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˜˜˜˜˜˜Artero }} Like a ghost of the past
maybe life should be about more than just surviving


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18/04/2018 isis/Sara Isaïah 81 Emmy Rossum ava: lilianna, sign: crackintime chaman / oratrice & gardienne du savoir naori (kovarii de naissance) 60


Sujet: Artero }} Like a ghost of the past
Mer 25 Avr - 13:00

Like a ghost of the past@Artemia Zografos & @Ćiro Aldarim

28 janvier 2118

L’hiver n’en finissait plus de se trainer. A tel point qu’Artemia se demandait parfois si elle reverrait le printemps arriver un jour. Elle savait, pourtant, à quoi était due cette fausse impression : au Vent qui avait frappé le continent au mois de novembre. Si ils avaient pu se préparer à cet assaut, ils n’avaient, cependant, pu éliminer toute perte matérielle, notamment, au niveau des réserves de nourriture, les obligeant à se restreindre. C’était quelque chose dont ils avaient l’habitude, pourtant… Faire attention à la nourriture. Mais devoir faire ainsi vache maigre, surtout pendant un hiver aussi rude alors qu’ils avaient des réparations à faire… Ce n’était pas le plus aisé. Surtout avec l’arrivée des Kovariis. Artemia, pourtant, était contente, de voir du sang neuf dans le village. Cela mettait un peu d’animation. Et si elle avait pu sympathiser avec certains des arrivants, d’autres restaient pour elle un parfait mystère. Pourtant, si sa curiosité naturelle ne demandait qu’à la pousser à aller vers ces inconnus, elle avait choisi de ne pas l’écouter pour respecter leur besoin de distance. Peut-être certains d’entre eux avaient-ils besoin de davantage de temps pour se sentir chez eux, chez les Naoris… Peut-être… Ou peut-être pensaient-ils repartir dès que l’hiver serait terminé. Peut-être… Au fond, elle ne savait pas trop, et ses rêves n’étaient pas toujours très clairs à ce sujet.

Poussant un soupir, la jolie brune regretta qu’il n’y ait pas un jeune du village en quête d’une partie de boules de neige. Parfois, tout ce dont elle avait envie, c’était de retomber en enfance, une enfance que par bien des côtés, elle aurait aimé ne jamais quitter. Elle poussa la neige du pied, la faisant voler devant elle, souriant comme une gamine en voyant les flocons danser sous ses yeux pour revenir se poser un peu plus loin.

Le village, en cette journée de janvier, était calme. Mais c’était aussi parce qu’elle s’était levée très tôt, ce jour-là, désireuse de pouvoir profiter de cette tranquillité, justement, pour pouvoir aller méditer un peu. Replaçant la fourrure qui lui tenait bien chaud sur ses épaules, elle prit le parti de s’éloigner de l’arbre de vie pour s’enfoncer dans la forêt, à une distance raisonnable pour ne pas être perturbée par les bruits des Naoris et des Kovariis qui s’éveilleraient, mais pour rester en « sécurité ». Sait-on jamais qu’un prédateur affamé cherche à faire d’elle son quatre heures…

En marchant, elle se rendit compte qu’elle n’était pas la seule, visiblement, à avoir eu l’idée de quitter le village de bon matin. La neige tombée au cours de la nuit indiquant clairement que quelqu’un était sorti peu de temps avant elle. Comment ne me suis-je pas rendue compte plus tôt que quelqu’un était sorti ? s’interrogea-t-elle avant de secouer la tête. Comme d’habitude, elle s’était perdue dans ses pensées… A n’en pas douter. Elle hésita à changer de direction, afin de laisser cette âme solitaire à sa quête, mais son instinct la poussa à n’en rien faire. C’était comme si une petite voix dans sa tête lui disait qu’il fallait qu’elle aille dans cette direction, qu’elle retrouve le, ou la, propriétaire des empreintes. Elle se transforma donc, l’espace de quelques minutes, en pisteuse. Ce jeu, dont elle était la seule à avoir connaissance l’amusait beaucoup. Elle pouffa dans sa main avant de s’arrêter. C’est pas un cri, que je viens d’entendre ? se demanda-t-elle avant d’accélérer dans la direction dont provenait le son.

