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˜˜˜˜˜˜The world turns too fast (Devos)
maybe life should be about more than just surviving

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20/12/2016 ELOW ; ĆIRO ALDARIM & IRINA DRAGHSTEEL ; 1076 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 93
— Chi cerca, trova —


Sujet: Re: The world turns too fast (Devos)
Sam 14 Juil - 10:34




The world turns too fast.
25 FEVRIER 2118

Le chemin n’avait pas été de tout repos, mais aucun obstacle n’était apparu pour autant. Ce qui rassurait Devos qui sortait trop peu pour connaitre tous les dangers qui pouvaient exister à l’extérieur. Sa cheville, cependant, continuer à être un frein à ses envies. Même cette marche représentait une tâche longue et douloureuse. Pourtant, Devos prenait sur lui. Il tâchait de minimiser les dégâts et de s’appuyer sur son autre jambe et sur sa béquille. Ses muscles en souffraient, mais ce n’était que provisoire. Un effort à faire pour être tranquille plus tard. Une étape à franchir. C’était toujours ainsi que l’informaticien fonctionnait. Étape par étape. Son organisation maladive se ressentait à chacune de ses actions. C’était un homme qui n’aimait pas s’éparpiller dans tous les sens. Qui aimait se diriger vers un point précis pour ensuite aller ailleurs. Et quand il commençait quelque chose, bonne chance pour qu’il s’arrête avant la fin ! Il allait jusqu’au bout, quitte à se retrouver face à un mur. Les années dans l’espace lui avaient donné un côté méticuleux et réfléchi. Le rythme habituel des journées lui avait offert une certaine aisance à se glisser dans un univers qui n’appartenait qu’à lui. À sa manière, il reproduisait un peu tout ça ici. Devos essayait de retrouver un quotidien dans lequel il pourrait évoluer. Il cherchait un chemin pour ne pas perdre définitivement tout ce qu’il connaissait et surtout, pour mettre en pratique le moindre de ses savoirs. Il n’avait pas toujours les bons outils, ni les bonnes techniques, mais sa capacité à trouver d’autres solutions faisait de lui un mécanicien à ne pas ignorer. C’était sans doute parce qu’il n’avait pas baigné entièrement dans ce domaine, qu’il avait la possibilité de prendre du recul et de ne pas se focaliser sur une manière de faire. Un avait un œil neuf, un œil aiguisé. Il pouvait regarder une pile d’objets et construire mentalement ce dont il avait besoin.

Mais aujourd’hui, ce dont la communauté a besoin, c’est de bonne nouvelle. Après la tempête, il y avait tant à refaire ici et ailleurs, que certains avaient le moral à plat. Lui le premier. L’accès bouché du métro l’avait amené à sombrer dans une place de son esprit qu’il aurait aimé éviter. C’était comme un retour en arrière, à ses tout premiers pas sur terre. À ce moment où la nouveauté l’avait perturbée, déstabilisée, rendue nerveuse pour un rien. Il était en colère, en colère d’être si loin de son travail, comme lorsqu’il était si loin de son monde numérique. Être privée de ce qu’il chérissait le torturer. Même, maintenant, alors qu’il est avec Murphy. La flamme brûlait encore en lui, impatience et prête à tout prendre sur son passage. Il avait un peu peur de sa réaction si son prototype avait été emporté ou détruit, mais par chance, tout était encore là. Parfaitement enterré. Cette fois, il pouvait se reposer. S’asseoir, profiter du calme et du son paisible des cascades. Malgré le froid et la neige, Devos se sentait bien. Son corps était en surchauffe due à l’effort, mais maintenant qu’il était en arrêt, il pouvait sentir sa température corporelle baissait. Et surtout, il pouvait sentir la flamme s’éloigner.

Amusé par la remarque de son amie, il tâcha de sortir une seconde pelle identique. Quand même… Il avait pensé à ça. Et puis, ils iraient plus vite à deux, c’est certain. Cela ne prendra pas plus d’une demi-heure, peut-être bien moins ensemble.

Il est utile ton chien, alors. Il ne l’aurait jamais cru, mais c’était temps mieux. Puis, cela devait être quelque chose de chasser avec lui. Devos se demanda quel âge l’animal pouvait bien avoir et, s’il y en avait d’autres comme lui. Il acquiesça quand Murphy se proposa pour la viande – lui ne pourrait pas l’aider à moins de faire de la bouillie comme Tennessee avec son poisson. Il se redressa un peu, observant la jeune femme s’approche de la rivière puis affirmait que Chris disait beaucoup de bêtise. Ce qui, étrangement, fit sourire Devos.

