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˜˜˜˜˜˜La force des bras et la volonté du coeur [PV Sierra]
maybe life should be about more than just surviving


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15/09/2017 'kokou 439 Lee Ji-eun noralchemist. - Bazzart Cultivatrice 106


Sujet: La force des bras et la volonté du coeur [PV Sierra]
Dim 1 Avr - 7:32


Ikoku et Sierra avaient laissé derrière elles les autres Cents pour s'en retourner aux potagers qui attendaient patiemment qu'on continue de s'occuper d'eux. Durant les deux premiers jours qui avaient suivit l'ouragan ont avait déblayé et nettoyé la zone de tous les obstacles et détritus qui avaient envahis le terrain, récupérant ce qui pouvait l'être et qui représentait trop peu pour pouvoir nourrir tout le monde durant les semaines à venir. Si l'abattement avait faillit s'emparer de la cultivatrice, celle-ci s'était plongée dans le travail avec acharnement, ne dormant que lorsqu'elle était sur le point de s'écrouler de sommeil, ne mangeant que lorsque la faim menaçait de lui faire tourner de l’œil et s'évertuant à ne pas trop réfléchir sans quoi elle imaginait le pire. C'est ainsi que tandis qu'elle et Sierra arrivaient devant la terre que la jeune femme avait commencé à retourner depuis l'aube que son ainée pu constater son état. Ikoku avait petite mine, ses yeux étaient cernés, ses mains, ses vêtements étaient couverts de terre et/ou de boue séchée, même l'une de ses joues qu'elle avait frotté machinalement en portait les traces à l'image d'un enfant ou d'un peintre qui n'aurait pas prêté garde à son pinceau.

- Il reste encore beaucoup à faire.

Dit-elle à l'intention de Sierra, montrant ses outils qu'elle avait posé de côté lorsque l'agitation du retour d'Andrew et Liam l'avait tirée de sa torpeur, de ce travail acharné dans lequel elle s'était plongée ces trois derniers jours. Une petite partie du potager avait commencé à être retourné, mais devoir labourer l'ensemble qui avait été détrempé par la pluie et complètement chamboulé par les objets qui s'y était fichés et qu'il avait fallut retiré rendait le travail difficile, d'autant plus qu'ils n'avaient aucune bête de somme pour les aider, aucun outillage ne serait-ce que plus avancé que leurs bêches, pioches et pelles faites main au fil du temps. Tout se faisait à la force des bras et des jambes, guidé par leur volonté et leur détermination, rien d'autre. Retroussant ses manches et le bas des jambes de son pantalon, la cultivatrice soupira doucement avant de tourner la tête vers Sierra, lui offrant un doux sourire.

- Prête ?

Ikoku se voulait positive et encourageante, souriant chaleureusement à sa camarade bien que la fatigue tirait ses traits et que ses yeux étaient encore rouges des larmes versées un peu plus tôt suite à la nouvelle de la mort de Thaïs. Cependant les autres comptaient sur elles deux pour pouvoir manger prochainement, tous se serraient et se serreraient encore la ceinture tant que le potager ne produirait pas quelque chose, alors il leur fallait se remettre au travail sans perdre de temps. Et puis la cuisine n'en serait que meilleure et cela aussi était important.

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27/07/2014 Sammix Adriel 17310 Barbara Palvin Mayumi + Tumblr Ramasseuse de fruits & plantes / Agricultrice / Parcourir la forêt à la recherche de nouvelles plantes & fruits Les 100 343
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Sujet: Re: La force des bras et la volonté du coeur [PV Sierra]
Sam 14 Avr - 14:55

