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˜˜˜˜˜˜“ The simplest explanations are often the most difficult to confess ” (Isa)
maybe life should be about more than just surviving


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20/12/2016 ELOW ; ĆIRO + IRINA + JONAS ; 1204 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 96
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The simplest explanations are often
the most difficult to confes
12  juillet 2117

Devos ne pouvait pas laisser ce groupe s’effondrer, surtout par sa faute. Personne ne semblait réaliser la volonté qui avait guidé son action, à part Chris, mais peut-être que lui aussi ne comprenait pas. Peut-être qu’il attendait simplement de prendre son temps pour entendre ce que Devos aurait à dire. L’informaticien n’en savait rien et tout s’était produit si vite, qu’il n’avait pas eu plus de temps ou plus de mots pour sa cause. La maladresse de Tennessee avait jeté un coup de froid et la confiance qui régnait depuis des années, s’évaporait sans la moindre limite. Il devait trouver une solution, réparer les dégâts. Il se sentait responsable, tout comme il se sentait responsable d’Isaïah. C’était lui, qui lui avait parlé des rebelles, de leurs causes, de la manière dont elle pourrait y trouver sa place – et il y croyait toujours. C’était lui qui avait réussi à la convaincre, à l’amener dans ce groupe qui n’aurait jamais dû se dissiper de cette façon. Mais c’était lui aussi, quelque part, qui était responsable de cette première réunion catastrophique.

La nuit sans sommeil, Devos avait longuement réfléchi à la manière dont il aborderait Isaïah. C’était son devoir d’aller la rassurer, de lui faire comprendre que ce qui s’était produit, c’était un cas particulier. Une exception.

Très tôt, ce matin-là, il attendit la jeune femme dans l’atelier improvisé des mécaniciens et techniciens encore en vie de l’Odyssée. Il resta près de son père qui triait quelques outils, immobile. Devos savait que s’il se plongeait dans ses projets, là, tout de suite, il n’aurait plus le courage ou la force d’aller affronter Isaïah. Il refusait de faire traîner les choses et dès qu’il l’aperçut arriver, il se précipita pour lui faire face.

Est-ce qu’on peut parler ? Lui dit-il, calmement et discrètement, même si le père Acciaro le regardait de loin, plutôt curieux de voir son fils aller vers quelqu’un. Devos était le genre d’homme à préférer la solitude à toute compagnie, alors c’était tout de même un peu surprenant. En privé. Ajouta-t-il, comme pour signifier que ce n’était pas ici qu’ils auraient l’occasion de parler à cœur ouvert. Il attrapa rapidement deux sauts, tendant l’un d’eux à la jeune femme.

Allons chercher de l’eau, à la rivière. Une excuse parfaite. Il était tendu, cela pouvait se voir. C’était particulier, lui qui ne dévoilait jamais complètement ses émotions et qui le plus souvent ne s’en croyait pas capable. Il savait simplement qu’il risquait de faire empirer les choses et ça, c’était compliqué à gérer.




Dernière édition par Devos Acciaro le Ven 2 Mar - 19:39, édité 1 fois

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19/02/2018 Isis/Sara Artemia 516 Phoebe Tonkin philia informaticienne et mécanicienne Odyssey baby 154





 
The simplest explanations are often the most difficult to confess

 
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  La journée de la veille a été éprouvante pour toi, Isaïah. Tu n’as ni envie de revenir dessus, ni envie de te lever ce matin, bien au contraire. Tu te tournes de l’autre côté, vers le mur, en rabattant les couvertures par-dessus ta tête. Malgré toi, tes pensées te renvoient à ce qu’il s’est passé dans le bunker. La dispute, le manque de confiance entre les différents membres du mouvement rebelle. Tu ne comprends pas pourquoi Chris, avec lequel tu passes ton temps à te prendre la tête, et Devos, que tu apprécies énormément même si vous n’êtes pas super proches, ont voulu que tu le rejoignes. Ton caractère est trop emporté, Isaïah. Tu n’es pas le ciment dont ils auraient pu avoir besoin. Si tu n’en veux pas spécialement à aucun d’entre eux, tu te dis vraiment que ce n’était pas ta place, aussi séduisante ait pu être cette idée. « Hey Isaïah ! Tu comptes dormir toute la journée ? Crois pas que tu vas être nourrie sans rien faire…. » Tu pousses un profond soupir, dépitée à cette réflexion dont tu te serais volontiers passée. Mais tu sais qu’elle a raison. Tu repousses tes draps en grommelant, avant de te lever. Tu sens que ça va être une longue journée.

C’est en retard que tu finis par arriver à l’endroit où toi et les autres mécaniciens travaillez. Surprise, tu repères rapidement Devos en compagnie de son père. Et pourtant, ton ainé de quelques années a plutôt tendance à être très solitaire. Tu hausses un sourcil, mais n’y prête pas plus attention que cela, même si ton cœur se serre un peu, Isaïah. Tu ne sais pas trop comment te comporter aujourd’hui avec lui après ce qu’il s’est passé la veille. Mine de rien, l’idée qu’il ait pu œuvrer dans le secret de ses partenaires te contrarie un peu. Ca n’a pas été grave cette fois, mais une prochaine fois ? Tu te diriges vers ton plan de travail avec détermination mais Devos te coupe la route, te demandant si vous pouvez parler. Tu détournes un instant le regard vers son père qui vous regarde, curieux avant de reporter ton attention sur Devos. « Si tu veux… » réponds-tu en haussant les épaules. Tu ne vois pas ce que ça pourrait changer, mais bon… « Je t’écoute… » ajoutes-tu avant qu’il ne précise qu’il veut te parler en privé. Ok… songes-tu, comprenant tout de suite quel sera le sujet de la conversation : ton départ du Bunker la veille.