Non, justement… Elle avait utilisé des pierres, Ten. Quelque chose comme ça. Mais Devos préférait suivre les directives de Murphy et se releva pour chercher du bois sec. Ça, ce n’était pas si difficile. Je m’en occupe. Je te ramène du bois et de l’eau. C’est vrai que leurs gourdes étaient pratiquement vidées, du moins pour lui surtout. Par chance, l’eau de la rivière était encore meilleure ici, près de sa source. Alors, calmement et boitant en douceur, Devos allait récupérer du bois dans les alentours, évitant ceux qui étaient humides ou trop gros. Il trouva plusieurs morceaux qu’il tâcha de ramener au fur et à mesure et de poser dans le cercle de pierres conçu par son amie. Il fit quelques allers et retours avant de prendre les différents récipients et d’aller vers la cascade. Il remonta la manche de sa veste et son pull, puis tendit ses mains dans l'eau glacée. Il en profita pour boire un peu. Quel délice !

Tiens. Il tendit à Murphy son eau, puis se posa de nouveau en grimaçant – c’était souvent ce qui était le plus compliqué, s’asseoir et se lever. Il observa ensuite la militaire dans ses tâches, curieux, mais aussi assez attentif. Soudain, une question apparut dans son esprit si paisible. Dis-moi, as-tu repensé aux rebelles ? Surtout depuis leur dernière grosse discussion, sans doute. Celle où il a tout fait pour qu’elle lui pardonne, mais dans la conversation, sa place chez les rebelles avait été remise en question. Sur le moment, il s’était dit qu’il pouvait comprendre. Après ce qu’il avait fait, elle avait tous les droits de ne plus se sentir à sa place, mais surtout, avec la nouvelle qu’ils ont tous ici… Après-tout, à quoi servaient-ils et quels étaient leurs buts ? Devos avait ses idées, il s’accrochait à certaines volontés, mais Murphy ? Il ne savait pas… Il décida donc que ce break avant le retour pouvait être un moment idéal pour parler de la situation, ou même simplement l’effleurer en attendant qu’ils se retrouvent tous.



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06/12/2015 Lux Aeterna Nope 34224 Sophia Bush AVENGEDINCHAINS de mon ♥ (vava) ; Lux Aeterna (sign & gifs & fiche rp) ancienne militaire - lieutenant, stratège, garde et patrouilleuse. Quelques notions de médecine et bases en maniement des armes. 407
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Sujet: Re: The world turns too fast (Devos)
Lun 6 Aoû - 23:57



❝ The world turns too fast ❞
Murphy Cavendish & Devos Acciaro
(25 février 2118)


Ils étaient arrivés à bon port mais Murphy le savait, ce n'était que l'étape de mi-chemin. Il ne fallait pas être aveuglé par l'arrivée sur les lieux convoités pour oublier qu'il y avait la même distance à faire dans l'autre sens, lorsque leurs muscles et leurs esprits avaient déjà accumulé trop d'épuisement. On s'y faisait, à force : tout devait ramener au village quoiqu'il arrive, et il fallait toujours tenir compte du retour à échelle égalitaire avec l'aller. L'aller, c'était toujours le plus facile. Même avec Devos, elle aimait se considérer comme celle des deux qui était responsable du trajet. Amener à bon port et ramener à bon port, voilà quelles étaient ses missions aujourd'hui. Elle s'intéressait authentiquement à ce qui avait poussé Devos à faire ce trajet dans un état pareil, mais comme elle s'intéressait à tout ce qui pouvait faire évoluer leur confort de vie, ou comme tout ce qui suscitait l'intérêt d'un ami et était capable de bouffer tout son temps, toutes ses pensées et toute son énergie. Elle savait que ce qui tirait Devos aussi loin du village était de cet acabit. Il était trop passionné pour ne faire les choses qu'à moitié, quelles qu'elles soient.

Pourtant et malgré la simple étape que cette arrivée représentait dans l'organisation mentale du voyage que s'était faite Murphy, elle appréciait à juste valeur l'endroit. Un peu trop éloigné du village pour qu'ils puissent y venir régulièrement, il laissait émaner une paix et un calme presque oniriques, mais en cette période glacée de l'année qui donnait l'impression que tout ce qui vous entourait était mort. Ici, tout était encore vivant, tout vivait d'une autre manière. Au loin, là où l'eau était plus calme, Murphy pouvait deviner des blocs de glace voguer sur l'eau froide. Elle ne resta pourtant guère plus longtemps dans cette phase d'admiration; il y avait à faire, ici. Ce n'était une pause que sur le papier. Il fallait se requinquer, récupérer ce qui devait l'être, et repartir. Il n'avait été question à aucun moment de s'éterniser dans les parages. On était trop loin du village pour se permettre le moindre écart; il fallait rentrer avant que les températures ne tombent trop bas pour la nuit. Ca avait été l'une des seules conditions qu'elle avait posées lorsque Devos lui avait demandé de l'accompagner : que le voyage ne dure qu'une journée. En plein hiver, il fallait éviter les folies tant que possible et même elle renonçait chaque année à ses plaisirs d'exploratrice avide de découvertes, nouvelles rencontres et nouveaux paysages.

