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˜˜˜˜˜˜Chrisaïah }} I wanna be a part of the team
maybe life should be about more than just surviving


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19/02/2018 Isis/Sara Artemia 485 Phoebe Tonkin philia informaticienne et mécanicienne Odyssey baby 56



I wanna be a part of the team

25 avril 2118

L’idée même d’aller parler à Chris te fait grincer des dents, Isaïah. Pourquoi a-t-il fallu que Tennessee suggère son nom ? Tu aurais largement préféré aller te confronter à Murphy pour revenir dans les rangs de la Rébellion. Bon… Certes, il aurait mieux valu Devos. Mais… Mais non. Ton amie t’a dit d’aller en parler au militaire avec lequel tes relations sont tellement animées. Tu pousses un profond soupir de désespoir, presque. Cela équivaut clairement pour toi à un châtiment qu’à une récompense. Cela m’apprendra à claquer la porte sur un coup de tête parce qu’ils sont entrain de se bouffer le nez… Il faut dire que tu n’as pas été discrète, ce jour-là. A peine intégré à l’équipe, à peine assistais-tu à ta première réunion avec eux, que tu chargeais vers la sortie comme un bison en colère parce qu’ils ne parvenaient pas à s’entendre et que tu avais l’impression que tout cela ne servait, soyons honnêtes, à rien. Tu donnes un coup de pied dans un caillou, par terre et tu regardes celui-ci aller terminer sa course contre le mur d’une maison qui n’est encore que ruines. Des ruines qui te semblent toutefois encore solide et tu ne peux t’empêcher de faire un détour sur ton chemin pour aller parler avec le brun… Qui ne sait pas que tu dois venir. Tu as donc tout ton temps, n’est-ce pas ?

Tu passes le pas de la porte, du moins, le trou dans lequel devait autrefois se trouver une porte et tu observes l’intérieur de la bâtisse. Il y a sans doute quelque chose à faire, de ça. Il faudra que tu vois avec vos leader que tu exècres tant si tu peux réclamer cette maison pour en faire la tienne, à terme. L’idée d’avoir enfin un jour un chez toi à toi fait accélérer les battements de ton coeur. Ce serait tellement agréable… Même si cela prend du temps, même si tu n’as personne avec qui partager les lieux – tu te vois très mal officialiser ce qu’il y a depuis quelques années maintenant entre John et toi – tu as envie d’avoir ton intimité. Envie de pouvoir faire ce qui te plait quand bon te semble. Le furieux désir de commencer à vider la construction de ce qui ne pourra plus y être utile s’empare de toi, mais tu la repousses, préférant te résigner à faire ce qui doit être fait. Et c’est comme un prisonnier avançant à reculons vers l’échafaud que tu te diriges vers la maison que restaure complètement Chris, prête à entendre un verdit qui ne te plaira pas forcément.

Une petite partie de toi, pourtant, semble sur le point de faire une ovation à ton égard parce que tu fais preuve de courage en venant te confronter à celui que tu évites depuis des mois, si ce n’est lorsque tu les as aidés, Tennessee, John et lui à déblayer les restes d’un animal après le cyclone. Ouais… On ne peut pas dire que tu en mènes très large alors que des réminiscences de ton passé commun avec Chris remontent à ta mémoire. Tu chasses ces pensées parasites de ton esprit pour te concentrer sur le présent et sur l’homme qui travaille sous tes yeux et ne s’est pas encore rendu compte de ta présence, ce qui est aussi bien comme ça. Ca te donne tout loisir d’admirer le corps puissant de Chris, totalement différent du corps plus mature de John.

