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˜˜˜˜˜˜third wave ¬ ((ALIAM))
maybe life should be about more than just surviving


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Sujet: third wave ¬ ((ALIAM))
Mar 6 Mar - 2:57



— Quelques brindilles cassées et une allumette craquée. La lueur de quelque chose de nouveau, quelque chose de brillant, un peu plus chaud que les dernières brises d’hiver. Elle a le silence au bout des lèvres et pourtant la parole au creux de la gorge. Elle t'observe, Alaska – et son regard de cristal vient faire miroiter son sourire, comme une prière silencieuse, alors que tu t’affaires là-bas, un peu plus loin.



Elle n’a pas oublié. Les regards et les quelques rires qui venaient briser le quotidien. Les rêves échangés les soirs un peu trop longs et les derniers soupirs avant le sommeil. Le froid de l’acier et la chaleur de tes mots. Ce sont comme des poèmes d’antan, des souvenirs si lointains qu’on les appellerait légendes, tant votre réalité est différente aujourd’hui. Et pourtant, tout semble si intact dans son esprit, comme ces vieilles reliques que même le temps cherche à épargner. Comme si, juste vous deux, vous étiez restés en suspend, une parenthèse jamais fermée, qui s’étire sans pourtant s’étioler.

Ça la réconforte, juste un peu. Une étoile peut-être pour la guider. Longtemps masquée, dans les brumes un peu trop épaisses et les volutes marines. Elle s’est sentie naufragère au milieu des Bermudes avant que tu ne viennes prendre sa main, de ta simple apparition. Quelques doutes envolés – celui d’avoir perdu quelque chose qu’elle savait impossible à retrouver.
Elle l’a su, dès lors qu’elle t’a touché. Les peaux se meurent mais l’esprit demeure – les paumes sont endurcies et les doigts recouverts de corne, les rides creusées et le regard soucieux, mais pourtant, tu étais bien toi. Fidèle à ce qu’elle avait toujours connu, les artifices au placard et l’expression hargneuse. Le sentiment qu’enfin, elle avait retrouvé quelque chose de familier.

Et pourtant vous avez été pris tous les deux par vos occupations. Visites, discussions – justifications, dans son cas. À expliquer où elle était. À expliquer où elle voguait, partie en terres inconnues, sur des océans sous contrôle de d’autres nations. Alaska n’avait pas eu le coeur à s’étendre en explications. Elle s’était tenue à un discours simple, et à ces sourires qui glissent et qui épousent la courbe de ses mots pour venir adoucir les conversations. Pas qu’elle n’ait rien à dire – elle en a tellement, de choses à raconter. Mais pas d’oreilles sincères, compréhensives pour l’écouter.

Sauf peut être les tiennes.

Son pas est sûr alors qu’elle se dirige vers toi, à venir saisir doucement ton poignet. La courbe de ses lèvres ne tombe pas alors que ses yeux s’illuminent.

Tu aurais un moment ? On a pas vraiment eu le temps de discuter, toi et moi.

Il leur avait fallu plusieurs années pour se découvrir, s’aimer dans leur simplicité. Connaître l’autre jusqu’au bout des doigts, et ce jusqu’aux plus profonds de leurs secrets. Elle n’a pas peur, Alaska. Elle sait que tu es le même, en face d’elle. Que ton esprit s’est sans doute forgé sous l’enclume de l’atmosphère terrestre, battue aux fers des natifs et des évènements traversés. Mais elle est certaine que ton coeur n’a sûrement pas changé.

Elle a confiance. Elle l’a toujours eu, de ce premier contact à la froideur de l’immaculée prison d’acier.

Un peu à l’écart, faces l’un à l’autre. À s’observer une nouvelle fois. Sa main vient naturellement épouser l’arrête de ta mâchoire, la chaleur de ta joue. Alaska peut la sentir, la boule qui s’est formée dans sa gorge – parce que ça frappe, parce que ça tabasse ; cette inquiétude longtemps gardée, et désormais difficile à expirer. T’es là, et elle n’est pas sûre de le réaliser.

Et puis ça sort, ça s’échappe, comme une bourrasque de vent. Comme une claque, sans doute – ça ne prévient pas et ça tape.


J’ai sincèrement cru t’avoir perdu.