Avec un petit sourire, elle attrapa la petite pelle que Devos lui tendit et la posa à côté de celle de son ami, préparant le terrain pour lorsqu'ils seraient rassasiés et un peu reposés. « T'en doutais ? » demanda-t-elle avec un petit sourire empreint de défi alors qu'elle se relevait. Époussetant son jean et son manteau, elle récupéra la viande qu'Antarès leur avait fièrement ramenée. « Et appelle-le Antarès, il y tient » exigea-t-elle avec un brin de malice. Ton chien. Richard aussi aurait pu désigner son ami à quatre pattes de la sorte. S'ils l'appelaient par son prénom, ce serait une première victoire à savourer. Le lapin sanglant dans les mains, elle laissa Devos derrière elle le temps de commencer à installer leur campement de quelques heures. Elle aimait quand les choses étaient au moins un peu organisées, et elle avait choisi de s'installer non loin de la rive de la rivière, là où le vent n'était pas trop cruel et la vue pas trop dégueulasse. En préparant les limites du feu à l'aide de quelques galets trouvés sur le rivage, Murphy pesta un peu alors que ses idées s'étaient dirigées vers Chris. Non, elle refusait de le laisser s'immiscer dans des moments agréables comme celui-là et entre Devos et elle.

Organiser le partage des tâches, c'était plus judicieux et plus utile -elle avait bien compris que rien qui était lié à Chris ne pouvait être utile à quiconque de près ou de loin. Il y avait relativement de quoi faire pour s'organiser un déjeuner qui requinquerait comme il faut. Antarès avait fait ce qui aurait pu s'avérer le plus compliqué en leur offrant la viande, mais le reste demeurait au point mort. Les galets s'entassaient en un cercle alors que Murphy et Devos discutaient de la répartition des tâches. L'informaticien accepta sans rechigner les propositions de la brune et elle lui fit un petit signe de la main alors qu'il s'éloignait pour récupérer du bois, d'abord. Les choses prenaient doucement forme et ils allaient bientôt pouvoir se vanter d'avoir su créer un petit espace cosy pour leur déjeuner.

Quelques minutes plus tard, elle jetait la viande sur le feu et le doux son des crépitements de la viande qui cuisait doucement accompagna les premiers parfums carnés. Elle releva la tête vers un Devos visiblement réhydraté et attrapa sa gourde nouvellement remplie avec un sourire. « Merci ! » Du menton, elle désigna le feu devant elle. « Bravo pour le bois, le feu a pris nickel ! » Les bras encerclant les genoux qu'elle avait remontés vers sa poitrine, elle guettait la cuisson attentivement, bien décidée à ne pas laisser la pièce maîtresse de leur repas se carboniser sous sa surveillance. Du coin de l’œil, elle regardait Devos s'installer de l'autre côté du feu et il lui sembla un instant que les choses s'avéraient laborieuses -elle n'aurait peut-être pas du lui demander de crapahuter pour chercher du bois et de l'eau. « Ca va ? » demanda-t-elle timidement, de l'air coupable de celle qui regrettait d'avoir imposé elle-même la répartition des tâches au sein du duo. Mais l'esprit du scientifique était perdu bien loin de là, du côté d'autres sujets que Murphy ne prenait la peine de considérer que lorsqu'on la forçait à le faire. Pour une multitude de raisons, depuis l'été précédent, elle avait préféré laisser la rébellion de côté. Sans le vouloir, elle lança un regard noir à Devos et soupira en tâtant d'un baton de bois le morceau de viande qui cuisait. « Pas vraiment. De toute façon je suis pas sûre qu'elle existe encore, si ? » Son regard s'était levé très brièvement vers lui pour évaluer sa réaction. Ca faisait trop longtemps que le groupe avait éclaté -à moins qu'ils aient continué à trafiquer quelques trucs dans son dos, le mouvement avait à la fois prouvé qu'il n'était pas nécessaire et qu'il n'avait jamais été suffisamment uni et déterminé. « Je crois que la viande est cuite. Y'a quelques baies dans mon sac, si tu veux. » Elle désigna son sac posé entre eux, à côté du feu, et retira précautionneusement les morceaux de viande pour les lâcher dans les deux gamelles qu'elle avait amenées. « Bon appétit. » Elle tendit celle de Devos à celui-ci, l'air un peu ailleurs alors qu'elle pensait à Chris et à la rébellion, et se demandait si elle n'avait pas juste été traînée dans un guet-apens.
 

The world turns too fast (Devos)

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