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˜˜˜˜˜˜Louder than death [& Andrew]
maybe life should be about more than just surviving


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06/02/2016 849 Jaden Smith Whorecrux (ava) ; anaëlle (signa) Orientation & Combat Rahjak 5


Sujet: Louder than death [& Andrew]
Dim 29 Avr - 19:25








Louder than death


Andrew & Atlas - avril 2118
Un rayon de soleil illumine ton visage. Maigre percée à travers l’épais brouillard de la destruction. Inexorablement, le temps poursuit son cours. La vie continue, et l’arrivée du printemps vous le rappelle violemment. Partout autour de toi tu vois renaître la nature. Les branches se parent de joyeux bourgeons, l’herbe repousse et teinte le camp d’un vert chatoyant, le chant des oiseaux vous accompagne le long de journées plus chaudes, et s’éteint en même temps que l’astre solaire termine sa longue course en direction de l’horizon. La planète revit soudain, comme une provocation. Comme s’il ne s’était rien passé. Les arbres se déploient comme s’ils n’avaient pas été fauchés par un terrible ouragan. Les animaux reviennent sur leurs terres comme si les rafales de vent ne les en avait pas chassés. Les prairies fleurissent de nouveau, comme pour vous faire oublier les cadavres de vos compagnons morts qui reposent sous terre. Enfermé dans ton chagrin, il t’est difficile d’accepter que la nature puisse se permettre de retrouver la vie alors qu’elle n’a eu de cesse de semer la mort parmi les tiens. Accueillante un jour, elle vous abrite et vous nourrit. Vengeresse le lendemain, elle abat sa colère sur vous et vous fait payer un crime que vous n’avez pas commis. Un peu à l’image du reste de ta vie. Rien n’est jamais acquis. La nature donne, mais elle reprend aussi.

Toi aussi, tu dois revivre. T’extirper de ce brouillard pesant qu’est le chagrin, et retrouver goût à la vie. Ce n’est pas la première fois que tu perds une personne de ton entourage. Ce n’est pas non plus la dernière. Incapable de lutter contre le cycle de la vie, tu dois simplement l’accepter. Accepter de vivre sans ceux qui partageaient ta vie, accepter de n’avoir plus que des souvenirs comme témoignages de leur existence. Mais ton existence à toi n’a pas encore pris fin. Tu dois vivre, célébrer la vie, profiter de la tienne en hommage à ceux qui l’ont perdue trop tôt. La douleur ne doit pas devenir une nouvelle prison. Tu veux rester libre.

Le retour des beaux jours semble être l’opportunité rêvée. Alors que le soleil caresse doucement ton visage, tu te dis que ton deuil a assez duré. Qu’il faut laisser les obscures pensées de côté, et te focaliser sur le positif afin d’avancer. Tu ne veux pas vivre sans le souvenir de tes amis partis trop tôt. Tu ne peux pas faire comme s’ils n’avaient jamais existé. Tu ne peux pas faire comme si tu n’avais pas partagé leurs éclats de rire, leurs confidences, leurs aventures. Tu ne peux pas oublier. Mais tu n’es pas obligé de t’y noyer. Leur dire adieu une bonne fois pour toutes te semble un bon point de départ dans ta quête de sérénité. Et petit à petit, alors que les jours s’écoulaient avec une lenteur que seule la peine peut engendrer, une idée a fini par germer. Il était encore trop tôt. Mais aujourd’hui, tu te sens prêt. Prêt à aller de l’avant, prêt à redevenir toi, l’explorateur à l’humeur insondable mais toujours empreinte d’optimisme. Cependant, tu ne te redresseras pas seul. D’autres ont coulé avec toi, à la suite de cet ouragan aussi destructeur physiquement que moralement. Vous avez tous ressenti cette intense sensation de vide procurée par votre impuissance à faire face aux caprices de la nature. Vous avez tous ressenti la douleur, vive comme une lame chauffée à blanc plantée dans votre cœur serré d’angoisse, suite à la mort de Thaïs. Alors tu veux que tous ressentent ce regain d’énergie, que tous trouvent la force de dépasser le deuil et d’avancer vers un futur serein et épanoui.

Tu soutiens longtemps le regard du soleil posé sur ton imposante silhouette, le défiant de disparaître derrière les nuages et de redevenir pluie. Il n’en est rien. L’astre ne fait pas mine de se cacher, et colore les environs de teintes chaudes annonçant l’été. Alors ton moral ne faiblit pas, lui non plus. Tu te redresses et, sans attendre, prends le chemin du vaisseau, ou ce qu’il en reste. Tu es sûr d’y trouver celui que tu cherches.

