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˜˜˜˜˜˜Artero }} Like a ghost of the past
maybe life should be about more than just surviving


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18/04/2018 isis/Sara Isaïah 203 Emmy Rossum ava: even, sign: crackintime chaman / oratrice & gardienne du savoir naori (kovarii de naissance) 101


Sujet: Artero }} Like a ghost of the past
Mer 25 Avr - 13:00

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]28 janvier 2118

L’hiver n’en finissait plus de se trainer. A tel point qu’Artemia se demandait parfois si elle reverrait le printemps arriver un jour. Elle savait, pourtant, à quoi était due cette fausse impression : au Vent qui avait frappé le continent au mois de novembre. Si ils avaient pu se préparer à cet assaut, ils n’avaient, cependant, pu éliminer toute perte matérielle, notamment, au niveau des réserves de nourriture, les obligeant à se restreindre. C’était quelque chose dont ils avaient l’habitude, pourtant… Faire attention à la nourriture. Mais devoir faire ainsi vache maigre, surtout pendant un hiver aussi rude alors qu’ils avaient des réparations à faire… Ce n’était pas le plus aisé. Surtout avec l’arrivée des Kovariis. Artemia, pourtant, était contente, de voir du sang neuf dans le village. Cela mettait un peu d’animation. Et si elle avait pu sympathiser avec certains des arrivants, d’autres restaient pour elle un parfait mystère. Pourtant, si sa curiosité naturelle ne demandait qu’à la pousser à aller vers ces inconnus, elle avait choisi de ne pas l’écouter pour respecter leur besoin de distance. Peut-être certains d’entre eux avaient-ils besoin de davantage de temps pour se sentir chez eux, chez les Naoris… Peut-être… Ou peut-être pensaient-ils repartir dès que l’hiver serait terminé. Peut-être… Au fond, elle ne savait pas trop, et ses rêves n’étaient pas toujours très clairs à ce sujet.

Poussant un soupir, la jolie brune regretta qu’il n’y ait pas un jeune du village en quête d’une partie de boules de neige. Parfois, tout ce dont elle avait envie, c’était de retomber en enfance, une enfance que par bien des côtés, elle aurait aimé ne jamais quitter. Elle poussa la neige du pied, la faisant voler devant elle, souriant comme une gamine en voyant les flocons danser sous ses yeux pour revenir se poser un peu plus loin.

Le village, en cette journée de janvier, était calme. Mais c’était aussi parce qu’elle s’était levée très tôt, ce jour-là, désireuse de pouvoir profiter de cette tranquillité, justement, pour pouvoir aller méditer un peu. Replaçant la fourrure qui lui tenait bien chaud sur ses épaules, elle prit le parti de s’éloigner de l’arbre de vie pour s’enfoncer dans la forêt, à une distance raisonnable pour ne pas être perturbée par les bruits des Naoris et des Kovariis qui s’éveilleraient, mais pour rester en « sécurité ». Sait-on jamais qu’un prédateur affamé cherche à faire d’elle son quatre heures…

En marchant, elle se rendit compte qu’elle n’était pas la seule, visiblement, à avoir eu l’idée de quitter le village de bon matin. La neige tombée au cours de la nuit indiquant clairement que quelqu’un était sorti peu de temps avant elle. Comment ne me suis-je pas rendue compte plus tôt que quelqu’un était sorti ? s’interrogea-t-elle avant de secouer la tête. Comme d’habitude, elle s’était perdue dans ses pensées… A n’en pas douter. Elle hésita à changer de direction, afin de laisser cette âme solitaire à sa quête, mais son instinct la poussa à n’en rien faire. C’était comme si une petite voix dans sa tête lui disait qu’il fallait qu’elle aille dans cette direction, qu’elle retrouve le, ou la, propriétaire des empreintes. Elle se transforma donc, l’espace de quelques minutes, en pisteuse. Ce jeu, dont elle était la seule à avoir connaissance l’amusait beaucoup. Elle pouffa dans sa main avant de s’arrêter. C’est pas un cri, que je viens d’entendre ? se demanda-t-elle avant d’accélérer dans la direction dont provenait le son.

Elle arriva bientôt à un endroit où la terre était tassée… Avant que les empreintes ne disparaissent. « Que… » murmura-t-elle, regardant à droite et à gauche. Il n’y avait personne. Comment ? Elle finit par lever la tête et aperçut un garçon, approximativement de son âge, pendu la tête en bas. Mais n’était-ce pas un Kovarii ? Un de ceux qui restaient dans leur coin, d’ailleurs… « Salut toi ! Tu sais que c’est pas comme ça qu’on grimpe aux arbres ? » demanda-t-elle avant de mettre sa main devant sa bouche pour pouffer discrètement, amusée aux dépens du pauvre garçon.