De nouveau, voilà que tes pensées s’égarent et tu prends sur toi de les ramener au présent, de les éloigner de ces envies que tu peux avoir, parfois, de poser tes mains sur un corps plus jeune et plus musclé. Mais pas celui de Chris… songes-tu avec une petite grimace. Tu prends enfin la parole, désireuse de le prendre par surprise avant qu’il ne se rende compte de ta présence, et du tour que prennent tes pensées : « Tu prévois quoi, comme décoration ? Des meubles en sapin ? »

@Chris Wilson


Dernière édition par Isaïah Stowaway le Lun 8 Oct - 19:01, édité 1 fois

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01/11/2015 Glacy Ezra 2295 Brett Dalton Murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 112
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Pierre après pierre. Pas après pas. Une once de fierté. La fierté qui existait bel et bien face à l'idée de voir cette ruine retrouver sa splendeur. Ce qui était en train de se passer. Un phénomène lent et progressif qui avait débuté il y a des mois précédents désormais. Mais face aux intempéries de la nature, il avait fallut recommencer. Certaines pierres qui s'étaient de nouveau effondrées après le passage de la tempête. Un léger retour en arrière. Des fondations qu'il avait fallut de nouveau stabiliser. Et un projet qui avait dû passé au second plan alors qu'il fallait avant tout aider à reconstruire le campement. Le campement qui passait en premier. Ou plutôt le groupe à l'état pur alors que chacun ne pouvait qu'entraider son prochain. Une volonté de rester unies même face aux aléas de la nature. La boue qui avait tantôt gâchée une partie du travail accompli. La boue qui s'était répandue partout, qu'il avait fallut évacuer. Une labeur nécessaire bien que lente.

Un prix à payer. Au moins le nombre des victimes étaient faibles. Ici. Ce qui n'était pas le cas dans les autres tribus, dans les autres campements malheureusement. Des vies qui s'éteignaient. Une étoile qui s'ajoutait dans le ciel. Tourné de nouveau vers les autres alors que la vie reprenait son cours, ne s'arrêtant jamais. A chaque fois le carrousel continuait de tourner lentement mais sûrement. Le carrousel de la vie qui ne s'arrêtait pas pour laisser les hommes pleuraient leurs morts ou reprendre leur souffle. Un choix propre à chacun. Et si certes ce projet n'avait pu que repasser à l'arrière-plan, il ne restait pas moins que je n'avais pu que me remettre à l'ouvrage. Y dépensant encore plus d'énergie à chaque patrouille terminée. Dès lors que l'on n'avait plus besoin de moi, je ne pouvais que m'y remettre. Jour après jour. Et ne pouvant autant que tomber d'épuisement au coeur de la nuit à moins d'être réquisitionné pour patrouiller. Ce qui était peut être mieux alors qu'ainsi je ne voyais pas le temps passer. Préférant sans aucun doute être actif que de retour dans cette bulle morne et pathétique que j'avais pendant un instant créé. Un passé laissé en arrière. Un passé qui n'était pourtant pas oublié alors que je continuais de nouveau d'avancer.

M'arrêtant un instant pour regarder où j'en étais. Seconde de répit où je reprenais mon souffle. Une gorgée d'eau avalée alors que je reposais la gourde non loin de moi. S'hydrater autant important. Jetant un rapide regard autour en voyant les silhouettes de certains évoluaient un peu plus loin. Une bâtisse qui se trouvait un peu à l'écart. Une situation qui me convenait tout autant à vrai dire. Appréciant cet instant de solitude. Certes les humains n'étaient que des êtres qui pouvaient que vouloir se regrouper pour survivre, parce que c'était dans leur nature de vivre en coalition mais parfois se retrouver à l'écart faisait du bien. Réellement. Appréciant autant le silence que je retrouvais lors des patrouilles ou quand j'étais de garde. Un silence qui pouvait autant être redouté ou apprécié. Tout dépendait des instants. Et aucun n'était similaire à celui précédent à vrai dire.