Elle arriva bientôt à un endroit où la terre était tassée… Avant que les empreintes ne disparaissent. « Que… » murmura-t-elle, regardant à droite et à gauche. Il n’y avait personne. Comment ? Elle finit par lever la tête et aperçut un garçon, approximativement de son âge, pendu la tête en bas. Mais n’était-ce pas un Kovarii ? Un de ceux qui restaient dans leur coin, d’ailleurs… « Salut toi ! Tu sais que c’est pas comme ça qu’on grimpe aux arbres ? » demanda-t-elle avant de mettre sa main devant sa bouche pour pouffer discrètement, amusée aux dépens du pauvre garçon.


Dernière édition par Artemia Zografos le Ven 4 Mai - 0:12, édité 2 fois

— hand gon wamplei —
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11/03/2017 ELOW ; DEVOS ACCIARO & IRINA DRAGHSTEEL ; 379 MATHIAS LAURIDSEN ELOW ; CRÉATEUR D'ARCS ET DE FLÈCHES, HOMME DE MAIN ET DE FOI DÉVOUÉ. FAUX IDIOT AUX PENSÉES PRONONCÉS. KOVARII ; 51
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Sujet: Re: Artero }} Like a ghost of the past
Lun 30 Avr - 20:02




like a ghost of the past
28 JANVIER 2118

Il troquerait volontiers l’hiver du continent contre une bête aux dents longues et aux regards meurtriers. Peut-être, se disait-il, que c’est une épreuve à surmonter. Peut-être qu’il devait passer par ce froid, pour mieux savourer le soleil lorsqu’il referait son retour. Ćiro, en attendant, ne cessait de rêver du petit coin qui avait été sa maison ces dernières années. Il avait fini par s’attacher à son espace, à ses outils, à ses objets en tous genres. Il aimait son quotidien, son rythme, les visages qu’il croisait, les sourires qu’il affichait. Il s’était accoutumé à jouer un rôle, à être celui qui n’a pas d’importance. Celui qui ne sert pas vraiment à grand-chose. Il sait que ça ne changera pas forcément maintenant, que les Kovariis n’allaient pas se transformer auprès des Naoris et, au fond, il ne le souhaitait pas. Il était bien, lui, l’un des rares hommes parmi ses femmes. Il était fier, il aimait la culture dans laquelle il avait grandi, malgré le peu de places qui lui avaient été offertes.

Quelque part, il se demandait si l’île serait de nouveau viable une fois l’hiver passé, mais une partie de lui doutait. Vu les vents qui avaient frappé, il avait plutôt l’impression que l’île n’en était plus une, mais juste quelques morceaux de terre sur une mer vivante et envahissante. Peut-être dans quelques années, et alors il y retournerait avec joie ne serait-ce que pour honorer les morts et retrouver, peut-être, la tombe de son père. En attendant, il devait apprendre à se repérer et apprivoiser la forêt. Il n’avait aucun repère, c’était compliqué, mais il avait le cœur à s’aventurer. Il ne voulait pas déranger qui que ce soit pour l’aider et tâcher de faire attention – il avait eu vent de piège, pour protéger les Naoris. Protéger de quoi ? Voilà une question pertinente qu’il effaça tout de suite – inutile de s’inquiéter des cousins des jaguars, qui devaient être tout aussi monstrueux et mortel. Et puis il ne pouvait pas rester sans rien faire et il avait des arcs à construire, une passion à retrouver. Rien de mieux qu’explorer car même sous la neige, qui sait, il pouvait y trouver des trésors.

Il se maudit, tremblant comme une feuille au bout de quelques minutes. Mais quelle idée ! Il était clairement préférable d’attendre que l’hiver passe, il n’arriverait à rien, à moins de retourner vers le volcan, mais la neige devait y être tout aussi épaisse. Il s’accrocha aux vêtements qu’on lui avait prêtés, désirant sa plage plus que jamais. Et alors qu’il fit demi-tour, le voilà pris dans un piège.

Lâchant un cri de surprise, Ćiro se retrouva tête à l’envers, la cheville prise dans une corde. Il était sur le point du paniquer quand il vit le dessus d’une tête, dont les yeux se relevèrent vers lui. Il perdit alors toute respiration, oubliant la position dans laquelle il était, ne parvenant à sortir aucun mot de sa bouche. En un regard, elle rendit ce monde encore plus glaciale qu’il ne l’était déjà. Comme si un fantôme était là, s’emparant de l’air qui l’entourait pour qu’il en soit privé.