Ça ne manque pas. Dans un recoin sombre de la solide carcasse, la Mécanique est en train de s’activer. Dans la pénombre, tu ne distingues pas l’objet de son travail. Mais connaissant Andrew, tu n’es pas sûr que lui-même sache où il se dirige ainsi. Le mécanicien hors pair se targue également d’être un peu un inventeur sur les bords, et aime assembler tout ce qu’il trouve afin de créer de nouvelles choses. Le hasard joue un rôle important dans la création, et il n’est pas rare d’entendre le jeune homme pester suite à une accumulation d’échecs ponctuant un projet d’envergure. Tout à son affaire, le mécanicien ne prête pas attention à ta présence. Tu doutes qu’il t’ait même entendu arriver. Des bouts de tissus obstruent les ouvertures sur l’extérieur et nimbent l’endroit dans une pénombre nocturne qui noie ta costaude silhouette dans de l’encre noire, et tes pas sont étonnamment discrets pour le géant que tu es. Plongé dans son expérimentation secrète, il ne fait aucun doute qu’Andrew ignore ta présence. Patient, tu attends. Tu ne voudrais pas le faire sursauter et prendre le risque de faire échouer sa dernière expérience. Quand enfin ton ami pousse un râle exaspéré et jette quelque chose à ses pieds dans un tintement métallique, tu saisis l’occasion.

- Salut Andy, lances-tu simplement pour signaler ta présence.

En dépit de tes précautions, le mécanicien sursaute. Au moins ne lâche-t-il plus rien par terre, et tu ne porteras pas sur tes épaules le poids de la culpabilité d’avoir saccagé des heures de travail. Quand il te reconnaît enfin, les traits de ton ami se détendent un peu. Il retrouve rapidement son flegme habituel, signe qu’il ne t’en veut pas, et que tu le déranges encore moins.

- Tu ne voudrais pas laisser entrer un peu de lumière ? A travailler dans le noir, une catastrophe pourrait vite arriver. Le jour où tu feras exploser ce vieux vaisseau, on pourra dire qu’on aura vraiment tout perdu.

Pour détendre une atmosphère que tu ne vas pas tarder à alourdir, tu te permets une remarque sarcastique ponctuée d’un sourire amical. Tu sais qu’Andrew ne t’en voudra pas. Il te connaît bien. Mieux que bien d’autres de vos camarades, que tu côtoies pourtant depuis plus de trois ans maintenant. C’est que les heures passées à donner vie à vos projets communs vous ont beaucoup rapprochés. Toi, tu dessines. Tu maîtrises les esquisses, les croquis, les outils adaptés. Mais ton univers artistique se limite à deux dimensions. Andrew, lui, fabrique. Il crée des objets à partir du néant, avec ce qu’il a sous la main. Il donne corps à ses idées, et depuis quelques temps, aux tiennes également. Tu dessines souvent pour lui, élabores des plans sur un support plat, vérifies s’il est possible de mettre vos idées en application. Andrew donne vie à tes croquis, les matérialise sous ton regard admiratif, leur donne un corps, une texture, une existence physique. En collaborant, vos projets gagnent en ampleur et en créativité. C’est pour cette raison que vous vous retrouvez régulièrement pour travailler sur des idées qui n’appartiennent qu’à vous. Au-delà d’un partenaire, tu vois en Andrew un véritable ami avec qui tu partages plus que des projets. Des amis proches, tu en manques cruellement. Il y a des blessures qui ne cicatrisent jamais vraiment. Alors ton ami, tu veux le voir épanoui. Tu sais que les derniers mois ont été particulièrement éprouvants pour lui. Alors si tu peux sortir de ce gouffre de douleur qu’a engendré la mort de Thaïs, tu veux aussi hisser Andrew vers le haut. Lui rendre son sourire et son insouciance, le retrouver tel que tu l’as connu. C’est dans ce but que tu es venu le chercher.

- Comment tu vas ? t’inquiètes-tu.

Le mécanicien se force à sourire, mais tu n’es pas dupe. Son regard a perdu cette étincelle de malice qui brillait dans des jours plus heureux. Cependant, tu ne veux pas insister. Inutile de remuer le couteau dans la plaie. Parler de ce qui s’est passé il y a quelques mois, exprimer l’horreur et la douleur avec des mots réels, c’est encore trop difficile. Pour lui comme pour toi. Ce serait s’enliser une nouvelle fois dans un inconsolable chagrin, alors que vous commencez tout juste à remonter la pente. Inutile de s’épandre sur ce sujet.

- J’ai un petit travail à te confier, avoues-tu sans préambule, espérant chasser la tristesse des yeux voilés d’Andrew.