    Thaïs n'était plus après cette terrible tempête qui avait ravagé le campement, notamment notre potager. Nous avions du boulot qui nous attendait, beaucoup de boulot, et quelques mains supplémentaires de temps à autres ne serait pas mal venues, mais nous étions déjà deux sur le coup, c'était une bonne chose. Personne ne semblait avoir envie de quitter le campement pour "retourner" auprès de nos aînés et cela me convenait. Nous étions ici depuis plus de trois années maintenant, nous avions connus des déboires, d'autres tempêtes, des envahissements de bêtes sauvages, mais nous étions toujours restés ici, soudés. Et ce n'est pas maintenant que j'allais abandonner les miens, jamais je ne le ferais, j'oeuvre pour eux depuis le début, depuis que nous sommes sur terre, et grâce à certains terriens, nous avons pu développé des choses apprises de façon théoriques là, pour qu'elles deviennent plus concrètes. Avec Ikoku nous allions donc nous occuper de notre partie, celle que nous maîtrisions le mieux depuis le temps, en dehors de la cueillette, j'avais fait en sorte que le potager soit créé, pour que nous puissions en vivre de façon correcte. Avec cette tempête, cela allait être difficile mais pas impossible, il y avait du boulot à faire, mais comme chaque année à cette période, plus encore du coup. Je ne m'avouais cependant pas vaincue, bien au contraire, j'étais pleine d'entrain pour que le potager redevienne notre beau jardin avec tout un tas de plantations diverses et variées pour nous permettre de survivre à l'hiver prochain tout en mangeant cet été. Le travail avait été dur, notre acharnement avait été pourtant sans faille avec mon amie agricultrice. Il ne fallait, car la tâche était grande, et nous ne pouvions pas échouer dans celle-ci. Sans forcément nous mettre la pression de façon trop importante, nous agissions, le plus vite possible, pour que tout soit en ordre de marche. Nous ne calculions pas nos efforts, c'était peut être un tord, à voir nos mines respectives mais c'était la chose à faire, à mon sens. Ikoku me fit sourire lorsqu'elle me dit qu'il restait encore beaucoup à faire. Elle le savait, et je le savais aussi, rien n'allait être simple, mais il fallait avancer, coûte que coûte pour le bien des nôtres malgré les circonstances, celle d'une tempête, celle de la perte d'un être cher. Mais malheureusement, cela ne serait qu'un éternel recommencement dans ce campement. Les aléas du temps ne sont pas pour nous plaire parfois, mais nous ne pouvions pas maîtriser le temps, personne n'en avait la capacité. Quand aux pertes d'êtres chers, cela aussi était un lot régulier, que ce soit à cause d'une tempête, de terriens, ou d'accidents. Les choses sont comme ça, nous ne pouvons pas lutter contre cela, simplement ne pas arrêter de vivre et nous battre pour notre survie. Elle me demandait si j'étais prête, mais je le suis toujours, comme une évidence. C'est vrai, quand on me regarde d'un peu plus près, on se dit que je ne suis pas faite pour ça, qu'une aussi belle fille ne devrait pas faire cette sale besogne, pourtant avec ce que j'avais pu apprendre là-haut et ici bas, c'était ce que j'aimais. Jamais je ne voudrais changer cela.

    " Allons-y oui. Plus vite ce sera terminé, mieux ce sera. "

    Après tout ça ne changerait peut être rien, je ne saurais dire, mais il fallait avancer quoiqu'il en soit, avec nous petits outils qui s'étaient un peu améliorés avec le temps mais qui restait rudimentaire par rapport à ce qui pouvait se faire avant que nous soyons pour ainsi dire chassés de la terre pour nous réfugier dans l'espace. Il y avait plus d'outillage, des tracteurs notamment, mais ça même en rêve, nous ne pourrions en avoir. Il nous faudrait des boeufs, avec un joug pour avancer mais même ce qu'ils avaient au Moyen Âge, nous ne le possédions pas. Mais je n'en faisais pas une formalité, nous avancions à notre rythme, n'étais-ce pas déjà bien ?

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15/09/2017 'kokou 439 Lee Ji-eun noralchemist. - Bazzart Cultivatrice 106


Sujet: Re: La force des bras et la volonté du coeur [PV Sierra]
Dim 15 Avr - 18:04

Du temps, de l'énergie et de la volonté, voilà quel était le prix à payer pour que les choses rentrent dans l'ordre et que leur quotidien retrouve son confort passé, voir même qu'il s'améliore puisqu'ils avaient désormais l'occasion de retourner autant de terre qu'elles le voudraient, ce qui pourrait permettre d'agrandir un peu le potager. Quitte à se fatiguer, autant que cela soit doublement utile. Lorsque Sierra lui répondit, Ikoku acquiesça et, après avoir ramassé leurs outils, tendit une bêche à sa camarade avant de serrer la sienne entre ses mains menues, inspirant profondément pour se donner du courage malgré l'épuisement qui guettait et les courbatures qui commençaient déjà à s'installer dans tout son corps. Adressant un sourire à la brune, la jeune Cent se dirigea vers le côté du potager qu'elle avait délaissé quelques instants plus tôt et se remit au travail. Un geste après l'autre, sans précipitation aucune, mais avec un rythme régulier qu'elle avait pu roder au fil de ces dernières années, elle levait à mi-hauteur son outil et l'abattait dans la terre encore meuble bien qu'inégale, laissant le poids de la bêche et la gravité faire le plus gros du travail, pressant avec le plat de son pied sur le dessus de l'outil pour l'enfoncer d'un cran supplémentaire avant de tirer sur le manche en usant de son maigre poids pour faire levier, épargnant ainsi son dos et ses articulations, retournant la terre sur un carré avant de retirer l'outil de celle-ci pour recommencer. Encore, et encore, et encore, plier les bras, les lever, abattre la bêche, l'enfoncer un peu plus, retourner la terre, retirer la bêche, recommencer. Le temps pouvait paraître long à qui demeurait simple spectateur, mais les deux femmes n'avaient pas le temps de s'ennuyer et, si au début Ikoku demeura foncièrement silencieuses durant presque une demi-heure, très rapidement son esprit qui se tournait vers des pensées moroses l'obligea à prendre la parole pour s'empêcher de sombrer dans le chagrin vers lequel elle tendait.

