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˜˜˜˜˜˜FACE À FACE | EZRA (-18)
maybe life should be about more than just surviving


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Sujet: FACE À FACE | EZRA (-18)
Sam 24 Fév - 0:39


Face à face
Ezra & Shana

« Comme tu me plairais, ô nuit ! sans ces étoiles dont la lumière parle un langage connu ! Car je cherche le vide, et le noir et le nu ! »
Depuis les récents événements, le frère et la sœur avaient été contraints de rester au sein de la cité de feu. Non pas par choix, mais parce que plus personne ne leur donner de boulot. Ils étaient au chômage technique. Et Shana ne supportait plus de devoir resté enfermer entre quatre murs. Elle voulait sortir, partir en chasse - il lui restait bien les bordels ou la taverne, mais même les choses qui la passionnée tant autrefois, ne l'amuse plus. Elle s'ennuie la vipère, profondément. Son aîné profite de son temps libre pour dormir, récupérer de toutes ces heures qu'il a perdu. Shana quant à elle, tourne en rond - elle sait pas quoi faire. Alors, elle décide de quitter la demeure pour les ruelles marchandes et la place principale. C'est alors qu'elle se fait appréhender par un vieillard. Il lui parle de sa fille qui s'est enfuie, après que son père l'ai donné en épousailles à un riche marchand d'esclaves - elle n'a pas le temps de discuter avec lui et d'écouter ses jérémiades sur sa fille disparue. Mais quand il parle d'argent, qu'il est prêt à lui donne bonne somme pour lui ramener sa fille - la mercenaire fait machine arrière. L'appel du gain est bien trop fort pour elle. Elle l'écoute alors, passe un marché avec lui - lui promettant de lui ramener sa précieuse fille en échange d'une belle bourse remplie d'or. Le marché conclu, la mercenaire ne perd pas de temps et s'en va sceller son destrier. Elle n'en parle pas à son aîné, parce qu'elle sait qu'il est aussi avaricieux qu'elle lorsqu'il s'agit d'or et elle n'a pas spécialement envie d'être une fois de plus en compétition contre lui et de perdre son contrat. D'après le vieillard, la gamine a fui depuis une semaine. à pied, elle n'a pas du aller bien loin. Son instinct la pousse à croire qu'elle aurait pu aller se cacher chez les calusa, mais Shana se demande si après le passage du cyclone, le village a su tenir le choc - à moins que ne soit plus qu'un tas de ruines sanguinolentes et que la jeune fille n'y soit finalement pas. Une seule façon de le savoir c'est de s'y rendre et tout de suite.

[...]

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Dernière édition par Shanareth Zamarguilea le Sam 24 Fév - 19:49, édité 2 fois

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28/02/2016 Glacy Chris Wilson 1447 Jessica Parker Kennedy Valtersen (avatar) esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée Rahjak 149
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Sujet: Re: FACE À FACE | EZRA (-18)
Sam 24 Fév - 11:54


Face à face
Ezra & Shana

« Comme tu me plairais, ô nuit ! sans ces étoiles dont la lumière parle un langage connu ! Car je cherche le vide, et le noir et le nu ! »
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Sur une autre planète, à des siècles lumières de là, le viol pourrait être condamné. Cette infraction serait définie pénalement et condamnée de 15 ans de réclusion criminelle. Mais dans ce monde-ci, violer une personne pouvait paraître d'une certaine banalité. Certes au coeur de la cité rahjak, la justice n'était que cruelle avec un souverain qui avait droit de vie et de mort sur ces sujets. Certes poser la main sur l'esclave d'un autre revenait à perdre sa main ou être torturé. Mais ce qui n'était su ne pouvait être condamné. Une justice paradoxale dans une cité du feu où luxure, débauche et ivresse étaient autant monnaie courante au sein des bordels et tavernes qui bordaient la grande place. Une touche de sexualité exprimée au plein jour alors que chaque coeur battait d'un même éclat. Un même feu qui courait dans les veines de chaque rahjak en faisant autant un peuple fier, violent et craint. Une cité que plus mortelle qui retenait les hommes prisonniers si ce n'était l'esclavage qui les avait réduit à genoux.

Une cité que j'avais fui. Enfin cette sensation de liberté qui existait. Enfin cette liberté d'action qui n'avait jamais existé auparavant où cette fois-ci les choix étaient miens et non imposés par Roan. Ayant la soudaine sensation de pouvoir être heureuse. L'impression que je l'était. Plus qu'une impression mais une réalité alors qu'il n'était désormais difficile de sourire ou de rire aux éclats. Qu'appréciant un peu plus la compagnie de Hyacinthe et encore plus celle d'Arméthyse. Heureuse d'avoir retrouvé ce lien de complicité qui existait enfant, heureuse qu'elle ait franchi le pas. Des traîtresses que nous étions. Et sans doute la méprise de croire que nous pouvions avoir un instant de tranquillité, que le passé n'était plus. Cette certaine stupidité de croire qu'il était possible que l'on nous ait oublié ou que du moins les recherches étaient en parties abandonnées. La tentative de me convaincre moi-même qu'à défaut de Shanareth, Roan avait aussi renoncé à se lancer à nos poursuites. Des tentatives pour effacer la peur et juste apprécier ce soupçon de liberté sans craindre de devoir se retourner à chaque seconde pour jeter un coup d'oeil derrière mon épaule. Mais à vrai dire les événements de cette journée ne pourraient que me rappeler que c'était un mensonge, qu'il n'était possible de prétendre que rien n'était arrivé ou que cette menace n'existait plus. On prétendait, on faisait semblant pour se tourner vers le futur, pour évoluer. On faisait des projets après avoir acquis cette soudaine liberté tant espérée, tant désirée. On tentait de s'installer, on prétendait ou espérait pouvoir devenir des commerçants même alors que la tribu des calusas avait été dévasté par le cyclone. On tentait de vivre au lieu de simplement survivre. Ce que je m'étais mise en tâche de faire. Retrouvant le sourire alors que je me retrouvais à vivre auprès d'Arméthyse, apprenant à chasser les images du passé et juste profiter. Mais personne ne pouvait chasser les démons du passé. Parfois ils n'en venaient qu'à réapparaître sans que l'on ne puisse faire quoique ce soit.