Tu fouilles un instant dans ta poche et en sors un petit tas de feuilles reliées entre elles avec de la sève. Une planche de dessin archaïque que tu déplies et tends à Andrew afin qu’il puisse analyser ton croquis. C’est une petite croix toute simple, qui, à première vue, ne paye pas de mine. Plutôt petite, tu l’as voulue incisive, franche, dépourvue d’artifices et d’incrustations compliquées. Mais en s’y attardant un peu, si on la regarde longuement, attentivement, elle apparaît différemment. On remarque les détails soigneusement ciselés, sa forme élancée et volontaire, la texture sobre et chaleureuse. Il s’en dégage finalement comme une aura de grandeur, puissante et singulière, irradiant tous ceux qui s’en approchent. C’est ainsi que tu voyais Thaïs. Une jeune fille d’apparence fragile, mais dotée d’une force de caractère que toi, l’ogre intimidant, lui enviais. Une grande gueule à la bouille d’ange qui ne laissait personne indifférent. Une impression partagée par bon nombre des Cents. A ta manière, tu voulais que chacun puisse lui rendre hommage, pour enfin tourner la page.

- Ils faisaient ça, avant, expliques-tu, le regard perdu dans le vague. Ils enterraient les morts dans des coffres sous terre, et plantaient une croix à la surface, comme pour marquer la présence des personnes disparues. Comme si avec ça, elles ne disparaissaient jamais vraiment. Je me disais que Thaïs méritait bien ça.

Son prénom est comme un coup de fouet qui claque dans le silence. Le prononcer te noue la gorge avec force, et ton cœur se serre en conséquence. Les souvenirs affluent rapidement à la surface, menaçant de te submerger. Tu prends une grande inspiration pour les refouler. C’est difficile. Mais il faut y passer.


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11/09/2017 AMNESIS ALIENOR + AEDAN + SAM + KARAH 729 JOE KEERY AVA + KILLERFAG • SIGNA + ASTRA + SOLOSANDS MÉCANICIEN + HISTORIEN + ORATEUR/DIPLOMATE 19
Heart mechanics ✜


Sujet: Re: Louder than death [& Andrew]
Dim 17 Juin - 20:11



Louder than death


Andrew & Atlas

Andrew s'est retranché depuis quelques mois au sein de la vieille carcasse de ce qui leur avait servi de vaisseau il y a de ça presque quatre ans. Depuis cette tempête meurtrière, le cent n'a pas arrêté de travailler. Sûrement un moyen pour lui de ne plus y repenser. Cette nuit, ce vent fou et elle, il ne voulait pas que ses souvenirs reviennent le hanter. Il avait beaucoup pleuré, l'avait vu mourir sous ses yeux. L'espoir était parti le temps d'un instant et puis une lueur s'était réveillée quand Cassandre était venu à sa rencontre quelques instants après la venue de la faucheuse. La médecin avait fait tout ce qu'il était possible de faire mais il en était fini de sa vie, il en était fini de Thaïs Shacksfil. Son nom résonnait dans sa tête tandis que la tristesse devenait un voile qui recouvrait son visage. Les cents lui avaient permis de se remettre de cette disparition, enfin c'est ce qu'il avait pensé jusqu'à ce qu'il ressente ce manque, qu'il commence à oublier le son de sa voix et les traits de son visage. La seule chose qu'il ne pouvait pas oublier c'était son prénom, gravé à jamais dans un coin de sa mémoire. Andrew sortait de moins en moins mais avait fini par s'y faire. Au fond de son nouveau labo il travail sur les plans de la nouvelle clôture. Il bricole avec ce qu'il a et envoie ce qu'il trouve à Taël ou encore Eris qui parfois lui vient en aide. Mais aujourd'hui il s'est retrouvé seul, éclairé par les quelques rayons du soleil qui passent au travers de la vieille carcasse. Tellement absorbé par ce qu'il entreprend, il ne remarque même pas la présence d'Atlas qui vient d'entrer dans le petit laboratoire du mécanicien. Travaillant avec acharnement sur un bout de clôture qu'on lui a rapporté, sûrement fatigué et exaspéré par la masse de travail à faire, Andrew finit par craquer, laisse échapper sa colère et balance la clef qui se trouvait entre ses doigts. Alors qu’il se baisse pour ramasser l’objet à ses pieds, une voix retentit dans l’ombre et le fait sursauter. Les yeux grands ouvert, il se relève d’un coup et se tourne vers celui dont-il reconnaît presque de suite la carrure. Atlas. Soulagé, il soupire, repose son outil sur la table.