Tee-shirt dont je me débarrassai finalement, déjà en sueur. Il y étant désormais depuis un moment et ayant encore bien des heures devant moi. Ce qui n'était qu'appréciable alors que j'étais de repos, je pouvais réellement me concentrer sur ce projet, et faire évoluer la bâtisse. Une labeur qui serait bientôt terminée. Me décalant de nouveau avant de repartir à l'attaque. Cet instant de répit qui avait pris fin à l'instant où je l'avais décidé. Ne m'arrêtant jamais plus de quelques minutes pour souffler avant de m'y remettre de nouveau. N'appréciant qu'autant pouvoir m'occuper l'esprit à faire autre chose. Et un lieu qui avait déjà été commencé à être aménagé simplement mais plutôt précisément alors que tout continuait de prendre forme. Certes, cela ne serait pas terminé demain mais en attendant je ne pouvais que continuer. Et des nouvelles compétences qui n'étaient que découvertes. Appréciant sans doute autant de pouvoir découvrir de nouvelles capacités, et m'exercer dans une autre voie.

Un bruit de pas auquel je ne faisais attention. Mais pourtant une voix qui me prenait au dépourvu. « Tu prévois quoi, comme décoration ? Des meubles en sapin ? » M'arrêtant avant de me blesser avant de me retourner en direction de la silhouette de la jolie brune qui s'était approchée. « Cela pourrait être une idée. » Et ne pouvant que descendre de mon perchoir agilement, avant de m'approcher d'elle prudemment non sans l'observer. Que conscient qu'elle n'était pas là pour une visite de courtoisie ou prendre le thé. Isaïah avec qui je passais mon temps à me chamailler. La colère s'étant souvent mêlé à la passion et aux taquineries, alors que la jeune femme ne m'avait jamais réellement pardonné ce que j'avais fait à Ailina. Mais l'eau avait certes coulé sous le pont depuis. Et Isaïah qui avait autant quitté le mouvement lors de notre dernière et première grande réunion. Ce qui n'était pas à vrai dire étonnant. Ne pouvant que me douter qu'elle n'était pas simplement là pour discuter décoration. Et une conversation qui n'avait pas sa place à l'extérieur. « Tu veux visiter ? » Autant une proposition qu'un sous-entendu implicite alors que je me retrouvais à passer devant elle. « C'est toujours en chantier mais cela commence petit à petit à prendre forme. Enfin, j'imagine que tu n'es pas réellement là pour discuter décoration ? » Sachant que je ne me trompais pas, du moins pas sur ce point. Et un regard qui se plongeait autant dans le sien alors que j'attendais la suite.

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19/02/2018 Isis/Sara Artemia 485 Phoebe Tonkin philia informaticienne et mécanicienne Odyssey baby 56



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25 avril 2118

Tu ne sais pas trop à quoi t’attendre de ta conversation avec Chris, Isaïah. Après tout, tu ne lui as que très peu parlé ces derniers mois. Certes, tu l’as asticoté après le cyclone, au sujet de ce cadavre de cerf. Mais cela s’arrête là. Et il n’était nullement question alors de la Rébellion. Le fait est que tu angoisse un peu de ce qui va résulter de cette rencontre. Comment accueillera-t-il ton désir de revenir dans les rangs des Rebelles ? Tu n’en as pas la moindre idée. Jusque-là, tu n’en as parlé qu’avec Tennessee. Et c’est elle qui t’a suggéré d’aller voir Chris. Tu ne peux qu’espérer qu’elle a préparé le terrain pour toi, tes rapports avec l’ancien militaire étant souvent ô combien électriques. Aussi, tu restes un moment à le regarder travailler, avant de le prendre par surprise en prenant la parole et lui lances, comme d’habitude, une petite pique. Pas de « bonjour », « comment ça va ». Non. Avec Chris, tu ne fonctionnes jamais comme ça. Il ne se blesse pas sous l’effet de surprise. Tant mieux. Tu t’en serais voulue, quand même. Il te réplique du même ton que celui que tu as employé, visiblement de bonne humeur. En tout cas, c’est ce qu’il te semble. Même s’il te semble aussi prudent à ton encontre, ne sachant trop ce qui va lui tomber sur le coin du nez. Ce n’est guère étonnant, en même temps, avec vous deux.

