avais vu ce lynx avoir pareil comportement qu’une seule fois, il y avait une dizaine d’années. Ton cœur et ta gorge se serrèrent alors que tu repris ta route d’un pas vif, tes iris opales sondant le sol comme le bois, ne laissant rien au hasard, rien à l’incertitude. Tu ne pouvais pas te le permettre, pas pour toi, pour lui. Tu avais quitté ton village il y avait de cela deux nuits, n’emportant avec toi que le minimum. tu connaissais la forêt, inutile de t’encombrer avec des vivres, tu avais un peu d’eau, une sacoche de cuir contenant le nécessaire de premiers soins, tes vêtements et une fourrure que tu gardais roulée sur l’une de tes épaules pour te protéger du froid nocturne. Tu étais pressé.

Une semaine, peut-être plus, que tu n’avais pas vu Keryon. La période était bientôt aux amours, il avait perdu ses bois et était déjà en velours la dernière fois que tu l’avais vu. Tu savais qu’il avait tendance à se montrer plus distant, plus caractériel à cette période, c’était normal, tu n’étais pas sans ignorer que les cerfs lors de leur période de rut pouvaient même parfois se montrer dangereux. Mais les jours étaient longs sans lui, et puis il y avais eu ce lynx, celui de tes rêves, celui qui te parlait mieux que quiconque. Tu n’avais pas attendu, à peine vu, tu avais attrapé tes affaires et t’étais éclipsé du village, à la recherche de traces, de sons, de n’importe quoi qui te permettrait de retrouver Keryon. Ta gorge ne s’était qu’à peine désertée et c’était la peur qui nouait ton estomac qui t’avait porté si loin si rapidement. A chaque trace, chaque marque, tu avais espoir de le retrouver bientôt, sans succès jusqu’à présent, et chaque heure bredouille te faisait peur. Car tu savais aussi avoir peur d’autre chose que tes démons. Perdre Keryon, ce serait comme perdre ce fils que tu n’aurais jamais. S’il lui arrivait quelque chose… Non, tu refusais de penser au pire, c’était la meilleure façon de l’attirer.

Puis il y avait eu le vacarme. Les pas mal dissimulés voire pas du tout, les voix qui auraient fait fuir les animaux à des kilomètres à la rondes, ces voix, ces gestes, tu ne les connaissais pas, ou bien trop peu et tu n’aimais pas cela. Alors comme ça, tu étais parti aussi loin…. Tu avais vite rejoins les hauteurs des arbres pour éviter que l’on ne t’aperçoive, tu les avais observé s’agiter un moment, partir puis revenir, tourner en rond comme des animaux affamés mais bien maladroits… Tu ne les avais pas quitté des yeux, la main sur la seule armes que tu aies toujours avec toi, cette petite dague que tu utilisais habituellement pour couper plutôt que d’arracher les fruits, baies et feuilles des arbres et buissons. Tu ne t’en étais jamais servi pour le combat, mais elle restait aiguisée assez pour couper le bois vert, sa lame en forme de griffe pouvant très certainement être agressive envers la peau, humaine comme animal. Jamais tu n’avais eu à t’en servir contre un animal, un humain en revanche… Tu ne les connaissais pas assez, tu étais comme un animal sauvage face à cet objet nouveau, menaçant, inconnu. Mais tu étais curieux, pacifique aussi. Tu ne ferais de mal à personne tant que l’on ne te ferait pas de mal… ou que l’on ne touchait pas à Keryon.

Te déplaçant dans les branchages avec une agilité qui transpirait l’habitude, tu avais décidé de t’éloigner un peu, éviter le conflit… Ils te semblaient repartir d’où ils venaient et cela t’arrangeait. Tu attendit de ne plus entendre leur brouhaha pour redescendre de ton perchoir, te faufiler tel un animal silencieux entre les buissons qui peu à peu reprenaient leur droit dans le sous bois, ton regard au sol , tes oreilles grandes ouvertes, tous tes sens en alerte. Tu entendis un peu plus loin des bruits… Des pas peut-être, mais plus discrets, presque trop pour qu’ils n’appartiennent à l’un de ces jeunes inexpérimentés et voués à l’échec dans leur quête… Tu décidas de suivre ces pas, te frayant un chemin à l’ouïe, tes pas silencieux glissant dans la végétation te portaient, camouflé, et encore et toujours a l’affut. Tu la trouva finalement, plissant les yeux pour l’observer… elle te semblait chercher quelque chose… Tu t’approchas un peu mais repartis rapidement dans ta cachette lorsqu’un autre jeune s’approcha d’elle. Tu les entendis échanger, fronçant les sourcils à l’évocation d’un nom inconnu… Qu’étaient-ce que des Piscema Falciparum?.. Ta maîtrise de l’anglais était parfaite, fluide et presque sans accent, et pourtant tu n’avais aucune idée de ce à quoi cette enfant pouvait bien faire allusion… Peu t’importait. Le gamin reparti dans l’autre sens, passant non loin de toi sans même s’inquiéter d’une éventuelle présence. Tu le suivit cependant du regard pour t’assurer qu’il ne bluffait pas, ne rabaissant ta garde que lorsqu’il fut hors de vue et d’ouïe. Ce ne fut qu’alors que tu te glissas hors des fourrés. La jeune fille avait disparue, et tu t’empressas d’aller chercher ce qui l’avait ainsi attirée ici… Tes sourcils se froncèrent, ton estomac se braqua de ton sang ne fit qu’un tour lorsque tu les trouvas à ton tour: les traces. Un cervidé, lourd, assez en tout cas pour s’enfoncer assez profondément dans le sol humide, seul, à en juger par l’était du sol et le chemin de traces qu’il avait laissé derrière lui. Le lynx… Tu pinças les lèvres. Le bois était grand, peut-être  que tu te tromperais…