Dernière édition par Artemia Zografos le Ven 4 Mai - 0:12, édité 2 fois

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Sujet: Re: Artero }} Like a ghost of the past
Lun 30 Avr - 20:02




like a ghost of the past
28 JANVIER 2118

Il troquerait volontiers l’hiver du continent contre une bête aux dents longues et aux regards meurtriers. Peut-être, se disait-il, que c’est une épreuve à surmonter. Peut-être qu’il devait passer par ce froid, pour mieux savourer le soleil lorsqu’il referait son retour. Ćiro, en attendant, ne cessait de rêver du petit coin qui avait été sa maison ces dernières années. Il avait fini par s’attacher à son espace, à ses outils, à ses objets en tous genres. Il aimait son quotidien, son rythme, les visages qu’il croisait, les sourires qu’il affichait. Il s’était accoutumé à jouer un rôle, à être celui qui n’a pas d’importance. Celui qui ne sert pas vraiment à grand-chose. Il sait que ça ne changera pas forcément maintenant, que les Kovariis n’allaient pas se transformer auprès des Naoris et, au fond, il ne le souhaitait pas. Il était bien, lui, l’un des rares hommes parmi ses femmes. Il était fier, il aimait la culture dans laquelle il avait grandi, malgré le peu de places qui lui avaient été offertes.

Quelque part, il se demandait si l’île serait de nouveau viable une fois l’hiver passé, mais une partie de lui doutait. Vu les vents qui avaient frappé, il avait plutôt l’impression que l’île n’en était plus une, mais juste quelques morceaux de terre sur une mer vivante et envahissante. Peut-être dans quelques années, et alors il y retournerait avec joie ne serait-ce que pour honorer les morts et retrouver, peut-être, la tombe de son père. En attendant, il devait apprendre à se repérer et apprivoiser la forêt. Il n’avait aucun repère, c’était compliqué, mais il avait le cœur à s’aventurer. Il ne voulait pas déranger qui que ce soit pour l’aider et tâcher de faire attention – il avait eu vent de piège, pour protéger les Naoris. Protéger de quoi ? Voilà une question pertinente qu’il effaça tout de suite – inutile de s’inquiéter des cousins des jaguars, qui devaient être tout aussi monstrueux et mortel. Et puis il ne pouvait pas rester sans rien faire et il avait des arcs à construire, une passion à retrouver. Rien de mieux qu’explorer car même sous la neige, qui sait, il pouvait y trouver des trésors.

Il se maudit, tremblant comme une feuille au bout de quelques minutes. Mais quelle idée ! Il était clairement préférable d’attendre que l’hiver passe, il n’arriverait à rien, à moins de retourner vers le volcan, mais la neige devait y être tout aussi épaisse. Il s’accrocha aux vêtements qu’on lui avait prêtés, désirant sa plage plus que jamais. Et alors qu’il fit demi-tour, le voilà pris dans un piège.

Lâchant un cri de surprise, Ćiro se retrouva tête à l’envers, la cheville prise dans une corde. Il était sur le point du paniquer quand il vit le dessus d’une tête, dont les yeux se relevèrent vers lui. Il perdit alors toute respiration, oubliant la position dans laquelle il était, ne parvenant à sortir aucun mot de sa bouche. En un regard, elle rendit ce monde encore plus glaciale qu’il ne l’était déjà. Comme si un fantôme était là, s’emparant de l’air qui l’entourait pour qu’il en soit privé.

He… He… Il n’arrivait même pas à dire son nom, choqué, perturbé, renvoyé vers un passé qu’il savait toujours présent. Helga. Réussit-il à dire, tendant sa main vers elle.




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18/04/2018 isis/Sara Isaïah 203 Emmy Rossum ava: even, sign: crackintime chaman / oratrice & gardienne du savoir naori (kovarii de naissance) 101



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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]28 janvier 2118

La tête du garçon était juste au dessus de la sienne, et Mia fit quelques pas en arrière pour ne pas avoir à se torturer les cervicales afin de pouvoir le regarder. Il avait l’air… Etrange, clairement. Etait-ce la position, ou était-il anormalement blanc ? « Ca va ? » demanda-t-elle, subitement un peu inquiète. « Tu veux peut-être que je t’aide à descendre ? » Ce serait peut-être mieux, avant que le sang ne lui descende trop dans le cerveau et qu’il ne devienne violet au lieu de blanc. Helga Hein ? Artemia arqua un sourcil surpris et recula lorsqu’il tendit la main vers elle. « Je crois que t’as des hallucinations… Il y a pas d’Helga, par ici… » répondit-elle avant de froncer les sourcils. « Je crois que sang s’entasse un peu trop sous ton crâne. Attends… Je vais te faire descendre. » ajouta-t-elle.

La jeune brune se mit alors en quête de l’endroit d’où partait la corde. Si elle n’était pas une militaire, il n’empêchait qu’elle avait toujours sur elle un petit couteau en os avec un manche en bois tout bête. Elle aurait, parfois, aimé avoir quelque chose d’un peu plus… Joli. Mais c’était pratique, et c’était tout ce dont elle avait besoin. Elle n’aurait su dire d’où provenait cette envie d’avoir un couteau plus ouvragé. Haussant les épaules, ce n’était, après tout, pas des plus importants, tant qu’il coupait comme il fallait. Elle leva à nouveau la tête vers le pendu, laissant son regard errer sur le corps de celui-ci jusqu’à parvenir à ses chevilles et suivit ensuite la corde, avançant jusqu’à l’arbre auquel elle était attachée. Nul doute, celui qui avait fait ça était doué pour dissimuler ses pièges. Alors qu’elle déterrait l’attache du lien, elle se surprit à se demander quel chasseur de la tribu était responsable d’un aussi beau piège qu’elle se répugnait presque à détruire. Et pourtant, elle n’avait pas trop le choix. Le nœud était trop solide… Et surtout, elle n’était pas suffisamment douée pour savoir comment le défaire sans y perdre au mieux un ongle, au pire un doigt. « L’atterrissage risque d’être douloureux… Tu devrais t’y préparer ! » prévint-elle en tournant à nouveau la tête vers le Kovarii. Du moins, lui semblait-il qu’il en était un. Qu’aurait-il pu être d’autre, sans quoi ? Elle n’en savait trop rien.