- Tu crois qu'on pourra trouver des légumes à l'état sauvage dans la forêt ?

Faisant une brève pause dans sa tâche, elle prit appui sur le manche de son outil pour lever ses grands yeux cernés vers Sierra, la fixant avec un air passablement abattu bien qu'elle fasse son possible pour ne pas l'être.

- Ou alors on va devoir demander de l'aide aux natifs ? Tu crois qu'ils accepteront de nous aider ?

Elle se souvenait de cette guerre qui n'avait duré qu'une journée, de la terreur que cela lui avait inspiré, elle qui était restée en retrait durant le laps de temps qui s'était écoulé, juste avant que l'horreur ne prenne une nouvelle apparence sous la forme du vaisseau qui s'écrasait sur Terre avec, à son bord, ses parents tant aimés qui n'avaient pas survécus à la catastrophe. Pour la jeune Cent il n'y avait rien de plus intimidant que de rencontrer les natifs, car à ses yeux c'était eux qui étaient dans leur bon droit et non ceux qui vivaient jadis dans le ciel, comme le pensait ceux d'ici. Est-ce qu'ils accepteraient seulement de les aider ou bien certains ne préfèreraient-ils pas en profiter pour venir les attaquer ? Cette seule idée avait de quoi faire suspendre son travail à Ikoku.

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27/07/2014 Sammix Adriel 17310 Barbara Palvin Mayumi + Tumblr Ramasseuse de fruits & plantes / Agricultrice / Parcourir la forêt à la recherche de nouvelles plantes & fruits Les 100 343
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Sujet: Re: La force des bras et la volonté du coeur [PV Sierra]
Mar 1 Mai - 13:32

    La tâche était colossale, gigantesque, elle aurait de quoi faire peur bien nombre de personnes, mais pas moi, et pour cela Ikoku était la partenaire idéale, car elle était atteinte de cette même abnégation pour les autres, pour que tout le monde puisse vivre correctement, de ce que nous allions cultiver. Nous avions un peu de chance dans notre malheur, car la saison durant laquelle cette tempête s'était produite n'était pas la plus prolifique pour nous. Mais nous avions perdu beaucoup trop de semences, beaucoup trop de choses pour que nous puissions repartir de l'avant comme si de rien n'était, ce serait notre fléau à nous, comme cela arrivait dans l'ancien temps avant que nous ne soyons propulsés dans l'espace. Je me souviens clairement de ces catastrophes naturelles qui avaient réussi à ravager des récoltes entières dans des pays qui n'étaient pas les plus riches du monde à ce moment là. Mais que faire contre les ravages du temps ? Que faire ? A notre échelle actuelle nous ne pouvions rien faire et nous ne pourrions rien faire de plus quoiqu'il en soit. Il allait falloir user d'huile de coude pour que tout ce que nous avions pu faire ici les années précédentes ressemble à quelques choses de viable. Ce ne serait pas simple, ce serait même difficile, il fallait en convenir, mais à nous deux, nous pouvions y arriver et quelques bras en plus ne seront pas de trop évidemment. Mais en attendant d'avoir peut être potentiellement de l'aide, nous étions sur le potager en train de travailler d'arrache pied pour qu'il soit un véritable compagnon pour tout le monde dans les semaines et mois à venir. Je me demande encore comment nous avons fait pour ne pas tous crever la première année, notre premier hiver, car nous n'avions pas les réserves du potager puisqu'il n'existait pas. Mais nous l'avons fait, malgré tout cela, une sacré performance, il faut bien se le dire. Maintenant, les choses sont différentes, tellement, mais avec Ikoku nous pouvons le faire, je n'ai pas peur de cet échec là, il n'arrivera pas, pas totalement. Nous travaillions dans le silence, à quoi bon user de la salive pour ce que nous faisions, mais c'est elle qui brisa ce dernier, sans doute parce qu'en ne parlant pas, elle pensait trop, et trop penser n'est pas quelques choses de très bon, surtout quand il s'agit de pensées tristes, moroses, déprimantes comme cela devait être le cas. Il faut dire qu'avec ce qui venait d'arriver et la tâche qui nous attendait ici, il y avait peu de chance d'être optimiste, même si moi je l'étais, comme toujours à vrai dire. Elle me posa deux questions, enfin trois même. En ce qui concernait la première, j'en doutais fortement. Pour les deux autres, j'avais bon espoir même si eux aussi avait du subir des pertes.

    " Trouver des légumes à l'état sauvage me parait peu probable, ce ne sont pas des choses qui poussent comme par magie malheureusement. Si nous pouvons trouver quelques baies et fruits sauvages, je ne pense pas qu'il en soit de même pour les légumes. Donc nous aurons besoins des natifs, et j'ai bon espoir qu'ils nous aident un peu, les plus proches de nous, les pikunis devraient pouvoir nous aider un peu même s'ils ont du subir eux aussi des pertes. Ils nous aideront, un peu au moins. "

    Je ne voulais pas lui en faire une promesse car je n'étais certaine de rien, mais j'en étais intimement convaincu, ils vont pouvoir nous aider dans la reconquête de notre potager et surtout de notre campement. Je ne sais pas s'ils viendront nous aider proprement dit sur notre campement, mais ils nous donneront au moins un peu de matériel pour reconstruire et aussi des semences pour que nous puissions planter en plus de ce que nous avons déjà.