À foutre le doigt sur quelque chose de muet, d’étouffé. Jusqu’ici ignoré. Elle avait savouré la joie de te revoir, le soulagement de te toucher. De te sentir tangible, vrai, en face d’elle. Mais c’était comme quelque chose d’inachevé – un regard incertain, un dernier au-revoir bateau. À s’être croisés avant de devoir repartir, pas pouvoir se parler, avec la sensation de s’être encore manqués comme un train ou une belle occasion. Qu’il y avait des choses à dire. Des choses qu’il fallait nommer. Parce que ça fait mal de se dire que, peut-être, vous deux ça s’était terminé sur une esquisse, un brouillon griffonné – l’un qui part à la dérive et l’autre qui se demande où ça a foiré.

J’t’ai cherché tu sais.

Elle inspire, expire une nouvelle fois. Le sourire est toujours présent – il scintillerait presque au soleil.

Tu m’as manqué.

Pas juste un peu. Pas juste beaucoup. Peut-être passionnément, voir à la folie. À se raccrocher à ce petit bout de rien, ce petit bout de quelque chose – quand on racontait que beaucoup ont survécu. Puis te savoir en vie, enfermé quelque part. Et devoir repartir. Et se demander si tu vas y passer, qu’est-ce qui pourrait te terrasser – comme une vie entre parenthèses, en l’attente du jugement dernier. 

L’ignorance.
C’est sûrement le pire.
C’était le pire.
À pas savoir. À se demander. À réclamer quelque chose – plus qu’un signe. Une preuve. Pas des rumeurs, des murmures de couloirs.

Tellement de choses ce sont passées.

Elle en rirait presque, Alaska, parce que sur le papier ça ressemble à une mascarade, à un spectacle, une mauvaise blague. À se croiser sans se saisir. Le destin qui s’est foutu de votre gueule.

Et pourtant nous sommes là. Toi, et moi.

À se demander pour combien de temps encore ça va durer.

J’ai eu peur, tu sais, Liam.



Mais ça va mieux, sans doute, maintenant.


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Sujet: Re: third wave ¬ ((ALIAM))
Mar 27 Mar - 3:52



third wave ¬ ((ALIAM))


Alaska& Liam
Ils sont là pour quelques jours. C’est si grand ici, ça change de leur campement, c’est sur mais il y est attaché malgré tout. Il se sentirait bien perdu ici. Il pourrait voir Richard, sa mère, Alaska et tant d’autres mais ça lui fait étrange. Ils ont eu une petite visite pas plus tard que tout à l’heure et Liam ne sait pas s’il pourra s’y faire de vivre dans ce lieu même si c’est vrai que c’est agréable, que ça doit leur changer du vaisseau et des souvenirs pas toujours si joyeux qui s’y renferment, qui resteront là-bas comme abandonnés, oubliés au profit d’une nouvelle vie. Ils y ont droit à cette vie sur terre eux aussi, elle est plus facile, il ne lui semble pas que ces autres venus du ciel si ressemblants et différents d’eux à la fois ont connu les mêmes difficultés qu’eux. C’est plus simple lorsqu’arrive la seconde vague. Ça l’est toujours. Quand il a entendu les remarques de Thaïs lors de la visite, c’est sans surprise qu’il a noté l’ironie, sans surprise là aussi de remarquer qu’ils viennent tous plus ou moins en observateurs. C’est trop tôt. Personne n’est prêt même si revoir des têtes familières fait du bien, aide à croire que ce futur ensemble est possible mais leur campement, celui qu’ils ont construit sans leur aide, ils y tiennent tout autant. C’est une part de leur vie qu’ils ont passé là-bas. Il ne sait pas s’il doit leur en vouloir dans l’fond au départ il aurait préféré être mort et voilà qu’il est encore en vie après plus de trois ans.

Il aurait pu y passer à maintes reprises, dès le premier hiver mais il tient bon comme la poignée d’entre ceux qui ont bien voulu faire le premier pas vers l’Odyssée comme certains d’entre eux sont venus les voir à Noël. Noël. C’est loin dans sa tête, il a l’impression qu’une éternité s’est écoulée entre Noel et aujourd’hui. C’est tellement bizarre, tellement étrange de se retrouver-là. Il est un peu stressé, un peu inquiet.

Alaska.

Cet endroit est trop grand si grand qu’il ne parvient pas à la retrouver, si grand qu’il pense bêtement que ses pas le guideront vers elle comme autrefois où c’était si facile finalement de se retrouver lorsqu’ils étaient là-bas.