Pour autant, elle porta son pouce et son index devant sa bouche, hésitant visiblement un instant avant de le libérer. Et si, au final, il était un parfait inconnu arrivé là au petit bonheur la chance ? Et s’il n’était pas ce visage qu’il lui semblait avoir croisé plusieurs fois au village et qui, étonnamment ne lui était pas complètement inconnu ? Elle secoua la tête. Quoiqu’il en soit, elle ne pouvait pas le laisser séjourner trop longtemps la tête en bas. Il allait finir par perdre connaissance, sinon… Et puis la chute risquait fort de l’assommer à moitié. Elle ne risquerait rien pendant au moins les prochaines minutes… D’autant qu’il aurait toujours les chevilles liées.

Satisfaite de ces réflexions, la chamane entreprit de scier la corde avec son couteau. Un dur labeu tant elle était solide. Néanmoins, elle avançait dans l’exercice. « Je vais bientôt avoir fini de couper. T’es prêt ? »  demanda-t-elle en se retournant vers lui pour s’assurer que c’était le cas. Elle parvint enfin à finir de trancher la corde et revint vers le pauvre garçon qu’elle observa un instant. « Je m’appelle Artemia, au fait. Mais mes amis m’appellent Arte ou Mia. Bon… Choupette ou Pupuce, aussi, mais je préfère vraiment les deux premiers… » fit-elle en pouffant de rire avant de s’accroupir dans la neige à hauteur de la tête du jeune homme. « Et toi ? C’est quoi, ton nom ? Ca va au fait ? Tu t’es pas fait trop mal en retombant ? » Concrètement, la neige devait avoir un peu amorti la chute, mais quand même. Ca aurait été dommage qu’il se blesse dans la chute.


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Sujet: Re: Artero }} Like a ghost of the past
Lun 21 Mai - 14:18




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28 JANVIER 2118

Son corps s'arrêta. Plus rien ne fonctionnait et seul un nom tournait en boucle dans sa tête. Ce n'était pas le fait d'être tombé dans un piège qui le paralysait. Il n'avait pas peur, il n'avait rien à craindre des hauteurs. Mais c'était ce visage. Ces yeux qu'il n'avait jamais oubliés et qui le hantait. D'être si proche d'un fantôme, voilà qui le déstabilisait. Comment était-ce possible ? Comment pouvait-elle être là ? Devant lui - ou plutôt en dessous. Il aurait sans doute gardé le silence, espérant que le fantôme passe, mais sa surprise était trop grande pour être caché. Le nom qui ne le quittait jamais, fut prononcé. Comme pour vérifier qu'il voyait juste.

Il ne l'avait jamais oublié. Comment aurait-il pu ? Ce qui s'était produit, ce jour-là, restait le souvenir le plus marquant de son histoire. Un souvenir qui tournait en rond, encore et encore. Qui ne cessait de revenir à lui comme pour le forcer à regarder les choses en face : il l'avait sacrifié. Dans sa crainte d'être découvert, d'être pointé du doigt, il n'avait pas essayé de faire plus. Il avait laissé sa main glisser le long de son poignet, laissant l'océan l'envelopper. Il aurait pu plonger. Se perdre dans les eaux avec elle, même donner sa vie à sa plus grande alliée. Il n'avait rien fait. Et c'était pire. Pire que tout autre chose en ce monde, pire que les coups de sa soeur, que le regard de haine de sa mère. Pire que d'être exclu des Kovariis. Il l’avait abandonné. Et il regrettait. Il culpabilisait. Toujours, encore, continuellement. Il ne voulait pas l’oublier, au contraire. Il cherchait à se rappeler, à ne pas laisser derrière lui ce moment précis. Jusqu’à maintenant. Maintenant, il voulait s’échapper et fuir. Il n’écoutait même pas la jeune femme, ses mots le traversant comme si le fantôme, c’était lui.

Soudain, la pression à sa cheville lâche et le voilà qui tombe. Et évidemment, il ne s'y était pas préparé. Il se réveilla avec le choquer, tâchant de s'asseoir et de se gratter la tête. Il aurait pu se faire plus mal encore, il le savait. Il grimaça face à la douleur, espérant ne pas saigner. Bon sang, il allait devoir supporter un mal de crâne durant les prochaines heures, il en était persuadé. Il en oublia presque la vision qui avait précédé, jusqu'à ce que sa voix le trouve. Dans un mouvement de recul, il réussit à entendre son nom.