Ce dont je ne me doutais. Ne me doutant pas que je la reverrai elle en particulier alors que je m'étais retrouvée à m'éloigner de bon matin de ce campement aménagé. Lui ayant promis de revenir vite. La volonté de me mettre en mouvement, de revoir l'éclat d'un autre paysage si ce n'était de ramasser des coquillages. L'inspiration là alors qu'autant que cette histoire ne venait qu'à s'écrire, je ne pouvais que me rappeler les conseils d'Azzurra. Me rappelant ses doigts de fée et ses conseils alors qu'elle m'avait appris à créer de rien des bijoux. Un éclat de délicatesse dans ce monde. Et que des promesses de faite, ne pouvant que lui rappeler en riant qu'elle m'avait appris à me battre. Conscience que je ne ferai peut être le poids mais des techniques de défense et de combat apprise. La volonté de ne plus jamais être en état de vulnérabilité. Un contrat respecté. Alors que je me retrouvais qu'avec un sourire à m'éloigner en compagnie d'Argo. Une traversée. Et qu'un éclat de changement alors pour cette fois-ci les robes que je portais traditionnellement avaient laissés place à une tenue différente, plus masculine. Tenue qui ne pouvait qu'épousseter les courbes et qui n'était que d'autant plus pratique pour cette expédition. N'ayant toutefois entrevu ce précipice alors que la mer était là, à deux pas de moi. N'ayant entrevu cette fin soudaine et ce rappel que sarcastique que rien ne pouvait effacer le passé.

[***]

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Sujet: Re: FACE À FACE | EZRA (-18)
Sam 24 Fév - 14:35


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Ezra & Shana

« Comme tu me plairais, ô nuit ! sans ces étoiles dont la lumière parle un langage connu ! Car je cherche le vide, et le noir et le nu ! »


Elle ne voit pas les ombres derrière elle, les pas qui s'enfoncent profondément dans le sable faisant penser à celle d'une bête trop lourde - une bête aux blatères qu'elle aurait pu reconnaître entre mille. La tête dans son méfait, elle ne prend plus garde à ce qui l'entoure. Elle n'entend pas non plus ce cri, cri qu'elle pense être un énième poussée par sa victime - pourtant différent des siens. Une voix significative qu'elle aurait préféré ne plus jamais entendre. Mais tout s'arrête, brutalement lorsqu'elle lui demande de la laisser tranquille. Tout s'arrête, la mercenaire relève la tête, se stoppe soudainement. Elle pense rêver, que ce n'est pas elle qui est en train de la menacer avec ce poignard. Elle regarde la jeune fille apeurée, qui a dû prier tellement fort que le dieu soleil a eu pitié d'elle et lui a envoyé quelqu'un à son secours, l'arme pointé sur elle - finalement celle qui la tient dans ses mains. Ezra. Elle tremble un peu, elle n'est pas sûre d'elle - déstabiliser à n'en pas douter de retrouver celle qu'elle avait tenter de convaincre qu'elle n'était pas un monstre, en train de commettre un acte aussi atroce que celui-ci. Ce n'était pourtant pas faute d'avoir essayé. C'est une cause perdue, Shana est incapable de changer, même par amour. Et si même l'amour ne peut rien contre son instinct de vipère - alors personne ne peut plus rien pour elle. Ezra était la seule à pouvoir l'aider, à la sortir de ses bas instincts, mais elle a emporté tout ce qui lui restait de cœur et de chaleur en fuyant la cité. Depuis son départ, la mercenaire avait changé. Son frère le premier avait remarqué que sa sœur n'était plus la même. Quelque chose en elle s'était brisée, éteinte. Ses mains tenant toujours fermement l'objet de sa mission. Son regard ancré dans celui d'Ezra. Elle poussa un grognement guttural - mécontente. Elle veut qu'elle s'en aille, qu'elle parte immédiatement avant que ça finisse mal pour elle. Elle ne veut pas avoir à choisir entre la tuer ou terminer ce qu'elle a commencé avec la jeune fille sur elle. « Va-t’en ! » La seule réponse qu'elle peut lui donner. Un non catégorique. Elle ne la laissera pas, elle n'en a aucune envie -et si Ezra doit user de son arme et blesser Shanareth pour qu'elle l'écoute, la mercenaire n'en a cure. Elle n'a plus rien à perdre, parce qu'elle a déjà tout perdu en laissant la seule femme qu'elle aimait lui échapper, alors qu'elle aurait pu fuir avec elle et vivre la vie de ceux qu'elle traquait.
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Sujet: Re: FACE À FACE | EZRA (-18)
Sam 24 Fév - 22:06


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Relevant finalement la tête. Un regard croisé qu'elle reportait aussitôt sur la jeune femme qui se trouvait là, prisonnière de ses mains. Peut-être presque ce désir palpable de lui crier de me regarder. Comme offusquée qu'elle n'en vienne qu'à détourner la tête aussitôt, comme si j'étais un mirage. Ce qu'elle semblait croire alors que pendant l'espace d'une seconde, ce fut comme si elle avait devant elle une illusion, un mirage. Comme un homme presque fou qui à force de naviguer dans le désert, en raison de la chaleur ne saurait croire si ce qu'il apercevait était réel. Toujours le risque dans le désert. Un désert qui s'étendait à perte de vue, que je n'avais pu que franchir. Et pourtant ce même grain de folie que j'avais entrevue à force de ne voir que sable et sable. La sensation de n'en jamais voir la fin, et autant que je n'avais pu que me préparer, j'étais inexpérimentée. Ayant eu de la chance. Le dieu du soleil qui avait été là pour me protéger, me mettant sur le chemin de Vaughause. Consciente que si la druide n'aurait été là, les rapaces et charognards n'auraient pu que se rassasier de mon cadavre. N'ayant trouvé la mort ni dans le désert, ni après. Pourtant le dieu du soleil savait que autant d'autres j'avais manqué de sombrer dans la folie. La chaleur qui ne jouait, autant que cette sensation de voir que des points des mirages alors que les oasis et les traces d'eau se faisaient rare. Moments précieux qui n'étaient aussi que chargés de souvenir alors que là-bas, elle m'avait appris à nager. Ces souvenirs éphémères qui étaient restés ancrés d'une partie de mon esprit même si je n'avais pu que les éloigner de sitôt. Un mirage qu'elle avait semblé pourtant voir alors qu'elle ne semblait croire que j'étais réelle. Pourtant là en chair et en os, et ne pouvant que la défier de laisser la jeune femme partir.