Il te propose alors de visiter et tu arques un sourcil. « Tant que tu ne m’entraines pas dans un traquenard pour m’amener dans ton lit… » Tu as envie de détendre l’atmosphère, mine de rien. Même si tu ne sais pas si cela pourra fonctionner. La tension semble au contraire croître entre vous, sans que tu ne saches pourquoi. Enfin si. Tu le sais. Vos corps fonctionnent très bien l’un avec l’autre. Mais tu n’as pas envie de remettre ça. Tu n’es pas là pour ça… Même si tu ne peux qu’admirer le dos musclé de Chris. Malgré toi. A croire qu’il le fait exprès, sachant très bien l’effet qu’il peut faire aux femmes. Tu secoues la tête avant de le suivre dans son tour du propriétaire. « Non, en effet. D’ailleurs, je vois que tu as bientôt fini… Si ça te dit, j’envisage de prendre une maison aussi… J’aurai sans doute besoin de gros bras pour m’aider. » Parce que non, tu ne te vois pas rénover une bâtisse toute seule. Tu serais capable de te faire tomber un coin de plafond sur la tête. Tu aurais l’air fin, alors – si tant est que tu en sortes en vie… -

Tu t’empresses, cependant, d’en revenir à vos moutons. « J’ai… Discuté avec Tennessee, il y a quelques temps. » Quelques temps. Quelques deux mois, en réalité. Le temps qu’il t’a fallu pour rassembler le courage de venir parler avec Chris. Tu détournes le regard de celui-ci. Il a le don de te mettre mal à l’aise. Tu ne sais que rarement comment te situer avec lui. Ce qui est particulièrement désagréable, tu es forcée de le reconnaître. L’envie de t’occuper les doigts te prend et tu laisses ta main courir le long d’un mur. Occupation somme toute inutile. Mais au moins, tes yeux suivent le mouvement, te permettant de ne pas le regarder tandis que tu attends sa réponse.

@Chris Wilson


Dernière édition par Isaïah Stowaway le Lun 8 Oct - 19:03, édité 1 fois

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01/11/2015 Glacy Ezra 2295 Brett Dalton Murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 112
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Isaïah qui était là. Me demandant dans quoi je m'étais engagé. Je n'en n'avais pas idée. Pouvant seulement attendre de voir le déroulement de la suite. Si je ne m'attendais pas dans un premier temps à la voir, toujours un peu déconcerté, je restais pas moins un peu méfiant. Je n'avais aucune idée si elle venait pour me chercher des noises ou pour parler plus sérieusement. Il y avait plusieurs possibilités et toutes se valaient. Une conversation qui serait sans doute plus agréable à tenir à l'intérieur de ces murs. Une demeure qui serait bientôt terminée. Espérant que d'ici l'été cela soit fini. Le gros des travaux qui était pour ainsi dire terminé bien qu'il y avait toujours des contre temps. Ce qui se passait contre mon gré. Ne pouvant rien y faire, encore moins si la nature se décidait de se mêler à la partie. Ce qui était arrivé. Néanmoins malgré ces difficultés naturelles, je pouvais espérer que d'ici l'été ce serait bon. Un délai que j'estimais. Et si je réussissais à le tenir, réussissant à tenir encore quelques mois il me serait possible de rester au chaud pendant l'hiver. M'évitant ainsi de dormir à l'intérieur alors qu'il était vrai que je préférai avoir mon propre espace. Espace que je lui proposais pour ainsi dire de visiter. « Tant que tu ne m’entraines pas dans un traquenard pour m’amener dans ton lit… » « Non je passe mon tour. » Une note moqueuse alors qu'en effet je comptais passer mon tour. Ce qui n'était pas un sous-entendu pour l'entraîner dans mon lit, pas cette fois-ci. Seulement une proposition pour avoir une conversation à l'abri des oreilles indiscrètes. Mon regard qui se posait sur elle. Ne ressentant rien. N'étant pas attiré par elle à cet instant. Elle était belle cela en faisait aucun doute mais ce n'était pas son image qui dansait dans mon esprit. Et si elle s'était retrouvée dans mon lit avant, il ne restait pas moins que cette fois-ci je ne pouvais que refuser toute proposition qui aurait visé à la mettre dans mon lit. Pas cette fois. Non pas qu'il n'y avait jamais eu cette alchimie ou l'attraction de nos corps. Cela avait très bien fonctionné par le passé même si elle n'avait pu supporté que je la rejette. Un épisode qui restait derrière-nous, qui nous avait pas empêché de remette le couvert. Et pourtant, rien. N'étant pas intéressé aussi simplement qu'il soit bien que je me doutais qu'elle serait sans doute surprise. Ce qui ne la regardait toutefois pas. Mais ce même ton que j'avais employé que j'avais laissé léger. Etant de bonne humeur à vrai dire même cette fois-ci en sa compagnie alors que les travaux avançaient bien. Les dernières journées qui s'étaient très bien déroulée et mon moral qui n'était pas entamé. De bonne humeur. Ce qui pouvait changer de nos précédentes conversations qui avaient pu être parfois plus ombragées. Et à vrai dire je ne pouvais que me détourner d'elle pour entrer à l'intérieur de la bâtisse, la précédant.