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15/09/2017 'kokou 439 Lee Ji-eun noralchemist. - Bazzart Cultivatrice 106


Sujet: Re: La force des bras et la volonté du coeur [PV Sierra]
Mar 17 Juil - 12:22

Sierra et Ikoku se ressemblaient énormément sur de nombreux points. D'un naturel positif et opiniâtre, elles pensaient avant tout à la survie du camp et à ceux qui dépendaient du potager, travaillant d'arrache-pied pour l'entretien et le développement de celui-ci et ce depuis les premiers jours de leur arrivée sur Terre. Elles en avaient passées du temps à retourner la terre, à en retirer les cailloux, à arracher les mauvaises herbes et à tenter de lutter contre les insectes qui voulaient dévorer leurs récoltes. La météo n'avait pas toujours été clémente, mais jusqu'à présent elles avaient toujours trouvé un moyen de s'en sortir sans perdre l'intégralité des ressources en légumes et fruits... Cette catastrophe était de loin l'épreuve la plus terrible qui leur soit donné d'expérimenter, mais là encore aucune d'elles ne voulait abandonner, bien au contraire leur ferveur n'en était que plus grande encore, mais le chagrin se mêlait de la partie et si Ikoku n'était pas du genre à se laisser abattre, le doute tentait insidieusement de s'installer dans son cœur et elle avait éprouvé le vif besoin de formuler à haute voix ses craintes de peur que celles-ci ne la dévore de l'intérieur. Les réponses de Sierra furent comme toujours d'une grande franchise et n'avait pas nécessité une trop longue réflexion, car il n'était pas nécessaire de chercher à les épargner, cela ne les aideraient pas davantage à faire face à ce qui leur arrivait.

- S'ils nous aident, même un peu, nous nous en sortirons plus facilement que maintenant... Il va nous falloir du temps pour que le potager soit aussi productif qu'avant, mais il reste encore quelques maigres semis que j'ai retrouvé éparpillés ici et là... Ça vaut mieux que rien.

Oui, l'espoir était mince, mais il perdurait malgré tout et cette seule petite flamme vacillante et fragile ne s'éteindrait pas tant que ceux qui y croyait encore faisaient leur possible pour ne pas la laisser disparaître. Ikoku soupira fortement et se remit au travail avec une énergie partiellement renouvelée, retournant la terre avec force et sentant la sueur revenir à l'assaut de son front et de ses tempes. Comment pouvait-il faire si beau après une si violente tempête ? Décidément la Nature était véritablement imprévisible et pleine de surprises.

- On pourrait demander aux autres de nous aider, je suis sûre qu'il y aura des petites mains pour le faire.

Ou même ceux qui étaient occupés à d'autres tâches, bien que la reconstruction du campement soit tout aussi important s'ils voulaient pouvoir se protéger des bêtes sauvages, des reapers et des natifs qui pourraient avoir de mauvaises intentions, notamment ceux du désert, même s'il y avait peu de chance qu'ils reviennent à la charge de sitôt. En tout cas Ikoku ne se voyait pas tout refaire avec Sierra, pas à elles deux seules, mais qui sait si certains des autres Cents ne se porteront pas volontaires à leur tour ?

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27/07/2014 Sammix Adriel 17310 Barbara Palvin Mayumi + Tumblr Ramasseuse de fruits & plantes / Agricultrice / Parcourir la forêt à la recherche de nouvelles plantes & fruits Les 100 343
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Sujet: Re: La force des bras et la volonté du coeur [PV Sierra]
Mer 18 Juil - 20:37