Artémia ? Et elle se mit à rire face aux surnoms que certains lui donnaient. Un rire doux, sincère. Un rire qui le surpris tant il était réel. Mais tu... Tu lui ressembles tellement. Murmura-t-il en approchant légèrement son visage de la demoiselle, comme pour mieux l'observer. Il plongea ses yeux dans les siens, ignorant la neige sous son corps qui, franchement, était pas du tout agréable. Il finirait, un jour, par mourir comme un glaçon sous cette neige !

Mon heure est arrivée ? C'est sans doute la déesse qui t'envoie. Demanda-t-il enfin. Ça ne peut être que ça. Comment les vivants peuvent-ils tant ressembler aux morts ? À moins d'être là pour emmener les âmes vers l'au-delà. Cela lui paraissait logique, vraiment. Elle était sans doute venue le chercher. C'était sans doute la fin.



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Sujet: Re: Artero }} Like a ghost of the past
Jeu 5 Juil - 11:30

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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]28 janvier 2118

Il était bizarre, ce garçon. En face de lui, Artemia avait une vague impression de déjà-vu. Comme si ses traits lui rappelaient quelque chose. Quoi, elle n’aurait su le dire. Elle chassa en tout cas rapidement cette pensée de son esprit. Cela ne servait à rien de se mettre la rate au court-bouillon pour si peu. Et puis… La tête en bas, c’était d’autant plus dur de mettre un nom sur un visage. Elle s’empressa donc d’achever de couper la corde, espérant qu’il ne se ferait pas trop mal en tombant par terre. C’était le mieux qu’elle pouvait faire. Et tant pis pour la personne qui avait installé le piège ici. Celui-ci serait désormais inutilisable. En même temps… Ca devait bien se passer comme ça aussi quand le propriétaire du piège venait récupérer sa proie, non ? Au fond, Artemia n’en avait pas la moindre idée. Mais cela avait-il réellement de l’importance ? Difficile à dire.

Quoiqu’il en soit, le pauvre garçon se retrouva bientôt à terre à ses pieds, dans une position qui donna une forte envie de rire à la chamane, obligeant celle-ci à mettre une main devant sa bouche pour se retenir. Ce pourrait être mal pris sans quoi. Elle ne pouvait pas savoir, ne connaissant pas du tout le jeune homme qui lui faisait face. Enfin… Qu’elle surplombait. Sans prêter attention à la neige sous leurs pieds, elle se laissa choir à côté de lui, les fesses sur ses talons pour être à la même hauteur que lui. Ce serait, déjà, nettement plus sympathique comme ça pour parler. C’est qu’elle pouvait être prévenante, Artemia… Parfois souvent. Elle était comme ça. Dans la lune, mais présente pour les autres. Méfiante, un peu, mais tellement gentille…

Ainsi à la hauteur du Kovarii, plongée dans ses jolis yeux – parce que oui, il avait de très beaux yeux – la brunette se présenta à lui sous le nom d’Artemia. Loin du nom d’Helga dont il l’avait affublée. Elle lui donna également ses surnoms, sans trop savoir pourquoi, mais bon… C’était fait, elle pouvait pas revenir dessus. Lui, de son côté, répéta son prénom avant de se pencher vers elle pour mieux l’examiner. Elle fit de même, au point que leurs bouts du nez pouvaient presque se toucher et qu’elle pouvait sentir le souffle de l’homme sur son visage. « Désolée de te décevoir… Je ne suis pas cette Helga don tu parles. C’est qui ? » demanda-t-elle en se reculant légèrement et en penchant la tête sur le côté, comme elle avait vu faire certains animaux du campement quand ils écoutaient ce qu’on leur disait. Elle ne savait pas vraiment s’ils comprenaient tout, mais, en tout cas, elle trouvait ça terriblement mignon.

Un peu fou – à croire qu’il avait une grosse bosse sur la tête, il reprit la parole, demandant s’il était mort. Pour toute réponse, la brune tendit la main pour prendre celle du jeune homme qu’elle vint poser sur sa joue à elle. « C’est pas un rêve, et t’es pas mort… » fit-elle en relâchant la main glacée de ce garçon qui ne s’était pas présenté en retour quand elle l’avait fait. A croire qu’il voyait un fantôme. « C’est qui cette Helga à qui je ressemble ? » demanda-t-elle, curieuse.

[HRP/sorry to be late/HRP]

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Sujet: Re: Artero }} Like a ghost of the past
Mer 25 Juil - 18:09




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28 JANVIER 2118

Le regret était un sentiment inévitable. Quand Ćiro aperçu la jeune femme, c’est ce sentiment-là qui l’envahit en premier. Puis la peur. La peur d’être en face de quelqu’un de mort, quelqu’un qui ne devrait plus exister. D’être en face de quelqu’un qui lui en veut et qui lui fera peut-être du mal à par vengeance. Il ne savait pas à quoi s’attendre et il était pétrifié. Assis dans la neige, des flocons dans les cheveux, il observe son amie d’enfance ou plutôt, le mirage de celle-ci. Qu’avez-t-il fait pour croiser son chemin ? Ou alors c’est la tempête qui l’a ramené des morts pour composer les nouvelles venues dans l’au-delà ? Lui qui se sentait si triste de ne plus avoir sa maison et sa cabane, le voilà qui se prenait les pieds dans des pièges Naoris, perdant sa route comme un premier-né. C’était peut-être bien ridicule, du moins, il devait en avoir l’air. Si elle voulait se moquer de lui, elle pouvait y aller, il ne lui en voudrait pas. Lui-même aurait ri en face d’un autre visage. Sans la moindre hésitation. Parce qu’il n’était pas le genre à se prendre au sérieux. Oh non, jamais. Il avait si peur que l’intelligence d’un homme puisse être pris pour un danger, que parmi les Kovariis, il s’était caché dans l’idiotie. Cela lui convenait et au fond, il en avait pris goût. Tout alors était si léger, si simple. Voilà comment il aimait les choses. Authentique, mais pas compliqué.