Tu pris sa suite d’un pas un peu plus pressé, mais toujours presque totalement silencieux, ton regard balayant le sol et les lieux comme pour essayer de te souvenir de ce qu’avait pu te montrer le lynx et à chaque pas que tu faisais, cette impression de déjà vu te hantait, vicieuse, hargneuse. Ce chemin tu l’avais déjà parcouru. Puis un souffle, profond et bruyant te stoppa net, tu relevas les yeux dans ce geste qui dans ton rêves t’avait laissé apercevoir le félin avant que tout s’écroule, et tout s’écroula. Elle te tournait le dos, et au sol face à elle, ce fut ses bois de velours à moitié écharné que tu remarquas en premier. Tu la vis ranger ce qui te sembla d’instinct être une arme et ton sang ne fit qu’un tour. Tu étais un homme calme, un Naori exemplaire, pacifique, instruit, âgé même déjà, tu étais solitaire malgré que tu connaisses tout le monde et que tout le monde te connaisse… Solitaire à quelques exceptions près qui se comptaient sur les doigts d’une main, Keryon en premier. Tu l’avais cherché, et tu l’avais trouvé. Dans une autre situation tu aurais pris du recul, réfléchis aux éventualités, dans une autre situation tu ne te serais pas élancé ainsi, pupilles dilatés et visage fermé, pour combler les quelques mètres, trop de mètres, qui te séparaient encore de la gamine. Dans une autre situation, tu aurais remarqué peut-être, qu’elle était pacifique, qu’elle n’avait que rangé un couteau vierge de tout. Dans une autre situation, tu aurais fait, certainement, un tas d’autres choses que tu ne fis pas cette fois, alors que tu comblas ans attendre le peu de distances qui vous séparais, sortant sans réfléchir la petite dague de ta ceinture pour venir la glisser contre la peau fine de son cou, pour la tirer presque en arrière, ta crinière aux pointes dorées se mêlant à la sienne alors que dans un murmure presque incontrôlé tu lui soufflas dans cette langue qui était certainement la sienne: « Éloignes toi de lui. » Tu étais un homme gentil, mais ton ton ne laissait pas place au refus. « Keryon. »Ton regard d’azur se porta sur le cerf  qui s’agita un peu, alors que tu tirais la demoiselle en arrière sur quelques mètres… Âgé peut-être, mais courir la forêt à toute heure du jour comme de la nuit te laissais disposer d’une certaine force, dans la limite du raisonnable. Le cerf était en vie, en vie, mais blessé. Tu n’étais pas violent, ni agressif,, tu n’étais même pas impulsif, mais tu avais paniqué. Le cerf s’agita encore, et tu ne savais plus où regarder, que regarder… L’inconnue, ou l’animal? Ton regard jonglait de l’un à l’autre, mais tu ne laissas pas ce manège durer longtemps.

« Ne bouges plus. » Tu ordonnas à la jeune fille , alors que tu la lâchais non sans garder en mains ta griffe de métal. tu gardais sur elle un oeil méfiant. « Ne pars pas chercher les tiens. Tu n’y arriverais pas. » Tu n’étais pas agressif, non, mais tu avais peur. Pas pour toi, pas pour elle, pour lui. Ton cerveau fonctionnait à plein régime alors que tu t’approcha sans plus attendre de l’animal, ton regard cherchant la blessure… Ton esprit en ébullition… Le Naori ne pouvaient approcher Keryon, mais ils ne lui avaient jamais fait de mal, ils savaient comme un accord tacite entre vous, personne ne lui avait jamais fait de mal… « Oh Keryon, que s’est-il passé?… » tu soufflas à l’animal dans la seule langue qu’il connaissait, la tienne, ta langue natale. Tu laissas tomber au sol tout ce que tu portais sur le dos, la fourrure, l’eau et la sacoche de cuir contenant les précieux bandages et autres soins, rudimentaires certes mais nécessaire en cas de problème. d’une main tu commença à ouvrir cette sacoche, alors que l’autre cramponnait toujours ta griffe avec tant de force que tes jointures blanchissaient. La plaie était trop nette pour te sembler venir d’un animal, et puis, tu l’avais vu avec ce poignard qu’elle venait de ranger… « Qu’est-ce que vous lui avez fait?! » Tu l’alpagas, ton regard transpirant quelque chose à mi chemin entre la colère et la panique. Du calme, du calme, te soufflais ton expérience, mais c’était autre chose qui parlait. Le souffle lent et fort de l’animal te rappela à l’ordre et tu te rendis compte avec dépit que quoi que tu dises ou cherches à faire penser, tes mains parlaient pour toi. Tremblantes, maladroites, fébriles. Ton regards jouait dans le même camp.