    Il y avait encore tellement de choses à faire ici, beaucoup trop même devrais-je dire, et la plupart des membres de notre groupe seraient découragés à l'idée de faire tout cela, mais pas Ikoku, ni moi, et en cela, nous arrivions à nous motiver l'une l'autre pour toujours nous dépasser pour le bien de notre communauté. Nous étions comme ça, et même le temps ne nous changeait pas, malgré ces aléas, malgré toutes les choses qui arrivent, notre bien fondamental passait après celui pour la communauté soudée que nous avions avec nous. Leader nous n'étions pas, pas vraiment, pas officiellement mais rouage essentiel, voilà quelques choses qui nous représentait à merveille. Et nous ne pouvions pas lâcher prise malgré ce qui s'était passé, ce n'était pas possible, sinon, cela voulait dire que notre mort allait être assurée, pour nous, pour les nôtres et rien que d'imaginer cela, rien que l'imaginer, ça ne me plaisait pas, car ce n'était pas moi, ce n'était pas Ikoku non plus. Avec le temps, nous avions appris à nous connaître, et à comprendre que malgré nos défauts, nous avions cette détermination en commun, même devant l'ampleur colossale du travail qu'il y avait à effectuer. Mais la jeune Morie avait des doutes, elle doutait, légèrement, alors elle m'avait posé ces questions et je lui avais répondu. Peut être qu'ils nous aideraient, peut être pas, je ne saurais le dire, mais cela ne nous coûtait rien de demander. Il fallait garder l'espoir d'avoir de l'aide, que malgré toute notre bonne volonté, tout cela n'était pas possible, du moins pas autant que ce qu'il avait avant la tempête. Le potager avait pris de l'âge tout d'un coup, il était devenu un ami avec un âge avancé, un pote âgé en quelques sortes. Je me suis refais cette blague dans ma tête tellement de fois, mais je n'ai pas les ressources pour comprendre l'origine de ce mot aujourd'hui, mais je me dis dans ma tête qu'à la base, c'est une histoire de grand-père peut être et qu'aujourd'hui, ce sont deux jeunes femmes qui travaillent cette terre. Un peu d'aide, seulement pour travailler la terre serait la bienvenue. Je pensais qu'en demandant sur le campement, peut être que certains se montreront volontaires bien que tous soient occupés à des tâches bien précises.

    " Oui, on pourra demander un peu d'aide. La reconstruction est la priorité du moment, mais s'ils n'ont pas à manger cela ne servira à rien. Nous sommes leur carburant, comme ils sont le nôtre. "

    Parce que s'il ne restait que nous deux, sans doute que nous ne prendrions pas la peine d'agir de la sorte, de retourner chaque centimètres carrés de terre de ce jardin abimé. Peut être que nous serions ailleurs, peut être que nous aurions rejoins les terriens. Qui sait ce que nous ferions ? Mais la question ne se posait pas, il fallait agir, avancer. Sans certains efforts, la vie serait bien vaine, elle ne pourrait pas même être pleinement vécue, et ce n'était pas ce que je désirais.

Spoiler:
 

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15/09/2017 'kokou 439 Lee Ji-eun noralchemist. - Bazzart Cultivatrice 106


Sujet: Re: La force des bras et la volonté du coeur [PV Sierra]
Sam 18 Aoû - 23:05

" Oui, on pourra demander un peu d'aide. La reconstruction est la priorité du moment, mais s'ils n'ont pas à manger cela ne servira à rien. Nous sommes leur carburant, comme ils sont le nôtre. "

S'il n'y avait pas eu Sierra pour travailler avec elle au potager, avec son tempérament aussi fort que la pierre était solide, sa volonté aussi puissante que le courant violent du torrent, Ikoku savait qu'elle aurait pu baisser les bras bien plus tôt face à la charge de travail qui s'était rapidement imposée au fil du temps. Le potager ne cessait d'être agrandit d'année en année, quand bien même les bouches à nourrir étaient hélas devenues moins nombreuses, le fait demeurait qu'ils avaient tous besoin de manger à leur faim et que cela nécessitait de pouvoir fournir suffisamment de légumes pour tout le monde. Le travail ne les effrayaient pas l'une comme l'autre, elles avaient endurés la pluie battante et le soleil de plomb, elles avaient essuyé plusieurs tempêtes également, mais jamais d'aussi dévastatrices que cet ouragan qui avait tout ravagé sans pitié. A présent il s'agissait quasiment d'un retour à la case départ et si la jeune Cent ne manquait pas de bonne volonté, cette idée la fit soudain s'arrêter dans son travail et fixer la terre meuble qu'elle venait juste de retourner.

- ... Parfois je me demande si on ne va pas tous mourir.

La gorge serrée, la voix étranglée, les mains en appui sur le sommet du manche de sa bêche, Ikoku fixait le sol avec un air abattu, ses grands yeux noirs embués par des larmes qui revenaient à la charge malgré tout ce qu'elle avait versé quelques instants plus tôt à l'annonce de la mort de Thaïs et qu'elle pensait avoir réussi à repousser suffisamment loin pour ne plus y penser, utopiste qu'elle était, comme s'il suffisait de le vouloir pour y arriver facilement. Un lourd soupir lui échappa et elle releva son regard sur Sierra, reniflant et déglutissant pour tenter d'endiguer le flot d'émotions brutes qui revenaient à l'assaut de son cœur. Il lui semblait tout à coup que tout ce qu'elles faisaient ne suffiraient pas, que les autres qui comptaient tant sur le potager et sur leur travail ne survivraient pas, quand bien même elles se tueraient à la tâche. Bien sûr le manque de sommeil, d'un repas convenable et le deuil qui les frappaient était la cause de son désarroi, mais la vérité était bien plus triste à dire : elle doutait depuis le premier jour de leur survie. Chaque nuit elle se couchait en se demandant comment tout cela allait finir, chaque nuit elle guettait les sons qui cernaient leur campement en redoutant d'entendre quelque chose d'anormal qui signerait la fin de leur sécurité toute relative. La cultivatrice avait toujours tout fait pour repousser ces terreurs le plus loin possible de ses pensées du moment, s'efforçant de demeurer aussi positive que possible, mais de tels évènements avaient le don de faire ressurgir vos pires cauchemars et à cet instant Ikoku n'avait envie que d'une chose : aller se terrer dans un trou et ne plus en sortir, plus jamais.