He… He… Il n’arrivait même pas à dire son nom, choqué, perturbé, renvoyé vers un passé qu’il savait toujours présent. Helga. Réussit-il à dire, tendant sa main vers elle.




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Sujet: Re: Artero }} Like a ghost of the past
Ven 4 Mai - 0:11

Like a ghost of the past@Artemia Zografos & @Ćiro Aldarim

28 janvier 2118

La tête du garçon était juste au dessus de la sienne, et Mia fit quelques pas en arrière pour ne pas avoir à se torturer les cervicales afin de pouvoir le regarder. Il avait l’air… Etrange, clairement. Etait-ce la position, ou était-il anormalement blanc ? « Ca va ? » demanda-t-elle, subitement un peu inquiète. « Tu veux peut-être que je t’aide à descendre ? » Ce serait peut-être mieux, avant que le sang ne lui descende trop dans le cerveau et qu’il ne devienne violet au lieu de blanc. Helga Hein ? Artemia arqua un sourcil surpris et recula lorsqu’il tendit la main vers elle. « Je crois que t’as des hallucinations… Il y a pas d’Helga, par ici… » répondit-elle avant de froncer les sourcils. « Je crois que sang s’entasse un peu trop sous ton crâne. Attends… Je vais te faire descendre. » ajouta-t-elle.

La jeune brune se mit alors en quête de l’endroit d’où partait la corde. Si elle n’était pas une militaire, il n’empêchait qu’elle avait toujours sur elle un petit couteau en os avec un manche en bois tout bête. Elle aurait, parfois, aimé avoir quelque chose d’un peu plus… Joli. Mais c’était pratique, et c’était tout ce dont elle avait besoin. Elle n’aurait su dire d’où provenait cette envie d’avoir un couteau plus ouvragé. Haussant les épaules, ce n’était, après tout, pas des plus importants, tant qu’il coupait comme il fallait. Elle leva à nouveau la tête vers le pendu, laissant son regard errer sur le corps de celui-ci jusqu’à parvenir à ses chevilles et suivit ensuite la corde, avançant jusqu’à l’arbre auquel elle était attachée. Nul doute, celui qui avait fait ça était doué pour dissimuler ses pièges. Alors qu’elle déterrait l’attache du lien, elle se surprit à se demander quel chasseur de la tribu était responsable d’un aussi beau piège qu’elle se répugnait presque à détruire. Et pourtant, elle n’avait pas trop le choix. Le nœud était trop solide… Et surtout, elle n’était pas suffisamment douée pour savoir comment le défaire sans y perdre au mieux un ongle, au pire un doigt. « L’atterrissage risque d’être douloureux… Tu devrais t’y préparer ! » prévint-elle en tournant à nouveau la tête vers le Kovarii. Du moins, lui semblait-il qu’il en était un. Qu’aurait-il pu être d’autre, sans quoi ? Elle n’en savait trop rien.

Pour autant, elle porta son pouce et son index devant sa bouche, hésitant visiblement un instant avant de le libérer. Et si, au final, il était un parfait inconnu arrivé là au petit bonheur la chance ? Et s’il n’était pas ce visage qu’il lui semblait avoir croisé plusieurs fois au village et qui, étonnamment ne lui était pas complètement inconnu ? Elle secoua la tête. Quoiqu’il en soit, elle ne pouvait pas le laisser séjourner trop longtemps la tête en bas. Il allait finir par perdre connaissance, sinon… Et puis la chute risquait fort de l’assommer à moitié. Elle ne risquerait rien pendant au moins les prochaines minutes… D’autant qu’il aurait toujours les chevilles liées.