Là-haut.

C’est moins facile aujourd’hui : c’est différent et pourtant quelque part il sait que c’est l’une des rares avec qui il pourrait reparler comme s’ils s’étaient quittés la veille. Alors pourquoi ne l’a-t-il pas fait ? Pourquoi est-il resté avec les siens le temps d’une visite, juste assez de temps pour qu’elle puisse s’éclipser à nouveau.

Il se demande ce qu’il s’est passé pour elle pendant tout ce temps, si c’était plus facile, si ça ne l’était pas et le pourquoi. Ils ont eu une vie similaire et différente un peu comme là-haut mais cela ne les a pas empêché de se voir le temps qu’ils étaient en prison, le temps qu’il était encore là et non pas lâché sur Terre sans personne pour être mis au courant avant le fait accomplit. Sauf le Conseil bien sur. Il ne veut pas y penser maintenant, c’est du passé. Il ne leur en veut pas autant. C’est compliqué parce que ça n’a jamais été facile pour eux ici et pourtant il y a quelques moments ici avec les siens, avec d’autres qui font que cet enfer n’en est plus un, il est différent, il parvient à le comprendre, à mieux le cerner.

Il essaye, du moins.

Il se demande si Alaska y est arrivée. Il s’interroge « Tu aurais un moment ? On a pas vraiment eu le temps de discuter, toi et moi. » Il hoche la tête d’un petit sourire à la fois ravi et intimidé. C’est un mélange assez curieux mais Liam ne s’en préoccupe pas, c’est vrai ça fait un moment qu’ils n’ont pas eu le temps de discuter elle et lui, de la faute des deux et au mauvais karma. C’est toujours comme ça ils n’y peuvent rien mais finissent toujours par se retrouver. Et c’est aujourd’hui, comme si cette venue au campement de l’Odyssée n’avait eu pour autre but que de la voir, de se rassurer de la savoir en vie, de lui parler.

C’est elle qui parle comme c’est elle qui l’a trouvé en premier comme l’autre fois quand il s’est crispé puis détendu en la reconnaissant, inquiété en la voyant tant en colère. Ca aussi il n’en connait pas la raison même s’il a cru qu’elle était peut-être dirigée vers lui pour ne pas être venue la voir, (pour avoir essayé, parce que ce n’est pas la première fois qu’il vient voir les Odysséens) mais que trop souvent le maître du destin s’est amusé à leur jouer des tours à sa façon. Et pourtant ils sont tous les deux là à s’observer à se rapprocher comme ils l’ont toujours fait de cette façon si spéciale qui ne le gêne pour autant pas lui qui a tellement du mal parfois lors des démonstrations d’affection mais c’est différent.

C’est Alaska et il ne l’a pas vue depuis trois ans.

C’est long trois ans à se demander si elle va bien. Il ne s’est pas posé la question tous les jours, toutes les secondes. Ce serait mentir et si ça lui est arrivé, que trop rarement ça lui arrive de mentir en la présence de celle que la terre a changé mais pas tant que ça. Il reconnait les traits fins, endurcit par la vie et cette lueur d’espoir qui le tétanise encore aujourd’hui. « J’ai sincèrement cru t’avoir perdu. »

Je me suis perdu.

Il a envie de le lui dire mais préfère attendre sans la couper dans ses mots, elle qui a toujours eu l’art de manier les mots bien mieux que lui. « J’t’ai cherché tu sais. Tu m’as manqué. » « Tu m’as manqué. » C’est une phrase qu’il souffle depuis leur étreinte. Il pourrait dire d’avantage mais même s’il est plus bavard aujourd’hui, l’a toujours un peu été en sa présence, il préfère écouter, juste lui dire qu’il est présent avec ses mots parfois maladroits. Ils ont le sourire un peu fatigué parce qu’il se doute seulement qu’il doit avoir le même, fatigué mais heureux de savoir l’autre vivant. « J’ai eu peur aussi. » Il a eu peur ici alors qu’elle était en haut. Il a eu peur de se perdre là-bas dans le sable, d’y rester alors qu’il s’était donné une chance avec eux de s’en sortir. Il a eu peur pour eux, il a eu peur pour elle, et quelque part, c’est ça le plus dur à admettre, il a toujours eu peur. « Tu vas rester ? » Qu’il lui demande en la scrutant du regard, cherchant la réponse de savoir si elle partira en le sachant en vie, si elle s’est faite à la vie loin d’ici, peut-être un peu plus de calme, à tout ce qu'il lui est arrivé lorsqu'il n'était pas là. Il est un peu brut parce qu’il en a connu des départs plus douloureux que d’autres et égoïstement, aussi, plus peut-être parce qu’il voudrait qu’elle reste.