- Je ne veux pas mourir Sierra.

Le souvenir de Thaïs qu'on emmenait sur une civière improvisée, alors même que l'ouragan hurlait au-dehors et cognait contre les parois de la carcasse de leur vaisseau, la tentative de Taël pour ne pas qu'elle s'inquiète tout en lui faisant promettre de garder l'entrée pour qu'ils puissent revenir, que quelqu'un puisse leur ouvrir... Et s'ils n'étaient pas revenus ? Et si Taël avait disparu dans la tempête lui aussi ? Combien étaient mots, combien d'autres allaient mourir encore ? La jeune femme sentit les larmes déborder de ses yeux et rouler en cascade sur ses joues, portant une main à son visage pour étouffer les sanglots qui la secouaient tout à coup. Elle ne voulait pas mourir, elle ne voulait plus voir mourir personne et cette idée la terrorisait désormais, la faisant s'effondrer à genoux dans la terre devant son amie qui était bien l'une des rares à qui elle aurait pu confier ce genre de choses. Personne ne voulait mourir, mais l'on y pouvait rien et c'était cette fatalité qui effrayait le plus Ikoku, quelque part. A choisir, elle aurait préféré partir la première juste pour éviter d'endurer ce genre de chagrin.

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27/07/2014 Sammix Adriel 17310 Barbara Palvin Mayumi + Tumblr Ramasseuse de fruits & plantes / Agricultrice / Parcourir la forêt à la recherche de nouvelles plantes & fruits Les 100 343
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Sujet: Re: La force des bras et la volonté du coeur [PV Sierra]
Mer 29 Aoû - 18:28

    Même si parfois, j'avais des coups de blues, me disant que nous ne pourrions pas y arriver, je gardais cela pour moi, et montrait mon optimisme ambiant à qui voulait bien le voir. Certains ne m'aimaient pas pour ça, car je voyais les choses de façon trop positive, même lorsqu'il n'y avait aucune raison de se réjouir. Mais je suis comme ça, à voir le verre à moitié plein quand tous les autres verront le verre à moitié vide. C'est peut être une faiblesse parfois de ne pas voir le mauvais côté des choses, je ne saurais le dire, car même si je le vois, je ne me focalise pas dessus, jamais. Et après la tempête, je crois que je peux dire que cela servira encore et encore, que malgré tout le travail à faire, nous devions être fiers de ce qui avait déjà été accompli. Alors je devais continuer d'être ce rocher sur lequel tout le monde pouvait s'appuyer malgré les aléas de la vie, les pertes que nous avions dû subir par exemple. Après, tout le monde ne le faisait pas, comme dit précédemment, certains pensaient que j'étais trop optimiste, irréaliste donc et que je ne servais à rien. Pourtant, j'étais pour ainsi dire incontournable pour chacun. Ils le savent, s'ils n'ont pas le moral, il suffit de me voir pour le retrouver, au moins un petit peu. Et là maintenant, c'était Ikoku qui semblait être en train de plonger au fond du gouffre au vue de ce qu'elle pouvait me dire, qu'elle avait peur que nous mourrions tous, qu'elle avait peur de la mort tout simplement. Et cette peur était malheureusement bien légitime mais il ne fallait pas se laisser vaincre par celle-ci, car à trop y penser, on la voyait à chaque coin de forêt. Elle s'était mise à l'arrêt, prête à s'effondrer sur le sol, pour mourir. Le retour de bâton était violent, et je le comprenais mais si le doute commençait à l'imprégner, alors ce serait la fin. Et il était là, sournois, malin comme un diable, et Ikoku était en train de se laisser happer. Sans doute repensait-elle à tout ce que nous avions pu subir avec ce dernier ouragan, à Thaïs notamment. J'avais été là moi aussi, la peur ne m'atteignant pas, même si la crainte avait été bien présente pour moi aussi. J'ai ce tempérament qui fait que je n'ai pas peur de grand chose, alors oui, peut être qu'au fond, il y avait quelques choses qui n'allait pas dans ma tête, mais de cette faiblesse potentielle, j'en faisais une force à toute épreuve. Alors je m'approchais d'Ikoku qui venait de tomber à genou, prête à s'effondrer. Je décidais donc de me mettre à son niveau, à genou donc et à simplement la prendre dans mes bras pour la serrer bien fort, pour lui prouver que j'étais là et qu'elle était bien vivante. S'il fallait faire une pause dans l'entretien du potager c'était le moment de le faire, car la priorité de l'instant, c'était elle. Il fallait qu'elle se reprenne, qu'elle se ressaisisse. Mais je n'allais pas brusquer, j'allais la laisser pleurer sur mon épaule si c'était ce qu'il fallait. Je n'avais pas peur de recevoir quelques perles salées sur celui-ci. Je lui frottais le dos pour la rassurer durant quelques instants, avant de prononcer enfin quelques mots.