Tu pousses un profond soupir, avant d’accepter et il propose rapidement d’aller chercher de l’eau à la rivière. Tu attrapes le seau qu’il te tend, secouant la tête. Tu ne trouves pas cette idée excellente, surtout lorsqu’on sait que tu as tendance à facilement renverser les seaux en marchant, mais bon. Les autres penseront ce qu’ils veulent. Tu imagines pourtant dans leur tête qu’il s’agit d’un rendez-vous galant. Il suffit de voir leur petit sourire en coin lorsqu’ils vous regardent vous éloigner en marchant côte à côte. « Je crois qu’ils se font des idées… » lances-tu pour détendre l’atmosphère entre vous. Tu vois bien qu’il est tendu et, le connaissant, ce n’est pas souvent qu’il laisse ainsi transparaître ses émotions, pour ne pas dire jamais. L’envie de poser ta main sur son bras te traverse l’esprit et celle-ci se lève avant que tu ne laisses retomber ton bras le long de ton corps. De toute façon, vous arrivez déjà près de la rivière. « Tu voulais me parler d’hier, c’est ça ? » demandes-tu à ton compagnon.


Dernière édition par Isaïah Stowaway le Lun 5 Mar - 14:22, édité 1 fois

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20/12/2016 ELOW ; ĆIRO + IRINA + JONAS ; 1204 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 96
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12  juillet 2117

C’était simple, Devos était un homme d’honneur. Quand il vendait quelque chose, c’était pour des raisons honnêtes. D’une certaine façon, il avait l’impression d’avoir menti à Isaïah, de l’avoir convaincue d’une chose qui n’était pas. Pourtant, les rebelles n’étaient pas une cause perdue. Et il n’avait pas trahi les rebelles. Le fait que ça le touche personnellement l’incite sans doute encore plus à aller vers elle et lui parler, pourtant elle-même sait que ce n’est pas son genre. Que Devos n’est pas ainsi. Ce comportement est étrange de sa part, mais ça ne change rien. Quand l’informaticien a une idée en tête, il faut bien plus que du temps pour qu’il change d’avis. Cherchant l’excuse parfaite pour parler à Isaïah en privé, il ne se doute pas des rumeurs que ça pourrait lancer – ou de son père qui risque déjà d’imaginer le mariage futur. C’était ridicule et Devos préférait ne pas y penser davantage.

Laissons-les croire ce qu’ils veulent. Le plus tôt ils seraient dehors, loin des autres, le plus vite il pourra lui parler plus sérieusement. Les petits sourires de certains ne lui échappèrent pas et il se demandait ce qui se passerait si des rumeurs se mettaient déjà à filer. Peu importe. Il garde ainsi le silence, s’éloignant du village comme si sa tâche de la journée était de ramener de l’eau et rien d'autre. Il fait chaud, et ça, il déteste. Mais ce n’est rien.

Je n’ai jamais douté de ta perspicacité. Dit-il en posant les sauts près de la rivière. Je suis désolé pour ce qui s’est passé hier et je préfère venir te dire les choses en personne plutôt que de te laisser imaginer ce qui n’existe pas.

Il savait que la situation était un peu compliquée. Elle venait à peine d’arriver et voilà qu’il semble que rien ne tienne en place. Il ne savait pas comment elle avait pris les choses, si ce n’est que son départ avait donné l’impression qu’elle ne voulait plus faire partie d’un groupe rebelle qui pourrait bien lui causer plus de tort qu’autre chose. Et Devos qui ne contredit rien. Pourtant, si elle était restée un peu plus, peut-être aurait-elle entendu des réponses à ses questions. Ou peut-être qu’Isaïah n’y pensait même plus. Il ne savait pas comment elle avait pris les choses, si ce n’est que son départ avait donné l’impression qu’elle ne voulait plus faire partie d’un groupe rebelle qui pourrait bien lui causer plus de tort qu’autre chose. Devos voulait la rassurer, mais il ne savait pas vraiment comment s’y prendre. Au moins, il essayait. La première étape, c’était bien de lui donner sa version des faits, non ?



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 Pendant un instant, tu regardes Devos comme s’il était fou. Toi, tu ne te moques pas de ce que les autres peuvent penser, et il le sait bien. Tu as envie de croire que ton ressenti puisse avoir un peu d’importance pour ton ainé. Bien sûr, tu le connais… Tu sais que les sentiments humains lui passent parfois par-dessus la tête. Qu’il ne se rend pas compte. C’est qu’il est parfois un peu sociopathe sur les bords, le Devos. Pourtant, il n’en est pas moins quelqu’un de bien. Quoique non. Sociopathe, ce n’est pas le terme. Plus… Autiste. Oui, voilà. Autiste. C’est ça. Parce qu’il est au-dessus des considérations du commun des mortels. Tu chasses cette idée de ta tête alors que tu marches derrière lui, un seau dans les mains. C’est ridicule, comme prétexte, il faut bien le reconnaître. Tu as envie de balancer le contenant, et même, presque, de planter là l’informaticien. Tu sais de quoi il a envie de te parler. Et toi, tu n’es pas certaine de vouloir revenir sur ce fiasco.