Comment avaient-ils osé lui faire du mal. Ton esprit essayait de te souffler que ce n’était peut-être pas son œuvre, que tout pointait pour que cela ne le soit pas, mais étais-tu seulement en état de l’écouter pour le moment, alors que tu laissais tomber au sol les tissus et autre bandages qui s’échappèrent de ta besace de cuir? Non. Tout ce que ton inconscient arrivait à te répété en boucle, c’était cette phrase: Comment avaient-il osé.

[#339900 - Anglais (italique)
#339900 - Trigedasleng (normal)
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CODAGE PAR AMIANTE

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24/04/2018 Alawena / 145 Hannah John-Kamen Lux Aeterna Exploratrice/pisteuse 0


Sujet: Re: Roue du rp ~ Katanyra & Güzis
Ven 4 Mai - 2:19

Le temps semblait suspendu, un court instant. Une Nyra pensive, silencieuse, perdue en elle même à la recherche d'une solution qu'elle ne possedait peut être pas. Un cerf dont la majesté incitait au calme, mais dans les yeux duquel on lisait l'inquiétude. Des secondes étrangement paisibles malgré l'incertitude et l'appréhension.

La jeune femme n'avait pas eu grande occasion d'approcher d'aussi près d'un animal depuis son arrivée sur Terre, elle les observait toujours de loin, curieuse. Bon, si on excluait les prédateurs qui eux, avaient voulu s'approcher d'elle, trop peu amicalement pour que son instinct ne lui laisse le temps de la contemplation.

A cet instant, malgré l'envie de bien faire et une forme d'urgence à devoir faire quelque chose si elle voulait l'aider, avant l'arrivée de toute bête (humains compris), la jeune femme ne pouvait s'empêcher de ressentir la chaleur de cet autre corps, l'envie de le toucher, lui créature si différente et pourtant si semblable, de comprendre ce que ses yeux envoyaient comme messages.

Et c'était parce qu'elle était attentive à lui qu'elle remarqua la seconde où il détourna son interêt d'elle.

Elle eût à peine le temps de se demander ce qui avait pu l'attirer, qu'elle senti le contact froid d'une lame sur son cou tandis que la conscience du danger se mettait à bloquer ses poumons comme si le moindre mouvement, une seule inspiration, pouvait amener la fin. C'était du pur instinct, car la raison aurait sans doute appuyé le fait que rien n'aurait empêché l'individu de plonger la lame plus intensément.

Ce qui vint ensuite, c'était la panique. Elle ne naissait pas de la crainte de mourir, après 4ans sur Terre, le danger était une notion trop fréquente pour que beaucoup aient appris à voir l'imminence de la mort comme une source de solutions pour survivre. Non, cet effroi venait de l'objet, de la position même de la lame, qui la ramenait 14ans en arrière, au sang chaud, pulsatile glissant sur ses doigts, à cette vie qui s'écoulait au rythme du vermeil s'écoulant sur le métal.

Elle avait envie de ruer, de hurler, ce souvenir trop vivace, trop douloureux,  instillé plus profondément en elle à chaque seconde que cette lame restait contre sa peau. Elle voulait juste s'échapper. Elle entendit à peine ce que murmura l'inconnu, avant que ses sens ne lui reviennent tandis que l'homme s'éloignait d'elle, arme en main, pour s'approcher du cerf. Elle expira longuement, tentant de faire fuir les images et de revenir au présent.

Son cerveau accepta alors à lui rapporter les quelques instants qui venaient de se dérouler, à lui laisser l’occasion d’intégrer la situation. Elle venait d’être prise par surprise par un homme dont l’allure le distinguait bien vite d’un débarqués. C’était sans nul doute, un terrien, de quelle tribu, elle n’aurait su le dire, les siens n’avaient pas encore tellement eu l’occasion de cotoyer pacifiquement les autres habitants du continent. En tout cas, il parlait sa langue, bon point, et il n’était pas là pour la tuer, enfin pas sur l’instant, son attention oscillant entre elle et le cerf.

« Ne bouges plus. »
« Ne pars pas chercher les tiens. Tu n’y arriverais pas. »

Les paroles de l’inconnu finirent par être assimilées par la jeune femme qui hésitait entre envie de partir très vite, ce qu’elle ne ferait pas après reflexion, car l’homme avait raison, à sa carrure, au fait qu’elle ne l’avait absolument pas entendu, il était fait pour la forêt, il en avait l’habitude. Elle était rapide, mais il était un natif, sur son propre terrain, et Kat savait que le camp était trop loin tout comme les siens. Deuxième option, elle se battait. Les 100 s’étaient entrainés, là encore elle était vive, cependant elle n’avait ici aucun effet de surprise, elle ne gagnerait pas par la force non plus. Alors que lui restait-il ? Qu’avait-il dit en premier ?