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Sujet: Re: third wave ¬ ((ALIAM))
Dim 24 Juin - 16:35



— Alaska est là, chagrin effacé tandis que ses perles glissent sur ta silhouette – sourire au rouge des roses fanées écorché sur ses lèvres alors qu’elle t’observe. Il a quelque chose de bon que de se trouver là, face à toi un peu à l’écart du monde qui grouille ; prendre le temps d’observer quelles étincelles sont tombées de ton étoile et espérer (peut être naïvement) pouvoir les raccrocher un jour.

Ses yeux s’échouent sur la moindre de tes cicatrices comme pour essayer de les effacer ; les plus visibles et celles qui marbrent ton esprit à l’intérieur. Elle sait que beaucoup de choses ont changé mais elle sait que vous êtes toujours des âmes similaires – les années se sont écoulées et ont changé votre regard sur le monde mais celui que vous posez sur l’autre.

Lorsque sa main retombe Alaska ne perd pas de sa chaleur ; de ce simple contact elle t’offre tout ce qui pourrait permettre de réchauffer le coeur qu’elle perçoit comme un peu plus tétanisé. Elle a beaucoup de questions, Alaska – un peu futiles, parfois inutiles, mais qui quelque part comptent à leur façon.
Pour l’instant elles attendront – elle préfère cueillir tes sourires aux pétales camélia ; à les savoir fragiles mais dont elle croit (encore) pouvoir prendre soin.

Et ce ne sont que trois mots « Tu m’as manqué. » qui viennent redorer un peu le myocarde lui aussi quelque part dévasté. Alaska un peu terrifiée qui se demande encore si vous vous connaissez toujours aussi bien qu’avant – si certains secrets ne vont pas se taire bien qu’elle ait envie de tout déballer. Partagée entre l’idée que vous allez de pair et que, peut-être, tu l’aurais remplacée. Elle ne t’en tiendrait même pas pour responsable, Alaska ; à se dire que le train de la vie vous avait tous les deux embarqués dans quelque chose d’incontrôlable et pas forcément désiré. Que l’existence est faite de rencontre et de disparitions ; que certains deviennent les ombres des autres et que c’est comme ça. 

Alaska ne veut pas devenir une ombre.
Pas pour toi.

Machinalement ses doigts viennent s’agripper à sa propre peau – poings serrés non pas par colère ni frustration ; simple geste accompagnant son regard inquiet tandis qu’elle scrute ton visage, incertaine. Évidemment que tu as eu peur, Alaska le sait. Pourtant te l’entendre dire a une toute autre saveur – c’est comme appuyer sur une plaie camouflée, savoir qu’elle est là mais la redécouvrir alors qu’elle se creuse sous les mots consumés.

- Je sais.



Vous êtes deux charognes malmenées par les tempêtes infernales, à pourtant toujours vous tenir debout même si ça fait bien longtemps que vous êtes descendu de votre piédestal. À vrai dire, vous n’en avez jamais vraiment eu.
Sa tête semble un peu lourde mais ses épaules sont définitivement plus légère alors que ta présence se fait un peu plus réelle au fil de la conversation. Auparavant tu étais presque comme un mirage, un songe devenu réel – presque palpable – sans vraiment réaliser que tu étais bel et bien là.

Ses yeux sont clairs et son esprit serein. Ça fait bien longtemps que ses prunelles ne sont pas troubles, creux d’océans aux allures incertaines et dont la houle semble enragée. On lui dit souvent à Alaska que ses pupilles sont d’incroyables reflets et qu’il est bien trop facile de s’y noyer.

- Oui, je pense rester.



Parce que la dernière fois elle s’est échappée – et Alaska a totalement disparu durant une année. C’était probablement passé un peu inaperçu ; parce qu’elle est de ces personnes qui s’esquivent en silence jusqu’à ce qu’elles s’effacent.
Elle avait adoré passer cette année aux côtés d’Harlan. Même si le but premier était de te retrouver le destin en avait décidé autrement – elle avait appris à se débrouiller seule et à s’endurcir un peu dans un monde un peu trop obscur pour une âme esseulée.