Pourtant, vous arrivez à destination sans que tu n’aies rien fait. Tu essuies ton front qui s’est couvert d’une fine pellicule de sueur du fait de la marche sous cette chaleur tandis qu’enfin, Devos répond à ta question. Ce qui n’existe pas, c’est une justification à mon recrutement… songes-tu. « Ne t’inquiète pas. Ce que j’ai vu et entendu hier sera bien gardé. Je n’en parlerai à personne. » réponds-tu en enlevant tes chaussures et tes chaussettes. Tu retrousses le bas de ton pantalon. Quitte à remplir le seau, autant se rafraîchir un peu les pieds. songes-tu en rentrant dans l’eau froide. Tu attrapes un des seaux que tu commences à remplir. « Je me demande surtout à quoi ça a servis… Le speech de Chris, le tiens pour… Tout ça pour quoi ? Que j’assiste à ça ? Je sais que je suis pas très utile au campement, étant informaticienne, de base… Encore la mécanique, on en a encore l’utilité. Mais l’informatique ? C’est ruiné ! » Si tu arrives à ne pas crier, Isaïah, c’est parce que tu as peur qu’il y ait quelqu’un pas trop loin qui puisse entendre votre conversation. Tu réfléchis donc aux mots que tu emploies pour que personne ne puisse comprendre que vous parlez rébellion.

L’idée de faire partie de leur mouvement, pourtant, ça t’avait séduite. Tu y avais vu une façon d’être utile, de pouvoir faire quelque chose pour les autres. De pouvoir venger tous ceux qui étaient morts… Pour rien. Mais là… Tu secoues la tête et sors le premier seau de l’eau, levant vers Devos un regard emplis d’incompréhension, de « pourquoi ? »

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12  juillet 2117

À force d’être tout et n’importe quoi aux yeux des autres, Devos a cessé de relever les mots dans le noir. Les murmures qui se transmettent dans un coin. Pourquoi les autres avaient-il tant besoin de parler. De tout, de rien, de la communauté. Les potins, s’étaient presque une monnaie. Heureusement pour lui, il n’intéressait personne et ce qui étaient dit, étaient vite oublié. La priorité, était de pouvoir parler avec Isaïah, parce qu’elle devait entendre ses explications, parce qu’il devait la rassurer sur la situation. C’était compliqué, oui. C’était comme un château de cartes qui venait de s’effondrer sur leurs têtes. Et il était fautif. C’était encore dur à comprendre, mais il réalisait petit à petit ce qu’il avait fait mal, malgré la bonne volonté qui le guidait. Cela n’avait plus aucune importance. Devos devait essayer de rassembler les rebelles, lui qui semblait avoir tout foutu en l’air. Il savait que Murphy serait la plus difficile à convaincre, mais Isaïah avait un caractère tout aussi fort à ses yeux. Si jamais il laisse trop le temps passer, il se peut que les choses deviennent encore plus graves. Alors oui, cette excuse pouvait paraître un peu banale bien que ça soit une tâche courante, mais au moins ainsi, il trouvait un moyen de s’éloigner de la foule et des oreilles qui traînent.

Je sais, je te fais confiance, ce n’est pas vraiment ce qui m’inquiète. Tout comme la jeune femme, il retire ses chaussures et ses chaussettes pour ensuite entrer dans l’eau et remplir le seau en métal.

Déjà, ne te sous-estime pas. Tu fais plus que certains. Ils y en avaient qui se tournaient vraiment les pouces et ça, c’était irritant. Ce qui s’est passé, m’a échappé à moi-aussi. Je m’excuse que toi et les autres aient assistés à ça, mais je t’assure que nous ne perdons pas de vue ce pourquoi nous existons. Du moins, il l’espérait. Il savait qu’il avait du pain sur la planche pour réparer ce qui s’était produite.

C’est vrai qu’en tant qu’informaticien, nous ne pouvons rien faire. Mais si nous parvenons à récupérer un semblant de source d’électricité, nous pourrons peut-être retrouver une partie de nos archives et ça, tu sais que c’est réalisable. Sinon ils ne feraient pas partie de ce petit groupe d’acharner à la recherche de l’impossible. Devos ne baissait pas les bras. Il avait déjà élaboré quelques plans pour des futures actions. Il sortit de l’eau, posa l’un des seaux pleins et pris le second qu’il avait emporté.

Je sais que ce qui s’est basé dans le bunker t’as donné une piètre image des rebelles et j’en suis navré. Je comprendrais si tu veux reculer, mais il reste encore tellement à faire, Isa. Nous sommes toujours dans une phase de survies. C’est maintenant que se pose les bases de notre communauté.