 « Éloignes toi de lui. » 
« Keryon. »

Ses mot, son intérêt pour l’animal, son inquiétude, le calme de l’animal face à cette nouvelle présence. L’inconnu était là pour lui, il n’avait pas menacé Nyra par concurrence sur une proie, pas parce qu’elle était une 100, il ne faisait que défendre…un être cher ? En les observant tous deux, les messages silencieux entre eux, ils se comportaient comme de vieilles connaissances. C’était étonnant et très étrange à regarder, elle avait de l’intérêt pour les animaux mais la possibilité de construire des relations avec eux comme avec un Homme ne ui avait pas effleuré l’esprit jusqu’ici.  « L’Homme est le seul animal à dire qu’il n’en est pas un », c’était les paroles de son père et devant cette scéne, Nyra ne pouvait lui donner que raison.

Elle ne pouvait cependant pas se laisser aller à la contemplation, frissonant encore à la vue de la dague dans la main de l’inconnu. Il souhaitait prendre soin de Keryon comme il l’avait appelé, tant mieux, elle n’aurait plus à réfléchir à le faire elle même et elle dormirait bien ce soir à l’idée qu’elle n’aurait pas laisser un être mourir.
Une langue étrangère à ses oreilles se fit alors entendre. L’inconnu parlait à Keryon, déposant ses affaires pour être plus libre de ses mouvements. Elle n’avait plus rien à faire là, autant les laisser discuter et s’occuper l’un de l’autre en paix, allait-elle proposer commencant à prendre appui sur un pied, prête à se relever, avant de voir la prise de l’homme se raffermir sur son arme. Mauvais signe qui la cloua sur place. Sa propre main commenca à se rapprocher de son poignard…

« Qu’est-ce que vous lui avez fait?! » 


Dubitative, tendue par la situation, elle eût envie de rire, avant d’être stoppée nette par le regard qu’il lui lancait, par son attitude entre colère, frustration et inquiétude. Elle n’avait rien fait, elle pourrait lui faire comprendre, mais Nyra n’était pas bonne pour la diplomatie, ses mots coulaient plus vite que son esprit ne réfléchissait et cet instant ne fit pas exception.

« Alors celle là c’est la meilleure. Ce que je lui ai fait ? Rien. Je l’ai juste trouvé. Y’en a qui apprécient peut être mais moi je ne m’amuse pas à scarifier les animaux, j’ai d’autres plaisirs plus constructifs. »

Tact puissance 20 000 comme toujours. Cela sonnerait sans doute sa perte dans le futur, cependant, elle était faite ainsi. Le bon mot, adapter son ton, son attitude, son choix de language pour l’interlocuteur, c’était bien trop dans la plannification d’une personne aussi spontanée. Elle se refusait à jouer quelqu’un d’autre. Bon ou mauvais choix, cela dépendait des situations. Malgré tout, elle inspira une longue fois, évitant d’envenimer la situation d’une insulte mal placée. Dans d’autres cas, elle ne se serait pas retenue, dans un contexte où ce n’était pas la peur pour un être cher, celle qui rendait aveugle, qui la faisait accuser à tort.

Comment en était-elle arrivée là ? La prochaine fois, elle se éviterait de vouloir faire sa bonne action si ça venait à finir comme ça.

Sa chance résidait en le fait que l’homme semblait capable de dialoguer si le quiproquo était levé. Ce qui voulait dire que l’affrontement n’était pas inévitable. Elle leva lentement les mains, les gardant visibles pour lui avant que sa main droite ne se dirige vers la boucle qui retenait la protection de son poignard qui tomba au sol. Toujours genoux à terre, elle se reculait en glissant au sol.

« Si vous voulez vérifier, il n’y aura pas une goutte de sang sur ma lame. »dit-elle d’un air neutre avant que ses yeux ne soient attirés vers les bandages tombant au sol,  « j’envisageais comment l’aider, avant de me rendre compte que je ne savais pas comment faire, et vous voilà. Vous semblez avoir des compétences en la matière, alors occupez vous de lui, comme ça chacun rentre chez soi en bonne santé et dans le meilleur des monde. »

Elle se doutait que tant qu’il n’avait pas de preuve de son innocence, elle restait menacée et ne pourrait pas partir tranquillement, malgré tout, elle espérait être une bonne juge des caractères et qu'il était bel et bien capable de la laisser aller une fois toute accusation levée.

"Katanyra !"

Et zut, pas encore. Qu'avaient-ils tous à venir vers elle aujourd'hui ? Elle reconnut la voix d'un des siens, au loin, elle ne pouvait vérifier, mais il ne semblait pas être assez proche pour voir la situation dans laquelle elle se trouvait. Elle aurait pu l'appeler à la rescousse, cependant, cela le mettrait en danger, aucune certitude qu'ils arriveraient à surpasser l'inconnu et elle avait bon espoir de pouvoir régler ça. En plus, dans le contexte actuel, mieux valait ne pas s'en prendre à un natif si on pouvait régler pacifiquement les choses.