Il se gratta la tête, enlevant par la même occasion la neige et tâcha d’observer la femme qui s’installa devant lui. Elle lui était si ressemblante et en même temps, différente. Forcément, il y avait l’impact du temps. Si Artémia était le sosie d’Helga, il n’y avait pas de doute que son visage était plus âgé. Un âge proche du sien, sans aucun doute. Comme si Helga avait survécu au châtiment des océans. Et s’il devait juger le caractère des deux femmes, il y verrait sans doute de forte différence, mais n’aurait pas évolué en si longue année ? Il ne savait plus. C’était difficile de ne pas voir Helga en elle, difficile de lui parler sans penser à elle. Il se rapprocha, ignorant la proximité soudaine et cherchant les différences. C’était sa seule façon de trouver une raison de ne pas l’appeler Helga. La seule. Mais c’était compliqué. Celle-ci fit de même et lorsqu’elle reprit la parole, il recula.

Quelqu’un qui n’est plus de ce monde. Il baissa les yeux, tristes. Il aurait dire que c’était une amie, mais au vu de sa trahison et de la manière dont il l’avait laissé mourir, il n’osait pas. Il regrettait tellement ce qui s’était passé, mais il ne voulait pas mentir pour autant.

Il fait si froid, pourtant… Il se laissa faire, alors qu’elle lui prit sa main pour qu’il sente la chaleur de ses joues.C'est toujours ainsi sur le continent ? Je veux dire, ce temps...Il se frotta les mains quand il le put, mais ne sentit pas le courage de se relever. Pas tout de suite. Même s’il commençait à sentir l’humidité toucher sa peau. C’est bien si je ne suis pas mort alors, ma famille a besoin de moi. Cela serait triste de les abandonner maintenant. Il posa ses deux mains sur ses joues. Elles n’étaient pas aussi chaudes que celle de la jeune femme.

Je l’ai connue, il y a longtemps. Elle a disparu dans les profondeurs de la mer… Il relève le regard sur Artémia. Elle aurait sans doute eu ton visage, si elle avait survécu. J’en suis certain. C’était une très jolie fille, tu sais. Il s’arrête, observant la demoiselle qui était en face de lui. Enfin, tu l’es aussi, euh… Je suis désolé.



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Sujet: Re: Artero }} Like a ghost of the past
Jeu 16 Aoû - 14:53

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Mia était curieuse de ce garçon qu’elle avait croisé dans le village Naori mais qui l’avait toujours évitée. Se retrouver là avec lui, c’était une occasion de le connaître. De comprendre pourquoi il l’évitait ainsi, alors qu’elle le voyait converser normalement avec les autres Naoris. En quoi l’intimidait-elle ? Elle avait, à présent, une amorce d’explication. Elle lui faisait penser à une jeune femme, une jeune fille qu’il avait connue des années plus tôt et qui était morte. C’était triste, et le regard de la jeune femme se voila un instant, se teintant de regret pour ces deux êtres qui s’étaient perdus. Elle voyait bien à la réaction du jeune homme en face d’elle que cette personne avait beaucoup compté, pour lui. Une sœur ? Une amie ? Une amoureuse ? « Et… C’était qui, pour toi ? » demanda-t-elle, insistante. Si elle avait su qu’elle était cette fille-là, elle lui aurait sans doute posé d’autres questions. Mais elle ne savait pas. Elle ne se souvenait pas. Alors, les questions qu’elle posait était pure curiosité. Pur désir de connaître ce garçon et cette fille.

Le sujet dévia un instant, partant sur le froid qu’il faisait, et, alors qu’elle avait posé la main de Ćiro sur sa joue, elle ne put s’empêcher de sourire avant de rire lorsqu’il demanda si c’était toujours comme ça. « Non… C’est juste que nous sommes en hiver, là… Donc, il neige. Heureusement, il ne fait jamais aussi chaud que dans le désert. C’est bien d’avoir plein de saisons… Tu verras, tu vas vite y prendre goût ! » Elle relâcha rapidement sa main et l’observa se les frotter tandis qu’il semblait soulagé, finalement, d’être encore en vie. Parce que sa famille avait besoin de lui. De nouveau, le regard de la chamane se voila de tristesse. Elle n’avait plus, elle de famille. Toutefois, elle pouvait corriger le Kovarii sur un point : « Ce n’est pas pour eux, que tu dois vivre. Mais pour toi ! » Pourquoi ressentait-elle le besoin de dire ça ? Elle ne le savait pas exactement. Mais les mots étaient sortis. Elle avait envie qu’il soit heureux d’être encore vivant pour lui. Pas pour d’autres personnes. Parce que si on vivait dans une communauté, on vivait avant tout pour soi. Sauf si… « Enfin… Sauf si tu as une compagne, et des enfants… » nuança-t-elle. Elle ne demanda toutefois pas si c’était le cas, même si cette question avait effleuré son esprit l’espace d’un instant. Elle, elle n’avait plus de famille. Sa mère était morte, et l’homme auquel elle avait voulu donner son cœur l’avait rejetée. Elle vivait, de fait, pour elle-même et s’en satisfaisait, la plupart du temps.