Une conversation qui ne tarderait pas à entrer dans le vif du sujet non moins. « Non, en effet. D’ailleurs, je vois que tu as bientôt fini… Si ça te dit, j’envisage de prendre une maison aussi… J’aurai sans doute besoin de gros bras pour m’aider. » « De gros bras vraiment ?! » Amusé autant qu'il en soit. Ses mots qui tournaient dans mon esprit alors que je revenais sur le fait qu'elle comptait elle aussi s'installer à l'écart.  « Tu comptes reprendre une demeure un peu plus loin ou ? » Enfin parlant de demeure, à chaque fois il s'agissait de ruines. Certaines demeures qui étaient plus habitables que d'autres. Certains demeures qui étaient au contraire des ruines. Il fallait choisir avec soin. Des demeures qui restaient pourtant de nombreuses encore à être habitables. Certaines qui étaient bien plus négligées que d'autres toutefois. Ce que j'avais calculer non moins. Deux années quasiment à la retaper aux heures perdues. Me demandant si elle savait que cela allait prendre du temps. Pouvant comprendre qu'elle puisse chercher des gros bras. Ce qui en soit ne me dérangeait pas bien que l'idée restait moins avant tout que je finisse cette construction. « Si j'ai le temps je pourrai venir t'aider peut être. » Une proposition. Ce à quoi je pouvais m'avancer pour le moment. Il fallait toujours jongler entre les patrouilles, les heures de garde, les heures de libre. Il y avait toujours de quoi s'occuper par ici. Certains qui décidaient au contraire d'habiter à plusieurs dans une demeure, cohabitant. Ce qui n'était pas bête non plus, faisant de la compagnie. Ce qui n'avait pas été mon choix toutefois. Et un regard satisfait qui se posait sur l'espace que j'avais dégagé à l'intérieur. L'extérieur restait à terminé, l'intérieur à aménager mais les travaux étaient bien avancés à ma plus grande satisfaction.

Mon regard qui se reposait sur elle aussitôt, m'attendant bel et bien à ce qu'elle indique ce qui était en train de se passer ou plutôt ce qui se passait dans sa tête. « J’ai… Discuté avec Tennessee, il y a quelques temps. » Un hochement de tête alors où je comprenais où elle venait en venir. La conversation qui faisait mieux de se tenir à l'intérieur de ses murs alors qu'elle concernait évidemment le mouvement rebelle. Un sujet plus délicat à parler. Son regard qui était fuyant alors qu'elle évitait le mien, préférant s'attarder sur la vision du mur. Presque prêt à la taquiner à ce sujet mais je n'en fis finalement rien, déjà qu'elle était mal à l'aise. Ne comptant pas rajouter de l'huile sur le feu et comptant au contraire savoir pourquoi elle avait parlé à Tennessee. « A propos du mouvement rebelle. » Mon ton qui restait neutre. Ce qui était un constat ou la supposition la plus directe pour qu'elle ait ensuite décidé à venir me parler. « De quoi as-tu discuté ? » Ce qui ne pouvait que venir d'elle bien que j'imaginais de quoi elle voulait me parler. Lui laissant pas moins le choix d'en parler d'elle-même. Ce que je préférais. Je préférais ainsi éviter de devoir lui tirer les vers du nez, bien que je ne comptais pas non plus la torturer. Attendant simplement qu'elle soit plus disposée à me parler ou plus précisément à prendre la parole concernant ce sujet-ci.