"C'est pas le moment mec."

Elle espérait ne pas trop surprendre le Terrien, ou qu'une nouvelle fois, ses actions ne soient pas mal interprêtées. Elle ne lâchait pas l'inconnu du regard, étudiant l'impact de chacun de ses mots, pour estimer ses réactions.

" Y'a un problème ?"
"Non, juste que je suis dans la forêt, et que je te demande de me laisser tranquille, je pense que tu peux comprendre pourquoi."

Au moins elle ne mentait pas, elle mentait mal et si il arrivait à imaginer qu'elle était là avec un terrien armé et un cerf, il était fort. Certes, l'idée qu'il rentre au camp en disant qu'il l'avait trouvée en train, semblait-il, de se soulager entre deux arbres, n'était pas la plus sympathique pour son égo, mais cela importait peu tant qu'il restait à distance.

"Oh, désolée...euh...juste, je venais chercher du bois et Atlas m'a demandé de te dire qu'il pourrait pas venir avec toi pour réexplorer les ruines aujourd'hui."

"Tant pis pour moi, ma journée va être super ennuyeuse. Merci pour le message."

Il retournerait sans doute directement au camp avec le bois, laissant Nyra à sa situation épineuse. Si un 3ème cent venait l'interpeller aujourd'hui, elle envisagerait une vie en solitaire, ça éviterait les soucis.

Keryon s'ébroua ramenant l'attention sur lui.

"Mon ami va rentrer au camp je pense, il ne reste que nous, et surtout lui" dit elle en signalant Keryon,"laissez moi partir et je fais en sorte qu'aucun des miens ne viennent vous déranger pendant que vous prenez soin de lui."

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19/12/2017 Mika. / LittleMagitek 293 Jared Leto A: Addicted Tragedy / S: Miss Pie Animiste pour la vie & Des aptitudes en Notions de soins, Zoologie mais aussi Gardien du Savoir. Naori 0


Sujet: Re: Roue du rp ~ Katanyra & Güzis
Mar 15 Mai - 2:03

GÜZIS
& KATANYRA

No Time For Caution - Roue du RP

Ton comportement ne te ressemblait pas, tu n’étais pas ce genre de personne. tu n’étais pas agressif, n’importe quel Naori ou presque pourrait en attester, la personne la plus en danger face à toi ne pourrait être que toi-même, à cause de tes démons, de ta maladie. Tu n’étais pas un combattant, mais tu connaissais les gestes pour te défendre, pour survivre, pour te battre peut-être aussi. Tous ceux là qui étaient nécessaires lorsque, comme toi, l’on avait toujours évolué dans un milieu ou la mort vous guettait derrière chaque arbre, chaque ravin, chaque inconnu croisé au détour d’un chemin. Tu avais moins de difficulté à gérer un animal, qu’il s’agisse d’un grand cerf ou d’un puma, qu’un inconnu qui te ressemblerait… les êtres humains n’avaient jamais été ta plus grande force bien au contraire, mais jamais tu n’avais levé la main sur aucun d’entre eux, malgré ce que pouvaient souffler les cicatrices qui marquaient ta peau. C’était vrai après tout, il aurait fallu être aveugle pour ne pas remarque réa grande cicatrice en forme de croissant de lune qui scindait ton visage en deux comme une longue scarification qui traversait les années à tes côtés sans plus s’estomper. Ceux qui jugeraient trop vite se tromperaient tous. Te maux, tu en étais le seul responsable, tes cicatrices te rappelaient seulement que dans ton esprit, quelque part, tu n’étais pas seul, les ombres dormaient sagement, attendaient juste leur heure pour, sans crier gare, refaire surface. Mais aujourd’hui c’était toi qui avais jugé trop vite, parce que l’être le plus cher que tu aies était là, à terre, et qu’elle était bien trop proche cette inconnue qui ne ressemblait à aucune tribu que tu puisses connaître. Tu avais jugé trop vite car tu ne connaissais pas, et l’inconnu souvent faisait peur. Tu avais l’habitude des ombres géantes dont tu contais toujours la présence aux plus jeunes comme aux plus âgés, mais ces nouveaux venus, eux, tu les évitais comme un animal furtif, tu étais méfiant. Ce n’était pas de l’animosité envers eux qui t’animait, juste cette méfiance, cette incertitude.