Et son regard qui était retrouvé. Regard soutenu. Une volonté de montrer un masque d'indifférence. Comme une tentative vaine de paraître de glace comme elle était. Un échec alors qu'il m'était impossible de me mentir à moi-même. L'impossibilité de me mentir à moi-même et de faire comme si je n'entendais pas les battements assourdissants de mon coeur. L'impression qu'il allait exploser. Tentative de ne pas trembler, de me rappeler les conseils d'Arméthyse. Mais à vrai dire à cet instant je ne pouvais me rappeler ses conseils. Ne pouvant qu'entendre les battements de mon coeur alors que mon regard était plongé dans le sien. Son regard sombre. Un néant dans lequel il semblait facile de se perdre. Dangereux. Un simple regard qui aurait pu en pétrifier plus un. Comme un éclat ténébreux autour d'elle alors qu'à cet instant, immobile, elle était aussi dangereuse que n'importe quel mercenaire de la cité. Une réputation qui la précédait alors qu'elle avait taillé dans le sang sa place. Immobile. Une vipère prête à fendre sur sa proie.

L'impossibilité de prévoir sa réaction. N'ayant su comment elle réagirait. Toujours cette impossibilité de saisir les sentiments, les traits du visage de ceux de la cité. L'impossibilité la plupart du temps de savoir comment ceux considérés comme dangereux seraient prêts à réagir. Et pourtant pendant cet espace de temps qui s'était écoulé où ce lien s'était tissé, où la vie avait sonné plus éclatante, il m'avait paru facile de deviner ses pensées. Mais à cet instant, la possibilité n'existait pas. Incapable de dire comment elle allait réagir même si mon premier instinct serait de croire qu'elle me rirait au nez. Comme s'il semblait improbable que je puisse croire que ceci n'était qu'un mirage de ma part ou qu'elle ne puisse qu'au contraire que me serrer entre ses bras. Une masque de tendresse qui ne pouvait plus exister. Un fossé qui s'était creusé. Des ruines de destruction qui substituait et que consciente que si Arméthyse m'avait convaincu de ne tout jeter au feu, il ne semblait que croire que pour elle notre histoire n'était que plus des cendres.

Une menace inoffensive que j'étais alors que dans un sens, même là même avec ses techniques de défense elle restait celle qui avait les cartes en main. Une tentative de croire que je n'étais à sa merci et pourtant dans un sens cette impression qu'elle restait maître de la situation. Des ténèbres que j'avais vu autour d'elle. Un passé que j'avais pourpre et qui ne m'avait empêché de lui donner mon coeur. Un coeur dont elle s'était emparée, qu'elle avait autant morcelée même si elle était sans aucun doute celle qui n'avait pu que connaître le vide. Un choix fait. Comme un sacrifice ou j'avais tiré un trait sur son prénom. Choississant la liberté au-delà de l'amour. Consciente ces mois avant que jamais elle ne m'aurait suivie et même là alors que je n'avais pu que lui proposé de tout laisser derrière, de me suivre et de tirer un trait sur le passé, elle n'avait su se détourner des siens. Une vie qui ne serait que ruine pour elle si elle se retrouvait dans la peau de ceux qu'elle traquait. Et ce fossé qui nous avait toujours séparé qui n'avait pu que resurgir. Son monde auquel je n'appartenais. Esclave. Comme celle qu'elle tenait entre ses mains. L'ordre qu'elle s'écarte.

Et un grognement guttural qui sortait de sa gorge. Comme un chien prêt à défendre ses os. « Va-t’en ! » Une réponse catégorique. Pas tant celui d'un enfant qu'un ordre. Un ordre qu'elle savait pourtant que je ne respecterai pas. L'impossibilité de fermer les yeux. Ce que nombreux faisaient à la cité, détournant la tête des étalages où les esclaves étaient obligés de se tenir, vendus comme des meubles. Exposés à la vue de tous, traités de la marchandise comme je l'avais été. N'ayant jamais pu détourner les yeux. Et l'incapacité de le faire là aussi alors qu'il m'était impossible de faire demi-tour et de la laisser avec elle. Ce qu'elle savait pourtant. Mais une pensée qui allait même au-delà alors que cela avait été moi. Et mon regard ancré dans le sien alors qu'un simple mot claquait dans l'air. « Non. » Un ton sans doute aussi tranchant que le sien. Une situation que certains décriraient comme une impasse alors qu'aucun ne voudrait revenir sur sa position. Et qu'un pas que je faisais dans ma directe, les doigts qu'un peu plus refermés sur le poignard. « Ecarte-toi d'elle ! » Presque une pointe de fierté que ma voix n'est pas tremblée. Comme une première bataille de gagnée pour montrer que la peur n'était là, que la situation était pour une fois sous mon contrôle. Ce qui était faux alors que la situation était loin de là sous mon contrôle. Consciente qu'elle ne croirait pas cette menace que je représentais et peut-être autant un avantage à l'idée qu'elle me sous-estime même si la vérité était que je ne faisais le poids, pas même là face à un mercenaire même si je ne pouvais que tenter de me convaincre du contraire. Mais pas tant cette situation qui comptait que celle d'extirper la proie d'entre ses griffes. Jeune femme dont un éclat vibrait dans son regard. Regard que je ne croisais de peur d'attirer son attention alors qu'à la même seconde les minutes se précipitaient. Eclat de vigueur où sa victime ne pouvait que tenter de s'échapper et que je m'élançais dans sa direction. Ces quelques secondes où le temps semblait s'arrêter, la scène se déroulait au ralenti. Les battements de coeur qui résonnaient. L'adrénaline qui courait dans les veines. Et un seul mot qui existait, celui de survivre au-delà de vivre.
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Sujet: Re: FACE À FACE | EZRA (-18)
Dim 25 Fév - 12:38