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 Il te fait confiance ? Tu n’en doutes pas, bizarrement. Sinon, il n’aurait pas fini le travail mal commencé par Chris des mois auparavant. « Tu peux être utile de tant de façons… » Ces mots te trottent encore dans la tête parfois. Souvent, même. Même encore hier quand tu as claqué la porte. Parce que tu n’as pas vu quelle utilité tu pouvais avoir pour eux, au fond… Tu es une fouteuse de merde, Isaïah. Tu en as parfaitement conscience. Tu connais ton caractère par cœur. Tu sais que tu t’emportes trop facilement, surtout quand les choses te tiennent à cœur.

Tout en prenant ton temps pour remplir le seau, car tu te doutes que cette conversation prendra un peu de temps, bien plus en tout cas qu’il n’en faut pour remplir de liquide les contenants. Alors autant faire un peu trainer les choses…  Devos, cependant, ne semble pas de cet avis-là, puisqu’il remplit rapidement le rien.  Tout en tentant de la rassurer sur son activité au sein du campement. Tu secoues la tête, Isaïah. C’est plus fort que toi. Tu as du mal à croire en tout ce qui ressemble de près ou de loin à des compliments, aussi tu te contentes d’un « Si tu le dis… » en guise de réponse en haussant les épaules. Si ça lui fait plaisir de dire ce genre de choses… Des banalités, pour toi qui a l’impression de ne jamais faire assez. C’était déjà le cas dans l’espace, quand on y réfléchit bien. Déjà là haut tu avais tendance à t’abrutir de travail pour ne pas penser, pour ne pas péter un câble parce que tu voyais certaines personnes passer trop de temps à ton goût avec d’autres. Tu pousses un petit soupir en revenant au présent lorsque Devos reprit la parole pour s’excuser de ce qu’il s’est passé la veille.

Tu détournes le regard, le temps de sortir de l’eau ton premier seau et de le poser sur le rebord. Mais tu ne prends pas le deuxième immédiatement. Une façon, peut-être de faire comprendre à ton ami qu’il n’y a pas besoin de faire vite. Même si tu as des choses à faire – haha – tu n’as pas envie de retourner à ton quotidien. Pas quand il peut y avoir autre chose en jeu. Et pourtant, une partie de toi continue à se demander à quoi bon ? Mais tu l’écoutes, néanmoins. Tu vois, Devos… Je sais aussi rester calme… songes-tu avec ironie. « Comment tu veux que ça soit crédible pour ceux que vous recrutez en cours de route ? Si vous ne vous entendez pas, si vous n’êtes pas sur la même longueur d’onde… Ca ne peut pas marcher, tout ça… » commences-tu.  

Mais déjà, Devos change de sujet, parlant de ce sur quoi vous êtes focalisés : la production d’électricité. Vous en avez déjà parlé à plusieurs reprises, tous ensemble. Et la question qui se pose, avant même celle de la production, est celle du stockage. A moins de trouver un système pour ne produire que ce qui sera utilisé, au moment où vous en avez besoin. Mais ça te semble particulièrement compliqué à jauger. « Certes… En attendant, pour l’instant, c’est hypothétique. Et tu le sais aussi bien que moi. On en est loin, encore. Il faudra des mois, peut-être des années pour y arriver. Il faut aussi qu’on se concentre sur du concret. Sur du présent. Et au présent… » Tu secoues la tête et attrapes le deuxième seau, revenant te mettre dans l’eau tandis qu’il revient à nouveau sur les événements de la veille.

Tu le regardes pendant qu’il parle, sourcils froncés. Pas de réprobation, non, plus de réflexion, d’incertitude. C’est beau, ce qu’il dit, bien sûr. Tu as envie d’y croire, comme la dernière fois qu’il t’en a parlé. Mais après la veille… « Comme je disais, le problème, c’est votre entente, votre coordination… Vous n’êtes pas sur la même longueur d’onde. Qu’est-ce qui vous unit, au fond, tous les quatre ? L’amitié ? Tu ne vas pas me dire que vous êtes tous amis… Ce n’est pas Bisounoursland… Et si c’était le cas, ça ne serait pas parti en vrille comme ça hier… Un intérêt commun ? Plus certainement déjà. » Tu marques un temps de silence pour laisser tes propos pénétrer le cerveau de Devos. Même si celui-ci a tendance à travailler nettement plus vite que le tien sur bien des points. « Tu le sais, vos idées me séduisent. Sinon… Sinon Chris, et toi ensuite, vous m’en auriez pas parlé… Mais si vous êtes pas capables de vous mettre d’accord sur le mode de fonctionnement… Ca peut pas marcher. » De nouveau, tu marques un silence avant de reprendre : « Dis-moi, Devos…. Pourquoi as-tu rejoint la Rébellion au départ ? Et la raison de Chris ? Et celle de Ten ? Et celle de Murphy ? »

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12  juillet 2117

Elle ne devait pas douter de lui, car lui ne doutait pas d’elle. Il savait que la situation pouvait prêter à confusion. Que rien ne s’est produit comme souhaité, que la tempête était tombée sur eux. Pour Devos ne croit pas avoir menti à la jeune femme. Il sait parfaitement ce qu’il lui a vendu, il sait aussi qu’elle y a cru. Il doit simplement arranger les choses, retrouver un moyen de remettre de l’ordre dans le désordre qu’il avait foutu. Il se sentait responsable de tout. De la trahison inexistante et pourtant dont Murphy était convaincu – et peut-être les autres. Il se sentait responsable de Tennessee, qui avait dévoilé la vérité par accident. Il se sentait responsable de cette fissure entre chaque leader, tout comme il ne pouvait s’empêcher de penser à Isaïah et la manière dont ce petit espoir qu’elle avait eu, c’était étouffé avant même de pouvoir briller.