Elle ne se défendit pas, elle ne chercha pas à te blesser ou à t’agresser plus que de raison, au contraire, elle te laissa l’éloigner de l’animal, incapable même de rester debout… Tu l’avais surprise, à n’en pas douter. tant mieux, l’effet de surprise était pour toi, pacifique Naori, la meilleure arme. Tu ne lâchais pas ta dague mais tu n’avais pas dans l’esprit de la blesser pour de vrai, tu étais bien plus intelligent que cela. Méfiant, peut-être, mais pas stupide, loin de toi l’idée de tenter de déclarer les hostilités à une tribu que tu ne connaissais pas assez. Si corps à corps il devait y avoir, tu ne serais pas celui à lancer la première attaque, tu ne l’étais jamais. La peur qui perçait ta voix n’était qu’à l’encontre de Keryon, tes grand yeux électriques un peu fou avaient presque perdu leur pupille tant tu mobilisais ton esprit. Tu essayes de comprendre, d’analyser, mais tes données étaient faussées. La plaie était trop droite trop lisse pour avoir été faite par un animal sauvage, et elle était la coupable toute désignée, aussi ne cherchas tu pas plus loin dans ta panique, dans ton empressement. Tu n’étais pas violent, tu ne faisais généralement montre d’aucune animosité, mais si l’on touchait à celui que tu considérais comme ton fils… Pourtant, quelque chose dans ton esprit gardait ce bénéfice du doute, l’incertitude… Étais tu vraiment attentif lorsque tu lui demandas ce qu’elle lui avait fait… Ce qu’ils lui avaient fait. Car ce n’était pas à elle que tu t’adressais, c’était à tous, son peuple, n’importe qui, le garant de cette entaille. s’il n’était pas présent, c’était à elle d’en répondre.

Et sa réponse ne se fit guère attendre, pas sous la forme à laquelle tu t’attendais. Tes sourcils se froncèrent à ses mots, contrariés certainement pas ce ton qu’elle te semblait prendre, par les mots qu’elle avait choisi. Tu avais une maîtrise de sa langue presque parfaite malgré que tu n’y sois pas tenu, et tu n’appréciais guère ce ton, cette ironie peut-être, ce sarcasme. Tu pinças les lèvres, non sans garder la main serrée sur ta dague, la méfiance, encore, toujours. « Peu m’importent tes plaisirs, un animal n’a pas fait ça. » Tu lui laissais le bénéfice du doute, ton ton étais peut-être moins agressif, mais restait sec, tu lui faisais entendre que sa réponse ne te plaisait guère, tu n’avais cependant pas envie de te lancer dans ce combat. « La Nature ne trace pas de lignes droites. » grognas tu à son intention,maintenant par tes mots que la culpabilité si elle n’était pas sienne, était leur. Tu reportas cependant ton attention sur le cervidé, non sans rester au abois, la pensée partout à la fois, l’esprit fusant en tout sens. Ta main libre s’était glissée jusqu’à la tête du cerf, entre ses bois de velours, pour la masser délicatement, il souffla d’un long soupir tiède, son souffle qui te calmait toujours peut-être plus que toi-même pouvais bien le calmer lui… La jeune fille bougea, attirant de nouveau ton regard d’azur, ses mains à sa ceinture te firent reprendre prise sur ta dague, encore une fois, alors que tu te tendais déjà, prêt à protéger le cerf avant même de penser à toi… Mais elle n’eut pas de geste agressif, et tu ne pus que regarder tomber le poignard, avant de relever le regard jusqu’à elle, dans l’attente d’une explication qui ne tarda pas à arriver.

Tu l’écoutas sans la menacer, tu ne t’approchas pas pour ramasser le couteau, que ton regard observa de loin un instant, avant que tu ne hoches la tête dans une sorte de grognement sensé lui signifier qu’elle pouvait garder ses affaires. Tu ouvrais cependant la bouche quant à son idée de reprendre son chemin et toi le tient, mais tu n’eus pas le temps de parler qu’une voix inconnu vint t’interrompre, te faisant reprendre les armes comme si tout à coup le danger revenait au grand galop. Ton regard passa un instant sur le visage de l’inconnue, tu aurais aimé avoir le regard dur de Caleb, celui qui lui aurait signifier qu’un mot de travers aurait pu lui porter un fort préjudice, mais il n’en était rien. ton regard à toi avait cette fâcheuse tendance à rester trop doux, à penser toujours que quelque part, les autres avaient une part de bon… Un jour cela te perdrait, peut)être même avant ta maladie… Mais pas aujourd’hui. Tu ignorais si c’était la peur ou autre chose qui l’avait poussé à agir ainsi, mais la jeune femme semblait décidée à t’éviter des ennuis… ou un massacre. Tu restas figé un instant comme si l’autre voix risquait tout de même de venir, puits reportas avant même la fin de leur échange, ton attention sur le cervidé, profitant de ce répit pendant lequel elle était occupée pour commencer à t’occuper avec des geste aussi connaisseurs que fébriles, de cette plaie qui baillait le long de la jambe de l’animal. Ainsi penché sur Keryon, tu entendis la remarque de la jeune femme quant à une potentielle journée ennuyeuse… un sourire traversa un instant ton visage. Ennuyeuse.