Face à face
Ezra & Shana

« Comme tu me plairais, ô nuit ! sans ces étoiles dont la lumière parle un langage connu ! Car je cherche le vide, et le noir et le nu ! »
La mercenaire pensait qu'elle écouterait son ordre, l'ordre de partir immédiatement d'où elle vient et ne plus jamais y revenir. Mais l'esclave en a toujours fait qu'à sa tête - la preuve est qu'elle a préféré sa liberté à son amour pour elle. elle qui lui avait fait promettre de rester ici et de l'attendre, mais cette tête de mule a préféré suivre la voie de la folie, que de la raison. Elle n'a jamais rien écouté, alors ce n'est pas maintenant, à l'heure actuelle que les choses vont changer. Un grognement s’échappe de ses lèvres lorsque Ezra refuse de partir. Elle grogne de rage, parce qu'elle comprendre qu'elles sont toutes deux devant une impasse -aucune ne souhaitant baisser les armes face à l'autre. La mercenaire ne sait pas si elle doit qualifier l'acte d'Ezra de courageux ou de particulièrement stupide. Si autrefois, Shana n'aurait jamais osé lever la main sur elle de peur de la blesser, voir de la tuer - aujourd’hui, les choses avaient complètement changé et les sentiments jadis qu'elle avait ressenti pour elle n'y changeraient rien. Elle est dans un tel état de rage et de cruauté que même la plus douce des caresses ou le plus doux des baisers qu'elle pourrait lui donner ne sauraient éteindre le volcan en elle. La vipère est sur ses gardes, prête à bondir sur elle - ce n'est qu'une question avant qu'elle dégaine ses crochets et les plante dans sa chair pour injecter son poison mortel. Elle n'a jamais aimé qu'on lui tienne tête - encore plus aujourd'hui. surtout par celle qui a eu l'audace de lui briser le cœur. Elle ne se rend pas bien compte que Shana pourrait la briser en deux si elle le voulait, mais quelque part, même si la haine est persistante, elle se retient de toutes ses forces - ne sachant pas combien de temps elle pourra encore retenir la bête en elle. « Idiote ! » souffle-elle, les yeux au sol, le vent marin passant sur sa plaie à présent sèche. Elle se fiche quel impact aura son insulte - elle ne fait que dire la vérité. Le manque de jugement de jugement, de bon sens de la jeune femme risque de la coûter bien plus cher que la perte de la Shana qu'elle a connu autrefois. celle de bonne attention, prête à mourir pour elle, prête à subir la colère destructrice de Roan et ses poings dévastateurs. Mais cette Shana n'existe plus, dévorée par la vipère, l'affreux reptile qui gronde et qui attend son heure pour resurgir des entrailles de la mercenaire.

Son regard guette Ezra, celle-ci s'approchant dangereusement, tenant le poignard un peu plus fermement entre ses mains qui ont cessé de trembler. Elle veut lui faire croire qu'elle n'a pas peur, que le regard de la mercenaire ne l'affecte pas et qu'elle est prête à y faire face quoi qu'il lui en coûte - mais la vipère sait, sent qu'elle n'a pas aussi sûre qu'elle laisse le paraître. Elle est certes téméraire, mais sa témérité ne fera pas le poids face à cette femme dont l'expérience au combat et au maniement des armes n'ont d'égal que sa perfidie. Alors lorsqu'elle lui demande de s'écarter de sa victime, la sourire moqueur écorche ses lèvres. Elle n'est pas impressionné le moins du monde, elle n'a pas peur, que ce soit d'elle ou de la mort qui l'attend au tournant. Et se demande même si ce n'est pas aujourd'hui qu'elle va rejoindre son père. mourir de la main Ezra serait une mort indigne d'une mercenaire comme elle, mais au moins, elle serait le dernier visage qu'elle verrait avant de rejoindre l'autre monde. « Il faudra me tuer pour ça. » Une fatalité qui te pend dangereusement au nez. Une fatalité dont Ezra aurait la lourde de tâche d'accomplir. Shana n'aura aucune pitié et si l'esclave ne prend la tangente, la mercenaire le fera pour elle. Mais la mercenaire qui pensait avoir la situation sous contrôle, vient de la perdre en un instant. Avec tout cas, elle en oubliait la jeune femme en dessous d'elle - qui vicieusement et avec le peu de force qui lui restait et parvenue à s’échapper de ses entraves. la mercenaire n'a pas le temps de la rattraper et elle court se planquer derrière Ezra - la prenant comme bouclier, pensant que la mercenaire n'oserait pas lui faire du mal. Elle était sauve, mais pourquoi de temps encore ? Debout, droite, l'allure fière, son regard perçant joute les deux jeunes femmes. Lentement sa main glisse à son ceinturon, tenant ferment une dague à la main aussi aiguisé que celle d'un couteau de cuisine. Elle menace les deux jeunes femmes. « Écarte-toi Ezra, ne m'oblige pas à te tuer. » Une menace qu'elle mettrait à exécution. Une dernière chance pour elle de partir sans séquelles et en un seul morceau. Sauver sa liberté. Vivre cette vie qu'elle a toujours voulu et l'oublier à jamais comme elle l'a oublié.
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28/02/2016 Glacy Chris Wilson 1447 Jessica Parker Kennedy Valtersen (avatar) esclave de Roan (de retour) ▲ métier ingrat ▲ ancienne couturière, esclave domestique, prostituée Rahjak 149
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Sujet: Re: FACE À FACE | EZRA (-18)
Lun 26 Fév - 21:19


Face à face
Ezra & Shana

« Comme tu me plairais, ô nuit ! sans ces étoiles dont la lumière parle un langage connu ! Car je cherche le vide, et le noir et le nu ! »
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N'entendant le murmure prononcé où elle me traitait d'idiote. Le vent marin qui couvrait ses mots. Et sans doute cela était-il mieux. Mais dans un sens elle n'avait pas tort. Idiote sans doute de tomber amoureuse d'elle. Une relation qui défiait toutes les règles de l'univers.  Il était que plus dangereux que mercenaire et esclave tombent dans les bras l'un de l'autre. Ce qui était rare et que plus dangereux en effet alors que les esclaves n'étaient que des proies pour eux. Un fossé qui existait non seulement entre les esclaves et le reste des personnes à la cité mais un fossé qui existait aussi entre les genres. Si les moeurs étaient d'une certaine manière que frivole et libre, il ne restait pas moins que les mariages s'étaient toujours orchestrés entre les hommes et femmes au sein de la cité rahjak. Des femmes qui étaient des objets de convoitise. Mais les couples entre hommes et hommes, femmes ou femmes ne pouvaient être vus favorablement. Comme le désir d'écarter le mauvais oeil ou de forcer la personne à revenir dans un bon chemin. Un héritage, un nom qui disparaîtrait. Ce qui n'était pourtant possible quand on n'avait rien. Des fossés qui existaient. Des positions plus nobles convoitées et des personnes qu'il n'était possible d'envier la situation de loin. Une situation différente au bordel là où un premier lien avait été créé, même s'il n'avait été que plus tard qu'elle avait su s'emparer de mon coeur. Et sans doute n'avait-il été qu'idiot de s'accrocher à elle même si l'amour ne commandait pas. Aussi idiot peut être de s'opposer à elle alors que je lui avais certainement brisé son coeur et coupait le fil la raccrochant à une certaine humanité. Et pourtant des regrets qui n'existaient pas.