Satisfaite de ces réflexions, la chamane entreprit de scier la corde avec son couteau. Un dur labeu tant elle était solide. Néanmoins, elle avançait dans l’exercice. « Je vais bientôt avoir fini de couper. T’es prêt ? »  demanda-t-elle en se retournant vers lui pour s’assurer que c’était le cas. Elle parvint enfin à finir de trancher la corde et revint vers le pauvre garçon qu’elle observa un instant. « Je m’appelle Artemia, au fait. Mais mes amis m’appellent Arte ou Mia. Bon… Choupette ou Pupuce, aussi, mais je préfère vraiment les deux premiers… » fit-elle en pouffant de rire avant de s’accroupir dans la neige à hauteur de la tête du jeune homme. « Et toi ? C’est quoi, ton nom ? Ca va au fait ? Tu t’es pas fait trop mal en retombant ? » Concrètement, la neige devait avoir un peu amorti la chute, mais quand même. Ca aurait été dommage qu’il se blesse dans la chute.


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Sujet: Re: Artero }} Like a ghost of the past
Hier à 14:18




like a ghost of the past
28 JANVIER 2118

Son corps s'arrêta. Plus rien ne fonctionnait et seul un nom tournait en boucle dans sa tête. Ce n'était pas le fait d'être tombé dans un piège qui le paralysait. Il n'avait pas peur, il n'avait rien à craindre des hauteurs. Mais c'était ce visage. Ces yeux qu'il n'avait jamais oubliés et qui le hantait. D'être si proche d'un fantôme, voilà qui le déstabilisait. Comment était-ce possible ? Comment pouvait-elle être là ? Devant lui - ou plutôt en dessous. Il aurait sans doute gardé le silence, espérant que le fantôme passe, mais sa surprise était trop grande pour être caché. Le nom qui ne le quittait jamais, fut prononcé. Comme pour vérifier qu'il voyait juste.

Il ne l'avait jamais oublié. Comment aurait-il pu ? Ce qui s'était produit, ce jour-là, restait le souvenir le plus marquant de son histoire. Un souvenir qui tournait en rond, encore et encore. Qui ne cessait de revenir à lui comme pour le forcer à regarder les choses en face : il l'avait sacrifié. Dans sa crainte d'être découvert, d'être pointé du doigt, il n'avait pas essayé de faire plus. Il avait laissé sa main glisser le long de son poignet, laissant l'océan l'envelopper. Il aurait pu plonger. Se perdre dans les eaux avec elle, même donner sa vie à sa plus grande alliée. Il n'avait rien fait. Et c'était pire. Pire que tout autre chose en ce monde, pire que les coups de sa soeur, que le regard de haine de sa mère. Pire que d'être exclu des Kovariis. Il l’avait abandonné. Et il regrettait. Il culpabilisait. Toujours, encore, continuellement. Il ne voulait pas l’oublier, au contraire. Il cherchait à se rappeler, à ne pas laisser derrière lui ce moment précis. Jusqu’à maintenant. Maintenant, il voulait s’échapper et fuir. Il n’écoutait même pas la jeune femme, ses mots le traversant comme si le fantôme, c’était lui.

Soudain, la pression à sa cheville lâche et le voilà qui tombe. Et évidemment, il ne s'y était pas préparé. Il se réveilla avec le choquer, tâchant de s'asseoir et de se gratter la tête. Il aurait pu se faire plus mal encore, il le savait. Il grimaça face à la douleur, espérant ne pas saigner. Bon sang, il allait devoir supporter un mal de crâne durant les prochaines heures, il en était persuadé. Il en oublia presque la vision qui avait précédé, jusqu'à ce que sa voix le trouve. Dans un mouvement de recul, il réussit à entendre son nom.

Artémia ? Et elle se mit à rire face aux surnoms que certains lui donnaient. Un rire doux, sincère. Un rire qui le surpris tant il était réel. Mais tu... Tu lui ressembles tellement. Murmura-t-il en approchant légèrement son visage de la demoiselle, comme pour mieux l'observer. Il plongea ses yeux dans les siens, ignorant la neige sous son corps qui, franchement, était pas du tout agréable. Il finirait, un jour, par mourir comme un glaçon sous cette neige !

Mon heure est arrivée ? C'est sans doute la déesse qui t'envoie. Demanda-t-il enfin. Ça ne peut être que ça. Comment les vivants peuvent-ils tant ressembler aux morts ? À moins d'être là pour emmener les âmes vers l'au-delà. Cela lui paraissait logique, vraiment. Elle était sans doute venue le chercher. C'était sans doute la fin.



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