    " Je sais que les derniers événements ne sont pas simples à digérer. Mais nous n'allons pas mourir Ikoku, d'accord ? Je serais là quand tu auras besoin de moi. Les autres comptent sur nous tu sais. Et sans eux, nous ne serions rien non plus. "

    Quelques gestes tendres, quelques bonnes paroles dites en leur temps voilà ce qu'il fallait pour redonner le courage qu'il fallait, pour faire renaître cet espoir presque disparu, pour souffler sur les braises de la vie, afin que la flamme continue d'exister. Alors je la serrais toujours, pour lui montrer que cette promesse là n'était pas une promesse en l'air, et que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour être là quand elle en aura besoin. Nous avions traversé trop de choses ensemble pour nous arrêter en si bon chemin. Notre seconde chance était là, depuis le jour où nous avions fouler cette terre de nos pieds. Alors même si ce n'est pas toujours simple, nous ne devions pas gâcher cette chance que nous avions, celle de vivre une vie sur terre, de vivre ce cadeau qui avait été offert à nos personnes.

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15/09/2017 'kokou 439 Lee Ji-eun noralchemist. - Bazzart Cultivatrice 106


Sujet: Re: La force des bras et la volonté du coeur [PV Sierra]
Dim 2 Sep - 17:37

Sierra n'avait jamais peur de rien. Ce n'était pas une vague supposition mais un fait avéré dont Ikoku et de nombreux autres Cents pouvaient attester, car personne ne l'avait jamais vu céder sous la pression des évènements. Bien sûr elle était affectée par les morts et le danger, mais elle ne semblait jamais l'être au point de perdre pied et même lorsqu'elle versait quelques larmes furtives, elle ne semblait pas être sur le point de s'effondrer comme le faisait son amie à cet instant précis. C'était la première fois que cela lui arrivait depuis qu'ils avaient posés pied à terre, la première fois que la jeune femme sentait un gouffre s'ouvrir sous ses jambes qui manquèrent de force et la firent tomber à genoux dans la terre meuble. La cultivatrice saluerait bien plus tard le fait que le potager soit légèrement à l'écart du campement des Cents, ainsi seule Sierra fut témoin de son moment de faiblesse, de cet instant où elle eut l'impression de manquer de volonté malgré toute celle dont elle avait fait preuve jusqu'à présent. La silhouette de son amie se plaça à sa hauteur et ce ne furent pas des reproches qu'elle entendit, mais des bras réconfortant qu'elle sentit l'envelopper, l'attirer contre son aînée qui la serra doucement pour la réconforter. Cette proximité et la main caressant son dos, tout autant que les paroles prononcées, eurent raison du peu de retenue qui lui restait jusqu'alors.

" Je sais que les derniers événements ne sont pas simples à digérer. Mais nous n'allons pas mourir Ikoku, d'accord ? Je serais là quand tu auras besoin de moi. Les autres comptent sur nous tu sais. Et sans eux, nous ne serions rien non plus. "

Un sanglot étouffé échappa à Ikoku, puis un autre alors qu'à son tour ses bras menus passaient autour du cou de Sierra à laquelle elle s'accrocha, doucement d'abord, puis avec de plus en plus de force alors que les larmes se mettaient à couler à flots le long de ses joues et qu'un sanglot plus violent la secoua. La jeune femme laissa échapper un son étranglé qui se mua en un pleur sonore qui gagna en volume, éclatant finalement en gros sanglots qu'elle ne pouvait plus retenir.

- Je ne veux pas que... je ne veux pas que d'autres meurent... JE NE VEUX PAS ! Je ne le supporterais pas !

Ikoku s'accrocha plus fort encore à Sierra, ses doigts crispés sur le tissu de sa tunique menaçant de la déchirer alors qu'un hurlement de désespoir et de rage mêlés lui échappait tandis qu'elle trempait l'épaule de la brune de ses larmes, pleurant de plus belle en secouant la tête dans son giron, comme si le mouvement de son être tout entier pouvait suffire à éloigner la mort elle-même, à la repousser loin de ceux qu'elle avait apprit à considérer comme "les siens" au fil des ans. Elle pleura encore durant de longues minutes, ses sanglots s'affaiblissant en même temps que l'énergie du chagrin diminuait aussi, jusqu'à-ce qu'il n'y ai plus que reniflements et souffle douloureux contre l'épaule de la cultivatrice. Ikoku avait refusé de lâcher Sierra durant tout ce temps, demeurant accrochée à elle comme une noyée à sa bouée, jusqu'à-ce qu'enfin la tension de ses muscles se relâche assez pour permettre à son amie de se libérer, faisant se lever sur la brune un regard rougie par les larmes versées, la main de la réconfortée venant essuyer un peu son visage encore trempé. Sa gorge douloureuse la dissuadait de reprendre la parole la première, les sanglots demeurant tapis non loin, prêt à revenir à la charge malgré le trop-plein évacué. Ah, elle avait fière allure la petite asiatique toujours souriante, une chance qu'il n'y ai pas de miroir dans lequel elle aurait vu son reflet, nul doute sinon qu'elle se serait sentie encore plus misérable qu'à cet instant précis.