Harlan lui manque aussi. Ça s’était plus facile de se l’avouer parce qu’elle a toujours décidé d’agir simplement à ses côtés. Mais ton absence était trop difficile à combler alors elle était rentrée. Coeur partagé, arraché – au ventricule de toute façon perforé. Une partie d’elle même est restée dans cette forêt et l’autre a toujours été entre tes mains écorchées. Et ce depuis des années.

- J’suis désolée d’être partie. D’avoir disparu. Ici on me croyait morte, je crois. Quelque part je l’étais sûrement.



Il y a son regard qui s’affaissent et ses épaules qui s’écroulent ; comédienne sans sa superbe qui ne peut décidément pas jouer devant toi. Après tout tu l’as vue au plus mal et tu sais qu’il est pour elle difficile de se cacher – alors simplement elle admet sa défaite, abdique et rend les armes, guerrière peu crédible.

- C’était trop difficile sans toi. J’veux dire–



Léger rire qui secoue sa carcasse et toute sa mécanique craque alors que lentement, à ton contact, elle se remet en marche.

- Quand t’as disparu ce jour là…



Ça remonte à loin. Très loin. Elle se demande si ça compte encore, à tes yeux.

- J’savais pas quoi faire. J’étais réellement désemparée et… Les choses se sont passées si vite.



Elle hausse un peu les épaules, parce que poser des mots sur une douleur ancrée est toujours difficile et nuisible, car sur son regard commence à peser un voile trouble et elle ne sait comment le chasser. Mais l’averse ne coule pas encore – et c’est son sourire qui persiste.

- T’es probablement la personne qui compte le plus sur cette foutue planète alors j’me suis un peu détestée de t’être laissé t’en aller. 



C’est le temps qui craquèle sous votre poids et qui s’échappe sans que vous ne puissiez rien y faire.
Comme une injustice – destin criminel et vous, victimes acculées vous n’avez été défendus que par l’avocat du diable.

- Mais si tu vas bien, alors c’est le principal.





Et elle sait que c’est beaucoup dire pour vos corps délabrés. Aller bien ça veut simplement dire être restés en vie.


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Sujet: Re: third wave ¬ ((ALIAM))
Jeu 26 Juil - 23:02






third wave ¬ ((ALIAM))


Alaska& Liam


Ils se sont manqués de peu. S’il n’était pas là ce jour-là, si elle était venue trois jours plus tard, le scenario aurait été tout différent. Il sait qu’il n’a pas souvent été présent sur l’Odyssée, qu’à son retour de la cité, c’était la même chose, il ne sait juste pas comment faire pour améliorer les choses. Cela va mieux maintenant, il essaye en tout cas d’agir différemment, de faire en sorte que cela se passe bien même si cela ne se déroule pas toujours comme il l’aurait souhaité. Il a eu des ratés, ça arrive, ça arrive même aux meilleurs. Mais Alaska est partie aussi, n’était peut-être plus déjà là quand il est allé sur le premier campement de l’Odyssée lorsqu’un rejeton du conseil s’est amusé à penser qu’il était préférable qu’il fugue chez les Cent plutôt que de rester là, entouré de ceux qu’il ne voulait plus voir. Cela ne se passe pas ainsi, c’est que ça serait plus simple si ça se passait comme ça, oui, c’est sur que la simplicité ça n’a jamais été leur fort, de toute façon.

Il ne sait pas trop comment s’y prendre à présent parce qu’ils ont tous les deux changés même si, au fond, il  a envie de croire qu’ils n’ont pas tant changé, qu’ils sont restés les mêmes, qu’ils pourront renouer comme avant, comme lorsqu’elle était venue le voir en prison alors qu’il ne voulait voir personne. Il se demande si elle va rester parce que la aussi c’est compliqué. Elle est partie alors qu’il n’aurait fallut qu’attendre plutôt que d’imaginer le pire mais il comprend. Ceux qui lui on dit qu’il n’était pas là devaient avoir d’autres choses à faire que de s’occuper d’une Odysséenne qu’ils n’appréciaient pas juste parce qu’ils faisaient partie de ces autres qui les avaient envoyé sur terre et il comprend aussi parce que la rancune est tenace même si Alaska est différente, même s’ils ne sont pas tous comme le Conseil de l’Odyssée même si, là aussi, c’était à eux de suivre les règles : ils ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes de cette situation qu’ils se sont imposé sans le vouloir. Chaque action a une conséquence, c’est ce qu’ils ont découvert en arrivant sur Terre.