Il savait être borné quand il le voulait. Il savait insister, s’expliquer et balancer tous les arguments possibles pour se faire comprendre. Il posa ses sceaux et rejoignit la demoiselle près du rebord. Ils avaient du temps, il le savait. L’excuse était là pour ça, mais c’était plus fort que lui de faire les choses vite et bien.

Nous sommes sur la même longueur d’onde, c’est juste plus complexe que ça… Mais comment le dire ? Par où commencer ? Il n’en savait rien. Il n’était pas le plus doué pour s’expliquer, surtout vu la situation. Devos n’avait jamais eu à faire ça auparavant, parce que personne n’avait encore chercher à le comprendre. Parce que Devos était trop différent. Parce qu’il ne voyait pas les choses de la même manière que les autres. Et ça l’avait fatigué, depuis tout petit, de se répéter. Encore aujourd’hui, il ne supportait pas ça.

S’il faut des mois et des années, alors il ne faut pas perdre notre temps et continuer. Parce que c’est concret. Si nous, nous arrêtons d’y réfléchir, nous qui avons la connaissance et le savoir pour réussir un tel pari, alors ce n’est pas des années qui s’écroulerons avant qu’un semblant d’évolution reviennent. Mais des siècles.

Elle baissait les bras ? Sur ça aussi ? Oui, c’était un défi, mais de l’entendre parler de cette façon le surprend. Il l’observa prendre son deuxième sceau et se demanda, si quelque chose d’autres s’était produit après le bunker pour qu’une telle pensée lui traverse l’esprit. Elle était du même côté que lui, pendant longtemps, mais cela semblait changé légèrement. Oui, ils n’avaient plus d’accès à un monde binaire. Il n’y avait plus d’univers digital qu’ils pouvaient gérer, plus de robot ou de nanotechnologie concevable. Ils avaient perdu beaucoup, faisant un bon conséquent en arrière. Mais rien n’était perdu et ça, ils le savaient, lui comme elle. Du moins, il le croyait.

Il l’écouta sans l’interrompre, questions sur questions, avis sur avis. Il ne voulait pas l’arrêtait, parce qu’elle sortait là toutes ses inquiétudes. Il retourna ainsi dans l’eau pour lui faire face, alors qu’un oiseau semblait chanté plus loin et que le soleil brillait. Il faisait si chaud, mais l’eau de la rivière rafraîchissait un peu la température de son corps.

Lorsque nous étions là-haut, nous nous battions pour renverser le conseil. La dictature qu’ils menaient, allaient nous conduire à notre perte. Avoir envoyé ces gamins sur terre pour gagner du temps dans l’espace alors que l’Odyssée était condamné, ça a été une goutte de trop. Oui, la terre est vivable, oui, ils ont survécu. Mais ils auraient pu tous mourir. Le conseil était prêt à sacrifier des enfants. Il est normal qu’en arrivant sur terre, nous avons eu du mal à reprendre les choses en mains. Notre mode de vie n’était plus le même. Il n’y avait plus d’éjection possible et nous étions persuadé que notre société changerait. Qu’on n’aurait plus besoin d’un conseil pour être guidé. Mais nous avons eu tort.

Il prenait son temps. Il disait les choses avec lenteur et conviction. Il voulait faire ça bien. Il n’avait pas besoin de reprendre tout ce qui s’était produit. Elle était là. Lorsque la chute de l’Odyssée a eu lieux. Les tensions avec les jeunes, l’émeute qui avait eu lieu à cause des extrémistes anti-jeunes… Il n’avait pas besoin de lui faire un récapitulatif, parce qu’elle savait.

Notre volonté et d’arrêter de survivre pour vivre enfin, avec les jeunes, en tant que réelle communauté. Le peuple décide pour le peuple. La raison de ce qui s’est passé hier, est ma faute. Quand Faust à disparue… Un blanc lui échappe, alors que son cœur s’étire férocement. A chaque fois qu’il pensait à elle, il avait mal. Quand Faust à disparue, nous avons dû remettre de l’ordre dans la rébellion. Nous avions un plan : trouver un lieu plus adapté pour s’installer avec de bonne base. Mais il y avait tellement à faire dans le campement, que nous sommes restés inactifs. Silencieux. Personne ne réalisait que nous étions encore là. Alors j’ai tenté d’insuffler l’idée de déménagement à un maximum de personne, espérant que le conseil se bouge les fesses. Il se gratte la tête, observant les alentours. Il n’y a aucune preuve que mes murmures aient atteints le conseil, mais regarde où nous sommes aujourd’hui. Je n’aurais pas dû agir seul, je le sais. J’ai compris mon erreur. Mais crois-moi, nous sommes bien tous sur la même longueur d’onde. Nous nous battons pour le bien commun. Nous n’agissons peut-être pas ouvertement pour le moment, mais nous sommes là et après ce qui s'est passé, c'est simplement à moi de réparer les choses.