Le jeune homme revint alors sur son petit fantôme, disparu dans les profondeurs de la mer. Un frisson parcourut l’échine de la jeune femme. Ce genre de circonstances lui rappelait de mauvais souvenirs. Ses premiers, en fait. « Que… Que s’est-il passé ? » ne put-elle s’empêcher de demander d’une voix blanche. Il précisa sur la ressemblance et, mue d’une pulsion, la jeune femme posa un baiser sur la joue du Kovarii lorsque celui-ci lui dit qu’elle était très jolie aussi et qu’il était désolé d’avoir sous-entendu le contraire. « Tu sais… J’ai survécu à une noyade aussi, moi… Peut-être qu’elle aussi, et qu’elle est quelque part ? »

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Sujet: Re: Artero }} Like a ghost of the past
Jeu 30 Aoû - 14:07




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28 JANVIER 2118

Et qui était Helga, pour Ćiro ? Tellement de choses… Face à la question d’Artémia, le jeune Kovarii resta muet un instant. Il ne savait pas comment faire le tri dans son esprit pour donner une réponse convenable. Il y avait tant de choses qu’Helga avait représentées, mais c'était tout d’abord une amie précieuse. Une fille extraordinaire qui ne l’avait pas jugé alors qu’il était un garçon naïf et maladroit. Parfois, à ses côtés, il s'était senti libre d’être ce qu’il voulait. Libre d’être l’homme qu’il était, entièrement. Pas besoin de faux-semblant, pas besoin de masque. Helga, c’était aussi l’innocence. Une âme précieuse qui savait voir ce monde pour ce qu’il était. La sensibilité de la jeune fille l’avait toujours marqué, le faisant presque culpabilisait de ne pas ressentir les choses à sa façon. Mais Helga, c’était aussi sa confidente. Celle à qui Ćiro avait fini par révéler beaucoup de choses et il faut croire que depuis il n’a plus jamais se montrer aussi honnête. Depuis, il est toujours resté en retraite d’une amitié si forte, d’un sentiment si fort. Aujourd’hui, Helga n’était plus que celle qu’il a abandonnée. Lâcher au cœur d’un océan en colère. Il a trahi celle qui comptait le plus à ses yeux et jamais il n’a oublié. Ni sa main, tendue vers lui, ni son regard, ni ses cris…

« C’était une amie. » Et même si l’envie le démangeait d’ajouter d’autres choses, il préféra se taire. Et puis le froid était un prétexte suffisant pour changer de sujet et s’égarer dans d’autres conversations. Pourtant, quand il regardait cette fille, il avait du mal à voir autre chose qu’Helga. « J’espère. Sur l’île, ce n’était jamais comme ça… » Des températures plus chaudes, toute l’année, avec des saisons inexistantes. Il ne pensait pas y prendre goût, mais peut-être finira-t-il par s’y habituer ? Se frottant les joues, il fut très surpris par la remarque de la demoiselle. Vivre pour lui-même... oui, mais les autres alors ?

« Non, non. Je n’ai personne, ni femme, ni enfant. Je n’ai que ma mère et ma sœur. » Mais il y avait plus aussi, il y avait [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien], [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] et la superbe [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien]... Il n’était pas seul et il ne vivait pas que pour lui-même. Sa vie passait après celles des femmes qu'il affectionnait. Il décida alors de se lever, nettoyant la neige qui s’était collé à lui et ramassa par la même occasion ses affaires. Là encore, il avait besoin de quelques minutes avant de répondre. De quelques minutes pour se souvenir de ce qui le hantait toujours. Il préféra s’abstenir d’en dire plus et ajouta que si Helga avait survécu, elle lui aurait sans doute ressemblé.

Mais face à son baiser, il recula et se cogna à un arbre, de la neige lui tombant en masse sur la tête. « Est-ce vraiment une coutume du continent d’embrasser ainsi les hommes ?! » Il secoua la tête, repensant à [Vous devez être inscrit et connecté pour voir ce lien] et se mit alors à rougir. Était-il si beau que ça ? Ou alors était-ce une façon de le rassurer ou de le remercier ? Il allait prendre ses distances à ce rythme et éviter de se rapprocher des filles.

« C’est vrai ? C’était il y a tellement longtemps… Je pense que nous l’aurions su, si elle avait été en vie. » Il se frotta le nez puis observa la jeune femme. « Nous devrions arrêter de parler d’elle. C’est de mauvais augure. » Il tourna alors sur lui-même, cherchant la bonne direction puis s’arrêta. « C’est par là pour rentrer, Artémia ? Où par-là ? Je ne sais plus… » Ce piège l’avait déboussolé.