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19/02/2018 Isis/Sara Artemia 485 Phoebe Tonkin philia informaticienne et mécanicienne Odyssey baby 56



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25 avril 2118

Qu’est-ce que tu es venue faire là, Isa ? Au fond de toi, tu t’interroges. En fait, tu le sais pourquoi tu es là. Et tu sais très bien que, si ce n’était pas pour faire à nouveau partie du mouvement rebelle, tu prendrais tes clics et tes clacs pour t’enfuir. Tu ne sais jamais à quoi t’attendre avec lui. Vous avez tendance à vous disputer, à vous battre même carrément, jusqu’à en arriver à vous arracher vos vêtements pour partager un moment de torride intimité. Et… Tu n’as certainement pas envie de ça, Isaïah. Non… Tu ne veux pas recommencer, même si, tu le sais, c’est plus fort que toi. Tu ne contrôles rien et tu le hais aussi pour ça. Pour t’avoir jetée quand tu avais juste besoin d’un peu d’amour et d’un peu d’affection. Mais non. Pour lui, tu n’as été qu’une chaussette. Tu t’efforces de chasser cette idée de tes pensées, car tu sais pertinemment où cela risque de t’emmener et tu ne veux pas courir ce risque. Tu n’as pas envie de continuer à faire à ce point du surplace dans ta vie. Tu te rends compte qu’à trente ans passés, tu as envie d’avancer. Tu ne sais pas s’il est possible de penser à l’avenir sur Terre. Vivre au jour le jour n’est peut-être pas la plus mauvaise des idées. Mais en tout cas, tu ne veux pas rester murée dans le passé. Prise de conscience. Tu écarquilles les yeux malgré toi, n’en revenant pas de ce que tu viens de penser. Tu ne veux pas t’enfermer dans ton passé. C’est bien la première fois que tu te rends compte de cet état de fait, et il faut que ce soit là, en présence de Chris. Tu secoues la tête, quelque peu incrédule. Néanmoins, malgré toi, tu lances une plaisanterie qui se retourne contre toi.  « Non je passe mon tour. » Et malgré toi, même si tu étais sérieuse en te disant que tu ne voulais plus vivre dans le passé, tu prends mal sa petite pique et son ton moqueur. Tu sers les poings et répliques, vertement : « Ah bon… Je suis un aussi mauvais coup que ça alors ? En gros, quand tu as couché avec moi, c’était à chaque fois parce que tu n’avais pas le choix et que tu étais en manque ? » Tu t’en veux aussitôt d’avoir dit cela. Mais tu sais qu’il est trop tard pour revenir en arrière. C’est sorti, c’était plus fort que toi. Mais tu ne demandes pas pardon malgré tout. Tu ne veux pas t’abaisser à cela. Pas devant lui. A la place tu ajoutes un : « Bref. Au moins, nous sommes raccord sur ce point : on ne remettra jamais le couvert. » dis-tu en insistant sur le jamais. Tu es pourtant bien placée pour savoir qu’avec vous, un jamais n’a toujours voulu dire que pas immédiatement. Tu espères, cependant, pouvoir t’y tenir, cette fois.