Il se rapproche de la mécanicienne pour planter son regard dans le sien.

Rien n'est perdu, crois-moi.





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 Nous sommes sur la même longueur d’onde, c’est juste plus complexe que ça… tu arques un sourcil, pleine de perplexité. Pourquoi les choses devraient-elles être plus compliqués que ça ? Tu n’es pas d’accord, Isaïah. Mais tu ne demandes qu’à comprendre. Parce qu’aussi sanguine que tu peux l’être, aussi hyperactive, tu sais parfois faire montre d’une grande patience. Et en cet instant, ton envie de comprendre est plus puissante que le reste. Alors oui, tu peux bien attendre que Devos reprenne la parole pour t’expliquer. Et s’il le faut, cela prendre toute la journée. Tu ne bougeras, clairement, pas d’ici. Et, pour en atteste, tu croises les bras sous ta poitrine, manquant de laisser dériver le seau. Merde ! Tu t’empresses de le rattraper et te retournes vers l’autre mécanicien, attendant qu’il reprenne la parole. S’il faut des mois et des années, alors il ne faut pas perdre notre temps et continuer. Parce que c’est concret. Si nous, nous arrêtons d’y réfléchir, nous qui avons la connaissance et le savoir pour réussir un tel pari, alors ce n’est pas des années qui s’écroulerons avant qu’un semblant d’évolution reviennent. Mais des siècles. Ouais, ‘fin… Ce ne sont pas vraiment les explications auxquelles tu t’attends. Tu y vois plus une façon de justifier ses actes. Tu comprends qu’il ait pu avoir envie d’avancer, d’agir. Mais seul comme ça… Tu n’es pas certaine que ça ait été une bonne chose à faire. La preuve avec ce qu’il s’est passé hier. Tu n’as pas pris parti, toi. Tu as juste refusé en bloc toute cette tension. « Je comprends que tu aies pu avoir envie que ça bouge… Mais… T’es plus tout seul… » lui réponds-tu finalement, lui rappelant ainsi qu’il fait partie d’une équipe bien que ce ne soit pas forcément son fort. Tu sais pertinemment que Devos a toujours été du genre joueur en solitaire. Mais maintenant, il doit fonctionner en équipe – que tu fasses ou non partie de cette équipe.

Parce qu’au fond, tu ne sais pas si tu fais réellement partie de cette équipe. Si c’est une bonne chose. S’ils ne peuvent pas s’entendre… A quoi bon ajouter tes tensions avec Murphy, ou avec Chris ? Ta méfiance envers Marlène Rhodes ? Si encore, leur quatuor fonctionnait parfaitement… Tu pourrais mettre tes craintes de côté. Mais là… là, tu ne sais pas, Isaïah. Tu ne sais plus, tu es perdue. Tu finis par détourner la tête tandis que Devos reprend la parole, parlant de leurs actions là-haut. Tu ne faisais alors pas partie de ce mouvement. Tu y étais extérieure. Mais tu te demandes si ce n’était pas plus concret là-haut, qu’ici. Tu finis par émettre un claquement de langue. « Là-haut, comme tu dis, l’injustice était plus visible qu’ici… » Tu sais qu’il a raison, de fait. Ici, tout le monde, même toi, est persuadé que les choses vont changer d’elles-mêmes. Mais ce n’est pas possible, bien sûr. Tu en as parfaitement conscience. Mais c’est pour ça qu’ils ne doivent pas se laisser bouffer par leurs luttes intestines. C’est pour ça que tu as fini par orienter la question sur ce qui les a rassemblés. Pour qu’il puisse retrouver leur intérêt commun, à tous les quatre. De fait, Devos finit par continuer et tu hoches la tête. Tu sens que, enfin, vous touchez au but. Même si ce n’est pas facile pour Devos d’avouer tout ça. Tu t’approches de Devos, poses une main sur son bras, silencieuse, simplement pour l’encourager à poursuivre quand il parle de Faust. « A ton avis… Si tu leur avais parlé de ton projet… Ils auraient dit quoi ? » lui demandes-tu avant de t’écarter à nouveau pour aller poser le seau désormais plein sur le rebord.

Cette fois, c’est lui qui s’approche de toi et le mouvement de l’eau te fait te retourner vers lui. Tu lèves la tête pour croiser son regard tandis qu’il reprend la parole : Rien n'est perdu, crois-moi. Tu as envie de le croire. Terriblement. Tu baisses un peu la tête, Isaïah. Tu ne sais pas quoi répondre. Finalement, c’est un regard hésitant que tu relèves sur lui, mais plein d’espoir : « Je l’espère, Devos… Je l’espère… »


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20/12/2016 ELOW ; ĆIRO + IRINA + JONAS ; 1204 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 96
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The simplest explanations are often
the most difficult to confes
12  juillet 2117