Le cerf secoua la tête, ses grands bois donnant un geste bien plus violent quel ne l’était en réalité. Tu n’y portas guère attention, la force de l’habitude, alors que tu lui murmurais dans ton langage, de se tenir tranquille. La voix de la plus jeune te força  à reporter ton attention vers elle… À vrai dire elle aurait pu partir, tu ne l’aurais pas tracée, mais ça, elle n’en avait certainement aucune idée. Tu étais un Naori, pas une bête sanguinaire. Cependant, tu secouas négativement la tête à sa proposition. « Non. » Ton non était sans discussion possible, pas sec, mais impérieux. « Tu dis que tu n’as rien fais. Si tu dis vrai, tu restes ici. Tu vas rattraper la faute des tiens. » Elle avait raison sur un point, il aurait besoin d’une couverture au cas où d’autres membres de son peuple ne reviennent par ici. Il n’avait pas non plus la force de soutenir à lui seul un cerf de plusieurs centaines de kilos. « Tant que les tiens ne viennent pas jusqu’ici, tu ne risqueras rien de ma part. Alors gardes les à distance. » Tu attrapas dans tes affaires cette petite sacoche qui contenait le nécessaire pour soigner les plaies, avec ce que tu avais sur toi évidemment… « Et tu vas m’aider. » tu continuas, ton regard reporté maintenant à ta tâche alors que tu te penchais sur la plaie. « N’approche pas de ses bois. » Tu essayais d’être menaçant peut-être, mais tu n’avais pas dans l’idée qu’elle terminé blessée. Une naïveté qui aurait ta peau.

« Je vais m’occuper de ça, et tu vas m’aider à le mener en sécurité. » Tu ne lui laissais pas vraiment le choix, mais tu ne la menaçait plus. ta panique avait fait place à ta réflexion, tu ne reconnaitrais peut-être pas avoir jugé trop vite, mais tu acceptais de lui laisser savoir que quelque part, tu la croyais… Tu attrapas les bandes de tissus qui avaient roulé au sol, les glissant autour de la jambe d’un Keryon qui malgré tes murmures à son intention, commençait à s’agiter un peu trop. Pas assez encore pour t’empêcher de t’entêter, tu savais qu’il ne te ferait pas de mal. « Que sont des Piscema Falciparum? Je ne connais rien de tel. » Lui demandas tu sans prévenir, sans la regarder, alors que tu bandais avec délicatesse la jambe du cerf pour empêcher le sang de couler. Tu n’avais aucun intérêt à perdre du temps, tu pouvais presque encore entendre leurs pas trop proches de vous à ton goût, tu avait bien l’intention de t’en aller d’ici au plus vite, mais est-ce que cela t’empêchait d’être, encore et toujours, un peu trop curieux? Et oui. Tu l'avais entendu. Ils manquaient tous tant de discrétion après tout.

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24/04/2018 Alawena / 145 Hannah John-Kamen Lux Aeterna Exploratrice/pisteuse 0


Sujet: Re: Roue du rp ~ Katanyra & Güzis
Dim 20 Mai - 0:01

« Peu m’importent tes plaisirs, un animal n’a pas fait ça. La Nature ne trace pas de lignes droites. »

L'incroyable diplomatie de Katanyra lui avait encore fait un ami aux sourcils froncés, bien peu amusé de sa répartie, et n'appréciant guère les mots qu'elle avait choisis. Tant pis, elle ne cherchait pas l'approbation d'un Homme qui l'accusait à tort. Si elle avait été emprisonnée pendant des années pour un crime qui en était un, pour une raison qui le méritait sans doute malgré des circonstances atténuantes, ce n'était pas le cas de beaucoup des siens, enfermés pour des petits larcins, pour avoir répondu à la mauvaise personne, jugés trop vite, trop durement par des gens qui ne les connaissaient pas. De fait, Kat supportait mal qu'on ne se fie qu'aux apparences, ce que l'inconnu faisait en l'occurence. Alors il pouvait bien fermer son visage, montrer sa désapprobation, elle ne s'excuserait pas de prôner son innocence.

Cependant, il semblait avoir raison, elle ne s'y connaissait que peu en plaie, pourtant elle voyait bien que la blessure était, en effet, trés linéaire, trop pour être un hasard. Elle avait chassé toute l'après midi avec les siens, elle ne se souvenait pas en avoir vu un seul s'écarter, et ils n'avaient pas eu de cerf comme proie ce jour, alors comment était-ce arrivé ? Piege ? Un autre cent sorti du camp ? Un Terrien ?

Cette question resterait sans doute sans réponse.

En attendant, elle portait le blâme pour quelqu'un d'autre, et cette idée ne lui plaisait pas. Pourtant, aussi étonnant soit-il la concernant, aucune autre parole hâtive ne passa ses lèvres, elle voulait qu'il reconnaisse son innocence, elle voulait lui hurler toute l'aberration qui sortait de sa bouche mais à les regarder intéragir lui et Keryon, un calme peu coutumier la gardait silencieuse, et immobile.