Tu le suis malgré tout à l’intérieur, sur tes gardes. Pour pouvoir le repousser si jamais son rejet n’était qu’une façade pour le cas où quelqu’un vous aurait observés. Pour écarter tout risque de récidive, tu embrayes rapidement sur l’intérieur des lieux, et sur le fait que, toi aussi, tu as envie d’avoir ta propre maison. Et c’est vrai. Tu en as marre d’être entassée avec les autres. Tu veux ton intimité, ta tranquillité. Tu lui glisses donc que tu auras besoin de gros bras, sans t’attendre à son sous-entendu. Tu fronces les sourcils avant de répliquer : « Tu me vois faire le déblayage ? Personnellement… Je pense que j’aurais du mal à refaire la toiture, et compagnie. Si tu vois ce que je veux dire… » C’est pas que t’es pas très costaude, mais en fait… Non, tu n’es pas costaude du tout, même. Tu sais pertinemment que tu ne pourras rien faire toute seule. « Tu comptes reprendre une demeure un peu plus loin ou ? » « Je suis tombée sur une chouette petite maison qui a encore l’air solide, en venant ici. » réponds-tu à sa question alors qu’il commence à te faire faire le tour. T’as envie de t’installer, de pouvoir planifier ton présent et ton futur. Finalement, tu en reviens toujours à ça. Tu pousses un soupir. Ouais… Tu veux avancer, c’est le moins que l’on puisse en dire. Et, finalement, miracle, il propose de venir t’aider. « Merci, ça pourrait être sympa. Ca m’éviterait de finir dans 107 ans… » Parce que tu as parfaitement conscience que ce sera long.

Finalement, tu finis par annoncer le véritable motif de ta visite, à savoir, le fait que tu as parlé avec Tennessee. Bon… Ca fait plusieurs semaines. C’est le temps qu’il t’a fallu pour rassembler ton courage pour venir trouver Chris. Tu pousses un petit soupir tendu, attendant de voir sa réaction. Il se contente de hocher la tête et tu fuis son regard, t’absorbant dans la contemplation du mur. C’est beau, un mur…  songes-tu. Tu te rends parfaitement compte que tu essayes de gagner du temps en n’étant pas direct. La vérité, c’est que tu as besoin de t’asseoir, mais que les lieux ne s’y prêtent pas. Tu regrettes de ne pas être à la rivière, comme lorsque tu as parlé avec Devos – les pieds dans l’eau – comme lorsque tu as parlé avec Tennessee, sous couvert de regarder son système d’irrigation. Au moins, là bas, il y avait des rochers pour s’asseoir au besoin. Ici… C’est plus que spartiate. Chris finit par avancer une supposition. Juste forcément. Pour quelle autre raison serais-tu venue le voir alors que cela fait depuis le cyclone que tu ne l’as pas croisé ? « Oui. De ça. Je… » commences-tu avant de te racler la gorge, tout, sauf à l’aise. « Je… voudrais revenir si… Si c’est possible. » Après tout, si près d’un an plus tôt Devos t’a dit que les portes te seraient toujours ouvertes, si Tennessee semble avoir envie que tu reviennes, Chris et Murphy peuvent tout à fait s’y opposer. Et si l’un d’eux s’y oppose, tu n’imposeras pas ta présence dans le mouvement. Pas après ton coup d’éclat l’année précédente.

@Chris Wilson (enfin!)