Dans le genre « explication », Devos n’était pas le plus doué. Il risquait, souvent, de s’éparpiller en détail et il ne voulait pas ennuyer Isaïah avec trop d’informations. Il savait aussi que la jeune femme était capable de rester à ses côtés le temps de tout saisir, quitte à ce qu’il se répète, quitte à ce qu’il se perde dans ses mots. Ce n’était pas un problème, elle ferait l’effort nécessaire et il en avait conscience. Mais peut-être aussi, qu’à force de chercher une réponse, elle risquait de se retrouver en face de la mauvaise raison. Devos pouvait séparer très clairement les différents sujets d’une conversation, mais si la liste s’allongeait, serait-elle capable, elle, de faire le lien entre ce qui a été dit et ce qu’il lui offrait ? D’une part, il devait expliquer à la jeune femme la situation, mais il ne trouvait pas encore la manière de la faire. Elle lança aussi le sujet sur son rôle d’informaticienne devenue obsolète. Il tâcha de la rassurer, lui expliquant qu’ils ne devaient pas baisser les bras, mais clairement, la mécanicienne avait lié cette réponse comme étant une explication de ses actions, à sa soi-disant trahison. Son rôle de rebelle n’était pourtant pas lié à ses ambitions de retrouver de l’électricité et peut-être leurs archives. Pour pouvoir avancer dans ces recherches, Devos avançait sans attendre personne. Il n’avait pas besoin de l’autorisation de Murphy ou de Chris pour bidouiller ses prototypes, pour espérer réalimenter les serveurs encore en état – et encore, l’étaient-ils vraiment ? Pourtant, il ne reprit pas la parole, ne voulait pas s’éloigner de l’objectif de sa présence : essayer de rassurer Isaïah, essayer de lui montrer que ce qu’elle avait aperçu hier, n’était pas la réelle image des rebelles.

D’ailleurs, il savait parfaitement qu’en tant que rebelle, il n’était pas seul. Il avait commencé comme un ajout, un pion, un autre membre, puis avec Chris, s’était retrouvé dans une position plus importance à devoir gérer les détails des missions et l’organisation. Il avait conscience de la place qu’il avait et, pendant longtemps, n’avait rien accompli sans les autres. Jusqu’à récemment. Et encore, ses actions étaient plus anciennes que ça, mais le temps avait coulé et les doutes étaient restés. Il préféra ne pas l’interrompre pour ne pas l’embrouiller encore, essayant ensuite de prendre la parole le plus consciencieusement possible. Il lui expliqua d’où était né la rébellion, de comment les choses se sont faites et visiblement, la jeune femme semblait parfaitement comprendre, et même adhérer.

Devos n’était pas le genre à s’ouvrir, elle le savait. C’est sans doute ce qui explique son geste, mais l’informaticien n’y accorda pas plus d’importance. Il devait poursuivre et il sentait qu’il était arrivé à exprimer ce qu’il devait. La question de la jeune femme, pourtant, le surprit légèrement. Il n’y avait jamais songé.

Je n’en sais rien. Et c’était là, la vérité. À ses yeux, ses murmures étaient trop anodins pour être véritablement un plan d’attaque. Et de toute manière, ce qui est fait et fait. Est-ce vraiment nécessaire de s’acharner sur le passé quand il ne peut pas être modifié ? Il avait compris son erreur, même si une partie de lui avait fait tout le nécessaire pour ne pas mettre en danger leur groupe et les mois étaient passés depuis.

Je ne veux pas te forcer à revenir, mais je voulais que tu saches. Et si un jour, tu te sens de nouveau d’attaque à combattre à nos côtés, la porte te sera ouverte.





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19/02/2018 Isis/Sara Artemia 516 Phoebe Tonkin philia informaticienne et mécanicienne Odyssey baby 154



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[Vous devez être inscrit et connecté pour voir cette image]Tu en poses de ces questions, Isaïah… Pas étonnant que Devos ait autant de mal à répondre… Tu as beau lui laisser le temps de le faire, tu cherches trop à aller en profondeur, là où rester en surface serait probablement suffisant. Tu ne sais pas à quel moment il faut que tu t’arrêtes de creuser. Au fond, cela te rend peut-être aussi inapte à être au milieu d’une foule que lui. Pour des raisons différentes. Quand tu penses à Tennessee, à Devos et à toi, tu vois trois êtres incapables de se mêler aux gens. Trois êtres différents, pas à leur place. Tu n’as jamais cherché à comprendre quelle était la raison pour eux. La tienne, tu la connais bien, cependant : ton père. Ce père dont tu es si contente d’être débarrassée depuis ton arrivée sur Terre. Comment les choses se seraient-elles passées pour toi, si ton père était mort à la place de ta mère quand tu avais quinze ans ? Ou si tu avais cédé à la tentation de le tuer ? Tu aurais fini en prison, si tu avais cédé. Ca, c’est sûr. Et peut-être même pas avec ceux qui ont été envoyés ici en éclaireur. A tous les coups, ton père s’il avait été dans la confidence pour cet envoi, ce serait arrangé pour que tu n’en fasses pas partie, les autres prisonniers ayant été éjectés après l’envoi des jeunes délinquants. Au fond, peut-être est-ce mieux que tu n’aies rien tenté. Lâche songes-tu, te demandant de même si ce n’est pas à cause de ça que tu es partie hier. Tu as beau dire que c’est le fait qu’ils se soient tous pris le bec les uns avec les autres… Au fond, tu ne sais pas.