Alors elle tenta de se disculper autrement, lui proposant sa lame immaculée..qu'il se refusa à regarder, lui intimant de la reprendre. Elle gonfla la poitrine, entre agacement et vexation, il refusait ses preuves d'innocence et en plus, il ne semblait pas la trouver suffisamment menacante pour la garder désarmée. Elle pensa un instant lui sauter dessus pour lui faire bouffer sa longue chevelure, mais cela ne réglerait pas la situation, bien qu'elle y gagnerait sans doute une grande satisfaction personnelle. Elle ramassa donc son ceinturon avec sa lame, qu'elle réattacha avec des gestes lents, bien que, si il ne la voyait pas comme une menace, cela n'avait guère d'importance.

Elle entendit alors son comparse l'appeler de loin et craint un instant, que cette arrivée impromptue vienne à attiser de nouveau la méfiance de l'inconnu, qui, après avoir reporté son attention sur le cervidé, avait un peu baissé sa garde et semblait peu enclin au conflit tandis qu'il prenait soin de son ami, mais dont la main se serrait sur son arme à chaque signe de danger. Malgré tout, il était aux aguets sans jamais être vraiment menacant, si on oubliait ce premier contact si déplaisant de sa lame sur le cou de la jeune femme. Kat se demanda un instant si il viendrait à la blesser si elle partait à toute jambe, et le non gagnait souvent dans son esprit, elle ne le voyait pas laisser son ami blessé là pour la poursuivre. Elle n'en avait cependant, aucune certitude et elle fit en sorte de faire s'en aller son comparse 100 afin de ne pas envenimer la situation.

Elle lui proposa alors de le laisser et de faire en sorte que tous deux restent en paix le temps qu'il leur faudrait mais un non sec coupa toute négociation et envoya une onde d'impatience le long de sa colonne. Franchement, l'égoisme faisait perdre moins de temps et la prochaine fois qu'elle verrait des traces étranges, elle ferait semblant de ne rien avoir vu. Une nouvelle fois, elle pensa à partir, vite, rejoindre ses amis autour d'une bonne assiette et laisser cette histoire derrière elle comme un drôle de rêve. Elle croisa alors les grands yeux de Keryon tandis qu'il s'ébrouait sous la douleur, et elle soupira.

"Franchement Nyr' tu te fais avoir à chaque fois."se murmura-t-elle avant de se lever et de s'approcher des deux amis.

Elle suivit le conseil du Terrien, restant à bonne distance des bois du cerf avant de passer derrière l'homme, bien loin de penser représenter un danger, l'attitude de l'inconnu montrant de moins en moins de signe de menace. Elle se reinstalla, à la gauche de l'homme, près de la plaie et amorca un mouvement lent de sa main vers la jambe du cervidé qui la fixait. Un sourire éclaira ses lèvres lorsque ses doigts rencontrèrent la peau chaude de l'animal, ses muscles frémissant à son contact.

"Keryon hein ? Franchement, la prochaine fois, éloigne toi des soucis mon grand, ça évitera une syncope à ton ami et une migraine pour moi."dit elle lentement, regardant de côté le Terrien, tentant de jauger comment son humour passait maintenant que la tension avait diminué.

"Soyons clairs, je ne vous aide pas car vous m'en intimez l'ordre, je le fais pour lui, comme c'était mon but quand j'ai repéré sa piste", commenca-t-elle, faisant une mine de défi sans doute un peu surjouée, avant de baisser son masque un peu gênée de ce qui venait ensuite,"mais vous allez devoir m'expliquer comment aider, je n'en ai pas la moindre idée."

Elle regarda ses mains s'activer habilement, bien qu'un peu fébriles, et, si elle lui en voulait toujours de son jugement hâtif, le sentir inquiet, soucieux...humain, avait quelque chose de rassurant. Ils n'étaient pas si différents dans le fond, ils voulaient tous deux prendre soin des leurs, qu'elle que soit leur enveloppe dans son cas.

« Que sont des Piscema Falciparum? Je ne connais rien de tel. »

"Que..." commenca-t-elle, surprise, avant de baisser la tête, embarassée. Depuis combien de temps la suivait-il ? A quel point n'avait-elle pas eu vent de sa présence ? C'était un peu honteux que de savoir qu'on avait été observé, entendu, et qu'on avait rien remarqué. Il y avait encore du boulot.

"Ca...hum...n'existe pas, je pense que que vous avez pu remarquer mon talent légendaire pour les excuses bidons quand je veux être tranquille, ça en fait partie. Dans mes grosses lacunes, après les soins vétérinaires, la botanique."

Elle ne comptait pas ramener de la tension entre eux en signalant que son talent c'était pister, il n'y avait aucun doute qu'il le verrait d'un mauvais oeil. Son peuple chassait peut être pour se nourrir comme la plupart, mais dans ces conditions, rien ne servait d'appuyer sur les mauvais boutons. L'idée qu'elle ait pu amener à la mort d'autres animaux amis de Terriens lui traversa l'esprit et elle détourna les yeux un instant avant qu'un éclair de génie (bon ok, le terme était un peu excessif pour juste un peu de logique) ne lui vienne.

"Vous êtes Naoris n'est ce pas ?"

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Sujet: Re: Roue du rp ~ Katanyra & Güzis

 

Roue du rp ~ Katanyra & Güzis

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