Ne pouvant que lui faire face. Le risque de se faire mordre. Un risque pourtant pris alors que je ne pouvais que tenir le poignard plus fermement entre mes doigts. « Il faudra me tuer pour ça. » Ce dont je me savais incapable. Et pourtant des événements qui s'accéléraient alors que chacun tentait de survivre. La jeune femme qui réussissait à profiter de cet instant de distraction pour s'échapper de ses bras. Un pas fait en avant. Une distance qui se rétrécissait. Un regard qui se glissait sur la jeune femme dont je ne savais le prénom. Jeune animal apeuré qui n'avait pu que trouver refuge derrière-moi. Ses mains qui glissaient le long de mon dos alors qu'elle n'avait pu que s'y raccrocher. Et mon regard qui restait concentré sur la femme que j'avais aimé, et dont une lueur meurtrière scintillait désormais dans le regard. Un regard posé sur elle. Cet instant de fatalité. Comme le tempsqui s'écoulait au ralenti alors que je ne pouvais que voir à son regard qu'elle ne pourrait abandonner la partie. Elle m'avait laissé la vie sauve. Elle m'avait laissé partir. Ultime geste miséricordieux de sa part. Mais cette fois-ci elle ne le ferait. Ce qui semblait impossible alors qu'au-delà de son ego, il paraissait juste incapable de croire qu'elle puisse laisser s'échapper sa proie. Et ces mots qui ne pouvaient que résonner en écho dans mon esprit. Cette menace de mort qui planait au-dessus. Une certitude acquise. Celle que je ne pouvais la tuer. Toutefois, il n'était possible de dire le contraire, de l'affirmer. Un avis à son égard qui avait été renversé à l'instant où elle avait refusé de me suivre. Et si je ne pouvais que tenter de croire qu'elle était toujours là, il ne restait pas moins que mon regard ne pouvait que flancher. Un dague à la main, scintillant au soleil qui était levée.

« Écarte-toi Ezra, ne m'oblige pas à te tuer. » « Cours ! » Et ce simple mot que je ne pouvais que prononcer. Sans doute l'impossibilité de la protéger alors que je ne pouvais qu'espérer retenir l'attention de la mercenaire assez longtemps pour lui faire gagner du temps. Et ne pouvant que reprendre la parole tout aussitôt, espérant capturer son attention. « Je ne peux pas faire cela. » Ce qu'elle savait alors que je ne pouvais juste m'écarter d'elle. Ne pouvant faire demi-tour. Ce qu'elle savait pourtant alors que cela aurait pu être mon tour. Comme si je pouvais encore croire qu'il y avait un éclat de bonté en elle. Tentant encore de trouver les lambeaux de la femme que j'aimais. Peut être encore cette pointe de naïveté de croire qu'elle ne pourrait me tuer, ne le voudrait. « Tu n'as pas à la ramener là-bas. » Une mission qui lui avait été confiée comme celle que l'on confiait aux mercenaires de la cité, chargé de ramener les esclaves et traîtres en fuite. Une tête qui était mise à prix, pas tant celle de cette fille que la mienne. L'image de Roan qui se dessinait dans mon esprit alors qu'il était certain qu'il ne pouvait que me chercher. Une question qui n'était pourtant posée. Des mots qui n'étaient prononcés alors que je me doutais qu'il ne serait qu'inutile de lui rappeler qu'elle ne pouvait poser un doigt sur moi. Les battements de mon coeur qui ne pouvaient que résonner que plus rapidement, assourdissants. « Regarde-moi. » Qu'une tentative pour qu'elle en oublie le reste, comme si un regard pouvait suffire à faire fondre la glace. Un regard qui ne pouvait que s'ancrer dans le sien. « Je suis toujours là... » Des mots que je manquais de prononcer qui n'étaient dit alors que je ne pouvais que tenter de nouveau d'allumer les braises du passé. « Et je sais que tu l'es aussi. » Une part d'elle qui l'était forcément. Ne pouvant croire qu'il n'y avait ténèbres autour d'elle, n'ayant encore perdu foi en l'humanité ou en elle. Et un regard qui n'était qu'ancré dans le sien. Comme s'il était possible de redessiner l'histoire ou du moins d'en écrire un nouveau chapitre comme il semblait être voulu.

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Sujet: Re: FACE À FACE | EZRA (-18)
Mar 27 Fév - 0:04


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Ezra & Shana

« Comme tu me plairais, ô nuit ! sans ces étoiles dont la lumière parle un langage connu ! Car je cherche le vide, et le noir et le nu ! »
La menace de mort avait été cinglante, sans appel. Pourtant, Ezra ne s'écartait pas, elle continuait de servir de bouclier pour la jeune femme qu'elle était censée ramener après s'être un peu amusée avec elle à son vieux père. Une fois de plus elle n’écoutait pas les ordres qu'on lui donnait, n'en faisant qu'à sa tête - pensant prendre la bonne décision en la protégeant de la mercenaire, mais ça ne fait d'accentuer sa colère et son envie de la tuer. Pourtant elle devrait savoir que cette dernière déteste être en proie à la contrariété, qu'un rien peut la faire sortir de ses gongs et l'entraîner dans une rage folle. Et lorsqu'elle ordonne à la demoiselle de courir, sachant pertinemment qu'elle ne pourrait pas la protéger bien longtemps de la mercenaire - l'objet de sa mission acquiesce et lui passe le nez. Shana grogne, serre tellement fort le manche de sa dague que ses phalanges se mettent à changer de couleur. Comment ose-elle se mettre en travers de sa route et de l'empêcher de mettre à bien sa mission.

Elle était sur le point de se mettre à sa poursuite, mais Ezra ne l'entendait pas de cette oreille et se mit une fois de plus sur son chemin. Elle gagnait du temps, de précieuses minutes pour la fuyarde et des minutes perdues pour la mercenaire qui voyait ses pièces d'or foutre le camp. Elle ne pouvait pas la laisser la ramener là-bas. Qui est-elle pour juger qui oui ou non elle a le droit de ramener à la cité ? Elle est une mercenaire. on la paye pour pister, chasser et ramener mort ou vif l'esclave ou le traître qui a fui la cité. Elle ne fait que ce dont pourquoi elle a été éduquée et entraînée depuis qu'elle est passée à l'âge adulte il y a presque trente ans de ça. Alors ce n'est pas Ezra qui va l'empêcher d'accomplir sa destinée, elle ramènera la gamine à son père que ça lui plaise ou pas. « Son père tient à la marier, je n'ai pas le choix de la ramener. » Ce n'est pas tant la promesse de lui ramener sa fille qui intéresse la mercenaire, mais plutôt la récompense qui en suivra cette action. Par cupidité, elle ferait n'importe quoi, même ramener Ezra à Roan si on le lui proposait, mais ce n'est pas elle l'objet de sa mission, mais celle qu'elle a laissé fuir. et elle ne doit pas perdre son objectif de vue, qui doucement commence à s'éloigner et ça ne sera bientôt plus qu'un mirage comme il est facile d'en voir dans le désert rahjak. C'est alors qu'elle lui ordonne de la regarder. Elle hésite, baisse le regard - avant de finalement la regarder droit dans les yeux. Elle lui jette un regard froid, la colère peignant son visage.