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27/07/2014 Sammix Adriel 17310 Barbara Palvin Mayumi + Tumblr Ramasseuse de fruits & plantes / Agricultrice / Parcourir la forêt à la recherche de nouvelles plantes & fruits Les 100 343
Sans peurs et presque sans reproches


Sujet: Re: La force des bras et la volonté du coeur [PV Sierra]
Ven 7 Sep - 21:02

    Les sentiments d'Ikoku semblaient être bien plus forts que je ne l'avais pensé au départ. Ce n'était pas un simple coup de blues, un simple coup de bambou qui venait de lui tomber sur la tête. Non, elle avait pris conscience de certaines choses qui se bousculaient dans sa tête, elle en avait pris conscience, et la chape de plomb venait de lui tomber sur la tête. Elle venait de céder, de s'effondrer devant l'ampleur du travail à accomplir. Du moins, c'est ce que je pensais au départ, mais en vérité, elle venait de prendre conscience de tous les morts que nous avions pu avoir, voir de nos propres yeux, et celle de Thaïs semblait être celle de trop. Je ne savais pas si elles étaient si proches que ça, mais Thaïo était une jeune femme agréable, gentille, dynamique. Elle manquerait sur le campement, comme bien d'autres avant elle, et comme d'autres plus tard. C'est un éternel recommencement, et nous ne pouvions rien faire pour que ce ne soit plus le cas même si Ikoku le désirait de façon ardente. Je m'étais mise à sa portée, la serrant fort contre moi, distillant quelques mots doux à son âme, et si elle retenait les sanglots, ils eurent pour effet d'ouvrir les vannes qu'elle retenait depuis trop longtemps sans doute. Jamais encore, je ne l'avais vu dans un tel état, jamais c'était bien la première fois, mais même les plus forts finissent par craquer à un moment ou un autre. Peut être qu'il en serait de même pour moi, je ne saurais dire, mais là, j'étais le pilier qu'il fallait à Ikoku pour qu'elle ne sombre pas définitivement dans des abysses profondes. Ses sanglots devenaient de plus en plus grands, de plus en plus importants, son étreinte était réelle, elle serrait de toutes ses forces, du peu qu'il restait, comme si elle était en train de chuter. Car si le sol ne s'effondrait pas sous ses pieds, dans son esprit, le chateau de cartes qu'elle avait construit était en train de tomber, le barrage qu'elle avait fait ne s'écroulait pas, mais elle avait ouvert les vannes en grand. Tant est si bien que mon épaule s'en retrouva légèrement mouillé, mais cela n'avait pas d'importance, tant qu'elle pouvait évacué le trop plein pour repartir par la suite de l'avant. Dans ce genre de moment, il n'y avait plus grand chose à dire, il fallait être présent, pour la ou les personnes qui pouvaient ainsi reprendre confiance, reprendre pieds. Je lui caressais toujours le dos comme pour mieux faire passer la pilule qu'elle venait d'avaler. Je restais là, à ne pas bouger, la réconfortant simplement par ma présence et mon calme. Et petit à petit les sanglots se sont arrêtés, au bout de quelques minutes sans doute, je ne me suis pas amusée à compter, mais ils se sont raréfiés, avant de s'estomper définitivement, enfin, pour le moment. Ikoku s'essuya légèrement le visage comme pour faire meilleure figure. Alors je lui souriais. Je ne pouvais pas lui promettre ce qu'elle désirait, je ne pouvais pas lui promettre qu'il n'y aurait plus aucun mort, c'était au delà de mon bon vouloir. Je me montrais optimiste, mais réaliste.

    " Moi non plus je ne veux pas que d'autres meurent tu sais, mais c'est au delà de notre volonté. Je ne crois pas au destin, mais nous ne pouvons pas lutter contre les événements imprévus. Il faut savoir faire le dos rond dans les moments difficiles. Alors ne t'en fait pas, ne te tracasse pas pour ça tu veux ? "

    Presque instinctivement, je lui avais pris la tête dans ma main droite, pour que son regard supporte le mien afin qu'elle voit toute la détermination qu'il y avait dans celui-ci. Et mon pouce avait caresser sa joue, comme pour la rassurer d'avantage encore. Sans elle, je ne pourrais sans doute pas faire en sorte que le potager puisse donner assez. Elle le savait, elle en avait conscience, et j'étais persuadée que ça irait mieux.

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Sujet: Re: La force des bras et la volonté du coeur [PV Sierra]

 

La force des bras et la volonté du coeur [PV Sierra]

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