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18/04/2018 isis/Sara Isaïah 203 Emmy Rossum ava: even, sign: crackintime chaman / oratrice & gardienne du savoir naori (kovarii de naissance) 101



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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]28 janvier 2118

C’est juste de la curiosité. se dit-elle après avoir posé sa question. Pourtant… Depuis quand était-elle aussi curieuse concernant quelqu’un qu’elle ne connaissait ni d’Eve, ni d’Adam ? Artemia n’en avait aucune idée. Et, si elle devait être parfaitement honnête avec elle-même, quelque chose, au plus profond d’elle-même la poussait à questionner le garçon qui lui faisait face concernant cette Helga disparue. Elle n’aurait su dire d’où cela provenait, mais elle avait envie non, besoin d’une réponse. Comme si quelque chose vibrait en elle, se réveillant. Elle n’aurait su dire quoi cependant, mais il fallait qu’elle sache qui était cette fille. Ce n’était pas de la jalousie, loin de là, mais plus un écho de quelques chose qu’elle ignorait. Et cela dérangeait la jolie brune. Elle se contentait, toutefois, d’afficher cette curiosité à l’égard de ce Kovarii dont elle ignorait le nom, se contentait de lui poser des questions dont les réponses ne nourrissaient pas entièrement ce grand vide qui l’habitait sans qu’elle ne puisse s’expliquer pourquoi. « C’était une amie. » Et pourtant, c’était comme s’il ne lui disait pas tout. L’impression de vide restait béante dans le cœur de la jeune femme qui ne put retenir un : « Mais encore ? Amie, ou petite amie ? » Je dois savoir. songea-t-elle alors qu’il changeait de sujet, abordant la question du froid qu’il faisait. Pourquoi a-t-il changé de sujet ? se demanda-t-elle. Si elle ressemblait tant à son amie perdue, il aurait dû être facile pour lui de se confier à elle, non ? Mia se sentait frustrée par cet état de fait. Mais devait-elle vraiment réagir ? Non. Aussi laissa-t-elle couler, se contentant de se raccrocher à sa curiosité qui, cette fois, n’était teintée d’aucune arrière-pensée : « C’était comment, sur ton île ? » demanda-t-elle, comme si l’île avait appartenue au jeune homme. Question qui, si elle n’était pas précise, concernait aussi bien le climat que la façon de vivre des Kovarii.

Curiosité quand tu nous tiens… songea-t-elle alors qu’elle revenait une nouvelle fois à l’assaut avec une nouvelle question sur le statut familial de cet inconnu. D’où ça lui venait, ça encore ? Et ce soulagement qu’elle ressentit lorsqu’il lui dit qu’il avait juste sa mère et une sœur ? Ce n’était pas normal, clairement et elle s’empressa de chasser cette réaction anormale de ses pensées se contenant de répondre que : « Alors raison de plus pour vivre pour toi, et pas pour les autres. Les aider si elles ont besoin, oui. Mais ça s’arrête là. La vie, c’est fait pour en profiter. Elle est trop courte pour qu’on ne la vive pas pleinement, pour qu’on ne se fasse pas plaisir. ».

Mais déjà il se relevait, donnant à Mia l’impression qu’il n’aimait pas sa compagnie. Pourtant, il venait de lui faire un compliment et la jeune femme, debout elle aussi, déposa un baiser sur la joue du jeune homme. Comme ça, sur une impulsion. Sur une envie. Elle ne put s’empêcher de rire lorsqu’il recula et se cogna contre un arbre et que de la neige lui tomba sur la tête et les épaules. Elle s’approcha de nouveau pour l’aider à enlever la masse blanche et froide. « Ca serait dommage que tu tombes malade pour un petit bisou… » justifia-t-elle son geste tandis qu’il s’interrogeait sur une éventuelle coutume. La jeune femme haussa les épaules. C’était une chose à laquelle elle n’avait jamais réfléchi par le passé à cet état de fait. « J’en sais rien. » répondit-elle simplement avant de préciser que : « J’ai tendance à agir avant de penser. Désolée si ça t’a dérangé. » Et, sur ce coup, elle était parfaitement sincère. Elle se recula, pensant qu’il avait mal pris son geste. Elle regarda autour d’eux, plus pour ne pas le regarder lui qu’autre chose, se disant qu’il aurait peut-être préféré qu’elle l’évite comme lui avait pu le faire. Ce qui l’attristait. Elle n’aimait pas être ainsi évitée. Pourtant, elle savait qu’elle n’insisterait pas plus que cela. Même si… Elle poussa un petit soupir et posa une dernière question avant de dire que, tout comme elle, elle avait peut-être survécu. Mais il se contenta d’esquiver, suggérant d’arrêter de parler des morts avant de tourner sur lui-même pour chercher le chemin du retour. « C’est par là, suis-moi. »