Elle pense que parce qu'elle est là, elle aussi l'est toujours, mais elle se trompe, la mercenaire qu'elle a connu a cessé d'exister le jour où cette dernière l'a laissé partir. Et Ezra en été en partie responsable, car en acceptant de fuir, elle a tué les derniers sentiments encore présent en Shana. Un meurtre intentionnel. « Non Ezra, je ne suis plus là. Le jour où je t'ai laissé partir m'a tué. Tu m'as assassiné Ezra et tout ce que tu pourras dire ou tenter ne me ramènera pas. » Une vérité dure à entendre comme à dire. Elle ne s'imaginait pas que ça pourrait finir de cette façon, elle savait que leur relation était vouée à se finir un jour, trop différente, leur rang social et tout le reste. Shana savait que ça finirait mal, mais jamais elle n'aurait imaginé que ça la ferait autant souffrir. Elle ne le montre pas, mais les mots qu'elle vient de lâcher à Ezra lui font tout aussi mal. Parce qu'elle aimerait que ça se passe autrement, aimerait la prendre dans ses bras et échanger un dernier baiser avec elle, mais il y a bien trop de haine et de rancœur dans son cœur. Elle se détourne finalement d'elle, retournant à sa monture pour ranger sa dague - avant de tourner la tête vers son vieux frère qui n'avait pas bougé d'un poil depuis qu'elle l'avait laissé aux mains de l'esclave. Elle s'avança à sa rencontre et posa son front contre le sien. Elle ferma les yeux, voulant juste profiter de cet instant, mais aussi pour ne plus à avoir à affronter le regard d'Ezra.
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Sujet: Re: FACE À FACE | EZRA (-18)
Mer 28 Fév - 13:57


Face à face
Ezra & Shana

« Comme tu me plairais, ô nuit ! sans ces étoiles dont la lumière parle un langage connu ! Car je cherche le vide, et le noir et le nu ! »
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« Son père tient à la marier, je n'ai pas le choix de la ramener. » « Et cela suffit à apaiser ta conscience de te dire cela ? Tu arrives à t'endormir le soir en te convaincant avec des jolies histoires ? Qu'on ait pas le choix d'être esclave, mais que toi tu n'ais pas le choix, tu rigoles j'espère ?! » Scandalisée. Ayant le choix bien au contraire. Ayant eu le choix toute sa vie. Ayant toujours pu décider de ce qu'elle pouvait faire. Chaque choix ayant été le sien. Chaque acte sa responsabilité. Elle avait eu le choix. Elle avait eu le choix la première fois de poser le pied sur le seuil du bordel autant qu'elle avait toujours eu le choix d'ôter une vie. Ses actions, ses responsabilités. Responsabilité qu'elle ne semblait vouloir prendre, préférant se trouver des excuses. Oh bien sûr son père voulait qu'il la ramène mais elle aurait pu refuser. Elle aurait pu refuser cette mission mais elle ne l'avait fait. Aucun ne semblant le faire alors que pour eux l'or était la promesse à la clef. Un éclat argenté qui ne pouvait effacer ce fait, qu'elle avait toujours eu une liberté d'action. Une liberté d'action que je n'avais jamais eu autant qu'elle et que j'avais dû obtenir de force. Décidant de fuir non pas tant pour être libre, pour ne plus avoir des chaînes raccrochées à mes poignets, pour ne plus avoir de maître ou que Roan ne soit plus là pour me donner des ordres mais pour pouvoir agir comme je voulais. Enfin libre de déployer mes ailes et m'envoler. Libre de mes actions totalement. Et si je n'avais pu qu'assumer chacun de mes choix, assumant l'avoir laissé derrière pour être libre, il ne restait pas moins qu'elle avait fait autant son choix en acceptant cette mission. Une excuse qui n'était simplement pas acceptée. Une excuse qui ne justifiait rien et des mots qui sonnaient creux alors que cette même lueur enflammée qui ne pouvait que briller à l'égard des mercenaires brûlait que de plus belle. N'ayant jamais compris comment elle avait pu obtenir mon coeur alors que par moment chacun de ces gestes ne pouvaient que me donner envie de crier ou de vomir. Peut-être ce qu'elle voulait. Peut-être qu'elle voulait que je m'arrache les cheveux alors que chacun des mots prononcés ne me dégoûtait qu'un peu plus. Ne pouvant me séparer de cet arrière-goût amer en bouche que je n'avais pu que ressentir en l'entrevoyant auprès de la jeune esclave qui avait pris la fuite. Et si dans un sens, j'avais réussi mon objectif en accaparant cette attention, cette même colère qui grondait en elle ne pouvait qu'à son tour s'emparer de mon coeur.