Tu doutes de toi-même, Isaïah, alors que tu te retrouves confrontée aux vérités de Devos. Est-ce vraiment nécessaire de s’acharner sur le passé quand il ne peut pas être modifié ? Tu hoches la tête lorsqu’il reprend la parole, te ramenant au présent, les pieds dans l’eau, face à face. Il a raison, bien sûr… Comme souvent, d’ailleurs, et cette pensée t’arrache un sourire. « Tu as raison. On ne peut pas changer le passé. » dis-tu d’un ton lourd de sens cachés. « Je me demandais ce qu’aurait donné ma vie, si j’avais pas eu mon père… » finis-tu par lâcher dans un murmure. Tu n’es pas certaine que le mécanicien ait entendu ta réflexion. ET a dire vrai, s’il ne l’a pas entendue, c’est sans doute mieux comme ça. As-tu vraiment envie de plonger plus profondément dans les souvenirs de cet homme violent ? Surtout qu’il est mort dans le crash de l’autre partie de l’Odyssée, te libérant enfin de sa présence pesante, même invisible.

Je ne veux pas te forcer à revenir, mais je voulais que tu saches. Et si un jour, tu te sens de nouveau d’attaque à combattre à nos côtés, la porte te sera ouverte. « Je sais… Je… Merci. Je vais y réfléchir. » réponds-tu en levant la tête vers lui. Une main tendue vers toi, que tu as envie de saisir. Parce qu’au fond, tu sais que tu as besoin de repères dans ce monde auquel tu n’arrives pas à t’intégrer. Et pourtant, tu ne sais pas si tu dois la saisir. Tu ne veux pas le faire pour de mauvaises raisons, en tout cas. Tu as besoin d’être sûre que tu feras le bon choix, que tu ne reviendras pas à nouveau en arrière…

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20/12/2016 ELOW ; ĆIRO + IRINA + JONAS ; 1204 JAI COURTNEY ; ELOW ; INFORMATICIEN ET LIEUTENANT REBELLE / SPECIALISTE EN INTELLIGENCE ARTIFICIELLES, NOTIONS EN MÉCANIQUE ET ELECTRONIQUE, GÉNIE INCOMPRIS ; 96
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12  juillet 2117

Il n’était pas là pour forcer Isaïah à revenir. Non, ce n’était pas le but de cet instant et il serait bien incapable de lui faire ça. La jeune femme avait, avant tout, besoin de réponses et d’explication. Elle avait besoin de comprendre ce qui s’était passé dans le bunker et de prendre du recul. Ce qui arrivera, arrivera. Devos le savait. Tout, comme il savait que les rebelles étaient un investissement. Une façon de penser. Il ne voulait pas transformer le regard qu’Isaïah avait sur leur communauté, au contraire, il voulait qu’elle se retrouve dans leur objectif et peut-être que ça finira par arriver. En attendant, qu’elle prenne son temps. Qu’elle patiente face à tous ces changements qui s’opèrent sur le village. Devos espérait, d’une certaine façon, éclaircir la voie et l’aider à se sentir mieux après tout ce qui s’était passé. Il ne se sentait pas le mieux placer pour défendre la situation actuelle des rebelles, mais il était responsable. Responsable de sa venue, hier. Responsable de la tournure de la réunion. Responsable de la séparation évidente qui régnait depuis.

Devos savait parfaitement ce qu’il devait faire, étape par étape. Il calculait par avance chacune de ses interventions, espérant réussir son objectif. Il devait réunir tout le monde, s’excuser auprès de chacun, trouver la manière la plus appropriée de reformer la rébellion et d’être plus fort encore. Ils ont affronté tellement par le passé, qu’ils ne pouvaient pas baisser les bras maintenant. Il savait que Chris le suivrait, que Murphy finirait par comprendre, que Tennessee serait toujours à ses côtés. Là, dans l’eau, en face de la jeune femme, il espérait réussir. Lui, le premier, il a conscience du manque de tact qui était le sien. Lui, le premier, il savait être le moins doué pour utiliser les mots pour réunir, pour convaincre. Mais il essayait. Et ça, c’était un début.

Je doute que les choses aient été si différentes. Dit-il en répondant à ce qu’il avait capté d’Isaïah, lui-même d’un ton proche du murmure. La seule chose que Devos sait, c’est qu’ils sont ce qu’ils sont. Avec un père ou une mère, Isaïah n’aurait peut-être pas été si différent que ça. Elle n’est sans doute pas la seule à se poser ce genre de question et il le sait. Il se décida alors à sortir de l’eau, remettant ses chaussures et soulevant les seaux désormais plus lourds.

Allons-y, avant que mon père n’organise notre mariage ! Son ton était tout à fait sérieux – de toute manière, Devos n’était pas le genre à faire de blague. Il s’arrêta, observant Isaïah qui soulevait ses seaux. Il attendit qu’elle le rejoigne puis reprit la marche en direction du campement. Il se sentait mieux. Rassuré d’avoir pu lui parler, d’avoir commencé à arranger la situation dans laquelle il avait mis tout le monde.



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