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11/03/2017 ELOW ; DEVOS, IRINA & JONAS ; 483 MATHIAS LAURIDSEN ELOW ; CRÉATEUR D'ARCS ET DE FLÈCHES, HOMME DE MAIN ET DE FOI DÉVOUÉ. FAUX IDIOT AUX PENSÉES PRONONCÉS. KOVARII ; 81
— hand gon wamplei —






like a ghost of the past
28 JANVIER 2118

Il tremble, mais ce n’est pas le froid. Ce n’est pas l’hiver et la neige, qui le colle. Non, ce n’est pas cette saison nouvelle qui pousse son corps à agir de la sorte. C’est elle. C’est Artémia, qui ressemble trop bien à Helga au point où Ćiro doute. Est-ce qu’elle est encore en vie ? Ou alors, c’est la mort qui se moque de lui ? Il doit se retenir, pourtant, parce qu’il se trompe. Elle est morte, Helga. Emportée par les eaux, profondément enraciné dans les algues les plus noirs. Il n’arrive pas, pourtant, à se défaire de ce parfum du passé, alors qu’Artémia l’observe et lui demande : et cette fille, elle était plus qu’une amie ? Il rougit. Il ne peut pas répondre. Il ne peut que laisser sa peau s’exprimer pour lui, même si ses joues sont déjà rosées à cause du froid. Il baisse donc les yeux, n’osant pas affronter plus longtemps le regard de la Naori. Voilà ce qu’il doit se dire : c’est une autre. Une autre femme, une âme, une autre vie. C’est une autre. Il doit s’en convaincre au risque de ne jamais se relever. Inutile d’ajouter quoi que ce soit, il ne veut pas. Il ne veut pas répondre à cette question. De toute manière, est-ce que ça a de l’importance ? Pourquoi doit-il lui dire, à elle ? Non, il vaut mieux parler du froid. Oui, le froid, la neige, l’eau qui fond sur sa peau et qui le gèle.

« C’était le paradis. » Sa réponse est si rapide, qu’il s’étonne lui-même d’avoir ouvert la bouche si vite. Pourtant, c’est le cas. L’île, sa maison, son havre de paix. « Bon, la jungle était un peu dangereuse, mais je ne m’y aventurais pas souvent, alors j’étais tranquille. » C’est aussi là, que son père est mort. Dans la jungle indomptable. « Et puis, il y faisait toujours chaud, c’était agréable, surtout quand on a les pieds dans l’eau et qu’on marche le long de la plage. » Oui, sa maison lui manque. Il a parfois envie de prendre un bateau et d’y retourner, de chercher si par miracle il n’y a pas une solution pour y vivre de nouveau. Il aimerait tellement être celui qui dit : nous pouvons y retourner ! Il passerait alors pour un héros aux yeux de sa tribu, ça serait si bien, non ? Pour une fois qu’il n’est plus l’idiot, ça pourrait être bien…

« Mais c’est mon rôle. Je dois la vie à ma mère. C’est à mon tour, maintenant, de la protéger et de prendre soin d’elle, comme elle a pris soin de moi par le passé. C’est ainsi. » Il comprend ce qu’elle veut dire, mais il s’étonne qu’on lui demande si simplement d’être égoïste. Il est bien, Ćiro, à faire ses arcs tout en préparant le repas pour la journée. À s’occuper de la maison, pendant que sa sœur chasse. À garder un œil protecteur sur la femme qui lui a donné la vie, même si, en réalité, c’est plus son père qui avait pris soin de lui enfant. « Ma vie me convient telle qu’elle est, je t’assure. » Et le dit avec une assurance certaine. Il est fier de ce qu’il est, de la place qui est la sienne au sein des Kovariis.

Debout, de la neige sur les épaules et la tête, il boude. Décidément ! Les femmes sont si… frivoles ? Peut-être bien, est-ce que parce que les hommes sont différents, ici aussi. Que les Naoris n’ont pas de rancune ou d’opinion prononcés envers le sexe opposé. Il se nettoie les épaules, appréciant l’aide d’Artémia dont le rire n’est pas passé inaperçu.

« Une telle proximité, c’est interdit chez nous. » Murmure-t-il alors qu’il regarde autour de lui à la recherche de la bonne direction. Ce n’est pas vraiment interdit, en réalité, mais c’est très mal vu. Il le sait, après tout, parce que c’est l’un des rares hommes Kovariis. C’est un peu, comme un péché, en fait. Ćiro a toujours gardé une distance, ce n’est pas aujourd’hui que les choses vont changer. Alors il préfère rester en retrait et si, au passage, ils pouvaient arrêter de parler des morts, surtout d’Helga, cela l’arrange. Il n’aimerait pas que son âme vienne le tourmenter, déjà qu’il rêve assez souvent d’elle. De sa voix qui résonne, au loin, dans l’océan. « Je te suis. » Et plus vite, ils arriveront, plus vite, il pourra l’abandonner et retrouver à son quotidien (ou plutôt le nouveau quotidien qui est le sien depuis qu’ils sont chez les Naoris). En espérant qu’elle ne prenne pas mal le besoin qu’il a de l’éviter…

Et dans le silence, il suit la jeune femme, sans prononcer le moindre mot. Il suit son ombre sans broncher, suivant les pas qu'elle laisse sur la neige, sans ajouter quoi que ce soit. C'est gentil à elle de l'aider, mais il ne supporte l'idée de la confondre avec Helga et ça le rend triste, en fait... oui, terriblement triste.



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