La colère qui était au final bel et bien là. Une colère qui existait alors qu'elle avait usé du mauvais mot. Une erreur qu'elle avait commise. Car ce mot ne pouvait que me faire revoir le choix qu'elle avait justement fait. Car si je n'avais pu que décidé de fuir sans elle, il n'en restait pas moins que c'était cette même position qu'elle avait décliné. Lui ayant proposé de me suivre mais elle avait fait son choix. Elle s'y était simplement refusé. Et alors qu'elle rangeait sa lame, non sans reprendre la parole que plus violemment, le feu ne pouvait que continuer de brûler. « Non Ezra, je ne suis plus là. Le jour où je t'ai laissé partir m'a tué. Tu m'as assassiné Ezra et tout ce que tu pourras dire ou tenter ne me ramènera pas. » « Tu t'es assassinée toi-même ! » Des mots qui ne heurtaient pas tant qu'ils ravivaient cette colère sourde. Une lueur que présente dans mon regard. Peut-être une pointe de folie alors qu'elle ne pouvait que me pointer du doigt et m'accuser de l'avoir tuer. « Je t'ai proposé de venir avec moi et tu as refusé ! Parce que tu croyais que j'avais joué avec toi ! Mais si j'avais voulu jouer avec toi je ne serai jamais tombé amoureuse de toi la première fois !! » Et des mots qui n'étaient que de nouveau dit. Toujours blessée. Blessée autant que je l'avais blessé. Et des coups de poignard qu'elle m'avait autant porté alors qu'elle avait balayé notre histoire d'un coup de main. Des mots qu'elle avait prononcé qui n'avaient pu que me faire souffrir. Prétextant que je ne m'étais que servie d'elle alors qu'elle savait très bien que c'était faux. « Je peux même pas croire que tu ais dit ça !! Tu ne serais jamais partie avec moi si je te l'avais demandé ! » Ce que je lui reprochais le plus au final alors qu'autant qu'elle m'accusait, s'en voulant de m'avoir laissé partir, je ne pouvais que lui en vouloir pour cette triste vérité. Consciente qu'elle n'aurait jamais renoncé à son statut pour une toute autre histoire. « Alors quoi tu aurais préféré me tuer quand tu en avais l'occasion ?! Tu aurais préféré me faire subir ce que t'apprêtais à lui faire subir elle ? parce que je suis partie sans toi ?! parce que j'ai décidé de penser à moi pour une fois ?! » Et ma main qui attrapais son bras la tirant dans ma direction pour voir son regard, la forçant à sortir de là alors qu'elle ne pouvait que rester que cachée auprès d'Argo. Ne me rendant nullement compte de l'état dans lequel j'étais, dans lequel elle me mettait alors que c'était plus que de la colère. Une pointe de folie, hystérie bien là. « C'est toi qui a décidé de jeter notre histoire aux flammes alors ne clame pas que je t'ai assassiné, parce que tu as été très douée pour porter le premier coup toi-même. »
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Sujet: Re: FACE À FACE | EZRA (-18)
Ven 2 Mar - 1:00


Face à face
Ezra & Shana

« Comme tu me plairais, ô nuit ! sans ces étoiles dont la lumière parle un langage connu ! Car je cherche le vide, et le noir et le nu ! »
La mercenaire aurait pensé pouvoir se cacher derrière son chameau, pour ne pas confronter Ezra et la pénible vérité. mais ça aurait été trop facile et toute façon, la jeune femme ne lui laisserait pas cette chance. chance de se défiler et de ne pas faire face une fois de plus à ses responsabilités. Parce qu'Ezra est aussi douée qu'elle pour frapper là où ça fait mal - et Shana redoute le moment où elle ouvrira la bouche pour lui balancer ses quatre vérités. parce qu'elle sait qu'elle va s'en prendre plein la gueule et qu'elle l'aura mérité. Mais elle hait tellement ça lorsque la jeune femme a raison. parce que la mercenaire ne sait plus quoi dire et quand elle ne sait plus quoi dire, elle cogne. Shana est comme un animal sauvage acculé par un chasseur, d'abord elle montre les dents pour prévenir de sa dangerosité et lorsqu'elle voit que ça ne marche elle attaque. et c'est ce qu'elle fera si Ezra se montre trop insistante. et c'est ce qui risque malheureusement d'arriver. Scandalisée par ses dires, elle lui répond que la mercenaire à toujours eu le choix, alors qu'elle en tant qu'esclave, elle n'en a jamais. Elle a surtout eu de la chance d'être née d'un père mercenaire et non d'un père lambda. Elle hausse les épaules. Que peut-elle répondre à ça, parce que quoi qu'elle dise, Ezra trouvera toujours quelque chose à redire. Peut-être parce qu'au fond, elle a raison sur toute la ligne. Shana a toujours eu le choix, mais elle n'a jamais choisi par envie, mais par intérêt. parce que c'était ce qu'on voulait qu'elle soit.

Elle est devenue mercenaire non pas par passion, mais pour faire plaisir à son père. Elle voulait qu'il soit fière d'elle, que son aîné soit fière d'elle. Elle ne voulait pas être une femme de maison, elle voulait vivre autre chose -qu'on lui parle et la considère comme un autre. elle n'a jamais aimé qu'on la différencie avec son frère. voulant toujours être égal et aujourd'hui, c'était chose faite. « Fous-moi la paix ! » siffle-elle dos tourné à Ezra, ne souhaitant toujours pas confronter son regard. Et elle se jette la pierre l'une à l'autre. Qui a tué qui ?Shana soutient que c'est Ezra qui a tué ce qui lui restait d'humanité et d'amour. Quant à Ezra, elle soutient que Shana s'est assassinée elle-même en refusant de la suivre et en piétinant leur amour comme un tas de cendres. La mercenaire ferme les yeux, serre les dents et les poings. elle encaisse sans rien dire, mais la colère et la haine, elles, elle continuent de monter. si bien que la goutte de trop finira bien tôt ou tard à faire déborder le vase déjà bien rempli. « Arrête ! Ferme la ! Tais-toi ! Je ne veux plus t'entendre. » Elle se bouche les oreilles, elle ne veut plus entendre le son de sa voix - elle veut fuir, une fois de plus.

Non pas par lâcheté, mais par peur d'en arriver à l'extrême. Mais Ezra n'en a pas fini et c'est ça qui effraie le plus la mercenaire. Elle n'en a jamais assez, il lui en faut toujours plus, mais elle s'en prend à la mauvaise personne et il sera trop tard lorsqu'elle s'en rendra compte. Elles ne seront jamais d'accord sur qui est la fautive dans cette histoire. Aucune ne vaut reconnaître ses fautes. par fierté ou par orgueil, aucune des deux ne veut lâcher le morceau et assumer leur tord. parce qu'au fond, Shana autant qu'Ezra est fautive dans l'histoire, mais ça la mercenaire ne veut pas entendre parler. Et lorsqu'elle pose la main sur elle pour qu'elle puisse la regarder droit dans les yeux et lui ses derniers mots cinglants de vérité- s'en est trop pour la mercenaire. D'une poigne ferme et vif, elle vient empoigner une touffe de ses cheveux, tirant dessus pour l'amener jusqu'à elle. Elle montre les dents, siffle furieusement comme la vipère qu'elle est, avant de grogner telle une bête blessée dans son ego. « Je t'ai demandé de la fermer chienne. » et la gifle part, cuisante. d'une telle force qu'elle fait tomber la jeune femme parterre. Et lorsque la mercenaire aperçoit du sang coulant de la lèvre inférieure d'Ezra, elle regarde sa main et se recule, le visage impassible, sans émotion. Un geste impardonnable, mais il est trop pour revenir en arrière, ce qui est fait et fait. Elle avait le choix de ne pas lever la main sur elle, mais l'instinct de la bête a été plus fort que l'amour qu'Ezra avait su infuser en elle au fil du temps.
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Sujet: Re: FACE À FACE | EZRA (-18)
Mer 7 Mar - 17:21