« Oui, je pense rester. » Si le soulagement ne s’entend pas, il est visible. Ils ont beaucoup perdu, peut-être pas plus que les deuxièmes arrivés mais ils ont vécu des événements différents, traumatisants. Savoir qu’elle reste, qu’elle ne s’enfuira pas comme tant d’autre le rassure quant à l’avenir qu’il sait pourtant incertain. « J’suis désolée d’être partie. D’avoir disparu. Ici on me croyait morte, je crois. Quelque part je l’étais sûrement. » Il prend de la distance, elle a toujours eu des mots réalistes, un peu trop, de ceux qui font parfois peur quand on les entend ainsi sans trop les analyser. Il n’a pas envie d’analyser, il le fait déjà trop souvent. « C’était trop difficile sans toi. J’veux dire. Quand t’as disparu ce jour là … J’savais pas quoi faire. J’étais réellement désemparée et… Les choses se sont passées si vite. » Il n’ose pas l’interrompre. C’est difficile pour lui aussi parce qu’il a l’impression de revenir des mois en arrière. Il a du mal avec le désespoir surtout quand il sait qu’il ne peut rien faire pour y remédier. « T’es probablement la personne qui compte le plus sur cette foutue planète alors j’me suis un peu détestée de t’être laissé t’en aller. Mais si tu vas bien, alors c’est le principal. » Ca l’angoisse parce qu’il ne sait pas de quoi demain sera fait, ne peut rien promettre pas même pour la soulager de leur avenir. Il aimerait pouvoir lui dire que tout ira bien même s’il sait que c’est faux, que c’est juste possible que tout se déroule mieux à présent comme c’est tout autant possible que ça soit l’inverse. « Désolé, si j’avais su je serais pas parti comme ça. Mais on avait des soucis ici aussi et j’suis parti quelques jours avec une amie pour réparer les choses et en fait ça n’a pas trop … arrangé les choses. On s’est manqué de peu, vraiment. J’allais bien. »

Pas si bien. Il était de retour de la cité, en vie mais en deux mois beaucoup de choses avaient changé, lui y compris. A l’époque il s’agaçait facilement, avait le pardon beaucoup moins facile et si peu de recul pour parvenir à savoir comment s’y prendre de la bonne façon. « Je l’ai blessée, elle est partie.  C’est peut-être mieux qu’on se retrouve maintenant. Je t’aurais blessée toi aussi. » Il lui raconte ce qu’il s’est passé sans trop lui en dire, résumer un an, quatre ans de vie sur terre : c’est compliqué. Il a du mal parce qu’ils ont changé même s’il sent qu’ils retrouveront facilement leurs marques à deux comme ils l’ont toujours fait. « Tu as trouvé de l’aide ? » Elle a l’air d’aller mieux. Elle n’est pas restée chez les Odysséens et Liam se demande comment s’est passé pour elle cette année en solo. « D’autres s’en sont beaucoup moins bien tirés. » Il repense à ceux qui se sont décidé de partir en solo tout comme elle à voir ce que la Terre leur réserverait en s’éloignant, il est heureux que d’entre tous la Terre ait décidé de la laisser vivre. « On en a vécu des choses hein. » Il a un sourire amusé, c’est sur qu’ils pourraient passer des heures à raconter leurs années passées loin l’un de l’autre. « Ce campement est plus proche du nôtre que le précédent, on pourra se voir plus souvent. » Il se doute des intentions de l’Odyssée en venant ici et même si beaucoup de ses camarades le voient d’un mauvais œil, il n’est pas de cet avis. Oh il ne dira pas qu’il viendrait vivre dès demain dans ce campement beaucoup mieux agencé que le leur, mais l’idée est tentante puis le rapprochement c’est ça aussi, au moins, ils n’auront plus à se chercher, enfin. Façon de parler. « Maintenant que j’y pense, c’est nouveau pour toi aussi. » Il est curieux de savoir ce qu’elle en pense de tout ça, de l’envie des dirigeants de l’Odyssée.


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Sujet: Re: third wave ¬ ((ALIAM))
Dim 5 Aoû - 20:11

RP archivé suite à la suppression d'Alaska

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