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01/11/2015 Glacy Ezra 2295 Brett Dalton Murphouille (avatar), Frimelda (signature) ancien militaire - maniement des armes - statège 112
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Elle se trouvait là. Ce n’était pas certainement la personne que je m’attendais à voir mais sa présence ici me convenait pour une fois. « Ah bon.. Je suis un aussi mauvais coup que ça alors ? En gros, quand tu as couché avec moi, c'était à chaque fois parce que tu n'avais pas le choix et que tu étais en manque ? » « Tu préfères une réponse particulière ou ? » Comme si de rien n’était parce que je savais que dans le fond cette réponse n’allait que l’embêter. La jeune femme qui était déjà en train de verdir, piquée au vif. « Bref au moins nous sommes en raccord sur ce point, on ne remettra jamais le couvert. » « Je croyais que c’était déjà un fait acquis. » Une note moqueuse mais pour moi c’était le cas. Ce qui était déjà un fait acquis. Ne comptant pas remettre le couvert avec elle bien qu’elle paraissait à cet instant, un peu déconvenue. Me demandant si elle l’aurait voulue. La conversation qui déviait non moins tout aussi rapidement sur les demeures qui se trouvaient tout autour. De nombreuses étaient désormais habitées. Beaucoup appréciaient à la longue d’avoir son propre espace personnel, de ne plus vivre dans le dortoir commun où tout s’entassait. « Tu me vois faire le déblayage ? Personnellement... je pense que j'aurai du mal à refaire la toiture, et compagnie. Si tu vois ce que je veux dire... »  « Tu pourrais tenter le coup ? Tu es quand même plus douée en mécanique que je ne le serai jamais. Bon d’accord, ce n’est pas la même chose mais… » Haussant les épaules. Au final c’était nouveau pour tout le monde. On tentait de rebâtir les ruines mais d’origine personne n’avait un diplôme, une réelle formation adaptée. Ce n’était pas ce que j’avais prévu à l’origine, ce n’était pas ce que j’avais imaginé du point de vue de l’odyssée. Mais les choses évoluaient, changeaient. Les rôles de chacun étaient adaptés sur terre, du moins de nombreux rôles divergeaient. C’était aussi à cause du sentiment procuré, que certains avaient dû se trouver un nouveau but dans leur vie. A vrai dire, devoir rebâtir des ruines pour avoir sa propre demeure demeurait un bon objectif. Un objectif qui prenait du temps à réparer mais qui emplissait de fierté. « Je suis tombée sur une chouette petit maison qui a encore l'air solide, en venant ici. » Tentant de me rappeler les demeures qui se trouvaient non loin. « Tu auras qu’à me le la montrer. » Curieux de savoir à quoi la maison qu’elle avait repérée ressembler, bien que le terme de maison était sans doute un terme trop éloquent pour le moment pour la décrire. Ce qui n’empêchait pas cette note de curiosité. « Merci, ça pourrait être sympa... ça m'éviterait de finir dans 107 ans… » Et une note de curiosité qui restait alors qu’au final je savais très bien qu’elle n’était pas réellement ici pour discuter de maisons, ou là pour contempler le mur. Elle était là dans un but précis qu’il pouvait être facile de supposer.

Ayant raison alors qu’elle voulait revenir. Ayant supposé juste. « Oui. de ça. Je.. je ... voudrais revenir si... si c'est possible. » Cela faisait un an, presque. Les mois avaient passés mais ce n’était pas pour autant que le mouvement rebelle avait gardé la tête haut. Semblant plus rester en eau trouble pour le moment qu’en train de survivre aux vagues. Il y avait des désaccords, des relations qui s’étaient distordues. Me demandant pourquoi maintenant. Me demandant pourquoi soudainement elle voulait revenir. Et une question que je lui posais directement. « Pourquoi ? Pourquoi maintenant ? ou pourquoi es-tu intéressée pour revenir ? » Elle avait fait son choix. N’étant pas fermé à l’idée qu’elle revienne loin de là mais j’étais curieux. Ne pouvant que me douter qu’elle s’était renseignée. Mais tout autant, elle devait se douter que la situation n’avait pas forcément évoluée démesurément. Une situation qui était toujours un peu au même point. Voulant comprendre. Voulant savoir si c’était simplement une idée en l’air ou non. Bien entendu je ne pouvais qu’imaginer que ce n’était pas le cas. Cela ne serait pas simplement une idée en l’air si elle était venue jusqu’à là. Si elle était à ce point gênée, mal à l’aise quitte à en fixer le mur, cela ne me prouvait qu’un peu plus qu’elle voulait en effet revenir vraiment. Elle avait réfléchi à son projet mais encore voulais-je comprendre. N’étant pas le seul dans le mouvement. N’étant pas le seul à décider alors que les autres devraient aussi décider si oui ou non elle pouvait revenir. Appréciant toutefois qu’elle se trouvait là maintenant bien que je doutais lui faciliter la tâche à cet instant. Là en train de lui poser de nouvelles questions, là en train de chercher à en savoir plus comme si je pouvais vouloir la torturer. Non pas que je cherchais ce but pour cette fois, non pas qu’il n’était pas plaisant de la voir se démener un peu plus.

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