Face à face
Ezra & Shana

« Comme tu me plairais, ô nuit ! sans ces étoiles dont la lumière parle un langage connu ! Car je cherche le vide, et le noir et le nu ! »
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« Fous-moi la paix ! » Un désaccord. Un point de rupture. Chacun restant campé sur ses positions. Chacun restant là à se tenir sur ses deux pieds fermement et défier l’autre du regard. Chacun ayant blessé l’autre. Chacun ayant arraché à l’autre un morceau de son cœur si ce n’était qu’il l’avait piétiné en mille morceaux. Comme on écraserait un insecte sous le talon de sa chaussure. Et ne pouvant qu’insister alors qu’elle ne pouvait qu’espérer que je me taise. M’ordonnant de le faire, de la laisser tranquille. Ce dont j’étais alors incapable alors que la colère avait pris le pas sur le reste. Souhaitant qu’elle me regarde en face et qu’elle assume autant ses torts. Des torts qui étaient partagés. Incapable de la laisser s’en ailler alors que si mes mots ne semblaient l’impacter, le contraire n’était que plus vrai. Ou peut-être qu’au contraire mes mots ne pouvaient que l’impacter. Ce qui se retrouvait à être le cas. « Arrête ! Ferme la ! Tais-toi ! Je ne veux plus t'entendre. » Et Shanareth qui ne pouvait que se boucher les oreilles un peu plus. Et un regard dardé sur elle alors que sous le coup de la colère, ce geste ne pouvait qu’être assimilé à de la lâcheté. Une pointe de déception, d’amertume alors que je ne pouvais que continuer à enfoncer le clou un peu plus loin. Me demandant où la femme que je connaissais était passée. Me demandant si là était autant une facette que peu de connaissait. Sa réputation de mercenaire qui n’aurait pu qu’en prendre en coup si ses camarades l’avaient vu réagir comme un enfant. Ce que je pensais, n’ayant réellement idée sous le coup de la colère qu’elle ne tentait que d’éviter de s’emporter. Lui en voulant de se détourner, de continuer à rester cachée. Lui en voulant de faire comme si de rien n’était, comme si cela n’était pas important. Lui en voulant de ne pas me répondre, de ne pas assumer cette part de vérité. Vérité qui semblait à mon regard trop pesante sur elle. Comme s’il était plus facile de tourner le dos ou de se boucher les oreilles que de venir juste m’affronter. Et un silence qui à vrai dire ne faisait que plus mal. Comme si dans le fond j’aurai autant voulu une réaction de sa part plutôt qu’un silence qui semblait aussi méprisable. L’impression d’être transparente. Et ne pouvant que chercher l’affrontement, à répondre. Un jeu non moins dangereux où je ne pouvais que risquer de me brûler les ailes. La jolie brune qui n’était qu’en colère, comme je l’étais. Bien qu’à cet instant, la seule impression qu’il en ressortait était que j’étais encore l’unique personne de nous deux à tenter de se battre pour l’autre. Ou peut être que je ne battais plus réellement sous l’effet de la colère pour nous deux, que je souhaitais lui montrer à quel point elle m’avait fait mal en déclinant ma proposition. Ce pour quoi je lui en voulais réellement alors que ce n’était pas tant son cœur que j’avais brisé, qu’elle avait autant brisé que le mien en refusant de me suivre là-bas.

Un poignet agrippé. Des mots prononcés, pensés certes mais qui risquaient d’être regrettés par la suite évidemment. Des derniers mots qu’il aurait sans mieux doute voulu que je taise mais que je n’avais pu retenir. Des mèches de cheveux bruns empoignées vivement. Une tête tirée dans sa direction. Des dents serrés alors qu’elle ne me forçait qu’à revenir vers elle. Une dague tenue d’une main plus tremblante.  Une poupée de chiffon entre ses mains alors qu’elle ne pouvait que se comporter avec moi comme elle le ferait avec d’autres esclaves. Et la jolie brune dont les traits n’étaient que déformés par la rage qui ne pouvaient que siffler furieusement. « Je t'ai demandé de la fermer chienne. » Une gifle qui partait. N’ayant le temps de m’écarter. N’ayant le temps d’esquisser un mouvement alors que mon corps ne pouvait que tomber en arrière pour s’écraser contre le sable. Une marque laissée sur ma peau. Goutte de sang qui coulait le long de ma  lèvre. Regard porté sur elle. Goutte de temps que j’essuyai. Mais ce n’était pas tant le geste qui faisait mal que les mots prononcés. « J’ai toujours cru que tu valais mieux que lui, mais on dirait que je me trompais. Tu ne vaux pas mieux que Roan, tu es même pire que lui. » L’éclat de déception et de dégoût dans mon regard alors que je n’aurai jamais pensé cela d’elle. Et pourtant peut être que je n’aurai dû me faire de fausses idées, de faux espoirs alors que déjà la dernière fois, lors de notre dernière rencontre ses gestes n’avaient pu qu’être violents tout comme ses propos. N’ayant jamais réellement pu penser que j’aurai pu la comparer à Roan mais là où j’en étais, à la comparer à ce dernier. Des coups qu’il n’avait pu que porter mais pour autant la douleur n’avait jamais été aussi forte qu’elle l’avait été à cet instant. Ne pouvant cacher à cet instant cette pointe de mépris alors que je ne pouvais que m’écarter d’elle comme si même là elle ne pourrait que me gifler. Me rappelant les mots d’Arméthyse qui souhaitait que je me battre pour elle, que je tente de l’atteindre lorsque je la reverrai. Et ne pouvant que me demander si cela en valait vraiment la peine alors que pas tous les actes ne pouvaient être pardonnés. Parfois la ligne rouge était franchie et il était impossible de revenir en arrière. Consciente que j’étais celle qui l’avait franchie en premier mais ne restant pas moins que je m’y étais encore accrochée, à cette histoire. L’ayant fait de nouveau et ne pouvant que me demander si je ne mordrai pas encore les doigts. L’ayant sans doute cherché. Mais ne le regrettant pourtant pas alors qu’à vrai dire, je l’avais toujours dans la peau. Il suffisait d’un regard pour qu’elle fasse naître un sourire sur mes lèvres qu’elle ne puisse autant que me faire souffrir un peu plus. Peut être une histoire  qui était tout simplement trop compliquée, maudite.

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Sujet: Re: FACE À FACE | EZRA (-18)
Dim 15 Avr - 20:03

RP archivé suite à la suppression de Shanareth

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