- Hey.

Il est plutôt heureux de le voir là, laisse échapper un petit sourire sur son visage cerné. La fatigue se fait de plus en plus ressentir mais il ne laisse rien paraître. Il a toujours cette sale manie de cacher ce qu'il ressent pour ne pas inquiéter les siens. Il n'aime pas se savoir un poids pour ses proches et sait qu'il est plus utile à travailler là qu'à se morfondre. Le géant reprend la parole. Sa réflexion le fait sourire une nouvelle fois. C'est clair que travailler dans le noir ce n'est certainement pas la meilleure des idées mais au moins ici rien ne le dérange et il ne fait pas froid. Et puis il avait l'impression de se retrouver dans son ancien laboratoire.

- On ira dormir à la belle étoile. Mais t’en fait pas, il n’y a rien qui risque d’exploser ici.

Andrew savait comment réparer des moteurs, comment s’occuper de l'électronique mais il avait préféré ça de côté ici. Atlas avait raison. S’ils n’avaient plus de vaisseau, plus de quoi se protéger un minimum, ils ne leur resteraient plus rien pour eux ici. Il répond au sourire moqueur de son ami puis part s’asseoir sur une chaise située non loin d’Altas. Cela faisait quelques temps maintenant qu’ils se connaissaient. Ils n’avaient pas vraiment échangé en étant sur l’Odyssée mais leur venu sur terre leur avait permis de faire la rencontre de l’un et l’autre. Rapidement, ils s’étaient liés d’amitié et avait donné naissance à de nombreux projets communs qu’Andrew avait beaucoup apprécié. Son interlocuteur a l’air inquiet alors qu’il pose la question qui fait revenir le mécanicien quelques mois en arrière. Allait-il bien? Vraiment bien? Il ne savait pas. Les choses allaient mieux, c’était certain. Mais ce qu’il ressentait était encore flou, alternait entre espoir, tristesse et mélancolie. Mais les choses avançaient et ça c’était le principal. Un sourire dessiné sur les lèvres il ne tarda pas à répondre.

- Ça pourrait aller mieux, je suppose. Mais on est pas si malheureux que ça, malgré les problèmes qu’on a subi.

- J’ai un petit travail à te confier.

Ses yeux s'illuminent alors que son ami lui fait part du projet qu'il a en tête. De quoi l'occuper quelques temps et de faire autre chose. Certes il aimait travailler pour la rénovation du campement mais il avait besoin de se changer les idées. Malgré la tristesse qu'il avait au fond du coeur, bien souvent les gens qu'il connaissait lui redonnaient son optimisme mit à rude épreuve. Andy voit Atlas fouiller dans sa poche et en sortir à ce qui s'apparente à un carnet fait main. Une fois déplié, il tend le bout de papier au mécanicien qui le prend avec délicatesse. Son regard vient se poser sur le croquis. Il avait vraiment du talent, bien dommage que les métiers artistiques n'aient plus autant d'importance qu'à l'époque. Il comprend rapidement où il veut en venir, trouve ça beau. La vision de la croix lui fait un pincement au cœur.

- Ils faisaient ça, avant. Ils enterraient les morts dans des coffres sous terre, et plantaient une croix à la surface, comme pour marquer la présence des personnes disparues. Comme si avec ça, elles ne disparaissaient jamais vraiment. Je me disais que Thaïs méritait bien ça.

Andrew hoche de la tête. Il a raison et cela lui fait chaud au cœur. Elle ne sera jamais oubliée des siens malgré les traits de son visage et le son de sa voix qui commence à leur échapper. Thaïs sera pour toujours dans leur mémoire et même si sa mort a été plus que marquante pour eux, sa vie aura amélioré beaucoup celle d'autre personne. Il était temps de passer à autre chose, de faire le deuil de ce souvenir d'elle. L'idée d'Atlas leur permettrait de faire ça, leur permettrait à tous de lui rendre hommage comme il se doit. Un sourire mélancolique dessiné sur son visage, il lève son regard vers son ami.

- C’est une bonne idée. Tu veux qu’on fasse ça maintenant? Faire le deuil est souvent difficile mais il faut continuer d’avancer quoi qu’il arrive. Je pense que ça, ça nous permettra de le faire en toute sérénité.

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06/12/2015 Electric Soul Kayden Elwood & Einar Helgusson 7437 Jon Kortajarena Electric Soul & tearsflight Conseiller druide | Soigneur & orateur/diplomate Naori 625
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Sujet: Re: Louder than death [& Andrew]
Sam 10 Nov - 23:31

RP archivé suite au changement de compte d'Atlas

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